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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 00:00

 

09 FEVRIER

 

III.

Ste Apollonia, vierge martyre en Alexandrie, invoquée contre le mal de dents, parce qu’on lui frappa les mâchoires jusqu’à faire tomber toutes les dents.

S Nicéphore, martyr à Antioche de Syrie : il s’offrit spontanément à la place de son ami prêtre qui venait de renier sa foi.

?

S Alexandre, martyr à Rome (ou compagnon des suivants, en Chypre).

Ss Ammon et Emilien, martyrs en Chypre.

IV.

Ss Primus et Donatus, diacres à Lemellefa, tués par les donatistes dans l'église qu'ils défendaient.

V.

S Maroun, prêtre solitaire près de Cyr.

S Romain le Thaumaturge, solitaire près d'Antioche de Syrie.

Ste Attracta, vierge ; elle fonda deux monastères, à Sligo et à Roscommon.

VI.

S Teliaw, évêque à Llandaf, surnommé Eliud (soleil) pour son enseignement lumineux.

S Sabino, évêque à Canosa.

S Sabin, évêque à Lesina.

S Cronan (Chronanus, Carnanus, Trovanus), évêque à Lismore ; il voyageait incognito.

S Brachion, ermite à Menat. 

S Nébridius, évêque à Egara.

VII.

S Audebert, évêque à Senlis.

S Ansbert, chancelier de Clotaire III, ensuite abbé à Fontenelle, puis évêque à Rouen (sa fiancée, ste Angadrisme, fut moniale à Oroer-les-Vierges).

VIII.

S Alton, écossais ou irlandais, fondateur d’une abbaye en Bavière, Altomünster. 

XI.

B Marian Scot (Muiredhac Marc Robartaigh), irlandais, fondateur et abbé à Regensburg.

XIII.

S Rinaldo, évêque à Nocera dont il est le patron ; il recevait chaque jour à table un petit orphelin qu'il adopta et guérit un lépreux en l'embrassant.

XVIII.

B Giuseppe Abbondo, prêtre de paroisse italien, béatifié en 2016.

XIX.

Bse Anna Katharina Emmerick, religieuse mystique allemande, béatifiée en 2004.

XX.

S Francisco Luis Febres Cordero (Miguel, 1854-1910), équatorien, frère des Ecoles Chrétiennes, membre de l’Académie nationale, lauréat de l’Académie française, canonisé en 1984.

B Luis Magaña Servín (1902-1928), laïc mexicain martyr, béatifié en 2005.

B Francisco Tomás Márquez Sánchez (Leopoldo de Alpandeire, 1866-1956), profès capucin espagnol, béatifié en 2010.

Apollonia d’Alexandrie

† 249

 

La vierge Apollonia vivait en Alexandrie d’Egypte.

Une émeute suscitée par les païens, la dernière année de l’empereur Phlippus (249), détermina le massacre des premières victimes, au nombre desquelles se trouvait Apollonia. Voici le bref compte-rendu qu’en fit l’évêque Denys (v. 8 avril) :

Les persécuteurs se saisirent d’Apollonia ; ils lui firent tomber toutes les dents en lui frappant les mâchoires, puis ils construisirent un bûcher devant la ville et la menacèrent de l’y jeter vivante si elle ne prononçait pas avec eux des formules d’impiété. Elle s’en excusa brièvement, puis offrant son sacrifice, elle s’élança vivement dans le feu et y fut consumée.

On pourra honnêtement poser la question de la légitimité d’un tel «martyre», qui n’a pas été imposé à Apollonia, mais où elle s’est elle-même précipitée. On peut très facilement supposer qu’Apollonia se voyait de toutes façons sacrifiée ; en se démarquant des païens, elle était destinée au feu ; craignit-elle de faiblir ? Dans son amour inconditionné pour l’Epoux éternel, elle dut alors penser : La mort, mais pas le péché ! (cf. s.Domenico Savio, v. 9 mars).

C’était en 249.

En raison de son supplice, sainte Apollonia est traditionnellement invoquée contre le mal de dents. Les «reliques» de ses dents sont fort nombreuses, leur nombre dépasse les trente-deux habituelles d’une personne.

Sainte Apollonia d’Alexandrie est commémorée le 9 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Primus et Donatus d’Afrique

† 361

 

Primus et Donatus étaient deux diacres en Afrique, à Lemellefa (act. Bordj-Redir, Algérie).

Lors de la persécution soulevée par Julien l’Apostat (empereur de 361 à 363), des factions donatistes se déchaînèrent à nouveau contre les catholiques et les massacrèrent.

C’est dans ce cadre que les deux diacres Primus et Donatus pensèrent s’enfermer dans leur église, pour mieux la défendre, et en particulier pour protéger l’autel, centre du Saint Sacrifice. Mais les donatistes montèrent sur le toit et l’ouvrirent, accablant de tuiles les deux ministres.

L’évêque de Théveste protesta, en vain semble-t-il.

Saints Primus et Donatus sont commémorés le 9 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Maroun

† 410

 

Maroun (Maron) eut pour maître un saint Zabina, qu’il avait en grande vénération. Il vivait en Syrie, dans la région de Cyrrhestique.

Il vint s’installer au sommet d’une haute montagne, dans le voisinage d’un village qui pourrait être Kfar Nabo, et consacra au Dieu unique le temple païen qui s’y trouvait.

Beaucoup de disciples se groupèrent autour de lui et sa renommée s’étendit assez loin, au point que, de son exil à Cucuse, Jean Chrysostome lui écrivit une lettre pleine de respect et lui demandant ses prières. Le fait est fidèlement repris par toutes les sources.

D’après cette lettre, Maroun était prêtre.

Parmi ses disciples, il y eut des saints : Jacques de Cyr, Limnée, Domnina, qui ne sont pas inscrits dans le martyrologe romain et appartiennent à la liturgie orientale.

Maroun mourut vers 410, ayant exprimé le désir d’être enterré dans la tombe-même de son cher maître, Zabina.

Les reliques de saint Maroun eurent cependant quelques vicissitudes. D’abord, les habitants de Barad, proche de Kfar Nabo, vinrent s’emparer du corps de Maroun pour l’ensevelir avec honneur dans une grande église qui fut effectivement construite vers 410. Plus tard, le crâne de Maroun aurait été transféré au couvent de saint Maron (Beit Maroun), sur l’Oronte, entre Alep et Hama.

Au 7e siècle, ce crâne fut rapporté au couvent de Kfarhaï (Batroun, Liban), qui porte le nom de Rach Maro (Tête de Maroun). Ce transfert se fit par les soins de Jean Maron, qui organisa la société et la liturgie maronites.

Plus tard encore, au 12e siècle, ce crâne arriva dans un monastère bénédictin proche de Foligno (Italie), par les soins de l’un de ces moines. Le culte se développa au point que l’évêque de Foligno voulut recueillir cette précieuse relique dans sa propre chapelle.

Saint Maroun est commémoré le 9 février.

 

 

Teliavus de Llandaf

485-560

 

Le nom latin Teliavus connaît une multitude de traductions et orthographes. En gallois : Teliaw ; en anglais : Thelo ou Teilo ; en breton : Telo ; en français : Théleau, Thélio, Théliau (tous avec ou sans h) et encore Télyo. 

Ce personnage naquit vers 485 près de Monmouth (Pays de Galles), de Ensic et Guenhaff.

Il reçut sa formation de l’évêque de Llandaf, Dubricius (v. 14 novembre), puis fit un long pèlerinage à Jérusalem, avec s.David (Dawi) et s. Padarn (v. 1er mars et peut-être 16 avril). Au retour, Teliaw s’arrêta en Armorique, auprès de s.Samson (v. 28 juillet) : il y resta sept ans, d’abord pour éviter la peste qui sévissait dans son pays, ensuite pour administrer le monastère de Samson en son absence. Il devint suffisamment célèbre et faillit bien être acclamé évêque, mais il repassa au Pays de Galles.

Là, il entreprit d’instruire les jeunes. C’est de son enseignement si lumineux que lui vint le surnom de Eliud, du grec Hlios, soleil).

Il fonda le monastère de Llandeilo-Fawr (Dyfed).

C’est alors que la Providence décida de faire de Teliaw un évêque, pour succéder à Dubricius qui devait aller sur le siège de Caerleon.

Teliaw fut un évêque zélé. Sa science s’imposait à tous. Lors d’une épidémie de peste, il ne ménagea pas sa peine pour être auprès des malades et des mourants, mais le fléau l’épargna.

Il mourut fort âgé, un 9 février qu’on place vers 560.

Son successeur fut son propre neveu, Oudocée (v. 2 juillet).

Plusieurs noms, cités dans cette notice, ne se trouvent plus dans l’actuel Martyrologe Romain, parce que les historiens peinent à démêler de leurs vies ce qui est vraiment historique et ce qui ne l’est pas. Mais saint Teliaw est un de ceux qui ont été retenus.

Saint Teliaw est commémoré le 9 février au Martyrologe Romain.

 

 

Sabino de Canosa

461-566

 

Les témoignages historiques sur s.Sabino s’étendent sur une période tellement longue, qu’on a présumé qu’il s’agissait de deux personnages différents de même nom.

En 514, Sabino fut évêque de Canosa (Pouilles, Italie SE), qu’il ne faut pas confondre avec Canossa.

Il fut deux fois légat pontifical à Constantinople, en 525 et 536, nous dit-on. Il serait peut-être plus juste de dire qu’en 525 il accompagna le pape Jean Ier (v. 18 mai), puis qu’en 536 il y prépara la visite d’Agapit I (v. 22 avril).

Entre ces deux missions, il y eut un synode romain, auquel Sabino participa.

En 553, il fut à la tête d’une délégation romaine près l’empereur Justinien à Constantinople, pour le deuxième concile de Constantinople. Sabino y subit cette fois-ci maintes vexations de la part de l’empereur et de sa femme.

A son retour en Italie, il s’arrêta à Myre pour vénérer les reliques de s. Nicolas (v. 6 décembre) et reprit son travail apostolique dans son diocèse.

De temps en temps, il se rendait auprès de s.Benoît (v. 11 juillet), qu’il estimait particulièrement et qui lui prédit la prochaine ruine de Rome.

Lorsque Totila envahit l’Italie (548) et qu’il entendit parler de Sabino, il se fit passer, nous dit-on, pour un serviteur et vint offrir à Sabino une coupe de vin ; mais l’évêque, qui ne voyait plus déjà, ne se laissa pas tromper et dévisagea Totila qui, impressionné, renonça à saccager la ville.

Sabino, nous dit s.Grégoire le Grand (v. 12 mars) - qui, ne l’oublions pas, avait été un moine bénédictin avant d’être pape - Sabino, donc, reçut le don de prophétie et de pénétration des cœurs. C’est ainsi, raconte le saint Pape, qu’un de ses serviteurs, corrompu par l’archidiacre jaloux, lui présenta un jour une coupe empoisonnée. Le saint évêque, aveugle, fut divinement informé du danger et annonça la vengeance que Dieu tirerait bientôt de cette tentative de crime ; il fit le signe de la croix, absorba le poison avec assurance et n’en éprouva aucun mal. C’est l’archidiacre qui mourut bientôt.

L’évêque Sabino s’éteignit le 9 février 566, dies natalis retenu par le Martyrologe Romain.

Saint Sabino est invoqué contre les poisons.

 

 

Ansbert de Rouen

629-695

 

Ansbert naquit vers 629 à Chaussy-en-Vexin (Val d’Oise), de parents nobles. Son père, Silvinus, avait sa place au conseil royal de Clovis II et Bathilde.

Vers 650, la cousine d’un moine de Fontenelle, Angadresme, fut proposée comme épouse à Ansbert. Mais ni l’un ni l’autre ne désirait le mariage. Angadresme contracta une dermatite et put être moniale ; Ansbert fut d’abord admis à la cour de Clotaire III comme référendaire puis comme chancelier.

Bientôt cependant, il laissa tout, la cour, les honneurs, le monde, et entra à l’abbaye de Fontenelle, dont l’abbé était s.Wandrille (v. 22 juillet). Ansbert fit la profession et fut ordonné prêtre par s.Ouen (v. 24 août).

En 668, mourut s.Wandrille, remplacé par Lambert (le cousin de Angadresme), qui en 677 fut nommé évêque de Lyon. C’est alors qu’Ansbert fut élu abbé.

Parmi ses belles œuvres, on note un hôpital pour douze veillards, deux hospices pour les pauvres, qui étaient chargés en retour des soins, de prier pour l’Eglise. Il fonda une abbaye-fille à Donzère (différente d’Aiguebelle, qui est du 12e siècle, mais dont il ne reste apparemment aucun vestige).

En 684, Ansbert fut appelé à succéder à s.Ouen, par acclamation unanime du peuple et approbation du roi Thierry, qui vinrent à bout de l’humble résistance d’Ansbert. C’est Lambert qui le consacra.

Lors d’une cérémonie en l’honneur de s.Ouen, en 688, Ansbert prit la fièvre ; il guérit aussitôt en s’appliquant le linge qui venait d’envelopper les reliques de s.Ouen.

Un scandale politique fit croire au maire du palais Pépin d’Héristal, qu’Ansbert travaillait contre lui et l’évêque fut exilé à Hautmont (Hainaut), jusqu’à ce que Pépin, mieux informé, revînt sur sa disposition. Mais Ansbert savait que son heure était arrivée ; il mourut à Hautmont, le 9 février 695.

Les reliques de s.Ansbert furent déposées à Fontenelle, puis, après plusieurs translations, aboutirent à Gand, où des révoltés les détruisirent en 1578.

Beaucoup de miracles eurent lieu lors des différentes translations.

Saint Ansbert est commémoré le 9 février au Martyrologe Romain.

 

 

Alton, abbé

† 770

 

L’existence d’Alton est attestée historiquement, c’est une des rares certitudes qu’on a de lui.

Il serait écossais, ou plutôt irlandais.

Venu en Bavière y vivre en ermite, il reçut de Pépin le Bref un terrain, plus tard appelé Altoforst (forêt d’Alton), qu’il défricha avec ses premiers disciples, donnant ainsi naissance au monastère Saints-Pierre-et-Paul d’Altomünster,  consacré en 753 par s.Boniface (v. 5 juin).

Alton mourut vers 770.

Son dies natalis est au 9 février dans le Martyrologe Romain.

L’abbaye d’Altomünster abrite actuellement des moniales brigittines.

 

 

Rinaldo de Nocera

1150-1217

 

Rinaldo vint au jour vers 1150 à Postignano (Ombrie, Italie C), fils aîné d’un petit seigneur, nommé Napoleone.

Rinaldo reçut une éducation soignée.

A vingt ans, il laissa tout et se retira d’abord sur le mont Serrasanta de Gualdo Tadino, où vivaient des ermites ; puis il vint dans l’abbaye de Fonte-Avellana, de l’Ordre des Camaldules. Il y fut élu prieur.

L’évêque recourut à ses services et, à la mort de celui-ci (1213), Rinaldo fut appelé au siège épiscopal de Nocera, qu’il illustra par sa bonté envers les déshérités de toutes sortes, pauvres, veuves, orphelins, malades.

Il conserva son habit et ses habitudes de moine.

Un jour qu’il croisait un lépreux horriblement mutilé par la maladie, il l’embrassa fraternellement et le lépreux guérit instantanément.

Il accueillit dans la maison épiscopale un orphelin, qu’il adopta ; il le faisait asseoir à sa table et le servait comme s’il s’agissait de Notre-Seigneur.

Envers les pécheurs endurcis, il savait se montrer assez sévère. Il se lia d’une profonde amitié avec s. Francesco d’Assise (v. 4 octobre), qui, lui aussi, invitait les pécheurs à faire pénitence.

Rinaldo mourut le 9 février 1217.

Les miracles le firent canoniser dès les mois suivant sa mort.

Giacomo Abbondo

1720-1788

 

Giacomo naquit le 27 août 1720 à Salomino (Tronzano Vercellese, Verceil, Italie N), de Carlo Benedetto et Francesca Maria Naya ; l’aînée, Maria Margherita, était morte peu de temps avant la naissance de Giacomo, et après lui naquirent encore quatre frères et sœurs.

La famille était chrétienne ; elle comptait déjà un prêtre, frère du papa.

Giacomo fréquenta l’école primaire à Tronzano, puis à Verceil.

Sa vocation se faisait déjà sentir, au point qu’en 1740, non seulement il reçut la Confirmation, mais aussi il fut admis à l’état clérical, recevant la Tonsure, puis les Ordres dits «mineurs» de Portier et de Lecteur.

A cette époque, il n’y avait pas de véritable séminaire ; Giacomo dut fréquenter la faculté royale pour compléter ses études. Et pour payer celles-ci, il fut engagé chez le conte Agostino Benedetto Cusani de Sagliano, maire de Verceil, qui le chargea de la formation de ses sept enfants.

En 1743, Giacomo fut nommé professeur aux Ecoles Royales.

Cette même année, il reçut le sous-diaconat et, compte tenu de son excellente préparation intellectuelle, fut nommé professeur de théologie scholastique à l’université royale de Verceil.

L’année suivante, il reçut successivement le diaconat et, le 21 mars, la prêtrise.

Il continua sa formation et, en 1748, obtint le doctorat en Lettres à l’université de Turin, ce qui lui valut d’être nommé professeur des Humanités aux Ecoles Royales de Verceil.

On lui confia alors des activités pastorales, d’abord à la paroisse Saint-Michel de Verceil, enfin à la paroisse Saints Pierre-et-Paul de Tronzano, son pays natal.

Cette dernière paroisse avait subi négativement l’enseignement du curé précédent, qui était de tendance janséniste. Les bancs de l’église étaient vides.

Don Giacomo se mit au travail avec ardeur. Il visita les familles, il encouragea l’assistance à la Messe dominicale, il enseigna le catéchisme aux adultes et aux enfants ; il prépara ces derniers à la Première communion dès l’âge de dix ans (ce qui était une nouveauté à l’époque, car on attendaiti parfois jusqu’à douze ou quatorze ans) ; il visitait les malades, faisait porter de la nourriture et du bois de chauffage aux plus pauvres… Et alors qu’en été, beaucoup suspendaient leurs activités, lui au contraire affirmait : Ici, on n’est pas en vacance !

Il eut lui-même la joie de recevoir le nouvel évêque pour consacrer l’église de Tronzano, qui n’était pas encore consacrée !

La paroisse reprit vie, au vu de l’activité intense et de la sainteté de vie de leur cher Curé.

Don Giacomo mourut le 9 février 1788 à Tronzano, pleuré et regretté unanimement de toute la population.

Les grâces reçues par son intercession furent très nombreuses, on recueillit les témoignages de «miracles» obtenus. La cause de la béatification commença le 22 janvier 1923, fut reprise récemment et approuvée.

Le miracle retenu pour la béatification officielle, fut la guérison totale d’un jeune garçon qui, en déchargeant des bottes de foin, lâcha malencontreusement sa fourche et, en tombant, eut tout le ventre traversé par les dents de l’outil. On invoqua don Giacomo et, très vite, malgré cet accident, tout l’organisme du blessé se remit très vite du choc et le garçon vécut sans aucun problème.

Don Giacomo Abbondo fut béatifié en 2016 et inscrit au Martyrologe le 9 février.

 

 

Anna Katharina Emmerick

1774-1824

 

Anna Katharina Emmerick naquit près de Coesfeld en Allemagne le 8 septembre 1774 d’une famille de paysans et commença à travailler très jeune. Elle ne fréquenta  guère l’école, mais possédait une bonne instruction religieuse.

Dès la plus petite enfance elle fut favorisée de visions sur les mystères de la Bible : elles lui étaient tellement familières qu’elle pensait que tout le monde en recevait comme elles. Quand elle comprit que ce n’était pas le cas, elle se referma dans le silence.

Plus tard sa vocation religieuse mûrit et elle demanda d’entrer dans plusieurs monastères. Elle fut toujours repoussée, car elle était pauvre et sans dot. Elle aurait pu être accueillie au couvent de Clarisses de Münster, “pourvu qu’elle apprît à jouer de l’orgue” , mais les parents étaient trop pauvres pour lui payer les leçons, de sorte que son séjour chez l’organiste Söntgen fut inutile. Enfin elle put entrer chez les religieuses d’Agnetenberg, près de Dülmen, avec d’ailleurs son amie Klara Söntgen ; là, elle participa avec ferveur à la vie monastique, toujours prête à exécuter les travaux les plus lourds ; elle prononça ses vœux l’année suivante.

En 1811, à cause du mouvement de la sécularisation, le monastère d’Agnetenberg fut fermé. Anna Katharina trouva accueil comme domestique chez un prêtre français qui avait fui la Révolution, l’abbé Lambert, mais bien vite elle tomba malade et fut alitée. 

Une nuit, alors qu’elle priait, Jésus lui apparut, il lui offrit une couronne de roses et une d’épines. Elle choisit celle d’épines que Jésus lui posa sur la tête. Tout de suite sur son front apparurent les premières stigmates. Après une autre apparition de Jésus comparurent les blessures aux mains, aux pieds et au côté.

Le docteur Wesener, un jeune médecin lui rendit visite et fut très impressionné par les stigmates. Pendant les onze années qui suivirent il devint son ami et fidèle assistant, tenant un journal dans lequel il transcrivait les visions d’Anna Katharina. 

La religieuse ne se nourrissait pratiquement plus. Un peu d’eau et l’Hostie consacrée furent suffisantes pour la garder en vie des années. Très dévote à l’Eucharistie, elle écrivit de nombreuses pages à ce sujet : « Mon désir de la Très Sainte Eucharistie était si fort et irrésistible que je sortais souvent la nuit de ma cellule pour entrer dans l’église ; souvent je m’agenouillais et me prosternais vers le Très Saint Sacrement, les bras étendus et quelquefois j’entrais en extase. »

Anna Katharina unit toujours sa souffrance à celle de Jésus et la lui offrit pour la rédemption des hommes. 

Le plus fameux biographe d’Anna Katharina fut l’écrivain allemand Clemens von Brentano qui transcrivit toutes ses visions. Il compila des milliers de pages sur la bienheureuse, dont beaucoup doivent encore être publiées. Dans un de ces passages plus fameux il écrivit : « Anna Katharina est comme une croix sur un côté de la route pour indiquer la direction aux fidèles. Ce qu’elle dit est court, simple, plein de profondeur, de chaleur, de vie. Je comprenais tout. Elle était toujours heureuse, affectueuse, digne, merveilleuse. Toujours malade, proche de l’agonie, mais en même temps délicate et fraîche, chaste et éprouvée, saine. Être assis à côté d’elle était la plus belle place au monde ».

Une des visions d’Anna Katharina permit de repérer la maison de la Sainte Vierge à Éphèse. Selon d’antiques traditions il semble en effet que Marie se soit établie dans cette ville avec l’Apôtre Jean et qu’elle y mourut.

Béatifiée en 2004, elle est inscrite dans le Martyrologe au 9 février, car elle mourut ce jour en 1824.

 

 

Francisco Luis Febres Cordero 

1854-1910

 

Francisco naquit le 7 novembre 1854 à Cuenca (Equateur), d’un père très en vue en politique, mais qui devint plutôt professeur de séminaire, et d’une mère extrêmement croyante et obtint par ses prières la guérison de son garçon, qui était né estropié des jambes.

Le petit garçon fut très précoce ; à l’école chez les Frères des Ecoles Chrétiennes qui venaient d’ouvrir une école à Cuenca (1863), Francisco s’enthousiasme pour l’étude et exprime son désir d’entrer en religion chez les Frères. 

Les parents, cependant, auraient préféré que leur fils devînt prêtre, de sorte que l’unique recours de Francisco fut sa Maman du ciel : la maman de la terre finit par signer l’autorisation et Francisco entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes le 24 mars 1868, veille de l’Annonciation. Le papa restera quand même fâché de cette décision, et n’écrira pas un mot à son fils durant cinq années.

Francisco a quatorze ans, et prend le nouveau nom de Miguel : un an après, on l’envoie déjà enseigner dans l’école de Quito ! Miguel demeurera professeur pendant trente-huit années.

Devant enseigner l’espagnol, et ne disposant pas de livres imprimés, il se mit à composer des ouvrages que le gouvernement fera adopter dans tout le pays.

Miguel publia aussi des ouvrages de catéchèse, et il sera particulièrement attentif à la préparation des petits à la Première Communion, jusqu’en 1907, l’année où il partira pour l’Europe.

Malgré le gouvernement anti-clérical de l’époque (c’était avant l’élection de Gabriel García Moreno en 1861), la réputation de Miguel se répandait dans tout le pays. En raison des traductions qu’il avait faites des œuvres et de la vie de saint Jean-Baptiste de la Salle (voir au 7 avril), c’est lui qui fut chargé de représenter son institut pour l’Equateur lors de la béatification du saint Fondateur à Rome.

Encore aujourd’hui ses textes ont été adoptés à l’échelon national pour leur exceptionnelle clarté, la méthodologie, la langue coulante, et on les considère comme un guide sûr pour l’étude de la langue espagnole de tout niveau.

Elu à l’Académie de l’Equateur, il devint alors une célébrité internationale. En 1894, il donna le départ à un institut pour la formation des adultes, que malheureusement un décret gouvernemental fit bientôt fermer. Miguel retourna à l’enseignement dans une école libre, en 1896, pour devenir ensuite maître des novices et président de l’Ecole libre en 1902, poste qu’il n’occupa qu’un an.

Pendant ce temps, on le demandait en Europe, car on avait besoin d’un expert pour former rapidement les religieux à la langue espagnole : il vint quelques mois à Paris, puis dans la maison-mère de Belgique (Lembecq-les-Hal) en 1907, où on lui demanda de traduire encore d’autres textes du français en espagnol. 

Mais comme le climat ne lui réussissait pas, on l’envoya à Premia de Mar (Barcelone) en 1909. Là encore, une révolution anti-cléricale survint, déclenchant une grève générale et des incendies d’églises : les Frères se réfugièrent dans un aviso-torpilleur du port, puis dans le collège Bonanova, et ce fut encore notre frère Miguel qui était là pour porter en sécurité les Hosties du Saint-Sacrement.

Tous ces événements ne manquèrent pas d’altérer encore plus la santé du frère Miguel, qui fit encore un pélerinage à la Madonne de Saragosse. En janvier 1910 il fut atteint de pneumonie et mourut le 9 février.

En Equateur, ce futt un deuil national.

En 1937, par crainte de profanations au moment de la révolution espagnole, on transféra ses reliques en Equateur, où des célébrations nationales marquèrent le centenaire de sa naissance.

Les biographes du frère Miguel disent que sa vie spirituelle était toute faite de pratiques méticuleuses, de saintes résolutions, parfois difficiles à comprendre aujourd’hui. Mais ils s’accordent pour lui reconnaître un amour de Dieu constant, qui s’exprimait dans la mission apostolique et dans son souci ininterrompu du bien des Frères et de leurs élèves. Il eut une particulière dévotion à l’Enfant-Jésus.

Francisco Luis Febres Cordero, ou frère Miguel de la Salle, fut béatifié en 1977, et canonisé en 1984. Il est commémoré le 9 février.

 

 

Luis Magaña Servin

1902-1928

 

Luis naquit dans une terre mexicaine dont la population avait hérité des traits espagnols et français des explorateurs arrivés là quelque deux siècles auparavant : ces habitants étaient donc de type plus “européen”, le visage clair, les yeux bleus, la taille haute. Cette région était la Terre de Sainte Marie de Guadalupe de las Arandas, dans l'état de Jalisco.

Les heureux parents qui accueillirent leur premier-né le 24 août 1902, étaient Raymundo Magaña Zúñiga et María Concepción Servín. Comme c'était la veille de la fête de saint Louis, ils lui donnèrent le nom de Luis. Plus tard ils eurent encore deux garçons, Delfino et José Soledad.

Le curé de la paroisse chargea un jour un artiste de peindre un tableau de Notre-Dame du Refuge, et pour modèle des yeux de l'Enfant-Jésus, le peintre choisit le petit Luis.

En grandissant, il se mit à aider son père à la tannerie. Il se levait très tôt, participait avec son père à la messe de cinq heures, déjeunait et partait à l'école. L'après-midi, il aidait au travail du cuir ; le soir, après le chapelet, on mangeait et il allait se coucher. Deux fois par semaine, il allait au catéchisme.

Avec cet horaire régulier, le garçon grandit à l'ombre de son père, dont il devint le bras droit.

Dans ces années-là, les ouvriers chrétiens lisaient la récente encyclique de Léon XIII sur la question sociale, et Luis montrait un grand intérêt pour les problèmes sociaux. Il appartenait à l'Association Notre-Dame de Guadalupe, qui regroupait les ouvriers et les artisans. 

Des témoins se rappelaient que Luis s'intéressait de près à la condition sociale, au gouvernement ; il organisait des réunions chez lui. Lui-même s'imposait de traiter les ouvriers de manière juste et généreuse. Il parlait de tous ces problèmes avec la même sincérité et le même esprit de justice avec les riches qu'avec les pauvres.

Fidèle dévot de Notre-Dame de Guadalupe, comme tous les Mexicains, il participa à la cérémonie d'expiation qui eut lieu à Mexico après l'attentat à l'image de la Vierge qui avait eu lieu en 1921 dans la basilique.

Luis s'inscrivit à l'Action catholique de la Jeunesse mexicaine, et fonda la section de sa ville de Arandas. Puis il fut un des membres fondateurs de l'Adoration nocturne, à laquelle il fut toujours fidèle. Tous les jours il communiait à la messe.

Quand il allait vendre la marchandise avec son père à Atotonilco, il priait durant le déplacement. Il se répétait l'homélie du dimanche précédent. Jamais un mot contre quelqu'un. Il aidait les pauvres chaque fois qu'il le pouvait. Il vendait sa marchandise avec justice, honnêtement.

Il pensait un jour se marier, fit des économies et s'acheta une maison en 1925.

Il se fiança avec une jeune fille orpheline, Elvira Camarena Méndez, qu'il rencontrait comme une sœur, jusqu'à leur mariage, le 6 janvier 1926. Elvira avait dix-huit ans,  lui, vingt-quatre.

En 1927 devait naître Gilberto. 

Luis fut parfaitement fidèle envers son épouse. Il ne buvait pas, il ne fumait pas.

Quand se forma le mouvement des Cristeros, tout en les aidant à sa façon, avec des vêtements, de l'argent ou de la nourriture, jamais il ne voulut prendre les armes. Il avait un «messager» très fidèle qui lui apportait les nouvelles, José Refugio Aranda, surnommé Pancho la Muerte, qui fut arrêté le même jour que lui.

En 1926, quinze jours après que furent fermés les lieux de culte, on fusilla le 15 août un prêtre et trois jeunes de l'Action Catholique (Luis Batis, Salvador Lara, David Roldán et Manuel Morales), canonisés en 2000 ; le 1er avril 1927, on fusilla son maître Anacleto González Flores et trois jeunes de l'Action Catholique (Jorge y Ramón Vargas, et Luis Padilla Gómez), béatifiés en 2005.

Le gouvernement demanda aux autorités locales une liste de noms de ceux qui aidaient les Cristeros. Pour mieux les cerner, il fut établi de concentrer les populations dans certains centres, ce qui les aurait empêchés de se joindre aux Cristeros. Toute personne et tout prêtre, qui auraient été trouvés hors de ces centres, auraient été arrêtés et fusillés. Luis allait être du nombre. En prévision de ces moments difficiles, il s’était construit un passage souterrain entre la maison de son père et la sienne, ce qui lui permettait éventuellement de disparaître très vite.

En février 1928, des soldats vinrent occuper le village et s’installèrent dans l’église. A midi du 9 février, ils se présentèrent chez Raymundo ; n'y trouvant pas Luis, qui s’était précipité dans son abri, ils arrêtèrent Delfino, menaçant de le fusiller si Luis ne se présentait pas dans la journée.

Luis alors sortit de sa cachette, rassura calmement les siens en leur disant qu'il allait trouver le général, et qu'il leur ramènerait Delfino sans faute.

Il commença par prendre un bain, il se rasa fraîchement et se mit son plus bel habit, celui qu'il avait acheté à Guadalajara pour son mariage. Il se mit à table avec les siens et mangea tranquillement. Après, il s'agenouilla devant ses parents en leur demandant leur bénédiction. Il leur dit d'avoir courage, car il allait vite revenir. Il embrassa les siens un à un, il serra contre son cœur et embrassa son petit Gilbert de dix mois, et embrassa sa chère épouse, qui était enceinte.

Il était trois heures de l'après-midi. Une amie le vit passer et lui demanda où donc il allait, si bien vêtu ; il lui expliqua en deux mots la situation et elle lui dit : N'y va pas, ils vont te fusiller. Mais Luis, écartant les bras et regardant vers le ciel, répondit :  Quel bonheur, dans une heure je serai dans les bras de Dieu.

Luis alla droit au quartier militaire, demanda à rencontrer le général et lui dit : Mon général, je suis Luis Magaña, que vous cherchez ; celui que vous avez pris, c'est mon frère, qui n'a rien fait de mal. Si c'est moi que vous cherchez, libérez mon frère.

Le général admira le cran de cet homme, qui le regardait en face, les yeux dans les yeux. Il échangea deux mots avec son adjoint et dit à Luis : Bien, jeune homme. On va voir si tu es vraiment aussi courageux que tu le parais. Et à l'officier : Libère-moi l'autre, et fusille-moi celui-ci immédiatement sur le porche de l'église.

Il était trois heures et demie, l'heure de la sieste. Huit soldats sortirent, poussant devant eux Luis et son fidèle messager, Pancho la Muerte, qu'on avait arrêté précédemment. On arriva à l'église et on mit les deux prisonniers à droite du portail. L'officier voulut bander les yeux de Luis, qui refusa. Il avait les mains liées derrière le dos ; il leva les yeux au ciel et dit bien fort à tous les soldats (d'autres personnes entendirent clairement ses paroles) : 

Moi, je n'ai jamais été ni cristero ni rebelle, comme vous m'accusez. Mais si m'accusez d'être chrétien, oui, je le suis. Soldats, qui allez me fusiller ! Je désire vous dire qu'à partir de cet instant, vous êtes pardonnés, et je vous promets qu'en arrivant devant Dieu, vous serez les premiers pour qui je l'implorerai. Vive le Christ Roi ! Vive Notre-Dame de Guadalupe !

Le général voulait ainsi intimider les habitants ; jamais encore, on n'avait fusillé quelqu'un à l'entrée d'une église. Un soldat accrocha une pancarte avec ces mots : Ainsi meurent les Cristeros. 

Le père de Luis alla demander au général la permission de reprendre le corps de son fils. Il le ramena à la maison, où sa mère et son épouse lui mirent une chemise propre, conservant celle qui avait été ensanglantée. Toute la nuit, on le veilla. Des dames imbibèrent du coton avec le sang du Martyr, qui ne se coagulait pas. La mère et l'épouse de Luis donnèrent des morceaux de cette précieuse chemise comme reliques à des amies.

Cinq mois plus tard, naissait la petite fille de Luis, qui reçut le nom de Marìa Luisa, en souvenir de son père.

 

Plus tard, les reliques de Luis, avec celles des frères Ezequiel et Salvador Huerta, furent déposées dans la chapelle du séminaire des missions, qui se trouve à Arandas. Le père de Luis fit ériger une croix à l'endroit où son fils fut fusillé. Pendant longtemps, on put voir sur les murs de l'église, les trous creusés par les balles ; on ne les a rebouchés que tout récemment.

Luis Magaña Servin fut béatifié avec d'autres Compagnons mexicains martyrs en 2005. Le dies natalis de Luis est le 9 février.

 

 

Francisco Tomás de San Juan Bautista Márquez Sánchez

1866-1956

 

Francisco naquit le 24 juin 1866 à Alpandeire (Málaga, Espagne), dans une famille paysanne, et reçut au baptême les noms de : Francisco Tomás de San Juan Bautista. Il fut l'aîné de quatre garçons et une fille. Un des garçons mourut au service militaire, durant la guerre de Cuba.

Dans les champs, on cultive les céréales, et on garde aussi les chèvres. Un jour d'orage menaçant, Francisco proposa à ses camarades d'aller prier le chapelet dans une cabane proche, tandis qu'un autre préférait revenir au village le plus vite possible. Finalement c'est cet avis qui l'emporte, mais en chemin, la foudre s'abat sur le garçon qui avait imposé son avis. C'est là un épisode qui a pu déterminer Francisco à devenir religieux.

Après quelques études à l'école primaire, il resta à la ferme pour y travailler. 

En 1887-1888, il fit son service militaire au régiment d'Infanterie Pavía (Málaga).

En 1894, lors de la béatification de Diego José de Cádiz (voir au 24 mars), il entendit prêcher deux pères Capucins de Ronda, dont le comportement et les paroles le décidèrent à entrer dans leur ordre. 

Après quelques essais infructueux, il entra chez ceux de Séville en 1899, y émit les premiers vœux en 1900 et reçut le nom religieux de Leopoldo.

Il fut envoyé successivement à Antequera, Granada, Sevilla et, finalement, de nouveau à Granada, où il restera quarante-deux ans.

Sa fonction principale fut celle de quêteur : il allait par les rues et les places de la ville, pieds-nus, faisant l’aumône. On finit par le connaître partout, et on lui donna le surnom de humble quêteur aux trois Ave Maria, car telle était sa dévotion courante, chaque fois qu'on lui proposait une intention de prière, ou qu'il suggérait une prière. Frère Leopoldo ne manquait pas une occasion d'enseigner un peu de catéchisme, d'inviter à la prière, à la conversion.

Durant toute la période de la guerre civile, il continua à quêter, même au péril de sa vie.

Arrivé à l'âge vénérable de quatre-vingt dix ans, simple comme il avait toujours vécu, il s'éteignit saintement à Granada le 9 février 1956.

Il a été béatifié en 2010.

 

Un des nombreux miracles obtenus par son intercession, et retenu pour sa béatification fut la guérison rapide, totale et durable d'une malade qui, en 1994, fut envahie de douleurs musculaires très fortes dans les jambes et les bras, assorties de grave anémie, nausées, difficultés pour marcher et pour manger, perte progressive de la vue, hémoglobine et plaquettes réduites à un niveau incompatible avec la vie, péricardite, pneumonie bilatérale. Les termes cliniques étaient : Lupus érythémateux disséminé systémique (LES) compliqué d’anémie hémolytique auto-immune, purpura thrombotique thrombocytopénique, polyradiculonévrite périphérique démyélinisante (Syndrome de Guillain-Barré), pneumopathie interstitielle, neuropathie lupique, péricardite.

Des proches lui présentèrent une image du fr. Leopoldo avec une relique ; au moment où l'on jugeait la situation vraiment désespérée, la mère de la malade se retira pour prier dans la chapelle de l'hôpital avec d'autres personnes. Le lendemain, les douleurs avaient disparu, le cœur fonctionnait normalement, toutes les valeurs des analyses étaient normales ; les jours suivants, on n'observait plus de séquelles.

Le miracle fut reconnu : actuellement, la malade continue de jouir d'une bonne santé et d'une vie normale.

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