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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 08:07

01 FEVRIER

 

III.    

S Eubert, évêque à Lille, dont il est le patron.

S Tryphon, martyr en Phrygie. 

IV.    

S Severus, évêque à Ravenne ; il était simple tisserand, c’est une colombe qui le désigna pour l’épiscopat ; son épouse et sa fille se consacrèrent.

V.    

S Pierre le Galate, ermite près d'Antioche ; il guérit deux fois sa mère.

Ste Cinnie (Kinnie), vierge irlandaise de famille royale.

VI.    

Ste Dallugdach, vierge à Kildare et abbesse à Abernethy.

S Torquat, évêque à Trois-Châteaux, juste avant s.Paul.

S Paulus, évêque à Trois-Châteaux, dont il est le patron ; son épouse se retira au monastère.

Ste Brigit, vierge à Kildare, une de ses fondations, thaumaturge ; pour prouver son innocence, parce qu’on la calomniait, elle fit reverdir l’autel en le touchant. 

S Précord, écossais, solitaire à Vailly-sur-Aisne, ami de s.Remi.

S Sour (Sorus), ermite en Périgord, à l’origine d’un monastère à Terrasson.

S Ursus, irlandais, archidiacre à Aoste.    

VII.    

S Agrippanus (Agrève), espagnol consacré évêque à Rome pour le Velay, adversaire des ariens, et martyrisé en Vivarais lors d’un voyage. 

S Sigisbert III, roi d’Austrasie, à Metz, qu’il débarrassa du luxe et du libertinage, mort assassiné, patron de Nancy.

S Sever, évêque à Avranches, d’où il retourna à son monastère.

IX.    

Ste Brigide (Brigitte), vierge irlandaise, qui se trouva miraculeusement près du lit de mort de son frère à Fiesole. 

X.    

S Basile, moine à Peristera, évêque à Thessalonique.

XII.    

B Raimundo, abbé cistercien à Fitero, fondateur de l’ordre de Calatrava, moitié militaire, moitié monastique.

S Jean de la Grille, évêque à Aleth et Tréguier, siège qu’il transféra à Saint-Malo ; son surnom lui vint de la grille qu’on dut mettre pour protéger son tombeau de la dévotion excessive des fidèles.

XIII.    

B Réginald, un des premiers compagnons français de s.Dominique et à qui la Vierge Marie montra l’habit de l’Ordre, actif à Bologne et à Paris.

Bse Verdiana (Viridiana), recluse à Castel-Fiorentino, mystique.                    

Bse Ela (Ella), veuve, fondatrice et abbesse augustine à Laycock. 

XIV.    

B Andrea de Segni, franciscain et solitaire près de Anagni, mystique.

XVII.    

Bx Conor O’Devany, évêque en Irlande, et Patrick O’Lougham, prêtre, franciscains, martyrs par la pendaison.

S Henry Morse, jésuite anglais, martyr à Tyburn.

XVIII.    

Bses Marie-Anne Vaillot et Odile Baumgarten, des Sœurs de la Miséricorde de Saint-Vincent-de-Paul et quarante cinq autres saintes femmes, martyres à Avrillé et béatifiées en 1984 : 

des veuves : Jeanne Gruget, Louise Rallier de la Tertinière, Madeleine Perrotin, Marie Anne Pichery et Simone Chauvigné ;

des mères de famille : Françoise Pagis, Jeanne Fouchard, Marguerite Rivière, Marie Cassin, Marie Fausseuse, Marie Galard, Marie Gasnier, Marie Jeanne Chauvigné, Marie Lenée, Marie Leroy Brevet, Marie Rouault, Pierrette Phélippeaux, Renée Cailleau, Renée Martin et Victoire Bauduceau ; 

trois sœurs : Jeanne, Madeleine et Pierrette Sailland d’Espinatz ; trois autres : Gabrielle, Pierrette et Suzanne Androuin ; deux autres encore : Marie et Renée Grillard ;

en outre : Anne Françoise de Villeneuve, Anne Hamard, Charlotte Davy, Catherine Cottanceau, Françoise Bellanger, Françoise Bonneau, Françoise Michau, Joséphine Monnier, Jeanne Bourigault, Louise Aimée Déan de Luigné, Madeleine Blond, Marie Leroy, Pierrette Besson, Pierrette Ledoyen, Pierrette Grille, Renée Valin et Rose Quenion.

XIX.    

Ss Baolo Hong Yŏng-ju, Yohan Yi Mun-u et Bareubara Ch’oe Yŏng-i, martyrs en Corée, canonisés en 1984 et fêtés le 20 septembre.

Bse Anna (Giovanna Francesca de la Visitation) Michelotti, fondatrice à Turin des Petites Sœurs du Sacré Cœur, au service des malades pauvres.

XX.    

B Luigi Variara (1875-1923), salésien, élève de don Bosco, fondateur en Colombie de l’Institut des Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie, dont les membres seraient de jeunes lépreuses ; il avait organisé une fanfare de lépreux ; il fut pendant dix-huit années éloigné de sa fondation… , et béatifié en 2002.

Tryphon de Lampsaque

227-250

 

Tryphon, né vers 227, était d’une humble et pieuse famille de Lampsaque (Phrygie, act. Lapseki, Turquie W).

Son métier fut de garder les oies.

Son grand amour de Dieu lui valut très vite le don des miracles ; il guérissait les hommes comme les animaux de leurs maladies. 

Il chassait les esprits impurs. Aussi fut-il appelé par l’empereur Gordien pour guérir sa fille possédée. A cette époque-là, Tryphon pouvait avoir dix-sept ans.

Notre gardien d’oies reprit son travail (et ses miracles) jusqu’au temps de la persécution de Dèce (250).

Il fut alors dénoncé par les païens comme un dangereux malfaiteur, qui combattait le culte romain et répandait cette nouvelle doctrine d’un Crucifié de Palestine.

Les soldats vinrent le trouver, il se présenta à eux spontanément et se réjouit de partir avec eux à Nicée, où l’attendait le préfet Akylin.

Après les habituelles flatteries et menaces d’Akylin, qui n’émurent pas beaucoup Tryphon, celui-ci fut attaché à un poteau et frappé pendant plusieurs heures à coups d’épées de bois, qui servaient à l’exercice des soldats. Puis le tyran l’attacha derrière son cheval, qu’il fit trotter en obligeant Tryphon à courir pieds nus par des sentiers rocailleux et glacés.

Ensuite, comme Tryphon refusait d’adorer l’image de l’empereur, on lui planta des clous dans les pieds et on le traîna ainsi au milieu de la ville. Les habitants finissaient par admirer cet homme qui montrait tant de joie à souffrir pour son Maître ; les bourreaux, eux, s’épuisaient à lui déboîter les membres, à le flageller encore, à brûler son corps avec des torches… Tryphon, impassible et heureux, priait pour eux.

On vit alors venir du ciel une belle couronne de fleurs et de pierres précieuses, qui se posa sur sa tête. Akylin, furieux et impuissant, ordonna à ses hommes d’aller décapiter Tryphon en-dehors de la ville, mais Tryphon expira avant de recevoir le coup fatal.

Ce fut, d’après la Tradition, un 1er février, vers 250.

Depuis, saint Tryphon est toujours invoqué contre les sauterelles, les reptiles et autres animaux nuisibles aux cultures.

Saint Tryphon est commémoré le 1er février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Severus de Ravenne

† 344

 

Le douzième évêque de Ravenne fut Severus, mais c’est le premier de ces douze, dont on connaisse bien quelque chose de sa vie.

Né à Ravenne, il était simple tisserand.

Son épouse s’appelait Vincentia, sa fille Innocentia.

Vers 308 (ou plus tard vers 320), à la mort de l’évêque Marcellinus, le peuple se trouvait assemblé dans l’église pour nommer un successeur. Severus s’y était rendu tout simplement, en habit de travail. Et voici qu’une colombe vint se poser sur sa tête, comme cela s’était produit déjà pour l’élection des évêques précédents. Severus fut alors acclamé évêque.

Mais il était marié, et n’était donc pas même membre du clergé, ni préparé pour cette charge. Son cœur appartenait à Dieu, et c’est cela que Dieu avait manifesté pour cette élection. Il étudia, il reçut les saints Ordres, tandis que son épouse et sa fille se consacraient à Dieu.

En 343, Severus participa au concile de Sardique, dans le cadre de la lutte contre l’arianisme.

Il mourut vers 344, après une vingtaine d’années d’épiscopat.

Saint Severus de Ravenne est commémoré le 1er février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paulus de Trois-Châteaux

5e siècle

 

Cet évêque fut suffisamment important pour donner par la suite son nom à la ville de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme).

Il semble que cette ville ait été déjà siège épiscopal au 2e siècle. 

Paulus aurait été d’origine romaine. Son épouse se serait retirée dans un monastère d’Arles au moment où Paulus fut choisi pour être évêque.

On place saint Paulus au sixième rang dans la liste des évêques ; il aurait siégé entre 372 et 412. On relève en effet un Paulus parmi les signataires du concile de Valence en 374. Toutefois, on aurait tendance à considérer les cinq premiers évêques comme «légendaires».

Saint Paul est mentionné au 1er février dans le Martyrologe Romain.

Le diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux fut supprimé en 1790, puis rattaché à celui de Valence depuis 1911.

 

 

Brigit de Kildare

453-525

 

Le nom de cette abbesse irlandaise comporte bien des variantes : Brigid, Bridget, Bridgit, Brid, Bride ; en irlandais : Naomh Bríd ; en breton : Brec’hed ou Berhet. Différents récits permettent, malgré des différences, d’avoir quelques certitudes.

Le père de Brigit, Dubhthach, devait être un roi de Leinster, et sa mère, Brocca, une chrétienne picte baptisée par saint Patrick. Certains avancent que Dubhthach était originaire du Portugal et avait été kidnappé comme esclave par des pirates irlandais ; d’autres, que Brocca était d’abord elle-même esclave à la cour de Dubhthach.

Née vers 451, Brigit serait née au lieu-dit Faughart, près de Dundalk (County Louth, Irlande). En grandissant elle fait déjà des miracles, venant en aide aux pauvres et aux malades, qu’elle nourrit et guérit. Un jour qu’elle donne toute la réserve de beurre de sa mère, l’entière réserve est renouvelée sur la prière de Brigit.

Elle forme avec quelques compagnes la première communauté féminine en Irlande, près de Dublin.

Un des évêques de l’époque (Mel ou Mac-Caille) lui donna le voile, puis des terres pour fonder son abbaye, probablement Mág Tulach (actuelle Fartullagh, Westmeath). Comme abbesse, elle eut le même rang qu’un évêque, ainsi que les abbesses qui lui succédèrent.

La petite cellule de Brigit à Cill-Dara (Kildare) devint un foyer de vie religieuse et culturelle. Brigit fonda un monastère pour les hommes et un pour les femmes, une école d’arts, comprenant le travail des métaux et les enluminures. Le scriptorium de Kildare est à l’origine du Livre de Kildare, qui fut conservé longtemps, mais disparut lors de la Réforme : on n’avait jamais vu de livre aussi finement décoré, et l’on disait que seuls des anges avaient pu faire ce travail magnifique.

Une sainte amitié lia Brigit et saint Patrick.

Beaucoup de miracles furent attribués à sainte Brigit, dont l’un est que, accusée calomnieusement, Brigit prouva sa virginité en faisant reverdir l’autel qu’elle toucha de sa main ; ou aussi que, demandée si souvent en mariage par des prétendants, elle obtint par la prière de perdre sa beauté juvénile, qu’elle ne retrouva qu’une fois revêtue du voile des moniales.

Une autre fois, elle vint avec trois compagnes demander au roi un terrain assez vaste pour y construire une abbaye. Sur le refus du roi, elle l’assura qu’elle ne demandait pas plus de terrain que la largeur de son manteau. Là, le roi consentit en souriant. Alors les quatre religieuses tirèrent chacune une partie du manteau dans les quatre directions, jusqu’à couvrir une large superficie de terrain, que le roi alors concéda, plein d’admiration pour la Sainte, en y ajoutant aussi de l’argent, de la nourriture et d’autres fournitures. Puis il se convertit au christianisme. Une légende ajoute gentiment que ce terrain produisit suffisamment de myrtilles pour toute l’Irlande, et qu’encore aujourd’hui, les amis de sainte Brigit mangent de la confiture de myrtilles le 1er février, en souvenir de ce miracle.

Brigit mourut le 1er février 523 «à soixante-douze ans». Enterrée d’abord dans la cathédrale de Kildare, elle en fut retirée en 878 devant la menace des envahisseurs danois, et son corps fut transporté à Downpatrick, dans la tombe des deux grands Saints irlandais, Patrick et Columba (pour ces deux Saints, v. 17 mars et 9 juin).

En 1185, les reliques furent retrouvées et reportées dans la cathédrale de Down, mais disparurent sous Henri VIII.

Sainte Brigit de Kildare est céleste patronne de l’Irlande, avec saint Patrick et saint Columba, mais beaucoup la vénèrent particulièrement à plus d’un titre : les religieuses, les enfants, les enfants de parents non mariés, les enfants naturels, les sages-femmes, les crémières, les fugitifs, les marins, les pauvres, les poètes, les éleveurs de volailles, les imprimeurs…

La fête de sainte Brigit est au 1er février.

 

 

Ursus d’Aoste

6e siècle

 

Suivant le mouvement de maints Irlandais vers le continent, Ursus vint dans le midi de la Gaule et y prêcha la Vérité dans la région de Digne, contre les idées ariennes qui s’y répandaient.

Puis il poursuivit sa route vers Aoste, où l’évêque le garda comme archidiacre. Cet évêque semble avoir été Gallus, seul évêque connu du 6e siècle. Mais son successeur appuya l’hérésie arienne, aussi Ursus se retira-t-il dans l’église Saint-Pierre, en-dehors de la ville.

Avec le clergé resté fidèle à la Doctrine, Ursus développa cette église en collégiale, plus tard dédiée à Saint Ursus.

Le Martyrologe mentionne son dies natalis au 1er février.

 

 

Sigisbert III, roi

630-656

 

Sigisbert (ou Sigebert) naquit en décembre 630, premier fils de Dabobert Ier (et de Ragnetrude, concubine) ; son frère, Clovis II, naîtra de Nanthilde (femme légitime de Dagobert).

Le baptême de Sigisbert eut lieu en 631 à Orléans, par l’évêque Amand (v. 6 février), en présence de s.Eloi et de s.Ouen (v. 1er décembre et 24 août), et de la reine Nanthilde. Le parrain fut Caribert II, roi d’Aquitaine. On raconte qu’à la prière du Pater, le bébé royal - qui avait neuf jours -, répondit lui-même Amen.

L’enfant grandit à Metz, auprès de Ragnetrude, dans leur domaine royal de Montigny.

Avant de devenir roi unique des Francs, Dagobert fut roi d’Austrasie jusqu’en 632, et Sigebert fut nommé roi d’Austrasie en 633.

En 640, l’armée de Sigebert, après un premier échec, dut mater la révolte du duc de Thuringe, au cours de laquelle Grimoald sauva le jeune Sigebert de la mort.

En 647, à dix-sept ans, il épousa Imnechilde. Persuadé par son maire du palais, Grimoald, qu’il n’aurait pas d’enfants, il en adopta le fils comme successeur, Childebert (651). Si le fait était prouvé - car des historiens le mettent en doute - ce serait là une décision grave et qui s’avéra dangereuse, comme on le verra. En effet, son épouse Imnechilde mit au monde Bichilde, puis Dagobert, véritable héritier. Cependant Sigebert n’osa casser son premier serment concernant l’adoption. 

En marge de ces problèmes de succession, Sigebert chercha à régner avec justice et piété. Il mit tous ses soins à bannir de sa cour le luxe et le libertinage, distribua aux pauvres d’abondantes aumônes, dota douze monastères, parmi lesquels Stavelo et Malmédy.

Sigebert mourut, assassiné, dit-on, le 1er février 656, son dies natalis dans le Martyrologe.

Grimoald fit alors tondre en secret le petit Dagobert, qui avait trois ans, et le fit emporter à York, sous la protection de l’évêque s. Wilfrid (v. 24 avril). Il fit couronner Childebert ; celui-ci, Childebert III, fut déposé en 662 au profit de Childéric II. Dagobert revint et fut roi d’Austrasie de 676 à 679, et canonisé en 872 (v. 23 décembre ?).

La dépouille de Sigebert fut placée à Metz, et de nombreux miracles advinrent. Profanés sous la Révolution, les restes du roi furent transférés à la cathédrale de Nancy.

Saint Sigisbert est patron de la ville de Nancy.

 

 

Agrippanus de Velay

7e siècle

 

D’après la tradition, Agrippanus (Agrève) était d’une noble famille espagnole.

Chrétien, et voulant fuir ses parents qui voulaient l’engager dans un mariage qu’il ne désirait pas, il vint à Rome où il rencontra le pape.

Le pape trouva en lui un homme plein de vertus et de sagesse et lui conféra l’ordination épiscopale, pour l’envoyer dans le Velay, une région encore marquée par les idées ariennes. Agrippanus travailla beaucoup à la conversion de son peuple.

Un jour qu’il était de retour d’un autre voyage à Rome, il s’arrêta à Chinac pour y prêcher. Là, il fut accusé par une païenne qui le fit mettre en prison. On le tortura pendant trois jours avant de le décapiter.

La Tradition rapporte qu’à l’endroit du martyre, jaillit une fontaine miraculeuse.

L’histoire de ce Martyre semble contestée par certains, ou simplement passée sous silence. Dans le Martyrologe, on raconte que l’évêque fut abattu par des idolâtres.

Ce martyre aurait eu lieu un 1er février, vers la fin du siècle.

Le village de Chinac a reçu ensuite le nom de Saint-Agrève.

Les reliques de saint Agrève furent transférées au Puy, jusqu’à la Révolution, et se trouveraient actuellement au séminaire.

Jean de la Grille (de Châtillon)

1098-1163

 

Jean naquit en 1098 à Châtillon-sur-Seiche ou Châtillon-en-Vendelais (Ille-et-Vilaine).

Un doute subsiste sur la voie qu’il choisit à vingt-trois ans. Pour certains, il émit sa profession religieuse dans les mains de saint Bernard (v. 20 août) ; pour d’autres, il fut plutôt Chanoine de Saint-Augustin. On l’a fait premier abbé de Sainte-Croix de Guingamp en 1134.

En 1143, il fut élu évêque des diocèses d’Aleth et Tréguier, dont il transféra le siège à Saint-Malo, au grand dam des moines de Marmoutier, auxquels l’évêque précédent avait concédé l’île Saint-Malo ; discussions, appel, finalement le pape cistercien Eugène III trancha en faveur de Jean.

Dès lors, Jean entreprit la réforme de ses monastères, favorisant la règle cistercienne à Boquen et Buzay ; il installa dans sa cathédrale des Chanoines de Saint-Victor, venus de Paris.

Il fut co-consécrateur de la cathédrale du Mans (1158) et participa au concile de Montpellier (1162).

Sa vie fut toute de vertu, de science et de zèle apostolique, au service de la justice.

A sa mort, au 1er février 1163, la population unanime le «canonisa», et l’on dut protéger sa tombe d’une grille sévère pour empêcher une vénération excessive et déplacée. C’est pourquoi on appela l’évêque Jean de la Grille.

Le bienheureux Jean, dont le culte fut autorisé en 1517, est commémoré au 1er février.

 

 

Raimundo de Fitero

† 1163

 

Raimundo naquit au début du 12e siècle à Saint-Gaudens (Haute-Garrone), à moins que ce fût à Tarazona (Aragon, Espagne) ou bien Tarragona ou Barcelone (Catalogne, Espagne).

De sa jeunesse, on ne sait rien ou presque. On le décrit comme un homme discret, à la parole sobre et grave, respectueux des anciens, serviable envers ses proches, paisible avec les plus jeunes. 

Il fut chanoine à Tarazona, cette ville récemment reprise aux Maures (1120). 

Il entra chez les Cisterciens de L’Escale-Dieu (Tarbes).

On l’envoya comme prieur dans le nouveau monastère de Nienzabas (Alfaro), où il succéda à l’abbé Durando (1146). Déjà se répandait sa réputation de thaumaturge.

En 1148, il participa au chapitre général cistercien, où était présent le pape Eugène III, lui-même cistercien.

Puis on l’envoya à Castejón (Fitero), où se construisit le monastère de Santa-María ; il en fut le premier abbé.

En 1158, à la demande du roi, il s’offrit avec Diego de Velázquez pour défendre la place de Calatrava contre les Maures, qui n’osèrent pas même l’attaquer, devant la détermination de l’armée espagnole. Puis Raimundo fonda une sorte d’Ordre militaire, précisément l’Ordre de Calatrava, qui recruterait des nobles chevaliers, sous la règle cistercienne. Le roi l’approuva en 1164 et l’Ordre se perpétua pendant plusieurs siècles.

Il transféra alors ses moines de Fitero à Calatrava.

Les dernières années, Raimundo se retira à Ciruelos (Ocaña) et c’est là qu’il mourut en 1163, probablement un 1er février, jour où le commémore le Martyrologe Romain.

Il fut canonisé en 1719.

 

 

Réginald d’Orléans

1180-1220

 

Réginald était né en 1180 près d’Orléans et y fut chanoine.

Il fut professeur de Droit canonique plusieurs années à la Sorbonne.

En 1218, il accompagna à Rome son évêque et songeait à accomplir le pèlerinage de Jérusalem, mais à Rome il connut s. Domingo de Guzmán (v. 6 août), dont l’idéal le conquit.

Tombé malade, il guérit miraculeusement après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie qui lui remit l’habit (ou lui montra l’habit qu’il devait porter).

A quarante ans, il émit la profession dans les mains de s. Domingo.

Il fut très actif à Bologne, en tant que prieur et professeur, et à Paris.

A Bologne, il eut la joie de connaître Diana d’Andaló (v. 10 juin), qui fut abbesse du premier couvent de Dominicaines de Bologne.

Après une année d’enseignement à Bologne, il fut envoyé par Domingo à Paris, où il fut aussi prieur ; ses prédications attirèrent des professeurs de la Sorbonne et des jeunes, parmi lesquels Jourdain de Saxe (v. 13 février).

C’est ce dernier qui témoigna : Il avait une éloquence de feu ; sa parole était une torche vivante qui enflammait tellement le cœur des auditeurs, que bien peu avaient le cœur assez endurci pour résister à la chaleur de ce feu.

Humble, Réginald confia n’avoir aucun mérite à vivre dans cet Ordre, car (il y a) trouvé trop de joie.

Réginald mourut à Paris en février 1220. Il n’y a pas l’unanimité sur le jour exact de son dies natalis : le Martyrologe Romain a opté pour le 1er février.

Son culte a été confirmé en 1875.

 

Nota. Il existe un Reginaldo, dominicain italien, un peu plus tardif que Réginald, commémoré au 9 avril, mais absent du Martyrologe Romain.

 

 

Verdiana Attavanti

1182-1242

 

Verdiana (ou Viridiana) vit le jour en 1182 à Castelfiorentino (Toscane, Italie C) dans la noble famille des Attavanti. Cette même année naissait saint Francesco (v. 4 octobre).

Dès l’enfance, on remarqua son attrait pour la solitude et la pénitence. A douze ans, un proche parent lui confia l’administration de la maison.

Ce parent était fort riche. Il avait à la maison une importante quantité de fèves qu’il avait vendues et devait livrer tel jour ; mais à cette époque, la région traversait une grave disette, et la bonne Verdiana, pleine de compassion, avait tout distribué aux pauvres, ignorant le marché qu’avait conclu son parent. Comme on l’imagine bien, ce dernier, quoique d’habitude bon chrétien, entra en grande fureur. Que fit Verdiana ? Elle pria toute la nuit : au matin, les caisses étaient pleines ! 

Mais Verdiana voulut échapper à l’admiration des gens et partir au loin : elle se joignit à des pèlerins qui partaient pour Compostelle. Au retour, elle demanda qu’on lui construisît une cellule voisine de l’église, pour y vivre en recluse. 

Pendant la construction, elle fit le pèlerinage à Rome, où des florentins la reconnurent et parlèrent d’elles ; elle eut du mal à échapper aux regards et aux marques de vénération.

De retour dans son pays, elle prit l’habit pauvre des recluses, se fit enfermer dans la petite cellule, qui n’avait qu’une fenêtre pour apercevoir l’église, recevoir un peu de nourriture et parler à son confesseur. Cette vie dura trente-quatre ans.

Elle se confessait chaque semaine.

Ayant entendu parler du combat des Pères du désert contre le Démon qui leur apparaissait sous forme de bêtes hideuses pour les tourmenter, elle pensa qu’il lui fallait cela aussi pour se sanctifier et en demanda la grâce à Dieu : deux serpents énormes pénétrèrent alors par la fenêtre et vinrent la tourmenter, tentant de l’expulser par le fenêtre. On imagine les heurs, les coups, les chutes qu’elle dut subir. L’évêque le sut et vint la visiter : elle le supplia de n’en pas parler, pour conserver tout le mérite de cette épreuve et mieux gagner la Récompense céleste.

Saint Francesco d’Assise aussi vint la visiter et la consoler dans l’épreuve. Cette apparition permet de supposer que Verdiana était plutôt affiliée au Tiers-Ordre franciscain qu’à celui camaldule. D’ailleurs on trouve aussi que saint Francesco lui-même la reçut en 1221 dans ce Tiers-Ordre.

Quand les serpents disparurent, Verdiana comprit que sa fin était proche et l’annonça à son confesseur.

Le 1er février 1242, les cloches se mirent spontanément à sonner pour anoncer sa mort, son dies natalis retenu par le Martyrologe.

De nombreux miracles suivirent cette mort et le culte de la Bienheureuse fut approuvé en 1533.

 

 

Andrea de Segni

1235-1302

 

Andrea naquit vers 1235 à Anagni (Segni, Latium, Italie C) de Stefano, des Comtes de Segni, et se trouvait ainsi proche parent du pape Alexandre IV. Il avait (au moins) une sœur, Emilia.

Il entra au couvent franciscain de Piglio, fondé par saint Francesco d’Assise lui-même, et après sa profession obtint de se retirer dans une grotte voisine, où il mena une vie de prière et de pénitence. Le Démon, qui déteste la sainteté, le détecta et ne manqua pas de s’inviter aussi dans cette grotte. Andrea lui livra une lutte acharnée, dont la postérité se souviendra.

Andrea travailla aussi : il s’adonna à l’étude et devint un théologien renommé. On a malheureusement perdu le traité marial qu’il écrivit.

Son oncle, le pape Alexandre IV, vint le visiter et lui mit sur la tête un beau chapeau de cardinal, qu’Andrea retira immédiatement. Plus tard (1295), un autre pape, Boniface VIII, son neveu cette fois, voulut à son tour le distinguer en le créant cardinal ; nouveau refus, qui suggéra à l’illustre Expéditeur de ne désirer qu’une chose : vivre assez longtemps pour pouvoir canoniser Andrea après sa mort.

Andrea acheva ses dernières années dans une vie plus angélique qu’humaine ; il eut le don de la prophétie, des miracles ; il eut révélation du sort de certaines âmes du Purgatoire, nouvelle preuve de l’existence de cet état de purification après la mort : c’est ainsi que lui apparut l’âme de Charles d’Anjou, frère de Louis IX roi de France, qui lui demanda des suffrages pour sa délivrance.

La mort d’Andrea de Segni advint le 1er février 1302, près du même couvent où il avait commencé son chemin vers la sainteté. Il est célèbre pour le pouvoir qu’il exerce sur les démons.

Le culte immémorial du bienheureux Andrea fut confirmé en 1724.

Conor O’Devany

1532-1612

 

Conor naquit vers 1532 à Raphoe (County Donegal, Irlande).

Son nom peut aussi se trouver sous les formes (latine) de Cornelius O’Devany et (gaélique) Conchubhar Ó Duibheannaigh.

Il entra au couvent franciscain de Donegal Town, et fut sacré à Rome évêque de Down and Connor en 1583.

En 1588, il fut livré au Dublin Castle. Comme on ne trouvait rien à lui reprocher pour le condamner à mort, son accusateur chercha à «se débarrasser d’un obstiné ennemi de Dieu et d’un si infect traître de Sa Majesté, comme il l’est très certainement».

Il resta en prison jusqu’en novembre 1590. Soi-disant sur sa demande, mais sans doute grâce à quelque tactique, il fut relâché et protégé jusqu’en 1607, échappant aux recherches jusqu’en 1611. 

Cette année-là il fut repris, tandis qu’il administrait la Confirmation. 

De nouveau enfermé à Dublin Castle, il fut accusé en janvier 1612 de haute trahison, trouvé coupable à la majorité des jurés déjà pré-disposés, et condamné à mort le 1er février, le jour de son quatre-vingtième anniversaire (du moins dans l’ancien calendrier julien).

On le traîna en charrette de l’autre côté de la rivière, où se trouvait la potence. La rue était pleine de catholiques, tandis que des pasteurs protestants l’assommaient de reproches et le pressaient de reconnaître qu’il mourait pour trahison.

Il embrassa le bois de la potence avant d’y monter, adressa encore une exhortation aux Catholiques pour qu’ils demeurassent fermes et fidèles dans leur foi. Puis il fut, selon l’habitude, «pendu,  remis sur ses pieds encore vivant {probablement aussi éviscéré}, et écartelé».

Avec lui fut aussi exécuté un prêtre, Patrick O’Loughran.

Après l’exécution, les gens s’emparèrent de la corde, des vêtements, de reliques du corps. Ils restèrent toute la nuit à prier - et un malade fut guéri - tandis qu’on y célébrait messe sur messe, de minuit au lever du jour.

Il y avait tellement de monde que l’ordre fut donné de brûler les corps sur place, mais la nuit suivante les Catholiques les exhumèrent et les enterrèrent dans le cimetière de Saint-Jacques.

Connor O’Devany fut béatifié avec soixante autres en 1992. Son dies natalis est au 1er février (probablement le 11 février du calendrier grégorien), tandis que localement la fête de tous ces Martyrs est au 20 juin.

 

 

Patrick O’Loughran

1577-1612

 

Patrick O’Loughran (en gaélique : Pádraig Ó Lochráin) était né à County Tyrone, vers 1577.

En Belgique il administrait les sacrements pour les nobles irlandais qui avaient fui leur pays.

Il revint en Irlande en juin 1611 et fut bientôt arrêté. Il reconnut avoir administré les sacrements aux nobles irlandais exilés, et d’avoir assisté l’évêque Conor O’Devany. Là-dessus, on l’enferma dans un cachot et, en janvier, fut condamné à mort avec l’évêque O’Devany.

Au moment de l’exécution, l’évêque (qui avait quatre-vingts ans) demanda à mourir après Patrick, pour l’assister au moment de sa mort, mais ce lui fut refusé.

Patrick O’Loughran répliqua, citant saint Paul : Aide-moi de tes prières auprès de Dieu, par la grâce de qui je suis sûr que ni la mort, ni la vie, ni les principautés, ni les puissants, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni rien d’autre, ne pourra me séparer de l’amour du Christ ou de notre amitié à tous les deux (cf. Ro 8:38-39).

L’évêque s’agenouilla pour prier près de O’Loughran, puis tous deux furent «pendus et écartelés».

Comme cet évêque, Patrick O’Loughran fut béatifié en 1992.

Son dies natalis est au 1er février (de l’ancien calendrier julien), mais pourrait être déplacé au 11 février de notre calendrier grégorien.

 

 

Henry Morse

1595-1645

 

Henry naquit dans le protestantisme en 1595 à Brome (Suffolk, Angleterre) et se convertit au catholicisme à Douai en 1614, à dix-neuf ans.

Pour être prêtre, il voyagea en différents endroits et arriva finalement à Rome où il fut ordonné, et d’où il fut envoyé en mission, en 1624.

A Heaton, il fut admis chez les Jésuites ; arrêté peu de temps après, il fit trois années de prison à York Castle, durant lesquelles il fit son noviciat avec son compagnon de cellule, le père John Robinson et fit sa première profession en prison. Ce père Robinson n’est pas le Martyr commémoré le 1er octobre mort en 1588.

Fut-il relâché, ou délivré par quelque complicité ? Il fut alors missionnaire dans les régiments anglais, aux Pays Bas.

De retour en Angleterre en 1633, il aurait ramené au catholicisme, en 1636, une centaine de familles protestantes, mais atteint de la peste, il fut hospitalisé.

Arrêté en février 1636, il fut mis en prison à Newgate. Le 22 avril, il fut conduit au tribunal et accusé d’être prêtre, d’avoir détourné des sujets du roi de leur foi et de leur allégeance. Dans un premier temps, il fut jugé coupable, dans un second temps non-coupable, et la sentence fut remise à plus tard.

Dès le 23 avril, il fit sa profession solennelle dans les mains du père Edward Lusher. Sur intervention de la reine Henriette Maria, une caution de 10.000 florins fut versée et il fut libéré le 20 juin 1637.

Pour n’avoir pas à payer cette caution, il repartit volontairement en exil quand un arrêt royal ordonna à tous les prêtres catholiques de quitter le pays avant le 7 avril 1641. C’est ainsi qu’il devint chapelain du régiment anglais de Gage, en Espagne.

Cette vie intrépide ne s’arrêta pas encore : le courageux prêtre repartit en Angleterre en 1643. Arrêté un an et demi après, il fut mis en prison à Durham puis Newcastle, et envoyé par mer à Londres.

Le 30 janvier, il passa à nouveau en jugement et cette fois-ci fut condamné. Le jour de son exécution, la corde fut tirée par quatre chevaux. Assistaient à l’exécution l’ambassadeur de France avec sa suite, le comte d’Egmont ainsi que l’ambassadeur de Portugal.

On «permit» à Henry de rester pendu et de mourir ainsi, car d’ordinaire, les Martyrs étaient remis sur pied avant leur mort, et on les éviscérait encore conscients avant de les écarteler.

Quand Henry fut écartelé, les hommes de l’ambassadeur imbibèrent des mouchoirs dans le sang du Martyr.

Béatifié en 1929, Henry Morse fut canonisé en 1970 parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Le dies natalis de Henry est au 1er février.

Les 84 Martyrs d’Avrillé

† 1794

 

Il y eut un Martyr le 12 janvier, quatre le 18 janvier, quarante-sept le 1er février (ci-après), six le 10 février, vingt-six le 16 avril. Le décret de béatification embrasse quinze autres Martyrs de la même époque, mais pas de la même localité.

 

On lira avec quelque utilité la notice générale Avrillé (Martyrs d’)

 

 

 

Jacquine Monnier

1726-1794

 

Jacquine (ou Jacqueline) était née le 16 janvier 1726 à Saint-Melaine (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Simone Chauvigné

1728-1794

 

Simone était née le 12 mars 1728 à Chaudefonds (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse et veuve Charbonneau, et probablement sœur ou cousine de Marie-Jeanne Chauvigné, épouse Rorteau, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Lenée

1729-1794

 

Marie était née le 14 juillet 1729 à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Lepage de Varancé.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Louise-Olympe Rallier de la Tertinière

1732-1794

 

Louise-Olympe était née le 24 avril 1732 à Châteaugontier (Mayenne). 

Elle était épouse et veuve Déan de Luigné, et probablement belle-sœur de Louise Déan de Luigné, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Françoise Pagis

1732-1794

 

Françoise était née le 14 octobre 1732 à Gouis (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Railleau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Catherine Cottanceau

1733-1794

 

Catherine était née vers 1733 à Bressuire (Deux-Sèvres). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Françoise Boulanger

1735-1794

 

Françoise (Bellanger ?) était née le 24 juin 1735 à La Trinité-d’Angers (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie-Anne Vaillot

1736-1794

 

Marie-Anne était née le 13 mai 1736 à Fontainebleau dans le Maine-et-Loire. 

Elle était entrée chez les Filles de la Charité.

C’est l’une des deux Religieuses d’Avrillé qui furent martyrisées.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Gallard

1739-1794

 

Marie était née vers 1739 à Saint-Laurent-de-la-Plaine (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Quesson.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine-Charlotte Phelippeaux

1740-1794

 

Perrine-Charlotte était née le 13 mai 1740 à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Sailland d’Epinatz, et probablement belle-sœur de Jeanne et Madeleine Sailland d’Epinatz, martyrisées le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Fausseuse

1740-1794

 

Marie était née vers 1740 à Boësse (Deux-Sèvres). 

Elle était épouse Blanchereau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Anne-Françoise de Villeneuve

1741-1794

 

Anne-Françoise était née le 11 septembre 1741 à Seiches-sur-le-Loir (Maine-et-Loir). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine Grille

1742-1794

 

Perrine était née le 6 février 1742 à Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Anne Hamard

1742-1794

 

Anne était née vers 1742 à Saint-Clément (Maine-et-Loire). Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine Besson

1742-1794

 

Perrine était née vers 1742 aux Essarts (Vendée). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

Madeleine Perrotin

1744-1794

 

Madeleine était née le 30 mars 1744 à Saint-Germain-des-Prés dans le Maine-et-Loire. 

Elle était épouse et veuve Rousseau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Rouault

1744-1794

 

Marie était née le 26 octobre 1744 à Vezins (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Bouju.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Victoire Bauduceau

1745-1794

 

Victoire était née le 20 septembre 1745 à Thouars (Deux-Sèvres). 

Elle était épouse Révélière.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Jeanne Gruget

1745-1794

 

Jeanne était née vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (actuelle Mauléon, Deux-Sèvres). 

Elle était épouse et veuve Doly.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Jeanne Fouchard

1747-1794

 

Jeanne était née le 10 septembre 1747 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Chalonneau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Cassin

1750-1794

 

Marie était née le 21 janvier 1750 à Chanteloup (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Moreau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Odile Baumgarten

1750-1794

 

Odile était née le 15 novembre 1750 à Gondrexange (Moselle). 

Elle était entrée chez les Filles de la Charité.

C’est l’une des deux Religieuses d’Avrillé qui furent martyrisées.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Renée Cailleau

1752-1794

 

Renée était née le 6 juillet 1752 à Saint-Aubin-de-Luigné (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Girault.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Renée Martin

1752-1794

 

Renée était née vers 1752 dans une localité non précisée. 

Elle était épouse Martin (sic).

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Grillard

1753-1794

 

Marie était née le 5 octobre 1753 à Saint-Pierre-de-Cholet (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme sa sœur ou cousine Renée, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie-Anne Pichery

1754-1794

 

Marie-Anne était née le 30 juillet 1754 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Delahaye.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie-Jeanne Chauvigné

1755-1794

 

Marie-Jeanne était née le 21 février 1755 à La Jumellière (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Rorteau, et probablement sœur ou cousine de Simone Chauvigné, veuve Charbonneau, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Gabrielle Androuin

1755-1794

 

Gabrielle était née le 6 septembre 1755 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Perrine et Suzanne, martyrisées le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Leroy 1

1755-1794

 

Marie était née vers 1755, dans une localité non précisée. 

Elle était épouse Brevet.

Le même jour fut martyrisée une autre personne portant les mêmes nom et prénom, mais née en 1771 (voir notice Marie Leroy 2).

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marguerite Rivière

1756-1794

 

Marguerite était née le 20 août 1756 à La Ferrière-de-Flée (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse Huau.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Gasnier

1756-1794

 

Marie était née le 8 novembre 1756 à Ménil (Mayenne). 

Elle était épouse Mercier.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

Suzanne Androuin

1757-1794

 

Suzanne était née le 16 mars 1757 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Gabrielle et Perrine, martyrisées le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Jeanne Bourigault

1757-1794

 

Jeanne était née le 24 octobre 1757 à Chaudefonds (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Louise Déan de Luigné

1757-1794

 

Louise était née le 17 novembre 1757 à Argenton-Notre-Dame (Mayenne). 

Elle était célibataire et probablement belle-sœur de Louise-Olympe Rallier de la Tertinière, veuve Déan de Luigné, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Renée Valin

1760-1794

 

Renée était née le 8 mars 1760 à Chaudefonds (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine Androuin

1760-1794

 

Perrine était née le 31 août 1760 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Gabrielle et Suzanne, martyrisées le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Charlotte Davy

1760-1794

 

Charlotte était née le 19 octobre 1760 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Françoise Bonneau

1763-1794

 

Françoise était née vers 1763 à Saint-Léger-en-Anjou (actuelle St-Léger-sous-Cholet, Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Madeleine Blond

1763-1794

 

Madeleine était née vers 1763 à Angers (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Rose Quenion

1764-1794

 

Rose était née le 20 janvier 1764, à Mozé-sur-Louet (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine Ledoyen

1764-1794

 

Perrine était née le 16 septembre 1764 à Saint-Aubin-de-Luigné (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Françoise Michau

1765-1794

 

Françoise était née vers 1765, mais on n’a pas retrouvé la localité de sa naissance. 

Elle était célibataire.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Renée Grillard

1766-1794

 

Renée était née le 10 février 1766 à Saint-Pierre-de-Cholet (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme sa sœur ou cousine Marie, martyrisée le même jour.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Perrine Sailland d’Epinatz

1768-1794

 

Perrine était née le 24 mars 1768 à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Jeanne et Madeleine, martyrisées le même jour. Une autre Martyre du même jour était probablement leur belle-sœur, Perrine-Charlotte Phelippeaux, épouse Sailland d’Epinatz.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Jeanne Sailland d’Epinatz

1769-1794

 

Jeanne était née le 3 juillet 1769 à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Perrine et Madeleine, martyrisées le même jour. Une autre Martyre du même jour était probablement leur belle-sœur, Perrine-Charlotte Phelippeaux, épouse Sailland d’Epinatz.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Madeleine Sailland d’Epinatz

1770-1794

 

Madeleine était née le 9 août 1770 à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Perrine et Jeanne, martyrisées le même jour. Une autre Martyre du même jour était probablement leur belle-sœur, Perrine-Charlotte Phelippeaux, épouse Sailland d’Epinatz.

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

 

 

Marie Leroy 2

1771-1794

 

Marie était née le 19 mai 1771 à Montilliers (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire.

Le même jour fut martyrisée une autre Marie Leroy, épouse Brevet (voir notice Marie Leroy 1).

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

Baolo Hong Yŏng-ju

1802-1840

 

Baolo (Paulus) était né en 1802 à Sŏsan (Chungchŏng, Corée sud), dans un foyer déjà chrétien.

Il était petit-fils d’un martyr de 1801, Hong Nang-min, et neveu d’un autre martyr Hong Protasius (cf. 20 mai ?) ; lui et son frère, Peteuro Hong Pyŏng-Ju, étaient donc d’une famille très chrétienne, et contribuèrent beaucoup à aider l’Eglise coréenne.

Tous deux, catéchistes, accomplirent leur mission avec beaucoup d’enthousiasme, communiquant leur foi aux catéchumènes, assistant les malades et participant à toutes les autres activités charitables de la communauté, ce qui amena les missionnaires à leur confier d’importantes responsabilités.

Lors de la persécution de 1839, ils cachèrent les missionnaires chez eux, au risque de leur vie. Un traître les dénonça en les faisant inscrire sur la liste des recherchés.

On les retrouva. On voulut les forcer à révéler des indications sur les autres Chrétiens ou de renier leur foi, en vain. Il se trouva que le chef des bourreaux était un parent, qui ne voulut pas les torturer lui-même, mais les fit torturer pour les faire apostasier. Mêmes les autres prisonniers, voleurs ou assassins, participèrent aux tortures avec les bourreaux, mais les deux frères ne cédèrent pas.

Condamnés à mort, Peteuro et Baolo furent conduits à Tangkogae (Séoul), et décapités : Peteuro, le 31 janvier 1840, avec six (ou même sept) autres compagnons ; Baolo, le 1er février 1840, avec deux autres compagnons.

Peteuro et Baolo ont été martyrisés à deux jours différents, parce qu’une loi prohibait, à l’époque, de condamner à mort deux parents le même jour…

Ces martyrs ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

Leur fête liturgique commune est au 21 septembre.

 

 

Yohan Yi Mun-u

1809-1840

 

Yohan (Jean) était né en 1809 à Ich'ŏn (Kyŏnggi, Corée sud), d'une famille noble et catholique. 

Il fut orphelin à cinq ans et recueilli par une pieuse femme à Séoul. Elle voulut le marier, et il finit par se laisser convaincre, mais sa femme et ses deux enfants moururent bientôt.

Désormais grand et libre, il se donna de tout son cœur au service des missionnaires, les accompagnant dans leurs missions, les aidant à se cacher dans la montagne lors de la persécution de 1839, les informant des nouvelles et des dangers, et il risqua beaucoup quand il voulut ensevelir les corps des saints martyrs, l'évêque Imbert et les pères Maubant et Chastan.

Puis il songea à s'enfuir.

Mais il fut arrêté, chez un ami, le 10 novembre 1839. On lui demanda pourquoi il voulait abandonner sa noble condition et mourir en catholique, on tenta de le faire apostasier en lui servant un bon repas avec du vin. Yohan répondit qu'il ne renierait jamais Dieu, le Créateur et le Roi des rois.

On le tortura, on le jeta en prison avec les droits-communs. Yohan rencontra des apostats, qu'il réprimanda et chercha à reconduire à la foi.

De la prison, il écrivit une lettre magnifique, dont voici des extraits : 

Regardez un corps, dix jours après que l'âme l'ait quitté : comme il est misérable, comme il sent mauvais ! Les gens se préoccupent plus de leur corps que de leur âme. Les gens vivent comme des bêtes. Les bêtes n'ont pas d'âmes à sauver. Quelle déchéance pour des hommes qui ont à sauver leurs âmes, de vivre comme des bêtes ! … N'ayez pas peur de la mort. Une fois que vous aurez traversé toutes les souffrances, vous pourrez entrer dans le bonheur éternel... Telle est la dernière lettre que j'écris dans ma vie.

Finalement, on le conduisit au lieu-dit Tangkogae, près de Séoul, où il fut décapité, le 1er février 1840.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

 

 

Bareubara Ch'oe Yŏng-i

1818-1840

 

Bareubara était née en 1818 et sa mère était Magdallena Son So-byŏk (cf. 31 janvier). 

Très pieuse dès son enfance, elle n'accepta de se marier qu'avec un homme très croyant, qu'il fût noble ou pas, riche ou pauvre. C'est ainsi qu'elle épousa Charles Cho et eut un fils.

Arrêtée, Bareubara prit avec elle son petit garçon en prison, mais l'endroit n'était pas du tout approprié pour un enfant, à cause de l'humidité et du manque de nourriture. Et surtout, Bareubara craignait de perdre sa force intérieure, à cause de son fils. Aussi confia-t-elle le petit garçon à des parents.

On lui demanda d'indiquer où se trouvaient les autres Chrétiens, et à qui appartenaient les objets religieux qu'on avait trouvés chez elle. Elle répondit adroitement qu'elle ne voulait pas renier Dieu et qu'elle était trop jeune pour connaître ses Compagnons de la foi, de sorte qu'on la tortura très durement ; elle dut recevoir quelque deux cent-cinquante coups de « club » ; son corps était tout meurtri.

Dans une lettre qu'elle écrivit de la prison, elle dit : Comme ça me fait de la peine de perdre mes parents dans le martyre ! Mais quand je pense au Ciel, je me console et je remercie Dieu pour ce privilège spécial du martyre.

Finalement, on la conduisit au lieu-dit Tangkogae, près de Séoul, où elle fut décapitée, le 1er février 1840.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984.

 

 

Anna Michelotti

1843-1888

 

Anna était le deuxième enfant de Gian Michele Telesforo Michelotti, un piémontais d’Almese (Turin, Italie) émigré en Savoie, et de Pierina Mugnier-Serand. Elle naquit le 29 août 1843 à Annecy, qui se trouvait alors dans les Etats de Savoie (Royaume de Sardaigne), plus tard réunis à la France.

Le jour de sa première communion, sa mère l’emmena visiter un malade pauvre. Ce fut là la première étincelle qui allait mettre le feu dans le cœur d’Anna.

Après la mort de Gian Michele (1857), la famille, ruinée, revint à Almese, où Anna essaya la vie religieuse chez les Visitandines.

Dépourvue de dot, elle dut les quitter et s’en vint en 1862 chez les Sœurs de Saint-Charles à Lyon, qui étaient enseignantes ; mais elle n’y trouva pas sa voie : elle voulait soigner les malades. Sur ces entrefaites, moururent sa mère et son frère Antonio, alors novice chez les Frères des Ecoles Chrétiennes. Elle se retrouvait seule au monde.

Elle se mit à visiter et soigner les malades à domicile, mais dut interrompre cette activité lors de la guerre franco-prussienne.

En 1871, elle s’installa à Moncalieri (Turin) et se rendait chaque jour à Turin pour visiter des malades.

En 1874, elle eut la permission de donner naissance à une congrégation : les Petites Servantes du Sacré-Cœur de Jésus pour les Malades pauvres, où elle prit le nom de Giovanna Francesca de la Visitation.

Les débuts furent marqués par de grandes difficultés financières, des décès en série, jusqu’à ce qu’une pieuse dame de Turin leur donna une maison (1879). 

La Mère Fondatrice vivait dans une grande mortification, dormant par-terre, assaisonnant ses repas avec de la cendre. 

Elle aurait voulu désigner quelques-unes des sœurs pour l’adoration perpétuelle, mais ce ne lui fut pas accordé ; aussi préconisa-t-elle que chacune fît une intense adoration quotidienne. Elle conseillait la dévotion du chapelet, la méditation de la Passion (elle mangeait debout ou à genoux le Vendredi Saint, et baisait les pieds des Consœurs ; «manger» signifiait, en l’occurence, prendre uniquement un morceau de pain).

Elle disait aux Sœurs : Si vous vous trompez, vous ne descendez que d’une marche ; si vous vous humiliez, vous en montez trois !

Mère Giovanna Francesca fut frappée les dernières années d’asthme chronique et, en 1887, dut remettre le gouvernement de la famille religieuse à une autre.

Elle, qui avait si souvent reçu des conseils de Don Giovanni Bosco (v. 31 janvier), mourut précisément un jour après lui, à Turin, le 1er février 1888, et fut béatifiée en 1975. 

L’Institut fut approuvé en 1940.

 

 

Luigi Variara

1875-1923

 

Luigi naquit le 15 janvier 1875 à Viarigi (Asti, Piémont, Italie), de parents très chrétiens Pietro Variara et Livia Bussa.

Il fréquenta l’oratorio salésien, et en connut le fondateur lui-même, Giovanni Bosco (v. 31 janvier), qu’il rencontra personnellement un mois avant la mort de ce dernier.

Il commença le noviciat en 1891, fit sa profession dans les mains du successeur de Giovanni Bosco, Michele Rua (v. 6 avril).

Ses études de philosophie se passèrent à Valsalice, où il rencontra Michele Unia, un Salésien qui était déjà apôtre des lépreux en Colombie. Luigi fut conquis par ce prêtre.

Sans attendre la fin de ses études, Luigi partit avec Michele en Colombie (1894). Il se donna passionnément à l’apostolat parmi les lépreux de Agua de Dios, partageant avec eux son amour de la musique et du théâtre.

A la mort de Michele Unia, Luigi se retrouvait avec trois autres prêtres dans cette colonie de lépreux. Pendant trois ans, jusqu’à son ordination sacerdotale (1898), Luigi mûrit en son cœur le don total de soi, côtoyant la contagion toujours possible de la lèpre au contact des malades.

Après son ordination, il demeura sur place. Il passait parfois cinq à six heures chaque jour au confessionnal, tout en continuant à former les lépreux à la musique et au théâtre, et enseignant aussi aux jeunes la sainte morale chrétienne. Pour eux il fit construire un léprosarium, où, à part les soins médicaux, ils auraient reçu un enseignement scolaire et même, si possible, une formation technique, pour les sortir de l’oisiveté et du vice. Le léprosarium, «Maison Michele Unia» ouvrit en 1905.

Luigi fonda alors la congrégation des Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, pour s’occuper de ces jeunes. Il écrivit cette année-là qu’il ne s’était jamais senti aussi heureux d’être Salésien et qu’il remerciait le Seigneur de l’avoir envoyé dans cette colonie de lépreux pour apprendre à gagner le ciel.

L’esprit de la congrégation était en même temps de permettre à des lépreuses de se consacrer à Dieu, une initiative qui fut très critiquée par d’autres instituts religieux. Même les Salésiens ne comprenaient pas tous comment cette «branche» correspondait vraiment à l’idéal salésien. 

Luigi persévéra cependant et gravit peu à peu son calvaire personnel, au milieu de ceux-là mêmes qui auraient dû être ses plus proches collaborateurs. Il eut au moins la consolation d’être soutenu par Michele Rua.

Mais la congrégation continua à jeter le discrédit sur cette fondation. Luigi en fut éloigné pendant les dix-huit dernières années de sa vie : on l’envoya au Vénézuéla, on le transféra de ville en ville, jusqu’à Táriba (Vénézuéla) pour finalement aller finir ses jours à Cucuta (Colombie).

Il conserva cependant un contact avec la supérieure des Religieuses d’Agua de Dios, à laquelle il recommandait de ne pas avoir peur, que l’œuvre continuerait, si elle était voulue par Dieu.

Or cette congrégation est maintenant largement présente dans toute l’Amérique du Sud, au Mexique, en Guinée, en Espagne, en Italie.

Luigi Variara mourut le 1er février 1923 et fut béatifié en 2002. Son dies natalis est ainsi le lendemain de celui du fondateur salésien, Giovanni Bosco.

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