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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 00:00

12 FEVRIER

 

IV.

Ss martyrs d'Abitène (quarante-neuf) : le prêtre Saturninus avec ses deux fils Saturninus et Felix (lecteurs), sa fille (consacrée) Maria et le petit Hilarion ; les lecteurs Dativus Sanator, Felix, Felix, Emeritus, Ampelius ; et les autres : Rogatianus, Quintus, Maximianus (ou Maximus), Telica (ou Tazelita), Rogatianus, Rogatus, Ianuarius, Cassianus, Victorianus, Vincentius, Cæcilianus, Restituta, Prima, Eva, Rogatianus, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunda, Ianuaria, Saturnina, Martinus, Clautus, Felix, Margarita, Maior, Honorata, Regiola, Victorinus, Pelusius, Faustus, Dacianus, Matrona, Cæcilia, Victoria, Berectina, Secunda, Matrona, Ianuaria.

Ste Eulalie, vierge martyre à Barcelone, peut-être la même qu’à Merida (10 décembre).

S Meletios, évêque à Sébaste puis à Antioche, d’où il fut exilé pendant quatorze ans, en trois fois ; un de ses disciples fut s. Jean Chrysostome.

?

S Damien, soldat, et les enfants Modeste et Ammone, martyrs en Afrique (Alexandrie ?).

V.

S Gaudence, évêque à Vérone.

VII.

S Rioc, solitaire près de Landevenec, où il mourut.

VIII.

S Ethelwold, abbé à Melrose, évêque à Lindisfarne, très admiré de s. Bède.

IX.

S Benoît, ex-militaire lanquedocien, moine à Saint-Seine dont il s’enfuit quand on le nomma abbé ; en Languedoc, il s’installa avec d’autres sur les bords de l’Aniane, devint réformateur de monastères dans toute la France et mourut à Aix-la-Chapelle.

S Benoît, bénédictin, ermite, évêque à Albenga.

X.

S Antonios Cauléas, abbé près de Constantinople (où son père se mit sous sa conduite), puis patriarche à Constantinople même.

XI.

S Goslin, abbé à Saint-Soluteur.

XIII.

S Ludan, écossais, qui mourut à Nordhouse au retour de son pèlerinage à Jérusalem.

XVI.

Bx George Haydock, Thomas Hemmerford, James Fenn, John (Robert ?) Nutter et John Munden, prêtres anglais martyrs, d’abord pendus à Tyburn puis éviscérés encore vivants, béatifiés en 1987.

XVIII.

B Nicola de Longobardi, frère de l’ordre des Minimes.

XX.

B Josep Gassol Montseny (1915-1937), séminariste à Tarragona, martyr béatifié en 2013.

Martyrs d’Abitène

† 304

 

Sous le règne de Dioclétien et Maximien, les Chrétiens furent nouvellement inquiétés.

Ordre avait été donné de rechercher les Livres saints (Bibles, missels), de détruire les églises, d’interdire toute célébration donc tout rassemblement, réunion, conférence, assemblée. 

Il y eut, certes, des faiblesses ; il y eut des traditores, qui livrèrent des objets sacrés, ou qui donnèrent des noms. Mais il y eut de vaillants Soldats fidèles, que les tourments ne découragèrent pas.

Pour la seule localité d’Abitène (act. Medjez el-Bab, Tunisie), il y eut quarante-huit personnes arrêtées.

Les envoyés impériaux firent d’abord irruption le dimanche dans la maison d’Octavius Felix, où le prêtre Saturninus était en train de célébrer.

On conduisit tous ces Chrétiens, chargés de chaînes, sur la place du forum, où ils montraient leur joie de souffrir pour le Christ.

D’Abitène, on les dirigea à Carthage, soit quelque quatre-vingts kilomètres qu’ils durent parcourir avec les pieds enchaînés. 

A Carthage, le proconsul Anullinus les sépara pour leur enlever le réconfort de l’entraide. On verra plus bas certains détails des tortures qu’on leur infligea, mais aussi certaines des admirables réponses que ces courageux Soldats exprimèrent alors.

Le jour tombant, Anullinus s’adressa simultanément à tous ceux qui n’avaient pas encore été interrogés, les invitant à se soumettre aux édits impériaux. La réponse fut unanime autant que solennelle : Nous sommes Chrétiens !

Ces interrogatoires et ces séances de tortures eurent lieu le 11 février 304. Puis les Chrétiens furent reconduits en prison où, semble-t-il, on les «oublia», volontairement, les laissant agoniser et mourir de faim.

Ci-dessous, les noms de ces Martyrs : 

  • Saturninus, prêtre
  • ses quatre enfants : Saturninus le Jeune et Felix, lecteurs ; Maria, vierge ; Hilarion, petit enfant
  • Dativus Sanator, Felix, Emeritus et Ampelius, lecteurs ; Emeritus eut cette très belle déclaration :  Nous ne pouvons pas vivre sans célébrer ensemble le jour du Seigneur.
  • Berectina 
  • Cassianus
  • Cæcilia
  • Cæcilianus
  • Clautus
  • Dacianus
  • Eva
  • Faustus
  • Felix (deux hommes de ce nom, dont peut-être Octavius Felix, le propriétaire de la maison)
  • Givalius
  • Honorata
  • Ianuaria (deux)
  • Ianuarius
  • Maior 
  • Margarita
  • Martinus
  • Matrona (deux)
  • Maximianus (ou Maximus)
  • Pelusius
  • Pomponia
  • Prima 
  • Quintus
  • Regiola
  • Restituta
  • Rogatianus (trois)
  • Rogatus (deux)
  • Saturnina
  • Secunda (deux)
  • Thelica (ou Tazelita)
  • Victoria 
  • Victorianus
  • Victorinus
  • Vincentius

 

Les Martyrs d’Abitène sont commémorés le 12 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ampelius d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Berectina d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Cæcilia d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Cæcilianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Cassianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Clautus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Dacianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Dativus Sanator d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

On a parfois présenté Dativus comme un Senator, alors qu’il s’appelait apparemment Dativus Sanator, celui qui «guérissait», un médecin.

En outre, il était peut-être aussi lecteur.

Dativus fut interrogé le premier.

Il déclara courageusement qu’il avait pris part à une assemblée, mais il refusa de nommer le chef de cette assemblée.

On l’étendit alors sur le chevalet, et son corps fut déchiré par les pointes de fer.

Peu après, les bourreaux revinrent à lui. Celui-ci demeurait calme au milieu des tourments ; il ne cessait de déclarer qu’il avait pris part à l’assemblée, oui, mais qu’elle n’avait été organisée par aucun des frères. C’était une façon habile d’éviter de nommer le prêtre.

 

 

Emeritus, lecteur d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Le lecteur Emeritus s’avança de lui-même, au moment de l’interrogatoire du prêtre Saturninus, et déclara haut et fort : L’organisateur de la réunion, c’est moi-même, car on s’est assemblé dans ma maison, déchargeant ainsi la responsabilité du prêtre et du vrai maître de la maison où avait eu lieu la perquisition, Octavius Felix. 

Emeritus sous-entendait sans doute malicieusement : On s’est assemblé dans ma maison un autre dimanche.

Il ajouta cette phrase sublime : Je ne pouvais refuser ma maison aux frères, nous ne pouvons pas vivre sans célébrer ensemble le jour du Seigneur. La joie de célébrer ensemble le Christ ressuscité !

Emeritus fut à son tour frappé par les bourreaux, ne cessant d’invoquer le nom du Seigneur.

 

 

Eva d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Faustus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Felix d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Quatre des quarante-neuf Martyrs de cette ville, qui portaient ce même nom.

Un des fils du prêtre Saturninus, lecteur, s’appelait ainsi, et peut-être aussi un autre lecteur.

L’un des quatre était peut-être Octavius Felix, le propriétaire de la maison.

 

 

Givalius d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Hilarion d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

Il était le fils dernier-né du prêtre Saturninus.

On sait juste que c’était un petit enfant, disons un infans, qui avait moins de six ans.

 

 

Honorata d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Ianuaria d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Deux Chrétiennes des quarante-neuf Martyrs de cette ville, portaient ce nom.

 

 

Ianuarius d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Maior d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Un ou une des quarante-neuf Martyrs de cette ville, à moins que ce soit le surnom d’un ou d’une autre Protagoniste du même groupe.

 

 

Margarita d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Maria d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne, fille du prêtre Saturninus, était une vierge consacrée.

Elle faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Martinus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Matrona d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Deux Chrétiennes des quarante-neuf Martyrs de cette ville, portaient ce nom.

 

 

Maximianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Il faut peut-être nommer ce Martyr Maximus.

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Pelusius d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Pomponia d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Prima d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Quintus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Regiola d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Restituta d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Rogatianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Trois des quarante-neuf Martyrs de cette ville portaient ce même nom.

 

 

Rogatus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Deux des quarante-neuf Martyrs de cette ville portaient ce même nom.

 

 

Saturnina d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Saturninus, prêtre d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Le prêtre Saturninus était en train de célébrer les Saint Mystères, le dimanche avec quarante-huit autres personnes.

Etaient présents ses quatre enfants, les lecteurs Saturninus et Felix, sa fille Maria et le petit Hilarion.

Interrogé, il commença par affirmer qu’il ne pouvait pas suspendre la célébration des saints Mystères pour obéir aux édits impériaux. Il reçut alors sa ration de tortures.

Saturninus junior d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Un des quarante-neuf Martyrs de cette ville, junior, distinct du prêtre du même nom, dont il était le fils.

Il était lecteur.

 

 

Secunda d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Deux Chrétiennes des quarante-neuf Martyrs de cette ville, portaient ce nom.

 

 

Thelica d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Thelica (Telica) ou Tazelita était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Victoria d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Cette Chrétienne faisait partie des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Victorianus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Victorinus d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

Vincentius d’Abitène

† 304

 

Voir la notice générale Abitène (Martyrs d’ - 304)

Ce Chrétien était un des quarante-neuf Martyrs de cette ville.

 

 

 

Meletios d’Antioche

† 381

 

L’époque où vécut Meletios fut marquée par le problème de l’arianisme.

Il était né à Mélitène (Petite Arménie, auj. Malatya, Turquie CE), d’une noble famille.

Devenu prêtre, on remarqua sa vertu, sa science, et son attachement courageux et inconditionnel à la foi romaine, particulièrement à la doctrine énoncée au concile de Nicée (325). 

C’était aussi un homme doux, sur lequel beaucoup se trompèrent : on va voir successivement que les ariens le crurent parfois de leur «parti», les orthodoxes intransigeants, au contraire, hérétique.

En 358, il fut élu évêque de Sébaste pour succéder au semi-arien Eustathios, avec l’appui des ariens, ce qui jeta un doute sur son orthodoxie. L’agitation qui s’ensuivit poussa Meletios à se retirer à Bérée de Syrie (auj. Alep), dans le diocèse d’Antioche.

Or le siège d’Antioche se trouvait vacant après la déposition de l’arien Eudoxios, et tous, ariens comme catholiques, se tournèrent vers Meletios, considérant sa vertu, sa douceur, sa foi profonde. Meletios, de son côté, s’efforça de gagner et les uns et les autres. Mais l’archidiacre ayant voulu extorquer une déclaration plus précise de la part de Meletios, celui-ci répondit en affirmant péremptoirement qu’il fallait adhérer aux canons de Nicée. Les ariens alors obtinrent son envoi en exil, en Arménie. On dut faire partir Meletios de nuit, pour ne pas éveiller l’attention des fidèles.

En 361, Meletios put revenir d’exil. Cette fois-ci, ce furent les catholiques intransigeants qui lui firent opposition, déçus d’apprendre que les ariens avaient auparavant appuyé son élection. Un de leurs meneurs était un prêtre nommé Paulinos ; c’étaient les «intégristes» du moment ; leur faction dura près d’un siècle (cela peut nous consoler quand nous constatons des divisions parmi nous).

L’évêque Luciferus de Cagliari, pensant bien faire, en vint même à consacrer évêque ce Paulinos, en succession d’Eustathios, d’où une nouvelle sentence d’exil pour Meletios.

L’empereur Jovien rappela Meletios, mais sous Valens, on renvoya Meletios dans son exil.

Cependant, Meletios se faisait toujours plus d’amis, parmi lesquels Jean Chrysostome (v. 14 septembre) qui, avec tous les moines de la région, entretinrent le peuple dans la fidélité à leur évêque.

Meletios subit globalement quatorze années d’exil, sur les vingt-et-une années de son épiscopat. S.Athanase d’Alexandrie (v. 2 mai), en avait passé dix-sept sur quarante-six ; c’était pour chacun à peu près une année d’exil pour deux d’épiscopat !

En 378 enfin, Meletios put reprendre possession de son siège. Il en profita pour réorganiser le diocèse et soutenir la vraie doctrine trinitaire.

En 379, il réunit en concile cent cinquante évêques, qui rédigèrent cette profession de foi qui allait être approuvée au concile de Constantinople deux ans plus tard.

En 381, s’ouvrit ce concile, présidé par Meletios, qui cependant n’en vit pas la conclusion, car il mourut cette même année ; le concile s’étant ouvert en mai 381, Meletios mourut certainement après cette date.

Meletios fut enterré auprès de s.Babylas (v. 24 janvier). Jean Chrysostome estima qu’on pouvait le compter parmi les martyrs, tant il avait souffert patiemment les contradictions et les persécutions.

Saint Meletios d’Antioche est commémoré le 12 février dans le Martyrologe Romain, probable jour anniversaire d’une translation de ses reliques.

Benoît d’Aniane

750-821

 

Celui dont on parle ici s’appelait d’abord Witiza, né à Maguelone (Languedoc), fils du comte Aigulf, d’origine gothe et au service de Pépin le Bref. Il avait (au moins) un frère.

Witiza fut élevé à la cour et ses qualités le signalèrent au point que Pépin en fit son premier échanson, puis lui confia un poste de commandement.

Vers 774, Witiza et son frère accompagnaient Charlemagne en Italie. Près de Pavie, ce frère faillit se noyer et Witiza le sauva de justesse de la noyade. Ce fut le début de sa «conversion». Il abandonna les armes et retourna dans son pays.

De là il gagna un monastère de Bourgogne, Saint-Seine (act. Côte-d’Or), où il fut vêtu et reçut le nom de Benoît.

Il se mortifiait beaucoup, jeûnait au pain et à l’eau, dormait peu et souvent sur la terre nue, au point que certains moines, beaucoup moins sévères pour eux-mêmes, jaloux de tant d’austérités, le dénigrèrent. 

Mais l’abbé connaissait bien son novice, et l’appréciait, de sorte qu’il en fit le cellérier (économe) du monastère. Cette fois-ci, devant la probité et l’attention fraternelles que Benoît montrait envers chacun des moines, ceux-ci comprirent sa valeur… et l’élire abbé.

Benoît alors prit peur et s’enfuit retrouver sa solitude en Languedoc. Il s’établit avec quelques amis et disciples au bord d’un petit cours d’eau, l’Aniane. On construisit des cellules, on commença de chanter les louanges du Seigneur.

D’autres solitaires se trouvaient aussi dans les environs : Attilion, Nibridius et Anianus furent de grands amis de Benoît. Les disciples affluèrent et l’on dut construire d’autres bâtiments, d’autres monastères. Benoît y fit refleurir la Règle bénédictine authentique.

En 799, Benoît fut présent au synode d’Urgel (Espagne), où il mit en garde les prélats contre l’hérésie de Felix d’Urgel.

Charlemagne, puis Louis le Débonnaire protégèrent la fondation d’Aniane. Benoît visita plusieurs monastères du royaume franc. Louis le Débonnaire lui confia la direction de tous ceux d’Aquitaine, puis celui de Maursmünster (auj. Marmoutier, Alsace, bien différent de Marmoutier près de Tours), avant de le prier de séjourner dans le nouveau monastère d’Inden, proche d’Aix-la-Chapelle. Puis il lui donna autorité sur tous les monastères de France, en vue d’aboutir à une grande réforme de l’Ordre bénédictin.

Cela donna lieu en 817 à une grande assemblée à Aix-la-Chapelle., où la quasi totalité des abbés présents accepta la réforme de Benoît.

Benoît rédigea un Code des Règles, suivit d’une Concorde des Règles. Il y expose toutes les Règles connues et montre comment celle de saint Benoît (v. 11 juillet) recueille et unifie la tradition de toutes les autres.

Désormais, Benoît voyagea beaucoup pour visiter les monastères. En même temps, Dieu confirmait son autorité par des miracles. Benoît eut le don de la lecture des cœurs.

Il se trouvait auprès de Louis le Débonnaire quand la fièvre le prit. L’empereur informa les moines de venir le chercher pour le reconduire dans l’abbaye. Benoît était heureux de se trouver devant Dieu au milieu des chœurs des Saints. Il évoqua les quarante années de sa vie consacrée et s’éteignit, le 11 février 821.

Saint Benoît fut le patriarche de la vie cénobitique en Occident, Benoît d’Aniane en fut le réformateur.

Saint Benoît d’Aniane est commémoré le 12 février au Martyrologe Romain.

 

 

Antonios Cauleas

† 901

 

Antonios naquit près de Constantinople, de pieux parents qui, venus de Phrygie (Asie Mineure, act. Turquie centrale), avaient fui la persécution iconoclaste.

La maman mourut quand l’enfant était encore petit, et le papa le garda à la maison pour le protéger des fréquentations dangereuses. Quand Antonios eut douze ans, son père le confia à un saint abbé. Le jeune garçon s’éprit pour la liturgie, la prière, l’Ecriture.

Quand il eut l’âge, on lui conféra le sacerdoce, malgré son humilité qui s’y refusait, et il fut à son tour nommé abbé, succédant à Antonios Cassimatas.

Chose remarquable : son père vint alors se placer sous la conduite de son fils, qui lui remit l’habit monastique.

Le bruit de la sainteté d’Antonios se répandit tellement qu’on vint le chercher, en 893, pour succéder au défunt patriarche Stephanos.

Cette ascension dans la hiérarchie ne grisa pas un instant l’humble moine que demeurait Antonios ; austère, bon, humble, il ne cessait de grandir dans les saintes vertus. Un de ses soins fut de panser les plaies apportées dans l’Eglise orientale par le schisme de Photius, s’efforçant de réconcilier les adversaires dans la charité.

Il distribuait volontiers ses «revenus» aux monastères. Avec l’aide de l’empereur, il restaura le monastère de Kaulea.

Dans sa dernière agonie, il ne cessait de prier pour son peuple.

Il mourut le 12 février 901, son dies natalis au Martyrologe Romain.

Apprenant sa mort, une pauvre femme, qui avait une jambe cassée, l’invoqua et, durant son sommeil, fut totalement guérie.

Saint Antonios Cauleas est vénéré pas l’Eglise orthodoxe autant que par l’Eglise catholique.

 

 

Ludan de Nordhouse

† 1202

 

Ludan (Luden, Loudain) était d’Ecosse, fils du duc Hildebod.

A la mort de son père, il utilisa son héritage pour construire un hospice en faveur des pauvres, des voyageurs et des infirmes.

Puis il fit le pèlerinage de Jérusalem.

Au retour, il passa en Alsace. S’étant assoupi au pied d’un arbre à Nordhouse ou Nordhausen (Bas-Rhin), il y mourut de froid, le 12 février 1202.

Dans sa besace, on trouva ce billet : Je suis le fils du noble Hildebod, duc d’Ecosse, et je me suis fait pèlerin pour l’amour de Dieu.

Saint Ludan est invoqué pour la guérison des jambes et des engelures.

A Hipsheim se trouve une chapelle avec le tombeau de Ludan ; mais ce tombeau aurait été détruit durant la Guerre de Trente Ans par les Suédois.

Le Martyrologe mentionne saint Ludan au 12 février.

John Nutter

? - 1584

 

On ne connaît pas sa date de naissance. Mais on sait le plus important : son martyre en témoin du Christ.

Né à Reedley Hallows (Burnley, Lancashire), il étudia à Oxford et fut bachelier. 

Il quitta la religion protestante, et vint au Collège anglais de Reims, avec son frère, en 1579. Il fut ordonné prêtre en 1582.

Aussitôt après, il s’embarqua au Havre et devait arriver à Scarborough, mais le bateau alla s’échouer sur la côte de Suffolk, où John tomba gravement malade et fut déposé sur le littoral de Dunwich. Le bateau fut ensuite perdu (coulé ?), mais tous les passagers furent sauvés.

Là-dessus, un ministre du culte trouva une sacoche, dont il espérait recueillir quelque butin, et fut bien étonné de n’y trouver que des livres catholiques. Il en parla aux magistrats, qui suspectèrent notre John et ses compagnons d’être des prêtres. Interrogé, John ne nia pas l’évidence. On l’incarcéra, avec un autre prêtre, nommé Conyers, et un laïc, nommé Lawson.

Sans considération de sa fièvre, ils attachèrent John avec une lourde chaîne aux pieds, ainsi que les deux autres prisonniers, pour les conduire au Conseil de la ville. En attendant, ceux qui les avaient dénoncés se mirent à le questionner et, sur les réponses très pertinentes de John, furent tellement émerveillés de sa science, qu’ils pensèrent avoir pris un évêque ou un jésuite, envoyé ici dans le cadre d’on ne sait quel complot. Mais aucun n’ouvrit les yeux jusqu’à admettre la Vérité, ni même pour avoir quelque sentiment de bienveillance envers ce malade.

Après dix jours d’attente, le Conseil fit savoir qu’il fallait conduire les prisonniers à Londres. On mit les prisonniers dans une charrette, ce dont John souffrit encore davantage qu’à cause de sa fièvre, et surtout parce que les gardiens passaient exprès par les chemins les plus mauvais.

De Londres, on passa à Richmond pour un premier interrogatoire ; John était si faible, qu’il put seulement réaffirmer qu’il était prêtre ; on le renvoya à Londres pour être enfermé à Marshalsea. Là, grâce à la charité de braves personnes, il put se remettre. Pendant une année, il resta là, parlant, prêchant, conseillant, réconciliant, sans épargner sa fatigue. Parmi tous ceux qu’il exhorta ainsi, il s’en trouva un qui résista longtemps à la grâce, mais qui se convertit ensuite totalement en voyant comment ce prêtre mourut en martyr.

John Nutter se montra aussi très miséricordieux envers ces persécuteurs. Il était pour lui-même très austère, et ne se plaignait de rien. 

Un jour qu’arriva un autre prêtre prisonnier, il s’arrangea pour baiser les liens qu’on lui avait mis aux pieds et aux mains, affirmant que ces fers, qui avaient touché les membres d’un serviteur de Dieu, étaient comme sanctifiés.

Après donc une année de prison, John fut à nouveau interrogé. Si le pape venait à envahir l’Angleterre, il ferait ce qu’un bon prêtre catholique devrait faire. Il rédigea ensuite une lettre, qu’il demanda à faire porter à la Reine, dans laquelle il affirmait qu’il n’était pas venu pour apporter l’agitation ou troubler la paix ou fomenter quelque complot ; qu’il n’était là que pour apporter la Vérité et favoriser les intérêts de la Reine et du pays. Ceci ne fit que précipiter son jugement et sa condamnation.

Le 7 février 1584, il fut condamné à mort avec quatre autres Confesseurs. Après cinq jours passés à la Tour, ils furent traînés à Tyburn, pendus, éviscérés et écartelés, selon la triste expression habituelle alors.

Le 12 février 1584, John Nutter fut exécuté le quatrième, montrant une sérénité remarquable, qui édifia ceux qui étaient présents. Son crime avait été d’être prêtre et de ne pas reconnaître la suprématie royale sur l’Eglise.

Il fut béarifié en 1929.

 

 

John Murden

1544-1584

 

On ne connaît pas grand-chose sur ce prêtre anglais. Mais on sait le plus important : son martyre en témoin du Christ.

Son nom est peut-être plus exactement Munden.

Né à Maperton (Coltley, Dorsetshire), il étudia au Nouveau Collège d’Oxford. Ayant environ quarante ans au moment de son martyre, il pouvait être né vers 1544.

Arrêté pour son catholicisme, il fut déchu de son titre de bachelier en 1566. Plus tard, il vint à Reims en 1580 pour étudier la théologie, et fut ordonné prêtre. Pour harmoniser plusieurs récits, il semble vrai qu’il alla compléter ses études à Rome, qu’il y fut ordonné prêtre, et qu’ensuite il revint à Douai, où s’était alors établi le Collège anglais.

Fin février 1583, il fut arrêté entre Winchester et Londres, et conduit aux magistrats de Staines, qui l’envoyèrent à Londres ; là, on le présenta au principal secrétaire d’Etat. Ce dernier le soumit à un interrogatoire en règle, et le frappa si fort à la tête, qu’il en vacilla et ne pouvait plus rien entendre d’un côté pendant plusieurs jours, puis l’envoya à la Tour. Là, ils fut dans les fers pendant vingt jours, couchant par-terre ; mais il sentait la présence de Dieu en lui, et reçut la visite d’un autre prêtre qui le conforta fraternellement. En outre, on l’accusa calomnieusement d’avoir eu une vie licencieuse.

Les 6 et 7 février 1584, il fut jugé à Westminster-hall avec quatre autres Témoins. Condamnés à mort, ils entonnèrent le Te Deum. Il se montrait si heureux qu’on le crut acquitté ; sa joie ne le quitta plus. Qui voulait venir le réconforter, repartait plutôt réconforté par lui.

Conduit à Tyburn avec George Haydock, Thomas Hemmerford, James Fenn, John Nutter, il fut pendu, éviscéré et écartelé à Tyburn le même jour qu’eux, le 12 février 1584 (le 13 selon un autre témoin). John Murden fut le dernier des cinq à être martyrisé.

Ces Martyrs furent béatifiés en 1929, sauf George en 1987.

 

 

James Fenn

1549-1584

 

Né à Montacute (Somerset), il avait été élève au collège Corpus Christi d’Oxford.

Marié, il était veuf avec deux enfants. On lui donnerait approximativement la quarantaine d’années ou un peu moins. Faisons-le naître vers 1549.

Condamné à mort pour avoir «comploté contre la Reine», il souffrit le martyre à Tyburn en même temps que lels prêtres George Haydock, Thomas Hemmerford, John Murden et John Nutter.

Juste avant le supplice, on avait enlevé à James tous ses vêtements, sauf sa chemise ; puis  au moment de tirer sur la corde de la pendaison, on lui retira aussi cette malheureuse chemise, de sorte qu’il se trouva entièrement nu, pendu, au regard de toute la foule, qui protesta hautement, raconte un témoin oculaire.

Puis, comme pour George et Thomas, on le remit sur pied encore vivant, pour l’éviscérer avant de l’écarteler, ce même 12 février 1584. 

Il fut béatifié en même temps que Thomas, et les deux John, en 1929.

 

 

George Haydock

1556-1584

 

George était le plus jeune fils de Evan Haydock, de Cottam Hall (Preston, Lancashire) et de Helen, fille de William Westby de Mowbreck Hall (Lancashire).

Il reçut sa formation dans les collèges anglais de Douai et de Rome et fut ordonné prêtre le 21 décembre 1581, probablement à Reims. 

Peu après avoir débarqué en Angleterre, il fut arrêté à Londres et passa quinze mois dans le plus strict confinement dans la Tour, souffrant d'une recrudescence d'une forte fièvre de malaria, qu'il avait contractée précédemment dans l'été 1581, durant sa visite des sept églises de Rome. Autour de mai 1583, tout en restant dans la Tour, il put jouir du statut plus relâché de "prisonnier libre", et administrer les Sacrements à ses compagnons de prison.

Durant la première période de sa captivité, il avait l'habitude de décorer sa cellule avec le nom et les armes du pape, griffés ou dessinés au charbon de bois sur la porte ou sur les murs : il montra ainsi tout au long de son parcours terrestre, sa passion pour la papauté. 

Grande fut donc sa joie lorsque, en la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome (qui se fêtait alors le 16 janvier), le greffier vint l’interroger sur sa croyance, lui et les autres prêtres emprisonnés dans la Tour : il confessa franchement qu'à son profond regret il pourrait être contraint de déclarer que la reine était dans l'hérésie. C'est ainsi qu'il signa son destin. 

Le 5 février 1584 il fut accusé d'avoir conspiré contre la reine, à Reims le 23 septembre 1581, acceptant le 1er octobre de venir en Angleterre et décidant d'y venir le 1er novembre. En réalité, le 1er novembre 1581… il arrivait à Reims. 

Avec lui furent aussi accusés : 

  • James Fenn, du Somersetshire, ancien élève du collège du Corpus Christi à Oxford ; 
  • William Deane, qui avait été ordonné prêtre le même jour que lui ; 
  • Thomas Hemmerford, du Dorsetshire, ancien élève du collège Saint Jean à Ox-ford ;
  • John Murden, du Dorsetshire aussi, ancien élève au Nouveau Collège à Oxford ;
  • John Nutter, du Lancashire, ancien élève de collège Saint Jean à Cambridge ;
  • deux autres prêtres. 

Le jour suivant, fête de sainte Dorothée, Haydock, Fenn, Hemmerford, Murden et Nutter furent conduits au barreau et plaidèrent non coupables.

Haydock avait depuis longtemps une grande dévotion pour sainte Dorothée et avait l'habitude de se confier chaque jour à sa protection, lui-même et tout ce qu'il faisait. Or sainte Dorothée est fêtée le 6 février.

Il est bien possible que George soit entré au collège de Douai ce même jour en 1574 ou 1575, mais le fait n'est pas confirmé. 

La Concertatio Ecclesiæ affirme qu'il fut arrêté le 5 février, en 1581 ou 1582, mais les annotations de la Tour indiquent qu'il fut conduit à la Tour le 5, auquel cas il fut en réalité arrêté le 4 février. 

Reste que le vendredi 7, tous les cinq furent déclarés coupables et condamnés à mort. 

William et les deux autres ne partagèrent pas le sort des cinq Martyrs d’aujourd’hui.

Les quatre compagnons de Haydock furent destinés aux fers de "la fosse" dans la Tour, tandis que lui fut renvoyé à son ancien quartier, sinon il aurait sans doute échappé au bourreau par une mort naturelle, tant il était faible. 

Tôt le mercredi 12 il célébra la messe, puis les cinq prêtres furent tirés jusqu'à Tyburn parmi maints obstacles ; Haydock, qui était probablement le plus jeune et certainement le plus faible de santé, fut le premier à souffrir. Un témoin oculaire nous a transmis un récit de leur martyre, que le père Pollen, jésuite, imprima dans le cinquième volume de la Catholic Record Society.

Haydock y est décrit comme un homme de complexion délicate, de comportement doux, et bien résolu dans la confession de sa foi. Pendant tout le trajet, il récitait des prières, et en montant sur la charrette, il prononça à haute voix le dernier verset du Te lucis ante terminum (voir ci-dessous). Il reconnut Elizabeth comme sa reine de droit, mais affirma aussi qu'il l'avait appelée hérétique. Ensuite il récita à voix basse une hymne en latin, refusa de prier en anglais avec la foule, mais exprima le désir que tous les catholiques priassent pour lui et pour son pays. 

Sur quoi l'un des présents cria Ici il n'y a pas de catholiques, et un autre Nous sommes tous catholiques ; Haydock expliqua J'entends par 'catholiques' tous ceux qui appartiennent à l'Eglise catholique romaine et je prie Dieu que mon sang permette que la foi catholique se développe en Angleterre

Puis la charrette fut écartée, et bien que le préposé ait donné plusieurs coups à la corde, avant qu'il ne tombât à terre, Haydock était encore bien vivant lorsqu'il fut détaché. 

L’abbé Haydock avait vingt-huit ans.

Le dies natalis de ces cinq Martyrs est au 12 février. George a été béatifié en 1987, les quatre autres l’étaient déjà en 1929.

 

Note sur l’hymne Te lucis ante terminum.

Cet hymne commence l’office des Complies, que les moines chantent au terme de la journée. Il y en eut diverses versions ; celle que chanta George, au «soir» de sa vie, pourrait être celle-ci :

 

Te, lucis ante terminum,        Toi, avant le terme de la lumière, 

Rerum Creator, poscimus,        Créateur des choses, nous te demandons                                                  

Ut solita clementia        Que dans ton habituelle clémence                                                        

Sis præsul ad custodiam.        Tu restes là pour nous garder.

 

Procul recedant somnia        Que les songes reculent                                                                  

Et noctium fantasmata ;         Ainsi que les phantasmes de nuit ;                                                           

Hostemque nostrum comprime        Terrasse notre ennemi    

Ne polluantur corpora.        Pour que nos corps ne se souillent pas.

 

Præsta, Pater omnipotens,        Accorde-le, Père tout-puissant                                                           

Per Iesum Christum Dominum,        Par Jésus-Christ, le Seigneur,                                                             

Qui tecum in perpetuum        Qui, avec toi, à perpétuité,                                                                  

Regnat cum Sancto Spiritu.        Règne avec le Saint Esprit. 

 

Amen.         Amen.

 

 

Thomas Hemmerford

1556-1584

 

Né vers 1556 à Stoke (Dorset), il étudia au collège Saint-Jean d’Oxfort, avant d’aller à Rome ; il fut ordonné prêtre en 1583. On voit parfois son nom avec un seul m.

Il fut martyrisé à Tyburn en 1584, en même temps que George Haydock, James Fenn, John Nutter et John Murden.

Le supplice consistait habituellement à pendre les suppliciés juste pour commencer de leur faire perdre connaissance, puis on les remettait sur pied et on les éviscérait, avant de les écarteler. Dans le cas de Thomas, il était encore bien conscient, et un témoin oculaire l’entendit gémir Oh ! Ah !, au moment où le bourreau commença de le «dépecer».

Leur dies natalis commun est au 12 février. Ils ont été béatifiés en 1929, sauf George, en 1987.

 

Josep Gassol Montseny

1915-1937

 

Josep naquit le 31 mars 1915 à Solivella (Conca de Barberá, Tarragona, Catalogne, Espagne nord-est), où il recevra le baptême, puis en 1916 la confirmation et, en 1925, la Première communion.

Il entra au séminaire de Tarragona, où on le connut comme un séminariste très pieux, humble, qui savait déjà se mortifier et chercher la perfection.

Lors de la proclamation de la République (1932), ses parents lui demandèrent s’il allait abandonner ses études ou les continuer. Sa réponse fut sans partage : Si Dieu se préoccupe de donner à manger aux oiseaux du ciel et de vêtir les lys des champs (cf. Mt 6:25-30), à plus forte raison s’occupera-t-Il de ses ministres. Si sa volonté est que je sois sacrifié, que Sa volonté soit faite et non la mienne.

Lors de la révolution de 1936, c’était l’été et Josep en était à sa dernière année d’études. Il se trouvait chez les siens pour quelques jours de vacances, mais la situation ne lui permit pas de rejoindre le séminaire. Il resta dans la famille.

Le 12 février 1937, il achevait à peine le chapelet avec les siens, que se présentèrent des miliciens pour l’arrêter, pour le seul grief qu’il était séminariste. Josep se laissa arrêter sans aucune résistance : Si je dois verser mon sang pour Dieu, je le lui donne volontiers.

On arrêta d’autres hommes et on les fit monter en camion, ligotés deux à deux. L’un d’eux réussit à couper la corde avec un petit canif ; les miliciens prirent le canif et dirent à Josep : Avec ça, on va te couper…

Les prisonniers furent abattus sur la route de Pira. La dernière parole de Josep fut : Ramenez-moi à la maison ! Je vous pardonne !

On les enterra sur place. Josep n’avait pas vingt-deux ans.

Josep fut béatifié en 2013.

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