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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 00:00

26 JANVIER

 

III.

S Theogenes, évêque à Hippone et martyr.

IV.

S Ammon, abbé à Pispir, successeur de s. Antoine.

V.

Ste Paula, sainte veuve romaine, fidèle disciple de s. Jérôme jusqu’en Terre Sainte où elle fit construire deux monastères près de Bethléem ; de ses cinq enfants, deux sont saintes : Blesilla et Eustochium.

S Marus, évêque à Trèves. 

S Ausile, évêque à Fréjus et martyr.

S Gabriel, disciple de s. Euthyme, abbé à Jérusalem.

VI.

Ss Xenophon, Maria, Ioannis et Arcadios, toute une famille de Constantinople, dont les parents finirent par suivre aussi la vocation de leurs fils au monastère.

VII.

S Conan, écossais, évêque en l’île de Man.

Ste Théoritgide, moniale à Barking.

S Théoffroy, moine à Luxeuil, abbé à Corbie, peut-être aussi évêque à Amiens.

XII.

S Albéric, disciple de s. Robert, prieur à Molesme puis abbé à Cîteaux.

S Eystein Erlandssön, aumônier à la cour du roi de Norvège, évêque à Nidaros, aujourd’hui Trondheim. 

XVIII.

Bse Marie de la Dive, veuve à Angers, martyre, béatifiée en 1984.

XX.

B José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), prêtre argentin, le "curé gaucho", béatifié en 2013, canonisé en 2016.

B Michaƚ Kozal (1893-1943), évêque à Wƚocƚawek, interné à Lad et Dachau, où il mourut d’une injection mortelle, béatifié en  1987.

B Gabriele Stefano Allegra (Gabriela Maria, 1907-1976), prêtre italien des Frères Mineurs Franciscains, missionnaire en Chine, où il trduisit la Bible en chinois ; béatifié en 2012.

Theogenes d’Hippone

† 260

 

Theogenes était évêque d’Hippone (Bône, auj. Annaba, Algérie), un des prédécesseurs de s.Augustin (v. 28 août). 

Il participa au concile de Carthage (256), où il fut question du baptême conféré par les hérétiques. Theogenes s’y exprima ainsi : Selon le sacrement de la grâce céleste que nous avons reçu, nous croyons en un seul baptême qui est dans la sainte Eglise. Plus tard, le Credo de Constantinople nous fera affirmer : Je crois en un seul baptême.

La persécution de Valérien, initiée à Rome, gagna l’Egypte et toute l’Afrique. C’est alors que fut décapité s.Cyprien (v. 14 septembre) ; à son tour, Theogenes et trente-six Compagnons furent martyrisés à Hippone, en 260.

Saint Theogenes d’Hippone est commémoré le 26 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paula à Bethléem

347-404

 

La famille de Paula était l’une des plus célèbres de Rome, avec Flavius et les Gracques dans ses ancêtres. Paul-Emile était son aïeul.

Paula naquit le 5 mai 347 à Rome.

Elle épousa Toxotius, un descendant des Iulii ; durant les quelques années que dura ce mariage, naquirent cinq enfants : Blesilla, Paulina, Eustochium, Rufina et Toxotius.

En 379, à trente-deux ans, elle devint veuve ; ce fut sa première épreuve, aussi pénible qu’inattendue. Mais Paula embrassa son nouvel état de vie en s’immergeant généreusement dans les bonne œuvres et les occupations saintes : lectures, aumônes, visite des églises… Elle fut pour ses amies un modèle de chasteté, de charité, de détachement des biens de la terre.

Malgré son grand attachement à ses enfants, elle résolut de se détacher davantage et de gagner la Palestine, où avait vécu Notre-Seigneur. Elle quittait sa grande Blesilla, déjà veuve quoiqu’encore jeune ; Paulina, mariée à un illustre sénateur ; Rufina et Toxotius, encore bien jeunes.

Elle s’embarqua avec sa fille Eustochium. Il se trouva que Blesilla venait de mourir ; nouvelle douleur.

Le voyage passa par Chypre, où l’évêque Epiphanius (v. 12 mai) la reçut avec déférence ; il l’avait déjà rencontrée à Rome peu auparavant. Elle aborda à Antioche, où l’évêque Paulinus lui montra le même respect. S.Jérôme (v. 30 septembre) l’attendait, et la conduisit jusqu’à Jérusalem. C’est grâce à ce dernier, que l’on connaît tant de détails sur la vie de Paula.

Elle alla d’abord loger dans une modeste maison proche du Calvaire et, pendant toute une année, se mit à visiter tous les Lieux saints : Saint-Sépulcre, Bethléem, l’Hébron, le mont de l’Ascension ; puis les déserts d’Egypte, où vivaient les célèbres anachorètes. Elle s’installa finalement à Bethléem. 

C’est là qu’elle apprit la mort de sa fille Rufina.

A Bethléem, elle fonda deux monastères ; celui des femmes, où elle se fixa avec Eustochium, eut son église dédiée à sainte Catherine d’Alexandrie (v. 25 novembre), tandis que Jérôme et sa communauté habitait celui des hommes. 

La consolation de Paula était de visiter fréquemment les Lieux saints de Jérusalem, en particulier le Mont des Oliviers. Les moniales psalmodiaient chaque jour les cent-cinquante psaumes, et devaient les connaître par cœur. Le travail manuel consistait surtout en la confection de vêtements, pour les monastères et pour les indigents.

Paula était la supérieure de toutes les moniales, mais elle gouvernait plus par son exemple et ses vertus. Elle et Eustochium étaient les premières au travail comme aux pratiques de pénitence, à la psalmodie comme à la prière. En outre, Paula était d’une largesse étonnante envers les pauvres, au point que s.Jérôme crut bon de vouloir tempérer cette ardeur, mais vainement.

On la calomnia cependant, jusqu’au point où même Jérôme pensa quitter les lieux. Paula eut la bonne attitude : Pourquoi ne pas opposer simplement à la haine la patience, à l’arrogance l’humilité ? Ainsi désarma-t-elle les mauvaises langues.

Une autre inquiétude fut la menace des Huns envahisseurs ; toutes les moniales se réfugièrent un moment à Joppé, mais l’invasion ne se produisit pas et elles purent regagner leur monastère qui était resté intact.

Les dernières années de Paula furent marquées par diverses épreuves. Ce fut la mort de son jeune fils, Toxotius ; puis, à partir de 403, la maladie douloureuse qui devait peu à peu la conduire à l’ultime extrémité.

Paula souffrait avec une patience admirable ; elle reçut la visite de plusieurs évêques, de prêtres, de moines et moniales. A Jérôme elle assura (en grec, écrivit ce dernier) qu’elle n’avait ni peine ni regret ; mais une paix profonde.

Au terme de son agonie, son visage s’éclaira comme dans une vision et elle expira en murmurant ce verset du psaume : Je suis certaine de voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants (Ps 26:13).

Paola mourut le 26 janvier 404.

L’ancien Martyrologe mentionnait Blesilla au 22 janvier, mais non l’actuel ; sainte Eustochium reste mentionnée au 28 septembre, tandis que sainte Paula est commémorée le 26 janvier.

 

 

Xenophon, Maria, Ioannis et Arcadios

† 6e siècle

 

Voici l’histoire d’une petite famille vénérée dans le monde grec.

Xenophon, originaire de Constantinople, était d’une famille de sénateurs et jouissait d’un grand crédit à la cour.

Il épousa Maria, dont il eut deux fils, Ioannis et Arcadios, auxquels il voulut donner la meilleure éducation. Il les envoya pour cela à l’école de Béryte (act. Beyrouth, Liban), pour y étudier le droit.

Malade, Xenophon fit rappeler ses deux fils pour leur parler. Une fois guéri, il les laissa repartir.

C’est ici que se manifesta la mystérieuse Providence divine. Le bateau sur lequel s’étaient embarqués les deux garçons, échoua dans un endroit très isolé, d’où ils ne purent donner de leurs nouvelles. L’un et l’autre entrèrent dans deux monastères différents de Palestine.

Les parents, inquiets d’abord, attristés ensuite de la mort probable de leurs fils, se confièrent à Dieu. Ils eurent bientôt une révélation qui leur indiqua que leurs enfants étaient bien vivants, et qu’ils pouvaient partir à leur recherche.

Ils arrivèrent ainsi à Jérusalem, frappèrent à différentes portes et, finalement, rencontrèrent un vieux moine qui leur indiqua où se trouvaient les deux jeunes. On imagine l’émotion des uns et des autres.

Tellement émus, les parents vendirent leurs biens, en distribuèrent le prix aux pauvres et se consacrèrent, chacun de son côté. 

C’est ainsi que tous les quatre finirent leurs jours dans la joie de chanter la gloire de Dieu.

Les Grecs, et avec eux le Martyrologe Romain, célèbrent cette famille le 26 janvier.

Albéric de Cîteaux

? - 1109

 

On ne connaît rien de la famille et de l’enfance d’Albéric (ou Aubry). On suppose, d’après des indices, que c’était un homme d’une rare piété et d’une culture assez vaste.

Jeune encore, il rejoignit le petit ermitage de Collan (Tonnerre, Yonne), où vivaient quelques moines sous la direction d’un certain Robert.

Collan ne se prêtait pas à l’installation d’une véritable communauté. On se transporta à Molesme, où Albéric fut prieur.

La première ferveur s’étant affaiblie, Robert se retira. Albéric, avec Stephen Harding (v. 28 mars), tenta de rétablir la règle initiale. Les moines n’avaient pas le moindre désir de se ressaisir ; ils couvrirent Albéric d’insultes, et l’enfermèrent ; plus tard, s.Juan de la Croix (v. 14 décembre) n’eut pas un sort différent. Albéric se retira avec Stephen et deux autres moines.

Ceux de Molesme regrettèrent leur mollesse ; ils rappelèrent les trois «fugitifs» : Robert redevint l’abbé, Albéric le prieur, et Stephen le sous-prieur. La vie monacale authentique reprit, mais pas unanimement, aussi nos trois «héros», suivis d’une vingtaine d’autres, allèrent s’installer à Cîteaux (1098).

De nouveau, à Molesme, on réfléchit et on supplia le pape d’intervenir pour rappeler Robert. C’est alors qu’Albéric devint abbé à Cîteaux, tandis que Stephen devenait prieur.

Albéric chercha à donner l’exemple en tout. Outre ses mortifications, il se levait le premier, et pouvait prier le psautier dans son intégralité avant même l’office nocturne des moines.

La Saint Vierge apparut à Albéric, pour lui montrer l’habit qu’ils devaient porter : blanc avec le scapulaire noir (les bénédictins sont tout en noir, les chartreux tout en blanc). C’est pour cette raison que les Anglais appelèrent plus tard les Cisterciens les frères blancs.

Cîteaux passa sous la dépendance directe du Saint-Siège, à la grande joie d’Albéric. Il rédigea les Institutions de l’Ordre. C’est lui qui eut l’initiative de fonder les Convers, hommes pieux et serviables, souvent peu instruits mais fervents, qui pouvaient travailler à la ferme sans quitter le monastère et pouvaient aussi, le cas échéant, s’associer au chant des moines.

Albéric vécut longtemps ; fort avancé en âge, chargé de fatigues et de mérites, il sentit arriver sa dernière heure. Il récita le Credo, commença les Litanies de la Sainte Vierge et, à l’invocation Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, il devint rayonnant et rendit son âme à Dieu, le 26 janvier 1073.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Albéric en son dies natalis, mais il n’y a pas eu de canonisation officielle autre que la mémoire de ses mérites et de ses miracles.

 

 

Eystein Erlandsön

† 1188

 

Eystein (Augustin) était d’une famille noble de la Norvège du 12e siècle. Il fit des études en France.

Il fut en assez bons termes avec les rois de cette première moitié de siècle. Ceux-ci reçurent le légat pontifical, le cardinal Niccolò di Albano, et en accord avec lui érigèrent le siège archiépiscopal de Nidaros, l’actuelle Trondheim, dont la province groupait les évêchés d’Islande, Groenland, d’Orcadi et Shetland.

Eystein, qui était chapelain à la cour du roi Inge Krokrygg («le Bossu») et confesseur de la reine, fut alors nommé archevêque de Nidaros.

Il couronna roi le jeune Magnus V (1163-1184), avec lequel il maintint encore de bonnes relations. L’œuvre de Eystein fut surtout de défendre les droits de l’Eglise contre les abus des rois et des seigneurs locaux. 

Il commença l’agrandissement de l’église de Nidaros pour en faire une cathédrale digne de ce nom.

L’horizon s’obscurcit lorsque Sverre Sigurdsson détrôna Magnus, et Eystein s’exila pendant trois ans : en Angleterre, il écrivit la vie de saint Olaf (voir au 29 juillet). A son retour en 1187, il reprit les travaux de la cathédrale, voulant la reconstruire entièrement en style gothique ; elle n’était toujours pas achevée à sa mort en 1188.

Saint Eystein est vénéré le 26 janvier.

 

 

Marie de la Dive

1724-1794

 

Marie naquit à Saint-Crespin-sur-Moine (Maine-et-Loir) le 18 mai 1724.

Veuve de M. du Verdier de la Sorinière, elle vivait dans sa propriété de Champ-Blanc, près de Longeron, avec ses deux filles Catherine et Marie-Louise. Sa belle-sœur aussi, Rosalie, avait trouvé refuge chez elle, après la dispersion des Bénédictines du Calvaire d’Angers. Elles avaient là aussi une domestique, Marie Fonteneau.

Un fils de Marie, Henri-Charles-Gaspard, qui combattait dans l’armée vendéenne, fut exécuté en 1793.

Toutes ces pieuses femmes furent arrêtées le 19 janvier 1794.

Interrogées et, bien sûr, trouvées coupables, elles furent toutes exécutées : 

Les deux sœurs Catherine et Marie-Louise, ainsi que Marie Fonteneau, fusillées le 10 mars suivant ; 

Rosalie (en religion Mère Saint-Céleste), fut guillotinée le 27 janvier.

Madame Marie de la Dive fut exécutée la veille, le 26 janvier, près d’Angers.

En chemin vers le lieu de l’exécution, elle reçut d’un officier une proposition de mariage, qui l’aurait sauvée. Mais elle refusa noblement. Plus loin, elle retira son manteau chaud pour couvrir les épaules d’une mendiante qui grelottait (on était en plein hiver).

Marie de la Dive a été béatifiée en 1984, avec d’autres Martyrs d’Angers. Elle est commémorée le 26 janvier au Martyrologe.

José Gabriel del Rosario Brochero

1840-1914

 

Né le 16 mars 1840 à Villa Santa Rosa (Rio Primero, Córdoba, Argentine), quatrième des dix enfants de Ignacio Brochero et Petrona Dávila, José Gabriel fut baptisé dès le lendemain.

On ne dit pas s’il porta dès le baptême le nom de Rosario, ou s’il l’ajouta plus tard quand il s’inscrivit au Tiers-Ordre dominicain.

Deux de ses sœurs furent Religieuses.

Entré au séminaire en 1856, ordonné prêtre en 1866, il fut d’abord vicaire à la cathédrale de Córdoba et préfet des études au séminaire.

En 1867, lors d’une épidémie de choléra, il se dévoua au soin des malades et des moribonds : à cette occasion, on put constater que l’Eglise était la seule «structure» en état d’intervenir efficacement, mettant spontanément au service des malades son personnel, ses édifices et sa bonne volonté.

En 1869, don Brochero reçut le titre de Maître de Philosophie de l’Université de Córdoba.

La même année, il fut chargé du district San Alberto, ou vallée de Traslasierra, avec résidence à Villa del Tránsito.

Cette immense région de quatre mille mètres carrés ne comptait guère plus de dix mille habitants, très disséminés, vivant dans des conditions très précaires (sans parler des voyous qui s’y cachaient pour échapper à la justice) : il s’y rendit le 24 décembre, achevant son voyage par trois jours de marche à dos d’âne.

Une fois «installé» (le mot pourrait être ironique, mais don Gabriele était toujours heureux), il se fit vraiment tout à tous. 

De ses mains, il construisit avec ses «paroissiens» des chapelles, des églises, des écoles, des routes, des ponts… Sous ses suggestions, on fit des digues, des aqueducs ; il y eut un service postal, un télégraphe…

Au début, il se déplaçait avec sa mule, plus tard à cheval. 

L’évêque voulut l’aider à se reposer et, en 1898, le nomma chanoine de la cathédrale de Córdoba. En réalité, s’il fut effectivement installé dans la cathédrale (le 12 août), il recevait dès le 25 août suivant sa nomination de… curé à Villa del Tránsito. Le curé-gaucho, comme on l’appelait, ne supportait pas le long surplis à dentelle (la mozette) des chanoines. Don Brochero reprit ses activités.

Il fit aussi l’infirmier, sans se soucier de la contagion, et c’est ainsi qu’il prit à son tour la lèpre, qui le rendit sourd et aveugle pour le reste de ses jours.

En 1908, il dut quitter pour de bon sa «paroisse», qu’il avait animée pendant quarante années, et se retira chez ses sœurs à Santa Rosa de Rio Primero.

En 1910, dans son testament, il eut cette expression touchante concernant son «cercueil» : Qu’on fasse faire une caisse toute simple par quelque menuisier d’ici, pour lui faire gagner un peu d’argent.

En 1912, il voulut revenir à Villa del Tránsito, espérant faire avancer son fameux projet de chemin de fer. Il rencontra un ingénieur, en octobre 1912.

Selon le vif désir de ses paroissiens, il resta à Villa del Tránsito jusqu’à sa mort, le 26 janvier 1914. 

Au deuxième anniversaire de sa mort, la ville a pris le nom de Villa Cura Brochero (du curé Brochero).

Le miracle reconnu en vue de la béatification de don Brochero, fut la guérison inexplicable d’un enfant qui, après un accident de voiture, avait perdu grande partie de son cerveau et se trouvait à l’article de la mort après trois arrêts cardiaques. Son père invoqua l’intercession du Curé Brochero, et les spécialistes ne surent trouver aucune explication à cette guérison inattendue.

José Gabriel Brochero, prêtre argentin, a été béatifié en 2013, sous le pontificat du premier pape argentin de l’histoire.

Après la béatification, le petit miraculé, maintenant adolescent, reçut la Confirmation dans le sanctuaire de Villa Cura Brochero.

En 2016, le même Pape canonisa ce prêtre fidèle et intrépide.

Les Argentins voulaient fêter «dignement» leur curé gaucho. Le dies natalis étant le 26 janvier, l’Eglise n’a pas voulu effacer la fête des saints Timothée et Tite de ce jour ; aussi le pape proposa le 16 mars, jour de la naissance sur terre du Bienheureux.

 

 

Michał Kozal

1893-1943

 

Michał était né à Nowy Folwark (Krotoszyn, Pologne) le 27 septembre 1893, d’une famille de paysans.

Ordonné prêtre en 1918, il fut curé à Bydgoszcz. 

Il fut nommé évêque auxiliaire de Wrocław (Włocławek) en 1939, du titre de Lappa.

Lors de l’invasion de la Pologne, Wrocław se trouvait dans la partie annexée au Reich, et où les nazis procédèrent à des arrestations en masse dans l’intelligentsia. Plus de la moitié du clergé allait ainsi disparaître.

Arrêté dès le 7 novembre 1939, Mgr Kozal subit des tortures dans un couvent à Wrocław, puis à Ląd, Szczeglin et Berlin. Enfin il fut déporté à Dachau le 3 avril 1941, où il subit d’autres mauvais traitements pendant vingt mois.

Le 26 janvier 1943, à l’infirmerie, le médecin l’acheva par l’injection d’une dose létale.

Il a été béatifié en 1987.

 

 

Gabriele Stefano Allegra

1907-1976

 

Gabriele Stefano naquit à San Giovanni la Punta (Catane, Sicile), le 26 décembre 1907, fête de saint Etienne dont il porta le nom en second.

Après le petit séminaire d’Acireale (1918), il fit le noviciat chez les Franciscains à Bronte (Sicile) et s’appellera désormais Gabriele Maria.

Il fut ensuite étudiant à Rome. Lors d’une conférence sur Giovanni de Montecorvino (1247-1328), qui tenta de traduire la Bible en chinois, il s’enthousiasma pour cette noble cause et décida de tout faire pour accomplir cette tâche : traduire la Bible intégralement en chinois.

Ordonné prêtre en 1930, il partit en Chine et commença son «œuvre». En 1937, il dut revenir en Italie pour se refaire une santé, tout en poursuivant des études bibliques.

En 1940, il repartit en Chine ; il y rencontra un certain Pierre Teilhard de Chardin, jésuite.

La guerre ne facilita pas son travail ; il avait déjà bien avancé la traduction de l’Ancien Testament à partir de l’araméen lorsqu’en 1944 il perdit la moitié de son unique exemplaire de projet de traduction. Il devra reprendre patiemment ce premier travail.

Protégé par l’ambassade italienne, il ne fut pas inquiété par les Japonais et continua son travail, tout en portant son aide sacerdotale auprès de missionnaires enfermés en Chine ; il obtint même la libération de certains. Il visita les lépreux à Macao.

En 1945, il fonda à Pékin le Studium Biblicum Franciscanum, sous le patronage du bienheureux John Duns Scot (cf. 8 novembre), dont il devint spécialiste. Plus tard on le verra intervenir à l’université d’Oxford à l’occasion du 700e anniversaire de la naissance du Bienheureux (1966).

En 1948 sortirent les trois premiers volumes du l’Ancien Testament en chinois. Il faudra douze années encore pour parachever ce travail «de Bénédictin», en 1961.

Le régime communiste le contraignit à se réfugier à Hong-Kong, où il transféra le Studium Biblicum. Il n’en sortira que pour un voyage d’un an à l’Ecole Biblique de Jérusalem avec quatre Confrères, pour y étudier l’original des textes bibliques. Hong-Kong sera donc sa dernière destination, jusqu’à sa mort.

A partir de 1955, il traduisit le Nouveau Testament, à partir du grec.

En 1965, il y organisa le premier Salon œcuménique de la Bible.

En 1968, pour la fête de Noël, sortit enfin la Bible en chinois, suivie en 1975 d’un Dictionnaire biblique.

Entre ces deux dernières dates, le père Gabriele rédigea une importante analyse sur les Révélations à Maria Valtorta, et aurait aussi traduit en chinois les écrits de don Stefano Gobbi, fondateur du Mouvement Sacerdotal Marial. Ces activités, si elles étaient confirmées, montrent combien le père Gabriele était infatigable dans son zèle à faire connaître dans le monde chinois des trésors de la spiritualité occidentale.

Après la publication intégrale de la Bible en chinois, le père Gabriele pouvait chanter son Nunc dimittis : ce bourreau de travail était allé souvent au-delà des limites de sa résistance pour parvenir au bout de ses recherches et de son labeur, qui lui aura pris quarante ans d’efforts patients. Il s’éteignit le 26 janvier 1975.

Le père Gabriele Maria a été béatifié en 2012.

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