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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 00:00

04 MARS

 

III.

S Caïus, martyr à Nicomédie avec d’autres.

?

Ss Photius, Archelaus, Quirinus et dix-sept Compagnons, martyrs à Nicomédie.

VII.

S Léodowald (Léonard), un délinquant au cœur en or qui, converti, devint évêque à Avranches.

S Basinus, abbé, puis évêque à Trèves.

S Owin, un officier de cour devenu frère convers à Lestingay.

VIII.

S Appianus, ligure, moine à Saint-Pierre-au-Ciel-d’Or puis à Comacchio.

IX.

S Adrien, hongrois ou irlandais venu en Ecosse où il fonda un monastère dans l’île de May et fut martyrisé par les Danois.

XI.

S Burchard II, abbé à Saint-Gall.

S Félix, breton, abbé à Rhuys.

XII.

S Pietro Pappacarbone, momentanément évêque à Policastro, abbé à La Cava, où il introduisit la règle de Cluny.

B Humbert III, comte de Savoie à treize ans, moine à Hautecombe à son veuvage ; il en sortit cependant, pour se remarier et assurer à son pays un héritier.

XV.

S Kazimierz, prince de Pologne, demeuré fidèle à la chasteté, mort à vingt-cinq ans.

XVI.

Bx Christopher Bales, prêtre, Alexander Blake et Nicolas Horner, martyrs anglais.

XIX.

Bse Louise Elisabeth de Lamoignon Molé de Champlâtreux (Mère Saint-Louis), parisienne, veuve fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis, béatifiée en 2012.

Bse Victoire Eulalie Viel (Mère Placide), normande, supérieure générale des Sœurs des écoles chrétiennes de la Miséricorde.

S Giovanni Antonio Farina, évêque à Treviso puis Vicenza, fondateur des sœurs de Sainte-Dorothée pour l’enseignement et les soins, propagateur du culte au Sacré-Cœur, béatifié en 2001 et canonisé en 2014.

XX.

Bx Mieczysłav Bohatkiewicz (*1904), Stanisław Pyrtek (*1913), lituaniens, et Władysław Maćkowiak (*1910), polonais, prêtres martyrs fusillés par les nazis en Biélorussie (1942), béatifiés en 1999.

Photius, Archelaus et Quirinus à Nicomédie

† 3e -4e siècles

 

Voici trois Martyrs dont on connaît les noms, et le lieu du martyre, Nicomédie ((Bithynie, auj. Izmit, Turquie NW).

Si l’on veut orthographier leurs  noms en grec, il faut peut-être écrire : Photios, Archelaos, Kyrinos (?)

Dix-sept autres Martyrs furent immolés en même temps, dont cependant on n’a pas transmis les noms.

Leurs Actes n’existent plus ; on ne sait pas comment ils sont morts.

Aucune date n’a été fournie ; on situe ces Athlètes aux troisième ou quatrième siècles.

Saints Photius, Archelaus et Quirinus sont commémorés le 4 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Basinus de Trêves

† 705

 

Basinus (en allemand Basin) aurait appartenu à la noble famille franque des Wido (Guido), qui régna plus tard aussi sur le sud de l’Italie au 9e siècle, puis même à Rome.

Une sœur de Basinus, Gunza, aurait épousé Guérin, comte de Paris et du Poitou à la fin du 7e siècle, dont on va retrouver un des enfants, Liutwin (ou Leodegarius ; pour Guérin et Liutwin, v. 2 octobre).

Basinus aurait été moine à Saint-Maximin de Trèves, puis abbé du même monastère.

De là, il fut appelé à succéder à Numerianus sur le siège épiscopal de Trêves, à une date mal précisée, vers 697. Il était le vingt-septième évêque de ce siège.

Il aurait appuyé la fondation du monastère d’Echternach.

Basinus serait décédé le 4 mars 705.

C’est le même Liutwin, son neveu, qui lui succéda : après une heureuse vie matrimoniale (et trois enfants), celui-ci fut touché par la grâce divine et fonda le monastère de Mettlach où il se retira ; Basinus se serait peu à peu déchargé de son travail sur son neveu, avant de se retirer complètement à l’abbaye Saint-Maximin.

Saint Basinus est commémoré le 4 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Appianus de Comacchio

† 800

 

Appianus était originaire de Ligurie.

Il vint au monastère bénédictin de Saint-Pierre au Ciel d’Or, de Pavie.

Sa vie était exemplaire, remplie de mortifications qu’il dissimulait pour ne pas en retirer une vaine gloire, tandis qu’il montrait une grande douceur envers chacun.

On lui confia la charge de cellérier, où il montra toutes ses qualités d’administrateur, puis on l’envoya à Comacchio pour contrôler l’approvisionnement du sel.

Appianus profita de son séjour pour prêcher alentour.

Il s’éteignit en odeur de sainteté vers 800, un 6 novembre ou un 4 mars.

Peu après sa mort, des enfants jouaient innocemment autour de sa tombe, lorsqu’une petite fille fut soudain frappée de paralysie. Remplis d’étonnement et de crainte, les habitants recoururent à l’évêque, qui décida une cérémonie de réparation, après laquelle seulement l’enfant fut guérie. De là un honneur accru envers les reliques d’Appianus. 

Saint Appianus est commémoré le 4 mars dans le Martyrologe Romain.

Pietro Pappacarbone

1038-1123

 

Né en 1038 dans une illustre famille de Salerne (Italie S), Pietro était le neveu de saint Alferio (v. 12 avril), fondateur et premier abbé de la célèbre abbaye de La Cava, qui mourut en 1050.

Pietro entra à son tour dans ce monastère, et suivit l’enseignement du successeur de son oncle, saint Leone I (v. 12 juillet). 

Le jeune novice pratiqua tous les genres d’austérités des anciens pères du désert ; il y ajouta aussi de fréquents séjours dans un proche ermitage, où il passait toute la période du Carême avec seulement cinq pains qu’il emportait avec lui. Encore insatisfait, il obtint de l’abbé la permission de séjourner quelque temps à Cluny, dont il entendait dire tant de merveilles.

Il y fut reçu par saint Hugues (v. 29 avril), qui l’admit sans lui faire faire de noviciat car s’il n’avait pas une si grande ferveur, il n’aurait pas affronté les fatigues d’un long voyage pour venir jusqu’à nous, et ce seul fait constitue une excellente épreuve.

Cinq ans plus tard, entouré de l’estime de tous les moines clunisiens, il revint à La Cava où il retrouva son cher abbé.

Ces retrouvailles furent brèves, car en 1073, Pietro fut nommé évêque de Policastro, mais il démissionna de ce siège après deux années, estimant que la volonté de Dieu le rappelait au monastère. 

Enfin, l’abbé Leone jouissait à l’intérieur de l’abbaye de la présence de Pietro et, pour être sûr cette fois-ci de l’y garder longtemps, il fit valoir auprès des moines son âge et sa fatigue, et la nécessité d’élire un coadjuteur qui lui succéderait. Ainsi fut élu abbé Pietro.

Pietro n’avait pas oublié son séjour à Cluny. Il proposa aux moines de La Cava d’en adopter la règle. L’effort était plus difficile à accepter que l’abbé : beaucoup de moines se rebellèrent contre Pietro, entraînant dans leurs vues l’abbé Leone. Pietro se retira simplement avec quelques moines dans un autre monastère, mais il fut bientôt rappelé par les révoltés eux-mêmes, repentis de leur lâcheté.

Ainsi l’abbaye entra-t-elle dans la congrégation bénédictine, ce qui donna un prodigieux essor à cette branche italienne, où Pietro put donner l’habit à plus de trois mille religieux, dans de nombreuses abbayes du royaume de Naples, en Sicile et jusqu’à Rome : La Cava géra plus de trois cent cinquante monastères dans tout le sud du pays.

En 1092, il reçut le pape Urbain II (v. 29 juillet), qui lui remit, à lui et ses successeurs, les insignes épiscopaux. Pietro avait déjà été sacré évêque en 1073, mais ayant renoncé à cette charge (1075), il ne portait plus l’anneau pastoral ni la mitre et la crosse ; désormais, le pape les lui remettait, donnant à perpétuité aux abbés de La Cava le rang d’évêques.

Un jour que Pietro prolongeait sa contemplation, on le crut mort, mais il se «réveilla», et comprit qu’il devait remettre sa démission ; ainsi fut élu l’abbé Costabile (1118, v. 17 février).

Pietro mourut le 4 mars 1123 et son culte fut confirmé en 1893.

 

 

Humbert III de Savoie

1136-1189

 

Fils d’Amédée III de Savoie et de Mathilde de Vienne (ou Mahault d’Albon), Humbert naquit en 1136 au château d’Aveillane, le 1er avril ou le 1er août. C’était leur premier ou quatrième fils, selon les sources.

Amédée III participa à la croisade et mourut au retour, à Nicosie, quand Humbert n’avait que treize ans (1149). Il héritait des titres de comte de Maurienne, de seigneur du Bugey, d’Aoste et du Chablais, de marquis de Suse et d’Italie (Turin), et comte de Savoie de 1148 à  1189.

Le jeune Prince eut la sagesse de suivre les conseils du saint évêque de Lausanne, Amédée (v. 27 août), qui l’aida paternellement à gouverner autant qu’à se sanctifier.

Un de ses premiers soins fut de rendre à l’abbaye de Saint-Maurice les sommes que son père avait empruntées pour la croisade.

Il faisait une retraite dans l’abbaye de Hautecombe, lorsque le dauphin du Viennois vint assiéger la ville de Montmélian (1153). Sans perdre de temps, Humbert se mit à la tête de ses troupes, battit son agresseur, puis rentra à Hautecombe pour y remercier Dieu et terminer sa retraite spirituelle.

L’Etat avait besoin d’un successeur à Humbert. Il épousa en 1151 Faydive, sœur du comte de Toulouse, qui mourut en 1154 sans enfants ; il épousera en 1155 sa cousine Gertrude de Flandre, mais ce mariage fut déclaré nul en 1162, car l’épouse était infertile ; Humbert épousera en 1164 Clémence de Zähringen, fille du comte de Bourgogne, qui eut trois filles et mourut en 1167. La suite vaut d’être racontée avec des détails. 

Trois fois veuf, Humbert se détermina à prendre l’habit monastique à Hautecombe, pour se préparer au jugement de Dieu par les austères observances de la vie religieuse. Les barons savoisiens intervinrent à Hautecombe : Sire, que faites-vous ici ?… Mariez-vous, par Dieu !… Vous pouvez d’ailleurs aussi bien servir Dieu en étant marié et en gouvernant votre pays avec justice, qu’en chantant mille messes avec ces religieux !

Les moines soutenaient Humbert dans son refus ; les barons alors menacèrent de mettre le feu à l’abbaye. Leur crainte majeure était de tomber sous la domination de l’Angleterre. 

Humbert alors consentit à sortir du monastère. Il épousa Béatrice de Vienne, en 1177, et eut un fils, Thomas. En reconnaissance, il fit édifier un prieuré bénédictin, près du lac du Bourget.

Entre les deux dates de 1167 et 1177, Humbert eut maille à partir avec l’empereur germanique, Friedrich Barbarossa et se désolidarisa totalement de la politique de ce dernier, en se rapprochant des Plantagenêt, rois d’Angleterre, partisans eux-mêmes des guelfes, et donc ennemis des gibelins et de l’empereur. Ce dernier se vengera d’Humbert en dressant plusieurs évêques contre Humbert et en dévastant la ville de Suse (1174). De plus, Humbert ayant été momentanément excommunié par l’évêque de Belley, à cause du meurtre d’un clerc par un soldat d’Humbert, l’empereur en profita pour faire de cet évêque un prince d’Empire, maître absolu de toute la région de Belley. A partirt de 1187, le fils de Barbarossa continuera cette même politique agressive.

Dans ces circonstances, on ne voit pas comment Humbert aurait put rentrer à l’abbaye. Aussi bien, la renommée de sa sagesse, de sa probité et de ses autres vertus s’étendit bien au delà des bornes de ses états ; il reçut de nombreux témoignages de l’estime et de la confiance de ses contemporains.

Un document de 1149 révèle qu’il confirma les donations faites par son père aux Chartreux d’Arvières. Vers 1180, il fonda la chartreuse d’Aillon, enfin en 1188 l’abbaye de Ranverso, avec un hôpital.

Humbert III mourut à Chambéry, le 4 mars 1189, et fut enterré dans l’enceinte de Hautecombe.

Le culte du bienheureux Humbert III a été approuvé en 1836.

 

 

Kazimierz (Kazimieras)

 1458-1484

 

Casimir, en lituanien Kazimieras, en polonais Kazimierz, était le troisième des treize enfants du roi de Pologne Casimir IV et de la reine Élisabeth d'Autriche. Il naquit le 5 octobre 1458. Ses grands-pères étaient Ladislas II Jagellon et maternel Albert II de Habsbourg, roi de Bohême et de Hongrie, et empereur du Saint Empire romain germanique.

À partir de l’âge de neuf ans Casimir reçut son éducation de Johannes Longinus (Jan Dlugosz) et Filippo Buonaccorsi, appelé Callimachus. Quand il eut treize ans, des factions mécontentes du roi Mattias Corvin lui offrirent le trône de Hongrie. Casimir, qui désirait défendre la Croix contre les Turcs, accepta cet appel et alla en Hongrie recevoir la couronne. Son oncle Ladislas III Jagellon, roi de Pologne et de Hongrie, avait déjà été tué en 1444 dans la bataille de Varna en défendant la chrétienté contre les Turcs. Casimir renonça finalement à son entreprise, à cause de l'opposition du pape Sixte IV qui craignait une victoire des Turcs. Il fut puni par son père qui l'enferma dans la forteresse de Dobzki. Il devint à nouveau l'élève du père Longinus en 1475.

Casimir préférait se préparer une place dans le royaume éternel. Il concentrait sa pensée sur le mystère de la Passion du Seigneur, manifestait une grande dévotion à Notre-Dame, s’occupait activement des pauvres et assistait souvent aux saints offices dans les églises. Il couchait sur la dure et se mortifiait beaucoup, s’efforçant de ne rien faire paraître à l’extérieur. 

Il obtint de son père qu’on enlevât aux hérétiques les églises qu’ils occupaient.

Son père, le roi Casimir IV de Pologne, l'avait bien préparé aux affaires publiques et, quand son frère Władysław (en français Ladislas) fut monté sur le trône de Bohême, Casimir devint l'héritier présomptif du trône de Pologne. En 1479 le roi alla en Lituanie pendant cinq ans et il confia à Casimir la régence de la Pologne. De 1481 à 1483 il administra l'Etat avec grande sagesse et grande justice. Son père essaya de lui faire épouser une fille de l’empereur Frédéric III, mais Casimir choisit de rester célibataire, préférant se consacrer à l'adoration du Saint Sacrement, à l'amour de la Vierge Marie et au renoncement. 

Du fait de sa dévotion et de son affaiblissement physique dû à des jeûnes, il contracta par la suite une maladie des poumons, probablement la tuberculose, qu'il ne put surmonter. Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno, le 4 mars. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. 

Casimir a été canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI. En 1604, son corps fut retrouvé sans corruption.

En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale était devenue une galerie de tableaux, ses reliques avaient été transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989.

Casimir vécut et régna avec une grande dignité et on admirait son charme et son caractère. Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Depuis sa canonisation il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636, mais aussi de la Belgique. Sa fête est le 4 mars. 

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

Alexander Blake

?-1590

 

Alexander Blake était né, croit-on, à Londres (Angleterre).

Ce laïc était catholique et, entre autres crimes, hébergea le prêtre Christopher Bale.

Alexander Blake mourut en martyr à Gray’s Inn Lane (Londres), vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis commun avec Christopher Bale et Nicholas Horner.

Il fut béatifié en 1987 parmi quatre-vingt-cinq Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Nicholas Horner

?-1590

 

Nicholas Horner était né à Grantley (Yorkshire, Angleterre).

Ce laïc était sur le point d’entrer au service d’un tailleur de Londres, lorsqu’il fut appréhendé pour avoir hébergé un prêtre catholique.

Longtemps en prison dans de mauvaises conditions hygiéniques, il eut une jambe infectée et on dut l’amputer. Durant cette intervention, il aurait eu une vision qui l’aurait soulagé dans ses souffrances.

Libéré, mais bientôt repris pour le même motif, il refusa de se «conformer» au culte officiel (anglican) et fut condamné.

Avec Nicholas Horner, étaient jugés et condamnés le prêtre Christopher Bales, qu’il avait reçu chez lui, et Alexander Blake.

La veille de son exécution, il eut une vision où il se voyait couronné de gloire, ce qui le remplit de courage pour aller au-devant de la mort. Il raconta cela à un ami, qui le transmit à son tour au père Robert Southwell (v. 21 février).

Nicholas Horner mourut en martyr à Smithfield (Londres), vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis.

Il fut béatifié en 1987 parmi quatre-vingt-cinq Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Christopher Bales

1564-1590

 

Christopher était né vers 1564 à Coniscliffe (Darlington, Durham, Angleterre).

Son nom de famille a aussi été écrit Bayles ; en outre, il est nommé parfois Evers.

En 1583, il entra au Collège anglais de Rome, mais sa santé le fit envoyer au Collège anglais de Reims, où il fut ordonné prêtre en 1587.

En 1588, il partit en Angleterre où il fut bientôt arrêté.

Torturé par Topcliffe, il subit le chevalet, fut accroché par les mains pendant vingt-quatre heures, supplices qu’il supporta avec la plus parfaite patience.

Il fut jugé et condamné pour trahison, ayant été ordonné prêtre à l’étranger et étant entré en Angleterre pour y exercer le sacerdoce.

Christopher demanda alors au juge si saint Augustin (l’apôtre de l’Angleterre, v. 26 mai), était aussi un traître. Le juge répondit que non, mais que, depuis, la loi avait déclaré trahison une telle attitude.

Avec Christopher, étaient jugés et condamnés Nicholas Horner, qui lui avait confectionné un gilet, et Alexander Blake, qui l’avait reçu chez lui.

Christopher Bales mourut en martyr à Londres, vers Pâques, ce qui a fait positionner au 4 mars 1590 son dies natalis.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Louise-Elisabeth de Lamoignon

1763-1825

 

Née le 3 octobre 1763 dans l’hôtel particulier des Lamoignon à Paris, Louise-Elisabeth est la fille du garde des sceaux de France, Chrétien-François de Lamoignon de Basville.

Le jour-même elle reçoit au baptême les noms de Marie, Louise, Elisabeth.

Elle a une grand-mère très pieuse, qui lui donne de salutaires conseils. L’abbé Bourdaloue est le directeur spirituel de la famille, et la petite fille en reçoit d’excellents enseignements.

Evénement rare pour l’époque, elle fait sa Première Communion à l’âge de huit ans. Elle en reçut des grâces très particulières, qu’elle n’oublia jamais. Depuis ce jour, elle vécut sous le signe de l’union à Dieu chaque instant de sa vie. L’Eucharistie restera le centre de sa vie. Elle voulait y conduire «tout ce qu’il y a d’hommes sur la terre».

Contrairement à ses sœurs, elle préféra toujours une vie retirée et studieuse. Elle jouait du clavecin d’une façon telle que son professeur, Balbâtre, venait «non plus pour la perfectionner, mais pour l’entendre jouer», écrira son premier biographe.

Elle est tendre et sensible, mais n’aime pas se plier à la volonté des autres ; elle est forte et généreuse ; elle apprend peu à peu à se transformer en une «cire molle à laquelle l’Esprit donne la forme qu’il veut», écrit-elle dans une lettre.

Jeune encore, elle épouse en 1779 un conseiller au Parlement de Paris, Edouard François Mathieu Molé, comte de Champlâtreux. De son mari, Louise-Elisabeth dira qu’il était l’homme le plus vertueux et le meilleur. De leurs cinq enfants, deux seulement atteindront l’âge adulte : Louis-Mathieu, futur ministre sous la Restauration, et Félicité, qui épousera le frère de Louise-Elisabeth (donc son oncle).

Louise-Elisabeth fait un «pacte avec la croix», décidant de s’abandonner intégralement dans les bras du Sauveur. On le verra, elle ne sera pas épargnée par l’épreuve. Une de ses dévotions chères sera Marie dans ses Douleurs, dans sa Compassion, celle qui «consentit au sacrifice et à la mort de son Fils».

Cette haute noblesse n’empêche pas Louise-Elisabeth de se pencher sur la misère du temps. Suivant les bons conseils du curé de Saint-Sulpice, elle réunit d’autres pieuses Dames pour secourir les pauvres du quartier, durant l’hiver 1788-1789. On l’appelle l’ange des mansardes.

La période de la Révolution vient troubler cette famille : après un cours séjour à Bruxelles, les époux reviennent en France en 1792, à cause de la loi sur les émigrés.

Ils sont toutefois arrêtés et enfermés à la Conciergerie. Monsieur Molé sera guillotiné le jour de Pâques, 20 avril 1794. Madame Molé, elle, est libérée à cause de son état de santé. La même année, meurt sa fille de quatre ans, Louise.

Expulsée de chez elle, elle peut tout de même retrouver sa propriété de Méry-sur-Oise l’année suivante, lorsque meurt à son tour son frère, qui combat en Bretagne contre la Convention thermidorienne.

Elle forme le projet d’entrer en religion, mais sur les conseils de son confesseur, l’évêque de Vannes, elle attend le moment opportun pour fonder une nouvelle famille religieuse.

En 1803, une fois entré en vigueur le nouveau Concordat, elle fonde les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, qu’elle établit près de Vannes ; il y a déjà là quelques autres compagnes, ainsi que sa propre mère, Madame de Lamoignon. Elles reçoivent des fillettes de familles pauvres, leur enseignant en particulier la dentelle et le tissage du coton.

Elle-même prend le nom de Sœur Saint-Louis.

Le pape Pie VII, venu en France pour le couronnement de l’empereur, bénit cette noble Fondatrice et ses compagnes. 

Une autre maison s’ouvre en 1808 à Auray, dans un ancien couvent, puis un noviciat séparé en 1810. Le couvent d’Auray sera malheureusement saccagé lors d’une révolte en 1815.

En 1816, une ordonnance royale reconnaît la congrégation. La même année s’ouvre la maison de Pléchâtel (Ille-et-Vilaine).

En 1824, Mère Saint-Louis achète l’ancien couvent de Saint-Gildas de Rhuys, pour y ouvrir une école gratuite et une œuvre de retraites.

Mère Saint-Louis meurt le 4 mars 1825. Elle est enterrée à Vannes.

Elle est béatifiée en 2012.

 

Le miracle reconnu en vue de la béatification, a été la guérison totale d’un Québécois souffrant d’ostéomyélite chronique.

Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis ont ouvert une maison en Angleterre dès 1898, au Canada (1903), aux Etats-Unis (1908), en Haïti (1945, à Madagascar (1956), au Mali (1966), au Sénégal et en Martinique (1972), au Mexique (2000). Elles sont plusieurs centaines.

 

 

Victoire Eulalie Viel

1815-1877

 

Cette Victoire naquit le 26 septembre 1815 à Quettehou (Manche) et fut baptisée le jour même avec les prénoms de Eulalie Victoire Jacqueline, reprenant le nom de sa sœur Victoire décédée en bas âge. Elle était la huitième des onze enfants de la famille.

Son père, Hervé Viel, était un bon cultivateur. Il envoya sa fille à l’école du village, puis quelques mois chez une couturière du bourg.

Victoire enseigna le catéchisme aux enfants et leur apprenait des cantiques. 

Elle rendait souvent visite à une cousine, religieuse à Tamerville puis à Saint-Sauveur-le-Vicomte, où elle rencontra Marie Madeleine Postel (voir au 16 juillet), la fondatrice des Sœurs des Ecoles Chrétiennes de la Miséricorde, où elle entra à son tour en 1835.

Ayant reçu le nom de Placide, elle servira d’abord aux cuisines, puis prononcera ses vœux en 1838.

En 1840, elle fut chargée d’ouvrir une maison à La Chapelle-sur-Vire, puis compléta sa formation trop rudimentaire. A Avranches, elle installa un asile et un ouvroir.

En 1842, elle fut élue assistante de la Supérieure, et maîtresse des novices.

Cette même année, le clocher tout récemment rebâti, s’écroula sous l’effet d’une tempête ; la Sœur Placide fut envoyée pour quêter des subsides. Elle pérégrina ainsi dans toute la Bretagne, jusqu’à Paris, où elle rencontra la reine Marie-Amélie et les administrations, et obtint de l’aide pour reconstruire l’abbaye.

Elue Supérieure en 1846 pour succéder à la Fondatrice, elle se fit représenter par une autre Sœur sur place, et reprit ses voyages de mendiante : Belgique, Allemagne, Autriche. Douze années plus tard, l’abbaye était reconstruite et l’église en était consacrée.

Il faut ajouter ici que durant dix années, à partir de son élection, Mère Placide souffrit une véritable persécution de la part d’une partie de ses Religieuses, qui la constestèrent, en accord avec l’aumônier, jusqu’à ouvrir son courrier personnel. La situation ne s’améliora qu’à la mort de celle qui menait cette révolte, et surtout quand un décret papal reconnut la fondation (1859).

En 1862, des Religieuses allemandes s’agrégèrent à la congrégation, qui donnèrent naissance à la branche allemande, installée à Heiligenstadt.

Lors de la guerre de 1870, les Religieuses de Saint-Sauveur-le-Vicomte reçurent celles d’Allemagne, et maintinrent une saine neutralité, hébergeant et soignant jusqu’à plus de huit mille soldats. Une fois, l’imprévoyance de la Mère fut supléée par le miracle de la multiplication du lait, qui ne manqua jamais pendant six mois.

Mère Placide donna un fort élan à sa congrégation. Plus de cent institutions furent ouvertes. A sa mort, il y avait plus de mille Religieuses.

La branche allemande cependant, s’érigea en congrégation à part dès 1920, avec le nom de Sœurs Enseignantes de Heiligenstadt.

Selon des témoins, le saint Curé d’Ars (Jean-Marie Vianney, voir au 4 août) aurait dit que la Fondatrice était une sainte et que celle qui lui avait succédé suivait parfaitement ses traces.

Sentant que ses jambes ne voulaient plus travailler autant qu’elle le désirait, et que son asthme l’empêchait même d’écrire, Mère Placide demanda le sacrement des malades début mars 1877. Elle s’éteignit à Saint-Sauveur-le-Vicomte le 4 mars 1877 et fut béatifiée en 1951.

Giovanni Antonio Farina

1803-1888

 

Giovanni Antonio naquit à Bambellara (province de Vicenza, Italie du Nord), le 11 janvier 1803 ; ses parents étaient Pietro et Francesca Bellame. A l’époque, il n’y avait pas d’école dans les petites bourgades, et Giovanni reçut sa formation de son oncle paternel, un saint prêtre qui fut pour lui un vrai maître spirituel et un bon précepteur.

A quinze ans il entra au séminaire diocésain de Vicenza, où il se distingua par sa bonté intérieure et un grand intérêt pour l’étude. A vingt-et-un ans, alors qu’il n’avait pas encore fini les études de théologie, on lui confia une charge de professeur au séminaire, où il se révéla excellent éducateur.

Il fut ordonné prêtre le 14 janvier 1827 et reçut juste après le diplôme d’habilitation à enseigner dans les écoles primaires. Il eut ainsi plusieurs charges durant ses premières années de ministère : professeur au séminaire (et ce pendant dix-huit ans), l’aumônerie de Saint-Pierre à Vicenza (pendant dix ans), outre qu’il participait à diverses institutions culturelles, spirituelles et caritatives de la ville ; entre autres, il assuma la direction de l’école publique primaire et secondaire.

En 1831 il mit sur pied à Vicenza la première école populaire féminine et fonda en 1833 les Sœurs Maîtresses de Sainte-Dorothée, Filles des Sacrés-Cœurs, un institut de “Maîtresses à la vocation sûre, consacrées au Seigneur et adonnées entièrement à l’éducation des petites filles pauvres”. Mais il voulut aussi que ses religieuses s’occupassent des filles de bonne famille, des sourdes-muettes et des aveugles ; c’est pourquoi il les envoya bien vite assister aussi les malades et les vieillards dans les hôpitaux, dans les maisons de repos, et à domicile. Le 1er mars 1839, le pape Grégoire XVI lui accorda le “décret de louange” (première approbation ad experimentum) pour sa fondation ; les Règles qu’il avait lui-même rédigées restèrent ainsi en vigueur jusqu’en 1905, année où l’Institut fut officiellement approuvé par le pape Pie X, qui avait été ordonné prêtre par le même Giovanni Antonio, devenu évêque.

En 1850, donc, il fut nommé évêque de Treviso et fut consacré le 19 janvier 1851. Sans perdre de temps, il se livra à de multiples activités apostoliques ; il inaugura la visite pastorale du diocèse et organisa dans toutes les paroisses des associations pour venir en aide aux pauvres, matériellement et spirituellement, tant et si bien qu’il fut appelé “l’évêque des pauvres”. Il développa la pratique des Exercices spirituels et l’assistance aux prêtres pauvres et malades. Il s’occupa de la formation doctrinale et culturelle du clergé et des fidèles, de l’instruction et de la catéchèse de la jeunesse. Pendant les dix années de son épiscopat à Treviso, il rencontra beaucoup d’obstacles de la part du Chapitre de la cathédrale qui, au lieu de le seconder, lui créa mille problèmes d’ordre juridique, jusqu’à l’empêcher de tenir le synode diocésain, ce qui lui occasionna de profondes souffrances.

Le 18 juin 1860, il fut transféré au siège de Vicenza, où il put mettre en place un vaste programme de renouvellement et développer une immense activité pastorale vouée à la formation culturelle et spirituelle du clergé et des fidèles, à la catéchèse des enfants, à la réforme des études et de la discipline du séminaire. Il lança le Synode diocésain, qui n’avait pas été célébré depuis 1689 ; au cours de la visite pastorale, il lui arriva de parcourir plusieurs kilomètres à pied ou sur sa mule, pour parvenir jusqu’aux pays les plus reculés de la montagne, où l’on n’avait jamais vu un évêque. Il institua diverses confraternités pour venir en aide aux pauvres  et aux prêtres âgés, et aussi pour prêcher les exercices spirituels aux gens ; et surtout il développa une profonde dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, à la Sainte Vierge et à l’Eucharistie. Enfin, de décembre 1869 à juin 1870 il participa au concile de Vatican I, où il fut du nombre des approbateurs du dogme de l’infaillibilité pontificale.

Les dernières années de sa vie furent marquées autant par diverses reconnaissances de son activité apostolique et de sa charité, que malheureusement aussi par de profondes souffrances et même d’injustes accusations, en face desquelles sa réaction fut toute de silence, de tranquillité intérieure et de pardon, fidèle en cela à sa propre conscience et à la règle suprême du “salut des âmes”.

Une première maladie grave le frappa en 1886, après laquelle ses forces physiques s’affaiblirent peu à peu, jusqu’à cette attaque d’apoplexie qui le conduisit à la mort, le 4 mars 1888.

La charité héroïque de Giovanni Antonio Farina le fit appeler “l’homme de la charité” ; même comme évêque il se proposa pour aller assister spirituellement et corporellement les malades de l’hôpital, se donnant ainsi comme modèle à ses prêtres, qui l’imitèrent.

Il était convaincu du rôle promoteur de l’école dans la réforme de la société, et de la nécessaire collaboration entre école et famille, en privilégiant la préparation adéquate du personnel enseignant. Pour lui, l’éducation devait intégrer toute la personne humaine, corps et âme, la pratique religieuse et la charité fraternelle. Sa référence était dans cette phrase : La science véritable réside dans l’éducation du cœur, c’est-à-dire dans la crainte de Dieu à l’acte pratique.

Giovanni Antonio Farina peut à juste titre être considéré comme l’un des plus remarquables évêques du XIX siècle. Fondateur des Sœurs Maîtresses de Sainte Dorothée et Filles des Cœurs Sacrés, il laisse derrière lui et jusqu’à aujourd’hui un message d’authentique actualité.

Après sa mort, sa sainteté fut de plus en plus reconnue dans les milieux ecclésiastiques et laïcs. Dès 1897 déjà on recourait à son intercession pour obtenir des grâces. Récemment en 1978, une religieuse équatorienne, sœur Inés Torres Cordova, qui souffrait d’une grave tumeur avec nombreuses métastases, obtint sa guérison miraculeuse après avoir invoqué le Père Fondateur avec toutes ses consœurs.

Le bienheureux Jean-Paul II l’a béatifié le 4 novembre 2001 et ce bienheureux évêque est inscrit le 4 mars au Martyrologe Romain.

 

 

Mieczysław Bohatkiewicz

1904-1942

 

La Lituanie était alors un territoire polonais. Elle allait être envahie par les troupes nazies et subir l'occupation. 

Mieczysław naquit le 1er janvier 1904 à Kriukai (en polonais Krykały).

Après ses études secondaires à Nowogródek, il entra au Grand séminaire de Pinsk.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Vilnius, en 1933, Mieczysław fut à Drohiczyn, puis Luniniec.

Au moment de la guerre il se retira d’abord chez son frère, Stanisław, prêtre également. 

Fin 1941, il devint curé de Drysa (aujourd’hui Wierchniedwinsk en Biélorussie). Il y exerça le ministère pastoral, célèbre pour ses homélies ardentes et sa grande charité envers les pauvres.

La police politique nazie vint l’arrêter en janvier 1942. Il fut d’abord emprisonné à Braslav, puis transféré dans l’hôpital de la prison, dans le «couloir de la mort». Il put encore discrètement entendre des confessions, célébrer des messes, écrire des billets pour d’autres prisonniers, en utilisant les pages de son bréviaire.

Il écrivit à son archevêque : Je vais faire le sacrifice ultime de la vie. Dans trois heures, je me tiendrai devant le Seigneur… Je suis heureux que Dieu m’ait choisi…

Il fut fusillé à Berezwecz, près de Głębokie, actuellement en Biélorussie, dans le diocèse de Minsk, le 4 mars 1942, avec deux autres prêtres.

Peu avant son exécution, il écrivit à ses parents : Ne pleurez pas, mais réjouissez-vous que votre fils ait passé son examen. Je ne vous demande qu'une prière. Je pardonne de tout mon coeur à tous mes ennemis et j’aimerais gagner le Ciel pour eux.

Mieczysław a été béatifié en 1999 parmi les cent-huit Polonais martyrs de l’époque nazie, qu’une fête locale commune honore le 12 juin.

 

 

Władysław Maćkowiak

1910-1942

 

Władysław Maćkowiak naquit le 14 (27 ?) novembre 1910 à Sytki (Podlaskie, Pologne).

Après ses études secondaires à Drohiczyn, il entra au séminaire de Vilnius et fut ordonné prêtre en 1939. 

Il obtint sa licence de théologie à l’université Batory et fut nommé curé à Ikaźni.

Arrêté par la Gestapo le 3 décembre 1941, il fut mis en prison à Braslav.

Avec son vicaire, Stanisław Pyrtek, et un autre prêtre, ils furent fusillés dans les bois de Borek près de Berezwecza, le 4 mars 1942.

Le jour de son exécution, il écrivit à son évêque : Je vais faire l'ultime offrande de ma vie. Dans trois heures, je serai devant le Seigneur. Je suis heureux que Dieu m'ait choisi pour lui rendre témoignage par ma mort et je l'invoque pour qu'il m'accorde grâce et force

Ses dernières paroles furent: Vive le Christ roi !

Tous trois furent béatifiés le 13 juin 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, qu’une fête locale célèbre ensemble le 12 juin.

 

 

Stanisław Pyrtek

1913-1942

 

Stanisław naquit le 21 mars 1913 à Bystra Podhalańska (Małopolskie, Pologne).

C’était un alpiniste chevronné. Il fit ses études secondaires à Nowy Tard, puis entra au séminaire de Vilnius.

Prêtre, il exerça à Ikazn (diocèse de Vilnius). Il fut secrètement informé que sa tête était mise à prix, mais ne voulait pas abandonner son troupeau.

Quand la police nazie vint arrêter le curé, l’abbé Stanisław intervint à Braslav pour défendre son curé. Arrêté à son tour, il fut très maltraité et sévèrement battu. Il fut ensuite emprisonné à Berezvecz.

Peu avant de mourir, il écrivit à sa famille : Je n'ai que quelques heures à vivre. Le devoir d'un prêtre est de faire ce sacrifice pour le Christ. Je meurs pour mon service de prêtre. Ne pleurez pas et ne soyez pas tristes pour ma mort. Je vous laisse ma bénédiction sacerdotale. Après trois mois de prison, je me réjouis d'être digne de souffrir et de mourir.

Il fut fusillé avec Władysław Maćkowiak et Mieczysław Bohatkiewicz dans les bois de Borek, le 4 mars 1942. Devant le peloton, les trois prêtres s’écrièrent : Vive le Christ Roi !

Les trois prêtres furent béatifiés en 1999, parmi les cent-huit Martyrs polonais de la période nazie.

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