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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 00:00

 

05 MARS

 

II.

Ste Olive, vierge à Brescia et martyre.

S Théophile, évêque à Césarée de Palestine, fervent partisan de l’usage romain pour la date de Pâques.

?

Ss Conon et Maria, époux demeurés dans la continence, à Bida ; Conon était thaumaturge.

S Euloge, martyr en Palestine pour avoir converti bon nombre de Sarrasins.

III.

S Conon, jardinier venu de Galilée à Magudo et martyr ; lors de son jugement, il avoua : “Je suis de Nazareth en Galilée, ma famille est celle du Christ que je sers depuis mon enfance et que je reconnais comme le Dieu suprême.”

S Lucius I, pape (253-254), probablement pas martyr.

S Lupercule, martyr à Eauze (premier évêque ?).

IV.

S Phocas, jardinier et martyr près de Sinope ; il hébergea ses bourreaux qui le recherchaient, avant de se livrer à eux et de les encourager à accomplir leur devoir.

S Adrianus, venu de Batanée, martyr à Césarée de Palestine, mis en pièces par un lion.

V.

S Eusèbe de Crémone, disciple de s. Jérôme, qu’il défendit en face de Rufin.

S Gerasimos, abbé un moment trompé par l’eutychianisme ; il fonda près du Jourdain une communauté qui tenait à la fois du cénobitisme et de l’érémitisme ; il avait soigné la patte blessée d’un lion qui, apprivoisé, se laissa mourir de faim sur la tombe de son maître. 

VI.

S Grégoire, évêque à Constance en Chypre.

S Kieran, premier évêque à Saighir.

VII.

S Virgilius, moine à Lérins, abbé à Autun, évêque à Arles ; il sacra évêque s.Augustin de Cantorbury.

S Drausin, évêque à Soissons.

VIII.

S Clément, abbé à Syracuse.

XV.

B Cristoforo Macassoli, prêtre franciscain en Lombardie, consulté par des milliers de fidèles.

XVII.

B Ion Kostistik (Geremia de Valacchia), roumain, frère capucin à Naples, béatifié en 1983.

XVIII.

S Carlo Gaetano Calosirto (Giovanni Giuseppe de la Croix), franciscain (des Observants déchaussés), à Naples et Pedimonte, mystique.

Theophilos de Césarée Maritime

† 195

 

Theophilos fut évêque à Césarée de Palestine (proche de l’act. Hadera, Haïfa, Israël), au deuxième siècle.

La polémique sur le dogme de la sainte Trinité n’était pas encore à l’ordre du jour, mais une autre avait déjà été soulevée, quarante ans avant Theophilos : la date de Pâques.

Déjà du temps de s.Polycarpe et du pape s.Anicet (v. 23 février et 20 avril), on n’était pas arrivé à un accord. Même les Saints ont des avis différents, mais Polycarpe et Anicet restèrent profondément unis dans une sainte et respectueuse amitié.

En Asie mineure, les chrétiens suivaient, disaient-ils, une coutume qui remontait à l’apôtre saint Jean, à savoir qu’il fallait célébrer la fête de Pâques le quatorzième jour de la lune de printemps, comme le font les Juifs pour immoler l’agneau pascal.

L’Eglise romaine, tout l’Occident et grande partie des Eglises orientales, au contraire, ont depuis longtemps établi que Pâques doit être célébrée le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps, de sorte que l’on peut toujours commémorer la Dernière Cène un jeudi, la mort du Christ un vendredi, l’attente autour du tombeau un samedi, et la résurrection dès minuit du «premier jour de la semaine», le dimanche pour les Chrétiens.

Quand le pape s.Victor (v. 28 juillet) chercha à uniformiser cette date pour l’ensemble de la chrétienté, Theophilos fut un des évêques orientaux les plus décidés à soutenir cet effort. Une assemblée d’évêques réunis en Palestine, proclama que la façon romaine d’établir la date de Pâques était une tradition apostolique.

On ne connaît rien de plus sur notre saint évêque.

Il mourut vers 195.

Saint Theophilos de Césarée de Palestine (ou Maritime) est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Conon de Pamphylie

† 250

 

Il y avait deux Conon aux 5 et 6 mars de l’ancien Martyrologe ; le premier a maintenant été remplacé par le second. Voici les traditions les concernant : 

1. Conon de Bida (Isaurie, auj. Turquie SW) vivait en pleine continence avec Maria, qu’il avait épousée sur les conseils de son père Nestor. Il gagna au Christ de nombreuses personnes, dont son propre père qui souffrit ensuite le martyre. Conon avait une grande réputation d’exorciste et guérissait les maladies. Il était donc, comme on l’a dit, fêté le 5 mars.

2. Conon de Pamphylie, originaire de Galilée, s’installa à Magudo où il cultivait son petit jardin. Le préfet Publius étant venu dans cette ville, se fit amener toute la population. Conon, qui était âgé, n’était pas venu ; on alla le chercher pour le présenter à Publius. A la triple question de savoir quels étaient son pays, sa famille et son nom, il répondit : Je suis de Nazareth en Galilée, ma famille est celle du Christ que je sers depuis mon enfance et que je reconnais comme le Dieu suprême. Publius n’étant pas arrivé à lui faire adorer les dieux païens, lui fit planter des clous sous les pieds et lui ordonna de courir devant son char. Le pauvre Conon commença son calvaire en proférant le verset du psaume : J’espérais Yahvé d’un grand espoir, il s’est penché vers moi (Ps 39:2). A bout de forces, il tomba à genoux en disant : Seigneur, reçois mon âme.

Il mourut vers 250.

Saint Conon de Pamphylie est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lucius 1er

253-254

 

Suivant deux sources assez autorisées, Lucius aurait eu pour père soit Porphyrius, soit Licinius, et serait né à Lucques en Toscane (Italie).

Ayant appartenu au clergé romain, il fut désigné pour succéder à saint Corneille (v. 16 septembre), comme vingt-deuxième pape.

Il fut presque aussitôt envoyé en exil par l’empereur Gallus, favorable aux hérétiques novatiens. Les novatiens, du nom de l’hérésiarque Novat, prétendaient réadmettre à la communion sans pénitence les lapsi, chrétiens qui avaient apostasié durant la persécution.

Il revint sous l’empereur Valérien, favorable aux chrétiens. Son retour à Rome fut accueilli par les fidèles enthousiastes.

Lucius mourut en paix, le 5 mars 254. Son exil lui valut longtemps le titre de martyr, qui signifie «témoin», mais il ne mourut pas de mort violente.

Son successeur fut saint Etienne 1er.

Il est possible que des reliques de saint Lucius furent données au Danemark, ce qui expliquerait que plusieurs églises de ce pays soient dédiées au saint pape Lucius.

 

 

Phocas le jardinier

† 303

 

Sur s.Phocas, les avis ne sont pas concordants, quoique les légendes pourraient sans doute s’accorder.

Phocas, donc, naquit à Sinope (auj. Sinop, Turquie N) de Pamphilios et Maria.

Peu après son baptême, il reçut la grâce d’accomplir des miracles et amena beaucoup de païens au Christ.

Il était jardinier, disent les uns ; il fut appelé à devenir évêque, disent les autres. Mais y a-t-il un inconvénient à ce qu’un évêque s’occupe de son jardin et qu’il vive du fruit de sa culture ? S.Paul dit bien clairement que Si quelqu’un ne veut travailler, qu’il ne mange pas non plus (2 Th 3:10).

Ses récoltes étaient apparemment suffisantes pour nourrir aussi les pauvres, à moins qu’il ait eu le don de la multiplication des pains et des légumes.

Un soir, Phocas eut la révélation qu’il allait boire à la coupe du Seigneur. En effet, des soldats se présentèrent, qui cherchaient un certain Phocas. 

Phocas commença par les recevoir très amicalement, leur offrit le repas et les installa pour la nuit. Ensuite il creusa sa tombe. Au matin, il révéla son identité aux soldats qui, frappés de sa bonté, voulaient repartir et dire à leur chef qu’ils n’avaient pas trouvé Phocas, mais Phocas insista, leur démontrant qu’ils avaient tout intérêt à obéir à leur chef.

Les soldats alors le décapitèrent et l’enterrèrent dans la tombe toute prête. Ce pouvait être en 303.

Dans une autre version, Phocas est présenté au gouverneur Africanus qui, ayant blasphémé le nom du Christ et fait torturer Phocas, mourut brusquement dans un tremblement de terre. L’épouse du gouverneur supplia Phocas, qui le ressuscita.

Le fait fut rapporté à l’empereur qui, irrité au plus haut point, se fit amener Phocas, le fit écorcher vif et précipiter dans un bain d’eau brûlante, où mourut Phocas.

De nombreux miracles eurent lieu encore après la mort de Phocas.

Par allusion à son nom (qui signifie phoque en grec), les marins ont coutume, dit-on, de mettre de côté la portion de s.Phocas, consistant en une portion de nourriture vendue à un passager ; le prix en est remis au capitaine qui, au port, remet l’argent aux pauvres en action de grâce pour être rentré sain et sauf avec son équipage. 

La bonté de Phocas peut certainement expliquer l’immense culte qu’on lui voua. Mais s’il fut si célèbre, on s’étonne qu’il n’y ait aucun témoignage plus solide, de part de ses diocésains, au sujet de son épiscopat et même qu’on ait laissé sa tombe dans son jardin, sans aucune cérémonie.

Saint Phocas le jardinier est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Adrianos de Batanée

† 308

 

Adrianus vivait, comme son ami Eubulius, à Batanée (auj. Al-Bathaniya, Syrie S). 

Ils étaient chrétiens ; entendant parler des martyrs qui étaient morts pour la foi à Césarée de Palestine, ils voulurent venir les vénérer et se présentèrent aux portes de la ville.

On les contrôla, on les questionna : ingénument, ils exposèrent le but de leur voyage et furent immédiatement présentés au gouverneur.

Celui-ci, Firmilien, les fit aussitôt torturer et exposer aux bêtes. 

Les fêtes célébrant la Fortune commençaient le 5 mars.

Adrianus subit son supplice dès le 5 mars ; mis en pièces par un lion, il fut égorgé. Son ami eut le même sort, mais deux jours plus tard, en 308.

Saint Adrianus de Batanée est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

Gerasimos du Jourdain

† 475

 

Gerasimos naquit au 5e siècle en Lycie (act. Turquie d’Asie, S) de parents assez aisés.

Il fut consacré à Dieu dès son berceau. Jeune encore, il partit pour la région d’Egypte qu’on appelle la Thébaïde, où vivaient beaucoup d’ermites, et, après cette première expérience, revint dans sa province d’origine.

Vers 451, il vint à Jérusalem, où il vénéra les Lieux Saints et se fixa dans le désert proche de la Mer Morte.

Or à cette époque, un certain moine d’Egypte nommé Théodose, créa pas mal de désordres par son attachement à la doctrine d’Eutychès : expulsé d’Alexandrie, installé en Palestine, soutenu par l’impératrice détrônée Eudoxie, il avait réussi à se faire sacrer évêque de Jérusalem, en lieu et place du légitime Juvénal. Gerasimos, qui n’avait pas encore une grande formation théologique, fut gagné par la parole vigoureuse de l’hérétique. Par bonheur, après avoir rencontré Euthyme, un saint et savant moine, il comprit son erreur, et résolut de quitter la région.

Vers 455 donc, il se transporta plus haut le long du Jourdain et fonda une laure, où il essaya de concilier la vie érémitique et cénobitique. Qu’on en juge.

Les disciples habiteraient des cellules assez éloignées l’une de l’autre pour ne pas se gêner en priant ou en chantant, autour d’un bâtiment central où se trouvait l’église et le noviciat. Les novices suivaient la Règle de Théodose le Cénobiarque (v. 11 janvier) ; une fois formés, les moines habitaient l’une des soixante-dix cellules prévues pour eux : elles s’adossaient à des grottes et étaient recouvertes de branches. 

Les moines pouvaient prier et chanter à haute voix, du lundi au vendredi, organisant eux-mêmes leur prière et leur travail manuel ; le samedi, ils quittaient leur cellule, la laissant ouverte pour que les passants pussent observer leur pauvreté ; ils gagnaient le bâtiment central, chantaient ensemble l’office à l’église et assistaient à la liturgie le dimanche : ces deux jours, ils mangeaient des aliments cuits et prenaient un peu de vin dans un réfectoire commun ; le soir ils dormaient dans un grand dortoir. 

Ces deux jours-là, ils rendaient compte à l’higoumène (supérieur) de leur emploi du temps ; ils faisaient alors provision d’eau et de palmes et regagnaient leurs cellules. Défense d’allumer du feu ou une lampe dans la cellule, sous peine de regagner le bâtiment des novices.

L’amitié entre Gerasimos et Euthyme perdura. Le témoin oculaire qui écrivit la Vita de Gerasimos, Quiriacos (v. 29 septembre), raconte que le 19 janvier 473, Gerasimos vint le trouver à la cuisine et lui enjoignit de l’accompagner immédiatement : il venait d’apprendre par quelque signe surnaturel qu’Euthyme allait mourir et voulait l’assister.

Le même Quiriacos nous raconte une histoire vraiment touchante, illustrant la sainteté de notre héros. Durant une de ses sorties sur les bords du Jourdain, un lion s’approcha de lui, traînant la patte et gémissant de douleur. Gerasimos lui retira «l’épine du pied», au sens propre de l’expression, et soigna la plaie. Réconforté et reconnaissant, le lion suivit Gerasimos jusqu’à sa cellule et devint à sa façon un frère fidèle : on lui confia la garde de l’âne du monastère et il devait le conduire au pâturage. Un jour, le lion rentra tout honteux, tête basse : l’âne avait disparu ! On crut que la pauvre bête avait cédé à son instinct naturel et, dans sa faim, avait dévoré son compagnon ; pour le «punir», on le chargea de remplacer l’âne et de traîner le charriot du bois et de l’eau. Mais un jour, le lion aperçut une petite caravane de chameaux suivis par son cher compagnon, qu’en fait on lui avait volé. Il se précipita, et tira l’âne par la longe, mettant ainsi en fuite le chamelier voleur, et tirant derrière lui les chameaux et leur chargement. On admira alors la probité du lion. Quiriacos ne nous dit pas quel nom les moines donnèrent à leur cher compagnon fidèle.

Lorsque Gerasimos mourut, le 5 mars 475, le pauvre lion fut inconsolable et se laissa mourir sur la tombe de son maître.

Saint Gerasimos est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Kieran de Saighir

456-530

 

D’une noble famille d’Ossory ou Osraige (auj. Osraí, Irlande), Kieran passa en Kernow (ou Cornwall, Grande-Bretagne SO), où il fut baptisé en (ou vers) 476. Il pouvait avoir alors une vingtaine d’années.

Son nom s’orthographie aussi Ciarán, Kiernan, Kyran, Kenerin, Kerrier, Queran.

Trois ans après son baptême, il retourna en Irlande, où il rencontra s.Patricius (v. 17 mars) à la cour d’Œngus. Cette rencontre entre les deux apôtres, si elle eut lieu vraiment en 479, obligera les historiens à préciser la date de la mort de Patricius, que l’on fait évoluer entre 461 et 493. Il semble en tout cas inexact et étrange de placer la naissance de Kieran après 500…

Patricius conféra l’ordination épiscopale à Kieran.

Kieran fonda le monastère de Saighir (ou Seirkieran, Irlande C), en même temps qu’il était ainsi le premier évêque d’Ossory.

De nombreux miracles furent attribués à son intercession.

Voulant achever sa vie dans la retraite et la méditation, il revint en Cornouaille et mena la vie d’ermite à Perranzaguloe.

Il mourut vers 530.

Son successeur aurait été Carthag l’Ancien, qui serait mort à son tour un 5 mars, vers 540.

On a fait de Kieran le patron des travailleurs dans les mines.

Actuellement, le Martyrologe Romain mentionne seulement Kieran au 5  mars.

 

 

Virgilius d’Arles

550-610

 

Virgilius aurait été natif d’Aquitaine (de Bourgogne, d’après Grégoire de Tours) vers le milieu du 6e siècle.

Son éducation fut toute chrétienne, et le jeune homme alla frapper au monastère de Lérins.

Sa patience, son innocence, son amour de l’étude, le recommandèrent pour être abbé à Autun, succédant à s.Germain (v. 28 mai).

En 588, il fut nommé évêque d’Arles. L’évêque ne changea rien à son style de vie monacal ; il conserva toujours le cilice sous son habit.

Il fit construire la basilique Saint-Etienne, celle du Saint-Sauveur avec un monastère où s’organisa la laus perennis, c’est-à-dire que les moines devaient se rechanger de façon à maintenir une louange ininterrompue, jour et nuit. C’est pendant la construction de Saint-Sauveur, que les ouvriers furent un moment empêchés par le Démon de dresser les colonnes : Virgilius pria et les colonnes purent être mises à leur place.

Quand la basilique Saint-Etienne fut achevée et que Virgilius devait y officier, un aveugle se fit porter dans le vestibule dès la veille de la cérémonie, espérant ainsi se trouver sûrement sur le passage de Virgilius le lendemain. Virgilius fut touché de cette grande foi : il fit le signe de la Croix sur les yeux malades, qui s’ouvrirent instantanément.

En 591, le pape s.Grégoire Ier (v. 12 mars) l’invita à la prudence au sujet des Juifs : il faut leur parler du Christ et prier pour eux, mais pas les forcer au baptême chrétien tant qu’ils ne le demandent pas eux-mêmes.

Le même pape lui montra sa bienveillance en lui envoyant le pallium, signe de son union avec Rome, et en le nommant son vicaire pour les Gaules, chargé de convoquer des conciles où siégeraient (au moins) douze évêques. C’est en tant que vicaire pontifical que Virgilius sacra évêque s.Augustin de Cantorbury (v. 26 mai), en 597.

En 599, se produisit un douloureux scandale, concernant une certaine Syagrie, religieuse qu’on avait forcée au mariage. Virgilius n’osa pas (ou ne put) s’opposer à cette manœuvre. Successivement, on voit le pape remettre le pallium et conférer à Syagrius d’Autun les pouvoirs qu’il avait précédemmenet accordés à Virgilius. 

En 601, Grégoire Ier rappela à Virgilius de lutter sévèrement contre la simonie.

On a dit parfois que les rapports entre Virgilius et le pape s’étaient refroidis et même tendus à partir de 599. Que le pape ait dû orienter le jugement et l’action de l’archevêque d’Arles, ne signifie pas que ce dernier ait mal reçu cette invitation et se soit rebellé contre l’Autorité apostolique ; s’il l’avait fait, Dieu ne lui aurait pas permis de faire des miracles (autres que ceux signalés plus haut) et l’Eglise ne l’honorerait pas comme elle l’a fait. 

Virgilius mourut vers 610-618, un jour sur lequel les historiens ne sont pas unanimes : 1er octobre ou 5 mars.

Saint Virgilius est commémoré le 5 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cristoforo Macassoli

1415-1485

 

Cristoforo naquit vers 1415 dans la noble famille des Macassoli, à Milan.

A vingt ans, il entra dans la branche franciscaines des Observants.

On dit peu de choses sur lui. Ce fut un excellent prédicateur, un modèle de sainte vie, et un thaumaturge renommé.

Vers 1475, de concert avec l’ami Pacifico Ramati de Cerano (v. 4 juin), il fonda à Vigevano le couvent Notre-Dame des Grâces.

C’est dans ce couvent que Cristoforo mourut, le 5 mars 1485.

Témoignage du culte quasi immédiat qu’on lui rendit, est ce retable de l’église du couvent, daté 1503, où on le voit avec saint Bernard (v. 20 août), entourant la Sainte Vierge.

Le culte du bienheureux Cristoforo Macassoli de Milan fut confirmé en 1899.

 

 

Ion Kostistik

1556-1625

 

C’est la Roumanie qui vit la naissance de ce Religieux, le 29 juin 1556, à Tzazo (Valacchia, Vlahia en roumain).

En grandissant, Ion (Jean) se convainquit que les meilleurs chrétiens étaient en Italie et rêvait d’y aller les rejoindre. Ses parents, les agriculteurs Stoika Kostist et Margherita Barbat, le laissèrent partir en 1575.

Son voyage s’arrêta d’abord a Alba Julia (toujours en Roumanie), où il se mit au service d’un médecin.

Il arriva à Bari en 1578, mais ne trouva pas ce à quoi il s’attendait. Il rejoignit Naples, où il arriva au moment du Carême. Les Capucins le reçurent comme Frère laïc, c’est-à-dire non destiné à recevoir les Ordres sacrés. Giovanni prit le nom de Geremia.

Selon les nécessités, Geremia fut envoyé en divers couvents et se retrouva à Naples en 1584.

Il se vit confier les charges les plus humbles, les plus ingrates, tandis que sa charité le rendait extrêmement populaire parmi les gens les plus pauvres, parce qu’il avait un don tout particulier de compatir aux souffrances des autres.

Il priait sans cesse ; ses prières préférées étaient simplement le Notre Père, et le Salve Regina. 

Il mendiait, quémandait vivres et vêtements pour ces malheureux ; il leur donnait sa portion de repas quotidien, au point qu’on se demandait de quoi il vivait. Quand il n’était pas parmi eux, c’était pour aller voir les malades, dans le couvent ou à l’hôpital, surtout auprès des plus abandonnés, des plus répugnants, des paralytiques, des fous, de ceux pour lesquels il n’y avait plus d’espérance humaine. Il les soulageait avec ses herbes médicinales ; kinésithérapeute avant la lettre, il redonnait de l’agilité aux membres immobiles. 

On lui confia un frère malade, Martino, couvert de plaies répugnantes, abandonné de tous ; il le prit en charge, le lavant jusqu’à dix fois par jour. Il y perdit les forces et la santé et dut changer de couvent. Mais il revint auprès de son frère Martino, ayant reçu de Dieu, disait-il, l’invitation à revenir auprès du malade : il le soigna encore pendant plus de quatre années, pleurant à la mort de son «pauvre frère Martino».

Des personnalités vinrent le trouver, le consulter, lui, l’analphabète, qui ne parlait ni roumain, ni italien, ni napolitain, ou plutôt qui s’exprimait avec un mélange des trois langues.

Ion-Geremia mourut le 5 mars 1625.

Il y eut une telle «prise d’assaut» populaire pour l’approcher, le revoir encore une fois, lui arracher quelque cheveu ou quelque morceau de sa bure comme relique (on dut le rhabiller sept fois !), qu’on dut faire intervenir les soldats, et organiser ses funérailles en secret.

Frère Geremia a été béatifié en 1983.

 

 

Carlo Gaetano Calosirto

1654-1734

 

Carlo Gaetano naquit un jour de l’Assomption, le 15 août 1654, dans le quartier de Ponte à Ischia, du noble Giuseppe et de Laura Gargiulo.

Après avoir fréquenté l’école des pères Augustiniens, il entra à quinze ans chez les Franciscains “alcantarini”, du nom du réformateur espagnol saint Pedro de Alcántara (v. 18 octobre). C’est alors qu’il prend le nom religieux de Giovanni Giuseppe (Jean Joseph) de la Croix, et fait son noviciat sous la direction du père Giuseppe Robles.

Il est le plus jeune du petit groupe détaché en 1671 pour fonder un couvent non loin de Naples, à Piedimonte d’Alife, non loin duquel il fait aussi construire une petite retraite pour y prier plus dans la solitude.

Il est ordonné prêtre en 1677. Il est alors simultanément Gardien (supérieur) à Piedimonte et maître des novices à Naples, et s’occupe de la construction d’un autre couvent.

Au début du dix-huitième siècle, une forte tempête agite l’ordre, aboutissant à la scission en deux groupes, l’un (espagnol) des alcantarini proprement dits, l’autre (italien) guidé par Giovanni Giuseppe. Les deux groupes avaient leurs couvents en Italie et les difficultés étaient grandes. Giovanni Giuseppe appela chacun à plus de respect de la Règle et réorganisa les études.

A la fin de son mandat, il reçoit la charge de diriger environ soixante-dix couvents napolitains, de même aussi dans le diocèse voisin d’Aversa.

Comme directeur de conscience, il reçoit des personnages de toutes conditions, nobles, ecclésiastiques, parmi lesquels saint Alfonso de’ Liguori et saint Francesco De Geronimo (voir aux 1er août et 11 mai).

Giovanni Giuseppe reçoit des charismes vraiment exceptionnels : apparitions de Marie et de l’Enfant-Jésus, prophétie, lecture des cœurs, lévitation, bilocation, miracles (guérison du marquis Gennaro Spada) ; on le voit traverser les rues de Naples en extase totale, à quelques centimètres au-dessus du sol…

En 1722, les deux groupes sont enfin de nouveau réunis, et Giovanni Giuseppe s’éteint dans la réconciliation générale le 5 mars 1734, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Les napolitains l’ont adopté comme co-patron, avec saint Gennaro (v. 19 septembre). De grandes fêtes le célèbrent, non pas en mars, durant le Carême, mais en septembre.

Il est béatifié en 1789, et canonisé en 1839 en même temps que Alfonso de’ Liguori et Francesco De Geronimo, déjà cités plus haut, mais aussi de Pacifico de San Severino et Veronica Giuliani (v. 24 septembre et 9 juillet).

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