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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 00:00

27 JANVIER

 

II.

S Iulianus, martyr à Sora.

III.

Ste Devota, martyre en Corse, transportée à Monaco, dont elle est la patronne.

IV.

S Iulianus,  premier évêque au Mans, qu’on a dit aussi envoyé par s. Pierre (I.).

S Pierre l’Egyptien, anachorète en Syrie.

V.

S Domitien, disciple de s. Euthyme le Grand, économe au Sahel, maître de s. Sabas.

Ss Avit, Dace, Réatre, Datif, Julien, Vincent, martyrs en Afrique.

VI.

S Marius, abbé à Bodon, thaumaturge.

VII.

S Loup (Leu), évêque à Châlon-sur-Saône ; lors de ses obsèques, son corps devint si lourd devant la prison, qu’on dut le déposer jusqu’à ce que les condamnés à mort fussent délivrés.

S Vitalianus, pape (657-672) : il resserra les liens entre Rome et l’Angleterre.

VIII.

S Eméré, fondateur et abbé à Bagnols, et sa mère, ste Candide.

XI.

S Thierry II, évêque à Orléans, mort à Tonnerre, dont il est patron ; il avait prédit à son “rival” qu’il lui succéderait, ce qui fut.

S Gildouin, élu archevêque à Dol malgré lui ; il alla protester auprès du pape, qui le chargea de désigner un remplaçant, et mourut lors de son retour de Rome.

XII.

S Jean de Warneton (de Commines), évêque à Thérouanne.

XIII.

B Manfredo Settala, prêtre ermite près de Côme.

XVII.

Ste Angela Merici, fondatrice des Ursulines, pour l’éducation des jeunes filles.

XVIII.

Bse Rosalie du Verdier de la Sorinière (mère Saint-Céleste), bénédictine à Angers, martyre décapitée avec sa belle-sœur et ses deux nièces, béatifiée en 1984. 

XIX.

B Paul Josef Nardini, prêtre en Bavière, fondateur des Pauvres Franciscaines de la Sainte Famille, béatifié en 2006 ; de père inconnu, il fut adopté par son oncle d’origine italienne.

S Yohana Maria Muzeyi (c’est-à-dire l’Ancien, à cause de sa maturité spirituelle), serviteur du roi en Ouganda, martyr, fêté le 3 juin.

S Enrique de Ossò y Cervellò, prêtre espagnol extrêmement apostolique, fondateur des Sœurs de la Compagnie de Sainte Thérèse de Jésus, béatifié en 1979 et canonisé en 1993.

XX.

B Jurgis Matulaitis (1871-1927), supérieur des Marianites, évêque à Vilnius, béatifié en 1987. 

B Antonio Mascaró Colomina (1913-1937), clerc de la Sainte Famille, martyr près de Barcelone et béatifié en 2013.

B Giovanni Schiavo (1903-1967), prêtre italien des Pères de Saint-Joseph, missionnaire au Brésil, béatifié en 2017.

Iulianus de Sora

† 2e siècle

 

On commémore deux Iulianus en ce 27 janvier.

Celui-ci fut, d’après une tradition, originaire de Dalmatie (act. Croatie).

On ne nous dit pas pourquoi il se trouvait à Sora (Latium, Italie C).

Pendant qu’on le torturait pour sa foi, un temple païen s’écroula.

Il fut ensuite décapité, sous Antonin le Pieux († 161).

Saint Iulianus de Sora est commémoré le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Devota de Corse

283-304

 

Devota naquit vers 283 à Lucciana (Corse).

Sa nourrice, chrétienne, l’éleva dans la Foi.

Arriva en Corse un envoyé impérial, chargé d’exécuter les décrets de persécution. Devota se réfugia chez un certain Euticius, où elle eut l’opportunité de prier, de lire l’Ecriture, de jeûner, en un mot de se préparer à la lutte suprême, qui n’allait pas tarder.

L’envoyé se présenta chez Euticius, qui refusa de lui livrer Devota. Alors, l’envoyé réussit à empoisonner Euticius, à s’emparer de Devota et à l’emmener devant une statue d’idole. Devota refusa d’offrir l’encens et fut attachée sur le chevalet. Elle expira durant ces tortures. On vit une colombe sortir de sa bouche.

C’était à Mariana et ce pouvait être en 304, alors que Devota n’avait que dix-neuf ans.

On devait brûler son corps, mais deux hommes courageux, qu’on a nommés Gratianus et Benenatus -ce dernier était prêtre - réussirent à s’en emparer et à le placer sur un navire à destination de l’Afrique ; cependant le bateau fut guidé par une colombe (ou détourné par la tempête) vers la côte, entre Nice et Ventimille, là où se trouve maintenant Monaco.

On retrouva ce corps le 27 janvier 312. Depuis, sainte Devota est la patronne de Monaco et co-patronne de la Corse avec sainte Iulia (v. 22 mai).

Sainte Devota est commémorée le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Iulianus du Mans

† 1er ou 4e siècle

 

La cas de ce Iulianus reste problématique pour les spécialistes.

La Tradition rapporte qu’il fut envoyé en Gaule par s.Pierre lui-même, ce qui le place au premier siècle.

Il aurait été ce Simon le Lépreux, guéri par Notre Seigneur (cf. Mt 26:6-13) ou aussi un des soixante-douze disciples choisis par le Christ (cf. Lc 10:1-20).

Les historiens cependant inclinent pour placer son épiscopat au quatrième siècle.

Il reste que Iulianus, originaire de Rome, fut désigné pour être le premier évêque du Mans.

Il y arriva avec un prêtre, Turibius, et un diacre, Pavacius.

A peine arrivé, il y fit jaillir une abondante source d’eau, amenant ainsi toute la population et le gouverneur lui-même à embrasser le christianisme.

Ces conversions se multiplièrent encore au vu des nombreux miracles qu’opérait Iulianus : il ressuscita plusieurs morts. Il se dépensait au service des malades, des pauvres, des orphelins.

Il combattit avec ardeur le druidisme et étendit son apostolat à toute la région qui s’étend de la Loire à la rive gauche de la Seine, sans omettre d’y accomplir aussi une foule de miracles.

Sentant approcher sa dernière heure, il se retira sur le bords de la Sarthe, là où se trouve l’actuelle commune Saint-Marceau. La fièvre l’envahit. Il confia le diocèse à Turibius (qui allait lui succéder), recommanda à l’entourage l’obéissance à leur Pasteur, et s’éteignit, un 27 janvier, peut-être en 348

L’épiscopat de Iulianus aurait duré quarante-sept ans.

La cathédrale du Mans, d’abord placée sous le vocable de Notre-Dame, puis des saints Gervais et Protais (v. 19 juin), devint ensuite Saint-Julien. A Saint-Marceau se trouve une chapelle Saint-Julien.

Saint Iulianus du Mans est commémoré le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marius de Bodon

† 550

 

Marius (variantes françaises : Maire, Mary, May, Maur) naquit à Orléans.

Il fut moine dans cette même ville.

Ses vertus le signalèrent aux moines de Bodon (Val-Benois), qui le choisirent pour être leur abbé.

Attentif à Dieu seul, le nouvel abbé fit l’édification de ses religieux par sa charité et sa prudence.

Dieu lui accorda le don des miracles. Ainsi, en pèlerinage au tombeau de s.Martin de Tours, il se fit voler sa monture ; le voleur ne put retrouver son chemin et dut ramener la bête à son propriétaire. Durant un autre pèlerinage, au tombeau de s.Denis à Paris, il fut pris de fièvres violentes, mais s.Denis lui apparut de nuit et lui promit la guérison - qui fut effective la matin suivant ; on objectera que le miracle fut plutôt l’œuvre de s.Denis, mais la prière fervente était bien de Marius.

Ici et là, il rendait la vue à un aveugle, l’ouïe à un sourd, etc. 

Il prédit la prochaine mort d’un certain Donatus, d’Orléans, qui arriva effectivement.

Durant le carême, il se retirait en reclus dans les bois.

Marius mourut le 27 janvier, vers 550.

Une autre de ses prophéties se réalisa pleinement, hélas : le monastère de Bodon fut totalement détruit au neuvième siècle durant une invasion de Normands. Mais le corps du saint Abbé fut sauvé et transféré à Forcalquier, où d’autres miracles eurent lieu.

Saint Marius de Bodon est commémoré le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vitalianus

657-672

 

Succédant à Eugène 1er, Vitalianus (Vitalien) était le soixante-seizième pape.

Fils d’Anastasius, il était originaire de Segni (Campanie).

Comme son prédécesseur, Vitalianus posa les jalons en vue d’un rapprochement entre Constantinople et Rome. Il fallait mettre un point final à la controverse monothélite, et le patriarche Pierre de Constantinople était notablement partisan de cette hérésie. Le résultat ne fut pas à la hauteur des espérances du pape, mais son nom fut tout de même inscrit sur les dyptiques de l’Eglise à Byzance.

En Angleterre, les résultats furent meilleurs. C’est sous ce pontificat que l’abbé anglais Benoît Biscop vint à Rome. Un concile anglais à Streaneshalch (Whitby) adopta la date romaine de Pâques, ainsi que la forme de la tonsure (car celle-ci était un objet de litige : la tonsure étant en forme de croix chez les moines anglais, et arrondie chez les moines romains).

Sur la demande du roi de Northumbrie, le pape envoya Théodore de Tarse pour être archevêque de Canterbury, et le moine africain Adrien pour être abbé à Saint-Pierre de Canterbury. Grâce à ces deux prélats, les liens se resserrèrent considérablerment entre l’Angleterre et Rome.

Entre temps, l’empereur Constant II s’en vint à Rome, où il organisa un véritable pillage d’objets d’art à destination de Constantinople.

Vitalianus eut un pontificat de presque quinze années, durant lesquelles il ordonna quatre-vingt dix-sept évêques, vingt prêtres et un diacre.

Il mourut le 27 janvier 672 et fut inhumé dans la basilique Saint-Pierre.

Son successeur fut Adéodat (Dieudonné) II.

Thierry II d’Orléans

† 1023

 

Thierry était né vers 980. On ne connaîtrait pas le nom de ses parents, mais il aurait eu un frère, Alberic ; leur père descendait de ce Thierry dont le nom est resté à la ville de Château-Thierry. Le grand-oncle de notre Thierry, Seguin, avait été archevêque de Sens.

Thierry, donc, fut formé à l’abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens, où son oncle, Raynard, était abbé.

Après sa profession, il fut appelé à la cour du roi Robert qui, avec son épouse Constance, désirait bénéficier de ses conseils.

Rien d’étonnant à ce que le roi appuyât l’élection de Thierry au siège d’Orléans à la mort de Foulque (vers 1012). L’archevêque de Sens, Liéry, le consacra, mais la cérémonie fut agitée par le rival de Thierry, Oury (Odolric), qui était soutenu par la maison de Blois (selon certaines généalogies, Oury et Thierry auraient même été cousins-issus-de-germains). Oury alla ensuite jusqu’à agresser Thierry, le désarçonnant de son cheval. 

L’évêque Fulbert de Chartres cependant avait lui-même refusé d’assister à la cérémonie, prétendant que l’élection de Thierry avait été imposée par l’autorité laïque. Mais devant les agitations provoquées par Oury, il adopta lui-même une attitude conciliante, invita Oury à accepter la situation et même échangea avec Thierry une correspondance amicale.

Quant à Thierry, il eut une attitude royale envers son concurrent : il le prit auprès de lui, et lui prédit même qu’il lui succéderait.

Sur la fin de sa vie, Thierry fut éprouvé par de fréquentes maladies, conséquences de ses austérités et de ses travaux apostoliques. Pour donner du repos à son âme et quelque soulagement à son corps, il se retira à Saint-Pierre-le-Vif. Cette retraite ressemble fort à une démission ; Thierry, trop souffrant, avait dû renoncer à son siège, ce qui expliquerait bien que lors d’un synode de décembre 1022, ce fût justement Oury qui fut élu. 

Une autre thèse prétend que ce dernier avait fait évincer Thierry ; pire, il fit déterrer et jeter à la rue le corps de l’ancien chantre de la cathédrale, que Thierry avait dû nommer à sa place. Cela voudrait faire supposer qu’Oury avait conservé sa rancune pendant dix années…

Dans sa retraite, Thierry pensa faire un voyage à Rome au tombeau des Apôtres. Avant son départ, tandis qu’il priait dans l’église, la nuit du 19 au 20 janvier (1023), une voix céleste lui annonça que sa demeure était préparée dans les cieux. Il fit part de cette vision à quelques-uns des moines.

Il n’arriva cependant qu’à Tonnerre, où la fièvre le prit et il mourut peu après, le 27 janvier 1023.

C’est à ce jour que le mentionne le Martyrologe Romain.

 

 

Gildouin de Dol

1052-1077

 

Une variante de Gildouin, Guihen, semblerait s’apparenter à Guillaume ; on trouve aussi Gilduin, Gildwin, Ghéhen.

Gildouin naquit en 1052, aîné des cinq enfants du vicomte de Dol et Combourg.

Il reçut le baptême dans l’église Saint-Samson de Dol, des mains de son oncle paternel. 

Après avoir reçu sa formation, très soignée, il refusa de se marier et entra dans l’état ecclésiastique. C’est ainsi que, de par sa position sociale, il obtint, malgré son jeune âge, un canonicat dans la cathédrale de Dol.

Ordonné diacre, il vit passer sur le siège archiépiscopal un sujet coupable de simonie (Juhel, archevêque de 1040 à 1076). Révoltés, les chanoines reportèrent finalement leur choix sur Gildouin lui-même, bien qu’il n’eût pas encore l’âge canonique de trente ans pour recevoir une telle charge pastorale : il en avait vingt-trois ! (1075).

Le peuple l’acclama. Mais Gildouin protesta véhémentement, alléguant justement son âge, son incapacité, son indignité ; les chanoines et le peuple persévérant dans leur choix, Gildouin en appela au pape. Il alla trouver Grégoire VII (v. 25 mai), accompagné d’Even, abbé de Saint-Melaine, tandis que Messieurs les Chanoines envoyaient de leur côté une délégation pour supplier le pape de confirmer leur choix.

Grégoire VII recourut au jugement de Salomon (cf. 1R 3:16-28) : il accepta de nommer un autre candidat à l’archevêché de Dol, mais il demanda à Gildouin de désigner ce candidat. Il nomma Even, qui reçut l’ordination épiscopale de Grégoire VII lui-même.

On se remit en voyage pour présenter aux Bretons leur nouvel archevêque. En chemin, Gildouin voulut s’arrêter chez des parents de sa mère, en Beauce. Or, une violente fièvre le prit à Puyseaux (Loiret). Sentant sa fin prochaine, il se fit porter à Chartres pour pouvoir prier auprès de l’autel de Notre-Dame et rejoignit le monastère de Saint-Père-en-Vallée (faubourg de Chartrres), où les bons pères bénédictins le reçurent fraternellement.

Gildouin y mourut le 27 janvier 1077.

Sur son tombeau, eurent lieu de nombreux miracles. Saint Gildouin est le patron de Combourg.

 

 

Jean de Warneton

1065-1130

 

Jean était né vers 1065 à Warneton (Nord) de parents honnêtes et craignant Dieu.

Il fut confié à des maîtres prudents, parmi lesquels Yves de Chartres (v. 23 décembre).

Il reçut un canonicat à Lille, puis alla frapper chez les Chanoines réguliers de Mont-Saint-Eloi (Arras).

Lorsque fut créé le diocèse d’Arras, le nouvel évêque prit Jean comme archidiacre (1096).

Il avait déjà accepté à contre-cœur cette charge qui le sortait de la contemplation, il dut céder une autre fois encore, lorsque le pape confirma son élection au siège épiscopal de Thérouanne.

En 1099, il fut donc ordonné prêtre, puis sacré évêque à Reims. Extrêmement exigeant pour soi-même, il était attentif à ménager les autres ; fervent adversaire de la simonie, son désintéressement était total et lui assurait une autorité efficace contre ce fléaut : on le vit chasser d’Ypres des prêtres simoniaques (1102).

Il participa à plusieurs conciles régionaux : Saint-Omer en 1099, Beauvais en 1114 et 1020, Reims et Châlons-en-Champagne en 1115.

Il manifesta son zèle pour la reconstruction des églises, pour le maintien de la ferveur et de la régularité dans les monastères.

Avec l’évêque d’Arras et celui d’Amiens, il contribua validement à la réforme grégorienne lancée par Grégoire VII (v. 25 mai) et poursuivie par ses successeurs Victor III (16 septembre), Urbain II (v. 29 juillet) et Pascal II.

Dans les premiers jours de 1130, il tomba malade et demanda les derniers sacrements. Il fit distribuer aux pauvres tout ce qu’il avait encore, prédit plusieurs événements qui devaient se réaliser, régla lui-même la cérémonie de ses obsèques et s’endormit en Dieu, le 27 janvier 1130, après un épiscopat de plus de trente ans.

Le Martyrologe Romain rappelle que saint Jean de Warneton fonda huit monastères de Chanoines et le mentionne à son dies natalis.

 

 

Manfredo Settala

† 1217

 

Descendant de la famille milanaise des Settala, Manfredo était curé d’une importante paroisse de ce diocèse, à la fin du 12e siècle.

Une inspiration céleste (on ne nous dit pas de quelle façon elle se manifesta) lui suggéra de quitter cette activité pastorale et de se retirer sur la proche montagne San Giorgio, où il mena une vie érémitique remplie des rigueurs de l’ascétisme.

Mais cette rigueur ne l’isolait pas totalement : les foules le découvrirent et vinrent lui demander ses conseils et son réconfort. En 1207, une épidémie frappa les habitants d’Olgiate Comasco, qui vinrent le supplier d’intercéder en leur faveur. Manfredo leur suggéra d’aller en pèlerinage à la tombe de saint Gerardo de Monza, qui venait de mourir (v. 6 juin) et le fléau cessa.

Ici, Manfredo n’était pas le «responsable» du miracle. Mais Dieu lui en fit faire de prodigieux, attestés et dûment enregistrés. 

Non des moindres fut celui de la sonnerie automatique des cloches le jour de son décès, 27 janvier 1217, ainsi que le choix du lieu de sa sépulture, lorsque les bœufs qui tiraient le convoi funéraire, s’arrêtèrent d’eux-mêmes, au pied du mont Saint-Georges, dans la plaine de Riva San Vitale.

Le nom de Manfredo a été récemment introduit dans le Martyrologe Romain au 27 janvier.

 

 

Angela Merici

1474-1540

 

Angela Merici vit le jour le 21 mars 1474 à Desenzano, près du Lac de Garde en Lombardie (Italie nord), de Giovanni, un bon chrétien qui lisait chaque soir à ses enfants la vie de l’un ou l’autre Saint. Evidemment, il n’avait pas à sa disposition un de nos blogs chrétiens, mais cela suffisait déjà à la petite fille pour s’attacher à Jésus-Christ.

A quinze ans, elle perdit ses deux parents et fut recueillie par son oncle maternel à Saló, avec sa sœur qu’elle aimait beaucoup. Cette dernière mourut peu après.

Or Angela fut alors divinement informée que sa sœur était «sauvée», bien qu’elle fût morte sans les sacrements. Ce ne fut pas le dernier avertissement céleste. Peu après, elle eut la vision d’une haute échelle par laquelle des jeunes filles montaient au ciel : elle apprit ainsi qu’elle devait rassembler d’autres femmes pour accomplir une grande mission dans l’Eglise.

En attendant, elle se donna aux bonnes œuvres. Pour communier plus fréquemment, elle s’agrégea au Tiers-Ordre franciscain, prenant le nom de sœur Angela. Elle commença à jeûner.

En 1516, elle fut envoyée à Brescia pour une mission de consolation : une jeune épouse avait perdu son mari et ses fils à la guerre ; Angela resta deux ans auprès d’elle pour l’aider à assimiler cette rude épreuve. Puis elle s’établit à demeure à Brescia, consolant, apaisant , réconciliant, conseillant…

Pour se rapprocher toujours plus de Jésus-Christ, elle fit des pèlerinages, dont un à Jérusalem en 1524. Mais durant ce voyage, une affection aux yeux lui enleva la vue : de l’escale de Crète à l’aller jusqu’à la même escale au retour, elle dut être conduite par la main et ne put rien voir des Lieux Saints. Dieu lui enseignait le détachement de la terre…

En 1525, elle put rencontrer le Pape, qui voulait la retenir à Rome, mais elle expliqua que sa mission était à Brescia. En 1529, elle se réfugia quelques mois à Crémone pour échapper aux dangers de la guerre ; là, elle tomba gravement malade, mais guérit miraculeusement lors d’un pèlerinage au mont Varallo ; elle annonça que la paix allait revenir, et la paix fut signée en août 1529, mettant fin aux maux de l’Italie. Elle revint à Brescia.

C’est en 1535 qu’elle réunit les premières Compagnes et les mit sous la protection de sainte Ursule (v. 21 octobre), pour laquelle elle avait une grande dévotion. Ces premières «Ursulines» n’étaient pas constituées en congrégation ; Angela leur demandait seulement de s’engager devant Dieu à donner une formation chrétienne aux jeunes filles, et de se retrouver périodiquement pour célébrer ensemble l’Eucharistie.

L’évolution de cette Compagnie en Ordre religieux, un demi-siècle plus tard, s’effectua lors de la réforme post-tridentine, qui imposa une vie cloîtrée aux Ursulines.

Angela consacra ses dernières années de vie à organiser cette famille. Dans son Testament Spirituel, elle écrit ceci : 

… Guidées uniquement par l’amour de Dieu et le zèle du salut des âmes, vous entreprendrez votre tâche d’éducatrices… Je vous demande de tenir compte de chacune de vos filles et de les porter comme gravées dans vos cœurs, non seulement par leurs noms, mais avec toute leur situation et leur état… Je vous demande encore d’essayer de les attirer par l’amour, l’indulgence et la charité, et non par la hauteur et la dureté… Parfois il faudra montrer une autorité plus sévère, à bon escient et en tenant compte de l’état et des nécessités des personnes. Cependant, même alors, c’est seulement la charité qui doit nous pousser, ainsi que le zèle des âmes. 

Saint François de Sales, quelques années plus tard (v. 28 décembre) et Giovanni Bosco au 19e siècle (v. 31 janvier), eurent le même esprit, l’un pour conquérir les âmes des hérétiques, l’autre pour conquérir les jeunes garçons délinquants. Il est remarquable que Angela Merici, François de Sales et Giovanni Bosco sont fêtés à quelques jours d’intervalle, les 24, 27 et 31 janvier.

Angela Merici mourut le 27 janvier 1540 à Brescia.

Béatifiée officieusement en 1790, elle fut canonisée en 1807.

Actuellement, sont regroupées dans la famille des Ursulines différentes maisons dans le monde entier, ayant chacune un style particulier, mais toujours cet esprit d’Angela Merici, au service de la jeunesse.

Rosalie du Verdier de la Sorinière

1745-1794

 

Rosalie était née le 12 août 1745 à Saint-Pierre de Chemillé (Maine-et-Loire).

Entrée chez les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire, elle porta le nom de Mère Saint-Céleste.

Comme on l’a vu au 26 janvier, elle fut arrêtée le 19 janvier 1794 et jugée avec sa belle-sœur.

Elle fut guillotinée à Angers, le 27 janvier 1794 et béatifiée en 1984.

 

 

Paul Joseph Nardini

1821-1862

 

Un militaire autrichien et Margareta Lichtenberger donnèrent la vie, hors mariage, à Paul Joseph, qui naquit le 25 juillet 1821 à Germersheim (Palatinat, Royaume de Bavière).

Tandis qu’on ignora toujours l’identité du papa, la maman, qui n’avait pas de travail, ne pouvait pas élever son garçon. Après deux années de grande pauvreté, elle le confia à sa sœur, Maria Barbara, qui avait épousé Anton Nardini, d’origine italienne. Ils l’adoptèrent pleinement et lui donnèrent donc leur nom de famille, lui procurant le meilleur qu’ils pouvaient pour sa formation.

Paul Joseph correspondit pleinement à cette générosité. Après l’école primaire, il aurait dû apprendre le métier de cordonnier, mais ses dons pour l’étude lui ouvrirent l’école de latin de Germersheim, avant le lycée en 1838. Il étudia avec grande application, attirant l’attention de ses professeurs. Après l’école primaire, il exprima son désir d’être prêtre.

Il étudia la philosophie au séminaire de Speyer (1841-1843), puis la théologie à l’université de Munich, où il passa son examen summa cum laude. Ses professeurs l’encourageaient à poursuivre une carrière académique, mais lui préférait l’apostolat en paroisse.

Exceptionnellement, il reçut tous les ordres mineurs et majeurs en 1846, étant ordonné prêtre le 22 août. Dans le même temps, il reçut le doctorat en théologie.

Il fut d’abord chapelain à Frankenthal, vicaire à Trebur, puis préfet au séminaire de Speyer.  En 1850 il fut nommé à une paroisse difficile, Geinsheim : peu de temps après, les paroissiens eux-mêmes écrivirent à l’évêque que leur paroisse était entièrement changée et demandaient que leur curé restât en place parmi eux. Mais leur souhait ne fut pas exaucé : en 1851, Paul Joseph dut assumer la paroisse - encore plus difficile - de Pirmasens, où il devait rester toute sa vie.

Sa chère maman Margareta vint l’aider. Paul montra alors toutes ses qualités de sacrifice, de détermination, d’oubli de soi, de zèle apostolique, amenant à la foi catholique de nombreux Protestants. Sa prédication, sa catéchèse, appuyées sur son amour de l’Eucharistie, lui donnèrent une réelle réputation de sainteté, et son action sociale le fit vite appeler le Père des pauvres.

Dans cette région, où le protestantisme était majoritaire, les enfants de familles catholiques en étaient réduits à mendier. Paul Joseph voulut venir en aide à ces familles et pensait qu’une communauté de Religieuses pourrait garantir la continuité dans ce qu’il avait organisé dans la paroisse, mais le conseil communal, entièrement protestant, s’opposait énergiquement à l’installation de ces Religieuses. Paul tint bon, malgré des menaces de mort.

En 1853, trois Religieuses du Très Saint Rédempteur arrivèrent de Niederbronn (Alsace), et commencèrent à s’occuper des enfants ; puis bientôt après, lors d’une épidémie de typhus, elles s’occupèrent des malades, mais le travail dépassait de beaucoup leurs possibilités, outre que le gouvernement prussien venait de promulguer une loi condamnant à l’exil toutes les congrégations religieuses d’origine étrangère : les Sœurs devaient repartir en Alsace.

Paul Joseph pensa qu’il fallait instituer une famille religieuse locale, qui aurait assumé les œuvres de charité de la paroisse. En 1855, avec deux jeunes filles de la paroisse, il donna naissance aux Pauvres Franciscaines de Pirmasens, qui prenaient la règle du Tiers-ordre franciscain et s’appelleraient plus tard les Pauvres Sœurs Franciscaines de la Sainte Famille.

Si la population appréciait cette innovation, ce n’était pas le cas des autorités et des journaux locaux. En plus, le pauvre Paul avait oublié de prévenir l’évêque, qui ne répondit pas à ses lettres durant des mois. Mais l’abbé Nardini persévérait, continuait de former ses Religieuses, leur donnant tout ce qu’il pouvait pour leur subsistance, jusqu’à se priver de nourriture pour elles. Il était aussi encouragé par l’arrivée d’autres jeunes filles.

L’évêque finit par donner son autorisation en 1857. Les Sœurs se multiplièrent jusqu’à plus de deux cents en quelques années.

Paul Joseph Nardini s’était épuisé. En janvier 1862, où l’hiver était très froid, il alla au chevet d’un paroissien mourant, et fut prit d’un violent accès de typhus aux poumons, qui le conduisit à sa dernière heure, le 27 janvier. Il n’avait que quarante ans.

La maison-mère se déplaça plus tard (1869) dans l’ancienne abbaye bénédictine de Mallersdorf (basse Bavière). Aujourd’hui les Sœurs sont présentes aussi en Roumanie et en Sud-Afrique.

En 2006 eut lieu la guérison miraculeuse d’une des Sœurs de la Sainte Famille, malade d’un cancer en phase terminale.

Paul Joseph Nardini a été béatifié en 2006 et sa fête est le 27 janvier.

 

 

Yohana Maria Muzeyi

1851-1887

 

Yohana Maria (Jean-Marie) était né entre les années 1851 et 1856 en Ouganda.

Son nom initial était Alipozaliwa Mtakatifu.

Son surnom de Muzeyi (Ancien), n’était pas dû qu’à son âge : s’il était un des plus âgés de ceux qui furent martyrisés, il était surtout connu pour la maturité de son jugement.

Ayant rencontré les pères missionnaires, il apprit, dit-on, tout le catéchisme en une journée.

Il reçut le baptême en la fête de la Toussaint 1885, et la confirmation le 3 juin 1886.

C’était un saint homme, tout dévoué au Christ et à l’Eglise.

Il reçut la palme du martyre pour sa foi, décapité, puis fut jeté dans un étang, le 27 janvier 1887.

Ce fut le dernier des Martyrs de cette persécution, qui furent canonisés en 1964 et sont fêtés le 3 juin.

 

Voir la notice : Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

Enrique de Ossó y Cervelló

1840-1896

 

Enrique (Henri) naquit le 16 octobre 1840 à Vinebre (Tarragona, Espagne).

Son père le destinait au commerce, sa mère au sacerdoce.

Encore tout jeune, il fut très malade et reçut la Première communion comme viatique, car on désespérait de le voir guérir. Il se reprit cependant.

Lors de l’épidémie de choléra de 1854, sa mère mourut. Enrique lui promit, avant de la voir expirer, de devenir prêtre.

Il avait alors quatorze ans et travaillait comme apprenti dans le commerce de son oncle. Il laissa tout, se retira à Montserrat puis se présenta au séminaire de Tortosa.

Les études ne durent pas être faciles : très jeune apprenti, Enrique n’avait pas fréquenté l’école et devait maintenant «rattrapper» son retard. Sa persévérance produisit les fruits attendus. 

Ordonné prêtre en 1867, il célébra sa première Messe le 6 octobre ; ce jour-là, un dimanche, on fêtait par anticipation la solennité de Notre-Dame du Rosaire (normalement au 7 octobre dans le calendrier).

Il eut de suite plusieurs missions : au séminaire, il était professeur de mathématiques et de physique ; à l’extérieur, il s’occupa fébrilement de la catéchèse auprès des jeunes.

Une de ses maximes fondamentales fut : Eduquer un enfant, c’est éduquer un homme ; et éduquer une femme, c’est éduquer une famille.

Dès 1870, il réunit certains de ces jeunes en une association mariale de la Très pure Conception, qui devait évoluer quelques années plus tard en une Fraternité de Saint-Joseph.

En 1871, il organisa systématiquement dans douze paroisses de Tortosa une école catéchétique, et rédigea un Guide pratique à l’intention des catéchistes. Avec ce petit ouvrage, Enrique commença à être écrivain ecclésiastique et l’un des prêtres les plus populaires de l’Espagne à cette époque.

Il s’appuya fortement sur sa dévotion envers sainte Thérèse d’Avila (voir au 15 octobre), et se montra un inconditionnel du Pape et de l’Eglise Romaine.

Il organisa des associations pieuses pour réunir les jeunes et leur inculquer des références sûres en face des attaques laïques et maçonniques.

Il commença la publication d’un hebdomadaire chrétien, l’Ami du Peuple, qui ne dura qu’une année (1871-1872) à cause des autorités civiles. Qu’à cela ne tienne, il publia alors une Revue mensuelle de Sainte Thérèse de Jésus, qui dura vingt-quatre ans : don Enrique s’en servit pour répandre la doctrine de l’Eglise, la manière de bien prier, la dévotion à sainte Thérèse d’Avila bien sûr, et faire connaître les événements de la vie de l’Eglise, en Espagne et ailleurs.

En 1873, il fonda une nouvelle association, les Filles de Marie Immaculée et de Sainte Thérèse de Jésus, qu’il compléta en 1876 par le Rebañito del Niño Jesús (Petite Troupe de l’Enfant Jésus) ou Compagnie de Sainte Thérèse de Jésus, deux familles qui devaient avoir une vie spirituelle intense, et se dédier à l’apostolat.

En 1874, il publia un nouvel opuscule, le Quart d’heure de prière, qui connut plusieurs dizaines d’éditions.

En 1884, sortit son petit Catéchisme sur la maçonnerie, dans lequel, à partir d’enseignements du pape, il expliquait en termes simples ce qu’il fallait savoir sur cette secte ennemie de l’Eglise.

En 1891, il écrivit encore un petit manuel à l’intention des ouvriers et des patrons, pour leur rappeler l’enseignement du Christ et de l’Eglise sur le travail et la responsabilité des uns et des autres.

L’association des Filles de Marie Immaculée et de Sainte Thérèse, devenue Congrégation, s’étendit mondialement.

Il avait eu aussi dès 1882 le projet d’une famille masculine, de Frères ou Missionnaires Thérésiens, qu’il ne put organiser de son vivant, mais une récente association mexicaine regroupe des jeunes séminaristes dans cet esprit, les Missionnaires de Thérèse de Jésus (MTJ).

Début 1896, il s’était retiré à Gilet (Valencia), dans un couvent de pères Franciscains, pour prier dans le silence.

C’est là qu’il mourut le 27 janvier 1896, à cinquante-cinq ans.

Don Enrique de Ossó y Cervelló fut béatifié en 1979 et canonisé en 1993.

Aujourd’hui, le Mouvement Thérésien de l’Apostolat (MTA) est l’héritier de l’œuvre de don Enrique.

 

 

Jurgis Matulaitis

1871-1927

 

Jurgis (Georges) était né le 13 avril 1871 à Lūgine (Marijampolė, Lituanie), benjamioin de huit enfants.

Il fut orphelin de père à trois ans, de mère à dix ans et fut alors élevé par son oncle.

Ses études furent retardées par une tuberculose osseuse à la jambe, qui l’obligera ensuite à marcher avec des béquilles.

Il fréquenta le lycée de Marijampolė, puis entra aux séminaires de Kielce et Varsovie.

A Varsovie, il prit les prénom et nom à assonance polonaise : Jerzy Matulewicz.

Il acheva ses études théologiques à Saint-Pétersbourg pour la théologie morale, et à Fribourg (Suisse) où il fut reçu docteur en théologie.

Tour à tour il fut professeur au séminaire, aumônier du lycée de Varsovie et professeur de sociologie à l’Académie de Saint-Pétersbourg. Toute son activité s’appuya désormais sur la nécessité de faire ressusciter la Lituanie chrétienne.

Il entra chez les pères Marianites de l’Immaculée Conception et fut ordonné prêtre en 1898. 

Il obtint du pape l’autorisation de redonner vie à sa congrégation et, en 1911, fut nommé supérieur général de cette congrégation. Il fonda des communautés à Fribourg (Suisse), Chicago (Etats Unis, où étaient nombreux les émigrés lituaniens), Bielany (Pologne).

En 1918, il fut consacré évêque de Vilnius (alors en Pologne), dans une Lituanie travaillée par les incessantes guerres avec la Pologne ou la Russie. Dès lors, il s’occupa de récupérer pour l’Eglise les propriétés que le gouvernement russe avait confisquées.

La même année, il fonda en Lituanie les Sœurs de l’Immaculée Conception (aussi appelées Petites Sœurs de Pauvres). En 1924, il fonda en Biélorussie les Servantes de Jésus Eucharistie. 

Mgr Matulaitis s’épuisa à pacifier les esprits et à chercher la paix, mais démissionna en 1925, pour s’occuper uniquement des Marianites. Le pape lui donnera alors le siège titulaire de Adulis, le nommant Visiteur apostolique de Lituanie, avec particulière mission d’élaborer un concordat entre la Lituanie et le Vatican.

En 1926, il fit un voyage aux Etats-Unis, où il visita une centaine de paroisses. Il travaillait à cette époque à la constitution de cinq nouveaux diocèses en Lituanie, qui cependant ne seraient approuvés qu’après sa mort.

Il fut victime d’une appendicite qui ne put être soignée à temps, et mourut à Kaunas le 27 janvier 1927.

Mgr Matulaitis fut béatifié en 1987.

 

 

Antonio Mascaró Colomina

1913-1937

 

Né le 12 mars 1913 à Albelda (Huesca, Espagne), benjamin des six enfants de Antonio et María, ce petit garçon avait aussi deux oncles prêtres et d’autres parents religieux.

En 1924, il entra au collège Nazareno de Blanes, tenu par les Pères de la Sainte Famille.

Il reçut l’habit à Les Corts en 1928, fit la première profession en 1929 et se prépara au sacerdoce. En 1934, ayant déjà reçu les premiers ordres (on dirait aujourd’hui les ministères), il fut désigné comme assistant du Maître des novices, pour encadrer les nouveaux postulants à Les Corts.

Il y montra toute sa douceur et sa fidélité dans ses engagements.

Devant accomplir son service militaire, il put le faire en rentrant chaque dimanche à sa maison religieuse.

Le matin du dimanche 19 juillet, son bataillon fut aux prises avec les miliciens, et certains de ses compagnons furent tués ou blessés. Après la messe, Antonio, ne pouvant rejoindre son bataillon, se réfugia chez sa sœur puis, pour éviter des ennuis à la famille, chez un ami.

Le 18 janvier 1937, après des bombardements venus d’un bateau, la police procéda à des arrestations. Antonio fut pris avec son oncle dans la boutique où il travaillait et mené à la prison San Elías. Des amis proposèrent, sans issue, le paiement d’une rançon pour les libérer.

Le 27 janvier, on emmena Antonio et son oncle au cimetière de Montcada pour les fusiller. Jetés dans une fosse commune, les corps ne purent être identifiés, mais la date de leur mort avait été inscrite au tribunal de Barcelone.

Antonio, qui n’était pas encore prêtre, reçut la couronne du martyre en ce 27 janvier 1937, et fut béatifié en 2013.

Giovanni Schiavo
1903-1967

Giovanni Schiavo naquit le 8 juillet 1903 à Sant’Urbano (Vicence, Italie N), de Luigi, un humble cordonnier, et Rosa Fittorelli ; il était le premier de leurs neuf enfants. Les parents donnèrent à leurs enfants une éducation profondément chrétienne.
A quatre ans, Giovanni fut gravement malade de poliomyélite et méningite ; on croyait à sa mort prochaine, mais la prière des parents et des amis obtint sa guérison.
Pour aller à l’école, Giovanni devait parcourir chaque jour douze kilomètres à pied ; mais avant de partir, il se levait assez tôt pour assister d’abord à la Messe. Comme enfant de chœur, il obtenait quelque piécette, qui soulageait le budget si difficile du foyer.
A Montecchio Maggiore, où il allait à l’école, se trouvait une congrégation de Pères de Saint-Joseph, fondés par s.Leonardo Murialdo (v. 30 mars). En 1918, Giovanni y commença le noviciat, fit la première profession l’année suivante et la solennelle en 1925. Il acheva ses études, s’occupa des jeunes - et pria beaucoup.
En 1927, il fut ordonné prêtre. Son apostolat sacerdotal l’envoya successivement à Modène, Oderzo, Montecchio Maggiore. En 1931, il fut envoyé au Brésil, ce dont il rêvait depuis très longtemps.
Il fut professeur, maître des novices, curé, directeur ; provincial de 1946 à 1955. Sous son impulsion, la congrégation de Saint-Joseph (les Murialdini, du nom de leur fondateur) se développa beaucoup au Brésil. Le p.Giovanni (Joaõ en brésilien) était recherché pour sa direction spirituelle, tant pour la branche masculine que pour la féminine.
En 1954 en effet, naquit au Brésil le rameau féminin des Sœurs murialdines, suscitées, encouragées, saintement dirigées par le p.Joaõ.
Unanimes étaient les témoignages rendus sur sa douceur, sa patience, sa bonté, sa prévenance pour les malades. Disons ici que le père Giovanni portait bien son nom de Schiavo, esclave : il fut véritablement l’esclave de la bonté.
En novembre 1966 se déclara une grave et douloureuse maladie, à laquelle le p.Giovanni succomba deux mois plus tard, le 27 janvier 1967.
Le père Giovanni fut béatifié en 2017.
Le miracle examiné pour la béatification, fut la guérison d’un malade atteint de péritonite aigüe, compliquée de thrombose mésentérique supérieure ; la situation était désespérée, l’opération inutile, l’issue fatale certaine. L’épouse du malade pria intensément le p.Giovanni : son mari se reprit spontanément et quitta l’hôpital une semaine plus tard, sans aucun problème.
Giovanni Schiavo sera commémoré le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

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