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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 23:00

03 AVRIL

 

II.

S Sixte Ier, pape (115-125), romain, martyr sous Adrien, son nom est au Canon de la Messe (à moins que ce soit celui de s. Sixte II, plus connu, cf. 7 août) ; il serait à l’origine du chant du Sanctus à la messe.

IV.

S Urbique, évêque à Clermont ; il était marié et sa femme dut le quitter pour qu’il fût sacré ; ils pouvaient se rencontrer rarement pour prier, mais Urbique un jour céda et s’imposa une rude pénitence tout le reste de ses jours. 

S Ulpianus, jeune martyr à Tyr, jeté à la mer, cousu dans un sac avec un aspic et un chien.

S Donat, martyr à Nicomédie.

?

Ss Chrestus et Pappus, martyrs à Tomes, avec probablement les saints Evagrius et Bénignus. 

S Agathemère, martyr en Mysie.

V.

S Ioannes Ier, évêque à Naples, décédé le Samedi saint ; s. Paulin lui était apparu le Jeudi Saint pour l’inviter aux noces éternelles. 

IX.

S Niketas, de Césarée de Bithynie, abbé au Mont Olympe, très maltraité par les iconoclastes. 

S Ioseph l’Hymnographe, sicilien, moine basilien à Constantinople, gardien des vases sacrés de l’église Sainte-Sophie.

X.

S Thienton, abbé et martyr avec six moines à Wissembrun, victimes de barbares hongrois. 

XIII.

S Richard, dominicain anglais, évêque à Chichester.

B Gandolfo Sacchi de Binasco, franciscain lombard, contemporain de s. François, ermite en Sicile ; il fit taire les hirondelles qui trissaient trop fort pendant qu’il prêchait.

B Giovanni de Penna, prêtre en Piceno, un des premiers compagnons de s. François. 

Bx Conrad de Saxe et Etienne de Hongrie, franciscains martyrs en Kurdistan.

XVII.

Bx Robert Middleton, jésuite, et Thurstan Hunt, prêtres anglais martyrs, béatifiés en 1987.

XVIII.    

B Pak Chwi-deuk Laurentius, laïc coréen martyr, par pendaison, béatifié en 2014.

XIX.

S Luigi Scrosoppi, prêtre de Udine, fondateur de l'Institut de la Providence, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles, de la Maison de la Providence pour les anciennes élèves sans travail, de l'Œuvre pour les sourds-muets et de l'Institut des Sœurs de la Providence ; à la suite de la guérison miraculeuse d'un jeune congolais malade du sida, il fut béatifié en 1981 et canonisé en 2001. 

XX.

Bx Ezequiel (*1876) et José Salvador (*1880) Huerta Gutiérrez, deux frères laïcs mexicains martyrs en 1927 et béatifiés en 2005.

B Maria Teresa Casini (du Cœur de Jésus Transpercé, 1864-1937), fondatrice des Oblates du Sacré-Cœur de Jésus, béatifiée en 2015.

B Juan Otazua y Madariaga (de Jésus et Marie, 1895-1937), prêtre trinitaire espagnol, martyr près de Jaén, béatifié en 2007.

B Piotr Edward Dankowski (1908-1942), prêtre polonais mort à Auschiwitz, béatifié en 1999.

 

Sixte 1er

115-125

 

Succédant à Alexandre 1er, Sixte 1er fut le septième pape.

Son père, Pastor, était romain.

D’après le Liber Pontificalis, c’est ce pape qui aurait institué le chant du Sanctus au cours de la messe.

Il aurait interdit aux laïcs de toucher aux vases sacrés. Cette ordonnance fut renouvelée plus tard encore par le pape saint Soter († 175) et Boniface 1er († 422), signe que bien probablement les vases sacrés n’étaient pas toujours manipulés avec le respect et le soin nécessaires.

Saint Sixte 1er ordonna quatre évêques, onze prêtres, quatre diacre.

Il mourut le 3 avril 125, sous Adrien, peut-être martyr.

Dans la prière du Communicantes du Canon romain, on nomme Sixte après Lin, Clet, Clément : certains avancent qu’il s’agirait plutôt de saint Sixte II, qui fut beaucoup plus célèbre.

Le successeur de saint Sixte 1er fut saint Télesphore.

 

 

Chrestus et Pappus de Tomes

† 4e siècle

 

Les noms de ces deux Martyrs sont seulement mentionnés, avec quelques Compagnons guère mieux connus, comme Evagrius, Benignus, Arestus.

Ils reçurent la couronne du martyre à Tomes (Scythie, vaste région au nord de l’Iran actuel), probablement au 4e siècle.

Saints Chrestus et Pappus de Tomes sont commémorés le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ulpianus de Tyr

† 306

 

D’après Eusèbe de Césarée, l’histoire d’Ulpianus se déroula après celle d’Apphianus (v. 2 avril).

Ulpianus était de Tyr (act. Liban S) ; on ne sait de quelle façon il fut arrêté pour sa foi.

Il subit une série de tortures et fut flagellé sans pitié avec ces fouets aux lanière de cuir, fines et tranchantes comme le couteau, et garnies de plombs. Puis on mit dans un sac un chien et un aspic, au milieu desquels on jeta Ulpianus ; le sac une fois cousu, on le jeta en pleine mer.

Ainsi s’acheva le martyre d’Ulpianus, en 306

Saint Ulpianus de Tyr est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannes Ier de Naples

† 432

 

Ioannes fut le quatorzième évêque de Naples, entre Ursus Ier et Nostrianus, dont on ignore les dates précises. Mais les circonstances mêmes de sa mort nous aideront à le situer avec plus d’exactitude.

C’était un personnage d’une sainteté accomplie. Le Jeudi saint, 1er avril 432, s.Paulin de Nole (v. 22 juin) lui apparut, l’invitant aux Noces éternelles. C’était lui annoncer sa mort toute prochaine.

L’Evêque passa la journée du Vendredi saint dans une grande prière, et mourut le lendemain, Samedi saint, 3 avril 432, après un épiscopat de vingt-sept ans, qui avait donc commencé en 407.

De conséquence, la nuit de Pâques, tout un peuple accompagnait le cercueil du saint Evêque, dans la joie du Christ ressuscité, et il fut enseveli dans l’oratoire où lui-même avait déposé plus tôt les reliques de s.Janvier (v. 19 septembre).

Saint Ioannes Ier de Naples est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Niketas de Medikion

† 824

 

Niketas naquit au 8e siècle à Césarée de Bithynie (Asie Mineure, auj. Turquie NE)) ; sa mère mourut huit jours après l’acouchement.

Son père, Philarete, le consacra à Dieu et le confia aux soins de la grand-mère puis de l’Eglise, avant d’entrer lui-même dans un monastère.

Adolescent, Niketas alla se mettre sous la conduite d’un saint vieillard solitaire, qui l’orienta vers le monastère de Medikion, au mont Olympe, fondé par Nikephoros.

Les progrès spirituels de Niketas furent tels que sept ans pus tard s.Tarasios (v. 18 février) l’ordonna prêtre en 790, et que Nikephoros lui confia la conduite spirituelle des moines, assisté d’un certain Athanasios.

Après la mort et d’Athanasios et de Nikephoros, vers 813, Niketas fut choisi comme higoumène (abbé) ; sa haute sainteté lui valut le don des miracles et l’autorité sur les démons.

Comme tout chrétien fidèle à Dieu, il devait s’attendre à quelque persécution (cf. Mc 10:30) ; celle-ci arriva par l’autorité de l’empereur Léon l’Arménien, qui renouvela l’hérésie des iconoclastes. Impuissant à faire céder Niketas, il le fit enfermer dans un cachot, où les gardiens «complétèrent» le traitement de l’abbé par mille outrages, puis dans un autre édifice fortifié à Massalaia en le privant de toute assistance. 

Momentanément trompé par une fausse promesse de l’empereur, Niketas revint à Constantinople mais, s’apercevant de son erreur, s’empressa d’exposer à l’empereur tout son plus ferme attachement à la tradition de l’Eglise et des Pères. L’empereur confia Niketas d’abord à la garde d’un officier, qui fut trop respectueux envers l’Abbé au goût de l’empereur, puis sur une île fort éloignée, où il l’abandonna pendant cinq années à la garde d’un eunuque implacable.

Le vénérable Confesseur profitait de toutes ces épreuves pour élever toujours plus son âme à Dieu, qui en retour multiplia les miracles par la sainteté de Niketas.

A Noël de 820, l’empereur fut assassiné et Niketas fut libéré. Mais il ne voulut pas reprendre sa place dans le monastère. Il s’isola à quelque distance de Constantinople, se construisit une petite retraite et y vécut dans la pratique d’austérités toujours plus sévères. 

Il s’éteignit le 3 avril 824.

A ses funérailles prirent part une foule considérable, mais surtout les deux archevêques d’Ephèse et de Thessalonique, qui déposèrent son corps à Medikion, auprès de Nikephoros.

Saint Niketas, surnommé le Confesseur, est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioseph l’Hymnographe

815-885

 

Ce Ioseph naquit à Syracuse (Sicile) vers 815.

Devant le péril des Sarrasins envahisseurs, ses parents l’emmenèrent en Grèce, où ils se trouvèrent vite dans une grande misère.

Ioseph, de son côté, était déjà capté par la vie solitaire : il partit à Thessalonique pour se mettre à l’école d’un saint homme. Il devint moine sous la Règle de saint Basile (v. 2 janvier), reçut l’ordination sacerdotale, et fut remarqué par s.Gregorios le Décapolite (v. 20 novembre), qui l’emmena à Constantinople.

Lors de la querelle iconoclaste, il fut chargé de mission auprès du pape romain, mais son bateau fut pris par des pirates, qui le reléguèrent sur l’île de Crète. 

Il put enfin regagner Constantinople, où il recueillit le dernier soupir de Gregorios Décapolite, puis fut pendant cinq ans au service de l’église Saint-Jean-Chrysostome ; il y fonda un monastère.

De nouveau exilé, à Cherson, par le nouvel empereur iconoclaste, il fut enfin rappelé à Constantinople comme gardien des meubles sacrés de l’église Sainte-Sophie.

Victime de la maladie, il sentit approcher sa mort. Il fit un «état des lieux» qu’il remit au patriarche et se prépara à rencontrer le Seigneur ; ce fut le 3 avril 885.

Le surnom d’Hymnographe donné à Ioseph le distingue d’un autre moine de la même époque, Ioseph Studite, et fait allusion aux hymnes qu’il composa en l’honneur des Saints.

Saint Ioseph Hymnographe est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

 

Richard de Wyche

1197-1253

 

Richard vit le jour vers 1197 à Burford (Wyche, auj. Droitwich, Worcestershire, Grande Bretagne), deuxième fils de Richard et Alice, une famille complètement ruinée.

Certains disent que les deux garçons furent très tôt orphelins ; Richard en tout cas travailla beaucoup à relever les affaires domestiques et à aider son frère aîné, à son tour ruiné après avoir payé ce qu’on appellerait aujourd’hui les droits de succession. Richard lui fit don de tout son propre héritage.

On proposa à Richard un bon mariage, mais il préférait l’étude et l’Eglise : il se désista en faveur de son frère.

Richard étudia à Oxford, vint à Paris où il passa les meilleures années de sa vie en partageant sa chambre avec deux autres étudiants pauvres, vivant ensemble dans la piété et l’étude. Puis il fut déclaré maître ès arts à Oxford et y enseigna.

Il passa ensuite sept années à Bologne et fit de tels progrès en jurisprudence, que son professeur malade lui confia l’enseignement. Il lui proposa sa fille et son héritage, que Richard déclina humblement.

Revenu à Oxford en 1235, il fut nommé chancelier de l’université, puis s.Edmund Rich (v. 16 novembre) le prit comme chancelier de son diocèse de Canterbury (1237). Fidèle serviteur, il accompagna l’archevêque durant son exil à Pontigny, jusqu’à sa mort (1240).

Richard se retira alors chez les Dominicains d’Orléans, y étudia la théologie et fut ordonné prêtre. Rentré en Angleterre, il administra une petite paroisse (Charing et Deal), mais fut re-nommé chancelier par le nouvel archevêque.

En 1244, malgré l’opposition du roi, Richard fut élu évêque de Chichester et fut approuvé par le pape ; le roi lui confisqua tous ses domaines mais, vaincu, les restitua deux ans après.

Richard se réfugia durant ce temps à Tarring chez un curé, visitant activement son diocèse et cultivant des figuiers. Il était vététarien depuis ses études à Oxford.

Il vécut désormais dans une grande pauvreté, venant en aide à tous les malheureux qu’il rencontrait. ; il fit construire un hôpital. A son frère aîné qui lui suggérait qu’il n’aurait pas assez pour entretenir tant de monde, il répondit qu’il vaut mieux vendre ses chevaux et sa vaisselle d’argent que de laisser les membres de Jésus-Christ dans la misère.

Dieu permit qu’il multipliât un jour le pain qu’il distribuait : d’un pain, il nourrit trois mille personnes, et avec le reste put en nourrir cent autres qui arrivèrent après la distribution.

Extrêmement miséricordieux pour les pécheurs, il fut cependant inflexible envers un clerc tombé dans la fornication, malgré une supplique royale. Il réaffirma l’obligation pour les clercs et les prêtres de vivre dans le célibat et promulga tout un code de mesures visant à encadrer dignement la vie des prêtres et les sacrements.

Il prêcha une croisade dans toute l’Angleterre pour libérer les Lieux Saints en Palestine.

Il protégea particulièrement l’Ordre dominicain.

Son dernier voyage le portait à Douvres ; il sentit la fièvre le gagner et s’arrêta à Maison-Dieu, demandant à son chapelain de tout préparer pour ses funérailles. Sur son lit de mort, il pria la Vierge Marie, invitant tous les prêtres présents à répéter jusqu’à son dernier soupir : 

Marie, Mère de Dieu et de miséricorde, défendez-nous de l’ennemi et recevez-nous à l’heure de la mort.

Richard de Chichester mourut le 3 avril 1253.

Beaucoup de miracles se produisirent à son tombeau, dans la cathédrale de Chichester, jusqu’à ce que les Réformés (Cromwell tout particulièrement) le détruisirent en 1538.

Richard fut canonisé à Viterbe, le 22 janvier 1262.

Saint Richard est le patron céleste du Sussex. Son nom est donné fréquemment donné en Angleterre, même par les Anglicans.

 

 

Giovanni de Penna

1200-1275

 

On ne connaît pas bien les origines de Giovanni et il semble qu’on l’ait confondu avec un autre Religieux du même nom. 

Il naquit dans le début du 13e siècle à Penna (Marches, Italie CE).

Jeune encore (vers 1216) , il eut une vision (ou un songe) qui lui disait : Giovanni, va à Santo Stefano, où prêche l’un de mes frères… Ceci fait, tu auras un grand voyage à accomplir, et puis tu viendras à moi. La vision ne pouvait pas être saint François, qui mourut en 1226 ; ce fut sans doute l’Enfant-Jésus, qui montrait par là son amour pour ses frères franciscains.

Toute sa vie, Giovanni se demanda quel devait être ce  grand voyage.

Il retrouva d’abord le frère Filippo, auquel il se présenta ; Filippo, lui-même averti, l’invita à le rejoindre au couvent de Recanati, où devait se tenir un chapitre ; il l’aurait présenté et fait recevoir. Giovanni pensait que c’était là le grand voyage et qu’il allait bientôt partir pour le Ciel.

Il fut accepté sans aucune difficulté ; mais le Ciel se faisait attendre ! Au contraire, en 1217, on cherchait des volontaires pour aller en Provence : Giovanni se présenta, pensant que c’était là le vrai grand voyage. Mais en Provence, il resta vingt cinq années, et travaillant à l’apostolat avec ses frères. Toujours pas de Ciel !

Au bout de ces vingt-cinq années, triste, il vint tout en larmes auprès du Crucifix. Jésus lui apparut et lui dit : Demande-moi ce que tu veux. Il fit cette réponse pleine de confiance : Mon Seigneur, je ne sais te demander autre chose que toi-même, car je ne désire rien de plus ; toutefois, je t’adresse cette prière : pardonne-moi tous mes péchés, et accorde-moi la grâce de te revoir encore une fois, quand j’en aurai le plus besoin. Le Christ lui répondit : Ta prière est exaucée.

Tout consolé, Giovanni remplit ensuite avec diligence et prudence les charges qu’on lui confia : rappelé dans sa province vers 1242, il fut gardien de plusieurs couvents, et Dieu le favorisa du don des miracles. C’est alors qu’une autre vision lui fit comprendre quel était son grand voyage :

Un ange lui apparut et lui annonça que son grand voyage touchait à sa fin. Il devait encore se purifier et, pour cela, Dieu lui proposait de choisir entre un jour de purgatoire ou sept jours de souffrances sur terre avant de mourir. Giovanni choisit les sept jours et, aussitôt, sentit fondre sur lui la maladie, atroce, les tentations cruelles, des peines intimes, et ce pendant sept jours, au terme desquels Notre Seigneur lui apparut, lui annonçant que son grand voyage était achevé et qu’il venait l’emmener au Paradis.

C’était le 3 avril, en 1271 ou 1274. L’incertitude ne permet pas de préciser si ce 3 avril était le Vendredi Saint (1271) ou le mardi de Pâques (1274).

Le culte immémorial de Giovanni fut approuvé en 1806.

 

 

Thurston Hunt

1555-1601

 

Thurston (ou Thurstan) appartenait à une famille de Carlton Hall (Leeds). C’était un neveu de Margaret Clitherow (ou Clitheroe). Il était né vers 1555.

Il étudia en vue du sacerdoce aux Collèges anglais de Reims et de Rome, entre 1594 et 1598.

On verra dans la notice de Robert Middleton que Thurston était un des quatre qui tentèrent de le libérer, en vain. Thurston fut à son tour arrêté, après une bonne altercation.

Robert et Thurston furent mis aux fers, jour et nuit. Sur l’ordre de la Commission, ils furent attachés sous le ventre de leur cheval et conduits dans cette position jusqu’à Londres, puis de Londres à Lancaster, où ils furent condamnés à mort pour leur sacerdoce.

Ils furent tous deux exécutés le 3 avril 1601 ; toute la population locale, Protestants et Catholiques, exprima sa désapprobation pour cette exécution. 

Tous deux furent béatifiés en 1987.

Ci-dessous, une chanson qui fut composée en l’honneur de Robert et Thurston : 

 

Hunt’s hawtie corage staut,

With godlie zeale soe true,

Myld Middleton, O what tongue

Can halfe thy vertue showe !

 

 

Robert Middleton

1571-1601

 

Robert naquit en 1571 à York (Yorkshire, Angleterre) dans une famille catholique.

En grandissant, il adhéra à l’Eglise officielle, mais l’abandonna au cours de ses lectures, et aussi fortement impressionné par le martyre de Margaret Clitherow à York en 1586 (il avait quinze ans), laquelle avait été étouffée sous une lourde planche, pour le crime d’avoir caché des prêtres.

A dix-huit ans, Robert partit pour Londres, d’où il rejoignit bientôt le Collège anglais de Reims, puis celui de Séville et enfin arriva à Rome.

Il reçut le sacerdoce en 1598.

Rapidement après son ordination, il regagna l’Angleterre où, pendant deux ans, il exerça le ministère sacerdotal à Lancaster. 

Il exprima alors son désir d’entrer dans la Compagnie de Jésus et en fit la demande au supérieur des Jésuites d’Angleterre, le père Henry Garnet.

Sur ces entrefaites, Robert fut arrêté en 1600, en même temps qu’un autre prêtre, déjà jésuite, Thurstan Hunt, qui avait cherché à le faire libérer.

Tous deux furent emprisonnés au Château de Lancaster : le seul fait d’être prêtres les rendait coupables. Interrogé sur ce qu’il pensait de la Reine Elizabeth, Robert répondit avec assurance qu’il en reconnaissait l’autorité royale sur toutes les choses temporelles, et qu’il priait pour que Dieu en fît un jour une Catholique.

Ce n’était pas de sa part une imprudence ou une sorte de recherche volontaire de la mort, car il savait très bien que sa condamnation et son martyre étaient décidés d’avance.

Tous deux, Robert et Thurstan, furent accusés d’avoir été ordonnés prêtres à l’étranger et d’avoir voulu exercer le sacerdoce en Angleterre. Pour ce crime, ils furent condamnés à mort.

Entretemps, la requête de Robert d’entrer dans la Compagnie de Jésus, avait été acceptée par le Supérieur général de Rome, et le père Garnet l’avait fait transmettre à Robert, mais il ne put jamais savoir si Robert l’avait reçue à temps avant son martyre.

Thurstan fut pendu le premier, Robert le second. Robert, relâché avant d’avoir rendu le dernier soupir, fut décapité.

C’était le 3 avril 1601.

Robert et Thurstan furent béatifiés en 1987.

 

 

Pak Chwi-deuk Laurentius

1766-1799

 

Pak Chwi-deuk Laurentius est un laïc coréen né vers 1766 à Myeoncheon (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut pendu à Hongju (Chungcheong-do), le 3 avril 1799 et béatifié en 2014.

 

 

Luigi Scrosoppi

1804-1884

 

Luigi et ses deux frères grandirent dans une famille très chrétienne : leurs parents, Domenico, orfèbre, et Antonia eurent la joie de les voir tous trois prêtres. Luigi naquit à Udine (Italie nord-est) le 4 août 1804.

Dès 1814, Luigi fut sensible à la misère des orphelins, à la suite de multiples disettes et épidémies qui ravagèrent la région, ce qui lui inspira sa vocation à s’occuper d’eux toute sa vie.

A douze ans, il est au petit séminaire, et il est ordonné prêtre en 1827, à vingt-trois ans.

D’abord il collabora avec son frère Carlo, qui s’occupait déjà des petites orphelines abandonnées, allant quêter partout pour leur venir en aide. 

Ralliant d’autres prêtres à son projet, il fonde la congrégation des Sœurs de la Providence en 1837, sous la protection de saint Gaetano de Thiene (voir au 7 août), pour donner à ces malheureux une éducation correcte.

Les Sœurs de la Providence sont actuellement, outre qu’en Italie, également en Roumanie, au Brésil, en Uruguay, en Bolivie, en Inde et en Birmanie, et différentes régions d’Afrique aussi.

Luigi fut très attiré par l’idéal de pauvreté et de fraternité universelle de saint François d’Assise, mais finalement entra dans les rangs de l’Oratoire, fondé le siècle précédent par saint Filippo Neri à Rome (voir au 26 mai).

Tout en veillant à ses religieuses, Luigi fonda aussi un institut pour les sourds-muets ; en outre il participait à d’autres œuvres, s’occupant entre autres des séminaristes pauvres.

Atteint d’une vilaine maladie de la peau, il meurt le 3 avril 1884 ; ses dernières paroles sont : Charité, Charité !

Luigi Scrosoppi a été béatifié en 1981 et canonisé en 2001.

Le miracle retenu pour la canonisation concerne un aspirant au sacerdoce d’Afrique du Sud, âgé de vingt-quatre ans. Il était dans la communauté des Oratoriens. Il tomba gravement malade, atteint du sida, et se retrouva vite en phase terminale. Un moment découragé, il se tourna plein de confiance vers Dieu, demandant la grâce d’accepter sa mort prochaine. Après d’intenses prières, en communion avec sa famille et les religieux, ainsi que des enfants dont ils s’occupaient, le séminariste reprit des forces et fut guéri. Il assista personnellement à la canonisation de Luigi Scrosopppi.

Saint Luigi Scrosoppi, mentionné le 3 avril au Martyrologe, a été déclaré protecteur des malades atteints du sida.

Ezequiel Huerta Gutiérrez

1876-1927

Salvador Huerta Gutiérrez

1880-1927

 

Ces frères étaient deux des cinq enfants de Isaac Huerta et Florencia Gutiérrez Oliva. Le papa descendait d’une famille d’Andalousie, émigrée au Mexique ; son épouse était une femme forte, active, qui savait ce qu’elle voulait et qui menait son monde avec une autorité quasi virile. Ils habitaient à Magdalena.

Les cinq enfants étaient José Refugio, Ezequiel, Eduardo, Salvador et María Carmen. José Refugio ainsi qu’Eduardo devinrent prêtres. Nous allons parler des deux futurs Martyrs, Ezequiel et Salvador. 

Les deux garçons firent leurs études à Magdalena, puis au lycée de Guadalajara, où les parents finirent par s’installer eux aussi. 

Ezequiel était né le 7 janvier 1876 et fut confirmé l’année suivante, selon la coutume. Un jour que le papa l’avait pris avec lui pour aller à Guadalajara, une roue de la charrette se cassa. Tout le monde et tout le chargement par-terre : mais Ezequiel sortit de dessous la charrette sans une égratignure, tandis que l’unique compagnon qui avait refusé de prier le chapelet pendant le voyage, était blessé et mort de peur… Depuis, la famille priait toujours le chapelet en se déplaçant.

De plus, Ezequiel avait une magnifique voix de ténor. Il suivit des cours et organisa toute une chorale qui chantait aux fêtes. Un jour, un homme jaloux de lui tenta de le blesser au ventre, mais la blessure ne fut pas profonde. Ezequiel refusa de le dénoncer, parce que c’était un pauvre père de famille.

Salvador était né le 18 mars 1880, fut baptisé le 22 suivant. C’était un garçon sérieux, obéissant et affectueux. La maman lui faisait faire plus de choses qu’aux autres, parce qu’elle voyait qu’elle pouvait en attendre plus de lui. Et lui ne se plaignait jamais.

Il s’orienta plutôt vers la mécanique. Puis il se transféra à Zacatecas comme technicien de bombes dans une mine. Plusieurs fois il échappa à la mort dans divers accidents. Dieu lui réservait une autre sorte de mort…

Ezequiel se maria en 1904 avec María Eugenia García, et ils eurent dix enfants.

Salvador, lui, se maria en 1907 avec Adelina Jiménez, et eurent douze enfants. Il préféra gagner un peu moins, mais rester proche de ses parents pour les aider. C’était le meilleur mécanicien de Guadalajara.

Ces foyers chrétiens vécurent en paix jusqu’en 1926, l’année où la persécution fit fermer les églises.

Ezequiel se fit spontanément le gardien de l’église Saint Filippo Neri ; ses deux aînés entrèrent dans l’Union Populaire. Quand l’un d’eux fut blessé, sa mère voulut aller le trouver pour le soigner ; ne l’ayant pas trouvé, elle se mit à soigner les autres blessés comme s’ils étaient eux ses fils.

Un soir de la fin du mois de mars 1927, la femme d’Ezequiel se rendit à une célébration clandestine, avec ses deux filles María Carmen et Teresa. Juste après la consécration, un jeune vint avertir que la police était dehors : le célébrant consomma l’Eucharistie, et alla se cacher. La maman se saisit du calice, l’emballa dans le châle de la petite Teresa (de neuf ans) en lui disant : Même s’ils te battent, ne le lâche pas. Donne-le seulement à papa. La police arrêta une dizaine de personnes, parmi lesquelles la maman, María Eugenia. Elle fut ensuite relâchée.

L’autre fille, María del Carmen, força le passage par la porte en se pliant sous la jambe du policier qui lui barrait le chemin, et alla prévenir son père. 

Ezequiel vint chercher sa petite Teresa, que personne n’avait vue, avec son Trésor.

Le soir du 1er avril Ezequiel alla veiller auprès du Martyr Anacleto Gonzáles Flores, son ami inoubliable. Le 2 avril au matin, vinrent frapper des policiers. Ils mirent à sac toute la maison, et emmenèrent Ezequiel au commissariat. Les deux époux se regardèrent en pleurant : N’aie pas peur, Ezequiel, lui dit son épouse, si nous ne nous revoyons pas en cette vie, nous nous reverrons au ciel.

Ce même 2 avril, des policiers vinrent chercher Salvador pour réparer une voiture de la police. Salvador prit ses outils et les suivit. Au commissariat, il n’y avait aucune voiture à réparer, mais seulement un interrogatoire et des tortures qui attendaient Salvador : celui-ci ne dit pas un mot.

Ezequiel non plus ne dit mot. Il fut frappé. Le visage en sang, il se mit à chanter le plus fort qu’il put : Vive mon Christ, vive mon Roi ! Il reçut une nouvelle décharge de coups et fut emmené au cachot.

La nuit du 2 au 3 avril, tandis que les deux frères Ezequiel et Salvador grelottaient de fièvre, on vint les chercher. On les fit monter dans une voiture de la police pour les conduire au cimetière.

Ezequiel dit à Salvador : Nous leur pardonnons, n’est-ce pas ? Une décharge l’abattit.

Salvador retira sa casquette en disant : Je me découvre devant toi, mon frère, qui es déjà un martyr. Puis, prenant la bougie du fossoyeur et éclairant sa poitrine, il dit aux soldats : Je vous éclaire ma poitrine pour que vous ne manquiez pas ce cœur, disposé à mourir pour le Christ. Ultime décharge.

Pour les ensevelir, le général réclamait six mille pesos, une somme invraisemblable. Les deux corps furent donc mis dans une même fosse.

La Providence pourvut amplement à l’assistance des nombreux enfants de ces deux Martyrs : les voisins, les Religieux de tous Ordres, leur fournirent des vêtements, des bourses d’étude. Tous obtinrent de très bonnes situations, sans compter les nombreuses vocations sacerdotales et religieuses.

Ezequiel et Salvador Huerta Gutiérrez ont leur dies natalis commun le 3 avril. Ils ont été béatifiés en 2005.

 

Note. On a lu que ce dimanche 3 avril 1927 était le dimanche des Rameaux. Or, après vérifications, les Rameaux de cette année-là étaient le 10 avril, Pâques étant le 17 avril (calendrier grégorien catholique).

Nos Martyrs tombèrent donc le dimanche de la Passion.

 

 

Maria Teresa Casini

1864-1937

 

Elle fut la première fille de Tommaso Casini et Melania Rayner, née le 27 octobre 1864 à Frascati (Rome, Italie C), et fut baptisée deux jours après.

Tommaso était ingénieur et Melania d’origine belge. Tommaso invita à la cérémonie du baptême les pauvres et leur remit une obole à chacun.

Une notice récente affirme que Maria Teresa était la plus jeune fille de ce couple appartenant à la bourgeoisie, et qu’à l’occasion du baptême, son père lui fit distribuer elle-même des aumônes aux pauvres. Ces détails ne semblent pas s’harmoniser avec les paragraphes ci-dessus.

Vers 1874, mourut le papa et Melania s’établit avec Maria Teresa à Grottaferrata, chez les grands-parents. L’année suivante, Maria Teresa fut au collège Santa Rufina de Rome, chez les Dames du Sacré-Cœur.

En 1876, elle reçut la Première communion et promit à Jésus-Christ de lui appartenir pour toujours.

Sa santé la fit revenir à la maison. Elle se confia à l’abbé Arsenio Pellegrini, supérieur de l’abbaye basilienne de Grottaferrata.

A la fin d’une Messe, elle vit le Cœur du Christ blessé par une épine, avec ce message : Cette épine est enfoncée dans mon Cœur par les prêtres qui oublient leur caractère sacerdotal et, par leur infidélité, offensent mon Père céleste.

En 1885, elle entra chez les Clarisses de Rome, reçut l’habit en 1886 et le nom de Maria Serafina du Cœur de Jésus transpercé. Mais sa santé la contraignit à quitter ce monastère en décembre de la même année.

Une fois remise, elle fréquenta la chapelle du Sacré-Cœur de l’église paroissiale, assez délaissée. Elle chercha à la restaurer, puis se rapprocha d’une sainte femme romaine, Maria Rosaria, et de sa petite communauté des Vraies Amantes du Cœur de Jésus. Elle s’en occupa avec amour, durant sa maladie de tuberculose, dont elle mourut en 1887. Ce n’était pas là la vocation de Maria Teresa. L’Abbé de Grottaferrata n’avait peut-être pas été bien inspiré dans sa direction, de même quand il conseillait à Maria Teresa d’aller quêter dans les rues pour avoir des subsides et payer sa pension ou son loyer.

Revenue à Grottaferrata, elle habita avec deux autres compagnes dans une petite maison privée qu’elle fit construire grâce à son héritage. En 1894, elles prirent le nom de Victimes du Sacré-Cœur, avec la clôture stricte. Maria Teresa prit le nom de Maria Teresa du Cœur de Jésus Transpercé et fut la supérieure. Peu à peu, elle renonça à suivre l’Abbé Pellegrini, trop occupé, et choisit comme directeur le père mariste Joseph Gallois.

Un premier décret de louange arriva en 1896. L’évêque de Frascatti leur conseilla de renoncer à la clôture. En 1910, s’ouvrit à Grottaferrata un premier patronnage pour jeunes filles, dans le but de les orienter à fonder des foyers fervents, d’où naîtraient des jeunes qui pourraient être prêtres. Ce patronnage s’installa à Rome et les Religieuses prirent le nom d’Oblates du Sacré-Cœur de Jésus.

A partir de 1922, les Oblates inaugurèrent aussi des Patronnages pour garçons, les Petits Amis de Jésus, pour éduquer de jeunes garçons jusqu’à l’âge de douze ans et, éventuellement, les orienter vers le Petit séminaire. L’évêque de Foggia les encouragea vivement et ouvrit un collège à Orsara dans ce but.

Il y eut une autre fondation, à la suite du premier conflit mondial : des maisons pour prêtres âgés, malades et dans le besoin.

Brusquement, en 1925, Maria Teresa fut obligée de garder le lit à la suite d’une attaque. Elle demeura désormais à Grottaferrata, tout en recevant continuellement des prêtres, des séminaristes, des religieuses, qui lui demandaient des conseils et des paroles de consolation.

Le 18 mars 1937, elle reçut l’Onction des malades et mourut le 3 avril.

Un an plus tard était ordonné le premier prêtre issu de cette formation.

Le miracle retenu pour la béatification eut lieu aux Etats-Unis en 2003. Un petit garçon de onze ans resta sous l’eau de la piscine pendant onze minutes. S’il sortait du coma, il aurait conservé de graves séquelles cérébrales définitives. Or dans cette ville de Campbell (Ohio) résidaient des Oblates. La maman mit sous l’oreiller du petit garçon une image de Maria Teresa et deux jours après, vendredi 27 juin 2003 (fête du Sacré-Cœur), l’enfant commença à se réveiller, puis se reprit convenablement, mangea, et rentra chez lui. La commission examina toutes les circonstances et aboutit à la conclusion certaine qu’il n’y avait pas d’explication scientifique à donner pour cette guérison, visiblement obtenue par intercession de Mère Maria Teresa. Le pape François autorisa la promulgation du miracle, le 22 janvier 2015.

Mère Maria Teresa Casini a été béatifiée à Frascati le 31 octobre 2015.

Les Oblates sont de droit pontifical depuis 1947 et sont présentes en Italie, aux Etats-Unis, au Brésil, au Pérou, en Inde et en Guinée Bissau.

 

 

Juan Otazua Madariaga

1895-1937

 

Né le 8 février 1895 à Rigoitia (Biscaye, Espagne), Juan prit le nom de Juan de Jésus-Marie en entrant dans l’Ordre des Trinitaires.

Pendant quelque temps il fut lié à l’église de Saint-Ignace-de-Loyola à Madrid puis, quand cette église fut incendiée, il fut envoyé au sanctuaire de Notre-Dame de la Cabeza (Jaén). 

En 1936, la communauté fut dispersée et Juan trouva refuge chez le Duc de la Quintanilla.

Peu après il fut incarcéré à Andújar : là, il demanda à être parmi les condamnés à mort, pour les aider à se préparer à mourir.

Un «tribunal» le condamna à vingt années de prison, mais au matin du 3 avril 1937, on préféra s’en débarrasser et il fut fusillé à Manche Real (Jaén).

Il fut béatifié parmi quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs espagnols, en 2007.  

 

 

Piotr Edward Dankowski

1908-1942

 

Né le 21 juin 1908 à Jordanów (Malopolskie, Pologne), de parents fermiers (son père était aussi cordonnier), Piotr Edward entra au Grand séminaire de Cracovie en 1926.

Ayant étudié la théologie à l’Université Jagellone, il fut ordonné prêtre en 1931.

Il fut vicaire successivement à Pobiedrze (1931), à Sucha Beskidzka (1932-1935), à Zakopane (1935-1941), où son dévouement pour les pauvres fut remarquable, et remarqué.

Dans cette dernière paroisse, il enseigna aussi la religion à l’école.

Durant la Deuxième guerre mondiale, il aida des fugitifs à échapper aux Nazis.

Arrêté en mai 1941, il fut soumis à des interrogatoires et des tortures au Podhale Palace, puis détenu à la prison de Tarnow, avant d’être envoyé en décembre 1941 au camp d’extermination de Auschwitz. Il y portait le numéro 24529. 

Il fut placé dans un groupe de travail, avant d’être condamné à mort en février 1942. 

Le dimanche des Rameaux, il parla de son prochain chemin de croix. Il mourut le Vendredi Saint 3 avril 1942, en disant à son ami : Adieu, au ciel.

Son corps fut brûlé dans le four crématoire. 

C’est l’un des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

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