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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 00:00

15 FEVRIER

 

I.

S Onésime, esclave de Philémon, cf. Phil. ; évêque à Ephèse ? martyr ? 

II.

Ss Faustinus et Iovita, deux frères, prêtre et diacre, torturés à Brescia, Milan et Rome, martyrisés à Brescia.

III.

S Craton, philosophe romain baptisé par s.Valentin, martyr ?

Ste Agape, vierge à Terni dont elle est patronne, martyre avec les ss. Saturnin, Castule, Magne et Lucius.

IV.

Ss Isicus (prêtre), Iosippus (diacre), Romanus, Zosimus, Baralus et la vierge Agapes, martyrs en Antioche de Syrie.

S Faustin, évêque à Brescia.

V.

S Eusèbe, anachorète près de Aschia, mort plus que nonagénaire.

Ste Georgia, vierge à Clermont ; des colombes accompagnèrent son cercueil puis s’envolèrent vers le ciel.

VI.

S Severus, prêtre dans les Abruzzes ; il ressuscita un mort par ses larmes et lui valut la Récompense éternelle.

S Quinidius, évêque à Vaison, dont il est patron secondaire.

S Bérach, abbé à Cluain-Coirpthe, à Kilbarrach.

? S Joseph, diacre à Antioche.

VII.

S Fauste, bénédictin, compagnon de s. Maur dans la fondation de Glanfeuil.

S Decorosus, évêque à Capoue.

VIII.

S Walfredo, père de cinq enfants à Pise, fondateur d’un monastère (Palazzuolo in Acquaviva), dont furent abbés lui-même puis un de ses fils.

X.

S Colomban, irlandais, reclus à Gand.

XI.

S Sigfrid, prêtre anglais, apôtre et patron de la Suède, évêque à Wexiow ; il intercéda en faveur des meurtriers de ses trois neveux, ce qui les aida à se convertir.

Ss Henri et Alfard (Halward ?), martyrs l’un en Suède, l’autre en Norvège.

XIV.

B Angelo de’ Scarpetti, augustin à Borgo Sansepolcro.

S Eusée, ermite en Piémont, cordonnier, patron des savetiers.

S Guillaume de Cardaillac, évêque à Saint-Papoul.

XVII.

Bx Bedrich Bachstein, Juan Martinez, Simon, Bartolomeo Dalmasoni (prêtres) ; Girolamo Degli Arese, Gaspare Daverio Jakob (clercs) ; Christoffel Zelt, Didak Jan, Giovanni Bodeo (Rode), Emmanuel (frères convers) ; Klemens, Jan, Antonin (novices) ; tous Frères Mineurs Conventuels de diverses nationalités, à Prague, massacrés le Mardi gras ; béatifiés en 2012.

S Claude de la Colombière, jésuite, confesseur de ste Marguerite-Marie Alacoque à Paray-le-Monial, et aussi chapelain de la duchesse d'York, canonisé en 1992.

XX.

B Pere Vallmitjana Abarca (1875-1937), bénédictin espagnol à Montserrat, martyr, béatifié en 2013.

Bx Ricardo Guerra Villazan (Albino), Acacio Calleja Santamaría (Acacio María), Ángel de la Iglesia Ociña (*1913, 1915, 1916), de la congrégation Saint-Pierre-aux-Liens, martyrs espagnols près de Barcelone en 1937, béatifiés en 2018.

Bx Camila Díez Blanco (*1889) et son frère Gregorio Díez Blanco (*1899), et Eliseo Moradillo García (*1906), laïcs espagnols martyrisés en même temps que les Religieux précédents près de Barcelone en 1937, béatifiés en 2018.

B Michał Sopocko (1888-1975), prêtre polonais, directeur spirituel de ste Faustina Kowalska, fondateur de deux instituts (les Sœurs de Jésus miséricordieux et un Institut séculier de la Divine Miséricorde), béatifié en 2008.

B Juan Alonso Fernández (1933-1981), prêtre espagnol des Missionnaires du Sacré-Cœur, martyrisé au Guatémala, béatifié en 2020.

 

 

 

Onésime

1er siècle

 

D’après la lettre de saint Paul à Philémon, Onésime, originaire de Phrygie, était le domestique de Philémon, un riche habitant de Colosses et fervent chrétien (v. 22 novembre).

Onésime s’était rendu coupable de quelque larcin envers son maître et avait pris la fuite pour échapper au châtiment mérité. Mais quel châtiment aurait réservé ce maître chrétien envers son domestique ? Quelques coups de fouet ? une remontrance sonore ? quelque menace… «la prochaine fois…» ? 

Toujours est-il qu’Onésime, plus débrouillard qu’on ne le pense, arrive à Rome, et rencontre providentiellement ce Paul qui avait évangélisé Colosses quelques années plus tôt, et avait même été reçu par Philémon.

Paul donna de salutaires conseils à Onésime, qui reconnut ses torts et se convertit sincèrement. C’est bien là le plus grand mérite de cet humble esclave. Onésime, sur l’intercession de Paul, put revenir à Colosses, où Philémon le reçut en frère et non plus en esclave fugitif.

La suite des événements est moins certaine.

Il semble qu’Onésime, ait été établi par saint Paul rien moins qu’évêque à Bérée en Macédoine, ou à Ephèse après Timothée et Ignace. Cette dernière hypothèse semble un peu difficile.

Onésime serait mort martyr à Pouzzoles en Italie, après avoir souffert à Rome, mais on n’explique pas comment et pourquoi il serait arrivé là.

Avec les Grecs, saint Onésime est commémoré le 15 février dans le Martyrologe.

 

 

Faustinus et Iovita de Brescia

† 120

 

Faustinus était prêtre ; son frère, Iovita, était diacre ; tous deux étaient de Brescia, où ils annoncèrent l’Evangile.

Constatant l’influence qu’ils avaient sur le peuple, on les dénonça à l’empereur Adrien. Celui arrivait d’Orient et fut bientôt à Brescia, où il voulut lui-même interroger les deux frères.

Les tortures qu’il leur fit infliger commencèrent à Brescia, se poursuivirent à Milan et jusqu’à Rome. Elles consistèrent en l’exposition répétée des Martyrs aux bêtes féroces, qui ne leur firent rien, puis dans le supplice maintes fois répété du chevalet ; on leur arracha la peau, on leur fit avaler du plomb fondu, on les plongea dans l’eau bouillante, on leur arracha les yeux ; à chaque épisode, dit le texte d’origine, Dieu intervenait.

Ordre fut finalement donné de reconduire à Brescia Faustinus et Iovita et de les y décapiter.

Ce pouvait être vers 120, le 15 février.

Saints Faustinus et Iovita sont commémorés le 15 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martyrs d’Antioche de Syrie

† 4e siècle

 

Un groupe de Chrétiens subit la persécution à Antioche de Syrie (auj. Antakya, Hatay, Turquie S).

Ce groupe comprenait : 

  • le prêtre Isicus
  • le diacre Iosippus
  • Romanus
  • Zosimus
  • Baralus
  • la vierge Agapes

On peut supposer qu’il s’agisse de la persécution de Dioclétien (304).

Ces six Martyrs d’Antioche de Syrie sont commémorés le 15 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Agapes d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

 

 

Baralus d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

 

 

Iosippus d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

 

 

Isicus d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

 

 

Romanus d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

 

 

Zosimus d’Antioche de Syrie

† 304

 

Se reporter à la petite notice Antioche de Syrie (Martyrs d’ - 304)

Georgia de Clermont

† 6e siècle

 

D’après s.Grégoire de Tours (v.17 novembre), qui en fut à peu près contemporain, Georgia vivait à Clermont vers la fin du cinquième et le début du sixième siècles.

C’était une pieuse jeune fille, plus attirée par la méditation et le silence que par le monde extérieur ; elle se retira dans les environs de Clermont, pratiquant le jeûne et la prière.

Elle dut mourir dans les premières années du sixième siècle.

Au moment de ses funérailles, des colombes accompagnèrent le cercueil et ne le quittèrent qu’après l’ensevelissement. On interpréta ce signe comme la présence des anges, auxquels avait si bien ressemblé Georgia, par sa pureté et sa prière.

Sainte Georgia est commémorée le 15 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Severus d’Antrodoco

† 530

 

Severus était un prêtre dans vallée d’Antrodoco (Rieti, Latium, Italie C), et s’occupait d’une église dédiée à Notre-Dame.

L’événement qui va être raconté, nous vient du saint pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Severus était en train de tailler sa vigne, quand on lui annonça qu’un malade était mourant. Il prit le temps d’achever sa besogne et se mit en chemin, lorsqu’on vint lui dire que le malade était mort. Il en fut tout contrarié et se reprocha son retard. Il alla cependant auprès du mort et pria intensément avec beaucoup de larmes, jusqu’à ce que le défunt revînt à la vie. Il raconta que les démons l’emmenaient déjà en enfer, mais qu’un ange de lumière était arrivé, avait arrêté le funeste cortège, parce que le prêtre Severus était en prière et que le Seigneur lui avait accordé la vie de cette âme. Severus alors s’entretint avec le ressuscité, l’exhorta au repentir et, huit jours après, le pécheur repenti mourut réellement et alla, cette fois-ci, directement, au Paradis.

Il mourut vers 530.

Saint Severus est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

 

 

Quinidius de Vaison

† 579

 

Quinidius vint au monde à Vaison-la-Romaine (act. Vaucluse).

Ses parents eurent la bonne inspiration de le confier à des ecclésiastiques, qui l’orientèrent dans les voies du Seigneur. Quinidius était modeste, doux, chaste.

Il se fit d’abord ermite près de Toulon, puis à l’abbaye de Lérins.

Il est dit que l’évêque de Vaison en fit son archidiacre et se fit représenter par lui au concile d’Arles de 552.

Quinidius devint alors le coadjuteur de l’évêque Theodosius (v. 14 février) et lui succéda en 556, comme quinzième évêque de Vaison, toujours plus humble et plus doux.

Il participa à deux conciles de Paris en 557 et 573. Celui de 557 faisait suite à une disposition du roi Childeric Ier contre le culte des idoles et à l’élection de s.Germain au siège de Paris (v. 28 mai) ; celui de 573 en revanche eut lieu après l’élection de Grégoire de Tours (v. 17 novembre).

Lorsque le comte d’Auxerre, Mommol, qui avait repoussé les Lombards, passa à Vaison et célébrait sa victoire, Quinidius ne voulut pas ajouter à l’orgueil de Mommol et évita de venir le saluer. Mommol en fut terriblement vexé et accabla d’injures l’évêque. Quinidius ne répondit rien, mais Mommol fut prit d’un mal violent en sortant de Vaison, et Quinidius pria pour sa guérison : Mommol alors se repentit de sa gloriole et offrit de riches présents à l’évêque.

Quinidius mourut vers 579.

Saint Quinidius est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain, lendemain de la commémoraison de son prédécesseur Theodosius.

Le diocèse de Vaison a été rattaché à celui d’Avignon ; il demeure le siège d’un évêché titulaire, dont le titre peut s’attribuer à un évêque démissionnaire.

 

 

Decorosus de Capoue

† 693

 

Decorosus naquit à Capoue et en fut le 24e évêque, depuis au moins 680.

Un événement miraculeux le rendit célèbre : il conseilla à une mère, dont l’enfant était très malade, de le conduire au sépulcre de s. Rufus (v. 27 août), où il guérit.

On voit sa signature au bas des actes du concile de Rome convoqué par le pape s.Agathon (v. 10 janvier) : en mars 680, ce concile condamna le monothélisme.

Decorosus mourut en 693.

Saint Decorosus est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

 

 

Walfredo della Gherardesca de Pise

† 765

 

Walfridus, devenu Walfredo ou Wilfrido en italien, est peut-être le lointain fondateur de la lignée des Gherardesca, noble famille de Pise (Toscane, Italie). On le croit effectivement lombard, neveu du roi Astolfo, petit-fils du duc Pemmone, et fils de Ratchauso, qui fut gastaldo (administrateur) de Pise.

De son mariage avec Tesia, Walfredo eut cinq enfants.

Ceux-ci devenus grands, il décida en 754, de concert avec son épouse, de devenir ermite. Avec deux compagnons, Forte et Gundoaldo, qui venaient l’un de Corse, l’autre de Lucques, ils construisirent à Palazzuolo in Acquaviva un petit monastère dédié à saint Pierre (v. 29 juin). Pour apprendre la Règle de saint Benoît (v. 11 juillet), ils firent venir un moine de Volturno.

Puis ils construisirent aussi un monastère… pour leurs épouses et celles de leurs filles qui voulaient suivre la même orientation, peut-être celui de Saint-Sauveur à Versilia (act. Pietrasanta).

Walfredo fut élu premier abbé du monastère.

Un des fils de Walfredo, Ginfrido, avait suivi son père et avait été ordonné prêtre ; pris par la tentation, il quitta le monastère, non sans avoir entendu son père lui prédire une «punition» ; de fait, il fut bientôt amputé d’une phalange à la main ; repenti, il demanda sa réadmission et fut un modèle de piété, au point qu’il succéda à son père.

Le pieux Fondateur mourut vers 765 ; les miracles avenus sur son tombeau engendrèrent un culte séculaire, qui fut reconnu en 1861.

Saint Walfredo est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

 

 

Sigfrid de Wexiow

† 1002

 

Au 10e siècle, le roi suédois s.Olaf (v. 29 juillet) demanda au roi anglais Edred de lui envoyer des missionnaires pour reprendre l’évangélisation inaugurée par s. Oscar (v. 3 février) deux siècles plus tôt. C’est ainsi que Sigfrid, un prêtre d’York, s’embarqua courageusement pour cette difficile mission.

On ne connaît pas les antécédents de Sigfrid. On pourrait supposer que, juste avant de partir, il reçut la consécration épiscopale des mains de l’évêque d’York, Wulfstan. 

Sigfrid ne partait pas seul. Il avait avec lui trois neveux : Unaman, Sunaman et Wiaman.

Visiblement Dieu était avec eux. A peine eut-on abordé sur les côtes de Gothland en juin 950, que Sigfrid planta une croix et construisit une église : il célébrait la divine Liturgie avec de beaux ornements qu’il avait apportés avec lui et prêchait à la population, aidé en cela par des interprètes. Parmi les conversions, il se choisit douze disciples, comme fit le Christ.

L’un d’eux vint à mourir : il l’enterra chrétiennement, posant une croix sur sa tombe.

Les conversions furent si nombreuses et solides, que bientôt la croix fut érigée triomphalement dans les douze tribus qui composaient le territoire de Gothland. La fontaine où Sigfrid baptisait les catéchumènes et qui prit le nom de Wexiow fut longtemps marquée par un monument sur lequel on avait gravé le nom des douze premiers convertis.

Ce qui frappait les foules, c’était d’abord les belles cérémonies liturgiques, mais ensuite l’enseignement des grands mystères chrétiens, et surtout la mortification, le désintéressement, le zèle des missionnaires.

Sigfrid établit deux évêques pour les régions orientale et occidentale du Gothland, respectivement à Lingkoping et Scara, tandis qu’il continuait d’administrer son diocèse de Wexiow, aidé par ses trois neveux, Unaman, Sunaman et Wiaman, qu’il ordonna prêtre, diacre et sous-diacre.

Voulant ensuite porter la Bonne Nouvelle plus au nord, il confia le diocèse aux trois frères. Le roi Olaf reçut Sigfrid avec profond respect et grande joie ; il reçut le baptême avec sa cour et son armée. Sigfrid fonda des églises, consacra deux évêques pour Upsal et Strengues. Celui d’Upsala devint par la suite (1160) métropolitain pour tout le royaume.

Pendant ce temps, cependant, les trois neveux laissés à Wexiow furent victimes d’une incursion de bandits qui les massacrèrent. Sigfrid, l’apprenant, se hâta de rejoindre son diocèse ; les brigands avaient décapité les trois martyrs, caché les corps au fond d’une forêt et jeté les têtes avec de grosses pierres au fond d’un lac. Mais Dieu permit à Sigfrid de les retrouver miraculeusement. 

Le roi Olaf fit rechercher les auteurs de ces martyres ; on les retrouva ; il aurait voulu les faire exécuter, mais Sigfrid intercéda pour eux ; Olaf les condamna à une très forte amende au profit de Sigfrid, mais ce dernier, malgré son extrême pauvreté, refusa énergiquement. Cette attitude miséricordieuse amena les coupables à la conversion.

Sigfrid mourut vers 1002 et fut inhumé dans la cathédrale de Wexiow. Le pape anglais Adrien IV le canonisa en 1158. 

Les Suédois honorèrent Sigfrid, leur apôtre, d’un culte tout particulier, jusqu’au moment de la Réforme. Le dernier évêque catholique de ce siège mourut en 1530.

Wexiow est l’actuelle ville verte de Växjö.

Saint Sigfrid est maintenant commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

 

 

Angelo de’ Scarpetti

1306

 

Cet ange naquit avant 1240 à Borgo Sansepolcro (Toscane, Italie C), dans la noble famille des Scarpetti.

En 1254, il entra au couvent des Ermites de Giovanni Bono (v. 23 octobre), qui furent absorbés par les Ermites de Saint-Augustin en 1256.

Angelo fut remarquable surtout par son humilité, sa patience, sa pureté de cœur.

Il se pourrait qu’Angelo participât à l’expansion de l’Ordre en Angleterre.

On raconte de lui ce prodigieux miracle concernant un innocent condamné à mort : n’ayant pu obtenir sa grâce au moment de la condamnation, il fondit en prières ; le condamné, une fois exécuté, se réveilla et raconta comment Angelo l’avait soutenu dans ses bras.

Il y eut d’autres miracles encore durant la vie d’Angelo. Par exemple quand un homme le gifla et en devint paralysé sur place, jusqu’à ce qu’il demandât pardon.

Angelo mourut à Borgo Sansepolcro vers le 15 février 1306, le jour retenu par le Martyrologe pour son dies natalis.

En 1583, son corps fut retrouvé intact.

Son culte fut confirmé en 1921.

Bartolomeo Dalmasoni

?-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Christoffel Zelt

1541-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Bedřich Bachstein

1561-1611

et ses treize Compagnons

 

Dans le cadre des âpres «luttes inter-confessionnelles» qui ensanglantèrent la Tchécoslovaquie, des factions se jetaient sur les monastères, qui étaient pillés ; il y eut à Prague plusieurs pillages de cette sorte, contre les Jésuites et les Dominicains en particulier.

Les Frères Mineurs Conventuels, résidants à Prague subirent aussi cet assaut le 15 février 1611, jour du Mardi gras, en l’église de Notre-Dame des Neiges.

Les insurgés forcèrent la porte du monastère et pénétrèrent dans l’église, où s’étaient réfugiés une partie des Religieux. Trois furent tués sur place ; d’autres dans le monastère, d’autres enfin qui s’étaient réfugiés dans le grenier.

Les corps des quatorze Martyrs restèrent là sans sépulture jusqu’au samedi, jour où on put les ensevelir à l’intérieur du cloître.

Certains coupables furent retrouvés et exécutés en mai 1611.

Voici ce qu’on peut connaître de ces Martyrs :  

  • Bedřich Bachstein (*1561 environ), né à Pená, Jindřichův Hradec (République de Tchécoslovaquie), prêtre ; vicaire (le Gardien, ou Supérieur, était absent ce jour-là) ; 
  • Juan Martínez (*1571 environ), né en Espagne, prêtre ; sacristain ; comme il tentait de sauver le ciboire, il eut la main tranchée, fut poignardé dans le dos, et les saintes hosties piétinées.
  • Simon (*1581 environ), né en France, prêtre ; 
  • Bartolomeo Dalmasoni, né à Ponte San Pietro (Bergame, Italie), prêtre ; 
  • Girolamo Degli Arese (*1597 environ), né à Milan, clerc ; 
  • Gaspare Daverio (*27 avril 1584), né à Bosto (Varese, Italie), clerc ; 
  • Jakob (*1590 environ) né à Augsburg (Bavière, Allemagne), clerc ; 
  • Klemens (*1590 environ) né en Allemagne, novice ; il eut le crâne ouvert d’un coup de hache.
  • Christoffel Zelt (*1541 environ), né aux Pays-Bas, frère ; c’était le plus âgé ; 
  • Didak Jan (*1571-1581 environ), né en Allemagne, frère ; 
  • Giovanni Bodeo (Rode) (*1581 environ), né à Mompiano (Brescia, Italie), frère ; jardinier ; 
  • Emmanuel (*1581 environ), né en République de Tchécoslovaquie, frère ; cuisinier ; 
  • Jan (*1603 environ), né en République de Tchécoslovaquie, novice ;
  • Antonín (*1601-1603 environ), né en République de Tchécoslovaquie, novice ; aide cuisinier.

 

Tous ces Religieux, venus de pays différents, formaient une famille spirituelle unie qui resta soudée jusqu’à la mort. On remarquera le jeune âge de la plupart, particulièrement de Jan et Antonín.

Leur procès de béatification, plusieurs fois retardé, a pu être porté à conclusion tout récemment.

Les quatorze Martyrs tchèques ont été béatifiés ensemble en 2012. Leur dies natalis est au 15 février.

 

 

Didak Jan

1571-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Juan Martínez

1571-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Emmanuel

1581-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Giovanni Bodeo

1581-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Simon

1581-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Gaspare Daverio

1584-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Klemens

1590-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Jakob

1590-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Girolamo Degli Arese

1597-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Antonin

1601-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

Jan

1603-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

Claude de la Colombière

1641-1682

 

Claude de la Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand de la Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à Saint Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné. Il semble bien que le nom de famille portât la particule, que Claude lui-même omit par discrétion, et que les auteurs modernes ont volontiers supprimée.

Des cinq enfants qui survécurent, trois des quatre garçons devinrent prêtres, et l’unique fille, visitandine.

La famille s'étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu'il compléta ensuite à Lyon chez les Jésuites jusqu'aux classes de rhétorique et de philosophie. C'est alors qu'il se sentit à son tour appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus. La vie de Claude était portée vers l'art et la littérature et attirée par tout ce qu'il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n'était pas homme à se laisser guider par le sentiment.

A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, en Avignon. C'est là qu'en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers vœux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature ; tâche qu'il assumera pendant cinq ans dans ce Collège. Il y est très bien «noté» : 

Claude La Colombière a de très grands dons, un rare bon sens, une prudence remarquable, une expérience déjà assez développée ; il a pris un bon départ pour les études. Son tempérament est plein de douceur. Ses forces physiques sont délicates. Il est fait pour assumer toute tâche (Ad omnia factus).

En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont ; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité : précepteur des fils de Colbert, le ministre des Finances de Louis XIV.

Ses études terminées et ordonné prêtre (1666), il retourne à Lyon : il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale. Sa prédication se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur ; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s'adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels ; en effet, si l'on considère l'endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d'orateurs plus célèbres.

L'année 1674 est décisive dans la vie de Claude. Il fait son troisième an de probation à la Maison Saint-Joseph de Lyon et le mois traditionnel d'Exercices Spirituels. Puisque cet idéal lui paraissait magnifique, Claude l'adopta comme un programme de sainteté. 

Le 2 février 1675 il fait la Profession solennelle et est nommé Recteur du Collège de Paray-le-Monial. Certains s'étonnèrent qu'un homme si éminent fût envoyé dans un endroit aussi retiré que Paray. On en trouve l'explication dans le fait que les Supérieurs savaient qu'au Monastère de la Visitation, une humble religieuse, Marguerite Marie Alacoque, à laquelle le Seigneur révélait les trésors de son Coeur, vivait dans une angoissante incertitude ; elle attendait que le Seigneur lui-même accomplît sa promesse de lui envoyer son fidèle serviteur et parfait ami, qui l'aurait aidée à réaliser la mission à laquelle il la destinait : manifester au monde les richesses insondables de son amour. 

Or Claude avait fait un vœu particulier de fidélité sans réserve aux Règles et Constitutions de la Compagnie de Jésus, comme moyen de parvenir plus sûrement à la sainteté. Recevant le message du Sacré-Cœur par l’intermédiaire de Marguerite Marie Alacoque, il trouva tout ce à quoi il aspirait. Il se remettra au Christ dans un don total et sans retour :

Pour réparation de tant d’outrages et de si cruelles ingratitudes, je vous offre mon cœur, je me donne tout entier à vous. Selon le propre témoignage de Marguerite Marie, cette dévotion au Sacré-Cœur l’a plus élevé en la gloire que tout ce qu’il avait pu faire au reste pendant tout le cours de sa vie.

Le père de la Colombière devint ainsi le confident, le conseiller et le confesseur de Marguerite Marie.

Après un an et demi de séjour à Paray, en 1676, il part pour Londres, où il a été nommé prédicateur de la Duchesse d'York. Il s'agissait d'un ministère très délicat, étant donnés les événements religieux qui à l'époque agitaient l'Angleterre. Il occupe l'appartement qui lui avait été réservé au palais de Saint James. En plus des sermons qu'il prononce, Claude peut consacrer du temps à instruire solidement dans la vraie foi plusieurs personnes qui avaient abandonné l'Eglise romaine. Un travail si intense et un climat pernicieux eurent raison de sa santé ; des symptômes d'une grave affection pulmonaire commencèrent à se manifester. Mais Claude continua courageusement son genre de vie.

A la fin de 1678, il fut arrêté à l'improviste sous l'accusation calomnieuse de complot papiste. Après deux jours, on l'enferma dans la sinistre prison de King's Bench, où il resta trois semaines, en proie à de graves privations, jusqu'à ce qu'un décret royal lui signifiât son expulsion de l'Angleterre. 

Le martyr John Wall (voir au 22 août), qui le rencontra une nuit quelques mois avant son exécution, affirma qu’il crut avoir affaire à l’apôtre saint Jean revenu sur terre pour rallumer cet amour au feu du Cœur de Jésus.

Toutes ses souffrances rendirent encore plus précaire son état de santé, qui, avec des hauts et des bas, ne fit qu'empirer à son retour en France.

Claude considérait ces souffrances comme une des plus grandes miséricordes que Dieu ait exercées envers (lui).

Pendant l'été 1681, il fut renvoyé à Paray. Et le 15 février 1682, premier dimanche du Carême, dans la soirée, il fut pris d'un crachement de sang et il expira.

Claude de la Colombière fut béatifié en 1929 et canonisé en 1992.

 

 

Pere Vallmitjana Abarca

1875-1937

 

Pere (Pierre) était né le 19 mai 1875 à Barcelone.

Il entra dans l’Ordre bénédictin au monastère de Montserrat, dépendant de la congrégation de Subiaco.

Les milices républicaines procédèrent au sac complet du monastère et des monuments religieux des environs, détruisant des objets du patrimoine de grande valeur, comme les archives, les parchemins, ainsi que la plupart des statues et images saintes des sanctuaires ; les cloches furent fondues pour fabriquer des armes ; on put compter jusqu’à quatre-vingt quatre wagons qui partirent de Montserrat, peu avant la libération finale, emportant un matériel évalué alors à plus d’un million de pesetas.

Don Pere fut martyrisé à Cerdanyola (Barcelone) ; il aurait été brûlé vif dans un four de ciment. Ce fut le 15 février 1937.

Il a été béatifié en 2013.

 

 

 

Camila Díez Blanco

1889-1937

 

Elle naquit et fut baptisée le 14 septembre 1889 à Nidáguila (Burgos, Espagne), en la fête de la Sainte Croix, et fut confirmée en 1892. Son frère était Gregorio Díez Blanco.

Comme on l’a vu à propos de Gregorio, à partir de 1930 Camila vint vivre chez ce dernier à la mort de son épouse, pour s’occuper des enfants.

A partir de juillet 1936, quand éclata la guerre civile, Gregorio et Camila accueillirent courageusement chez eux trois Religieux de la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens, ainsi qu’un jeune laïc.

Au bout de sept mois, le 15 février 1937, on vint arrêter Gregorio avec sa sœur Camila, les trois Religieux présents et le jeune laïc Eliseo, pour les conduire d’abord en prison puis au lieu-dit La Rabassada, où ces six victimes furent fusillées et enterrées dans une fosse commune.

Camila reçut ainsi la palme du martyre à Barcelone, le 15 février 1937.

Camila Díez Blanco, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 15 février.

 

 

Gregorio Díez Blanco

1899-1937

 

Il naquit et fut baptisé le 24 décembre 1899 à Nidáguila (Burgos, Espagne), en la vigile de Noël, et fut confirmé en 1903.

Pour trouver du travail, il se transféra à Barcelone et fut chauffeur de tramway.

Il se maria avec Paulina Díez Anidobro et ils eurent quatre enfants. Mais Paulina mourut prématurément en 1930, raison pour laquelle la sœur de Gregorio, Camila, vint vivre chez son frère pour s’occuper des enfants.

Alors qu’il hébergeait chez lui trois Religieux et un ami de ceux-ci (v. ce même jour), Gregorio eut l’audace d’aller se présenter à la prison Sant Feliu pour demander la libération des autres Religieux détenus.

La réponse fut que le 15 février 1937 on vint l’arrêter chez lui, avec sa sœur Camila, les trois Religieux présents et le jeune laïc Eliseo, pour les conduire d’abord en prison puis au lieu-dit La Rabassada, où ces six victimes furent fusillées et enterrées dans une fosse commune.

Gregorio reçut ainsi la palme du martyre à Barcelone, le 15 février 1937.

Gregorio Díez Blanco, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

 

 

Eliseo Moradillo García

1906-1937

 

Il naquit le 10 septembre 1906 à Celada del Camino (Burgos, Espagne) et fut baptisé six jours plus tard.

Son père était un camionneur employé des chemins de fer, et changea beaucoup de domicile. Eliseo vint à Barcelone en quête de travail et trouva à se loger chez les Religieux de Saint-Pierre-aux-Liens.

Quand ceux-ci furent expulsés, en juillet 1936, Eliseo leur servit de trait-d’union pour porter des messages des uns aux autres.

Il se trouvait chez M. Gregorio Díez Blanco, lorsque des miliciens vinrent y arrêter ce dernier, sa sœur, les trois Religieux présents, et Eliseo lui-même, qui partagea généreusement leur sort.

Il reçut la palme du martyre au lieu-dit La Rabassada (Barcelone), le 15 février 1937.

Eliseo Moradillo García, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

 

 

Ricardo Guerra Villazan

1913-1937

 

Il naquit le 14 septembre 1913 à Arenillas de Riupisuerga (Burgos, Espagne) ; naître en la fête de l’Exaltation de la Croix était peut-être pour lui un signe prophétique… Il reçut le baptême le 17 septembre suivant.

Il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et prit le nom d’Albino. Le noviciat se termina en 1931 avec la profession.

Envoyé pour ses études à Barcelone, il y fit la philosophie et deux années de théologie ; il se préparait à émettre la Profession solennelle, quand les miliciens vinrent déloger toute la communauté dans la nuit du 19 au 20 juillet 1936.

Ricardo se cacha chez un ami et profita de cette petite liberté pour rendre visite à d’autres Religieux : c’était un réconfort de se retrouver pour prier, pour s’encourager mutuellement. Il se trouvait alors dans la maison de Gregorio Díez Blanco, lorsque les hommes de la Milice vinrent les arrêter et les mirent dans la prison San Elias.

Le 15 février 1937,  les miliciens les emmenèrent aux environs de Barcelone, au lieu-dit La Rabassada, où ils les fusillèrent et les jetèrent dans une fosse commune.

Ricardo avait trente-trois ans quand il reçut ainsi la palme du martyre.

Ricardo Guerra Villazan, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

 

 

Acacio Calleja Santamaría

1915-1937

 

Il naquit le 7 mai 1915 à Yudego (Burgos, Espagne).

En 1933, il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens à Marseille et prit le nom d’Acacio María.

Après la première profession, il fut envoyé à Barcelone pour ses études, mais eut à peine le temps d’y faire les années de philosophie.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1936, la maison fut prise d’assaut par les miliciens, qui expulsèrent les Religieux.

Acacio put s’enfuir avec quelques Confrères et un groupe d’élèves et s’en alla se cacher chez des amis et connaissances, pour finalement aller retrouver la maison de Gregorio Díez Blanco.

Les miliciens vinrent arrêter toute cette petite communauté : après un court passage à la prison San Elia, tous les Religieux furent fusillés au lieu-dit La Rabassada, proche de Barcelone et reçurent ainsi la palme du martyre le 15 février 1937.

Acacio Calleja Santamaría, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

 

 

Ángel de la Iglesia Ociña

1916-1937

 

Il naquit le 1er octobre 1916 à Nidáguila (Burgos, Espagne) et fut baptisé le jour même ; à cette époque, on fêtait le lendemain les saints Anges Gardiens, dont il porta le nom.

Dès 1926 il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et commença le noviciat ; il fit la profession en 1931 et fut envoyé à Barcelone.

Ángel avait beaucoup de bonnes qualités ; on le disait intelligent, plein de bonté, noble et humble. Il semble qu’on lui ait laissé son prénom de baptême même après sa profession, tant il était vraiment un ange.

La révolution de 1936 mit fin à ses études : en juillet les miliciens l’arrêtèrent une première fois, mais le laissèrent partir, le prenant pour un simple élève - il n’avait en effet que vingt ans.

Il rejoignit alors d’autres Confrères chez M. Gregorio Díez Blanco et sa sœur. Mais les miliciens surent les retrouver : ils les arrêtèrent tous le 15 février 1937, les emmenèrent au lieu-dit La Rabassada, où ils les fusillèrent et les jetèrent dans une fosse commune.

Ángel reçut ainsi la palme du martyre près de Barcelone, le 15 février 1937.

Ángel de la Iglesia Ociña, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

 

Michał Sopoćko

1888-1975

 

Le père Michał Sopoćko naquit le 1er novembre 1888, fête de la Toussaint, à Nowosady en Pologne russe (actuelle Lituanie), dans une famille noble profondément attachée à la foi chrétienne.

Chaque jour, on priait en famille, et Michał grandit dans cette atmosphère de piété ; il se construisait des autels où il priait.

Il fréquente le séminaire de Vilnius, grâce à une bourse que lui accorde le recteur, car la famille est trop pauvre. Il est ordonné prêtre en 1914, et exerce son sacerdoce dans la paroisse de Taboryszki, qui va être brutalement agressée en 1915, au passage des troupes germano-russes. 

Sans se décourager, il continua à célébrer les offices, mais aussi à ouvrir des écoles dans les environs. Mais les autorités y verront bientôt un «danger» et l’obligèrent à quitter son poste. 

En 1918, il va faire des études à Varsovie, mais la situation politique et la maladie l’empêchent d’étudier. Volontaire aux armées, il est aumônier à l’hôpital militaire de Varsovie, puis transféré au régiment de Vilnius. Malade et hospitalisé, il revient à Varsovie et s’occupe des officiers. Ses conférences sont très appréciées, et le ministère de la Défense les fit publier et diffuser dans tous les services. 

En 1919, l’université rouvre ses portes, et l’abbé Sopoćko s’inscrit en morale, droit et philosophie. En outre il fréquenta l’institut supérieur de pédagogie où il obtiendra son diplôme en 1923, avec un mémoire sur L’Alcoolisme et les adolescents.

Rappelé à Vilnius en 1924, il y organise la pastorale pour les jeunes et pour les militaires. Chaque semaine fut organisée une table ronde pour traiter de sujets moraux et religieux. Il crée des associations pour la jeunesse.

Continuant ses études de théologie par correspondance, il passe le doctorat en théologie en 1926. Ses études lui ont donné l’occasion d’apprendre l’allemand, l’anglais et le français.

Directeur spirituel au séminaire de Vilnius, responsable à la faculté de théologie pastorale à l’université, il se retire peu à peu de la pastorale militaire. Il développe la Société des Enfants de Marie, le Cercle Eucharistique, le Tiers-ordre franciscain, l’Union missionnaire du clergé.

Préparant une thèse d’habilitation pour l’éducation spirituelle, il voyage en Europe de l’Ouest et en 1934 présente sa thèse intitulée : Le but, le sujet et l’objet de l’éducation spirituelle d’après M.Leczycki. Il est nommé professeur à l’université de Varsovie et à l’université Etienne Batory de Vilnius, puis sera nommé recteur de l’église Saint-Michel, après un pèlerinage en Terre Sainte.

Il rencontre une Religieuse du nom de Faustyna, chez les Sœurs de la Miséricorde à Vilnius. Sœur Faustyna Kowalska est une religieuse mystique, favorisée de révélations du Christ : elle avait vu en vision l’abbé Michał Sopoćko, à Varsovie et à Cracovie, et il deviendra le plus fidèle propagateur de la dévotion à la Divine Miséricorde, demandée par Faustyna de la part du Christ. Sœur Faustyna lui fait part du désir du Christ que soit instituée la fête de la Miséricorde divine, ainsi qu’une nouvelle congrégation religieuse. 

C’est lui qui demandera à l’artiste Kazimirowski de peindre l’icône de la Miséricorde divine, qui fut exposée le dimanche après Pâques de 1935, année du jubilé de la Rédemption. Il écrivit un ouvrage sur cette dévotion. En 1936, un premier opuscule envoyé à tous les évêques polonais, n’obtint aucune réponse. En 1937, deuxième opuscule. Sœur Faustyna meurt en 1938 (voir au 5 octobre). A partir de 1939, la guerre confirmant les révélations de Sœur Faustyna, l’abbé Sopoćko les publie.

La construction du sanctuaire de la Miséricorde, qui devait se construire à Vilnius et qui avait obtenu l’agrément des autorités lituaniennes, fut remis à plus tard, à cause des hostilités. C’est alors que Edwige Osinska l’aida à traduire et diffuser en Occident son traité sur la Miséricorde divine.

En 1940-1941, il reprit ses cours, près de l’église Saint-Michel. Il s’occupa de la conversion des Juifs et en baptisa soixante-cinq. Les Allemands alors s’alarmèrent. Il fut arrêté quelques jours. Fin 1941, il put se cacher chez les Ursulines, déguisé en charpentier, et continuant de célébrer et de travailler pour la diffusion de ses ouvrages. On le recherchait partout.

En 1944, il reprit des cours au séminaire, où il apportait ce qu’il pouvait trouver de provisions le dimanche dans les paroisses alentour. Son activité finit par ne plus être «clandestine», et il courut un réel danger.

En 1947, il est appelé par Mgr Jalbrzykowki à Bialystok (Pologne) et se retrouve en septembre à Mysliborz, où il rencontre les premières supérieures de la nouvelle congrégation. A Bialystok il est professeur et directeur spirituel au séminaire, confesseur des Missionnaires de la Sainte Famille. 

Faute d’examen suffisant, la dévotion est interdite en 1958, mais elle est désormais largement connue. La construction, à Bialystok, d’une église consacrée à la Miséricorde divine, doit de nouveau être reportée. Un accident facial lui retire la voix et un autre accident de voiture en 1962 aggrave son état de santé. Il interrompt ses nombreuses activités, sauf celle de propager la dévotion. Il achève la rédaction des quatre volumes de La Miséricorde de Dieu dans ses Œuvres.

En 1965, il témoigne au procès de béatification de Sœur Faustyna. En 1972, il devient Chanoine du Chapitre métropolitain. En 1974, il fête soixante ans de sacerdoce.

Il décède le 15 février 1975, le jour où l’on fête saint Faustin.

Michał Sopoćko a été béatifié en 2008.

 

 

Juan Alonso Fernández

1933-1981

 

Juan Alonso Fernández naquit le 28 novembre 1933 à Cuérigo (Asturies, Espagne).

En 1953, il fit profession chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1960, il fut ordonné prêtre et envoyé au Guatemala.

En 1963, il fut envoyé pour deux ans en Indonésie et, en 1965, il revint au Guatemala.

Il fonda la paroisse de Lancetillo.

Arrêté, torturé, il fut assassiné à La Barranca (Quiché) le 15 février 1981.

Juan Alonso Fernández devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 15 février.

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