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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 00:00

27 FEVRIER

 

III.

Ss Julien, Eunus et Bésas, martyrs à Alexandrie ; Julien était un vieillard, soutenu par Eunus : tous deux furent couverts de chaux vive ; Bésas était un soldat de l’escorte et fut décapité.

S Gélase (Gelasin), comédien converti en mimant le rite du baptême, martyr à Héliopolis.

?

Ste Onésime, vierge à Cologne.

IV.

Ste Honorine, vierge martyre inconnue, très vénérée en Normandie.

?

Ss Alexandre, Abonde, Antigone et Fortunat, martyrs à Thessalonique ou à Rome.

VI.

S Eucher, évêque à Maastricht.

S Comgan, abbé à Gleann-Ussen ou Killeshin.

VII.

S Baldomerus, serrurier à Lyon, puis moine, tellement humble qu’on eut de la peine à lui conférer le sous-diaconat.

S Alnoth, berger à Weedon, ermite à Stowe, “martyrisé” par des voleurs. 

VIII.

Ss Basilios et Procopios Décapolite, moines persécutés à Constantinople pour le culte des saintes images.

IX.

S Marvart (Marcovart), abbé à Prüm, maître de Lothaire, le fils de Louis le Débonnaire.

X.

B Jean de Vandières, abbé à Gorze où son prédécesseur l’obligea à mitiger ses austérités ; il eut aussi une mission auprès du roi musulman de Cordoue. 

XI.

S Krikor de Narek, moine, Docteur des arméniens et Docteur de l'Eglise (2015), dont les Elégies sacrées constituent le principal recueil de prières actuellement.

XII.

S Luca, abbé de rit oriental au monastère du Très Saint Sauveur à Messine.

XVII.

Ste Anne Line, veuve anglaise, convertie au catholicisme, pendue à Tyburn.

Bx Roger Filcock, jésuite, et Marc Barkworth, bénédictin, martyrs anglais, pendus à Tyburn, béatifiés le premier en 1929, l'autre en 1987.

XIX.

Bse Francinaina Cirer Carbonell de la Vierge des Douleurs, à Maiorque, illettrée, mais zélée dans l’apostolat et fondatrice des Sœurs de la Charité, béatifiée en 1989.

S Francesco Possenti (Gabriele dell’Addolorata), jeune passionniste à Morrovalle, mort à vingt-quatre ans, patron des jeunes des séminaires, noviciats et scolasticats.

B Josep Tous Soler, prêtre capucin espagnol, un moment exilé en France, fondateur des Sœurs Capucines de la Mère du Bon Pasteur, béatifié en 2010.

Bse Marie de Jésus Deluil-Martiny, marseillaise, fondatrice des Filles du Cœur de Jésus, pour l’adoration et la réparation ; toute jeune elle fit partie de la “Garde d’honneur du Sacré-Cœur” et fonda ensuite un sanctuaire dédié au  Sacré-Cœur à Berchem (Belgique) ; elle fut assassinée par un jardinier à Marseille, béatifiée en 1989.

XX.

Bse Karolina Brader (Marie de la Charité de l’Esprit Saint, 1860-1943), franciscaine suisse active en Equateur et Colombie, fondatrice des Franciscaines de Marie-Immaculée où elle obtint le privilège de l’adoration perpétuelle diurne et nocturne, béatifiée en 2003.

Ioulianos, Eunus et Besas d’Alexandrie

† 250

 

C’était sous la persécution de Dèce (250), dans la ville d’Alexandrie d’Egypte.

Ioulianos était un vieillard malade de la goutte, au point qu’il ne pouvait ni rester debout ni se déplacer, sinon soutenu par deux domestiques. Il fut amené devant le juge païen.

Tandis qu’un des deux domestiques reniait sa foi, l’autre, nommé Eunus (ou Chronion) confessa courageusement le nom du Christ, en même temps que le vieillard Ioulianos.

On commença par les asseoir sur un chameau, qu’on fit déambuler par toute la ville au milieu des rires et des insultes qui accompagnaient les coups de fouets dont on les accablait. Finalement, on les arrosa de chaux vive.

Besas, lui, était un soldat de l’escorte. Trouvant injuste le traitement qu’on démontrait envers les deux Martyrs, il tenta de contenir la foule ; mais on le conduisit au juge, qui le condamna à la décapitation.

Ce devait être en (ou vers) 250.

Saints Ioulianos, Eunus et Besas d’Alexandrie sont commémorés le 27 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Honorine en Normandie

† 303

 

De sainte Honorine, on ne sait rien de sûr.

Elle aurait appartenu au peuple calète (Gaule belgique).

Elle aurait été martyrisée vers 303 à Lillebonne (ou Mélamare) ; son corps, jeté dans la Seine serait arrivé une trentaine de kilomètres plus bas (non loin du Havre) jusqu’à Graville, où il fut enseveli.

On pourrait dire que c’est là que commença la vraie histoire d’Honorine, celle de ses reliques.

Vers 850, fuyant les envahisseurs Vikings, le clergé reporta les reliques d’Honorine à Conflans, où eurent lieu une quantité de miracles : guérisons, délivrances de prisonniers…

Pour une fois, les reliques ne subirent pas de dommages durant la Révolution de 1789.

Sainte Honorine en Normandie est commémorée le 27 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Baldomerus de Lyon

† 660

 

Le latin Baldomerus a été transcrit et traduit différemment : Baldomer, Waldomar, Waldimer, Galmier, Germier, Gaumier…

Baldomerus naquit au 7e siècle dans le Forez.

Il exerça quelque temps le métier de serrurier à Lyon (Rhône), tout en donnant à Dieu du temps dans la prière et les bonnes œuvres. Il trouvait toujours quelque chose à donner aux pauvres et, quand il n’avait plus rien, donnait jusqu’à ses outils.

Sa vie était toute de piété et de générosité. Chaste et enjoué, lecteur assidu de l’Ecriture, il faisait l’édification de son quartier. 

L’abbé du monastère Saint-Just l’invita à séjourner dans l’abbaye ; tous voulaient lui faire conférer les ordres sacrés - sauf lui-même, qui n’accepta qu’à grand-peine d’être sous-diacre, à condition de ne pas être élevé plus haut.

On croit généralement qu’il mourut le 27 février 660.

Ses reliques furent en grande vénération pendant des siècles. Les Huguenots les dispersèrent au 16e siècle, mais on put en préserver un bras. 

On l’a naturellement pris comme patron des serruriers et des forgerons.

Saint Baldomerus est commémoré le 27 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Procopios Décapolite et Basilios de Constantinople

† 750

 

 

Procopios et Basilios étaient deux moines qui vivaient dans leur monastère à Constantinople.

Décapolite est dérivé de décapole, qui concerne d’abord dix villes importantes de Judée (cf. Mt 4:25) ; ce n’est pas là l’origine de notre Procopios. Il y eut d’autres régions regroupant dix villes (ou dix couvents) importants, comme en Isaurie (act. Aşaği Īrnebol, Görmeli, Turquie S), où vécut s.Gregorios Décapolite (v. 20 novembre).

Or, à partir de 726, l’empereur Léon l’Isaurien décida de combattre le culte envers les saintes Images et, par voie de conséquence, de s’en prendre à ceux qui les vénéraient. De là l’hérésie de l’iconoclasme qui engendra une véritable persécution : en 730, un édit impérial ordonna la destruction de toutes les icones.

Les protestations du peuple, laïcs et moines, étaient unanimes. L’histoire de Procopios et Basilios est un exemple de la façon dont furent traités les moines fidèles à la tradition chrétienne.

Procopios et Basilios furent arrêtés, torturés et mis en prison ; ils y restèrent jusqu’à la mort de l’empereur iconoclaste en 741.

Ils seraient ensuite morts en paix, peu après, vers 750.

Les deux saints Procopios et Basilios sont commémorés le 27 février dans le Martyrologe Romain. 

 

 

Krikor Narekatsi

950-1010

 

Krikor Narekatsi (ou aussi Grigor Naregatsi) naquit vers 945-951 dans le Vaspourakan des Artzrouni, une province arménienne au nord de l'Irak. 

Il avait deux frères : Hovhannès (Jean), qui sera moine copiste également à Narek, et Sahak, pratiquement inconnu. 

Très tôt la mère mourut et c'est le père, l'évêque Khosrov Andzévatsi (le Grand) qui se chargea de leur éducation. Cet évêque était déjà auteur d'importants ouvrages théologiques. Puis ce fut l'oncle de Grigor, Anania Narekatsi, abbé du monastère de Narek, qui poursuivit l'éducation de son neveu. 

Grigor fut donc moine au monastère de Narek, fondé en 935, non loin du lac de Van, près de l'église d'Aghtamar. 

Il fut ordonné prêtre en 977 et fut vardapet (c’est-à-dire docteur en théologie), puis enseignant. C’était un esprit encyclopédique, maître en musique, astronomie, géométrie, mathématiques, littérature et théologie.

Reconnu comme maître spirituel, il fut chargé de former les novices de son couvent et, chose délicate, de réformer les monastères voisins. 

Il arriva justement que des moines, jaloux de son influence et de ses qualités, le dénoncèrent comme coupable d'hérésie. De par sa formation, Grigor pouvait être taxé de chalcédonisme, comme son père qui avait même été un temps excommunié par le Catholicos Ananias Ier de Moks. Mis à l'écart et rejeté dans l'ombre, Grégor montrera son orthodoxie : on lui rendra justice, à cause de son humilité.

Vers la fin de sa vie, ce grand mystique a écrit en langue arménienne classique un poème intitulé Livre des Lamentations, chef d'œuvre de la poésie arménienne médiévale. Ce maître de la discipline a, pour ce faire, tiré la langue arménienne classique de la liturgie pour lui donner, après l'avoir remodelée et sculptée, une autre forme et un autre sens, la poésie arménienne médiévale.

Gregor a rédigé un Commentaire sur le Cantique des Cantiques de Salomon, une Histoire de la croix d'Aparan, des odes célébrant la Vierge Marie, des chants et des panégyriques. 

Il a introduit à cette époque le vers monorime dans la poésie arménienne. Son influence a marqué la littérature arménienne et se retrouve chez d'autres poètes. Son œuvre est l'un des sommets de la littérature universelle. 

Il mourut vers 1003 ou 1010 et un mausolée lui fut consacré à Narek, malheureusement détruit à la suite du génocide arménien. 

Il sera canonisé par l'Eglise arménienne.

Les Lamentations ont été mises en musique en 1985 par Alfred Schnittke, dans une traduction russe de Naum Grebnev.

Grégoire de Narek est un théologien, poète et philosophe. Il a été appelé le Docteur des Arméniens et sera proclamé Docteur de l’Eglise en 2015.

Ses élégies constituent actuellement le recueil majeur de prières de la liturgie arménienne. 

Gregor est mentionné le 27 février au Martyrologe Romain.

 

Extrait du Livre des Lamentations, XXVI :

 

« J'ai été orgueilleux, moi, poudre vivante,

et fier, moi, agile parlante,

et hautain, moi, terreau vil.

Je me suis exalté, moi, cendre sordide ;

j'ai brandi le poing, moi, coupe fragile.

Je me suis accru plus qu'un roi ;

puis comme l'homme qu'on expulse

je me suis reclus à nouveau en moi.

J'ai reflété l'incendie de la fureur

moi, boue intelligente ;

ma présomption m'enfla comme étant immortel,

moi, de mort encloué comme les bêtes ;

j'ai étendu les bras vers la passion de vivre,

n'ai pas tourné ma face mais mon dos ;

l'esprit ailé je me ruais vers de noirs mystères ;

j'ai dégradé mon âme pure en flattant mon corps. »

Luca de Messine

† 1149

 

Luca vivait en Sicile aux 11e-12e siècles, où il nacquit à Rossano Calabro.

Dans cette île et le sud de l’Italie se trouvaient beaucoup de monastères dits basiliens, de rite oriental. Luca appartenait à l’un d’eux.

Le roi Ruggero II, qui voulait protéger l’Eglise et encourager la vie cénobitique, le nomma higoumène (abbé) du grand monastère de Très Saint Sauveur de Città dello Stretto, encore inachevé et dont devaient dépendre un certain nombre d’autres monastères du même rite. Le roi lui accordait d’emblée beaucoup de privilèges ; le monastère ne dépendait que du roi.

Luca y arriva avec une douzaine de moines vers 1130-1131.

Constatant l’importante décadence du monachisme local, il écrivit pour tous les moines un ouvrage de base, le Typicon, pour rappeler et régler différents aspects de la vie monacale.

Il s’éteignit le 27 février 1149 à Messine.

Son tombeau a été détruit par un grand tremblement de terre en 1908.

Le nom de saint Luc, abbé à Messine, est récemment apparu dans le Martyrologe Romain à cette date.

 

 

 

Anne Line

1565-1601

 

Née vers 1565 à Dunmow (Essex, Angleterre), Anne Line, née Alice Higham, fut une laïque active au moment de la persécution en Angleterre.

Elle était l’aînée de William Higham et Jenkyn Maldons. Certains supposent même qu’elle serait née beaucoup plus tard, mais alors cette hypothèse s’accorde mal avec les faits suivants.

Elle se convertit au catholicisme avec son frère William et son mari Roger Line, qu’elle épousa en 1583.

Il se peut qu’elle ait alors pris le nom de Anne. Quand au patrimoine, elle et son frère furent automatiquemnet déshérités, mais ils allaient recevoir en compensation un héritage bien plus éternel.

Roger et William furent surpris en train d’assister à la Messe et furent mis en prison ; William fut relâché et se cacha, tandis que Roger fut banni et se réfugia en Flandres, où il mourut en 1594.

Anne eut alors à s’occuper d’une maison pour prêtres clandestins. Malgré sa mauvaise santé, elle tint cette maison pendant trois ans, même durant l’incarcération du prêtre qui l’avait ouverte (John Gerard). Ce dernier écrivit lui-même qu’ elle était si connue, qu’il ne pouvait se montrer là où elle était ; elle acquit alors d’autres appartements et continua d’héberger des prêtres. 

Le 2 février 1600, fête de la Chandeleur, elle laissa entrer plus de monde que d’habitude ; cette affluence provoqua la suspicion de la police, qui arriva immédiatement. Le prêtre put se glisser dans la cachette préparée par Anne, et s’enfuir ; Anne fut arrêtée et envoyée à Newgate.

Le 26 février 1601, elle fut présentée aux juges, si faible qu’on dut la transporter sur sa chaise. Elle déclara que, loin de regretter d’avoir reçu un prêtre, elle regrettait plutôt de ne pas en avoir reçu un millier d’autres. Le juge la condamna à mort pour félonie et pour avoir assisté un prêtre.

Elle fut exécutée à Tyburn le 27 février 1601.

Elle fut béatifiée en 1929, canonisée en 1970. 

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Mark Barkworth

1572-1601

 

Marc était né vers 1572 à Searby (Lincolnshire, Angleterre). On le connaîtrait aussi sous le nom (pseudonyme ?) de Mark Lambert.

Après quelques études à Oxford, il passa à Douai et entra dans l’Eglise Catholique.

Il entra alors dans le Collège de Douai, en 1594, pour recevoir sa formation sacerdotale.

A cause d’une épidémie de peste, il fut envoyé en 1596 à Rome, et de là au Collège Royal de Saint-Alban à Valladolid (Espagne). Il entra alors au Collège Anglais de cette ville, en 1596.

On dit que, durant le voyage à Valladolid, il aurait eu une vision de saint Benoît, qui lui annonçait sa mort comme martyr, avec l’habit bénédictin.

Arrivé à Valladolid, il fréquenta donc assidument les Bénédictins, mais n’entra pas immédiatement dans l’Ordre : en effet, s’il devenait moine, comment pouvait-il revenir dans son pays pour y exercer le saint ministère ?

Il fut ordonné prêtre dans le Collège Anglais en 1599 et fut très vite destiné aux missions en Angleterre.

Sur son chemin, il s’arrêta au monastère bénédictin de Irache (Navarre), où il fut reçu comme oblat de l’Ordre, avec privilège exceptionnel de pouvoir faire la profession à l’article de la mort. Il avait ainsi la certitude de mourir «bénédictin».

Le voyage ne fut pas sans difficulté, bien au contraire : à La Rochelle, il dut échapper aux mains des Huguenots. Arrivé en Angleterre, il fut arrêté dès qu’il toucha le sol, et conduit à Newgate, où il resta prisonnier pendant six mois, avant d’être transféré à Bridewell.

Il écrivit alors un appel à Robert Cecil, comte de Salibury, qu’il signa habilement George Barkworth. Mais on ne connaît pas la suite de cet appel. Toujours est-il qu’il fut interrogé et que, durant ces interrogatoires, il ne montra aucune frayeur, et plutôt une franche gaieté.

Condamné, il traîna pendant quelque temps encore dans les «limbes», un horrible cachot souterrain du donjon de Newgate, où il demeura, dit-on, de très bonne humeur.

Un portrait de ce prêtre le définit comme de haute taille, bien proportionné, cheveux bruns, la barbe rousse, les yeux un peu battus.

Au moment de son supplice, il portait l’habit bénédictin sur une simple chemise. On remarqua que ses genoux étaient endurcis à force de rester à genoux en prière. 

Le père Mark devait être exécuté le même jour que deux autres victimes : Anne Lyne, qui est actuellement déjà canonisée, et le jésuite Roger Filcock.

Il faisait particulièrement froid ce jour-là. En chemin, Mark chantait la fameuse antienne pascale, tirée du psaume 117 : Hæc dies, quam fecit Dominus ; exsultemus et lætemur in ea (Voici le jour qu’a fait le Seigneur ; exultons et mettons-y notre joie).

Arrivé au lieu du supplice, il vit Anne Lyne à terre, déjà exécutée et morte. Il s’inclina et baisa sa robe en disant : Ah, ma sœur, tu nous as précédés, mais nous allons te rejoindre aussi vite que possible ! Et à la foule, il déclara : Je suis venu ici pour mourir, comme Catholique, comme prêtre et comme religieux, car j’appartiens à l’Ordre bénédictin. C’est par un Bénédictin que l’Angleterre se convertit (allusion à saint Augustin de Canterbury, voir au 26 mai).

Les restes du corps de Mark Barkworth furent brûlés.

Ce prêtre bénédictin fut béatifié en 1929.

 

 

Roger Filcock

?-1601

 

Roger était né à Sandwich (Kent, Angleterre), de Simon et Margaret Low (ou Lowe), peut-être autour de 1560.

Il entra au Collège Anglais de Reims en 1581, et fut un des premiers à rejoindre le Collège Saint-Alban à Valladolid (Espagne), où il fut ordonné prêtre en 1597.

Il voulait entrer dans la Compagnie de Jésus, mais on voulut d’abord le mettre à l’épreuve. 

Dans son voyage pour Calais (France), le bateau fut poursuivi et abordé par des corsaires hollandais. Certains voyageurs purent s’échapper sur des chaloupes. Roger, lui, fut capturé, mais réussit à s’échapper et à rejoindre la côte du Kent.

C’était au début de 1598. Roger se dissimula sous le pseudonyme de Arthur Naylor et commença son activité missionnaire. Il fut enfin reçu dans l’Ordre des Jésuites en 1600.

C’est durant cette période qu’il connut Anne Lyne, une veuve chrétienne qui aidait les prêtres et prit le père Roger comme directeur spirituel.

Roger devait partir dans les Flandres pour y faire son noviciat. En attendant, il était souvent hébergé chez Anne Lyne. Le 2 février 1601, il allait célébrer la Messe, lorsqu’une troupe fit irruption. Un ancien collègue de Valladolid l’avait dénoncé.

La pieuse femme fut arrêtée, tandis que, dans la confusion, le prêtre réussissait à se cacher.

Vite repris, Roger fut envoyé à Newgate.

Accusé d’être prêtre, il ne le reconnut ni le nia : il demanda des témoins, qui n’existaient pas.

On le cita en jugement, le 23 février. Après avoir entendu les accusations, il demanda à être jugé sans consultation des jurés, car il se doutait bien que le verdict allait être contre lui et qu’on aurait forcé les jurés à voter contre leur conscience. Mais c’est bien ce que fit le juge : Roger fut déclaré coupable et condamné pour haute trahison.

Le 27 février 1601, on exécuta d’abord Anne Lyne, puis le bénédictin Mark Barkworth et notre Roger Filcock.

Après l’exécution du père Mark, Roger invoqua le nouveau Martyr : Prie le Seigneur pour moi, toi qui es maintenant devant Lui, pour que je puisse achever ma course dans la Foi.

Roger Filcock a été béatifié en 1987.

Francinaina Cirer y Carbonell

1781-1855

 

Francinaina naquit à Sencelles, un petit village de l’île de Majorque, le 1er juin 1781 et, selon la coutume de cette époque, fut baptisée le jour-même. Ses parents étaient d’humbles et honnêtes paysans qui s’appelaient Juan Cirer et Juana Carbonell. 

Dès la tendre enfance, elle voulut donner son cœur à Jésus et commença une vie toute dévouée à la connaissance et la pratique des enseignements du Maître.

Petite, elle aidait ses parents dans les travaux des champs et sa mère avait l’habitude de lui donner pour son goûter un morceau de pain avec du fromage ou de la sobrasada, ce jambon pimenté typique de Majorque. Mais si elle rencontrait d’autres petits bergers qui n’avaient pas de nourriture suffisante ou pas assez substantielle, elle partageait avec eux son goûter.

Sa mère aimait l’habiller correctement, sans excès, avec le costume de paysanne des Baléares que la famille pouvait s’offrir ; mais Francinaina préférait porter des habits plus modestes. On raconte qu’elle sortait de chez elle habillée selon les goûts de sa mère, mais qu’arrivée chez une amie, elle se mettait un habit noir et allait à l’église pour prier. En sortant, elle se rhabillait pour être comme elle était partie de chez sa mère. Mais voilà qu’un jour, sa mère demanda à une amie si elle trouvait joli l’habit de Francinaina, et l’amie de dire qu’elle l’avait vue à l’église, habillée humblement en noir, comme toujours. La petite fille était découverte, elle fut grondée et supporta les reproches patiemment.

A huit ans, elle eut une vision. Elle se trouvait dans la maison d’une certaine Madame de Son Mansena, avec un enfant dans les bras, tout en regardant distraitement deux hommes en train de travailler. Brusquement, elle s’évanouit. Les deux ouvriers la relevèrent avec le petit enfant et la maîtresse de maison l’installa sur un lit. Revenue à elle, elle dit à la dame qu’elle avait vu l’enfer. La terreur de cette vision lui resta gravée dans l’esprit et l’aida toute sa vie à éviter d’offenser le Seigneur, ainsi qu’à chercher à convertir toutes les personnes qui n’étaient pas sur le droit chemin.

A l’église, devant le chœur, c’est là qu’elle était heureuse. Au point que, lors de sa première communion, elle eut comme l’impression que Jésus était descendu du ciel pour rester avec elle. Chaque fois qu’elle communiait, elle restait devant le chœur à prier avec tant de ferveur, que les gens qui la voyaient restaient en admiration.

Quand les travaux des champs obligeaient la famille à se transporter dans une petite maison de campagne qu’ils avaient (L’Erissal), Francinaina s’arrangeait pour demander à sa mère la permission de parcourir les trois kilomètres à pied, de façon à entendre la messe et à recevoir la Communion, en partant très tôt le matin.

Dès l’enfance, elle se sentit appelée à la vie religieuse. Malgré sa bonne volonté, d’innombrables difficultés de tous ordres l’en empêchèrent.

Après la mort de sa mère, de ses frères et, plus tard, de son père, elle resta toute seule et commença à mener la vie qu’elle avait toujours désirée, en se consacrant totalement à procurer le bien spirituel et, si possible aussi, matériel à toutes les personnes, sans distinction de rang social ou d’âge, au point que, dans les dernières années de sa vie, elle put fonder dans sa propre maison, le couvent des Sœurs de la Charité, véritable refuge de tous les nécessiteux de Sencelles, avec le concours d’une amie, sœur Magdalena Cirer Bennassar.

Sa charité désintéressée et ses autres qualités l’ennoblissaient et son action s’étendait chaque jour davantage vers les villages voisins. 

Dans sa maison devenue couvent, elle instruisait et donnait une éducation chrétienne aux enfants et aux jeunes ; les pauvres et les infirmes, elle les réconfortait et, si possible, elle les soignait ; quant aux nécessiteux de toutes les classes sociales, elle les exhortait à faire le bien, avec toutes sortes de conseils judicieux et à propos.

La paix imperturbable de son esprit bien trempé transparaissait à l’extérieur de sa personne. Elle était sévère avec elle-même, dormait peu et s’imposait de grandes pénitences qui lui causèrent quelques problèmes de santé. Elle faisait tout cela pour obtenir du Seigneur son aide dans la conversion de certaines personnes qui se comportaient mal. En retour, elle était condescendante et joviale avec tout le monde. Franche et douce, elle était bonne avec tous ceux qu’elle rencontrait. Elle était la maîtresse, la conseillère, la maman de tous. Elle ne savait ni lire ni écrire, mais elle savait inculquer à qui l’écoutait, les valeurs fondamentales pour bien vivre.

Les jeunes, garçons et filles, étaient l’objet de son apostolat efficace. Elle savait comment se gagner leur cœur ; elle les entretenait avec des jeux innocents, dans sa petite maison de campagne ou ailleurs ; elle leur donnait des conseils salutaires. Par son exemple, et en leur donnant de bonnes leçons au bon moment, elle leur enseignait les pratiques religieuses les plus essentielles, comme le chapelet, le chemin de croix… etc. Tous appréciaient, selon leurs propres témoignages. Avec son comportement particulier, doux et toujours paisible, elle attirait et captivait les personnes de tous âges.

Ces passe-temps joyeux servaient à leur éviter les situations dangereuses. On lui demandait parfois pourquoi elle s’entourait de préférence de cette jeunesse toujours joyeuse : c’est que, disait-elle, je suis sûre qu’ils ne commettent pas de péché pendant tout le temps qu’ils sont avec moi.

Son cœur allait aussi pour les gens malades. A ceux gravement atteints, elle apportait les secours spirituels nécessaires. Tout le village à l’unisson, sans distinction de classes sociales, la respectait, la vénérait et recourait à elle, avec entière confiance. Elle avait pour chacun un mot de réconfort qui, souvent, tenait lieu de remède efficace.

C’est ce qui arriva à une petite fille dont la maman était malade et n’avait personne à qui demander d’aller chercher à la pharmacie du village de Binisalem ce que le médecin lui avait ordonné. Sœur Francinaina resta auprès de la maman et dit à la petite fille d’aller au village voisin. Comme il pleuvait beaucoup, elle lui laissa son chapeau en guise de parapluie. Malgré la distance et la pluie ininterrompue, la petite fille revint sans même mouiller un fil de ses habits.

Un autre jour, elle reçut la visite d’une femme inconnue qui lui montra une petite fille de quelques jours, née aveugle. Elle se mit à prier et la petite fille recouvra la vue à l’instant même.

Le bruit de ses miracles se répandait de tous côtés et l’on venait la trouver de villages éloignés, pour admirer ses vertus, pour demander conseil, pour se recommander à ses prières, pour recouvrer la santé. 

Du lointain village de Artà, on lui amena une petite fille qui s’appelait Margarita Femenias Tous : elle avait le cou complètement tordu, et les médecins ne trouvaient pas quel remède y apporter, mais les prières de Sœur Francinaina la guérirent instantanément.

Le Seigneur lui donnait des connaissances surnaturelles, qui lui permettaient de consoler les affligés. C’est ce qui arriva à des parents de Llucmajor, qui avaient perdu plusieurs petits enfants et dont l’unique qui restait n’était pas en bonne santé : elle leur prédit qu’il ne mourrait pas, mais qu’il deviendrait prêtre ; c’est l’abbé Guillermo Puigserver.

Elle faisait aussi échouer des actes prémédités, comme par exemple quand elle se présenta de nuit à une certaine maison, dont le propriétaire était en train d’ouvrir la porte pour aller voler quelque part. Le pauvre type tout surpris s’entendit reprocher par elle sa mauvaise intention et même se vit remettre une aumône pour lui éviter, dit-elle, d’avoir à aller voler.

Obéissant à la voix de Jésus qui l’appela par trois fois pendant qu’elle dormait, elle se mit en chemin très tôt le matin sur la route de Sencelles à Inca et, exactement à l’endroit que lui indiqua la voix, elle surprit un père et son fils qui étaient en train de se quereller. Elle leur reprocha ce qu’ils étaient en train de faire et eux, entièrement repentis, la réaccompagnèrent au couvent et, une fois arrivés là, s’embrassèrent et jamais plus ne se querellèrent.

Les innombrables œuvres de charité étaient récompensées par d’innombrables faveurs célestes, par lesquelles le Seigneur la comblait de douceurs, avec des apparitions de la Sainte Vierge et des Anges.

Un jour elle et sa compagne Magdalena étaient en train de blanchir à la chaux un mur de la maison, et, selon l’habitude dans ces villages, elles avaient laissé ouverte la porte sur la rue. Voilà qu’entre un beau petit garçon, qui s’amusait à écrire des signes sur le mur blanc avec un crayon qu’il avait dans sa main. Elles le mirent dehors par deux fois. Là-dessus, arrive le curé du village qui leur demande ce qui se passait, car apparemment ces pauvres femmes étaient en train de parler avec quelqu’un, et elles d’accuser ce gamin qui leur salissait le mur blanc, mais le prêtre n’avait vu sortir aucun enfant. Tout ce qu’il put faire, fut de déchiffrer ce qu’elles appelaient des gribouillages sur le mur. C’étaient bel et bien des lettres, qu’elles ne savaient pas lire et qu’elles croyaient être des taches. En fait il était écrit : Cette maison sera une maison de refuge. Déjà à ce moment-là cette maison était un véritable “refuge” pour les nécessiteux, mais elle devait l’être aussi dans le futur.

Le Seigneur lui avait déjà révélé qu’elle serait religieuse dans sa propre maison. C’est là que naquit la maison des Sœurs de la Charité, une communauté religieuse fondée par Sœur Francinaina, modèle pour toutes les communautés qui continueraient l’œuvre dans le futur, selon l’exemple de la Mère Fondatrice qui rendait service à tous et en tout, sans distinction.

Mais la maison de la famille Cirer ne réunissait pas toutes les conditions pour abriter une Congrégation. C’est qu’elle ne devait pas se limiter à l’assistance domestique des malades, mais se donner aussi à l’enseignement, et pour ce faire on avait besoin d’espace pour une école. Sœur Francinaina n’avait pas d’argent (on disait qu’elle avait seulement une once d’or, soit quatre-vingt pesetas de cette époque) pour affronter ce grand projet. Mais la voilà qui donna quand même des ordres pour la rénovation et l’extension des bâtiments, comptant sur le Seigneur pour les achever. Elle avait confiance que Jésus l’aiderait, comme d’ailleurs en d’autres circonstances il s’était passé des choses vraiment inexplicables. C’est ainsi que des fleurs s’ouvrirent sur des bois secs qu’elle tenait en mains.

Ainsi donc, voilà que les propriétaires d’une des maisons les plus riches du village, la Casa Rayó, voyant qu’elle se lançait dans des œuvres qu’elle ne pouvait achever, lui dirent, par manière de conseil : Tu ne vois pas que tu ne pourras pas achever les travaux de la maison ? Sur quel argent comptes-tu pour terminer tout ce que tu as ordonné ? Et elle, avec son sourire habituel et son indéfectible espérance : Oh, tout l’or de la maison Rayó ne peut pas faire ce que je peux faire, moi, avec le Seigneur. Et elle réussit à porter à leur terme ces travaux sans jamais rien devoir à personne.

Mais durant les travaux, ce fut une suite de miracles. L’eau de la citerne suffisait à peine pour commencer le travail, mais jamais on ne manqua d’eau. Quand le soleil se couchait et que les ouvriers quittaient le chantier, bien souvent il ne restait rien pour continuer le travail le lendemain, mais quand ils arrivaient le matin, il y avait des quantités de matériaux pour reprendre le chantier. Le plâtre se multipliait dans les mains des ouvriers au moment où il allait manquer. Et c’est Jésus lui-même qui apparaissait à Sœur Francinaina en train de collaborer au chantier de cette sainte maison.

Une fois terminés les travaux indispensables, arriva le jour tant attendu. Avec l’autorisation du vicaire général, le 7 décembre 1851, Sœur Francinaina à soixante-dix ans, recevait pieusement le saint habit religieux, en même temps que d’autres compagnes. C’est avec le nom de Sœur Francinaina des Douleurs de Marie qu’elle voulut commencer son chemin de religieuse, mettant le nouveau couvent sous la protection des Douleurs de Marie. Ses deux autres compagnes furent : sœur Magdalena de Saint-Vincent de Paul, et Sœur Conception du Cœur de Jésus.

Par leurs vœux religieux, les Sœurs s’engageaient à servir les malades à domicile, où qu’elles fussent appelées, à enseigner la doctrine chrétienne aux petite filles, aussi bien dans leur couvent que dans les autres fermes de la paroisse.

Sœur Francinaina fut nommée supérieure de la congrégation naissance, et exerça cette charge jusqu’à la mort.  Depuis lors à Sencelles, on a coutume de l’appeler la Mère Supérieure

Ses extases, ignorées de beaucoup jusqu’alors, se firent alors plus fréquentes et eurent beaucoup de témoins, en particulier quand elle faisait le Chemin de Croix dont les images ornaient le cloître, ou quand elle priait dans l’église du village.

Après avoir clairement fait comprendre qu’elle connaissait le jour et les circonstances de sa mort, elle s’envola pour le Ciel, vers ses bien-aimés Jésus et Marie, le 27 février 1855.

Le 1er octobre 1989, le pape Jean-Paul II la béatifiait.

 

 

Francesco Possenti

1838-1862

 

Né à Assise (le 1er mars 1838), il reçut le nom du fameux Poverello. Le père, Sante Possenti, juge à Spolète, veuf dès 1842, donna une excellente éducation à ses treize enfants, Francesco étant le onzième. La maman, Agnese Frisciotti, mourut donc quand Francesco avait quatre ans : tout petit, il s’habitua à vénérer ses deux mamans de là-haut : Agnese, et surtout Marie, dont il avait dans sa chambre une image de Pietà, de Maria avec son Fils mort dans les bras.

Francesco apprit à dominer un caractère assez irascible ; il fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis les Jésuites de Spolète et fut un élève très brillant.

Elevé dans la piété, il fut confirmé à huit ans, fit la Première communion avec de profonds sentiments et, par la suite, reçut fréquemment l’Eucharistie. C’était en même temps un garçon un peu mondain, toujours très élégant, mais jamais vulgaire. On a dit aussi qu’il aurait eu un début de vie sentimentale, ce qui n’est pas extraordinaire pour un bel adolescent.

Encore adolescent, il fut par deux fois gravement malade ; à chaque fois, il promit d’entrer en religion s’il guérissait, mais une fois guéri, il semblait remettre sa décision. La deuxième fois en particulier, il guérit après avoir appliqué sur la partie malade une image du Bienheureux Andrzej Bobola (voir au 16 mai). Puis sa sœur aînée, après le décès de deux autres frères, mourut du choléra, ce qui le frappa profondément. Enfin, lors d’une procession mariale, il fut comme harponné par le regard de la Vierge portée en procession, et comprit qu’il ne pouvait plus attendre. Il annonça sa volonté d’entrer chez les Passionnistes.

Le papa voulut prendre l’avis de deux Religieux ; ceux-ci commencèrent par déclarer que Francesco ne pourrait jamais supporter la règle si sévère de cette congrégation, mais finirent par se rendre à l’évidence : Francesco ne semblait vivre que pour cet idéal.

En 1856, il reçut l’habit, et le nom de Gabriele dell’Addolorata (de N-Dame des Douleurs). Ce fut vraiment une nouvelle vie, oublieuse de la précédente, avec tout de même une profonde affection, toute spirituelle, pour son père et les siens.

En 1858, commencèrent ses études à Preveterino (Camerino) puis à Isola. En 1861, il reçut les quatre Ordres mineurs (disons, aujourd’hui, les Ministères, qui ont été réduits à deux). Les Ordres majeurs, par contre, furent remis, d’abord en raison des bouleversements politiques du royaume de Naples, ensuite à cause de la santé de Gabriele.

C’est qu’en 1861 Gabriele ressentit les premiers symptômes de la tuberculose. Exemplaire dans tout son comportement, Gabriele se sanctifia de jour en jour, dans l’obéissance aux Supérieurs et une rigoureuse domination de soi en tous ses gestes, regards, mouvements, paroles.

Il reçut le sous-diaconat et le diaconat.

A la Noël de 1861, il put encore communier, après une forte crise. Le 18 février, une nouvelle crise fit parler au médecin de danger mortel. Gabriele reçut le viatique, et montra une joie extraordinaire de quitter si vite cette vie humaine. Il demanda pardon à tous et ajouta : Je prévois que ma maladie va se prolonger. Je le crains et cela me donne de la peine. Toutefois, que la volonté de Dieu s’accomplisse !

Le 26 février, il reçut le Sacrement des malades. Gabriele ne prononçait plus que les noms de Jésus, Marie, Joseph. Il rendit l’esprit le 27 février 1862.

Deux jours après, il accomplissait vingt-quatre ans.

En 1878, le Supérieur général des Passionnistes le proposait comme modèle au scolasticat de Rome. De nombreux miracles furent recensés.

Gabriele dell’Addolorata fut béatifié en 1908, canonisé en 1920.

Il a été proposé comme modèle et protecteur aux jeunes séminaristes, novices et étudiants. 

 

 

Josep Tous y Soler

1811-1871

 

Josep naquit à Igualada (Barcelone, Espagne) le 31 mars 1811, neuvième des onze enfants de Nicola Tous y Carrera et de Francesca Soler y Ferrer. Le 1er avril Josep reçut au Baptême les noms de Josep Nicola Diego, et son parrain fut son grand frère, Nicola, qui devait devenir un des industriels les plus en vue de Catalogne.

Josep reçut la Confirmation en 1817 et la Première Communion en 1818.

Pour des raisons économiques toute la famille se transféra à Barcelone en 1820.

L’adolescent de quinze ans entra alors chez les Pères Capucins et émit les vœux en 1828, avant d'être ordonné prêtre en mai 1834.

Deux mois plus tard les violents mouvements anti-cléricaux déchirèrent la Catalogne et le gouvernement espagnol confisqua tous les biens des Ordres religieux. Josep et quelques Confrères furent arrêtés et enfermés pendant dix-huit jours dans un bâtiment fortifié. Libéré, il fut obligé de s'exiler : il passa en France, en Italie du nord, revint en France, et trouva refuge à Grenoble chez des Bénédictines, dont il fut l'aumônier, tout en complétant des études de Théologie morale, avant d'obtenir le pouvoir de prêcher. Sa bonté, son humilité, conquirent les bonnes Religieuses, mais aussi l'évêque du lieu.

Quand il put rentrer en Espagne (1843), les Ordres religieux étaient encore interdits et il dut exercer son ministère comme “simple” curé de paroisse, tout en s'efforçant de vivre toujours son idéal franciscain. Il fut donc curé de Esparragure (Barcelone).

Cette situation explique que le père Josep, quoique Capucin, ne portait pas la barbe, signe habituel et traditionnel de ces Religieux. 

En 1850, il fonda une famille religieuse féminine destinée à travailler dans la pastorale et dans l'enseignement pour les enfants. Ce seront les Sœurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur.

Le père Josep vivait silencieusement son idéal religieux, dans l'humble silence du recueillement, de la prière. Sa dévotion préférée était le Christ crucifié, le Saint Sacrement, et Marie, la sainte Mère du Divin Pasteur : il recommandait ces dévotions à ses paroissiens, mais particulièrement à ses Sœurs, pour les aider à allier la vie de prière et de contemplation, avec la vie active de l'éducation des enfants.

Le père Josep mourut le 27 février 1871 à Barcelone, pendant qu'il célébrait la Messe.

Il a été béatifié en 2010.

Marie Deluil-Martiny

1841-1884

 

Marie Deluil-Martiny naquit à Marseille le 28 mai 1841, aînée des cinq enfants d’un avocat qui partageait avec son épouse une profonde foi chrétienne. 

Elle fut baptisée le jour même. 

Elle montrera un tempérament fier et impérieux. Pour sa première Communion, ses parents la mirent en pension à la Visitation de Marseille. Un jour, lors de la récréation, Marie interrompit tout d'un coup son jeu et, prenant à part une amie : Angélique, le Sang de Jésus coule en ce moment sur l'Autel pour le monde ! Elle resta quelques instants comme absorbée par cette pensée qui avait traversé son esprit comme un éclair. 

Elle reçut la première Communion en 1853, et la Confirmation en 1854 des mains de l’évêque de Marseille, le futur saint Eugène de Mazenod (voir au 21 mai). 

Vers l'âge de 15 ans, encore au pensionnat, elle réunit un groupe d'élèves, appelées Oblates de Marie, qu'elle considérait comme un petit ordre religieux, avec règle, noviciat et profession. Découvert, le groupe futt immédiatement dissout par les Supérieures dont l’autorité ne souffrait pas de telles «fondations».

A la fin de ses études, Marie fit une retraite décisive pour sa vocation. Elle comprenait «Qui» l’appellait : Jésus-Christ est le seul aimable ; à la mort, je voudrais n'avoir aimé que Lui... Pour bien vivre dans le monde, je dois abhorrer le péché, fuir les occasions, haïr le monde et ce qui est du monde... Venez et suivez-moi, dit Jésus ; ô Dieu, que ce mot est beau !... Il est à moi si je le veux ! 

Elle rencontra à Ars saint Jean-Marie Vianney (voir au 4 août), et lui parla de sa vocation. Décidée, elle refusa plusieurs propositions de mariage.

Marie connaîtra le doute et le scrupule : Vivre dans la pensée d'être mal avec Vous, ô Jésus, c'est mourir mille fois; c'est si dur, mon doux Maître, de ne jamais vous sentir pleinement et d'attendre le Ciel pour jouir de Vous ! Un bon prêtre la rassura en lui expliquant que l’agitation intérieure n’est pas un signe de l’Esprit. Elle se pacifia.

En 1859, mourut sa plus jeune sœur, après sa Première communion ; les deux autres et son frère mourront aussi peu après. La voilà bien seule avec ses parents dans la peine, malades et éprouvés par des problèmes économiques.

En 1864, elle fit la connaissance d'une nouvelle association, la Garde d'honneur du Sacré-Cœur de Jésus, dont le but est de glorifier, aimer et consoler le Sacré-Cœur en s'offrant avec Lui dans une vie de prière, de pénitence et de charité, pour réparer les péchés du monde. Marie reçut bientôt le titre de Première Zélatrice de l'œuvre qu'elle se consacra à propager auprès de nombreuses âmes à travers le monde, y compris des évêques, au moyen d'imprimés, d'images et de médailles.

En 1865, lors de la béatification de Marguerite-Marie Alacoque (voir au 16 octobre), elle fit une retraite à Paray-le-Monial puis rencontra un prédicateur jésuite, Jean Calage, qui eut l’heureuse inspiration de l’encourager en ces termes : Vous êtes appelée, c'est certain ; mais le moment n'est pas venu encore ; votre entrée en religion actuellement renverserait les plans de Dieu. Il a des desseins particuliers sur votre âme... A vous de vous préparer par le détachement de vous-même. Marie s’offrit totalement au Christ, le premier vendredi de mai 1867.

Marie priait et cherchait à comprendre comment «réparer». Le premier samedi de septembre 1867, Jésus lui adressa la parole : Je ne suis pas connu, je ne suis pas aimé... Je veux me faire des âmes qui me comprennent... Je suis un torrent qui veut déborder et dont on ne peut plus retenir les eaux !... Je veux me faire des coupes pour les remplir des eaux de mon amour... J'ai soif de cœurs qui m'apprécient et qui me fassent remplir le but pour lequel je suis là ! Je suis outragé, je suis profané. Avant que les temps finissent, je veux être dédommagé de tous les outrages que j'ai reçus... Je veux répandre toutes les grâces qui ont été refusées...! 

Marie était profondément attristée par le refus que le monde opposait à Jésus. Le monde ne veut plus de Lui. Aujourd'hui, les uns rougissent de Lui, les autres Le haïssent et Le méprisent ; ils essayent de Le chasser des cœurs et de la société. A ces hontes, à ces haines, à ces mépris, à ces impiétés sataniques, répondons haut et ferme : Il faut qu'Il règne !

Le 8 décembre 1867, Marie prononça, avec la permission du Père Calage, le vœu de virginité.

En septembre 1868, devant la statue de la Vierge de la Salette, elle reçut cette inspiration: La Sainte Vierge veut des victimes qui s'interposent, en union avec son Cœur transpercé et avec Jésus immolé, entre les crimes des hommes et la Justice de Dieu...

Le mois suivant, elle fait cette belle prière : Ô Jésus, recevez-moi des mains de la Très Sainte Vierge et offrez-moi avec Vous, immolez-moi avec Vous... Je m'offre à cette immolation autant que votre bon plaisir le voudra et que ma faiblesse le permettra... Je regarderai toutes les croix, toutes les souffrances que votre Providence me destine et m'enverra comme autant de gages qui m'assureront que vous avez accepté mon humble offrande

Au début de l'année 1869, Marie mit par écrit un aperçu complet de l'œuvre future : 

Comme Marie sur le Calvaire, unie au Prêtre Éternel, a offert son divin Fils et a renouvelé cette offrande par les mains de saint Jean, les Filles du Cœur de Jésus, unies à tous les prêtres du monde, offriront Jésus-Hostie immolé d'autel en autel. Elles offriront spécialement le Sang et l'Eau sortis de la divine blessure du Sacré-Cœur. Elles seront les adoratrices de l'Eucharistie exposée solennellement dans les églises de leurs monastères et s'appliqueront à L'entourer des plus profonds témoignages de respect et d'amour; ce sera leur vie, leur raison d'être...

Des épreuves humiliantes survinrent en même temps qu'une abondance de grâces. Le Père Calage en profita pour enraciner Marie dans l'humilité.

Marie priait pour les prêtres, ceux qui doivent offrir la Victime, qui doivent célébrer avec dignité. Elle s’unissait aux prêtres, aux Sacrifices qu’ils offraient.

Les conditions politiques françaises ne permettaient pas à Marie de fonder quelque chose en France. C’est en Belgique qu’elle fonda la Société des Filles du Cœur de Jésus. Prenant le nom de Mère Marie de Jésus, elle reçut le voile et un habit blanc sur lequel étaient brodés deux cœurs rouges entourés d'épines.

Le nouvel Institut était destiné à faire réparation pour les péchés commis contre le Cœur de Jésus, Lui offrir une incessante action de grâces pour tous les bienfaits qu'Il ne cesse de répandre sur le monde, offrir à la Très Sainte Trinité le Sang précieux de Jésus-Christ pour obtenir l'avènement de Son règne dans le monde. Le moyen privilégié pour réaliser cet idéal sera une vie cloîtrée, centrée sur l'office divin et l'adoration du Très Saint Sacrement. Les Religieuses du nouvel institut réciteront chaque jour les sept dernières paroles de Jésus en Croix, paroles de Rédemption et source de sainteté pour les âmes. Afin de compenser le manque d'action de grâces envers les bienfaits divins, elle réciteront le Magnificat plusieurs fois par jour.

Mère Marie de Jésus insistait moins sur les pénitences corporelles que sur la mortification intérieure et sur le renoncement par l'obéissance. Sa préférence allait aux mortifications qui se présentent d'elles-mêmes ; ne rien dire, offrir en silence en acceptant intérieurement la mortification, est beaucoup plus méritoire.

Les constitutions furent approuvées en 1876 et, le 22 août 1878, la Fondatrice et les quatre premières Religieuses prononçaient leurs vœux perpétuels. 

En juin 1879, une fondation s'établit à La Servianne, propriété héritée de ses parents, près de Marseille. C’était la première en France. 

La vie de Mère Marie de Jésus se partagea désormais entre le gouvernement de ses monastères et une volumineuse correspondance. Sa sollicitude maternelle veillait à tous les détails de la vie de ses Filles. Si l'une d'elles tombait malade, elle passait à son chevet des nuits entières, la soignant de ses mains, lui suggérant de saintes pensées. 

Voici une sage comparaison qu’elle rédigea dans une lettre : Tenez, nous ressemblons à un homme qui, au milieu d'un grand incendie qui brûle sa maison, et qui va étouffer sa mère, son père, ses enfants, au lieu de se hâter d'aider à l'éteindre, gémirait en un coin d'avoir sali ses habits en portant des seaux d'eau, et s'occuperait à enlever, avec des lamentations, chaque grain de cendre égaré sur ses vêtements. Eh bien ! Voilà ce que nous faisons quand, au milieu de ce malheureux monde qui cherche à incendier l'Église et qui insulte Jésus-Christ Notre-Seigneur, nous passons notre temps à nous lamenter sur nos maux intérieurs, nos épreuves personnelles, etc. Nous nous rétrécissons sur nous-mêmes, quand nous pourrions nous élargir en embrassant Dieu, et devenir des saintes en servant sa cause par nos renoncements et nos sacrifices. Un bon coup d'aile, et, avec la grâce, élevons-nous, quittons la terre, quittons-nous nous-mêmes surtout, et ne voyons plus que Jésus seul !

En novembre 1883, Mère Marie de Jésus engagea un aide-jardinier, Louis Chave, vingt et un ans, pour le tirer de la misère. Mais bientôt, il se montra paresseux, impoli, exigeant, et de plus il nouait des relations avec les anarchistes. Le 27 février 1884, mercredi des Cendres, il se mit en embuscade dans le parc de La Servianne, là où allaient passer les Religieuses au cours de leur récréation. Il se montra et, tandis que la Supérieure lui adressait une parole aimable, il lui saisit la tête et tira deux fois à bout portant avec un revolver. Blessée à la carotide, Mère Marie de Jésus s'effondra en murmurant : Je lui pardonne... pour l'œuvre ! 

Elle mourut peu après, ce même 27 février.

Son corps fut retrouvé intact et souple en 1989.

La Congrégation des Filles du Cœur de Jésus compte aujourd'hui des monastères en France, en Belgique, en Suisse, en Autriche, en Italie, et une fondation en Croatie. 

Après la mort de la fondatrice, le rayonnement de sa communauté a conduit à l'établissement de l'Association des Âmes Victimes, qui a compté des milliers d'adhérents, dont les saints Pie X et Maksymilian Kolbe, les bienheureux Charles de Foucauld, Columba Marmion, Edward Poppe, et Joseph-Marie Cassant (Les saints Maksimilian Kolbe et Pie X sont fêtés les 14 et 20 août ; les bienheureux Columba Marmion, Edward Poppe, Joseph-Marie Cassant et Charles de Foucault, sont commémorés respectivement les 30 janvier, 10 juin, 17 juin et 1er décembre.) 

Marie Deluil-Martiny a été béatifiée en 1989.

 

Il faut qu'Il règne !... Car, à Lui appartient l'empire dans les siècles des siècles; et toutes les nations Lui ont été données en héritage. Il faut qu'Il règne !... notre Jésus, notre Frère, notre Sauveur, notre Ami, notre Époux ! Il faut qu'Il règne en nous-mêmes pleinement, sans ombre de réserve ou de partage ; il faut qu'Il règne sur le monde et sur les cœurs; et pour l'obtenir, nous prierons, nous offrirons, nous nous sacrifierons, nous mourrons tous les jours !...

 

 

Maria Josefa Karolina Brader

1860-1943

 

Née le 14 août (on trouve aussi le 15) 1860 à Kaltbrunn (Sankt Gallen, Suisse) de Josef Sebastian Brader et Maria Anna Karolina Zahner, l'unique enfant de ce couple très chrétien reçut au baptême les noms de Maria Josefa Karolina.

Elle fut très jeune orpheline de son père. Très intelligente, toujours la première en classe,  elle fréquenta l’école de Maria Hilf à Altstätten, puis les Bénédictines de Sarnen et l’internat des Visitandines de Fribourg. 

Elle voulut devenir religieuse et entra chez les Sœurs franciscaines de Maria Hilf (Alstatten) en 1880, avec le nom de Maria Charitas de l'Amour du Saint-Esprit, et fit les vœux en 1882.

On la destinait d'abord à l'enseignement, mais dès qu'il fut possible à ces Sœurs cloitrées d'étendre leur activité dans les pays de mission, elle s'offrit pour partir à Chone (Equateur) avec cinq autres Compagnes, guidées par Maria Bernarda Bütler (voir au 19 mai).

Elle y resta cinq ans, enseignant le catéchisme. Puis à cause de la révolution de 1893 elle fut transférée à Túquerres (Colombie), plus calme à cette époque, mais où les conditions de vie pratiques étaient encore plus difficiles : tempêtes de l’océan, dangers de la forêt, froid de la Cordillère des Andes. Elle se dépensa sans compter pour communiquer sa foi aux autochtones, aux gens pauvres.

En vue de développer cette activité missionnaire, elle fonda à Pasto les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée (1893). Les premières Sœurs, originaires de Suisse, furent bientôt rejointes par d'autres vocations de Colombie. 

Durant les agitations de 1900-1901, elle transforma les écoles de sa congrégation en hôpitaux, puis ouvrit des maisons de formation pour les enfants et les adolescents.

L’activité de Maria Charitas fut tellement appréciée en Colombie, qu’on la nomme souvent par son nom en espagnol : María Caridad.

Maria Charitas fut supérieure de 1893 à 1919, puis de nouveau de 1928 à 1940, et manifesta sa ferme volonté de ne pas recevoir d’autre mandat.

En 1933, elle reçut l’approbation pontificale de sa Congrégation.

Maria Charitas voulait que ses Filles fussent instruites pour être d’autant plus efficaces. Elles les exhortait à voir la volonté de Dieu en toutes choses et à faire sa volonté avec joie. D’où sa devise : Il le veut. Elle tenait à appuyer l’action sur la contemplation et obtint en 1928 d’instaurer l’adoration perpétuelle dans ses maisons, diffusant partout la dévotion eucharistique.

La congrégation se développa vite, dans toute l'Amérique (Etats-Unis, Mexique, Colombie, Equateur), en Afrique (Mali) et en Roumanie.

Maria Charitas de l’Amour du Saint Esprit s’éteignit à Pasto (Nariño, Colombie) le 27 février 1943. Elle a été béatifiée en 2003.

Le miracle retenu pour cette béatification a été la guérison totale d’une petite fille qui, après une encéphalite aiguë, avait perdu totalement l’usage de la parole et des jambes. Après une fervente neuvaine de sa maman, la petite fille se mit spontanément à appeler sa maman et à marcher.

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