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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 00:00

19 FEVRIER

 

II.

S Auxibe, romain, évêque à Chypre pendant cinquante ans, son frère lui succédant.

III.

S Gabin, prêtre romain, qu’on dit parent de Dioclétien, frère du pape Caïus, sénateur et père de ste Suzanne.

IV.

S Zambdas (Zabdas), évêque à Jérusalem.

? Ss Publius, Julien, Marcel, martyrs en Afrique.

V.

S Quodvultdeus, évêque à Carthage, persécuté et exilé par les Vandales, mort à Naples.

S Odran, irlandais, disciple de s. Patrick, dont il prit la place sur le char qu’il conduisait, et fut ainsi martyrisé. 

VI.

S Rabulas, de Samosate, solitaire puis fondateur de deux monastères, en Phénicie et à Constantinople.

S Conon, abbé à Peathucla où il baptisait, ne pouvant faire autre chose à cause de son âge. 

VII.

S Mansuetus,  romain, évêque à Milan, remarqué pour sa science et ses mœurs.

S Barbatus, évêque à Bénévent, zélé destructeur des superstitions, vestiges du paganisme.

VIII.

S Béat (Bié), prêtre, défenseur de la foi en Espagne. 

IX.

S Georges, moine à Vabres, puis évêque à Lodève.

X.

S Proclo, moine en Calabre.

XIII.

B Boniface, belge, évêque à Lausanne, d’où il préféra démissionner pour se retirer à La Cambre ; il eut des apparitions de la Sainte Vierge.

XIV.

B Corrado Confalonieri de Plaisance, noble, responsable d’un incendie pour lequel un innocent faillit être exécuté : il se fit alors tertiaire franciscain, se retira à Noto ; invoqué pour la guérison des hernies.

XV.

B Álvarez, dominicain à Cordoue, apôtre de l’Andalousie, fondateur du monastère de la “Scala cæli” pour y opérer la réforme de s. Raimondo de Capoue ; de passage en Terre Sainte, il y fut attristé par l’endurcissement des mauvais catholiques.

Bse Elisabetta Picenardi, tertiaire des Servites à Mantoue. 

XIX.

Ste Luqi Yi Zhenmei, catéchiste laïque et vierge chinoise martyre, du groupe des cent-vingt canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

B John Sullivan (1861-1933), prêtre jésuite irlandais, converti du protestantisme, béatifié en 2017.
B Józef Zaplata (1904-1945), frère profès de la Congrégation du Sacré-Cœur, martyr polonais à Dachau, béatifié en 1999.

Gabinus de Rome

† 296

 

D’après la Passio de ce Martyr, Gabinus aurait été un parent de l’empereur Dioclétien, un frère du pape Caïus (mort en 295, v. 22 avril), et le père de l’illustre martyre Suzanne (v. 11 août).

Gabinus était sénateur et, après la mort de son épouse, avait reçu le sacerdoce.

Parmi les bonnes actions qui lui sont attribuées, il y eut la conversion de toute une famille d’Ostie : Maxime et son épouse Prépédigne, avec leurs deux enfants Alexandre et Cutias, ainsi que Claude, le frère de Maxime, qui furent tous brûlés vifs, le 18 février 295.

Ensuite, Gabinus fut mis en prison, avec Suzanne ; celle-ci fut martyrisée le 11 août 295, mais Gabinus languit en prison pendant encore de longs mois. On croit qu’il y mourut de faim.

Les Chrétiens purent enterrer son corps avec ceux du pape Caïus et de Suzanne dans la maison de Gabinus, proche des Thermes de Dioclétien, et sur laquelle fut édifiée ensuite l’église Sainte-Suzanne.

Le pape Paul V, au 17e siècle, aurait retiré le corps de Gabinus pour le remettre aux Jésuites de Lyon.

Ce Gabinus serait commémoré le 19 février, mais la date est conjecturale.

 

 

Quodvultdeus de Carthage

† 454

 

Un certain nombre d’évêques et de prêtres de Carthage et de la région, furent victimes de la persécution des Vandales. Ce fut par exemple le cas des ss.Silvanus, Castrensis et Secundinus (v. 10 et 11 février).

Quodvultdeus («Ce que Dieu veut») est un autre exemple de la même situation.

Vers 421, il était diacre de l’église de Carthage. C’est à cette date qu’il demanda à s.Augustin (v. 28 août) d’écrire un ouvrage sur les hérésies : en effet, le De Hæresibus de s.Augustin est dédicacé à Quodvultdeus.

Vers 437, il fut élu évêque de Carthage, pour succéder à Capreolus. Quelques données étant manquantes, on peut dire seulement qu’il y eut au moins quate évêques avant Quodvultdeus sur le siège épiscopal de Carthage.

En 438-439, lorsque se déchaîna la persécution de Genséric, roi des Vandales, la ville de Carthage fut prise. Genséric chercha de toutes les façons à faire apostasier Quodvultdeus.

Finalement, l’évêque, avec grande partie de son clergé, fut mis à bord d’une embarcation vétuste et sans voiles, qui aurait dû chavirer en pleine mer, mais qui accosta rapidement sur la côte italienne de Campanie.

Quodvultdeus fut certainement reçu fraternellement par ses Confrères, et intégré dans le clergé ; mais aussi il avait alors toute la tranquillité d’écrire son Livre des Promesses et des Prédictions de Dieu ; également, il prit part à la controverse du pélagianisme, qu’il combattit.

On ne connaît pas davantage la date précise de sa mort. On sait que son successeur à Carthage, Deogratias, fut consacré en 454, mais le siège a certainement pu rester vacant un certain temps, à cause de la persécution. On avancera donc prudemment que Quodvultdeus mourut vers les années 444-454, à Naples.

Saint Quodvultdeus de Carthage est commémoré le 19 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mansuetus de Milan

† 681

 

Mansuetus était né à Rome, de la grande famille des Savelli.

Sa science et ses mœurs parfaitement intègres le désignèrent en 672 pour devenir le quarantième évêque de Milan.

Si Mansuetus fit honneur à son nom (mansuetus = doux), sa plume fut autrement sévère contre l’hérésie monothéliste. 

Il célébra un concile dans sa ville en 679, et assista à celui de Rome en 680, convoqué par Agathon (v. 10 janvier), contre le monothélisme ; on y désigna ceux des participants qui iraient au prochain concile de Constantinople : Mansueto n’était pas du nombre.

Au retour du concile de Rome, il fut atteint par une contagion et mourut le 19 février 681, ce qui exclut qu’il ait participé au concile de Constantinople de 681.

Dans la liturgie ambrosienne, qui ne célèbre pas de festivité en période de Carême, saint Mansuetus est commémoré le 2 septembre, mais il est inscrit au 19 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Barbatus de Benevento

610-682

 

Barbatus (ou Barbas, en italien Barbato) naquit vers 610 dans le petit village de Vandano (Cerreto Sannita, Benevento, Campanie, Italie (CS), dans une famille pauvre, mais chrétienne. 

A la maison comme à l’école, il apprit à lire l’Ecriture, qui le passionna, et grandit ainsi dans une grande innocence de vie.

Il reçut le sacerdoce, peut-être avec dispense d’âge, et fut tout de suite chargé de la prédication et on lui confia la paroisse de Morcone.

Son zèle pour la réforme des mœurs et la restauration de la discipline lui suscita des ennemis ; il fut en butte à une persécution atroce, qu’il supporta en toute humilité, patience et charité. Des rumeurs calomnieuses contre son honneur et sa chasteté pouvaient rendre son ministère infructueux ; il fut donc rappelé à Benevento, où il continua à prêcher par la parole et surtout par l’exemple.

Les Lombards qui avaient récemment conquis le duché de Benevento (590), y avaient aussi implanté leurs superstitions, et l’on vénérait çà et là une vipère en or ou un arbre «sacré». Pour venir à bout de ces pratiques abominables, Barbatus accompagna sa prédication de prières et de jeûnes ardents. Il fut aussi inspiré par Dieu pour prophétiser aux habitants de Benevento le siège de la ville par l’armée impériale, mais aussi la déroute de l’armée, si l’on recourait à l’intercession de la Sainte Vierge : tout ceci arriva effectivement, et le peuple se convertit.

Quand l’évêque de Benevento mourut, durant ce siège, ce fut Barbatus qui fut choisi unanimement pour lui succéder (633). Le nouvel évêque profita de sa mission pour pourchasser jusqu’aux ultimes restes de la superstition : la vipère en or fut fondue et il en fit un calice, pour que le Sang rédempteur couvrît les fautes du peuple ; l’arbre «sacré» fut abattu sans tarder.

C’est sous son épiscopat que le sanctuaire de Saint-Michel au Mont Gargan fut adjoint au diocèse de Benevento (il passa plus tard à celui de Manfredonia).

En 680, Barbatus participa au concile romain convoqué par le pape Agathon (v. 10 janvier) et souscrivit l’année suivante à celui de Constantinople, qui condamnait définitivement l’iconoclasme.

Peu après, le 19 février 682, il mourut à Benevento, auréolé de sainteté.

Saint Barbatus est commémoré le 19 février au Martyrologe Romain.

 

 

Georges de Vabres

† 884

 

Georges naquit dans une famille chrétienne de la noblesse et acquit par sa formation intellectuelle et spirituelle un degré vraiment supérieur de culture et de piété.

Il résolut de quitter le monde pour se donner tout à Dieu et entra à l’abbaye bénédictine Sainte-Foy de Conques (act. Aveyron), où il fut ordonné prêtre.

Lors de l’invasion des Normands (vers 862), le monastère dut être abandonné et les religieux se replièrent sur Toulouse, où le comte Raymond voulait aussi favoriser la construction d’un nouveau monastère.

Ainsi naquit l’abbaye bénédictine de Vabres (act. Aveyron), qui fut fondée dès 862.

Georges en fut donc un des moines fondateurs. Il y brillait tellement par ses vertus, sa fidélité à la Règle et sa science, qu’on parla de lui alentour.

Avertissement aux lecteurs : ce qui suit reste conjectural. Il semble qu’il faille distinguer deux Georges, l’un moine à Vabres, l’autre évêque de Lodève.

En 863, Georges fut appelé au siège épiscopal de Lodève, devenant le neuvième évêque de ce diocèse (qui sera supprimé sous la Révolution et rattaché à celui de Montpellier).

Georges gouverna son diocèse avec la sagesse et la prudence qui font les Saints, et c’est saintement qu’il s’endormit dans le Seigneur, vers 884.

Ses restes furent vénérés sans interruption jusqu’à la triste période de la Réforme, où ils furent dispersés au vent.

L’abbaye de Conques est actuellement occupée par des religieux de l’Ordre de Prémontré.

Saint Georges est à présent commémoré le 19 février dans le Martyrologe Romain, comme moine de Vabres. Un autre Georges, évêque de Lodève, est commémoré le 9 novembre.

 

 

Proclo de Bisignano

† 975

 

Une revendication locale faisait remonter l’origine de la famille de Proclo à l’antique maison latine des Sabini et de Gneo Manlio.

Proclo était de Bisignano (Cosenza, Calabre, Italie SO).

Quelques indices firent penser que Proclo était de famille aisée.

C’est ainsi qu’une chronique ou Vie de s.Nil (v. 26 septembre) nous donne un certain nombre de détails du disciple de s.Nil que fut Proclo. En voici la teneur : 

Le bienheureux et très saint Proclo fut un personnage doué d’une instruction encyclopédique : son esprit était véritablement une arche d’œuvres tant profanes que sacrées. Avant d’être moine, jeune encore, il s’était imposé ce style de vie : il jeûnait chaque jour jusqu’à l’heure de vêpres, lisant, se privant d’aliments cuits ou de boissons agréables ; depuis vêpres jusqu’aux vigiles de la nuit, il visitait toutes les églises du pays, récitant intégralement le psautier et exécutant devant la porte de chaque église maintes prostrations : c’est lui-même qui en avait défini le nombre, que Dieu seul connaissait. Une fois entré dans la vie monastique, ayant reçu de notre saint Père Nil l’habit de la vie religieuse, il s’imposa une telle abstinence et une telle rigoureuse ascèse, il mortifia tellement tous ses membres, qu’il en conçut de pénibles maladies, qu’il supporta jusqu’à son dernier souffle de vie.

La science immense de Proclo le fit appeler encyclopédie vivante. C’est de cette vaste culture qu’on croit pouvoir déduire qu’il était d’origine noble.

Le monastère où vécut Proclo sous la conduite de Nil, est probablement situé dans le fameux Mercurion, une région limitrophe entre Lucanie et Calabre, où fleurit une véritable colonie de monastères et ermitages durant les 10e et 11e siècles. Ce n’est que plus tard en effet, que Nil s’installa à Grottaferrata, près de Rome.

On croit que Proclo mourut vers 975. 

On est en droit de se demander pourquoi Proclo et tant d’autres dans l’histoire purent à ce point tenir leur corps en esclavage, d’en concevoir des plaies, des maladies, qui certainement accélérèrent leur fin de vie. L’Eglise ne permet pas les mortifications qui peuvent altérer la santé, ni même celles dont les sujets pourraient en retirer quelque vanité. Les Saints et les Saintes qui ont pratiqué des mortifications parfois jusqu’aux extrêmes de la possibilité humaine, ont pu le faire à cause de leur amour total pour Dieu, ou parfois aussi avec une mystérieuse permission divine, que seuls les grands Mystiques ont connue. La morale chrétienne en revanche, nous invite à supporter les petits moments difficiles de chaque instant avec paix et sérénité, sans impatience ni révolte intérieure, ce qui est d’ailleurs autrement difficile et méritoire.

Saint Proclo est maintenant commémoré le 19 février au Martyrologe Romain.

 

 

Boniface de Lausanne

1188-1265

 

Né à Bruxelles le 5 juin 1181 (ou en 1188 ou en 1173), Boniface était de la famille des Clutinc. Son père était orfèvre.

Il étudia la théologie à Paris et devint maître en théologie à dix-sept ans. Ordonné prêtre, il ne célébra jamais la messe sans y verser d’abondantes larmes.

Pendant six ans, il fut curé-doyen de la collégiale Sainte Gudule, l’actuelle cathédrale de Bruxelles, en même temps qu’il était professeur de théologie à Paris.

Son départ de Paris fut causé par un débat houleux qui tourna très mal, car il y eut même des morts. Il partit alors à Cologne, où enseignait saint Albert le Grand (on lit parfois qu’il alla à Mayence pour y fonder une université) ; là, il fut écolâtre (professeur) pendant deux ans (1229-1231). 

On lui proposa alors l’évêché de Lausanne (1231). Cette ville était dépourvue d’évêque depuis deux ans déjà, et Boniface n’était pas le bienvenu. Les chanoines avaient leurs préférences et surtout leurs riches propriétés, et n’entendaient pas suivre leur nouvel évêque sur la voie de la pauvreté. Quant à l’empereur Frédéric II, il devint farouchement ennemi du saint évêque, car ce dernier, au 1er concile de Lyon (1245), se prononça pour son excommunication.

L’empereur envoya même une troupe pour s’emparer de l’évêque, mais Boniface en fut averti à temps et échappa au danger. Après avoir donc vainement tenté de réformer son diocèse, Boniface préféra renoncer à son titre et à son siège, et demanda plusieurs fois au pape de l’en relever. Le pape finit par accepter (1239), mais proposa deux autres sièges à Boniface, qui les refusa tour à tour, ne se sentant pas capable de les assumer.

Enfin il fut «libéré» et put se retirer dans l’abbaye cistercienne de la Cambre, qui se trouve au cœur de la forêt de Soignes, non loin de Bruxelles. Il y resta dix-huit années, donnant aussi de son temps à l’évêque de Liège, dans l’administration de ce diocèse.

Boniface eut le don des miracles, et fut favorisé d’apparitions de Notre-Dame. Il sut également certains événements qui se produisaient loin de là, comme la captivité de saint Louis de France en 1250.

Une maladie lui ayant retiré l’usage de ses mains, il fut assisté par des anges pour célébrer la messe.

Boniface mourut en paix le 19 février 1265.

Il a été béatifié en 1603 et canonisé en 1702, quoique le Martyrologe le nomme comme Bienheureux.

Certains le nomment indifféremment Boniface de Lausanne ou Boniface de Bruxelles.

Corrado Confalonieri de Plaisance

1290-1351

 

Corrado était né vers 1290 à Plaisance, d’une famille fort honorable, et vivait avec son épouse, Eufrosina, qui correspondait tout-à-fait à son rang.

Il aimait la chasse et un jour, pour débusquer une bête, fit mettre le feu à un fourré ; le feu gagna les champs voisins et détruisit les récoltes. Un brave paysan qui glanait par là quelques brindilles de bois pour son feu, fut arrêté, jugé coupable de l’incendie et condamné à mort.

Corrado eut l’honnêteté d’aller se déclarer coupable ; on libéra le pauvre paysan, mais on jugea Corrado imprudent et il dut rembourser les dégâts, ce qui le ruina complètement, lui et son épouse.

Ils réfléchirent alors sur la vanité de cette existence et décidèrent d’entrer tous deux en religion, elle chez les Clarisses de Plaisance, lui parmi des ermites du voisinage. Il est probable que Corrado fit partie du Tiers-Ordre franciscain.

Evidemment, ce revirement de situation lui attira des visites, d’amis et de curieux. Pour fuir l’agitation, Corrado fit un pèlerinage à Rome, passa en Sicile et se fixa près de Noto.

Là, il passa trente-six années, partageant son temps entre le service à l’hôpital de Noto et la pénitence dans un ermitage : outre la prière persévérante, il ne prenait que du pain, de l’eau et des herbes, couchant sur la terre, appuyant sa tête sur une pierre. S’il s’éloignait, c’était pour aller voir son confesseur ou pour vénérer le célèbre Crucifix de Noto.

Dieu permit au démon de la gourmandise de le tenter longuement, cruellement, lui rappelant la belle vie d’autrefois, mais Corrado eut la grâce de surmonter les épreuves et reçut le don des miracles ; le premier recensé fut la guérison d’une hernie sur un petit enfant, avec un signe de croix. Un autre miracle fut de servir du pain tout frais à l’évêque de Syracuse qui était venu le voir (alors qu’il n’avait jamais de pain frais chez lui), et ajoutant, tout ingénûment, que Dieu l’avait permis en son honneur ; par la suite, Corrado parcourut une quarantaine de kilomètres pour rendre à l’évêque sa visite.

Il sut le prochain jour de sa mort et s’y prépara saintement, reçut les Sacrements et s’éteignit le 19 février 1351, sainte mort qui fut saluée par le carillon des cloches que personne ne sonnait.

Une foule de gens se précipita de Noto et de la ville voisine de Avola, pour obtenir des reliques ; on estima «miraculeux» que personne ne fût blessé dans cette immense échauffourée.

Corrado fut invoqué particulièrement pour les hernies.

Une première reconnaissance de culte eut lieu en 1515. Le Bienheureux est mentionné au Martyrologe Romain le 19 février.

 

 

Álvaro de Cordoue

1348-1430

 

Álvaro (ou Álvarez) était originaire de Cordoue (Espagne) ou de Lisbonne (Portugal) et pouvait être né vers les années 1350.

En 1368 - la première date sûre qu’on ait de lui - il entra  chez les Dominicains de Cordoue. 

Le Grand Schisme allait éclater en Occident et Álvaro se donna à toutes sortes de pénitences pour expier cette erreur : cilice, chaîne de fer, veilles, jeûnes, silence, rien ne lui suffisait pour implorer la miséricorde de Dieu. 

Parmi les Frères, il recherchait avidement le dernier rang, toujours prévenant envers eux.

Il parcourut l’Andalousie en prêchant, puis passa en Italie, et de là en Palestine. Près des Lieux Saints, il pleura amèrement sur l’endurcissement des Sarrazins et des schismatiques, mais aussi des mauvais catholiques.

En 1405, il reprit son apostolat en Espagne. Le roi Enrico II de Castille le consulta ; à la mort de ce dernier, la reine Catalina le prit comme confesseur et lui confia l’éducation du jeune roi Juan II. Álvaro en profita pour réformer la cour, mais demanda sa liberté dès que possible. 

La reine l’appuya dans son désir de fonder un couvent dominicain selon l’esprit de réforme voulu par s. Raimondo de Capoue (v. 5 octobre). Le couvent s’appela Escalacæli (Echelle du Ciel), et fut une pépinière de sainteté et de science divine.

Álvaro prêcha pour convaincre la population de rester fidèle au pape légitime (Grégoire XII puis Martin V) et de s’opposer à l’antipape Pedro de Luna (qui s’appelait Benoît XIII).

Álvaro avançait en âge, mais ne s’épargnait aucune fatigue pour la prédication et l’enseignement ; la nuit, il priait longuement. Il fit construire plusieurs petites chapelles sur le territoire du monastère ; une nuit qu’il fut bloqué par la tempête dans l’une d’elles, tandis que l’eau descendait en cascade à l’entour, il entendit la cloche de l’office : il étendit son manteau sur ce ruisseau imprévu, et revint au couvent à pieds secs et à l’heure ; son manteau était resté sec et propre.

Au terme de ses prédications, il suscitait la charité des fidèles en faveur des Frères, dont le couvent de l’Echelle du Ciel ne vivait que d’aumônes.

On le voyait parcourir à genoux le trajet qui le menait à une chapelle mariale, pendant lequel il se flagellait.

Álvaro eut la joie de saluer la fin du schisme d’Occident (1417) avec l’élection de Martin V.

Comme le rappelle le Martyrologe Romain, Álvaro mourut le 19 février 1430 et son culte fut confirmé en 1741.

 

 

Elisabetta Picenardi

1428-1468

 

Elisabetta (on lui donne parfois le nom de Bartolomea) naquit vers 1428 à Mantoue (Lombardie, Italie N) de nobles et pieux parents, Leonardo et Paola Nuvoloni. Sa sœur s’appelait Orsina, leur frère Stefano. La famille avait de la parenté aussi à Crémone.

Tandis que plusieurs jeunes hommes de la noblesse locale auraient bien désiré épouser une pieuse jeune fille comme Elisabetta, celle-ci, au contraire, obtint de son père la permission d’entrer dans le Tiers-Ordre des Servites en 1448 et fit le vœu de chasteté.

Sa mère mourut peu après, et son père en 1465. Elle alla alors habiter chez sa sœur, dans une petite chambre à l’écart.

Ses occupations furent la prière et la pénitence, avec une particulière dévotion envers les souffrances de Notre-Seigneur et de Notre-Dame. Exceptionnellement pour l’époque, elle recevait souvent l’Eucharistie, priait l’Office comme les Religieux.

Diverses personnes de Mantoue se mirent à son école, donnant lieu à des réunions fraternelles où chacune édifiait les autres et où l’on lisait l’Ecriture.

On recourut à ses prières, à ses conseils ; malgré cette «célébrité», Elisabetta persévérait toujours dans une constante discrétion.

Un mystérieux mal de ventre la rongea et elle s’éteignit le vendredi 19 février 1468, à l’heure de la mort du Christ. On sut alors qu’elle portait un cilice et une large ceinture garnie de pointes de fer.

Un des nombreux miracles obtenus par son intercession fut le salut d’une petite fille tombée dans l’eau du lac pendant une demi-heure. Ces miracles firent reconnaître son culte en 1804.

 

 

 

Luqi Yi Zhenmei

1815-1862

 

Lucia ou Luqi était née le 17 janvier 1815 à Mianyang (Sichuan).

Elle travaillait comme catéchiste aux côtés des missionnaires.

Laïque et catéchiste, elle s’était offerte en 1858 pour succéder à sainte Agatha Lin, mise à mort pour sa foi le 28 janvier 1858 à Mianyang.

Elle fut arrêtée au même moment que Jean-Pierre Néel et ses Compagnons, qui furent décapités sous ses yeux, le 18 février 1862.

A son tour, elle versa son sang pour le Christ à Kaiyang (Guizhou), le 19 février 1862 qui est son dies natalis..

Elle a été canonisée parmi les cent-vingt Martyrs de Chine en 2000. Tous ces Martyrs sont fêtés ensemble le 9 juillet.

 

 

John Sullivan
1861-1933

John Sullivan naquit le 8 mai 1861 à Dublin (Irlande), de Sir Edward Sullivan, futur premier ministre d’Irlande, et Elizabeth Bailey. Le père était protestant, la mère catholique.
Comme ses frères, John fréquenta à partir de 1873 la Portora Royal School (Enniskillen, Irlande N), la plus prestigieuse école protestante du moment. 
A partir de 1879, John étudia les langues classiques au Trinity College de Dublin : en 1885, il y obtint la Médaille d’or ; c’est alors qu’il eut la brutale épreuve de la mort subite de son père.
Il alla étudier le droit au Lincoln’s Inn de Londres. En 1888, il obtint son diplôme et commença à pratiquer le droit.
Il voyagea beaucoup ; c’était un jeune homme apparemment mondain, très élégant, mais intérieurement, John était en recherche ; la vie monastique l’attirait : en 1896, il passa plusieurs mois dans le monastère du Mont Athos (Grèce).
Finalement, cette même année 1896, de retour à Londres, il fut reçu dans l’Eglise catholique en l’église des Jésuites à Farm Street. A partir de ce moment-là, il modifia tout son genre de vie : il retira de sa chambre tout le superflu, il s’habilla très simplement. Il se mit à visiter les malades, les vieillards, leur apportant de petits cadeaux, leur lisant des livres.
Il entra chez les Jésuites au noviciat St.Stanislaus de Tullabeg en 1900, suivit les cours de philosophie au Stonyhurst College (Angleterre) et ceux de théologie à Milltown Park et fut ordonné prêtre en 1907.
Son apostolat fut désormais le Clongowes Wood College (Kildare), où il fut le professeur de nombreux élèves, mais surtout où il fut un excellent directeur spirituel pour les internes de l’établissement.
Cet apostolat connut une brève interruption, de 1919 à 1924, quand John fut nommé recteur de Rathfarnham Castle (Dublin). 
Les élèves le firent connaître aux parents : on était attiré par son genre de vie austère, son amour de la prière, sa sollicitude pour les pauvres et les malades des environs. On vint en foule lui demander des conseils, des prières.
John passa ses dernières années à St.Vincent’s Nursing Home, pas très loin de la maison familiale. Sa mort advint le 19 février 1933.
Le père John Sullivan  fut béatifié en 2017.
John Sullivan sera commémoré le 19 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Józef Zapłata

1904-1945

 

Józef était né à Jerka (Koscian, Pologne) le 5 mars 1904.

Après son service militaire, il entra dans la Congrégation des Frères du Sacré-Cœur de Jésus (1927). Il fit ses premiers vœux en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (8 septembre 1928) et ses vœux perpétuels le 10 mars 1938.

Il travailla à la curie de Poznan, comme secrétaire du Primat de Pologne. Il fut aussi pendant un temps maître des novices de sa Congrégation à Lviv.

Arrêté le 3 octobre 1939, il sera malmené d’un endroit à un autre, d’abord au Fort VII de Poznan, puis à Saint-Kazimierz, puis au camp de concentration de Mauthausen-Gusen (1940), enfin à Dachau. Il porta le numéro 22099.

Après avoir survécu plus de cinq ans aux atrocités de la détention, il fut infecté par le typhus en soignant d’autres prisonniers, et mourut le 19 février 1945, onze semaines seulement avant la fin de la guerre.

Il a été béatifié en 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais qui sont fêtés ensemble le 12 juin.

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