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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 23:00

31 MARS

 

II.

Ste Balbina, martyre (tout au moins vierge) romaine, fille du tribun s.Quirinus (cf. 30 avril).

III.

S Acace, évêque à Antioche de Pisidie ; l’empereur connut sa glorieuse confession, l’admira et ne condamna pas l’évêque.

V.

S Benjamin, diacre en Perse, martyr : on lui enfila des bambous sous les ongles, et une broche hérissée de pointes dans le ventre.

?

Ss Théodule, Anèse, Félix, Cornélie, martyrs en Afrique.

VII.

S Rénovat, goth converti (d’où son nom), abbé à Cauliana, évêque à Mérida ; pour guérir un moine de l’ivrognerie, il le fit gronder par des enfants de l’école.

S Mauricile, évêque à Milan.

VIII.

S Agilolf, évêque à Cologne.

XI.

S Guido, d’abord très vaniteux dans son habillement, moine et abbé à Ravenne puis à Pomposa.

XII.

B Guy, breton, fondateur et abbé prémontré à Vicogne.

XV.

Bse Jeanne, recluse à Toulouse, près du couvent des Carmes.

S Daniel, marchand allemand venu à Venise, ami des camaldules, assassiné par des brigands qui le croyaient riche ; son corps ayant été retrouvé sans corruption, on le vénéra comme martyr.

B Bonaventura Tornielli, de l’ordre des Servites de Marie à Rome, prédicateur. 

XVI.

Bse Camilla Pia, clarisse à Carpi.

B Christopher Robinson, prêtre anglais martyr, béatifié en 1987.

XIX.    

B Sin Seok-bok Marcus, laïc coréen martyr, par pendaison, béatifié en 2014.

XX.

Bse Natalia Tulasiewicz (1906-1945), enseignante polonaise, déportée à Ravensbrück, tuée dans les chambres à gaz un Samedi Saint, béatifiée en 1999.

Balbina de Rome

† 120

 

Sous l’empereur Hadrien (117-138) vivait à Rome un tribun, nommé Quirinus (v. 30 avril).

La conversion de Quirinus entraîna celle de sa fille Balbina et de toute sa famille.

Ils furent baptisés par le pape s.Alexandre (108-115 ?) ou plutôt par son successeur immédiat, s.Sixte 1er (115-125). L’incertitude qui a toujours plané sur les dates des premiers papes, peut très facilement expliquer que le narrateur ait confondu les noms des deux papes.

Le comte Aurélien les fit alors tous arrêter et comparaître à son tribunal.

Après diverses tortures pour les faire apostasier, ils furent condamnés à la décapitation, Quirinus le 30 avril, Balbine le 31 mars. 

Ces dates semblent s’exclure. Il se peut que la date retenue au Martyrologe pour Quirinus ait été celle d’une translation tardive de ses reliques. On en reparlera le 30 avril.

Sainte Balbina de Rome est commémorée le 31 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Benjamin, diacre

† 422

 

La Perse était en paix depuis douze ans, pendant le règne d’Isdegerd, fils de Sapor III, lorsque l’évêque Abdas, pris d’un zèle excessif, se permit en 420 de faire incendier le temple du Feu, le grand sanctuaire des Perses. Le roi Isdegerd menaça de détruire toutes les églises chrétiennes, à moins que l’évêque se soit employé à reconstruire le temple détruit.

Comme l’évêque persistait dans son refus, la menace fut portée à exécution : les églises furent rasées, l’évêque lui-même fut mis à mort et une persécution générale commença, qui devait durer quarante ans. Isdegerd mourut en 421, mais son successeur Varanes, poursuivit cette persécution avec toute son énergie. Les chrétiens étaient soumis à de cruelles tortures.

C’est à ce moment que l’on rencontre l’illustre diacre Benjamin, qui fut emprisonné pendant un an pour sa foi. 

Or un ambassadeur de l’empereur de Constantinople obtint pour Benjamin la relaxe, mais le roi perse y mettait comme condition qu’il ne parlât plus de la religion chrétienne aux mages et aux courtisans.

Ce qui semblait une condition facile pour avoir la vie sauve, contrariait cependant le zèle du diacre intrépide : Je ne puis fermer aux hommes les sources de la grâce de mon Dieu. Tant que ce sera en mon pouvoir, j’éclairerai ceux qui sont aveugles en leur montrant la lumière de la vérité ; m’en abstenir serait encourir les châtiments réservés à ceux qui cachent le talent de leur maître. 

Le roi perse jugea cette attitude parjure et fit arrêter Benjamin derechef, lui commandant d’adorer le soleil et le feu. Le diacre répondit : Qu’ils disparaissent de la terre tous ces dieux qui n’ont créé ni les cieux ni la terre. Je ne reconnais point pour dieux des éléments périssables, je ne sacrifierai ni à la cendre ni au feu. Faites de moi ce qu’il vous plaira et agissez sans retard.

Ces propos ne pouvaient qu’exacerber la haine du roi. Il se déchaîna et ordonna de faire enfoncer à Benjamin des pointes de roseaux sous les ongles des pieds et des mains, ainsi que dans toutes les parties sensibles du corps. Le sang coulait de tous côtés, et cette torture fut répétée plusieurs fois. Ensuite on empala le martyr avec un long roseau pointu et noueux, qui lui déchirèrent les boyaux.

Benjamin cependant ne paraissait pas ému de ces atrocités : il louait et remerciait Dieu. A un moment donné, il demanda même aux bourreaux de suspendre leur besogne, mais c’était pour adresser au Seigneur une longue prière et Lui demander de boire jusqu’au fond ce calice du salut.

Le roi lui fit dire encore une fois qu’il aurait la vie sauve s’il consentait à adorer le soleil et le feu. On imagine difficilement que l’homme pût survivre déjà à tant de blessures profondes. Benjamin persévéra dans son refus. Le roi alors ordonna de lui enfoncer dans les entrailles une broche hérissée de pointes.

Ainsi expira glorieusement le courageux soldat de Dieu.

Ce pouvait être en 424, ou peut-être plus tôt en 422, en tout cas un 31 mars, jour où les grecs et les latins l’ont commémoré, et inscrit au Martyrologe.

 

Nota. En français, on a l’adjectif perse pour ce qui concerne la Perse d’avant l’invasion arabe, jusqu’au 7e siècle, persan ensuite.

 

 

Agilolf de Cologne

† 752

 

Agilolf aurait été abbé à Stablo-Malmedy (auj. en Belgique), avant d’être appelé à gouverner le diocèse de Cologne en 745.

Cet épiscopat est peut-être la seule donnée certaine concernant le personnage. En effet, les dates sûres ne concordent pas avec les récits transmis par la tradition. Il est difficile d’attribuer un abbatiat à Agilolf avant 745, puisqu’il «succéda» à Anglin qui était encore abbé en 751.

Durant son épiscopat, Agilolf participa à un synode convoqué par s.Boniface (v. 5 juin) ; il est donc de ces évêques germaniques qui soutinrent l’œuvre apostolique de Boniface.

En revanche, le Martyrologe ne mentionne plus le martyre d’Agilolf en 752, parce qu’on suppose qu’il y eut confusion entre notre évêque et un moine de Stablo-Malmedy, massacré par des brigands une trentaine d’années plus tôt. On ne sait pas non plus, actuellement, de quel Agilolf le corps fut transféré de Stablo-Malmedy à Cologne au 11e siècle par les soins de l’archevêque Anno.

Agilolf est parfois représenté avec un faucon. L’origine de ce détail remonte à un prodige qui se serait vérifié peu après la mort du Prélat. Un noble qui mettait en doute la sainteté de l’Evêque, prétendit qu’il n’était pas plus saint que ne pouvait chanter son faucon : et voilà que le faucon se mit à chanter !

Saint Agilolf, qui est en général fêté le 9 juillet, est commémoré le 31 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Guido de Pomposa

970-1046

 

Guido a pu naître vers 970 à Casamari (Ravenne, Italie CE), de pieux parents.

Durant sa jeunesse, il montra une réelle inclination pour l’étude et de belles vertus, avec toutefois un penchant excessif pour l’élégance extérieure.

Dieu lui donna la grâce de comprendre la vanité de tout cela. Il se rendit à Ravenne en la fête de s.Apollinaire (v. 23 juillet), donna aux pauvres ses habits luxueux et se mit une sorte de sac sale. Puis il alla en pèlerinage à Rome, sans rien dire aux parents ; à Rome, il fut admis dans le clergé et reçut la tonsure.

Guido pensait passer ensuite aux Lieux Saints de Palestine et ne plus reparaître dans son pays - d’aucuns affirment qu’il y alla effectivement -, mais Dieu lui inspira une autre décision : il revint dans la région de Ravenne, et se mit sous la direction d’un ermite nommé Martino, qui vivait sur une petite île au milieu du Pô. Cet ermite dirigeait, en quelque sorte, les moines de l’abbaye de Pomposa, faisant office d’abbé sans pourtant habiter dans l’abbaye.

Après trois années de préparation, Guido fut présenté par Martino à l’abbaye de Pomposa. Guido y prit l’habit et montra de telles vertus, qu’en 1001 on le nomma abbé au monastère Saint-Severo de Classe, toujours près de Ravenne. Mais ce ne fut qu’une étape éphémère.

Vers 1008, Guido fut alors élu abbé à Pomposa : il devait le rester jusqu’à la mort.

La sainteté du nouvel abbé attira beaucoup de vocations, au point qu’on construisit de nouveaux bâtiments.

Ces travaux furent l’occasion de miracles opérés par la prière de Guido. Des ouvriers victimes d’un éboulement, en sortirent indemnes ; un jour qu’il n’y avait plus rien à leur donner, arrivèrent providentiellement deux mystérieux bateaux chargés de grain et de vin.

L’église, rénovée et agrandie, fut consacrée en 1026.

Les travaux achevés, Guido confia à des moines le soin du temporel et se recueillit toujours plus dans la prière et la contemplation, assorties de pénitences austères. Bon père, il était dur pour lui-même et infiniment doux pour les moines.

C’est sous son abbatiat que vécut à Pomposa le moine Guido d’Arezzo, à qui l’on doit l’idée et l’usage des sept noms des notes de la gamme (Ut, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si), extraites de l’hymne à s. Jean-Baptiste (v. 24 juin).

Ses derniers jours furent attristés par une sombre calomnie, qui le fit accuser auprès de l’évêque. Ce dernier en était venu à vouloir expulser l’abbé de Pomposa, même par la force. Guido invita tous ses moines à prier intensément en attendant la venue de l’évêque ; quand celui-ci observa l’humilité toute sainte de Guido, il comprit qu’on l’avait trompé et désormais, au contraire, protégea l’abbaye et son Abbé.

Ce saint abbatiat dura presque quarante années. En 1046, l’empereur invita Guido à Piacenza (Plaisance) :  Guido, chargé d’années, ne voulut pas refuser cette invitation et s’y rendait, lorsqu’il fut pris de malaise à Parme ; arrivé péniblement à Borgo San Donnino (auj. Fidenza), il s’y éteignit, le 31 mars 1046.

Un aveugle fut guéri au contact de son corps.

Le même empereur Heinrich III voulut honorer à sa façon la mémoire de l’Abbé défunt, dont il fit transporter le corps à Speyer (Spire, Allemagne SO). Des reliques en furent prélevées, pour consoler les moines italiens, mais bien plus tard au 18e siècle, lorsque désormais l’abbaye de Pomposa s’était transférée à Ferrare. Les édifices actuels sont propriété de l’Etat italien et, depuis 2000, abritent un bras de s.Guido.

Saint Guido est commémoré le 31 mars dans le Martyrologe Romain.

Jeanne de Toulouse

13e ou 15e siècle

 

L’unique certitude qu’on ait sur cette recluse, c’est qu’elle vécut à Toulouse.

Une source «valable» pourrait être l’ouvrage d’un ancien Carme, qui quitta l’Ordre pour devenir évêque anglican en Irlande : selon lui, Jeanne vécut en recluse à Toulouse. Ce personnage ayant vécu au 15e siècle, il pourrait avoir connu Jeanne mais, s’il est sincère, il ne nous en apprend pas beaucoup.

Une autre source carmélitaine, d’un Carme espagnol, parue au 17e siècle, parle de Jeanne comme ayant reçu le scapulaire de Simon Stock lui-même (v. 16 mai), ce qui ferait remonter la vie de Jeanne au 13e siècle ; l’ennui de cette hypothèse est que l’ouvrage en question fut mis à l’Index juste après sa parution, ce qui jette une ombre sur ces informations, mais sans incriminer forcément ce qui concerne Jeanne.

S’il faut croire que Simon Stock est bien passé à Toulouse en 1265, Jeanne aurait adopté cette spiritualité, mais on sait par ailleurs que les monastères de carmélites ou même le Tiers-Ordre carmélitain ne datent que du 15e siècle.

A cela s’ajoute une autre source, qui fait de Jeanne la fille du malheureux Baudoin de Toulouse, assassiné en 1214 par son frère Raymond VI de Toulouse ; elle se serait «cloîtrée» en réparation de ce crime, dans une petite maison près de la cathédrale de Toulouse.

Des miracles révélèrent la sainteté de Jeanne.

On ne peut donc rien tirer de certain de tout cela. 

Comme le réfère le Martyrologe Romain, on place le dies natalis de Jeanne au 31 mars.

Les reliques de Jeanne se trouvaient dans la chapelle du couvent des Carmes de Toulouse, qui fut complètement rasé après la Révolution. Elles furent sauvées et replacées à la cathédrale de Toulouse.

Le culte rendu à la bienheureuse Jeanne fut confirmé en 1895.

 

 

Bonaventura Tornielli

1411-1491

 

Bonaventura naquit en 1411 à Forlì, Emilie Romagne, Italie CE), dans une famille que certains qualifient de «noble».

D’une grande piété pour le culte marial, il entra, vers la trentaine, dans l’Ordre des Servites de Marie.

Pour faire fructifier ses talents, on l’envoya étudier à Venise dès 1448 : six ans plus tard, il était maître en théologie.

Ce Religieux, petit et maigrichon, fut un géant de la parole. Sa prédication le porta devant des auditoires de choix tant à Venise (devant les membres du Conseil d’administration ou Senato), en 1468 et 1482, qu’à Florence, Bologne, Pérouse, Brescia, Bergame et Udine. S’il était austère et, parfois, exigeant, sa parole convainquait, on l’aimait, on lui faisait confiance, on l’écoutait volontiers.

A Florence, c’est le Sénat qui l’invita à parler ; à Pérouse, il prêcha durant une épidémie de peste (1476) ; à Brescia, il fonda la Compagnie de l’Annonciation (1487). 

Sans interrompre cette éloquente et passionnée prédication, il accepta d’être prieur à Rome (1483), provincial de Romagne (1485), avec mission de reporter l’Ordre à sa rigueur initiale, puis vicaire pour tous les couvents de l’Observance (1488). Une de ses préoccupations était de résoudre les «petits problèmes» entre Religieux, qui surgissent toujours même dans les meilleurs couvents, car le diable s’efforce toujours de diviser et de briser les belles amitiés.

Bonaventura mena quelque temps (pendant qu’il était prieur à Rome) un style de vie érémitique, avec quelques compagnons, car il aimait se retirer dans le silence pour prier ; il passa souvent au Monte Senario, où naquit l’Ordre des Servites. Il ne prenait ni viandes ni vin, il marchait pieds-nus par tous les temps. Sa prédication invitait les gens à faire pénitence et à se convertir vraiment du fond du cœur. 

C’est lors de son passage à Udine qu’il eut un malaise. Il mourut le Jeudi saint, 31 mars 1491, à quatre-vingt ans.

Célèbre, il fut rapidement «canonisé» par le peuple ; des miracles confirmèrent le culte qu’on lui rendit, mais on lui fit d’abord un sépulcre «trop grand» par rapport aux normes permises : il fallut en faire un plus «modeste». 

Le culte du bienheureux Bonaventura fut confirmé en 1911 et son nom inséré au 31 mars dans le Martyrologe Romain.

 

 

Christopher Robinson

1568-1597

 

On connaît très peu de choses sur la vie proprement dite de ce Bienheureux. Certains détails nous aident à en tirer des données probables, susceptibles de corrections futures.

Christopher naquit à Woodside (Carlisle, Cumberland, Angleterre), entre 1565 et 1570.

En 1590, il fait partie d’un groupe d’étudiants admis au Collège de Douai, où se préparaient les futurs prêtres avant de rejoindre clandestinement l’Angleterre. Ce Collège fut successivement re-fondé à Reims comme Collège Anglais, et c’est là que Christopher reçut sa formation sacerdotale.

Il devait avoir déjà une préparation suffisante, puisqu’il intègre immédiatement le cours de théologie et reçoit les premiers ordres en août 1590. L’urgence d’envoyer des prêtres en Angleterre faisait aussi que les responsables pouvaient abréger la durée de ces études ; c’est ainsi que Christopher fut ordonné sous-diacre et diacre en mars 1591, et prêtre en février 1592.

En septembre, il gagne l’Angleterre, et plus particulièrement le Cumberland. En 1596, on le décrit nommément comme vivant surtout à Woodside près de Carlisle dans le Cumberland. L’unique maison dont on sait avec certitude qu’il y fut reçu, est la propriété Johnby Hall, propriété de la famille Musgrave, à quelques kilomètres de Penrith (Greystoke Castle).

Christopher a certainement pu connaître un autre prêtre, John Boste, le prêtre le plus recherché des régions du nord, et qui fut arrêté en septembre 1593. Sûr qu’on ne le reconnaîtrait pas, il s’aventura vers le lieu du jugement et put écrire un compte-rendu particulièrement détaillé du jugement et de la mort de John Boste. C’est un témoignage de première main, comme on en a rarement trouvé ailleurs.

Son tour arriva : il fut arrêté le 4 mars 1597. De son martyre, qui semble avoir eu lieu le même mois de mars 1597, nous avons un témoignage du père jésuite Henry Garnett : 

La corde se rompit par deux fois. La troisième fois, (Robinson) adressa une réprimande au bourreau pour sa cruauté ; bien qu’il n’eût aucune envie de fuir, disait-il, et qu’il était heureux de son combat (pour le Christ), il n’en demeurait pas moins que la chair et le sang étaient faibles, et que, de conséquence, il montrait vraiment peu d’humanité à torturer un homme si longuement. Et s’ils décidaient de mettre deux cordes, ajouta-t-il, alors il resterait mourant un peu plus longtemps, mais peu importait : il était prêt à tout souffrir.

On n’a pas le texte de la mise en accusation de Christopher, mais il est évident qu’il fut condamné à mort pour son sacerdoce et pour son zèle.

Sa mémoire est très vivante à Carlisle comme Martyr.

Christopher Robinson a été béatifié parmi quatre-vingt cinq Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, en 1987. Son dies natalis, inconnu, a été fixé au 31 mars dans le Martyrologe.

Nota. On trouve aussi le 19 août 1598 pour son dies natalis. 

 

 

Sin Seok-bok Marcus

1828-1866

 

Sin Seok-bok Marcus est un laïc coréen né en 1828 à Milyang (Gyeongsang-do) (Corée S).

Il fut pendu à Daegu (Gyeongsang-do) le 31 (ou le 18) mars 1866 et béatifié en 2014.

 

 

Natalia Tulasiewicz 

1906-1945

 

Nota. Que le lecteur veuille bien excuser les imprécisions de cette notice, rédigée d’après un logiciel traducteur polonais. Si l’on peut y apporter des corrections, elles seront les bienvenues.

 

Natalia (comme pour Thérèse, il n’y a guère qu’en français, qu’on y a ajouté un h après le t) naquit à Rzeszow (Pologne), de parents catholiques.

A partir de 1913 elle fréquenta l’école primaire à Kety, puis à partir de 1917 l’école privée pour filles à Cracovie. 

En 1921, la famille s’installe à Poznan et Natalia fréquente le gymnase des Ursulines de l’Union Romaine. Elle fréquente ensuite l’Université de Poznan et obtient en 1932 le diplôme de Maîtrise en philologie polonaise, avec son mémoire sur “Shakespeare et la musique”, sous la direction du professeur Romana Pollak. Des extraits en sont publiés dans l’organe du Mouvement Littéraire.

Entre 1931 et 1937, elle enseigne dans l’école privée mixte de Saint-Casimir et chez les Ursulines de l’Union Romaine. Elle fait un voyage en Italie en 1938.

Parallèlement, Natalia prend une part enthousiaste et très active à l’apostolat parmi les laïcs, convaincue que la foi doit alimenter et transcender la vie quotidienne.

En 1939, quand la Pologne est envahie à la fois à l’Est par les Nazis et à l’Ouest par les Soviétiques, sa famille est déportée ; Natalia s’efforce de continuer d’enseigner en secret à Cracovie.

A partir de 1943, elle se trouve à Hanovre comme représentant du gouvernement de Londres ; elle continue son activité d’apôtre laïque dans l’organisation clandestine pastorale “Ouest”.

En 1944, lors de l’arrestation et de la déportation en masse de Polonais, elle parvient à se glisser parmi les femmes déportées à l’usine Günther-Wagner de Hanovre, pour les soutenir et leur apporter du réconfort par sa force d’âme d’apôtre chrétienne. Elle est finalement découverte, emprisonnée à Hanovre puis à Cologne, atrocement torturée et humiliée, puis conduite au camp de concentration de Ravensbrück.

Le Vendredi Saint 30 mars 1945, rassemblant ses dernières forces, elle se hisse sur le toit de la barraque des condamnées et leur tient une ultime causerie sur la passion et la résurrection du Christ. 

Condamnée à mort, elle est exécutée dans la chambre à gaz le 31 mars 1945, veille de Pâques.

Le lendemain, le camp était libéré par les Alliés.

Béatifiée parmi les cent-huit martyrs polonais du nazisme, en 1999, elle est inscrite au Martyrologe au 31 mars, mais fêtée avec tous ses Compagnons en Pologne le 12 juin, veille du jour anniversaire de leur béatification par le bienheureux Pape polonais Jean-Paul II.

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