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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 00:00

28 MARS

 

?

S Castor, martyr à Tarse en Cilicie. 

III.

Ss Priscus, Malchus et Alexandre, martyrs à Césarée de Palestine.

? Ss Rogat et Successe, martyrs en Afrique.

IV.

S Cyrillos, diacre à Héliopolis, martyr : les païens lui arrachèrent le foie pour le dévorer.

V.

S Proterius, évêque en Alexandrie, martyrisé par les partisans de son rival hérétique.

S Hesychius (Isice), moine en Syrie, prêtre à Jérusalem, exégète.

VI.

S Gontran, petit-fils de Clovis, réel protecteur de l’Eglise, homme très généreux et d’une foi sincère ; ses immenses mérites couvrirent ses erreurs de polygamie.

VIII.

Ste Gundelinde, nièce de ste Odile, abbesse à Niedermunster.

S Hilarion, abbé à Pélécète, compté parmi les martyrs de l’iconoclasme.

IX.

B Tutilon, moine à Saint-Gall, artiste : poète, musicien, peintre, sculpteur.

XII.

S Etienne Harding, anglais, moine à Molesme, abbé à Cîteaux dont il fut co-fondateur avec s. Robert et Albéric ; il eut plusieurs apparitions de la Sainte Vierge.

XIII.

S Conone, religieux basilien en Sicile, invoqué contre les maux d’oreilles.

XIV.

B Antonio Patrizi, augustin, supérieur à Montalcino.

B Venturino, dominicain italien, thaumaturge, mort à Smyrne durant la croisade.

XV.

Bse Jeanne-Marie de Maillé, mariée à quinze ans, bientôt veuve puis repoussée de tous, mystique et recluse près des Franciscains à Tours.

XVI.

B Christopher Wharton, prêtre anglais, martyr à York.

XVIII.

Bse Renée Marie Feillatreau, épouse, guillotinée à Angers, béatifiée en 1984.

XX.

S Jozef Sebastian Pelczar (1842-1924), évêque à Przemysl, immensément actif, fondateur de la confrérie de Marie-Immaculée-Reine-de-Pologne et de la congrégation des Servantes du Sacré-Cœur, pour le soulagement de toute détresse en propageant le «règne de l’amour du Sacré-Cœur», béatifié en 1991, canonisé en 2003.

B Jean-Baptiste Malo (1889-1954), prêtre des Missions Etrangères, martyr au Laos, béatifié en 2016.

Marcus d’Altino

1er siècle

 

Un «manuscrit ancien» raconte que, converti par saint Pierre, Marcus parcourut diverses régions du Latium, fut arrêté à Altino (Chieti, Italie centrale) et sommé par le préfet d’adorer les dieux païens.

Ayant refusé de trahir sa foi, il fut condamné à mort. On lui enfonça deux grands clous dans la tête. 

Ce pouvait être vers 96, un 28 avril.

Une église fut bientôt construite sur le tombeau du Martyr, qui fut détruite plus tard. Des miracles se produisirent au 11e siècle, permettant de retrouver le corps et le chef de Marcus.

Cependant, le «manuscrit ancien» ayant semblé suspect à la critique scientifique, ce Marcus n’est plus inscrit au Martyrologe.

 

 

Castor de Tarse

?

 

Castor fut un martyr à Tarse en Cilicie (auj. Tarsus en Íçel, Turquie CS).

Certaine lui ont adjoint un mystérieux Dorothée.

Le martyre aurait eu lieu durant une des premières persécutions ; donc au deuxième siècle ?

Si l’on ne sait absolument rien d’autre à son sujet, on rappellera cependant qu’il fut un digne «descendant» de s.Paul, lui aussi originaire de Tarse en Cilicie (cf. Ac 21:39 et 22:3).

Saint Castor de Tarse est commémoré le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Priscus, Malchus et Alexander de Césarée de Palestine

† 260

 

Lors de la persécution de Dèce, à Césarée de Palestine, il y avait trois jeunes gens qui s’entretenaient chez eux des combats glorieux que leurs frères de religion soutenaient pour la foi au Christ. Ces réflexions les exaltaient, mais en même temps ils se reprochaient de rester là, cachés, sans rien faire d’autre qu’attendre.

Aussi, s’animant l’un l’autre, ils décidèrent d’aller sans attendre se présenter au juge, d’abord pour lui reprocher la cruauté de ses condamnations et pour affirmer clairement et fièrement qu’ils étaient chrétiens eux-aussi.

Le juge ne s’embarrassa pas de mots : il les fit livrer aux bêtes féroces.

Encore une fois, nous nous demandons si la décision de ces trois jeunes gens, pour courageuse qu’elle soit, n’était pas un peu présomptueuse, imprudente, téméraire. L’Eglise, qui a d’ordinaire blâmé cette attitude, a cependant considéré que la démarche des trois Martyrs ressemblait plutôt à une inspiration subite du Saint-Esprit.

Ils purent penser que, tôt ou tard, ils seraient eux-mêmes appelés à témoigner de leur foi ; que s’ils continuaient à se dissimuler, ils pourraient être considérés peureux et lâches ; reconnaissons leur détachement du monde, leur courage, leur sincérité ; quelle belle amitié !

Saints Priscus, Malchus et Alexander sont commémorés le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cyrille d’Héliopolis

† 362

 

Cyrille était diacre à Heliopolis (auj. Baalbeck, Liban E).

Dès le règne de Constantin, qui accorda la libre expression du christianisme et la fin du paganisme, Cyrille déploya un zèle particulier pour combattre le culte des idoles.

Quand le vent tourna à l’avènement de Constance, Cyrille continua sur sa lancée courageuse, et à l’avènement de Julien l’Apostat, la mesure fut comble : les païens se déchaînèrent contre les Chrétiens et en particulier contre Cyrille. 

Les atrocités de son martyre ont rarement été égalées. Les païens ouvrirent le ventre du Diacre, en arrachèrent le foie et le mangèrent devant lui, comme l’auraient fait des bêtes de cirque (qui cependant n’adressaient pas d’insultes à leurs victimes).

Il paraît d’ailleurs que la justice divine ne tarda pas à se manifester à l’encontre des sauvages bourreaux.

Saint Cyrille d’Héliopolis est commémoré le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Proterius d’Alexandrie

† 457

 

Proterius vivait en Egypte et fit partie du clergé d’Alexandrie.

En raison de son caractère doux et de toutes ses belles vertus, il reçut le sacerdoce, bien probablement des mains de s.Cyrille (v. 27 juin).

L’inconvénient de la situation fut que l’évêque, Dioscore, se montra double : d’un côté il s’attacha Proterius pour lui confier beaucoup de tâches diocésaines, de l’autre il pencha pour l’hérésie d’Eutychès, que ne partageait absolument pas Proterius.

En 451, au concile de Chalcédoine, Dioscore fut  même condamné pour ses positions, déposé et banni à Gangres (aujourd'hui Çankırı, Turquie CN). 

Pendant ce concile, ce fut Proterius qui fut chargé de diriger le diocèse, de sorte que, pour remplacer Dioscore, le choix se porta tout de suite sur Proterius. L’élection se fit presque sans difficulté, encadrée par le préfet aux ordres de l’empereur Marcien.

La difficulté vint du peuple, poussé par des agitateurs (en particulier des moines !), dont l’argument était qu’on ne pouvait élire un évêque du vivant de son prédécesseur. Ce fut au point que Proterius ne pouvait sortir sans une escorte armée. Pour en finir, le préfet fit couper les vivres à la population, en détournant le blé d’Egypte à Constantinople. L’Evangile fut vainqueur : sur les instances de Proterius lui-même en faveur de son peuple, la mesure fut annulée.

Proterius montra tout son zèle pour maintenir son peuple dans l’orthodoxie, et pour célébrer la Pâque selon la loi de l’Eglise.

L’agitation se poursuivit cependant ; un prêtre nommé Timothée Ælure et un diacre nommé Pierre Monge en furent les artisans acharnés. Ce fut au point que l’empereur dut faire chasser ce Timothée d’Alexandrie.

Mais à la mort de Dioscore, Timothée manœuvra pour se faire élire évêque, et réussit à se trouver deux évêques complaisants pour procéder à la cérémonie. Le gouverneur fit chasser Timothée, mais dut le rappeler pour éviter plus de tapage.

Chaque parti continuait donc de vivre et de célébrer les Saints Mystères, dans une communion qui sentait plutôt la plus totale désunion. Le Jeudi saint, 28 mars 457, pendant la cérémonie solennelle, toute une foule hostile envahit l’église où célébrait Proterius, qui fut massacré, piétiné et profané, puis traîné par les rues, enfin jeté sur un bûcher ; ses cendres furent dispersées au vent.

Timothée s’acharna sur le Martyre : il en raya le nom des diptyques, en brûla le trône, poursuivit toute sa famille.

Même si Proterius doit être considéré comme martyr, il n’est pas présenté comme tel dans le Martyrologe.

Saint Proterius d’Alexandrie est commémoré le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gontran, roi

532-593

 

La Bible nous offre le récit de grands personnages dont la conduite n’a pas toujours été la meilleure. Ce qui est grand en David, ce ne sont pas ses combats, mais l’humilité avec laquelle il reconnut son péché d’adultère. David, Salomon, et bien d’autres après eux, tombèrent dans le péché, mais la miséricorde de Dieu fut encore plus grande : de la lignée de David naquit le Christ notre Sauveur.

Guntramnus, Gontran en français, naquit vers 532, de Clotaire Ier et d’Ingonde, il fut donc le petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde (v. 3 juin). Il avait trois frères : Charibert, Sigebert, Chilpéric.

Lors du partage des terres de Clovis en 561, Gontran reçut le royaume d’Orléans avec la Bourgogne, et s’établit à Chalon-sur-Saône.

Sa première épouse, Veneranda, lui donna un fils, Gondebaud, qui mourut jeune et empoisonné ; sa deuxième épouse, Marcatrude, mourut après la mort de son bébé ; enfin Austrechilde lui donna deux garçons qui moururent aussi en bas âge, de la peste. Gontran épousa ensuite d’autres servantes.

En 567, il reçut une part de l’héritage de son frère Charibert, qui venait de mourir ;  en 577, il adopta le fils de Sigebert, Childebert ; on en a le texte : A cause de mes péchés, je suis demeuré sans enfants, je demande donc que ce neveu devienne mon fils.

On voit ici quels sentiments profonds animaient Gontran. Il protégea l’Eglise et garda la pureté de la foi, sans se laisser gagner par l’hérésie arienne. Il s’appuya même sur l’autorité des évêques et des conciles qu’il fit réunir, à Lyon, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Valence.

Quand son frère Chilpéric fut assassiné, il répara les violences commises par ce dernier en remettant à l’Eglise des terres, aux pauvres des aumônes.

Si Gontran tomba encore dans le péché vers la fin de sa vie, il faut convenir qu’il y eut en lui une somme de vertus suffisante pour servir de base au culte que l’Eglise lui a rendu : foi vive, grande générosité, déférence à l’égard des évêques - et aussi le don des miracles. Pécheur comme le roi David, il eut la grâce d’effacer ses fautes par ses jeûnes, ses veilles, ses larges aumônes ; la piété fut le principal fondement de sa politique ; il défendit l’Eglise jusqu’au péril de sa vie et fit respecter les canons dans l’élection des évêques.

Lors des fléaux qui s’abattirent en 580 sur ses Etats (tempêtes, incendies, inondations, tramblements de terre, l’épidémie du feu de saint Antoine), Gontran fit apporter toute l’assistance possible aux malades et aux victimes. Il invita la population à jeûner au pain et à l’eau et à se rassembler dans les églises pour implorer la miséricorde divine. Lui-même passait les nuits en prières, jeûnait, s’offrait à la justice de Dieu comme victime pour ses sujets. Sa dévotion s’accrut encore durant les dernières années de sa vie.

Un autre événement montrera encore sa magnanimité, et concernant le droit d’asile, qu’il respecta profondément. Ses généraux furent entièrement battus en 586 par les Visigoths d’Espagne, et se réfugièrent dans la basilique d’Autun. Leurs erreurs de tactique et de commandement leur méritaient des peines graves : Gontran se présenta en personne à eux, les blâma sévèrement et les menaça, mais se contenta d’en destituer quelques-uns et donna à tous la grâce de la vie.

Longue est la liste des monastères qu’il enrichit de domaines ou qu’il fonda, à Autun, Dijon, Chalon, Genève, Mâcon ; c’est lui qui donna à Colomban (v. 23 novembre) les terrains pour la fondation de Luxeuil (585), qui contribua à la création du diosèse de Saint-Jean-de-Maurienne.

Signalons aussi son amour du chant liturgique ; devant des évêques avec lesquels il partageait la table, il invita les diacres présents à chanter un psaume, vers le milieu du repas.

Saint Grégoire de Tours (v. 17 novembre), son contemporain et biographe, affirma avoir été témoin de guérisons miraculeuses opérées par Gontran en faveur de victimes du choléra.

Gontran mourut le 28 mars 592 ou 593.

En raison des douloureux événements familiaux qui marquèrent Gontran et sa parenté, on a été amené à l’invoquer pour les personnes divorcées et pour ramener la paix au milieu des querelles familiales.

De son saint corps qui était conservé à Chalon, on n’a pu sauver de la hargne des Huguenots que le crâne ; un bras, qui se trouvait en la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, disparut en 1793.

Saint Gontran est commémoré le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hilarion du Pélécète

† 754

 

Les mots français issus du grec prennent un h pour rappeler qu’en grec le même mot commençait avec un «esprit rude» ou aspiration. Actuellement la lettre h est propre au français, qui d’ailleurs ne la prononce pas. On pourrait écrire aussi bien Ilarion ; les prénoms Thérèse et Nathalie ont reçu un h qui n’a vraiment aucune justification, sinon celle de compliquer notre orthographe.

Hilarion, donc, était grec d’origine. Devenu moine, son caractère enjoué le fit désigner pour être nommé higoumène (supérieur) du monastère du Pélécète au Mont Olympe (Grèce N).

Il fit refleurir autour de lui la vie monastique.

On raconte de lui qu’il n’hésita pas, un jour, à vêtir un pauvre de l’unique habit qu’il portait, poursuivant ensuite sa route jusqu’au monastère. Mais il était tellement humble et simple, qu’il considérait son geste tout naturel.

Un autre moine, Joseph l’Hymnographe (v. 3 avril), le considère comme un martyr de l’iconoclasme, dont il souffrit beaucoup. Mais il ne semble pas qu’il soit mort en martyr.

Il y eut d’autres Hilarion, et celui-ci a été surnommé le Nouveau.

Saint Hilarion de Pélécète est commémoré le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

Etienne Harding

1060-1134

 

Le prénom de baptême d’Etienne fut certainement Stephen. Il naquit vers 1060 à Meriot (Dorset, Angleterre).

Très jeune, il fut confié à la voisine abbaye de Sherborne, dont il sortit pour pérégriner en Ecosse, puis à Paris, puis à Milan et Rome. Au retour, vers 1085, il s’arrêta à Molesme (une bonne fois pour toutes, remarquons que cette cité n’a pas d’s à la fin, contrairement à Solesmes, autre centre bénédictin).

On sait qu’à Molesme, la réforme voulue par saint Robert fut difficile (v. 17 avril). Quand ce dernier préféra partir, Albéric (v. 26 janvier) partagea avec Etienne le gouvernement de l’abbaye. Ils partirent eux-aussi, mais les moines les rappelèrent tous les trois - pour un temps seulement. C’est alors qu’eut lieu la fondation de Cîteaux, en 1098.

Dès 1099, Robert dut à nouveau obéir et revenir à Molesme. A Cîteaux, Albéric fut abbé et Etienne prieur. Quand Albéric mourut (1109), Etienne s’éclipsa pour éviter d’être élu abbé, mais unanimement les moines l’élurent comme successeur d’Albéric, donc comme troisième abbé de Cîteaux.

Etienne imposa la pauvreté réelle, excluant l’or et l’argent (sauf peut-être pour les calices et le chalumeau servant à la communion sous les deux Espèces. Il pria le seigneur Eudes de ne point paraître à l’abbaye avec toute sa cour d’élégances - ce que l’intéressé prit très mal, et il retira à l’abbaye ses munificences.

Sans s’inquiéter de cette extrême indigence, Etienne manda un des frères au marché de Vézelay, avec trois pièces de monnaie, tout ce qu’il lui restait. La Providence conduisit justement ce frère auprès d’un mourant de Vézelay, qui lui paya tout le nécessaire pour subvenir aux nécessités de l’abbaye.

Il y eut d’autres difficultés : les monastères alentours critiquèrent l’œuvre d’Etienne, le taxant de novateur et peut-être même de schismatique. Plusieurs frères moururent… Avait-il vu juste ? Dieu permit qu’un des moines défunts lui apparût quelque temps après sa mort ; il le consola et le rassura : il y aurait bientôt une foule de moines autour d’Etienne. Effectivement, c’est en 1112 que vint frapper un certain Bernard avec vingt compagnons, ce Bernard qui, de Clairvaux, allait remplir l’Europe de sa parole douce, théologique et mariale (v. 20 août).

Dès lors, Cîteaux eut d’autres abbayes-filles : La Ferté, Pontigny, Clairvaux, Morimond, qui essaimèrent à leur tour. Du vivant même d’Etienne, il se fonda soixante-dix abbayes cisterciennes.

Etienne organisa un chapitre annuel pour veiller au maintien de la Règle. Il visita tous les monastères. En 1119, le pape approuva les constitutions : la Charte de Charité, qui expose les premières coutumes de l’Ordre, est généralement considérée comme l’œuvre d’Etienne, la règle d’or de Cîteaux.

De ses voyages à Milan et Rome, puis à Metz, Etienne avait rapporté une grande quantité de documents originaux, d’hymnes, d’antiennes, de mélodies. Il écrivit que ce sont ces hymnes ambrosiennes que notre bienheureux père et maître Benoît nous invite à chanter dans sa règle.

Les copistes de Cîteaux transcrivirent, sous la vigilance d’Etienne, la Bible de Cîteaux, qui reprend le texte  biblique latin de saint Jérôme (v. 30 septembre), complété des versions connues de l’hébreu, après consultation de divers rabbins. Ces précieux parchemins, enluminés dans un style tout cistercien, se trouvent à la Bibliothèque de Dijon.

Avec Bernard, Etienne participa au concile de Troyes, où fut reconnu l’Ordre des Templiers (1128) ; en 1132, il rencontra encore le pape en visite en France.

Avant de conclure, signalons qu’Etienne fut favorisé de plusieurs apparitions de la Très Sainte Vierge.

Les  yeux fatigués d’Etienne ne lui permettaient plus de conserver sa place. En 1133, il démissionna et mourut saintement l’année suivante, le 28 mars 1134.

Sa canonisation date de 1623.

 

 

Conone Navacita de Naso

1139-1236

 

On sait qu’il naquit le 3 juin 1139 à Naso (Messina, Sicile), d’Anselmo Navacita et Claudia (ou Apollonia) Santapau, de riches propriétaires. Son nom de baptême fut Conone, mais les habitants l’ont communément appelé Cono.

Il était seul héritier de ses parents, mais à quinze ans, il alla frapper à la porte des Pères basiliens, non loin de Naso.

Après avoir donné toutes les preuves de son attachement à la Règle, à la pratique de toutes les vertus, il fut envoyé à Fragalà, où il connut s. Lorenzo Ravì (v. 30 décembre).

C’est là que les Supérieurs le jugèrent parfaitement digne de recevoir le Sacerdoce et Conone fut ordonné.

Il obtint cependant de pouvoir vivre comme anachorète dans la grotte de Rocca d’Almo : là, il dégustait des herbes sauvages, dormait confortablement sur la terre nue, et priait jour et nuit.

Durant une absence prolongée de l’abbé, il fut appelé à le remplacer puis fut même élu abbé, malgré son jeune âge.

Mais les bons moines n’avaient pas vraiment besoin de lui, tant ils cultivaient tous l’amour de Dieu et de la sainteté. Conone obtint la permission de partir en pèlerinage à Jérusalem.

A son retour, il apprit la mort de ses deux parents. Il vendit alors tout l’héritage qui lui revenait, le donna aux pauvres, passa au monastère et se retira à nouveau dans sa grotte.

Sa retraite fut à nouveau tourmentée par une pénible calomnie lancée contre lui. Une jeune fille du pays en effet, tombée dans le péché, accusa Conone d’être responsable de sa chute. On vint arrêter l’innocent anachorète, on le jugea et on le condamna à être fouetté, nu, sur la place publique. Mais quand on aperçut le corps malingre, couvert de plaies, déchiré par le cilice, on acclama l’innocence de Conone et on le raccompagna à sa grotte, au milieu des cris de joie des habitants.

Conone mourut à quatre-vingt dix-sept ans, toujours à Naso, le Vendredi saint 28 mars 1236 et, malgré ce jour, les cloches se mirent à sonner d’elles-mêmes. Quand les habitants vinrent voir ce qui s’était passé dans cette grotte, ils virent Conone, mort, immobile, dans un état extatique et soulevé de terre.

Saint Conone mit en déroute des Turcs au début du 16e siècle, en apparaissant en face d’eux, portant la Croix et la Bible, les deux Réalités qu’ils refusent ; localement on le fête aussi le 5 mars et le 28 décembre, jours anniversaires de deux tremblements de terre (1823 et 1906).

On invoque saint Conone pour les maux d’oreilles et de nez. La ville de Naso a ajouté dans son blason ces organes, et les habitants ont coutume de répéter : Il faut avoir un bon nez, bien écouter et parler peu».

Le Martyrologe commémore saint Conone, Conus en latin, au 28 mars.

 

 

Antonio Patrizi de Monticiano

1280-1311

 

Antonio naquit le 17 janvier 1280 à Sienne (Toscane, Italie C), de Pietro et Ginevra, de famille noble romaine, qui lui donnèrent au baptême le nom du Saint du jour, Antoine ermite.

Obéissant à ses parents, sensible aux nécessités des pauvres, très dévôt envers la Sainte Vierge, il fut confié à sept ans aux Dominicains.

A douze ans, il se consacra à Dieu et à la Reine des Anges ; il savait déjà à cet âge se priver pour donner  aux pauvres son repas ou son habit. C’étaient parfois papa et maman qui n’étaient pas très satisfaits…

Un 24 décembre, dans l’église où il était en prière, il eut l’inspiration divine de se rendre le lendemain à l’hôpital. Il y rencontra Pietro Piccolomini, qui l’engagea à l’accompagner jusqu’à l’ermitage de Lecceto.

L’histoire ne dit pas comment s’y prit Antonio pour convaincre les parents, mais le fait est que dès le lendemain, 26 décembre, il quittait la maison familiale et rejoignait Lecceto, chez les Ermites de Saint-Augustin, où il commença sans tarder le noviciat.

Au terme du noviciat, Antonio fut envoyé à Monticiano, qui allait être sa ville adoptive. Il y fut aussi nommé prieur.

Dans le monastère, il était assidu aux offices et aux travaux, à l’extérieur, il prêchait, convertissait pécheurs et mécréants, et soulageait les pauvres.

En 1311, il alla trouver un ami, pieux ermite, nommé Pietro de Collegonzi. Au retour, il succomba à la fatigue et à la maladie et mourut vers minuit du 23 avril 1311.

Peu de temps après ses funérailles, on vit des lys blancs fleurir sur sa tombe et l’on trouva son corps incorrompu.

Antonio fut béatifié en 1804.

Malgré la date de sa mort, sa fête se célèbre le 28 mars, son dies natalis au Martyrologe.

 

 

Jeanne-Marie de Maillé

1331-1414

 

Jeanne-Marie naquit au château de La Roche (Tours, Indre-et-Loire), fille d’Hardouin et de Jeanne de Montbazon.

A onze ans, elle eut une apparition de Notre-Dame, qui lui recommanda de méditer souvent sur la Passion du Christ. Elle se donna alors entièrement à Dieu.

La maladie l’attaqua : sa mère fit alors un vœu à saint Jacques (l’apôtre, vénéré à Compostelle) et Jeanne guérit.

Après la mort de son père, elle chercha à imiter Jésus-Christ de plus en plus intensément.

Et voilà qu’on voulut la marier, en 1346, à un certain Robert de Sillé. Jeanne le connaissait depuis l’enfance, car elle lui avait sauvé la vie en le tirant de la noyade par ses prières. Se marier n’était pas du tout conforme au vœu de Jeanne, mais humblement elle se soumit, redoublant de prières. Celles-ci furent suffisamment efficaces pour convaincre Robert de vivre dans la continence totale avec son épouse.

Ce jeune seigneur devait bientôt se signaler lors de la bataille de Poitiers (1356), où une blessure le rendit boîteux plusieurs années ; fait prisonnier par les Anglais ou leurs alliés, il devait payer une énorme rançon et, pour s’en acquitter, vendre toutes ses propriétés ; les deux époux furent ruinés totalement et voués à la misère. Robert mourut peu après sa délivrance en 1362 ou 1363. Cette union avait duré quinze ans.

Les parents de Robert ne tardèrent pas à rendre Jeanne responsable de la perte de leurs biens et l’expulsèrent du château de Silly.

Réduite à mendier, Jeanne se retira dans une chaumière à Tours, non loin de la basilique Saint-Martin. Elle suivait l’office nuit et jour, et occupait son temps aux bonnes œuvres, visitant les malades et les lépreux. L’un de ceux-ci guérit par son intervention.

En même temps, elle s’imposait de fortes pénitences, avec ceintures de fer, cilices, disciplines ; inutile de dire qu’elle mangeait peu, réduite à une telle pauvreté ; en plus de ses mortifications, elle avait encore le «luxe» de dormir sur la dure, à même le sol.

Elle guérit d’une grave maladie et, en reconnaissance, alla trouver l’archevêque de Tours, entre les mains duquel elle fit vœu de chasteté perpétuelle, et alla dans sa propre famille pour remettre à ses proches tout ce qui pouvait lui rester comme possessions.

Les religieuses de l’hôpital la reçurent et lui confièrent le soin de quelques malades (surtout les cas les  plus difficiles), mais des personnes jalouses obligèrent les religieuses à la renvoyer ; ce fut la même chose chez les religieuses de Beaumont. Jeanne trouva un ermitage à Planche les Vaux, où elle resta quelques années, jusqu’en 1386.

La dernière partie de sa vie se passa à Tours, dans un petit réduit adossé au couvent des Cordeliers, comme s’appelaient les Franciscains Observants en France. Si elle put y trouver une relative tranquillité, elle ne diminua pas ses austérités.

Repoussée par ses proches, elle fut en revanche consultée par beaucoup de personnalités, jusqu’à Angers, à Paris et à la cour du roi. Jeanne s’offrit particulièrement aussi pour faire cesser le schisme d’Occident ; elle apprit ainsi par révélation que le schisme cesserait. Ses prières obtinrent de nombreuses conversions.

Elle obtint du roi la libération des prisonniers de Tours et, comme le ministre tardait à obéir aux ordres royaux, elle fit ouvrir les portes de la prison par sa prière. Elle obtint même la non-exécution d’un condamné à mort et sa libération totale.

Elle annonça la venue du roi Charles VI à Tours, et convainquit les belles dames de la cour à renoncer à leurs beaux atours.

En 1412, Jeanne obtint encore une grâce extraordinaire : dans son désir extrême de subir le martyre par amour pour Notre-Seigneur, et méditant dans une église de Châtellerault sur le martyre de saint Etienne (v. 26 décembre), elle obtint de recevoir une grêle de pierres «mystiques», qui ne la blessèrent pas, mais lui causèrent une intense sueur sur tout le corps.

Elle mourut peu après, le 28 mars 1413 : elle avait quatre-vingt deux ans.

L’enquête en vue de sa béatification commença très vite, mais fut retardée par les événements d’Avignon et de Rome ; en 1562, les Huguenots profanèrent la tombe de Jeanne-Marie : il n’en resta que quelques ossements ; en 1791, l’église où ils se trouvaient fut dévastée puis démolie.

Le culte rendu à Jeanne-Marie se perpétua ; il fut reconnu en 1871 et la bienheureuse Jeanne-Marie est commémorée au Martyrologe le 28 mars.

 

 

Christopher Wharton

1545-1600

 

Né avant 1546 à Middleton (Yorkshire), Christopher, jeune frère de Thomas, était le fils d’Henry Wharton et d’Agnes Warcop.

Il étudia au Trinity College d’Oxford, prit ses grades en 1564 et devint Compagnon.

En 1583, on le trouve au Collège anglais de Reims, où il reçoit le sacerdoce en 1584 et où il continue des études jusqu’en 1586.

A cette date, il quitte Reims avec un collègue, Edward Burden (v. au 29 novembre).

On ne connaît pas exactement ses activités une fois revenu en Angleterre, mais le juge de son procès affirma l’avoir rencontré à Oxford après 1596.

Christopher fut arrêté en 1599 chez Madame Eleanor Hunt et tous deux furent enfermés au York Castel, où on leur imposa des sermons de teneur protestante.

Christopher et Eleanor passèrent en jugement début 1600. Le prêtre fut condamné pour haute trahison, sa protectrice (qui mourut en prison), pour crime (de catholicisme). Ils refusèrent la liberté qu’on leur proposait s’ils acceptaient de se conformer (à la religion d’Etat).

Le bienheureux Christopher fut exécuté à York le 27 mars 1600.

Il aurait été béatifié en 1987 et le Martyrologe le mentionne comme Bienheureux. Mais la Catholic Encyclopedia  le réfère seulement comme Vénérable.

 

 

Renée-Marie Feillatreau

1751-1794

 

Renée-Marie était née le 8 février 1751 à Angers (Maine-et-Loire).

Ayant épousé le sieur Dumont, elle avait élevé dix enfants, puis fut veuve.

Admirable chrétienne, elle rendait de grands services à l’Eglise. Son attachement aux pauvres et aux prêtres réfractaires, au nom de la foi chrétienne, ne fait aucun doute.

Le 5 décembre 1793, elle se trouvait dans la maison d’un chanoine de la cathédrale d’Angers, qui avait péri dans les noyades de Nantes.

C’est là qu’elle fut arrêtée et internée au château.

Le 18 mars suivant, elle comparut devant le Comité révolutionnaire, qui s’était installé dans les locaux de l’évêché. Elle déclara alors qu’elle préférait mourir que renoncer à sa religion.

Le 28 mars 1794, elle fut traduite devant la Commission militaire, qui la condamna à mort.

Elle fut guillotinée le jour même.

Renée-Marie fut béatifiée en 1984.

Józef Sebastian Pelczar

1842-1924

 

Józef Sebastian Pelczar naquit le 17 janvier 1842, dans la petite ville de Korczyna (Krosnoa), au pied des Carpates (Pologne). Il y passa son enfance, en grandissant dans l’atmosphère de piété propre à l’ancienne Pologne, entouré de ses parents, Wojciech et Marianna née Miesowicz. 

Il débuta sa scolarité à l’école populaire de Korczyna, et après deux années, remarquant les prédispositions exceptionnelles de l’enfant, ses parents l’envoyèrent à l’école principale de Rzeszow, puis au collège-lycée de cette ville.

Tandis qu’il était encore au collège, Józef Sebastian décida de se consacrer au service de Dieu. Nous pouvons lire dans ses mémoires : Les idéaux terrestres se fanent. Je vois l’idéal de la vie dans le sacrifice, et l’idéal du sacrifice – dans le sacerdoce

Après le collège, il fut admis au Petit séminaire puis, en 1860, commença des études de théologie au Grand séminaire de Przemysl.

Ordonné prêtre en 1864, il travailla pendant un an et demi comme vicaire à Sambor. 

Envoyé à Rome pour continuer ses études (1866-1868), il fréquenta le Collegium Romanum (l’actuelle Université Grégorienne) et l’Institut Saint-Apollinaire (l’actuelle Université du Latran). Il en retira un savoir approfondi et surtout un amour indéfectible pour l’Eglise et son chef visible, le Pape. 

Peu après son retour au pays natal, on lui confia un poste de professeur au Grand séminaire de Przemysl, puis durant vingt-deux ans à l’université Jagellone à Cracovie. En sa qualité de professeur et de doyen de la faculté de théologie, il fut unanimement considéré comme un homme cultivé, un organisateur remarquable, proche de la jeunesse. Pour lui exprimer sa reconnaissance, l’université de Cracovie l’éleva à la dignité de recteur de l’Almæ Matris (1882-1883).

Pour accomplir son idéal de prêtre et de Polonais œuvrant avec piété pour son peuple, l’abbé Pelczar, outre son activité scientifique, se dépensa sans compter en faveur de l’action sociale et caritative. Il fut membre actif de la Société Saint-Vincent de Paul, et président de la Société de l’Instruction Populaire. Durant les seize années où il occupa cette fonction, la Société créa plusieurs centaines de bibliothèques, dispensa des cours gratuits, diffusa dans le peuple plus de cent mille livres et ouvrit une école pour jeunes filles au pair. 

En 1891, l’abbé Pelczar fonda la Confrérie de Marie Immaculée Reine de Pologne. Il lui assigna une double tâche, religieuse, mais aussi sociale : apporter aide et protection aux artisans, aux pauvres, aux orphelins et aux employées de maison (avec une attention spéciale pour les malades et les chômeurs).

Discernant dans les problèmes de son époque des appels de Dieu, et pour y répondre, il fonda en 1894, à Cracovie, la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus pour propager le Royaume de l’Amour du Sacré-Cœur. Il voulait que les Sœurs fussent signe et instrument de cet Amour auprès des jeunes filles, des malades et de toute personne en détresse morale et matérielle.

En 1899, il fut nommé évêque auxiliaire puis, un an plus tard, évêque du diocèse de Przemysl. Il choisit pour devise : Tout pour le Très Saint Cœur de Jésus à travers les mains immaculées de la Très Sainte Vierge Marie. Durant les vingt-cinq années de son épiscopat, il demeura un pasteur ardent, soucieux du bien des âmes qui lui étaient confiées.

Malgré sa santé précaire, Mgr Pelczar se consacra sans relâche à l’activité religieuse et sociale. Pour encourager les fidèles à réveiller en eux-mêmes l’esprit de foi, il visitait souvent les paroisses et veillait particulièrement à élever le niveau moral et intellectuel du clergé. 

Il donnait d’ailleurs lui-même l’exemple d’une profonde piété, qui s’exprimait par sa dévotion personnelle au Sacré-Cœur de Jésus et à la Mère de Dieu. Adorateur fervent du Saint-Sacrement, il encourageait les fidèles à participer à l’adoration eucharistique. Pour faciliter leur participation, il fit ouvrir les églises plus longtemps dans la journée. Grâce à ses efforts, de nouvelles églises et chapelles furent édifiées, d’autres furent restaurées. Malgré un contexte politique défavorable, il réunit trois synodes diocésains, qui donnèrent une assise juridique à ses différentes initiatives, les rendant solides et durables.

Monseigneur Pelczar, sensible aux besoins de ses fidèles, entoura d’une grande sollicitude les personnes les plus démunies de son diocèse. Parmi ses nombreuses initiatives, il faut citer des garderies pour les enfants, des cuisines populaires, des foyers pour les sans-abri, des écoles ménagères pour les jeunes filles, des études gratuites dans les séminaires pour les garçons issus de familles pauvres. Il dénonçait le sort malheureux des ouvriers et se préoccupait des problèmes causés à l’époque par l’émigration et l’alcoolisme. Dans ses lettres pastorales, publications et discours, il préconisait le respect scrupuleux des directives du pape Léon XIII, consignées dans ses encycliques sociales.

Comblé par Dieu de grands talents, il ne les gaspilla pas, mais les multiplia et les fit croître. On retiendra, pour preuve de son inlassable activité, son œuvre imposante d’écrivain, qui comprend des ouvrages théologiques, historiques, des traités de Droit Canon, des manuels et des livres de prières, ainsi que des lettres pastorales, des discours et des homélies.

L’abbé Antoni Bystrzonowski, ancien élève et remplaçant de l’abbé Pelczar comme professeur à la chaire universitaire, le jour de ses obsèques déclara à son sujet :

Le défunt évêque de Przemysl réunissait en sa personne les plus belles qualités et les plus grands talents propres à l’épiscopat. (Il a montré) un zèle pastoral inlassable, un esprit d’initiative énergique dans l’action, la lumière d’une grande science et une sainteté de vie sans doute plus grande encore, mais, par dessus-tout, il demeure l’exemple et le modèle d’un travailleur exceptionnel, accomplissant son labeur avec une ardeur toujours nouvelle

Monseigneur Pelczar mourut dans la nuit du 27 au 28 mars 1924.

 

Les reliques du bienheureux Józef Sebastian reposent dans la cathédrale de Przemysl. A Cracovie, le bienheureux Józef Sebastian est particulièrement vénéré dans l’église des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, dans une chapelle qui lui est consacrée. 

Józef Sebastian a été béatifié en 1991, puis canonisé en 2003.

Le Martyrologe Romain commémore saint Józef Sebastian au 28 mars. Mais cette date coïncidant toujours avec le temps du Carême et même parfois de la Semaine Sainte, on célèbre en Pologne la fête liturgique au 19 janvier.

 

 

Jean-Baptiste Malo

1889-1954

 

Jean-Baptiste naquit le 2 juin 1889 à La Grigonnais (Loire Atlantique), de fermiers modestes, et fut baptisé le jour-même.

C’est dans la commune voisine de Vay, qu’il reçut son éducation et sa formation.

En 1928, il entra aux Missions Etrangères de Paris et fut ordonné prêtre en 1934.

Sa première mission fut à Lanlong (Anlong, Guizhou, Chine), où il apprendra le chinois auprès d’un autre missionnaire, le père Pouvreau.

Le père Malo visita inlassablement les communautés chrétiennes, menacées par les troupes communistes et qui n’avaient pas revu de prêtres parfois depuis vingt ans. Il fonda quatre écoles.

En 1951, arrivèrent les communistes. Le père Malo fut une première fois arrêté et expulsé de Chine.  Il étaitt déjà très affaibli et malade, et dut aller se reposer à Hong-Kong, puis en France ; revenu au Laos, il fut affecté à la mission de Thakhek.

Après la proclamation de l’indépendance du Laos, les troupes viêt-minh communistes envahiront peu à peu le pays ; le père Malo sera contraint de se réfugier vers Paksé, au sud.

Le 15 février 1954, le père Malo tombera dans une embuscade ; arrêté, brutalisé, interrogé, il fut acheminé vers un «camp de rééducation», où il ne pourra arriver, épuisé de faim et de mauvais traitements.

Le 28 mars 1954, troisième dimanche de carême, s’acheva son chemin de croix. Enterré de façon sommaire, son corps fut transféré en 1999 à la paroisse de Vĩnh Hi (Vũ Quang, Hà Tĩnh, Vietnam).

Le père Jean-Baptiste Malo a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 28 mars dans le Martyrologe Romain.

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