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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 00:00

28 FEVRIER

 

I.

Ss Nymphas et Eubule, amis de s. Paul (cf. Col 4 et II Tim,4).

? S Barsès, évêque à Damas.

Ss Macaire, Rufin, Just, Théophile, martyrs (à Rome ou à Alexandrie ?).

Ss Céréale, Pupule, Caïus et Sérapion, martyrs à Alexandrie.

IV.

S Martin, évêque à Mayence.

V.

Stes Marana et Cyra, vierges recluses près de Bérée ; elles ne parlaient jamais ; seule Marana recevait quelques femmes durant le temps pascal.

S Romain, premier ermite dans le Jura, abbé à Condat.

S Vindemial, évêque à Vérone ; plus de trente évêques portèrent ce nom en cette ville.

VI.

S Romain, fondateur d’abbaye à Mantenay, évêque à Reims, après s. Remi.

Ste Ermina (Febaria), vierge irlandaise.

S Ruellin (Ruilin), évêque à Tréguier.

XVII.

Bx Paulus Uchibori Sakuemon (dont les trois garçons furent martyrisés le 21 février), Gaspar Kizaemon, Maria Mine (son mari sera martyrisé le 17 mai), Gaspar Nagai Sōhan, Ludovicus Shinzaburō, Dionisius Saeki Zenka et son fils Ludovicus Saeki Kizō, Damianus Ichiyata, Leo Nakajima Sōkan et son fils Paulus Nakajima Kinzō, Ioannes Kisaki Kyūhachi, Ioannes Heisaku, Thomas Uzumi Shingoro, Alexius Sugi Shohachi, Thomas Kondō Hyōemon et Ioannes Araki Kanshichi, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XX.

B Daniel Brottier (1876-1936), des Pères du Saint-Esprit, très actif au Sénégal et réorganisateur des Apprentis d’Auteuil, béatifié en 1984.

B Stanisław Antoni Trojanowski (Tymoteusz, 1908-1942), franciscain polonais, martyr à Auschwitz, béatifié en 1999.

B Carlo Gnocchi (1902-1956), prêtre milanais, fondateur de la Fondation Pro Iuventute, béatifié en 2009.

Nymphas et Eubulus

1er siècle

 

Saint Paul nomme ces deux amis, le premier dans l’épître aux Colossiens, le second dans la deuxième épître à Timothée.

En Col 4:15, Paul parle de Nymphas comme d’un habitant de Laodicée :

Saluez les frères qui sont à Laodicée, avec Nymphas et l’Eglise qui s’assemble dans sa maison.

Laodicée est une cité toute proche de Colosses en Asie Mineure (près de Goncali, actuelle Turquie sud-occidentale), où s’était constituée une communauté de Chrétiens ; ils se réunissaient chez Nymphas, qui pouvait donc être un personnage important avec une maison assez grande, peut-être aussi un diacre.

Dans le même passage, Paul fait allusion à la lettre qu’il avait envoyée à ces Chrétiens de Laodicée : il leur propose de la faire connaître aussi à leurs Frères de Colosses, et de lire à leur tour celle envoyée aux Colossiens. Malheureusement, nous n’avons plus depuis longtemps cette lettre aux Laodicéens. Plus tard, dans l’Apocalypse, il sera question aussi d’une Lettre à Laodicée, où Jean leur reproche leur tiédeur mais leur promet aussi la récompense de la victoire (Ap 3:14-21).

Quant à Eubulus, saint Paul dit en 2Tim 4:21 qu’il se trouvait à Rome durant sa captivité :

Tu as le salut d’Eubulus, de Pudens, de Linus, de Claudia et de tous les frères.

Eubulus était donc membre de la première communauté chrétienne romaine. Mais nous n’en savons rien de plus.

Les menées grecques mentionnent ensemble Nymphas et Eubulus, leur donnant même le titre d’apôtres, et affirmant qu’ils moururent ce même jour du 28 février.

Toutefois, l’actuel Martyrologe n’a pas retenu leurs noms. Il y a un Eubulius martyr, au 7 mars, différent de l’ami de saint Paul.

 

 

Marana et Cyra de Bérée

5e siècle

 

Les deux saintes femmes dont il est question ici furent très connues de leur évêque, Théodoret de Cyr († 458).

Marana et Cyra appartenaient à la haute aristocratie de Bérée (auj. Alep, Syrie), habituées à vivre dans un grand luxe.

D’un commun accord, elles quittèrent ce monde et partirent avec deux domestiques dans les environs de Bérée : Marana et Cyra se firent enfermer dans un petit enclos à ciel ouvert, les deux autres femmes dans une maisonnette proche, pour y mener elles aussi une vie de consacrées.

Il y avait tout de même une petite fenêtre, par où elles recevaient ce qu’on leur apportait. Plusieurs fois, elles restèrent dans une jeûne total durant quarante jours.

Elles ne parlaient pas ; durant le temps pascal cependant, Marana s’entretenait avec des femmes qui venaient la voir. De Cyra, on disait qu’on n’en avait jamais entendu la voix.

Elles ne rompirent cette solitude que deux fois, pour un pèlerinage à Jérusalem, et un autre près de Séleucie (Isaurie, auj. Turquie SW), dans un sanctuaire de sainte Thècle (v. 23 septembre ?). Encore firent-elles ces pèlerinages sans rien manger.

Cette vie dura quarante-deux ans, toujours selon le même auteur, ce qui laisse supposer qu’elles parvinrent à un âge fort avancé.

Quand Théodoret écrivit, il parlait au passé, d’où l’on déduira que ces saintes recluses moururent avant 458.

Saintes Marana et Cyra de Bérée sont commémorées le 28 février dans le Martyrologe Romain.

 

 

Romain de Condat

393-463

 

Romain (Romanus) naquit vers 393 ; lui, sa sœur et son frère Lupicin (Lupicinus) étaient d’une famille de l’actuelle région du Bugey (Ain).

A trente-cinq ans, Romain voulut embrasser la vie solitaire ; il alla d’abord s’y former auprès de Sabin, l’abbé d’un monastère situé au confluent de la Saône et du Rhône. Avec un exemplaire de la Vie des Pères du Désert et un des Institutions de Cassien (v. 23 juillet), il se retira dans la solitude.

Il se tourna vers la forêt du Jura et s’arrêta là où se trouve Condat. 

Son frère Lupicin, cependant, devenu veuf, voulut le rejoindre, ayant vu en vision son frère qui l’appelait. 

Différents de caractère, mais amoureux de la perfection, ils s’entr’aidèrent dans le travail spirituel et gravirent une haute échelle de sainteté. 

Des miracles se produisirent, attirant des vocations. On construisit deux monastères, l’un à Condat, l’autre à Leuconne, que gouvernaient les deux frères.

Autant Romain était patient et doux, autant Lupicin était plus rude et exigeant. Mais il n’y avait jamais d’affrontement, les qualités de l’un illuminant les qualités de l’autre. Romain, l’aîné, cédait souvent à Lupicin. 

Plusieurs fois Romain réintégra avec bonté des moines qui, tentés, avaient quitté le monastère, tandis que Lupicin ou quelque autre moine aurait été plus «sévère» avec eux.  

Une année que la récolte avait été bien plus abondante que d’ordinaire, les moines de Romain commencèrent à se montrer plus difficiles à table. Inutilement, Romain tenta de les rappeler à la Règle ; aussi appela-t-il Lupicin. Celui-ci se fit d’abord préparer un repas sans huile ni sel puis, ayant fait préparer une grande marmite, y mélangea fruits et légumes ; quand tout fut cuit, il invita les moines à partager cette soupe peu ordinaire ; ceux qui acceptèrent, comprirent et se soumirent. Il y en eut douze qui, mécontents de la leçon, quittèrent le monastère. Lupicin dit à Romain que le froment seul était resté à l’intérieur.

Romain cependant en fut bien affligé. Il s’imposa de rudes pénitences jusqu’à ce que les fautifs revinssent, repentis, et les accueillit avec grande joie.

Vers 444, s.Hilaire d’Arles (v. 5 mai) se trouvait à Besançon et entendit parler de la sainteté de Romain ; il le fit venir à Besançon et l’ordonna prêtre. Cette dignité ne changea rien dans le comportement humble de Romain ; on ne s’apercevait de son sacerdoce que quand il montait à l’autel.

Bientôt les deux monastères en fondèrent d’autres, dans les Vosges et jusqu’en Allemagne. La sœur de Romain et Lupicin eut aussi son monastère à La Beaume.

Parmi les nombreux miracles qu’on a recensés, il y eut la guérison de deux lépreux, père et fils, que Romain guérit en les embrassant.

Romain s’éteignit en 463, à l’âge de soixante-dix ans environ.

Le monastère de Condat a donné naissance à la ville de Saint-Claude ; celui de Leuconne à Saint-Lupicin, qui vient de perdre son nom chrétien pour prendre celui de Coteaux-du-Lizon en fusionnant avec une autre commune voisine.

Saint Romain de Condat est commémoré le 28 février dans le Martyrologe Romain.

 

Damianus Ichiyata

?-1627

 

Damianus était né à Antoku Koba (Japon).

C’était le cousin de Dionisius Saeki Zenka, martyrisé le même jour ; il était marié.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627.  

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Dionisius Saeki Zenka

?-1627

 

Dionisius Saeki Zenka était né à Fukae (Nagasaki).

C’est le père de Ludovicus, et le cousin de Damianus Ichiyata, martyrisés le même jour que lui.

Tous deux font partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627.  

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Gaspar Kizaemon

?-1627

 

Gaspar était né à Arie ou Kuchinotsu (Nagasaki).

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Gaspar Nagai Sōhan

?-1627

 

Gaspar était né à Kuchinotsu ou Shimabara (Nagasaki).

Il était marié.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Heisaku

?-1627

 

Ioannes était né à Arie (Nagasaki). Il était marié.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Kisaki Kyūhachi

?-1627

 

Ioannes était né à Fukae (Nagasaki).

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Leo Nakajima Sōkan

?-1627

 

Leo était né à Fukae (Nagasaki).

C’est le père de Paulus, martyrisé le même jour.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Saeki Kizō

?-1627

 

Ludovicus était né à Fukae (Nagasaki), fils de Dionisius, et martyr comme son père.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Maria Mine

?-1627

 

Maria Mine était née à Kuchinotsu (Nagasaki).

Elle était l’épouse de Ioachim Mine Sukedayū, qui sera à son tour martyrisé le 17 mai suivant.

Elle fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Paulus Nakajima Kinzō

?-1627

 

Paulus était né à Fukae (Nagasaki).

Il était le fils de Leo Nakajima, martyrisé le même jour.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Thomas Kondō Hyōemon

1564-1627

 

Thomas était né vers 1564 à Amakusa ou Kuchinotsu (Nagasaki).

Il était marié.

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Thomas Uzumi Shingoro

1575-1627

 

Thomas était né vers 1575 à Kuchinotsu (Nagasaki).

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627.  

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Paulus Uchibori Sakuyemon

1580-1627

 

Paulus était un noble samouraï japonais, né en 1580 à Sakuemon.

Converti et baptisé, il subit le martyre le 28 février 1627, quelques jours après que ses trois fils (Balthasar, Antonius et Ignatius) aient été exécutés pour leur foi, le 21 février.

Son fils aîné, Balthasar, pouvait avoir autour de vingt ans, Antonius n’avait que dix-huit ans, et Ignatius, cinq.

Ce noble papa chrétien, ainsi que ses trois garçons, furent béatifiés parmi le groupe des cent-quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Araki Kanschichi

1593-1627

 

Ioannes était né à Koga ou Kuchinotsu (Nagasaki).

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Shinzaburō

1601-1627

 

Ludovicus Shinzaburō était né en 1601 environ à Kuchinotsu ou Shimabara (Nagasaki)

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

 

 

Alexius Sugi Shōhachi

1602-1627

 

Alexius était né vers 1602 à Amakusa ou Kuchinotsu (Nagasaki).

Il fait partie de seize Japonais laïcs qui furent martyrisés le même jour et dont le «chef de file» était Paulus Uchibori Sakuyemon (voir la notice).

Ces glorieux Compagnons furent martyrisés sur le mont Unzen, dans le diocèse de Nagasaki, le 28 février 1627. 

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt-huit Japonais, en 2008.

Daniel Brottier

1876-1936

 

Daniel naquit le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr (Loir-et-Cher), de parents chrétiens.

En 1887, il reçut la Première communion et entra au Petit séminaire de Blois. Deux ans après, il sera frappé par une maladie qui lui causera toute sa vie de violents maux de tête.

En 1892 il prit la soutane ; en 1899 il fut ordonné prêtre.

D’abord professeur au collège de Pontlevoy, il restait fortement attiré par les missions et entra dans la Congrégation des Spiritains, commençant son noviciat en 1902 à Grigon-Orly.

Connaissant ses problèmes de santé, son père alla protester auprès des Supérieurs pour retarder ou empêcher le départ de Daniel dans les pays de mission. Mais Daniel fut quand même nommé vicaire à la paroisse Saint-Louis du Sénégal.

Daniel fit sa première consécration en 1903, et c’est en novembre 1903 qu’il arriva à destination.

Dès 1904, les lois laïques françaises se firent sentir au Sénégal et les Religieux duvent quitter écoles et hôpitaux. Le père Brottier érigea alors d’autres bâtiments qui ne seraient ni des écoles ni des hôpitaux : patronage, jardin d’enfants, comité de l’enfance, doublés d’activités diverses : bulletin paroissial, chorale, fanfare, imprimerie…

Il cultiva les fleurs et les fruits ; une mangue porta son nom ; il vendit des roses.

Par deux fois, sa santé l’obligea à revenir se faire soigner en France (1906 et 1911).

Lors de ce dernier voyage, il alla aussi se reposer en Suisse puis à Lérins. Puis il fut nommé vicaire général de la Congrégation des Spiritains, avec pour mission de lever des fonds pour la construction de la cathédrale de Dakar.

En 1914, il se porta volontaire pour être aumônier militaire parmi les soldats du front. Il ne sera pourtant jamais blessé, ce qu’il interprétera comme un miracle de sainte Thérèse de Lisieux. Il reçut cinq citations, puis la Légion d’honneur. Il proposera à Clémenceau de fonder l’Union des Combattants.

En 1923, l’association des Orphelins d’Auteuil fut confiée aux Spiritains, et c’est au père Brottier qu’on recourut pour remettre sur pied l’association. Il écrivit de tous côtés, organisa des concerts de bienfaisance, utilisant jusqu’à l’affichage dans le métro parisien, et réunit les fonds nécessaires pour payer les dettes et construire un sanctuaire dédié à sainte Thérèse de Lisieux, la première chapelle qui fut dédiée à la nouvelle Sainte (elle fut canonisée en 1925, voir au 30 septembre) ; il eut même assez de fonds pour construire une quinzaine d’autres maisons, abritant désormais plus de mille enfants. Ils seraient aujourd’hui environ cinq mille.

En 1936, la cathédrale de Dakar allait être consacrée, mais le père Brottier n’eut pas la force de s’y déplacer. Il tomba malade le 3 février avec une congestion pulmonaire puis une grippe et fut hospitalisé à Saint-Joseph ; il y mourut le 28 février 1936, dans sa soixantième année.

Daniel Brottier a été béatifié en 1984.

 

 

Stanisław Antoni Trojanowski

1908-1942

 

Né le 29 juillet 1908 à Sadłowo (Mazowieckie, Pologne), dans une famille pauvre, Stanisław  avait trois frères.

Leur père était mort durant la première Guerre mondiale, de sorte que Stanisław dut travailler tôt pour aider sa mère et ses trois frères.

Il ne reçut la Confirmation qu’en 1930. L’année suivante, il entra chez les Franciscains Conventuels, au Niepokalanów, où le reçut le frère de Maksymilian Kolbe, Alfons Kolbe, car Maksymilian était à ce moment au Japon. 

Stanisław prit le nom de Tymoteusz.

En 1935 il fit la première profession, et la solennelle en 1938.

Entre temps, en 1936, Maksymilian Kolbe était rentré du Japon.

Au Niepokalanów, Stanisław fut chargé de l’expédition du bulletin Chevalier de l’Immaculée, de l’organisation des fournitures, du travail du potager et de l’infirmerie. Le père Maksymilian avait une grande confiance en lui.

Comme on a pu le lire dans la notice concernant le père Maksymilian Kolbe (voir au 14 août), les Nazis suspectèrent de plus en plus l’activité fébrile du Niepokalanów. Maksymilian Kolbe fut arrêté en février 1941 ; en octobre, une nouvelle rafle s’empara d’un autre groupe, dont faisait partie notre Stanisław.

Après un passage à Pawiak, ils furent conduits à Auschwitz, où ils subirent la faim, la torture, les mauvais traitements, outre un travail éreintant. Stanisław porta le numéro 25431.

Stanisław prit une pneumonie et mourut le 28 février 1942.

Il a été béatifié dans le groupe des cent-huit Polonais martyrs durant l’occupation nazie, en 1999.

Leur fête commune est au 12 juin, le dies natalis propre de Stanisław étant le 28 février.

 

 

Carlo Gnocchi

1902-1956

 

Né à San Colombano al Lambro (Lodi, Italie) le 25 octobre 1902, benjamin des trois enfants de Enrico Gnocchi, marmiste, et Clementina Pasta, couturière. Carlo eut une jeunesse ponctuée par les décès de ses proches :

Le papa, atteint de silicose à cause de son travail, meurt en 1907 ; les deux frères, Mario et Andrea, moururent en 1908 et 1915, de tuberculose.

Carlo fut ordonné prêtre en 1925.

Vicaire à Cernusco sul Naviglio et à San Pietro in Sala (Milan), sa réputation d’éducateur le fait nommer directeur spirituel de l'Institut Gonzaga de Milan, tenu par les Frères des Ecoles Chrétiennes. 

Dans les années trente, il est aumônier de la Deuxième légion de Milan, composée d’étudiants de l’Université Catholique du Sacré-Cœur et de l’Institut Gonzaga.

1939 est une année brutale : sa mère décède et la guerre éclate ; lui-même s’engage comme volontaire dans les Chasseurs Alpins, sur le front gréco-albanais, puis en 1942 dans la campagne de Russie : ayant recueilli les dernières paroles et volontés de beaucoup de soldats tombés au front, il se fait un devoir, au retour en Italie, de sillonner le pays à la recherche des familles pour leur transmettre ces précieux messages.

Il s’enfile dans l’OSCAR (Œuvre de Secours Catholique d’Aide aux Réfugiés), il aide à passer en Suisse des prisonniers et des Juifs. Lui-même fut plusieurs fois emprisonné, et libéré sur l’intervention de l’archevêque de Milan, le cardinal Ildefonso Schuster (voir au 30 août).

Il écrit des articles sur la revue clandestine Il Ribelle et dans le quotidien L’Italia.

Après la guerre il décida de s'engager dans une œuvre charitable en faveur des enfants particulièrement frappés. Il s’occupa d’abord des enfants hospitalisés dans l’Institut Ariosio, puis il fonda en diverses localités italiennes tout un réseau de maisons pour soigner les petits blessés (à Inverigo, Parme, Pessano con Bornago, Turin, Rome, Salerne, Milan, Florence, Gênes…). Il y en avait près de quinze mille… Enfin il ouvrit des centres très modernes de rééducation pour enfants atteints de poliomyélite.

Il publia un ouvrage sur la Pédagogie de la douleur innocente.

En 1949, don Carlo fut nommé président du Conseil pour les enfants mutilés de la guerre.

Il réunit enfin toutes les maisons de réhabilitation des enfants mutilés en l’Association Pro Juventute, reconnue juridiquement par l’Etat italien, comprenant une quarantaine de maisons pour un total de quarante-mille places. Aujourd’hui les vingt centres restants soignent chaque jour plus de trois mille blessés.

Il fut alors lui-même atteint d’une tumeur qui bloquait ses articulations et le système respiratoire.

Il mourut le 28 février 1956, à Milan, en disant : Merci pour tout !

Son dernier acte de générosité fut de donner la cornée de ses yeux à deux enfants aveugles alors que la transplantation n'était pas encore réglementée en Italie. 

La châsse en verre qui abrite son corps est visible dans la cathédrale de Milan ; beaucoup de grâces et de miracles sont avenus par son intercession.

Il a été béatifié le 25 octobre 2009, jour anniversaire de sa naissance.

Son dies natalis est au 28 février, tandis qu’on le fête localement le 25 octobre.

 

Il avait écrit: Après la guerre, je rêvais de me dévouer complètement au travail de charité, n'importe lequel ou plutôt à celui auquel Dieu m'appellerait. J'espérais et je priais le Seigneur pour une seule chose : dédier ma vie au service des pauvres. C'était ma 'carrière', je n'étais pas sûr d'être digne d'une telle grâce car une telle vie est vraiment un privilège.

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