Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 00:00

06 FEVRIER

 

I.

S Bucole, évêque à Smyrne.

III.

S Antolianus, martyr à Clermont.

Ste Dorothée, vierge à Césarée de Cappadoce, et l’avocat s. Théophile, martyrs.

? Ss Saturnin et Revocata, martyrs.

IV.

Ste Dorothée, vierge à Alexandrie, enfuie dans les montagnes pour échapper aux sollicitations de l’empereur.

Ss Silvanus, évêque à Emèse, le diacre Lucas et le lecteur Mocius, livrés aux bêtes et martyrs.

V.

S Amand, évêque à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Ss Mel, abbé et premier évêque à Ardagh.

VI.

S Vedastus, catéchiste de Clovis, évêque à Arras et Cambrai, patron de la ville et du diocèse d’Arras.

VII.

S Amand, évêque missionnaire surtout en Flandre (Maastricht), fondateur de monastères, en particulier Elnone.

S Ina, roi anglais et législateur, bienfaiteur et fondateur d’abbayes, retiré à Rome.

VIII.

Ste Reinildis, abbesse avec sa sœur Herlindis à Maaseik.

XII.

B Ernold, abbé à Bonneval.

S Guarino, augustin à Pavie (mais qui se cacha quand on l’y nomma évêque), évêque à Palestrina, cardinal.  

S Aldric (Elric), de famille royale, porcher chez les norbertines à Fussenich.

XIV.

S Brynolf Algotsson, évêque à Skara.

B Angelo de Furci, fils de parents âgés, augustin à Naples. 

B Antonio, augustin à Mondola près Ancône, mort à quatre-vingt-quinze ans.

Bse Françoise, tertiaire franciscaine à Gubbio.

XX.

Bse Regina Christine Bonzel (1830-1905), allemande, fondatrice des Sœurs Franciscaines de l'Adoration Perpétuelle, béatifiée en 2013.

B Alfonso Maria Fusco (1839-1910), prêtre près de Salerne, actif en milieu agricole, fondateur des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste, pour les pauvres et les orphelins, béatifié en 2001, canonisé en 2016, spécial protecteur des pauvres et des bisogneux.

S Francesco Spinelli (1853-1913), prêtre fondateur, à Bergame, des Sœurs Adoratrices, béatifié en 1992, canonisé en 2018.

S Mateo Correa (1866-1927), prêtre mexicain, martyrisé pour avoir maintenu le secret de la confession ; fêté le 21 mai avec ses Compagnons, béatifiés en 1992, canonisés en 2000.

 

Bucole de Smyrne

1er siècle

 

En essayant de recouper plusieurs informations, on a du mal de situer cet évêque.

Il aurait été le premier évêque à Smyrne, et aurait conféré le sacerdoce et l’épiscopat à saint Polycarpe.

Mais on dit ailleurs que Polycarpe reçut l’épiscopat de l’apôtre Jean.

Quant au «premier» évêque de Smyrne, une autre source parle d’un certain Stratée, avant Bucole, et même encore d’un certain Ariston avant ce dernier. Il sera sans doute impossible de trancher. 

On pourra supposer que le prédécesseur de Polycarpe ait reçu un surnom : Ariston étant le superlatif de «bon», et Bucole signifiant «pastoral», deux épithètes qui peuvent très bien s’appliquer à un saint évêque. C’est là une hypothèse tout-à-fait gratuite, mais qui en vaudra bien d’autres.

Les Grecs mentionnent saint Bucole le 6 février, mais pas le Martyrologe Romain.

 

 

Antolianus de Clermont

† 265

 

Ce Martyr fut victime du roi aleman Chrocus, lors de l’incursion ravageuse de ses troupes en Gaule, durant le règne de l’empereur Gallien.

S.Grégoire de Tours (v. 17 novembre) dit qu’avec lui souffrirent Liminius, Cassius et Victorinus.

Saint Antolianus de Clermont est commémoré le 6 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Dorothée et Théophile de Césarée de Cappadoce

† 304

 

Les martyres de Dorothée et Théophile sont particulièrement unis en une seule histoire.

Dorothée vivait à Césarée de Cappadoce, où ses parents avaient subi le martyre. Elle priait et jeûnait, et édifiait les habitants par son humilité , sa douceur, sa prudence.

Le gouverneur Saprice la fit arrêter en application des décrets de Dioclétien.

«Quel est ton nom ? lui demande-t-il.

- Je me nomme Dorothée.

- Je t'ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.

- Je n'adore que le Dieu du ciel, car il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui. »

- Écoute-moi et sacrifie, c'est le seul moyen d'éviter le chevalet.

- Les souffrances du chevalet ne durent qu'un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels.»

Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l'intimider, mais elle réitère sa profession de foi :

«Pourquoi retardes-tu mon bonheur ? Je suis chrétienne ! Je n'aspire qu'à voir Celui pour qui j'affronte les tourments et la mort.

- Et qui est Celui que tu désires ?

- C'est le Christ, le Fils de Dieu.

- Ce sont là des folies, sacrifie et tu seras heureuse.

- Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l'épouse du Christ et je brûle de m'unir à Lui dans les Cieux.»

Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié ; mais loin d'être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l'énormité de leur faute, les convertit et assista bientôt à leur martyre.

Dorothée, à son tour, fut de nouveau étendue sur le chevalet. «Jamais, je n'ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j'ai rendu au Christ deux âmes que le démon Lui avait ravies.» Et se tournant vers le juge : «Misérable, lui dit-elle, te voilà vaincu, toi et tes idoles !»

Elle fut condamnée à être frappée du glaive. «Je te rends grâces, s'écria-t-elle, ô céleste Amant des âmes, de ce que tu m'appelles en ton Paradis.»

 

*       *       *

 

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer des fruits ou des roses du jardin de son époux. Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ.

On le dénonça immédiatement à Saprice, qui l’interrogea. 

«Quelle passion te dévore ? Ce nom, tu ne voulais pas en entendre parler… Et quand es-tu devenu chrétien ?

- Oui, j’ai offert des sacrifices aux dieux ; mais je reconnais maintenant que ce sont de vaines divinités…

- Je le vois, tu veux mourir. Je vais t’infliger divers tourments et te faire souffrir ensuite une mort cruelle.

- Je désire mourir au plus vite pour le saint nom de Jésus-Christ, mon maître. Accomplis ton dessein.» 

Théophile subit le martyre ce jour même en rendant grâces à Jésus-Christ.

Dorothée et Théophile sont inscrits au 6 février dans le Martyrologe.

 

 

Silvanus d’Emèse

† 311

 

Il y a une incertitude au sujet de ce Silvanus, évêque d’Emèse (l’actuelle ville martyre de Homs, Syrie).

D’après l’historien Eusèbe de Césarée, Silvanus mourut en 311, martyr, après quarante années d’épiscopat.

D’après Baronius, Silvanus souffrit vers 284, sous Numérien.

D’après le Martyrologe actuel, Silvanus souffrit vers 235-238, sous Maximin, en compagnie de son diacre Lucas et de son lecteur Mocius ; tous les trois furent livrés aux bêtes.

Saint Silvanus d’Emèse est commémoré le 6 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mel d’Ardagh

† 490

 

Mel aurait été un neveu de s.Patrice (v. 17 mars).

Il construisit un monastère à Ardagh (à moins que ce fût s.Patrice lui-même) ; il y exerça la juridiction simultanée d’abbé et d’évêque ; il passe pour avoir été ainsi le premier évêque d’Ardagh.

Dieu le favorisa du don de prophétie, et il annonça la grandeur et la sainteté de ste Brigit de Kildare (v. 1er février). C’est probablement lui qui remit le voile des vierges à Brigit.

Il serait mort vers 490.

Traditionnellement, on lui adjoint trois frères : Melchu, co-évêque de Mel ; Munis, évêque de Forgney ; Rioc, abbé d’Inisbofinde. Mais ces trois derniers ne sont plus mentionnés dans le Martyrologe.

En réalité le «diocèse» d’Ardagh fut officiellement érigé en 1111 ; la cathédrale en fut détruite en 1496 ; une nouvelle fut construite au dix-neuvième siècle, qui fut détruite par le feu le jour de Noël 2009. Le diocèse d’Ardagh fut réuni à celui de Clonmacnoise, actuellement à celui de Kilmore et Elphin.

Saint Mel d’Ardagh est commémoré le 6 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vedastus d’Arras

† 540

 

Vedastus - qui est devenu Vaast ou Gaston, et Foster en anglais - avait ses origines aux frontières du Périgord et du Limousin ; sa famille devait posséder beaucoup de biens.

Nouvel Abraham, il quitta son pays, sa famille et ses biens pour venir vivre en reclus à Toul ; l’évêque le connut et l’ordonna prêtre.

C’est Vedastus qui prépara Clovis au baptême, l’accompagnant de Toul à Reims. En route, Vedastus rendit la vue à un aveugle, ce qui acheva de bien disposer et le roi et les membres de sa suite pour recevoir la Lumière.

C’est ainsi que s. Remi (v. 15 janvier) garda Vedastus quelque temps dans son diocèse, dont les fidèles furent très édifiés par l’action de Vedastus.

En 499, s.Remi l’ordonna évêque d’Arras, un diocèse complètement ravagé par les incursions d’Attila. Quand Vedastus fut à l’entrée de la ville, il guérit un aveugle et un boîteux : il allait aider le peuple à voir la Vérité et à marcher droit.

Le travail était immense ! L’église servait de retraite aux bêtes fauves : Vedastus aurait ordonné à un ours (ou à un loup) de n’y plus reparaître - et la bête obéit ; les seigneurs s’adonnaient à des festins interminables. Un jour que Vedastus était invité avec le roi chez un des leudes, il fit un signe de croix en entrant dans la salle du festin, et toutes les coupes de cervoise se brisèrent.

L’épiscopat de Vedastus dura quarante années.

En 510, il reçut aussi la charge du diocèse de Cambrai. On sait par témoignages historiques que les actions de l’Evêque furent véritablement considérables.

Il fut pris de fièvre violente à Arras. Vers la fin de janvier ou le début de février 540, on vit sortir de sa maison une intense lumière ; prévenu, Vedastus annonça sa propre mort prochaine, et décéda le 6 février 540.

Saint Vedastus est commémoré le 6 février au Martyrologe Romain.

 

 

Amand d’Elnone

VIIe siècle

 

Dix Saints connus portent ce nom, qui signifie “qu’il faut aimer”. Le plus ancien est le premier évêque de Strasbourg, mort au IVe siècle. Mais on ne connaît rien de sa vie.

Un des plus connus, en revanche, naquit à la fin du VIe siècle sur le territoire d’Herbauges, non loin de Nantes. Parvenu à sa vingtième année, il voulut se donner entièrement à Dieu et se rendit dans l’île d’Yeu, près de l’île de Ré et frappa à la porte du monastère où on le reçut volontiers.

Un jour, pour éprouver sa vertu d’obéissance, l’abbé lui demanda de faire un travail dans un endroit écarté de l’île. Amand s’y rend, mais aperçoit non loin un énorme serpent ; effrayé, mais désireux de ne pas s’écarter de l’ordre reçu, il se prosterne, prie, fait le signe de la croix en direction du monstre en lui ordonnant de se retirer : le reptile disparaît alors en mer.

Amand devait connaître la contradiction de la part de son père, Serenus. Ce dernier rêvait pour son fils unique des honneurs et des richesses. Il retrouve Amand, lui parle doucement, puis se fait menaçant. Amand lui répond fermement : Mon Père, je désire uniquement servir Dieu et ne demande rien des biens dont tu me parles ; laisse-moi seulement me dévouer tout entier au service de Jésus-Christ.

Amand dut cependant s’éloigner de l’île d’Yeu et s’en vint au tombeau de s.Martin de Tours. Il pria alors le Seigneur intensément de ne pas le faire revenir en son pays, mais de lui permettre de voyager et de se fatiguer dans l’apostolat. Il commence de vivre parmi les moines de Tours mais peu après, il est poussé par Dieu à aller demander à un saint prêtre de Bourges ce qu’il doit faire : ce sera de s’enfermer dans une cellule, dans l’attente de savoir la sainte volonté de Dieu. Amand passera là quinze années à prier, à faire pénitence, et aussi à se préparer au sacerdoce.

Dieu appelle Amand à Rome. Il s’y recueille dans l’église de Saint-Pierre, dont un des portiers croit bien faire de l’expulser, le prenant pour un malfaiteur. Amand alors se prosterne à l’extérieur du portail et continue de prier. Saint Pierre lui apparaît : il l’invite à retourner en Gaule pour travailler à l’évangélisation. Amand revient à Bourges, on le fait évêque, non pas d’un siège particulier, mais avec mission de voyager : il se rend ainsi dans le pays de Gand, en Flandre, en Brabant, fondant des monastères dont celui d’Elnone, où il devait mourir plus tard.

Amand ressuscita un jour un condamné à mort pendu, le baptisa et lui recommanda d’avoir désormais une vie vertueuse. 

En 646 il fut installé quelques années sur le siège de Maastricht, dont il demanda au pape de démissionner, lors de son troisième voyage à Rome. Il continua de voyager (chez les Slaves au-delà du Danube, chez les Gascons dans les Pyrénées, en Rouergue, en Beauvaisis...). 

Saint Amand mourut paisiblement au milieu de ses disciples, le 6 février de l’an 679 (ou 684), et on le fête ce jour-là. 

Le monastère d’Elnone prit le nom de Saint-Amand et y conserva le corps du Saint.

Reinildis de Maaseik

† 750

 

Les deux sœurs Reinildis et Harlindis étaient les filles du comte Adalard. On les nomme aussi Relinde (parfois Renula) et Harlinde.

Elles furent éduquées dans un couvent de Valenciennes, où elles apprirent tous les arts possibles : écriture et lecture bien sûr, chant, peinture, tissage, broderie, couture.

Au terme de cette période, elles manifestèrent leur désir de ne pas vivre dans le monde et leur père construisit pour elles, en 720, le monastère d’Aldeneik (Maaseik, Limbourg belge). Elles s’y installèrent avec douze autres jeunes filles, et furent rejointes ensuite par beaucoup de demoiselles de la région. On y vécut selon la règle bénédictine.

On dit parfois que ce monastère se trouvait à Eike, il faut entendre «Eike sur la Meuse», d’où Maas-eik.

La communauté reçut la visite des saints Boniface et Willibrord (v. 5 juin et 7 novembre), qui leur remirent le voile des vierges.

La maison devint un centre réputé pour ses objets d’art, de décoration d’ornements et de nappes, d’écriture et d’enluminure.

Reinildis et Harlindis cependant n’étaient pas activistes ; elles travaillaient beaucoup, mais mettaient leur propre sanctification au premier plan de leurs préoccupations. Le Malin leur ménagea plus d’un obstacle, mais elles y résistèrent victorieusement.

Leurs parents finirent par les rejoindre à leur tour ; après leur mort, ils furent ensevelis dans le couvent.

Les deux sœurs «gouvernaient» ensemble : pas de jalousie, pas d’ambition personnelle, mais une sainte rivalité dans la sainteté. Ensemble elles vivaient, ensemble elles décidaient… ensemble elles accomplissaient des miracles. Le jour de la présence de Boniface et Willibrord, elles changèrent l’eau en un excellent vin pour eux.

On dit qu’Herlindis mourut la première vers 745, un 12 octobre, mais on ne la trouve pas dans le Martyrologe, tandis que Reinildis, qui mourut quelques années plus tard, est mentionnée au 6 février.

Les miracles qui s’opérèrent sur leur tombeau, firent proclamer leur sainteté.

 

 

Guarino de Palestrina

1080-1158

 

Guarino vit le jour à Bologne (Italie) vers 1080, de la noble famille des Guarini. Sa mère était de la famille des Foscari.

Après avoir été féru de littérature, Guarino contrecarra les projets de sa famille en déclarant haut et fort qu’il ne voulait s’attacher qu’à Jésus-Christ. Il donna son héritage pour faire construire un hôpital.

Admis dans le clergé de Bologne, il entra bientôt chez les Chanoines de Saint-Augustins. Autour de 1104, il reçut le sacerdoce et rejoignit le monastère de Mortara.

En 1139, sa science et sa vertu le firent nommer évêque de Pavie, mais il échappa à la consécration en sautant par une fenêtre et en allant se cacher on ne sait où, aussi longtemps qu’on n’eut pas élu quelqu’un à sa place. Puis il reparut.

Malgré son stratagème, ou peut-être à cause de celui-ci, le pape tint en 1144 à le créer cardinal et à le nommer évêque de Palestrina, un petit diocèse des environs de Rome. La ville lui fit don de jolis chevaux, qu’il vendit au profit des pauvres.

Guarino n’en continua pas moins sa vie austère ; il fut un pasteur zélé pour le salut de ses diocésains. Se sentant indigne de sa position, il chercha par deux fois à quitter la place : une première fois, le pape le rappela de Subiaco ; la seconde fois, il rencontra à Ostie des Sarrazins et dut se réfugier à Rome, avant de regagner son siège. 

Il participa à trois conclaves à Rome, d’où sortirent les papes Eugène III (v. 8 juillet), Anastase IV et Adrien IV.

Il méditait souvent sur la mort. Quand il se sentit proche de l’Heure, il recommanda encore à son clergé le zèle pour la sanctification des âmes.

Il expira le 6 février 1158.

Les miracles avenus sur son tombeau le firent canoniser dès 1159.

Quand la ville de Palestrina fut saccagée (1473), on mit les restes de Guarino en sécurité, mais on ne les a pas retrouvés ensuite.

 

 

Hildegonde de Cologne

† après 1183

 

Hildegonde est regardée comme la fille d’Herman et d’Hadwige, de la maison des comtes de Lidtberg, dans l’ancien archevêché de Cologne.

Après la mort d’Herman, Hadwige se rendit avec Gertrude, la troisième de ses filles, au couvent de Dunwald, de l’ordre des Prémontrés, pour y terminer ses jours dans le silence et la retraite.

Cet exemple fit une profonde impression sur Hildegonde, qui avait épousé le comte Lothaire d’Arnsberg et l’avait rendu père de deux fils, Théodoric et Herman, et d’une fille, Hadwige. La mort lui ayant enlevé son époux et son fils Théodoric, et Herman s’étant dévoué au service de Dieu dans le couvent de Kappenberg, elle entreprit vers l’an 1165 un pèlerinage vers les tombeaux des Apôtres, et y forma le vœu de consacrer toute sa fortune à des œuvres de piété.

A son retour elle partagea le patrimoine de son père avec sa sœur Elisabeth de Randerode, fonda un couvent de religieuses à Mehren, au-dessous de Neuss sur le Rhin, et le soumit à la règle de Prémontré. Ce partage ainsi que la fondation du couvent furent confirmés en 1166 par l’archevêque de Cologne et par le pape en 1179.

Le nouvel établissement fut soumis, quant aux affaires spirituelles, au couvent de Steinfeld. Hildegonde y prit le voile avec sa fille Hadwige, et fut bientôt nommée prieure. Elle eut la satisfaction de voir les sœurs aspirer avec un zèle infatigable à l’esprit de pénitence et de perfection chrétienne, et devenir les ornements de l’Eglise. Les vertus qu’elle voyait fleurir autour d’elle, et qui la remplissaient d’étonnement et de reconnaissance envers celui qui est la source de tout bien, lui inspirèrent aussi un élan plus sublime ; et elle s’était placée en effet à un degré éminent de perfection, lorsque le Seigneur l’appela hors de ce monde, et lui donna la couronne des Bienheureux. 

Sa mort arriva le 6 février, après l’année 1183.

Son fils Herman, prieur de Kappenberg, enterra son corps devant le grand autel de l’église de Mehren et sa fille Hadwige lui succéda (v. 14 avril). 

Aussitôt après sa mort, on l’honora sous le titre de Sainte et on implora son intercession. Elle n’a pourtant jamais été solennellement canonisée.

 

 

Brynolf Algotsson

1248-1317

 

Brynolf naquit vers 1248 probablement à Skara (Suède), de Algot Brynolfsson et Margareta Petersdotter.

Il étudia à Paris dès l’âge de dix-huit ans.

De retour à Skara, il fut doyen du chapitre de la cathédrale.

En 1278, il fut élu évêque de Skara.

Homme de grande culture, il fut l’auteur de quatre hymnes en vers rimés sur les Martyrs Elin (v. 31 juillet) et Eskil (12 juin), sur la Sainte Vierge et la Couronne d’Epines du Sauveur, dont une épine se trouvait dans la cathédrale. Ces hymnes représentent les premiers et en même temps les plus beaux écrits de la Suède du Moyen-Age. 

En 1277, il hérita de plusieurs fermes de Bengt, un seigneur de sa parenté ; en outre, il régissait les forêts de Kinnevik, Kåkinds, Kallant et Ridge.

Il réunit un synode en 1280.

Brynolf publia en 1281 une loi concernant les dîmes qu’on devait à l’évêque.

On lui doit la construction du château Lekkia (1298) sur l’île de Kållandsö.

Ainsi, par son activité littéraire, liturgique, pastorale et sociale, l’évêque de Skara apparut dès son vivant comme le modèle du pasteur soucieux de son peuple.

Dès sa mort, le 6 février 1317, il reçut un culte local ; sainte Brigitte (v. 23 juillet) eut révélation de sa sainteté ; il fut canonisé durant le concile de Constance (1414-1418).

Le Martyrologe le mentionne au 6 février.

 

 

Angelo de Furci

1246-1327

 

La naissance de cet ange à Furci (Chieti, Abruzzez, Italie CE) fut le résultat de la piété de ses bons parents qui, âgés, recoururent à Dieu pour obtenir le don de la paternité. Par l’intercession de l’Archange saint Michel (v. 29 septembre) et de saint Augustin (v. 28 août), ils furent exaucés et vouèrent leur garçon dès sa naissance, à saint Michel.

Angelo fut confié aux moines bénédictins de Cornaclano, dont l’abbé était un oncle maternel ; à dix-huit ans, il voulut entrer dans la cléricature. Son père, sur le point de mourir, lui conta l’origine de sa naissance ; Angelo comprit qu’il devait ainsi entrer sous la Règle de Saint-Augustin et rejoignit les Ermites de Saint-Augustin à Vasto (1266).

On l’envoya à Naples pour y achever sa formation théologique et il reçut le sacerdoce.

Après sa profession religieuse, il fut à Paris pendant cinq ans et, à son retour, enseigna la théologie à Naples. Il rédigea un commentaire sur l’évangile de Matthieu, qui ne nous est pas parvenu.

En 1287, il fut élu provincial de son Ordre, mais il refusa les évêchés qu’on lui proposa, Melfi et Acerra.

C’est le 6 février qu’il mourut à Naples et les miracles ne tardèrent pas à fleurir à son tombeau.

Le culte dont il fit l’objet fut ratifié en 1888.

 

 

Regina Christine Wilhelmine Bonzel

1830-1905

 

Regina (Reine) naquit le 17 septembre 1830 à Olpe (Arnsberg, Sauerland, Allemagne), le jour où l’on fêtait les Stigmates de saint François d’Assise. Si elle reçut au Baptême les noms sus-mentionnés, il semble qu’on l’ait communément appelée Aline.

Les parents étaient des bourgeois aisés, mais le père mourut assez tôt ; la maman éduqua sa fille selon la vie spirituelle reçue dans la paroisse.

Aline, donc, étudia chez les Ursulines de Cologne, et manifesta vite son intention d’être religieuse. Sa mère protesta, sans s’y opposer, mais la jeune fille eut des ennuis de santé, cardiaques, qui retardèrent son entrée.

En 1850, elle entra cependant dans le Tiers-Ordre franciscain, prenant le nom de Maria Theresia (avec un h, qui n’existe pas en latin). Membre d’une association caritative (pour soutenir les pauvres et les malades sans défenses), elle en devint la directrice en 1857.

Elle ouvrit une école pour orphelins à Olpe : ce fut le début de la nouvelle Congrégation des Sœurs Franciscaines de l’Adoration Perpétuelle.

Les débuts ne furent pas aisés, car la nouvelle communauté semblait «faire concurrence» avec une autre déjà établie à Olpe. L’autorité ecclésiastique intervint pour pacifier l’atmosphère : les deux communautés pouvaient très bien se compléter.

En 1863, l’évêque autorisait la nouvelle petite communauté à adopter la règle franciscaine. Maria Theresia devint la Mère supérieure. Elle fit ce qu’on lui demanda, écrivant une règle, trouvant une assistance financière, dessinant l’habit (qui sera porté jusqu’en 1960). Mère Theresia se confia dévotement à saint Joseph, dont elle ajouta le nom à celui de toutes les Sœurs.

On la voyait souvent à genoux en adoration devant le Saint Sacrement, de jour comme de nuit. C’était la partie «contemplative» de sa vocation personnelle, qu’elle transmit à toute sa congrégation.

Il fallut s’organiser pour ne pas tomber dans les griffes du Kulturkampf de l’époque ; toutes les ressources des pauvres sœurs furent mises sur le compte de Mademoiselle Aline Bonzel, mais on ne put accepter de nouvelles recrues.

En 1875, un couvent s’ouvrit aux Etats-Unis, où Mère Theresia envoya des «religieuses» vêtues civilement. Elles furent plus de six-cents à partir pour les Etats-Unis entre 1885 et 1896. Quand la vigueur du Kulturkampf s’estompa, d’autres vocations affluèrent encore : à la mort de la Fondatrice il y avait plus de soixante-dix maisons en Allemagne et plus de quarante aux Etats-Unis.

La fondation américaine (La Fayette) se développa rapidement : elle comprenait un bâtiment pour les postulantes, un pour le noviciat, un hôpital de trois-cent cinquante lits, une école d’infirmières, un collège et une école supérieure. Un autre centre s’établit à Mishawaka, qui devint la maison-mère.

Les Religieuses s’implantèrent dans les diocèses de Chicago, Indianapolis, Fort Wayne-South Bend, et de là essaimèrent au Brésil et aux Philippines. 

La Fondatrice fut continuellement réélue comme Supérieure, jusqu’à la fin de sa vie, malgré son désir à chaque fois exprimé de ne pas l’être.

En 1900, elle reçut de l’empereur la médaille de l’Ordre de la Croix-Rouge, en reconnaissance pour son immense travail.

Une première maladie menaça ses jours en 1903. Guérie, elle fut encore réélue en 1904, malgré ses protestations.

Mère Maria Theresia mourut à Olpe le 6 février 1905, et fut béatifiée en 2013.

Le miracle retenu pour cette béatification est la guérison d’un jeune enfant, maintenant adulte, de Colorado Springs.

Alfonso Maria Fusco

1839-1910

 

Aniello Fusco, un bon paysan, et son épouse Giuseppina Schianova, habitaient à Angri (Salerne, Italie), où naquit leur garçon le 23 mars 1839, aîné de cinq enfants.

Désireux d’un enfant qui n’arrivait pas, le couple avait fait un pèlerinage à la tombe de Alfonso Maria de’ Liguori. Un père rédemptoriste leur avait prédit qu’ils auraient un garçon, et qu’il porterait le nom d’Alfonso. Deux mois après cette naissance, était canonisé saint Alfonso (voir au 1er août).

Les pieux parents le confièrent tôt à une école chrétienne tenue par des prêtres. Le petit Alfonso ne pensa bientôt plus qu’à devenir prêtre à son tour : chez lui, il «jouait» au prêtre, officiant à son petit autel, chantant les hymnes qu’il entendait à l’église. Il reçut la Première Communion et la Confirmation à l’âge de sept ans, chose très exceptionnelle à cette époque.

On rapporte qu’un jour, le petit Alfonso s’apprêtait à sortir, par une journée très froide de février, avec du linge sous le bras. Sa maman, pensait qu’il voulait l’aider à la lessive, lui dit que ce n’était pas le jour ; et lui de répondre qu’il portait un drap à un petit garçon malade qui avait froid.

En 1850, Alfonso entre au petit séminaire de Nocera dei Pagani. On n’a de toute cette période qu’un seul détail (car les archives furent perdues) : dans un rêve, Alfonso entendit Jésus-Christ lui demander de fonder un institut pour Religieuses, et un orphelinat pour petits garçons et pour petites filles, ce qu’il s’appliqua à réaliser après son ordination sacerdotale. Il fut ordonné prêtre à la fête de la Pentecôte de 1863.

En 1870, il reçoit chez ses parents les premiers orphelins. Alfonso prit sur lui tous les frais de ce petit embryon d’école. 

En 1877, une riche veuve d’Angri, Raffaella Graziano, donne sa propriété en faveur des orphelines. Alfonso confie d’abord cet orphelinat à des Sœurs Compassionistes. Mais ce n’est pas là exactement ce que voulait Notre-Seigneur. 

C’est alors qu’eut lieu la rencontre avec une pieuse demoiselle, Maddalena Caputo, qui de concert avec quelques autres personnes, voulaient se donner à une vie de sanctification, dans la pauvreté et la charité envers les pauvres orphelins.

Cette congrégation des Sœurs de saint Jean-Baptiste ou Baptistines commençait sous de bons auspices, mais les difficultés furent grandes, car comme dans beaucoup de fondations, on se méfie des nouveautés, on hésite, les fonds sont rares. Les autres prêtres ne voient pas d’un bon œil ce jeune prêtre qui a l’air de leur faire la leçon en se donnant aux autres plutôt que de rester enfermé bien au chaud entre quatre murs.

L’évêque tarda longtemps avant de lui donner la permission. L’Institut commença officiellement en 1878 avec quatre jeunes filles. Deux ans après, l’évêque procédait à la vêturere. Maddalena prenait le nom de Sœur Crucifiée du Divin Amour. L’Institut s’appelait : Ordre des Sœurs Baptistines du Nazaréen, et la maison, Petite Maison de la Providence.

Pour former d’abord les Religieuses, Alfonso ouvrit une maison de formation à Benevento, ainsi ces Religieuses pourraient à leur tour dispenser un enseignement chrétien, intellectuel et scientifique aux petites orphelines.

Tout ce travail n’empêchait pas don Alfonso de prêcher abondamment dans la paroisse et dans les environs. Puis, en 1889, il ouvre l’Œuvre des Petits Artisans, sous la protection de saint Michel Archange, pour les orphelins. Il y en eut tellement, qu’il se crut obligé de construire une aile nouvelle à la Petite Maison. Mais là, Sœur Crucifiée fut en contraste, redoutant le voisinage des garçons et des filles. Le contentieux s’arrangea par la création, toujours sur une idée d’Alfonso, de l’Ecole des Petits Artisans, où les orphelins auraient appris un métier. L’école acquis une renommée et un niveau appréciable, au point qu’une imprimerie permit bientôt de publier des ouvrages pour répandre le message chrétien.

Dans la Petite Maison furent aussi accueillies des jeunes filles difformes, dont ne voulait pas la société bourgeoise. L’une d’elles vécut là jusqu’à la soixantaine.

L’institut grandit, s’implanta dans seize villes d’Italie et en Amérique du Nord.

Une tempête douloureuse s’abattit : la supérieure elle-même, Sœur Crocifissa, tenta avec la supérieure de la maison de Rome, de refonder l’Institut en-dehors de l’autorité de don Alfonso. On lui ferma même la porte au nez quand il se présenta en personne à la maison de Rome. Tout endolori, il alla à la statue de son saint Patron, Alfonso de’ Liguori, en la basilique Saint-Pierre, et pria ainsi : Si je sais souffrir comme toi, je serai saint moi aussi !

Même le Cardinal Vicaire de Rome se mit contre lui. Mais finalement, c’est Alfonso qui gagna la partie, on le reconnut et il resta à sa place. 

Ce qui se dit ici en deux lignes ne peut pas rendre la profonde tristesse que put éprouver ce saint prêtre qui se retrouvait ainsi à la rue. Seule la sainteté peut expliquer une telle constance.

Dans la nuit du 5 au 6 février 1910, entouré de ses Filles fidèles, il s’exclama : Merci, Seigneur, j’ai été un serviteur inutile (cf. Lc 17:10), puis s’adressant à elles : Du ciel, je ne vous oublierai pas, je prierai toujours pour vous. Et il s’endormit en paix.

Tout de suite, le bruit se répandit : Le père des pauvres est mort, le saint est mort ! 

Tandis que l’Institut grandissait et s’implantait sur tous les continents, l’Eglise peu à peu reconnaissait les vertus héroïques d’Alfonso, qui fut béatifié en 2001 et canonisé en 2016.

 

Le miracle retenu pour cette béatification concerne un petit garçon de Zambie, frappé de malaria cérébrale, qui aurait dû le porter à la mort en quelques jours, d’autant plus que le cas se compliquait d’une broncho-pneumonie ; l’enfant était dans un coma du troisième degré. La maman, qui appartenait aux Adventistes du Septième Jour, fut alors vivement exhortée par une Religieuse baptistine de prier avec elle en invoquant Alfonso Maria Fusco. Elle mit une petite image de don Fusco sous l’oreiller du malade : le lendemain matin, l’enfant appelait sa maman, il n’avait plus de fièvre, ni de broncho-pneumonie, il mangea un peu en chantonnant.

Il fallut se rendre à l’évidence : tous les signes de maladie avaient disparu, aucune séquelle n’apparaissait malgré dix jours de coma profond. La guérison fut immédiate, complète et durable.

Le médecin, qui avait déjà vu des centaines de cas semblables, affirmait que tous ces enfants meurent par œdème cérébral en quatre jours, tandis que ceux qui s’en sortent, demeurent lourdement affectés de séquelles graves.

 

 

Francesco Spinelli

1853-1913

 

Francesco naquit le 14 avril 1853 à Milan (Italie), de parents fermiers au service des Marquis Stanga.

Il grandit dans la foi, dans la joie ; sa mère lui apprit à visiter les malades, et lui réunissait volontiers ses camarades pour leur organiser de petits spectacles, et leur parler de Jésus-Christ.

Répondant à l’appel divin, il reçut le sacerdoce en 1875 à Bergame.

Lors de son pèlerinage à Rome (car 1875 est une Année Sainte), il eut une vision dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure : il vit des Religieuses en adoration devant le Saint-Sacrement. Sa vraie vocation se dessinait.

Pour commencer, il exerça l’enseignement dans une école du soir, dans une paroisse, au séminaire ; il fut aumônier de Religieuses.

En 1882, avec quelques jeunes filles, il ouvrit un premier couvent de Sœurs Adoratrices.

Bientôt, s’ouvriront d’autres maisons pour accueillir des malades, des handicapés, des pauvres.

En 1889, à la suite d’un involontaire problème financier, don Spinelli dut affronter un procès et quitter le diocèse de Bergame pour s’installer à Crémone. La fondation se divisa en deux branches : les Sœurs Sacramentines d’un côté, et les Sœurs Adoratrices du Saint-Sacrement de l’autre, dont s’occupa don Spinelli.

Ces Adoratrices furent approuvées : elles adoraient le Saint Sacrement jour et nuit, et assistaient les pauvres et les souffrants.

Don Spinelli se porta auprès de tous les nécessiteux, particulièrement auprès des handicapés, qu’il aidait à valoriser leurs propres possibilités pour tenter de les rendre plus autonomes.

Don Francesco Spinelli mourut à Rivolta d’Adda (Cremona) le 6 février 1913 ; il fut béatifié en 1992 et canonisé en 2018.

L’autre branche des Sœurs Sacramentines évolua aussi, et leur Fondatrice, Caterina Geltrude Comensoli a été canonisée (v. 18 février).

 

 

Mateo Correa Magallanes

1866-1927

 

Mateo naquit le 23 juillet 1866 à Tepechitlán (Zacatecas, Mexique), de Rafael Correa et Concepción Magallanes.

Il appartint aux Chevaliers de Colomb (Knight of Columbus).

Il étudia d’abord à Guadalajara (1881), après quoi sa bonne conduite et son travail studieux lui valurent une bourse pour entrer au séminaire de Zacatecas ; il fut ordonné prêtre en 1893.

Parmi les fidèles qui reçurent de lui la Première Communion, il y eut le futur martyr Miguel Pro, qui tombera sous les balles la même année que Mateo (voir au 23 novembre).

Mateo fut nommé à Concepción del Oro en 1898, et à Colotlán en 1908. Suite aux dispositions anti-cléricales du gouvernement, il dut se cacher.

En 1926, il est nommé à Valparaíso. En mars, le général Eulogio Ortiz se fait présenter les deux prêtres Correa et Arroyo, ce qui provoqua un soulèvement de la population. Le général fit déférer les prêtres avec d’autres jeunes à Zacatecas, mais ils furent libérés, à la grande fureur du général.

Mateo est de nouveau arrêté en 1927 tandis qu’il porte le Viatique à une personne invalide.  Vite il consomme les saintes Hosties avant qu’elles risquent d’être profanées.

Accusé d’appartenir au mouvement des Cristeros, il est jeté en prison à Durango. Le 5 février 1927, le général Eulogio Ortiz lui demande de confesser quelques-uns des prisonniers, qui vont être exécutés, ce que Mateo accepte volontiers de faire ; mais ensuite, malgré la menace du général, il refuse catégoriquement de dire ce que les prisonniers ont dit en confession. Le général lui pointe le pistolet sur la tempe, mais Mateo persiste.

Le 6 février 1927 au matin, on l’emmène dans un cimetière de la périphérie de Durango, où on l’abat d’une balle dans la tête. Le corps de Mateo Correa resta là pendant trois jours.

Mateo fait partie des vingt-cinq Martyrs mexicains béatifiés en 1992 et canonisés en 2000. Leur fête commune a été établie au 21 mai, tandis que le dies natalis propre de saint Mateo est au 6 février.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens