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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 00:00

23 MARS

 

III.

S Nicon, soldat napolitain, moine et abbé au Mont Ganos, massacré en Sicile.

IV.

Ss Domice, Pélagie, Aquila, Eparque et Théodosie, martyrs à Césarée de Palestine.

S Procule, évêque à Vérone.

V.

Ss Victorien, proconsul à Carthage, et deux Frumence, marchands, tous martyrs.

S Fingar, fils d’un chef irlandais qui le chassa, ermite à Pluvigner, martyr en Cornouaille.

S Libérat, médecin torturé avec son épouse en Afrique et considéré comme martyr.

VI.

S Benoît, ermite en Campanie, sorti indemne d’un four à pain chaud où les barbares l’avaient enfermé.

S Eusèbe, évêque à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

S Maidoc (Maedhog, Momhaedhog), abbé à Fiddown.

VII.

S Ethelwold (Aedilwald), moine à Ripon et sur l’île de Farne.

XI.

S Gautier, abbé à Pontoise, qui lutta contre la simonie et ne réussit pas à démissionner.

XII.

S Ottone, chevalier romain, ermite à Ariano, dont il est patron.

XIV.

B Pietro Ghigensi de Gubbio, ermite de Saint-Augustin ; après sa mort, on l'entendit de sa tombe alterner le Te Deum avec les religieux, et on le retrouva à genoux et la bouche ouverte.

XVI.

B Edmund Sykes, prêtre anglais martyr.

XVII.

S Turibio de Mogrovejo, espagnol, président laïc du tribunal de l’Inquisition, évêque à Lima, protecteur des Indiens et organisateur de l’Eglise en Amérique latine.

B Peter Higgins, dominicain irlandais, pendu sans jugement, martyr.

XVIII.

S Josep Oriol, prêtre à Barcelone, mystique et thaumaturge.

XIX.

B Annunziata Cocchetti, fondatrice à Cemmo des Sœurs de Sainte-Dorothée, pour les jeunes filles abandonnées, béatifiée en 1991.

XX.

Ste Butrussiyyah ar-Rayyas (Rafqa-Rebecca, 1832-1914), religieuse libanaise de l’ordre baladite, sanctifiée par la maladie, béatifiée en 1985, canonisée en 2001.

B Dominik (Metodij) Trcka (1886-1959), rédemptoriste morave, fondateur d’une communauté réunissant catholiques de rits latin et oriental, incarcéré dans la prison communiste tchèque de Leopoldov, martyr béatifié en 2001.

B Álvaro del Portillo y Díez (1914-1994), évêque espagnol, premier successeur de s. Josemaría Escrivá de Balaguer, béatifié en 2014.

Fingar de Cornouaille

† 460

 

Fingar serait né en Irlande, où il reçut le baptême des mains de s.Patrice (v. 17 mars). S’il est vrai qu’il était fils de roi (on ne dit pas lequel), ce dernier l’exila en apprenant qu’il était devenu chrétien.

Il passa quelque temps en Bretagne, dans un ermitage qui pourrait être à Pluvigner (Morbihan).

Ensuite, selon les versions, il rejoignit avec des compagnons la Cornouaille, où il aborda à Hayle, ou bien il alla en Cornouaille dans le but de rencontrer de nouvelles recrues pour vivre avec lui, avec lesquels vint aussi sa sœur Phiala.

En Cornouaille, son nom irlandais devint Gwinear.

Là, Fingar reçut le martyre (et peut-être ses compagnons aussi). Le roi Teudar l’aurait fait précipiter dans une fosse de serpents. 

Le souvenir de Fingar se perpétue en Bretagne, où son nom est devenu Eguiner.

Saint Fingar de Cornouaille est commémoré le 23 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gautier de Pontoise

1030-1099

 

Gautier (Gauthier, Gaultier, Gaucher) naquit vers 1030 à Andainville.

Après ses études, il fut professeur de philosophie et de rhétorique, mais il fut agité par un scrupule : son succès n’allait-il pas l’entraîner vers la vanité ? 

Il  se mit à l’épreuve lui-même, porta un cilice, jeûna, puis décida enfin d’entrer chez les Bénédictins à Rebais (Seine-et-Marne). Il fit l’édification des moines par toutes ses vertus.

Une tradition rapporte qu’encore novice (mais que signifie ce terme de novice, quand l’intéressé était déjà professeur ?) - Gautier, donc, fut interpellé en apprenant qu’un paysan expiait ses méfaits dans la prison du monastère. Quelle prison pouvait-il donc y avoir dans la maison de Dieu ? Le fait est que Gautier n’y alla pas de main morte : il aida une nuit le puni à s’enfuir, lui faisant tout de même promettre qu’il ne se vengerait pas ; mais Gautier fut fortement blâmé par l’abbé.

Plus tard, Gautier fut préconisé pour être l’abbé de la nouvelle abbaye de Pontoise. L’humilité de Gautier s’en agitait ; il n’accepta qu’après beaucoup de réflexion et de résistance. Un incident marqua la cérémonie de la bénédiction abbatiale. Après que l’évêque eut béni le nouvel abbé, le roi - protecteur de l’abbaye - remit la crosse à Gautier ; le rite précisait qu’il devait la saisir au-dessous de la main du roi, et Gautier la saisit au-dessus, ajoutant humblement et poliment : Sire, c’est de Dieu et non de votre Majesté que je reçois le gouvernement de l’abbaye. Le roi, Philippe 1er, resta fortement édifié de cette sainte audace.

La nouvelle abbaye reçut la règle bénédictine et fut dédiée à saint Germain (v. 28 mai) ; elle devait plus tard passer sous le vocable de saint Martin (v. 11 novembre). Gautier surtout était la Règle de ses moines, par son exemple de sainteté. Mais il s’en inquiéta et, vers 1072, disparut de l’abbaye, pour se présenter incognito à Cluny. L’abbé, qui était alors saint Hugues (v. 29 avril), reçut bientôt la visite d’un groupe de moines de Pontoise qui, ayant appris la retraite de leur abbé, munis d’une lettre de l’évêque, réclamaient «leur» abbé, qui dut regagner Pontoise.

Gautier allait encore disparaître ! Dans une grotte située non loin des bâtiments, il se fit une cellule où il aimait se retirer, mais on venait toujours le consulter, on vénérait ce saint homme qui était plus angélique qu’humain… Il partit vers Tours, y trouva une petite chapelle dédiée aux saint Cosme et Damien (v. 26 septembre), mais ses vertus attirèrent à nouveau les gens, et un pèlerin de passage reconnut le saint homme qui avait disparu de Pontoise. A nouveau les moines pontoisiens vinrent reprendre l’abbé fugitif.

Peu de temps après, Gautier se rendit à Rome et rencontra le pape Grégoire VII. Les «affaires courantes» ayant été expédiées, l’abbé s’enhardit à supplier le pape de le décharger de l’abbatiat. Peine perdue ! Le pape lui reprocha de ne pas mettre en œuvre ses talents au service de l’Eglise et le renvoya à son troupeau, avec la menace de l’anathème, s’il osait encore s’entêter à vouloir quitter son poste.

Ce fut sa dernière «sortie». Il fut en effet fidèle et obéissant. Désormais, son action se développa pour réprimer des abus, des erreurs. Il adressa au roi ses remontrances contre les investitures simoniaques : En vendant les bénéfices, vous autorisez les autres à en faire un commerce sacrilège et vous vous rendez coupable de toutes les simonies que vos exemples encouragent.

Au concile de Paris (1092), il rappela la sainte décision de Rome d’interdire aux fidèles d’assister à une Messe célébrée par un prêtre concubinaire. Pour cela, les évêques français le firent arrêter et mettre en prison ! Des amis purent toutefois intercéder et obtenir sa délivrance. 

Vers le même date, il eut une apparition de Notre-Dame, qui lui enjoignait de construire un monastère de femmes à Berteaucourt. D’abord, dans son humilité foncière, Gautier pensa avoir eu une illusion, mais Notre-Dame revint à la charge, et cette fois-ci laissa sur la joue de Gautier une marque délicate, mais bien visible, de ses doigts maternels. La construction du monastère commença en 1093, grâce à la générosité de deux nobles dames, nommées Godelinde et Helwige (ou Heleguide, Helchide). 

Durant sa présence à Berteaucourt, Gautier y fit jaillir une source miraculeuse qui guérissait les maladies des yeux. Il s’y dresse maintenant une chapelle.

Le dernier épisode important de la vie de Gautier montre qu’il eut aussi le don de prophétie. En effet, il remarqua dans l’assistance une dame à la tenue inconvenante. Il l’avertit et cette femme, une comtesse, fort vexée, lui répondit que le dimanche suivant, elle arborerait une tenue encore plus excentrique. L’abbé répondit : Vous reviendrez effectivement, mais dans un tout autre appareil. Or cette même semaine, la comtesse fut à la dernière extrémité et l’appela ; mais Gautier était aussi mourant ; il ne put que répondre : Dieu veuille qu’elle me rencontre au ciel, car elle ne me reverra plus sur la terre. Tous deux moururent le même jour, 8 avril 1099.

Cette date n’est pas uniformément rapportée ; une chronique, qui semble plus fiable, parle du 23 mars, date à laquelle le Martyrologe mentionne saint Gautier.

L’abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt-les-Dames (Somme), abandonnée au moment de la Révolution française et successivement vendue, présente encore la moitié de l’église abbatiale, et l’hostellerie, récemment restaurée.

 

 

Ottone Frangipane

1040-1127

 

Ottone ou Oddone vit le jour en 1040 à Rome, dans la noble et puissante famille des Frangipane. Le nom de cette famille lui vint de la généreuse activité d’un certain Pietro qui, lors d’une grave inondation due à la crue du Tibre, distribua du pain (frangere panem) aux gens en difficulté.

On dit qu’Ottone fut assez habile pour déterminer l’élection de deux papes au moins (Honorius II et Innocent II).

Cavalier audacieux, il participait à une expédition en défense du pape lorsqu’en 1058, il fut fait prisonnier. Dans sa cellule, il invoqua le «Patron des prisonniers», s. Léonard de Limoges (v. 6 novembre), qui lui apparut une nuit et fit tomber ses chaînes. Libre, Ottone fit pendant une cinquantaine d’années de nombreux pèlerinages, et vint à l’abbaye bénédictine de La Cava, où l’abbé Pietro (v. 4 mars) le reçut paternellement et l’aida à se mêler à la vie monastique.

Il alla ensuite à Montevergine, où il vécut quelque temps sous la direction de s. Guglielmo de Vercelli (v. 25 juin).

Vers 1117, il alla se retirer à Ariano Irpino, un endroit où s’arrêtaient les pèlerins entre Naples et Bari, avant de s’embarquer pour la Terre sainte. Ottone s’établit là pour leur rendre ses services ; il les accueillait et les hébergeait dans l’hospice qu’il créa et qui devint l’hôpital Saint-Jacques.

En 1120, il se retira complètement dans une petite cellule qu’il se construisit près de l’église Saint-Pierre ; là, il priait, il jeûnait. Il s’y creusa aussi un sépulcre, pour avoir continuellement à l’esprit la pensée de sa mort imminente.

L’image de ce reclus se diffusa ; on admirait cette vie toute donnée à Dieu, de la part d’un homme qui avait connu l’agitation du monde. Des prodiges eurent lieu, par la prière d’Ottone.

Il mourut le 23 mars 1127.

Après ses solennelles funérailles, d’autres prodiges se produisirent. Le plus extraordinaire eut lieu en 1180, lorsque la cité d’Ariano fut assaillie par les sarrazins de Lucera : les habitants d’Ariano invoquèrent Ottone et une pluie de galets s’abattit sur les assaillants.

Un autre miracle concerna s. Elzéar de Sabran (v. 27 septembre), nouvellement comte d’Ariano et maintenant co-patron de la ville.

Les habitants prirent l’habitude d’invoquer Ottone pour éloigner les épidémies de peste.

Le Martyrologe mentionne saint Ottone au 23 mars, mais il ne semble pas qu’il y ait eu une canonisation officielle.

 

 

Pietro Ghigensi de Gubbio

1210-1287

 

Pietro vit le jour vers 1210 à Gubbio (Pérouse, Ombrie, Italie C), dans cette noble famille chrétienne des Ghigensi.

Il fit ses études à Pérouse et à Paris, devenant docteur en droit. Puis il se fit l’avocat des causes justes, qu’il défendit avec droiture et honnêteté, surtout en faveur des moins riches.

Vers 1250, il connut les Ermites Augustins qui, de Brettino, venaient s’installer à Gubbio. Cette congrégation d’ermites était née au début du siècle et fut absorbée par les Augustins à cette époque. Leur règle et leur idéal plurent beaucoup à Pietro : il prit l’habit, fut ordonné prêtre et mit désormais son talent au service de Dieu et de l’Eglise.

Il fut nommé vicaire général de l’Ordre pour les couvents de France, qu’il visita assidûment. On en a parfois déduit par erreur qu’il fut provincial pour la France. Il n’a pas non plus été général de l’Ordre. En revanche, il est vrai qu’il se déplaçait toujours pieds-nus. Sa prédication, simple et en langue vulgaire, fut très appréciée.

La fin de sa vie se déroula à Gubbio même, où il mourut le 23 mars 1287.

La tombe commune de ces Religieux se trouvait au centre du chœur de l’église. On raconte ce fait étonnant que, peu après la mort de Pietro, alors que l’on chantait le Te Deum, les Religieux entendirent une voix qui alternait les versets avec eux ! Sitôt après l’office, on procéda à l’ouverture de la tombe, et l’on y vit Pietro à genoux, le regard vers le ciel, les deux mains croisées sur la poitrine, la bouche ouverte. 

Le culte du bienheureux Pietro fut confirmé en 1874 et le Martyrologe le commémore brièvement le 23 mars.

Edmund Sykes

1550-1587

 

Edmund naquit vers 1550 à Leeds (Yorkshire occidental, Angleterre), de parents fort honorables.

Après avoir fréquenté le collège de Douai, il fut ordonné prêtre à Reims en 1581. En juin de la même année, il partait pour l’Angleterre.

Il fut arrêté vers 1585 (ou même peu avant), et banni.

C’était sans compter sur son courage et son zèle : il revint en Angleterre.

De nouveau arrêté, il acquit, dit-on, la vertu de patience et apprit à mourir. Dans sa prison en effet, non seulement il souffrit des interrogatoires et des mauvais traitements, mais ses voisins l’entendirent lutter physiquement contre le Démon, qui venait le tenter de renoncer à sa foi.

Accusé d’être prêtre et d’être rentré dans le pays contrairement à la loi, il reconnut pleinement les faits, mais affirmant qu’il n’y avait là aucune faute de trahison.

Condamné à mort, il subit le martyre à York le 23 mars 1587 et fut béatifié en 1987.

 

 

Turibio de Mogrovejo

1538-1606

 

Turibio naquit le 18 novembre 1538 à Mayorga (León, Espagne), et fut dès l’enfance favorisé de grâces célestes quant à la piété, à l’amour des pauvres, à l’horreur du péché et à la dévotion mariale. 

Jeune étudiant à Valladolid, il donnait une partie de son repas aux pauvres. Il fallut déjà l’inviter à modérer ses mortifications.

Le roi Felipe II le connut et le nomma en 1576 président du tribunal de l’Inquisition à Grenade, alors qu’il n’était que laïc.

Puis, toujours laïc, il fut nommé évêque pour la capitale du Pérou, Lima. Surpris, Turibio chercha par tous les moyens à échapper à cette «catastrophe», mais son humilité conduisit le roi et l’Eglise à confirmer le choix. Il reçut donc les Ordres à cadence rapprochée, le Sacerdoce et fut consacré évêque.

Parvenu en 1581 au Pérou, il constata avec amertume la situation désolante de son «diocèse», une région grande comme la moitié de la France, où les Indios étaient mal traités par les envahisseurs espagnols, et où le clergé se comportait de façon autrement scandaleuse.

Turibio fit trois fois la visite apostolique de son diocèse, à pied ou à cheval, sans compter sa fatigue pour escalader les montagnes, marcher dans la glace, éviter les bêtes féroces, aller trouver sur place les braves Indios, tout en maintenant ses habitudes de prière, de jeûne et de mortifications.

Il tint des synodes diocésains et provinciaux, fonda des séminaires, des églises, des hôpitaux. Il apprit les langues régionales des différentes tribus.

Défenseur très actif de la cause des Indios, si Turibio ne fut pas le fondateur de l’Eglise du Pérou, il en fut le restaurateur.

L’évêque se confessait chaque jour avant de célébrer la Messe.

Il se trouvait à des centaines de kilomètres de Lima, quand il sentit approcher sa dernière heure. Il donna aux domestiques tout ce qui lui restait, se fit porter à l’église pour recevoir le Viatique, et dut regagner son lit pour recevoir l’ultime Sacrement. Il demanda à l’entourage de chanter le psaume Je me suis réjoui quand on m’a dit : Allons à la maison du Seigneur (Ps 121) et mourut en murmurant encore En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit (Ps 30).

C’était le 23 mars 1606.

Turibio de Mogrovejo fut béatifié en 1679 et canonisé en 1726.

De son vivant déjà, il avait ressuscité un mort et guéri des malades.

 

 

Peter Higgins

1601-1642

 

Le nom gaélique de Peter Higgins est Peadar Ó hUiggin

Il naquit vers 1601 à Dublin (Irlande).

En 1622, il entra chez les Dominicains, fut envoyé en Espagne pour ses études et fut ordonné prêtre en 1627. 

Revenu en Irlande en 1630, il fut ensuite nommé prieur du couvent de Naas pour le restaurer.

Lors de l’invasion anglaise de 1641, il se dévoua au secours des sans-abris et protégea beaucoup de gens en danger. Il empêcha les Catholiques d’exécuter un ministre anglican.

En février 1642, il fut arrêté et conduit à Dublin ; on lui proposa la liberté s’il apostasiait. Il demanda qu’on lui présentât par écrit les termes de cette proposition quand il serait aux pieds de la potence. Ayant lu le texte, il répondit :

Voilà bien à quelle condition on me laissera en vie. On veut que je renie ma religion. Mais je repousse leur proposition. Je meurs en catholique et en prêtre dominicain. Je pardonne de tout mon cœur à tous ceux qui ont conspiré pour m’amener à la mort.

Condamné à mort pour avoir refusé de reconnaître la suprématie royale sur l’autorité papale, il fut exécuté à Dublin le 23 mars 1642, sur une place qui s’appelle maintenant St.Stephen’s Green.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Josep Oriol y Bogunyà

1650-1702

 

Josep vit le jour le 23 novembre 1650 dans une petite localité proche de Barcelone (Espagne), de Joan Oriol et Gertrudis Bogunyà.

Il fut orphelin de son père très tôt, et sa mère se remaria avec un saint homme qui, touché par la douceur du petit garçon, le confia aux chapelains de la paroisse.

Josep grandit dans cette belle ambiance, profitant de l’enseignement et des bons exemples des Pères : après l’étude, il restait longtemps à genoux devant le Saint-Sacrement.

Quand mourut son beau-père, les Pères aidèrent à nouveau la pauvre veuve ; Josep trouva à loger chez sa nourrice, Catalina Brughera. Il y avait sa petite cellule dans le grenier. Un jour qu’il se trouvait dans la cuisine avec Catalina, le mari de celle-ci en conçut quelque soupçon : Josep lut dans sa pensée, et mit ses mains au-dessus des charbons du fourneau et n’en reçut aucune brûlure : l’homme comprit et n’admira que plus l’adolescent.

A la suite d’une dislocation de l’os de la cuisse, Josep fut paralysé de la jambe. Refusant de consulter des médecins, il se confia à la Providence et fut guéri instantanément.

Les Chapelains lui offrirent ses études à Barcelone ; il fut Docteur en théologie (1674), étudia la langue hébraïque, puis ordonné prêtre en 1676.

Par sa mère, il connut une famille noble, qui lui confiera l’éducation de leur fils. Il put ainsi aider mieux sa mère, mais Dieu lui demanda d’être plus dépouillé.

Il donna tous ses revenus de prêtre et de l’héritage de sa mère pour les pauvres. Il s’imposa des mortifications rigoureuses pour mater son corps, dormant deux heures sur un banc.

Il reçut la charge de l’Oratoire Saint-Filippo-Neri, et surtout la paroisse Santa María del Pi dès 1686.

Désirant recevoir la grâce du martyre, il partit deux fois pour Rome, dans l’espoir de solliciter son envoi aux missions lointaines : la première fois, deux prêtres le convainqurent de s’en retourner ; la seconde, malgré les larmes des gens, il fit son testament et quitta Barcelone (1696), mais il tomba malade à Marseille et, sur l’ordre précis de la Vierge Marie, retourna à Barcelone, à la grande joie des habitants.

Sa vie changea ; il semblait vivre dans une extase continuelle, insensible à ce qui se passait ou se disait autour de lui, rayonnant quand il portait l’Eucharistie aux malades ; et aussi multipliant les guérisons miraculeuses par le seul signe de la croix ; il lisait dans les âmes et invitait les pécheurs à se convertir.

Le démon se mit de la partie, et l’on voyait quelquefois Josep rentrer les joues en sang, les habits maculés ; il disait naïvement qu’il avait dû lutter longtemps contre le démon.

Josep prédit les circonstances de sa mort. En particulier, il annonça à des couteliers qu’il connaissait de lui préparer un lit pour qu’il pût mourir chez eux ; effectivement, il n’y avait pas de lit chez lui ; le 8 mars 1702, après les vêpres, il se rendit chez ces couteliers et se mit au lit.

Le 20 mars, il reçut le Viatique ; le 22, l’Onction des malades. Il se fit chanter le Stabat Mater, que chantèrent quatre enfants de chœur, accompagnés à la harpe par un parent de Josep.

Josep s’éteignit au matin du 23 mars 1702.

Il y eut une telle foule pour le voir encore une fois, qu’on dut abattre un pan de la maison où il se trouvait. Les miracles se multiplièrent encore, tellement qu’on s’en inquiéta et qu’on retarda l’enquête. Le procès de béatification s’ouvrit en 1759.

Josep Oriol fut béatifié en 1806, canonisé en 1909.

 

 

Annunciata Cocchetti

1800-1882

 

 Annunciata naquit à Rovato (province de Brescia, nord de l’Italie), le 9 mai 1800 ; elle avait une grande sœur, Giuseppina, et un grand frère, Vincenzo. Elle n’a que sept ans quand  meurent ses parents : ce fut sa grand-mère paternelle qui s’en occupa, mais aussi et surtout elle fut guidée spirituellement par les prêtres de la paroisse, en particulier don Luca dei Conti Passi.

A dix-sept ans, elle inaugura dans sa maison une petite école pour les filles pauvres de son village. A vingt-deux ans, elle se diplôma comme maîtresse et fut la première enseignante de l’école de filles de Rovato. Elle rencontra à cette époque Maddalena di Canossa (voir au 10 avril), laquelle s’apprêtait à ouvrir dans la même province de Brescia une maison de sa propre Congrégation, mais Maddalena comprit qu’Annunciata avait un autre idéal et lui prédit qu’elle suivrait un autre chemin que le sien.

En 1824, nouveau deuil : la grand-mère meurt et l’oncle Carlo, homme d’affaires et politicien, qui s’occupait de ses trois autres frères, l’invita à venir à Milan non pas vraiment pour l’aider, mais pensant l’orienter vers un bonne alliance, un heureux mariage et la sortir de ses pieuses orientations. Mais Annunciata, toujours plus convaincue de sa propre vocation, laissa Milan en 1831 pour rejoindre Cemmo in Valcamonica, un petit village perdu où le bon don Luca Passi lui suggérait de se rendre, car là s’était ouverte une école pour petites filles par les soins de la noble Erminia Panzerini : cette école, depuis 1821, fonctionnait grâce à de pieuses femmes, selon l’esprit de l’Œuvre de sainte Dorothée, mais ne rencontrait pas un franc succès.

Annunciata appuya de toutes ses forces le travail de Erminia, mit à profit son diplôme de maîtresse, promut maintes initiatives au niveau de l’enseignement et de l’assistance aux petites filles. Cette collaboration dura dix années pendant lesquelles, malgré leur profonde diversité de caractère et de mentalité, Annunciata sut montrer envers Erminia de véritables sentiments d’amitié, de respect et d’obéissance. Elle se fit toute à toutes et fut réellement une mère et une maîtresse pour toutes les fillettes de la région, qui ne demandaient qu’à être instruites et formées.

A la mort de Erminia, en 1842, Annunciata se sentit libre de suivre l’appel à la vie religieuse et vint à Venise pour y vêtir l’habit des Sœurs de Sainte Dorothée, que don Luca Passi venait de fonder. Après seulement deux mois de noviciat, on la juge mûre et en octobre, elle revient alors à Cemmo avec deux autres religieuses pour y fonder cet Institut, où elles firent leurs vœux en 1843.

Dès lors, Annunciata devint la véritable apôtre de la Valcamonica ; femme de grande spiritualité, à l’esprit pratique et robuste, elle donna l’exemple d’une vie toute centrée sur la prière, la dévotion eucharistique, un zèle ardent pour le salut de la jeunesse. Chaque dimanche, par tous les temps, elle parcourait à pied les paroisses voisines, où l’attendaient les animatrices de l’Œuvre de Sainte-Dorothée pour collaborer ensemble à l’apostolat dans ces paroisses.

Elle même reste très discrète, très effacée. Elle visite les familles pauvres, donne ici et là un bon conseil. Elle demandera à ses Sœurs de toujours laisser sur le mur un pain bien frais, pour le pauvre qui n’osera pas venir demander.

Tout en développant cette Œuvre, elle donna à son Institut une physionomie particulière, en y instituant dès 1853 son propre noviciat où elle forma alle-même de jeunes religieuses qu’elle put ensuite envoyer en mission à l’étranger. Les vocations sont nombreuses et enthousiastes. Elle leur disait : Aimez-vous comme de vraies sœurs gentilles… devenez saintes, faites beaucoup de bien aux jeunes filles qu’on vous a confiées.

Don Luca meurt en 1866. L’évêque confie alors toute la responsabilité de l’Institut à Annunciata, qui accepte humblement par obéissance. Les difficultés ne manqueront pas. Après avoir dû reconstruire la maison dévastée par un incendie, elle doit affronter les lois de suppression des corporations religieuses ; elle résiste, défend la cause de l’Institut, qui est finalement reconnu en 1871.

En 1876 ses yeus fatigués ne voient plus, mais la lumière intérieure se fait plus intense. En mars 1882, un léger malaise, une petite fièvre : elle s’éteint doucement le 23 mars 1882 ; son corps repose dans la maison de Cemmo.

Béatifiée en 1991, elle est inscrite au Martyrologe Romain le 23 mars.

 Butrussiyyah Ar-Rayès

1832-1914

 

Née à Himlaya (Bikfaya, Metn-Nord, Liban) le 29 juin 1832, Butrussiyyah (Pierrette) était la fille de Mourad Saber al-Choboq et de Rafqa Gemayel. Elle reçut le nom de saint Pierre, dont c'est la fête le 29 juin. Elle reçut le baptême le 7 juillet suivant.

Sa mère mourut dès 1839, et le papa connut la misère. Il envoya sa petite fille dans une famille de Damas, comme servante, pendant quatre ans.

Pendant ce temps, il se remaria, ce qui suscitera une grande peine à Butrussiyyah à son retour.

A quatorze ans, quand on désira la marier, elle déclara fermement qu'elle voulait entrer dans la vie religieuse.

Elle rejoignit les Sœurs Mariamettes au couvent de Notre-Dame de la Délivrance. Quand elle s'y présenta, elle entendit en elle une voix qui lui disait : Tu seras religieuse et qui suscita en elle une grande joie. La Supérieure l'admit sans même l'interroger. Elle s'appela alors Anissa.

Son papa chercha à intervenir, avec sa femme, pour ramener sa fille à la maison, mais elle refusa de les rencontrer.

En 1861, elle prit son nouvel habit et fit la première profession en 1862.

On l'envoya alors comme cuisinière au séminaire de Ghazir (où se trouvaient le futur patriarche Elias Houayek et le futur évêque Boutros al-Zoghbi.

Dans ses moments libres, Butrussiyyah approfondit l'arithmétique, la calligraphie et la langue arabe.

En 1860 elle fut transférée à Deir al-Qamar pour être institutrice et catéchiste.

Un soulèvement des Druzes dans les années 1860 provoqua des massacres de Chrétiens et l'éloignement des Jésuites, qui s'occupaient des Sœurs Mariamettes. Lors des événements sanglants, notre Anissa cacha sous sa robe un petit enfant et lui sauva la vie. Elle rejoignit Ghazir.

En 1863, elle vint à Jbeil toujours pour l'enseignement des jeunes filles, puis à Maad en 1864, où elle ouvrit une école.

En 1871, lors d'une crise au sein des Mariamettes, Anissa, prise de doutes, entendit une voix qui lui dit : Tu resteras religieuse, puis elle vit saint Georges, saint Simon le Stylite et saint Antoine le Grand qui lui dirent par deux fois : Entre dans l'Ordre Libanais Maronite. 

Elle entra au monastère de Mar Sémaan (Saint Simon) El Qarn à Aïto et y prit le nom de sa première maman, Rafqa (Rébecca). Elle fera sa profession solennelle en 1872. Elle restera désormais dans ce monastère pendant vingt-six ans.

En 1885, Rafqa offrit à Dieu sa santé pour s'identifier davantage avec le Christ souffrant. Après cette offrande d'amour, elle ressentit une douleur brûlante au visage, et perdit progressivement la vue. Un chirurgien maladroit voulut l'opérer, mais lui arracha accidentellement l'œil droit. Rafqa, sans se plaindre, lui dit : Que Dieu garde tes mains et te donne récompense. Le mal gagna l'autre œil.

En 1897, on voulut fonder un nouveau monastère à Jrabta (Batroun), dédié à saint Joseph al Dahr. Parmi les religieuses se trouvait Rafqa, dont les religieuses espéraient que les prières les soutiendraient. 

A partir de 1899, Rafqa devint complètement aveugle et paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec. Elle passa les sept dernières années de sa vie couchée sur le côté droit, toujours souriante. On lui diagnostiqua une tuberculose ostéo-articulaire. Elle souffrait, elle priait, elle offrait.

Elle mourut saintement à Al Dahr (Jrabta) le 23 mars 1914. Une belle lumière éclaira son tombeau pendant deux nuits. Les miracles se multiplièrent.

Béatifiée en 1985, elle a été canonisée en 2001.

 

 

Dominik Metodij Trcka

1886-1959

 

Dominik Trcka est né le 6 juillet 1886 à Frydlant nad Ostravici (dans l’actuelle République Tchèque), dernier des sept enfants de Tomas et de Frantiska, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il fréquenta l’école primaire de son village, puis le gymnase de Mistek, enfin celui des Pères Rédemptoristes de Cervenka.

Il entre au noviciat de cette Congrégation à Bilsko en 1903 et fait sa première profession en 1904. Durant ses études de philosophie et de théologie à Oboriste, il est saisi par l’idéal des apôtres de son pays, les saints Cyrille et Méthode (voir au 14 février) et désire travailler de tout son cœur à l’unité de l’Eglise.

Il est ordonné prêtre en 1910 et, selon l’habitude de cette Congrégation, effectue le “second noviciat”, pour se préparer à l’apostolat. On note de lui : Le Père Trcka, quand il prépare son sermon, veut être original. Il n’y réussit pas toujours, mais il accepte les observations. Pour ce qui est de proclamer, il le fait avec beaucoup de douceur. Ce qui fait qu’il reste à Prague comme missionnaire.

Il exercera son ministère à Svata Hora, puis Plzen, puis de nouveau à Svata Hora, où on lui confie le soin de Croates réfugiés. Il s’y donne de toute son âme, célébrant pour les Croates, mais aussi pour les Slovènes et les Ruthènes, qu’ils soient fugitifs ou soldats de l’hôpital de Pribram. Il est noté comme confrère aimable, zélé, toujours joyeux, ouvrier infatigable. Puis il est muté à Brno en Galicie (1919) pour s’occuper des gréco-catholiques.

Là se trouvent déjà des Pères rédemptoristes belges, qui sont stupéfaits de voir avec quelle rapidité le père Dominique apprend la langue, le rite et la tradition orientale. C’est là que Dominik prend le nom de Metodij. Puis il fera partie des fondateurs du nouveau couvent de Stanislavov (aujourd’hui Ivanofrankivsk), et sera envoyé enfin à celui de Stopkov, où l’on prévoit de réunir des religieux rédemptoristes des deux rites, latin et gréco-catholique. Il y est économe et vice-recteur, et en 1924 supérieur.

En 1931, est consacré le nouveau couvent à Michalovce, qui sera destiné aux seuls gréco-catholiques. Il était trop fatigué, après les travaux de construction, pour en être supérieur, et resta à Stopkov, où on le connaissait pour sa belle barbe déjà blanche. Il fut ensuite économe à Michalovce, puis nommé visiteur apostolique pour les moniales basiliennes de Presov e Uzhorod, et enfin supérieur à Michalovce en 1936. Son activité ne s’arrêtait pas.

Ces années-là, l’état slovaque ne voyait pas d’un bon œil les activités de Michalovce, suspectant les religieux d’être fanatiques comme les Ruthènes, du fait de leur origine tchèque ; ou bien on les accusait de propagande tchèque. Ce fut au point que le père Metodij fut une fois arrêté en 1941, mais relâché car on ne trouvait rien à lui reprocher. Le père Metodij continua énergiquement à célébrer selon le calendrier julien et à prêcher en ruthène.

A partir de 1942, il fut déchargé de sa place de supérieur et se mit au service des paroisses alentour, ce qui le fatigua beaucoup et l’obligea à garder la chambre, mais il s’y remit dès qu’il put. Il pourvut aussi à aider les juifs.

A la fin de la guerre, il obtint la création d’une vice-province pour les rédemptoristes gréco-catholiques, et en fut évidemment chargé (1946), avec l’assentiment de tous.

Le père Trcka chercha à faire construire d’autres monastères, mais l’arrivée du pouvoir communiste lui rendit très difficile le travail. On le convoquait souvent ; en 1948, la police vint perquisitionner.

La vice-province gréco-catholique fut supprimée, et contrainte à passer sous la vice-province latine ; le père Trcka dut quitter Michalovce pour Sabinov, tout en visitant les autres maisons pour encourager les religieux.

La situation était très tendue, jusqu’au jeudi de Pâques, 13 avril 1950, où la police vint arrêter les religieux en pleine nuit. Père Trcka fut accusé d’avoir voulu usurper une autre identité (en se faisant raser la barbe) pour fuir à l’étranger. On lui fit subir maint transfert et surtout beaucoup de tortures : lumière forte jour et nuit, pieds nus, en simple pantalon et chemise… Père Trcka fut très traumatisé par ces fatigues, mais put se remettre, grâce à son caractère équilibré et sa confiance en Dieu.

Dans la prison de Podolinec, les religieux eurent la possibilité de prier ensemble, de célébrer la liturgie, et ainsi de s’encourager réciproquement. En 1951, après la longue série d’interrogatoires, le père Trcka fut transféré dans la prison de Bratislava, en vue du jugement. Le 21 avril 1952, accusé d’espionnage et de haute trahison, il reçoit une peine de douze ans de prison, avec une forte amende, la confiscation des biens et la perte de ses droits civils pour dix ans. Le calvaire commençait.

Il fut déplacé en diverses prisons. Il réussissait à se procurer du pain et du vin pour célébrer en cachette. Sa santé déjà ébranlée fut encore plus mise à dure épreuve ; l’urémie le fit conduire inconscient à l’hôpital Sainte Anne de Brno, où on désespérait de le guérir. Mais, semble-t-il par l’intercession justement de sainte Anne, il n’eut pas à être opéré et sorti guéri de l’hôpital.

Même si sa famille essayait (en vain, d’ailleurs) de lui obtenir la grâce, il ne s’attendait à aucune amnistie. Pour l’abattre encore plus, on lui fit croire qu’il allait être libéré, ayant purgé déjà la moitié de sa peine, puis on lui refusa la libération à laquelle il croyait tant, ce qui le plongea dans une noire déception.

En 1958, il est transféré à Leopoldov, où il semble qu’il ait un peu récupéré, au point qu’il espère avec l’aide de Dieu, pouvoir bientôt terminer les cinq années qui lui restent à purger. Mais à Noël, surpris en train de chantonner un air de Noël, il est condamné à la cellule de correction, où il couchait sur le ciment. La fièvre monta, on obtint de le mettre en cellule d’isolement, “moins froide”, où il s’éteignit peu à peu, pour mourir le 23 mars 1959. Il fut enterré dans le cimetière de la prison.

Lors de la restauration de l’Eglise gréco-catholique en 1968, les restes du père Trcka furent transférés de la prison de Leopoldov à Michalovce, dans le cimetière des pères rédemptoristes. On l’avait reconnu grâce à sa dent en or, qui brillait chaque fois qu’il souriait. Plus tard, après la chute du régime communiste, il fut réhabilité.

Le père Dominik Metodij Trcka fut béatifié en 2001.

 

 

Álvaro del Portillo y Diez

1914-1994

 

Il fut le troisième des huit enfants de parents profondément chrétiens, l’espagnol Ramón et la mexicaine Clementina Diez de Sollano et naquit le 11 mars 1914 à Madrid (Espagne).

Après ses études au Lycée du Pilar à Madrid, il fit des études pour devenir en 1941 ingénieur civil des Ponts-et-Chaussées. Puis il fut reçu docteur en philosophie, section Histoire (1945).

Durant ses études, en 1935, il entra dans l’Opus Dei, fondée par saint Josemaría Escrivá de Balaguer. 

Ce dernier discerna une belle vocation dans la personne du jeune Álvaro, qui se prépara au sacerdoce. Quand son évêque lui fit remarquer en 1941 qu’il allait renoncer à sa grande réputation d’ingénieur pour devenir un simple prêtre diocésain, il répondit : Oh, Monseigneur, ma réputation, il y a longtemps que je l’ai offerte à Jésus-Christ.

Álvaro fut ordonné prêtre en 1944.

Devenu fidèle inconditionnel du Fondateur, don Álvaro le suivit dans tous ses déplacements. Il s’installa ainsi à Rome, pour y préparer la reconnaissance officielle de l’Œuvre (1946), puis dans toute l’Europe ; on l’appela à collaborer dans plusieurs dicastères de la Curie romaine et pendant tout le Concile de Vatican II.

En 1948, il fut premier recteur de la nouvelle université de la Sainte-Croix, et professeur de théologie morale. Cette même année il fut reçu docteur en droit canonique à l’Angelicum.

Après la mort de Mgr Escrivá, don Álvaro fut élu pour lui succéder en 1975 et nommé évêque en 1991.

C’est grâce à son dynamisme que l’Opus Dei s’étendit largement sur les cinq continents et que la cause de béatification et de canonisation de son Fondateur avança de façon significative (la béatification advint en 1992, la canonisation en 2002, voir au 26 juin).

Mgr Álvaro del Portillo mourut saintement au retour d’un pèlerinage en Terre Sainte, le 23 mars 1994, ayant ainsi célébré la messe pour la dernière fois dans l’église-même du Cénacle à Jérusalem, là où fut instituée l’Eucharistie.

Sa béatification fut annoncée pour 2014.

Le miracle retenu pour cette béatification a été la guérison inexplicable d’un nouveau-né chilien qui souffrait de malformation cardiaque et, durant une tentative d’intervention chirurgicale, avait subi un arrêt cardiaque de plus d’une demi-heure. Le lendemain, le cardiologue demanda au service à quelle heure était mort l’enfant, et il lui fut répondu qu’il vivait.

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