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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 00:00

29 MARS

 

II.

S Eustasius, évêque à Naples.

IV.

Ss Jonas et Barachise, deux frères qui visitaient les chrétiens en prison, horriblement torturés à Hubaham.

S Marcos, évêque à Aréthuse ; un moment arien par faiblesse, il confessa la foi orthodoxe malgré les tourments des ariens.

S Marc, ermite grec en Ethiopie ou en Libye, mort à cent-vingt ans.

?

Ss Pasteur et Victorin, martyrs à Nicomédie.

V.

Ss Armogastus, Archinimus et Saturninus, intendant royal, torturés près de Carthage par les Vandales qui, pour ne pas en faire des martyrs glorieux, ne les firent pas mourir, mais ils furent quand même honorés comme tels.

Ste Gladys (Gwladys), galloise, fille du roi de Brecknock, épouse de s. Gondlée, ci-après. 

S Gondlée (Gundleus, Gwynllyw), gallois, époux de ste Gladys, père de s. Cadoc.

VII.

Ss Firmin, Aule, Eumaque et Longin, quatre évêques à Viviers ; Aule était le fils de Firmin, très cultivé et éloquent.

VIII.

S Juéry, évêque à Sens.

IX.

S Eustathe, évêque à Brousse, exilé à cause de l’iconoclasme.

XI.

B Stephanus X, pape (1057-1058) : ancien moine au Mont Cassin, il combattit l’incontinence des clercs, il substitua le chant romain à l’ambrosien ; il n’est pas sûr qu’il ait été béatifié.

XII.

Ste Diésnode, moniale puis recluse à Wessobrunn.

B Berthold, croisé limousin, moine au Mont-Carmel où son frère, patriarche à Antioche, l’établit prieur.

S Guillaume Tempier, abbé augustin et évêque à Poitiers.

XIII.

S Ludolf, prémontré, évêque à Ratzeburg, honoré comme martyr à cause des mauvais traitements reçus du duc de Saxe.

XVI.

B John Hambley, prêtre anglais martyr près de Salisbury, béatifié en 1987.

Eustasius de Naples

3e siècle

 

Des douze premiers évêques de Naples, tous saints, Eustasius fut le septième.

Le premier titulaire de ce siège ayant vécu au 2e siècle, Eustasius peut assez probablement être situé au 3e siècle.

Le culte qu’on lui témoignait fut confirmé assez récemment, au dix-neuvième siècle.

Saint Eustasius de Naples est commémoré le 29 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcos d’Aréthuse

† 362

 

Sous Constantin (306-337), Marcos fut élevé au siège épiscopal d’Aréthuse (auj. al-Rastan, Homs, Syrie).

Quand les frères de Constantin éliminèrent toute la parenté de celui-ci pour accaparer le pouvoir, Marcos sauva de la mort les deux petits frères, Gallus et Julien, sans se douter que ce dernier allait devenir son propre persécuteur.

Le premier gros problème de Marcos fut doctrinal : par faiblesse plus que par conviction, il se trouva dans les rangs des ariens, sans l’avoir vraiment voulu. Pendant des années il fut considéré comme semi-hérétique. Le fait est que, au concile de Sirmium (359), sa formule théologique ne fut toujours pas acceptée. Mais ensuite, il cessa toute connivence avec les ariens et fut toujours du côté des «orthodoxes».

A partir de 361, sa position devint précaire par l’attitude de l’empereur Julien l’Apostat, qui décida de rétablir le paganisme en combattant violemment le christianisme. Lui qui, lecteur, avait proclamé la Parole de Dieu dans l’Eglise, s’opposa désormais à la Parole de Dieu avec une haine farouche.

Dans Aréthuse, Marcos avait fait abattre un temple païen, mais il dut s’enfuir lorsque parurent les décisions de l’empereur. Cependant, apprenant que son clergé et ses fidèles étaient arrêtés en grand nombre, il revint dans sa ville pour exprimer à son troupeau ses encouragements. Puis il se livra de lui-même aux persécuteurs.

On voulut lui arracher la promesse de faire reconstruire le temple païen ; peine perdue ! On le tortura horriblement : ce furent les bourreaux qui se lassèrent, finissant par admirer la constance du vieillard. Même le préfet s’adressa à Julien : Tu n’as pas honte de voir que nous sommes vaincus par ce vieillard qu’il ne serait vraiment pas glorieux de vaincre ?

Julien laissa faire. Marcos fut relâché. Son exemple et sa parole continuèrent de convertir des païens. Il acheva ses jours dans la paix, en 364.

S.Grégoire de Nazianze (v. 25 janvier) le qualifia d’homme remarquable et très saint vieillard, expression reprise dans le Martyrologe. Certains l’ont, à juste titre, considéré comme martyr.

Saint Marcos d’Aréthuse est commémoré le 29 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Armogastus, Archinimus, Saturninus en Afrique

† 462

 

Quand le roi des Vandales Genséric († 477) repassa d’Espagne en Afrique (429), il se mit à persécuter les Chrétiens avec rage. Lui-même partisan des ariens, il est soutenu sur place par les donatistes qui ne demandent pas mieux de se débarrasser des Chrétiens fidèles à Rome. Les localités où prédomine le catholicisme romain, voient leurs murs abattus ; l’épiscopat catholique est violemment persécuté ; l’Eglise subit des déportations massives, sans parler des horribles tortures.

En 431, Hippone, le siège de s.Augustin (v. 28 août), est prise ; Carthage en 439 ; en 442, Genséric est maître absolu dans toute l’Afrique du Nord, ces régions qui seraient aujourd’hui le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye. En 455, c’est le sac de Rome et l’invasion de la Corse et de la Sardaigne.

Venons-en ici à nos trois martyrs.

  • Armogastus, un comte (certains en ont fait même un évêque) fut la proie des bourreaux. On lui serra les jambes et le front avec des cordes, mais en élevant les yeux pour invoquer la force de Dieu, il desserrait ces cordes, comme si elles n’existaient pas. On suspendit Armogastus par un pied et, impatient, le fils de Genséric ordonna de le décapiter. Mais un prêtre arien qui se trouvait là, voulant empêcher Armogastus de mériter la couronne glorieuse de martyr, suggéra de l’envoyer plutôt aux mines de Byzacène : en réalité, on l’envoya garder les vaches près de Carthage. C’est là qu’il mourut.
  • Archinimus, originaire de Mascula (Numidie, auj. Khenchela, Algérie), fut également insensible aux invitations et aux tortures qu’il subit. Le roi, qui ne voulait pas lui faire l’honneur d’être un glorieux martyr, demanda aux bourreaux d’alléger seulement les tortures, mais les Chrétiens l’honorèrent également comme martyr.
  • Saturninus était l’intendant de la maison d’Hunéric. On sut qu’il combattait l’arianisme avec énergie. On chercha à le faire apostasier par des promesses d’abord, par des menaces ensuite, par les suppliques enfin de son épouse et de ses enfants, rien n’y fit ; on lui retira tous ses biens, on lui fit subir divers supplices et on finit par le chasser, avec ordre de ne pas paraître en public. On ne sait même pas où et quand il mourut, abandonné, pauvre, mais riche de sa fidélité à Dieu.

Les trois Martyrs dont on vient de parler, moururent bien probablement en 462, mais pas le même jour, comme on s’en rend compte. Ayant été associés dans la mort dans des circonstances similaires, ils furent par l’Eglise unis en une même commémoration, et avec le titre de martyrs, que leur fidélité leur avait bien mérité.

Saints Armogastus, Archinimus, Saturninus sont commémorés le 29 mars dans le Martyrologe Romain.

Stephanus X, pape

1057-1058

 

Frédéric de Lorraine était le fils de Gozelon 1er et Junca. Il avait un frère aîné, dont le petit-fils serait Godefroy de Bouillon.

Frédéric fut à l’école Saint-Lambert de Liège, où il devint chanoine puis archidiacre.

De passage, le pape Léon IX (voir au 19 avril) le remarqua, en fit son chancelier à Rome, et l’envoya auprès de Michel Cérulaire à Constantinople, pour traiter de la réunion de l’Eglise grecque à l’Eglise latine. Malheureusement, la mission échoua, et Léon IX était mort au retour de Frédéric (1054).

Ce dernier alla alors frapper au Mont-Cassin, dont il devint abbé (1057). Le nouveau pape, Victor II, heureux de ce choix, compléta l’élection en créant aussi Frédéric cardinal.

En juillet 1057, Frédéric prenait possession de son titre à Rome, lorsqu’on annonça la mort du pape Victor II. On le consulta pour le nouveau pape : il donna cinq noms, mais le clergé se prononça unanimement pour Frédéric lui-même, à qui on imposa le nom de Stephanus, car on fêtait saint Stephanus 1er ce 2 août 1057.

On admet qu’en français, c’est le nom d’ Etienne qui prévaut, mais en Italie, c’est plutôt Stefano. Les papes ne se sont jamais appelés Etienne, ni Stéphane.

Le nouveau pape, donc, s’appelait Stephanus X. 

En réalité : Stephanus «IX ou X». Pourquoi ? c’est que le deuxième pape de ce nom, Stephanus II, mourut trois jours après son élection (752), sans avoir été sacré. Certains le comptent au nombre des papes, d’autres non. La question n’a jamais été tranchée officiellement, quoiqu’il n’y ait fondamentalement aucun problème : le pape est élu dès lors qu’il accepte le choix émis par les cardinaux. Stephanus II était donc pape à tous les effets.

Stephanus, donc, fut sacré le 3 août 1057. Mais il était toujours abbé du Mont-Cassin, où il se rendit de décembre à février. 

Au Mont-Cassin, il s’en prit aux abus de propriété qui s’y étaient introduits depuis quelques temps. Il remplaça le chant ambrosien par le chant romain. Gravement malade, il y fit élire son successeur, le moine Didier.

A Rome, il combattit énergiquement l’incontinence des clercs, et interdit aux fautifs de célébrer la messe. Il créa cardinal Pier Damiani, le menaçant même d’excommunication s’il n’acceptait pas cette dignité (voir au 21 février). 

Il fit une nouvelle tentative de réunification des Eglises grecque et latine, qui n’eut pas le temps d’aboutir, car ce pontificat allait bientôt se terminer.

Stephanus en effet, pressentit sa fin prochaine. Durant un voyage en Toscane, il mourut le 29 mars 1058 à Florence, où il fut enterré.

Près de son lit de mort accourut Hugues, l’abbé de Cluny (voir au 29 avril), qu’il estimait particulièrement.

Son pontificat avait duré neuf mois et vingt-huit jours.

Des miracles avenus sur son tombeau l’ont fait béatifier dans les livres de l’Ordre bénédictin, mais il n’est pas inscrit dans le Martyrologe romain.

Ce fut Nicolas II qui lui succéda.

 

 

Berthold de Solignac

1155-1195

 

D’après la tradition, Berthold naquit vers 1155 à Limoges. Son frère (ou son oncle) s’appelle Aymeric de Malifaye et deviendra patriarche d’Antioche.

Berthold participa à la croisade et fit le vœu d’entrer en religion en cas de victoire sur les Sarrazins. Effectivement, rescapé après une bataille, il fut admis au Mont-Carmel, vers 1155.

En 1170, le patriarche Aymeric visita le monastère en qualité de légat pontifical, et traça aux religieux une nouvelle règle ; Berthold fut nommé prieur à l’unanimité.

C’est lui qui dédia la communauté à Marie, Mère de Dieu, et l’église au prophète s.Elie (v. 20 juillet).

Berthold restera prieur jusqu’à la fin de ses jours. Il mourut saintenant le 29 mars 1195. 

Son culte fut approuvé une première fois en 1564, puis en 1609. Malgré quelques incertitudes dues à d’éventuels homonymes, le Martyrologe retient le bienheureux Berthold au 29 mars.

 

 

Guillaume Tempier

† 1197

 

Guillaume entra jeune encore chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin à Poitiers et y fit la profession.

Sa piété le fit élire abbé de la communauté ; puis sa profonde intégrité l’indiqua pour le siège épiscopal de Poitiers en 1184. 

Ferme et zélé, il défendit les droits de son Eglise contre les seigneurs, corrigea les abus et édifia par ses exemples.

Il fut en correspondance avec le pape Lucius III, dont on conserve une copie de la lettre à Guillaume, de 1185, conservée à la bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris. Ce devait être un des derniers actes du pape, qui mourut précisément le 25 novembre 1185

Après sa mort, le 29 mars 1197, Guillaume fut enterré dans l’église de Saint-Cyprien. Des miracles opérés à son tombeau le firent honorer comme un saint. 

Le Martyrologe mentionne effectivement saint Guillaume au 29 mars.

 

 

Ludolf de Ratzeburg

† 1250

 

Ludolf était membre de l’Ordre de Prémontré, chanoine à la cathédrale de Ratzeburg : voilà tout ce qu’on sait du début de sa vie.

En 1236, il fut nommé évêque de Ratzeburg, ce qui peut laisser supposer qu’il naquit, au plus tard, au tout début du 13e siècle, ou plutôt à la fin du précédent.

Avec les confrères de chapitre, il exigea un style de vie très strict, au point qu’on donna à ce chapitre le nom de prison de l’Ordre ! 

En 1237, il procéda à la fondation d’un monastère de Bénédictines à Rehna.

A partir de 1247, et au nom du pape, il dut résister aux prétentions du duc de Saxe, Albrecht, qui en vint même à mettre en prison le prélat. Dans ces conditions, on imaginera les outrages et les mauvais traitements que Ludolf y subit  et ce, pendant trois années. Quand il fut enfin libéré, le comte de Meklenburg lui assura une retraite chez les Franciscains de Wismar, mais Ludolf, trop épuisé, mourut peu après, le 29 mars 1250.

Le Martyrologe mentionne saint Ludolf comme martyr, au 29 mars.

 

 

John Hambley

1560-1587

 

 John Hambley porta aussi le nom de Tregwethan. 

Né à Bodmin (Cornouaille, Angleterre) vers 1560, d’une respectable famille, il fréquenta diverses écoles et étudia le latin.

Il passa au catholicisme en 1582, en lisant des livres du père Robert Persons. Ce dernier (1546-1610) était un prêtre jésuite anglais, très actif en Angleterre, en Espagne, en France et en Italie : il prit plus tard le nom de Parsons.

John, donc, décida à la Noël 1582, de ne plus assister aux offices protestants mais, pour éviter la prison, s’en vint à Londres. Il séjourna à Smithfield, où il rencontra d’autres prêtres. Sa conversion fut totale.

Il résolut de passer au Collège anglais de Reims et quitta l’Angleterre en mai 1583. De Dieppe, il rejoignit Rouen, Paris, et arriva à Reims le 28 mai 1583.

Dès 1584, il reçut les ordres mineurs à Reims, des mains du Cardinal de Guise, fut ordonné prêtre à Laon en septembre et repartit en avril 1585, déguisé en domestique, avec deux autres prêtres, Morris Williams et James Clayton. 

James acosta à Newcastle, Hambley et Morris à une vingtaine de kilomètres de Ipswich, et rejoignirent Londres, où ils logèrent deux semaines à Holborn. Là, ils se séparèrent et John resta à Holborn, pendant un mois, célébrant la Messe dans une petite pièce. Puis il partit pour Beaminster (Dorset).

Après un an, autour de Pâques 1586, il fut capturé sur trahison : il était en train de voyager avec un couple de fiancés, pour aller célébrer leur mariage. Il fut jugé et condamné à mort à Taunton.

Sur le moment, il sauva sa peau en reniant sa foi, et fut seulement confiné ; mais il s’enfuit et vint à Salisbury, reprenant ses activités de prêtre catholique.

En août, l’évêque protestant du lieu, dans sa haine envers l’ancienne religion, se mit à la recherche des maisons de Catholiques. La veille de l’Assomption, on remit la main sur John Hambley.

En bien mauvaise posture, John ressentit une plus grande frayeur encore ; il accepta de se plier au conformisme, et alla jusqu’à donner les noms de nombreux amis Catholiques. On le libéra.

A nouveau jugé à Pâques de l’année suivante, il accepta encore une fois le conformisme. Mais après cette troisième trahison, il se ressaisit.

On ne sait pas comment lui arriva enfin cette grâce de la conversion et de la persévérance finale et on en a beaucoup discuté. Un contemporain, le père Warford, pensait qu’il avait été averti par son ange gardien ; un autre, le père Gerard, parle avec davantage de probabilité de l’influence d’un voisin de prison, Thomas Pilchard, qui fut, lui, martyrisé le 21 mars 1587 (voir à ce jour) ; un autre texte avance qu’au moment de son jugement, étant sur le point de renier à nouveau sa foi, un «étranger» (l’ange gardien ?) lui remit une lettre, dont la lecture le fit pleurer. 

Sur le moment, il refusa de dire à quiconque le motif de ces larmes, mais le lendemain, il affirma clairement devant les juges que désormais les pires tourments ne le feraient plus revenir sur sa foi catholique. Il montra même sa joie d’aller à l’endroit de son exécution., et souffrit le martyre par pendaison près de Salisbury courageusement, et condamnant avec véhémence sa faute passée

On pense que le martyre de John Hambley eut lieu le 29 mars 1587, son dies natalis dans le Martyrologe. 

Il a été béatifié parmi les quatre-vingt-cinq Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles en 1987.

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