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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 23:00

08 AVRIL

 

I.

S Agabus, prophète, cf. Ac 11,28  et 21,10.

Ss Hérodion, parent de s. Paul, évêque à Nouvelle-Patras, avec Asyncritus et Phlégon, mentionnés dans l’épître aux Romains (Ro 16:14). 

II.

S Dionysios, évêque à Corinthe, auteur de diverses Lettres à d’autres Eglises. 

S Hermès, évêque à Béryte.

III.

S Dionysios, évêque en Alexandrie ; évitant les controverses, il réadmettait les lapsi, acceptait le baptême des hérétiques ; il combattit le sabellianisme et sut reconnaître quelques erreurs personnelles de terminologie.

?

Ss Timotheos, Diogenes, Macarios et Maximos, martyrs à Antioche de Syrie.

Ste Concessa, martyre à Carthage.

V.

S Amantius, évêque à Côme.

VI.

S Redemptus, bénédictin, évêque à Ferentino.

XIII.

B Clément, augustin, deux fois supérieur général, mort à Orvieto.

XIV.

B Martino Ansa (de Rimini), ancien militaire, ermite près de Gênes et humble tailleur.

XVII.

B Julián de Saint-Augustin, franciscain espagnol, deux fois renvoyé “à cause de ses mortifications excessives”, thaumaturge.

XIX.

Bx Hong Gyo-man Franciscus Xaverius, Choe Pil-gong Thomas, Hong Nak-min Lucas, Choe Chang-hyeon Ioannes et Jeong Yak-jong Augustinus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

Ste Julie Billiart, picarde, fondatrice, avec Françoise de Bourdon et le Père Joseph Varin, de l’Institut de Notre-Dame pour l'éducation chrétienne des jeunes filles ; après une neuvaine, elle guérit de sa paralysie.

B August Czartoryski, prince polonais exilé, salésien à Turin du temps de s. Giovanni Bosco, excellent religieux malgré sa mauvaise santé, béatifié en 2004.

Julián Martinet Gutiérrez

1553-1606

 

Il naquit en 1553 à Medinaceli (Soria, Espagne), de André Martinet et Catalina Gutiérrez.

André Martinet était de Toulouse, mais s’était réfugié en Espagne par crainte des Calvinistes farouches qui ensanglantaient la «ville rose» ; il se mit au service d’un corroyeur, Antonio Cedillo, qui lui suggéra d’épouser une jeune fille de ses ouvriers, Catalina.

Leur garçon sut profiter de leur enseignement ; apprenti tailleur, il profitait de ses moments libres pour aller à l’église, communiait fréquemment, montrait un grand attrait pour les pratiques de la piété chrétienne.

Julián reçut encore jeune l’habit franciscain ; il s’imposa trop de mortifications et les Confrères le prièrent… de se retirer. Le jeune homme se retira à Santorcas (Tolède) et y exerça son métier de tailleur sans rien abandonner de ses exercices de piété. 

Peu après, un Franciscain de passage, le père Francisco Torrès, le remarqua et lui proposa de l’accompagner, ce que Julián accepta volontiers. Il précédait le bon Père avec une clochette pour inviter la population à venir écouter la mission. On arriva ainsi à son village de Medinaceli, où les Frères le reconnurent et le traitèrent de fou. Julián encaissa l’éloge humblement. Le père Torrès observait soigneusement son compagnon, et le fit entrer au couvent de Salcedo. Là encore, Julián reprit ses austérités et les Religieux, croyant avoir à faire avec un exalté, le renvoyèrent. Julián réfléchit alors qu’il n’était sans doute pas fait pour la vie conventuelle, et décida de se retirer sur la montagne voisine.

Il était de la trempe de ces fidèles à qui le Christ peut dire : Ta foi est grande ! qu’il t’advienne selon ton désir (Mt 15:28) ; il commença une vie d’ermite aux alentours du couvent, demandant seulement aux Frères un morceau de pain chaque jour. Un jour qu’il rencontra un pauvre moitié nu, il lui donna son habit et alla demander aux Frères quelque chose à se mettre pour avoir moins froid. On lui donna un vieil habit d’oblat. Infiniment reconnaissant pour tant de charité, Julián se mit à aller faire la quête pour le monastère. Et les gens de l’endroit l’aimaient tellement, qu’ils lui donnèrent en abondance ! Julián rapportait fidèlement tout au monastère. Les Religieux, émus par tant de persévérance et d’humilité, l’introduisirent pour la troisième fois parmi eux, et le gardèrent ; Julián put enfin émettre la profession franciscaine, prenant le nom de Julián de Saint-Augustin.

Le père Torrès le redemanda comme compagnon de ses missions, et la sainteté du jeune Frère fut souvent plus éloquente que les paroles du prêtre lui-même.

Il passa quelque temps à Ocaña, revint à Alcalá. Chargé d’aller demander l’aumône, il s’acquit la bienveillance des gens par son esprit de pauvreté et d’humilité ; on savait combien il se mortifiait (et les bons Frères avaient dû en parler), mais aussi Julián avait le don de la prophétie ainsi que de la science infuse. Il put amener beaucoup de pécheurs à la conversion, des musulmans, des hérétiques, des prostituées ; il s’éleva contre les bals qui engendraient tant de désordres ; il guérit des multitudes de malades, arrêta subitement des incendies, tout cela avec la plus profonde modestie, attribuant toujours ces miracles à la Vierge Marie ou à quelque autre Saint connu.

Il avait une grande compassion pour les pauvres, sachant les consoler en leur parlant du bonheur du ciel ; et il savait toucher les plus riches, pour ouvrir leur cœur aux nécessités des plus pauvres.

De grands professeurs d’université allaient le trouver et restaient confus d’entendre ses réponses si pertinentes.

Julián parvint au terme de la vie terrestre à cinquante-trois ans ; il reçut les derniers sacrements avec profonde ferveur et, le visage illuminé d’une lumière toute divine, rendit son âme à Dieu, le 8 avril 1606.

Il a été béatifié en 1825.

Martino Ansa

 

† 1344

 

Martino naquit à Rimini (ou dans les Marches d’Ancône, selon certains historiens).

Il fut un homme d’armes assez brillant, mais dans un moment de colère, il se servit de son épée pour tuer un compagnon  auquel il était par ailleurs fort affectionné.

Il s’enfuit, désespéré - certains disent qu’il aurait été exilé de la principauté - et s’en vint à Gênes, où il fut accueilli par les Bénédictins de Capo Faro. Il s’y montra d’une grande humilité et d’une grande bonté.

Pour expier davantage sa faute, il se retira dans une grotte de Pegli, non loin de Gênes, dans la Baie de Castelluccio.

Ayant appris le métier de tailleur, il raccommodait les vêtements des pauvres. Il recevait les pèlerins de passage.

Divinement inspiré, il rejoignit le monastère bénédictin qui l’avait accueilli et où il mourut le jeudi après Pâques, 8 avril 1344 ; puis il fut enterré à Pegli à l’endroit de sa grotte, où fut édifiée l’église de Saint-Antoine-Abbé.

Son culte devint populaire chaque jeudi dans l’octave de Pâques.

Martino est le céleste patron des tailleurs de Ligurie. On le nomme selon le cas Martino de Rimini ou Martino de Pegli.

 

 

Julián Martinet Gutiérrez

1553-1606

 

Il naquit en 1553 à Medinaceli (Soria, Espagne), de André Martinet et Catalina Gutiérrez.

André Martinet était de Toulouse, mais s’était réfugié en Espagne par crainte des Calvinistes farouches qui ensanglantaient la «ville rose» ; il se mit au service d’un corroyeur, Antonio Cedillo, qui lui suggéra d’épouser une jeune fille de ses ouvriers, Catalina.

Leur garçon sut profiter de leur enseignement ; apprenti tailleur, il profitait de ses moments libres pour aller à l’église, communiait fréquemment, montrait un grand attrait pour les pratiques de la piété chrétienne.

Julián reçut encore jeune l’habit franciscain ; il s’imposa trop de mortifications et les Confrères le prièrent… de se retirer. Le jeune homme se retira à Santorcas (Tolède) et y exerça son métier de tailleur sans rien abandonner de ses exercices de piété. 

Peu après, un Franciscain de passage, le père Francisco Torrès, le remarqua et lui proposa de l’accompagner, ce que Julián accepta volontiers. Il précédait le bon Père avec une clochette pour inviter la population à venir écouter la mission. On arriva ainsi à son village de Medinaceli, où les Frères le reconnurent et le traitèrent de fou. Julián encaissa l’éloge humblement. Le père Torrès observait soigneusement son compagnon, et le fit entrer au couvent de Salcedo. Là encore, Julián reprit ses austérités et les Religieux, croyant avoir à faire avec un exalté, le renvoyèrent. Julián réfléchit alors qu’il n’était sans doute pas fait pour la vie conventuelle, et décida de se retirer sur la montagne voisine.

Il était de la trempe de ces fidèles à qui le Christ peut dire : Ta foi est grande ! qu’il t’advienne selon ton désir (Mt 15:28) ; il commença une vie d’ermite aux alentours du couvent, demandant seulement aux Frères un morceau de pain chaque jour. Un jour qu’il rencontra un pauvre moitié nu, il lui donna son habit et alla demander aux Frères quelque chose à se mettre pour avoir moins froid. On lui donna un vieil habit d’oblat. Infiniment reconnaissant pour tant de charité, Julián se mit à aller faire la quête pour le monastère. Et les gens de l’endroit l’aimaient tellement, qu’ils lui donnèrent en abondance ! Julián rapportait fidèlement tout au monastère. Les Religieux, émus par tant de persévérance et d’humilité, l’introduisirent pour la troisième fois parmi eux, et le gardèrent ; Julián put enfin émettre la profession franciscaine, prenant le nom de Julián de Saint-Augustin.

Le père Torrès le redemanda comme compagnon de ses missions, et la sainteté du jeune Frère fut souvent plus éloquente que les paroles du prêtre lui-même.

Il passa quelque temps à Ocaña, revint à Alcalá. Chargé d’aller demander l’aumône, il s’acquit la bienveillance des gens par son esprit de pauvreté et d’humilité ; on savait combien il se mortifiait (et les bons Frères avaient dû en parler), mais aussi Julián avait le don de la prophétie ainsi que de la science infuse. Il put amener beaucoup de pécheurs à la conversion, des musulmans, des hérétiques, des prostituées ; il s’éleva contre les bals qui engendraient tant de désordres ; il guérit des multitudes de malades, arrêta subitement des incendies, tout cela avec la plus profonde modestie, attribuant toujours ces miracles à la Vierge Marie ou à quelque autre Saint connu.

Il avait une grande compassion pour les pauvres, sachant les consoler en leur parlant du bonheur du ciel ; et il savait toucher les plus riches, pour ouvrir leur cœur aux nécessités des plus pauvres.

De grands professeurs d’université allaient le trouver et restaient confus d’entendre ses réponses si pertinentes.

Julián parvint au terme de la vie terrestre à cinquante-trois ans ; il reçut les derniers sacrements avec profonde ferveur et, le visage illuminé d’une lumière toute divine, rendit son âme à Dieu, le 8 avril 1606.

Il a été béatifié en 1825.

 

 

Hong Gyo-man Franciscus Xaverius

1738-1801

 

Hong Gyo-man Franciscus Xaverius est un laïc coréen né en 1738 à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 8 avril 1801 et béatifié en 2014.

Nota. On a trouvé aussi pour ce personnage, le prénom féminin Edwige.

 

 

Choe Pil-gong Thomas

1744-1801

 

Choe Pil-gong Thomas est un laïc coréen né en 1744 à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 8 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Hong Nak-min Lucas

1751-1801

 

Hong Nak-min Lucas est un laïc coréen né en 1751 à Yesan (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 8 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Choe Chang-hyeon Ioannes

1759-1801

 

Choe Chang-hyeon Ioannes est un laïc coréen né en 1759 à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 8 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Jeong Yak-jong Augustinus

1760-1801

 

Jeong Yak-jong Augustinus est un laïc coréen né en 1760 à Gwangju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 8 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Marie-Rose-Julie Billiart

1751-1816

 

Celle qu’on nomme communément Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (Compiègne, Oise), sixième des sept enfants de Jean-François et Marie Debraine.

A sept ans, elle connaissait par-cœur son catéchisme, et le faisait répéter à ses camarades. Mais elle fréquenta sporadiquement l’école du village, tenue par son oncle.

Sa science était tout intérieure, et sa maturité poussa son curé à lui faire recevoir l’Eucharistie et la Confirmation à neuf ans. A quatorze ans, elle fit le vœu de chasteté.

En 1774, cette jeune demoiselle fut terriblement choquée par une tentative d’assassinat contre son père (un probable rival dans les affaires) ; huit ans plus tard, victime d’une épidémie et mal soignée, elle demeura paralysée des jambes, et ce pendant plus de vingt ans.

Immobilisée sur son lit, elle priait, confectionnait du linge d’autel, enseignait le catéchisme, avec un soin particulier pour les premiers communiants.

Durant la Révolution, elle se réfugia à Amiens reçut chez elle des prêtres réfractaires et dut s’enfuir plusieurs fois. Elle eut un jour une vision du Christ crucifié, entouré de femmes vêtues d’un habit qu’elle n’avait jamais vu. Elle devint à nouveau l’épicentre d’un groupe de femmes pieuses, parmi lesquelles Françoise Blin de Bourdon.

Avec cette dernière, en 1803, et suivant les conseils du père Joseph Varin (un bisontin qui a sa rue à Besançon), Julie proposa à l’évêque d’Amiens la fondation d’un nouvel institut, les Sœurs de Notre-Dame, au profit du salut des enfants pauvres.

Le 1er juin 1804, en la fête du Sacré-Cœur, et à la suite d’une neuvaine de prière, Julie se trouva guérie de son infirmité.

Les quatre premières Religieuses firent leurs vœux en octobre 1804. La règle, proposée par le père Varin, n’a pratiquement pas subi de modification depuis deux siècles ; elle s’inspire des constitutions des Jésuites.

Il y eut vite d’autres maisons en France et en Belgique.

En Amiens, un autre prêtre tenta de faire imposer des changements aux statuts et en convainquit l’évêque. Mère Julie passera alors à Namur, qui devint la maison-mère des Sœurs de Notre-Dame de Namur. L’évêque d’Amiens reconnut plus tard son erreur.

Mère Julie passera les dernières années de sa vie dans une intense vie intérieure de prière. L’évêque de Gand put affirmer qu’elle avait sauvé plus d’âmes par sa vie d’union à Dieu que par son activité apostolique.

Une de ses activités fut l’assistance aux blessés en Belgique, après la bataille de Waterloo (1815).

Après avoir fondé quinze couvents et accompli une centaine de voyages pour les visiter tous, Mère Julie  tomba malade en janvier 1816 et s’éteignit en Dieu le 8 avril 1816.

Mère Julie Billiart fut béatifiée en 1906, et canonisée en 1969.

 

 

Auguste Czartoryski

1858-1893

 

Auguste Czartoryski naquit à Paris le 12 août 1858, en exil, du prince Władisłas et de Maria Amparo, fille de la reine d'Espagne.

Premier né de la famille, il était appelé à un noble héritage, mais il n'aimait pas la vie de cour. À vingt ans, il écrivait à son père, à propos des fêtes mondaines auxquelles il était contraint de participer : J'avoue que je suis fatigué de tout cela. Ce sont des divertissements inutiles qui me tourmentent. Il m'est pénible d'être obligé de faire des connaissances à tant de banquets.

Il avait six ans à la mort de sa mère, malade de tuberculose ; Auguste fut aussi atteint, et ne recouvrera jamais la santé. Il voyagera en Italie, en Suisse, en Égypte, en Espagne, les principales étapes de ses pérégrinations. Mais ce n'était pas d'abord la santé qu'il poursuivait : il cherchait sa vocation.

Il eut trois maîtres spirituels qui eurent une grande influence sur son âme : le premier fut Józef (Rafal de Saint-Joseph) Kalinowski. Celui-ci - canonisé en 1991 (voir au 15 novembre) - avait subi dix ans de travaux forcés en Sibérie, avant d’entrer chez les Carmes et fut précepteur d'Auguste pendant trois ans (1874-1877). C'est de lui qu’on sait la dévotion d’Auguste pour saint Luigi Gonzaga (Louis de Gonzague, voir au 21 juin) et son compatriote saint Stanisław Kostka (voir au 15 août). Il était enthousiaste de la devise de ce dernier : Ad maiora natus sum (Je suis né pour mieux que ça).

Le deuxième fut le père Stanisław Kubowicz, mais l'événement décisif fut la rencontre de don Bosco.

Auguste avait vingt-cinq ans quand il fit pour la première fois sa connaissance. Ce fut à Paris, justement à l'hôtel Lambert, où le fondateur des salésiens célébra la messe dans la chapelle privée. À l'autel servaient le prince Władisłas et Auguste. Il y a longtemps que je désirais faire votre connaissance ! dit don Bosco à Auguste. 

Depuis lors, dès que son père le lui permettait, Auguste venait à Turin pour rencontrer don Bosco et recevoir ses conseils. Il fit même plusieurs retraites spirituelles sous la direction du saint, en logeant à l'Oratoire, malgré tout l'inconfort qu'il y trouvait.

Curieusement, don Bosco se montra longtemps réticent à propos de l'acceptation du prince dans la Congrégation. Ce sera le Pape Léon XIII en personne qui dissipera tous les doutes. Après avoir sondé la volonté d'Auguste, le Pape conclut : Dites à don Bosco que le Pape désire qu'il vous accepte parmi les salésiens. - Eh bien, mon cher, répondit immédiatement don Bosco, je vous accepte. Dès maintenant vous faites partie de notre Société et je désire que vous y apparteniez jusqu'à la mort.

À la fin de juin 1887, après avoir renoncé à tout en faveur de ses frères, le jeune homme fit un bref aspirandat à San Benigno Canavese, puis le noviciat avec le père Giulio Barberis. Auguste dut bouleverser bien des habitudes : l'horaire, la nourriture, la vie commune... Il dut aussi résister aux tentatives de la famille qui ne se résignait pas à cette option. Le père lui rendit visite et tenta de le dissuader. Mais Auguste ne se laissa pas vaincre. 

Le 24 novembre 1887, il reçut la soutane des mains de Don Bosco dans la basilique de Marie Auxiliatrice. Courage, mon cher prince, lui murmura le Saint à l'oreille. Aujourd'hui, nous avons remporté une belle victoire. Mais je puis dire aussi, avec une grande joie, que viendra le jour où vous serez prêtre et, par la volonté de Dieu, vous ferez beaucoup de bien à votre patrie.

Don Bosco mourut deux mois après et, sur sa tombe à Valsalice, le prince Czartoryski devint salésien en émettant les vœux religieux.

À cause de sa maladie, il fut envoyé sur la côte ligurienne pour ses études de théologie. L'évolution de sa maladie fit reprendre avec plus d'insistance les tentatives de sa famille, qui recourut aussi aux pressions des médecins. Au cardinal Parocchi, prié d'user de son influence pour l'arracher à la vie salésienne, il écrivit : C'est en pleine liberté que j'ai voulu émettre les vœux, et je les ai faits avec grande joie. Vivant dans la Congrégation, j'éprouve depuis ce jour une grande paix d'esprit et je remercie Dieu de m'avoir fait connaître la Société salésienne et de m'avoir appelé à y vivre.

En 1892 il fut ordonné prêtre. Sur son image de première messe, il avait écrit : Un jour dans tes parvis en vaut plus que mille autres. Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter sans fin (Ps 88:11,5).

La vie sacerdotale du père Auguste ne dura qu'un an à peine ; il la passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants.

Le père Auguste s'éteignit à Alassio le soir du 8 avril 1893, dans l'octave de Pâques, assis sur le fauteuil où don Bosco s'était plusieurs fois reposé. Quelle belle Pâques !, avait-il dit lundi au confrère qui l'assistait.

Son corps fut transporté auprès des tombes de la famille, dans la crypte paroissiale de Sieniawa, là où il avait fait sa première communion. Plus tard, ses dépouilles mortelles furent transférées dans l'église salésienne de Przemyśl, où elles se trouvent encore aujourd'hui.

Auguste Czartoryski fut béatifié en 2004.

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