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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 00:00

26 MARS

 

III.

S Castulus, martyr romain, étouffé sous du sable.

?

Ss Pierre, Marcien, Jovin, Theodosius, Emmanuel, Sabinus, martyrs en Asie Mineure.

IV.

Ss Muntanus et Maxima, époux martyrs, noyés à Sirmium.

S Eutychius, sous-diacre en Alexandrie et martyr.

Ss Bathuse et Wereka, prêtres goths martyrs avec leurs deux fils et leurs deux filles, ainsi que : Arpyla le Solitaire ; les laïques Abippas, Hagias, Ryas, Hegathrax, Hiscoes, Silas, Sigetzas, Suerilas, Guimblas, Therthas, Philgas ; les femmes Anna, Allas, Baride, Manea, Virco, Animaïs. La reine des Goths Gaatha, chrétienne, voulut recueillir ces reliques et fut lapidée avec un laïque, Thyellas, qui l’aidait.

S Félix, évêque à Trèves, d’où il démissionna humblement après douze années.

S Pierre, évêque à Sébaste, dixième enfant des ss. Basile et Emmélie, frère des ss. Basile, Grégoire de Nysse et Macrine.

V.

S Sicaire, évêque à Lyon.

VII.

S Bercaire, moine à Luxeuil, fondateur et abbé à Hautvillers ; à Puellemontier et à Montiers-en-Der, il établit d’anciens esclaves rachetés ; il fut assassiné le Jeudi Saint par un moine qui avait reçu une réprimande, et expira le jour de Pâques.

Ss Baront et Desiderio, à Pistoia ; Baront, berrichon, s’était retiré de la cour avec son fils pour être moine à Lonrey, puis ermite près de Pistoia, où il fut rejoint par Desiderio et d’autres.

S Mochellog, évêque et abbé en Irlande, fondateur de l’église à Killmallog, dont il est patron.

IX.

S Liudger, apôtre en Frise, premier évêque à Münster, constructeur de monastères.

S Etienne, abbé à Triglia, exilé pour le culte des saintes images, thaumaturge.

B Bertilon, abbé à Dijon, massacré par les Normands au pied de l’autel, invoqué contre la fièvre.

X.

Ste Eugénie, vierge martyre à Cordoue.

S Basile le Jeune, solitaire amené de force à Constantinople où il fut torturé ; il avait le don de la prophétie.

XI.

Ste Félicité, vierge à Padoue.

XIII.

B Rizziero, franciscain, un des préférés de s. François.

XIX.    

B Oh Ban-ji Paulus, laïc coréen martyr, par pendaison, béatifié en 2014.

XX.

Bse Maddalena Caterina Morano (1847-1908), italienne, des filles de Marie Auxiliatrice, active en Sicile, béatifiée en 1994.

 

Castulus de Rome

† 286

 

Castulus, d’après la tradition, était le grand chambellan de Dioclétien ; son épouse s’appelait Irene ; ils étaient tous deux chrétiens.

Non seulement leur maison accueillit d’autres Chrétiens, mais encore Castulus n’eut pas peur d’organiser dans le palais même impérial, des offices religieux. Il y reçut les frères Marcus et Marcellinus (v. 18 juin). 

Avec son ami Tiburtius (v. 11 août), il amena au Christ beaucoup d’hommes et de femmes, que le pape Caius (v. 22 avril) baptisa.

Il y eut cependant un judas, qui alla dénoncer toute cette organisation au préfet Fabianus.

Arrêté, Castulus fut torturé, puis jeté encore vivant dans une fosse qu’on recouvrit de sable.

Son épouse s’arrangea pour le sortir de là et lui accorder une sépulture chrétienne. D’après la même tradition, ce serait elle qui aurait maternellement soigné s.Sebastien (v. 20 janvier) après son «premier» martyre ; on la fêtait le 30 mars, mais elle n’est pas dans le Martyrologe.

Saint Castulus de Rome est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Codratus, Emmanuel et Theodosius en Asie Mineure

† 300

 

Ces trois Martyrs (auxquels s’en ajouteraient quarante autres) seraient à situer, sans doute, en Asie Mineure et, peut-être, sous Dioclétien.

Voici ce qu’en dit un texte ancien : 

Codratus fut chassé de sa ville épiscopale par les idolâtres de l’endroit, reçut la défense d’enseigner au nom de Jésus-Christ, s’il voulait avoir la vie sauve. Sans tenir compte de cette menace, il continua son ministère, baptisa les catéchumènes, visita les chrétiens détenus dans les prisons, les encouragea à demeurer fermes dans la foi. Les persécuteurs, ayant eu connaissance de ces faits, s’emparèrent de Codratus et le décapitèrent après divers tourments. Emmanuel est aussi appelé Manuel ; on n’a point de détails sur lui, non plus que sur Theodosius.

Comme on le voit, Codratus (Quadratus) était évêque, mais la ville n’en est pas indiquée. Il est aussi clairement indiqué qu’on ne sait rien de ses autres Compagnons, parmi lesquels on nomme parfois un Sabinus.

Saints Codratus, Emmanuel et Theodosius sont commémorés le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Montanus et Maxima de Sirmium

† 304

 

Il s’agirait ici de deux époux. 

Montanus (parfois orthographié Munatus) était prêtre.

Il était en train de gagner Sirmium (Pannonie, act. Sremska Mitrovica, Serbie), lorsque des païens se saisirent de lui et le jetèrent dans le fleuve.

Maxima était-elle avec lui ? il semble que oui.

Un manuscrit ancien ajoute qu’on retrouva leurs corps au neuvième mille.

Ce martyre pourrait avoir eu lieu vers 304.

Saints Montanus et Maxima sont commémorés le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eutychius d’Alexandrie

† 356

 

Au moment du carême de l’année 356, en Alexandrie d’Egypte, l’évêque Athanase (v. 2 mai) venait d’être à nouveau chassé de son siège et exilé ; on lui avait substitué un usurpateur nommé Georgios lequel, au nom de l’empereur Constance, faisait littéralement la chasse aux Chrétiens fidèles à la foi de Nicée ; à l’occasion, il se faisait même aider par une main militaire.

Même les païens frémissaient de la façon dont ces Chrétiens étaient maltraités. Ce fut le cas du sous-diacre Eutychius.

On commença par le frapper à coups de nerfs de bœufs. On le destina aux mines de cuivre de Phæno (Arabie), où le climat était si malsain qu’on n’y pouvait tenir que quelques jours. Au moment où ce funeste cortège se mit en route, des gens de passage sa lamentaient sur le sort de ce pauvre homme : on en arrêta quatre, qui furent flagellés et jetés en prison ; ce n’est que sur les instances de la foule qu’on les libéra, mais les persécuteurs se vengèrent quand même, en supprimant les aumônes dues aux indigents de la ville.

En réalité, Eutychius était déjà tellement affaibli, qu’il mourut en route. Inutile de préciser comment la soldatesque s’acharna sur son corps.

Il est bien regrettable que l’on n’ait pas pu retenir le jour précis de cette mort, précieuse aux yeux de Dieu (cf. Ps 115:6), mais elle eut lieu en 356.

D’autres Compagnons moururent en martyrs dans les mêmes circonstances, dont on ne connaît pas le nombre ni le nom.

Saint Eutychius d’Alexandrie est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pierre de Sébaste

349-391

 

L’ancien Martyrologe mentionnait deux Pierre de Sébaste, dont on n’a fait désormais qu’un seul personnage : le frère des ss.Basile le Grand, Grégoire de Nysse et de Macrina (v. 1er et 10 janvier, et 18 juillet).

Leurs parents déjà, Basile et Emmélie, étaient consommés en sainteté (v. 30 mai) : ils durent s’enfuir en exil dans le Pont pour leur foi ; leur grand-mère, Macrine l’Ancienne, connut s.Grégoire le Thaumaturge (v. 17 novembre).

Dixième de la fratrie, Pierre ne connut pas son père, qui mourut bientôt. Aussi fut-il élevé particulièrement par sa sœur aînée, Macrina, qui secondait si bien leur mère.

C’est de cette Macrine que Pierre reçut l’habitude de lire et méditer l’Ecriture, et surtout le désir de grandir dans les vertus.

Si l’on parle moins de Pierre que de ses frères Basile et Grégoire, de grands auteurs contemporains n’hésitèrent pas à mettre au même rang Pierre et Basile dans les œuvres de la foi.

Vint un temps où ne restaient plus à la maison que la maman Emmélie, la sœur aînée Macrina, et Pierre. Ce dernier restait célibataire, et menait une vie tout angélique. On lui confia la responsabilité de deux monastères, l’un où vivait sa sœur, l’autre étant sans doute celui que Basile avait fondé sur les bords de l’Iris. Il s’acquitta de cette mission avec une sainte prudence, réussissant à donner à manger à  de nombreux  pauvres lors d’une période de grande disette.

En 373, il assista sa chère maman dans ses derniers moments ; en 379, sa sœur et son frère Basile.

Il fut alors promu évêque de Sébaste (Arménie), pour succéder à l’évêque hérétique Eustathios, un farouche ennemi de Basile. Le nouvel évêque devait se hâter d’effacer toutes les traces de l’arianisme dans son diocèse, ce qui ne fut pas une tâche facile. D’une lettre qu’il écrivit vers cette époque à son frère Grégoire, on se rend compte que Pierre ne le cédait en rien à l’éloquence de ses frères aînés.

En 381, Pierre fut un des meilleurs intervenants au concile de Constantinople, où fut condamnée la doctrine de Makédonios.

Les auteurs contemporains ont unanimement reconnu et loué le zèle, la sagesse, la prudence, l’extraordinaire sainteté de Pierre.

Lorsque Pierre mourut, vers 391, c’était, paraît-il, un jour de temps fort chaud, donc pas un 9 janvier comme dans l’ancien Martyrologe ; peut-être un 26 mars, si le soleil de printemps plantait déjà fortement ses rayons sur la terre de Sébaste.

Saint Pierre de Sébaste est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

Bercaire de Hautvillers

625-685

 

Il naquit vers 625, dans une famille de riches propriétaires d’Aquitaine, peut-être à Dissay près de Poitiers, où Bercaire hérita d’une villa.

Son parrain, s.Nivard (v. 1er septembre ?), futur évêque de Reims, s’occupa de sa formation. Il le confia à s. Remacle (v. 3 septembre), puis Bercaire alla demander son admission à Luxeuil. Il y devint cellérier.

Comme comme cellérier qu’il accomplit son premier miracle, fruit de son obéissance. Il était en train de remplir une jarre de cervoise, lorsqu’il fut appelé par son abbé ; obéissant, il courut, sans s’occuper d’arrêter l’écoulement de la boisson ; la cervoise coulait, puis s’éleva comme une colonne au-dessus de la jarre. Les moines vantèrent la sainte vertu de Bercaire qui, dans son humilité, attribua le prodige à l’abbé.

Bercaire eut ensuite la charge d’organiser le nouveau monastère de Hautvillers : on y suivait les deux Règles de s.Benoît et de s.Colomban. C’est à Hautvillers que mourut s.Nivard.

Puis, dans le forêt du Der, il fonda deux abbayes, qu’il peupla avec des esclaves rachetés, les femmes à Manswiller, appelée plus tard Puellemontier ; les hommes près de Puisie, où l’abbaye s’appela Montier-en-Der (673).

Il alla chercher à Rome et à Jérusalem d’importantes reliques pour en doter ces monastères.

Pour le Jeudi saint de 685, il se rendit à Puellemontier, où il laissa pressentir sa mort possible. Or il venait de réprimander un moine, nommé Daguin, qui avait fort mal pris la chose. Quand tout le monde fut endormi le soir, Daguin s’approcha de Bercaire et le poignarda. N’arrivant pas à se débarrasser de so poignard, qui flottait sur l’eau du puits où il l’avait jeté, il fut pris de terreur et alla sonner la cloche ; on se réveille, on se hâte, on entoure le malheureux, qui avoue son geste : on se réunit autour de Bercaire qui, agonisant, a la force de conseiller à son meurtrier d’aller demander au pape une pénitence. Daguin partit - et ne réapparut jamais.

Bercaire s’éteignit le jour de Pâques, 26 mars 685.

L’abbaye de Hautvillers fut détruite et rebâtie après le passage des Normands (882), des Anglais (1449), des Huguenots (1564), et des révolutionnaires (1793). Il n’en reste maintenant que l’église et une partie du cloître.

De celle de Montier-en-Der, on a reconstruit l’église abbatiale.

Saint Bercaire est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Baront et Desiderio de Pistoie

† 720

 

Baront était, semble-t-il, originaire du Berry.

Il fut introduit à la cour de Thierry II et vécut dans le mariage. Il eut un fils, Aigload.

Vint un jour où la grâce divine lui inspira de se retirer du monde. Il alla se présenter, avec son fils, à l’abbaye de Lonrey.

Il y montra les signes d’une véritable conversion.

Une nuit, un 25 mars, il fut pris de violentes douleurs et tomba dans une sorte d’extase qui dura toute une journée ; on le croyait à l’agonie et l’on commençait les prières pour les moribonds. Mais le lendemain matin, il se réveilla en répétant par trois fois : Gloire à toi, Seigneur !

Il raconta alors comment il s’était vu pris à la gorge par deux démons qui lui rappelaient ses péchés de jeunesse ; puis l’archange Raphaël était intervenu, avait séparé son âme de son corps et l’avait présentée au Ciel, où s.Pierre proclama : Ces péchés ont été expiés par les aumônes de Baront, par sa confession au prêtre, sa pénitence et sa profession religieuse. Pierre fit voir à Baront les supplices de l’enfer et le ramena à l’abbaye.

On comprend que Baront eut désormais le désir et le souci de monter encore plus vers la perfection. Il demanda à l’abbé la permission de se détacher davantage, et d’aller vivre en solitaire, hors de France.

Avec cette permission - il faut toujours demander la permission -  il fit un pèlerinage à Rome, puis se retira à Pistoie (Toscane, Italie), où il se construisit une cabane, priant et jeûnant.

Cette vie attira un autre solitaire, nommé Desiderio, puis quatre autres jeunes. 

Baront mourut le premier, un 26 mars vers 720, suivi peu après par Desiderio et les autres. Ils furent ensevelis au même endroit, où des miracles se produisirent. 

Vers 1018, on construisit là un monastère.

Les saints Baront et Desiderio sont commémorés le 26 mars dans le Martyrologe Romain, jour où avait déjà eu lieu la fameuse extase. Mais les quatre compagnons ne sont pas mentionnés.

 

 

Liudger de Münster

743-809

 

Liutgerius naquit vers 743 près d’Utrecht (Frise), de Thiadgrim et Liafburg ; son frère s’appelait Hildegrin, une de ses sœurs  s’appelait Gerburge.

Liudger eut une passion précoce pour les livres et l’étude ; ayant vu s.Boniface (v. 5 juin), il en conçut un désir encore accru d’étudier l’Ecriture. Il étudia sous la férule de s.Grégoire d’Utrecht (v. 25 août).

Ayant reçu la tonsure, Liudger fut confié par Grégoire comme compagnon à Aubert, qui allait être sacré évêque à York (767). C’est ainsi qu’à York, Liudger devint le disciple du célèbre Alcuin, avec lequel se tissa une profonde amitié qui dura toute leur vie. C’est aussi à York qu’il fut ordonné diacre.

En 773, Liudger revint à Utrecht, chargé des nombreux livres qu’il avait accumulés à York, un certain nombre desquels il avait lui-même transcrits.

En 775, il fut envoyé restaurer une chapelle à Deventer, puis il enseigna à cette même école cathédrale où il avait fait ses premiers pas.

En 777, le successeur de Grégoire, Albéric, voulut ordonner prêtre Liudger.

Les premières missions du nouveau prêtre furent auprès des Frisons, où il opéra des conversions et fonda des abbayes et des églises.

Quelques factions saxonnes cependant se soulevèrent ; Liudger se retira et alla demander (784) au pape des conseils pour son apostolat. Le pape le reçut très paternellement et l’encouragea. Liudger cependant alla d’abord passer trois années au Mont Cassin, pour y connaître la Règle bénédictine.

C’est alors que Charlemagne lui-même l’appela pour venir évangéliser la Frise orientale. Liudger quitta la paix bénédictine et se hâta ; Dieu bénit son zèle et fit progresser Liudger jusqu’au nord vers le Danemark ; la guérison miraculeuse d’un aveugle - et bien d’autres miracles ensuite - compléta cette heureuse mission.

En 793, Liudger refusa le siège épiscopal de Trèves, que lui proposait Charlemagne, mais accepta d’évangéliser cette fois-ci le nord-ouest de la Saxe ; il y édifia plusieurs monastères (Werden, Helmsstadt, Mimigardeford qui devint Münster, mais sous la Règle de s.Chrodegang (v. 6 mars), car c’était la Règle officielle adoptée dans les territoires de Charlemagne. Il établit aussi sa sœur Gerburge à Nottuln, qui fut l’origine du premier monastère féminin en Westphalie.

En 802, Liudger fut sacré évêque de Münster, en qualité de quoi il se préoccupa de la formation du clergé, donnant lui-même des leçons d’Ecriture Sainte, montrant comment célébrer les rites sacrés. Très effacé de sa personne, il se mortifiait, jeûnait, veillait ; ce n’est qu’après sa mort qu’on sut qu’il portait toujours un cilice. Tous ses revenus passaient chez les pauvres. Sa générosité fut même dénoncée comme du gaspillage auprès de Charlemagne, qui cependant comprit qu’on l’avait mal informé.

Liudger aurait aimé prolonger son action vers la Scandinavie, mais n’en eut pas la possibilité. En revanche, il prophétisa l’invasion des Normands.

Les derniers jours de Liudger furent assombris par les douleurs de la maladie, mais il resta actif jusqu’à la veille de sa mort. Le 25 mars 809, au dimanche de la Passion, il célébra le Saint Sacrifice à Billerbeck, prêcha, et annonça sa mort pour la nuit suivante.

Une reconnaissance des reliques de s.Liudger fut faite récemment. Le Saint pouvait avoir mesuré 1,82 mètre, avoir vécu un peu plus de soixante-cinq ans ; il devait être droitier.

Saint Liudger est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Oh Ban-ji Paulus

1813-1866

 

Oh Ban-ji Paulus est un laïc coréen né en 1813 à Incheon (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut pendu à Cheongju (Chungcheong-do) le 26 (27) mars 1866 et béatifié en 2014.

 

 

Maddalena Caterina Morano

1847-1908

 

Maddalena Caterina Morano est née en 1847 dans une famille nombreuse de Chieri, près de Turin. Elle est la sixième des huit enfants ; à 8 ans, elle a déjà perdu ses cinq frères aînés et son père. La même année, elle commence l'apprentissage de couturière. Deux ans après, elle est attirée par l'enseignement, et sera aidée par son oncle prêtre.

Elle vient à  Buttigliera d'Asti et continue d'étudier pour sa propre instruction. Elle reçoit en 1866 son diplôme d'institutrice en école primaire. Elle parfait ses connaissances de la doctrine chrétienne, en même temps que s'intensifie son désir de sanctification. Des difficulté familiales la font remettre son entrée en religion. Elle travaille pendant douze années encore à l'école de Montaldo et enseigne le catéchisme dans la paroisse. inaugurant une école maternelle en collaboration avec le curé du lieu. Sa vocation pour la vie religieuse mûrit.

En 1878, ayant mis de côté assez d'économies pour les besoins futurs de sa mère, et après un échec de vie chez les Filles de la Charité et chez les Dominicaines, elle entre chez les Filles de Marie Auxiliatrice, fondées six ans plus tôt par saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier). 

Elle est une religieuse modèle, et après un bref mais intense noviciat elle prononce ses premiers vœux. Elle demande au Seigneur la grâce “de rester en vie jusqu’à ce qu’elle ait complété la mesure de la sainteté”, et fait sa profession religieuse en 1879. 

Son expérience lui vaut d'être vite chargée de hautes responsabilités. En 1881, avec la bénédiction de Don Bosco, appelée par l'évêque de Catane, elle est envoyée à Trecastagni (diocèse de Catane), en Sicile, chargée d'un établissement pour femmes, auquel elle donne une nouvelle orientation, inspirée par les principes Salésiens. Quatre ans après elle revient à Turin et repartira, définitivement cette fois-ci, pour la Sicile, qui sera sa « patrie de coeur ».

En vingt-six ans, la Mère Morano fondera dix-neuf maisons, douze oratoires, six écoles, cinq écoles maternelles, quatre patronages et trois écoles de religion, sans parler de la formation de nouvelles religieuses. 

Son véritable amour, cependant, sont les cours de catéchisme, depuis qu'elle est convaincue que la formation de la conscience chrétienne est le fondement de la maturité personnelle et de toute amélioration sociale. Elle coordonne l'instruction catéchétique dans dix-huit églises de Catane et forme les catéchistes laïcs et religieux à apporter le message chrétien aux garçons et aux filles indigents.

Nommée provinciale, elle se charge aussi de la formation des nouvelles et nombreuses vocations, attirées par son zèle et par le climat communautaire qui se crée autour d’elle. Son apostolat multiple est apprécié et encouragé par les Évêques. Elle passe ainsi un quart de siècle en Sicile. Mère attentive, elle vit fidèlement le charisme de Mère Maria Mazzarello, co-fondatrice de l’Institut (voir au 14 mai). 

Minée par une tumeur, elle meurt à Catane à l'âge de 61 ans le 26 mars 1908, ayant toujours cherché à ne jamais mettre d’obstacle à l'action de la Grâce en cédant à l'égoïsme personnel.

Elle est béatifiée en 1994, et inscrite au Martyrologe le 26 mars.

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