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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 23:00

10 AVRIL

 

III.

Terentius, Pompeius, Africanus, Maximus, Zeno, Alexander, Theodorus et leurs Compagnons, martyrs à Carthage.

IV.

S Apollonius, martyr en Alexandrie.

VII.

S Palladius, évêque à Auxerre ; il établit que les chanoines recevraient cent sols de la main de l’évêque, le jour de la fête de s. Germain.

IX.

S Bède le Jeune, du Sleswig, élevé à la cour, moine à Gavello ; il refusa maints évêchés. 

XI.

S Macarios, arménien, évêque à Antioche ; il quitta son siège par humilité et commença un long pèlerinage jusqu’en Flandre, où il mourut de la peste à Gand.

S Fulbert, ami de Gerbert, évêque à Chartres et maître de réputation internationale, poète, musicien, hagiographe ; il avait une grande dévotion pour la Sainte Vierge .

XV.

B Antonio Neyrot, piémontais, dominicain à Florence ; prisonnier à Tunis, où il renia sa foi, mais se repentit, fut arrêté, torturé et exécuté le Jeudi Saint 1460 ; racheté par des marchands gênois, son corps fut enterré à Gênes, puis transféré à Rivoli, sa ville natale.

B Marco Fantuzzi, franciscain à Piacenza.

XVII.

S Miquel des Saints “l’extatique” (29 sept.1591-1625), trinitaire catalonais, qui eut de spectaculaires extases et mourut à trente-trois ans et six mois, à peu près comme le Christ. 

XIX.

Ste Maddalena de Canossa, fondatrice à Vérone d’un double Institut des Fils et des Filles de la Charité, pour les malades et la catéchèse ; Napoléon, qui la vit, l’appela “un ange” ; canonisée en 1988.

XX.

B Piotr Zukowski (Bonifacy, 1913-1942), franciscain polonais, martyr à Dachau, béatifié en 1999.

B Rolando Rivi (1931-1945), jeune séminariste italien, assassiné par les "Partisans", béatifié en 2013.

B Pedro María Ramírez Ramos (1899-1948), prêtre colombien assassiné, béatifié en 2017.

Martyrs de Carthage

† 250

 

Il s’agit ici d’un groupe de quarante sept Martyrs, qui témoignèrent pour le Christ au moment de la persécution de Dèce.

Leurs noms connus sont : Terentius, Africanus, Maximus, Pompeius, Alexander, Theodorus, Zeno.

Le gouverneur de Carthage (Afrique, act. Tunisie), Fortunatianus, invita tout le peuple de Carthage à venir sacrifier aux dieux, en leur exposant les instruments de supplice auxquels seraient condamnés ceux qui n’obtempéreraient pas.

Hélas, beaucoup renièrent leur foi, ce qui engendrera ensuite le problème des lapsi : peut-on les réadmettre dans la communion ? si oui, à quelles conditions ?

Mais il y eut des courageux, parmi lesquels ceux de notre groupe. Ils furent convoqués devant le tribunal. Térence parla au nom de tous, réaffirmant leur volonté de rester fidèles au Christ et leur désir de mourir pour Lui, même au prix de grandes souffrances.

Le gouverneur les fit dévêtir et traîner jusque dans le temps païen. Térence reprit la parole : Ces statues ne sont que du bois, des pierres, de l’airain, du fer : on a doré ces statues pour éblouir les yeux des hommes.

Terentius, Africanus, Maximus et Pompeius furent jetés dans un cachot. Tous les autres comparurent à leur tour : frappés de verges et de lanières de cuir, ils restèrent aussi fermes que les premiers. Placés sur un grand bûcher, ils se mirent à chanter le cantique des Trois jeunes hommes (cf. Dn 3:52-90). Puis ils furent accrochés en l’air, pour être mieux déchirés par les coups : et voici qu’avec un simple signe de croix, les victimes mirent en poussière les idoles ; le temple s’écroula.

Peut-être que l’auteur du récit s’est laissé un peu emporter dans son élan : si le temple s’était écroulé, il aurait englouti tous les présents, comme lors de la mort de Samson (cf. Jg 16:27-31). Au contraire, le récit enchaîne que Fortunianus fit alors décapiter les Martyrs.

Revenant au premier groupe, et n’en pouvant obtenir rien d’autre, Fortunianus fit charger de lourdes chaînes les prisonniers - qu’un ange vint délivrer et illuminer durant la nuit -. Le lendemain et pendant plusieurs jours, le gouverneur les soumit encore à d’autres tortures, avant de les faire décapiter.

Tous ne moururent donc pas le même jour, mais ils ont été réunis dans une unique mention, ayant été unis dans un même combat. 

Ces saints Martyrs de Carthage sont commémorés le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Apollonius d’Alexandrie

† 250

 

Il s’agit ici d’un Martyr de la persécution de Maximien, donc dans les années 305-310.

Apollonius était un prêtre. 

Il fut martyrisé en Alexandrie d’Egypte, mais on ne sait rien de plus quant aux circonstances de ce martyre.

Saint Apollonius d’Alexandrie est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Palladius d’Auxerre

† 658

 

De Palladius on ne connaît pas les circonstances de sa naissance et de sa jeunesse.

On sait que, prêtre et abbé de Saint-Germain, il conquit l’estime du peuple par sa bonté envers les pauvres et sa sagesse, et qu’il fut unanimement désigné pour être le vingtième évêque d’Auxerre, en 622.

On a retrouvé sa signature sur les actes de plusieurs conciles : Reims en 625 ; Clichy en 633 ; Chalon-sur-Saône en 644. Au concile de Reims, il fut question du droit d’asile dans une église, de l’interdiction de consulter les devins païens, de réduire en servitude des personnes libres ; à celui de Clichy, Sigebert III fut nommé roi d’Austrasie, d’Aquitaine et de Provence ; celui de Chalon-sur-Saône s’occupa entre autres du très controversé droit de dépouille, par lequel certains dignitaires s’appropriaient les biens des prêtres défunts.

En 635, Palladius re-fonda hors les murs le monastère de Saint-Julien pour des religieuses, stipulant qu’elles iraient chaque jeudi en procession à la cathédrale, ce qui pruuve qu’à cette époque déjà on ne considérait par le cloître comme une clôture hermétique. En 644, l’évêque demandait à ces religieuses de nourrir et vêtir les pauvres.

Palladius embellit l’église Saint-Etienne, en fonda d’autres encore, dont celle de Saint-Eusèbe (v. 1er août), avec un monastère pour les hommes ; on dit que dans cette dernière église, on n’épargna pas l’or et le cristal pour les mosaïques. La localité de Vercisum où Palladius édifia l’église de Saint-Germain, devint Vergers, réunie ensuite à Sully (Donzy).

Envers les chanoines de la cathédrale d’Auxerre, il établit que chaque année, en la fête de saint Germain (v. 31 juillet), l’évêque remettrait cent sols à chacun d’eux, espérant qu’ainsi les bons chanoines solenniseraient davantage la fête de saint Germain.

Comblé de mérites, Palladius s’éteignit le 10 avril, vers 658 (mais cette date varie de 653 à 661), et fut enterré en cette même église de Saint-Eusèbe qu’il avait fondée, et où eurent lieu beaucup de miracles.

Il fut canonisé en 945.

Saint Palladius est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bède le Jeune

† 883

 

Bède était originaire de l’actuel Danemark (son nom ne devait certainement pas porter l’accent).

Il passa quarante-cinq ans de sa vie à la cour des empereurs Louis le Débonnaire et Charles le Chauve : c’était un des premiers seigneurs de l’empire.

La grâce de Dieu travailla dans ce cœur droit, et Bède comprit qu’il valait mieux amasser d’autres trésors pour le siècle à venir : il quitta la cour, les amis, les honneurs, les plaisirs, et se retira loin, très loin, en Italie, dans un monastère entre Venise et Ferrare, à Gavello. C’est qu’il voulait absolument être oublié, dans ce monastère bénédictin retiré et presque inconnu.

Bède n’était plus alors un jeune garçon, et l’on pouvait supposer que le noviciat lui aurait quelque peu coûté, par ses austérités, ses horaires réguliers, son silence… Bède chercha en tout la perfection avec une soumission totale aux dispositions de ses maîtres.

Son mérite et sa sainteté le firent nommer à plusieurs évêchés, mais son humilité lui fit refuser tous ces honneurs.

Il mourut le 10 avril 883 et son corps fut déposé à l’église Saint-Bénigne de Gênes, où fut construite au 12e siècle une autre abbaye bénédictine, aujourd’hui disparue.

On l’a surnommé le Jeune, principalement pour le distinguer de son illustre «ancêtre» le Vénérable, qui fut anglais et mourut cent-cinquante ans plus tôt (v. 25 mai).

Saint Bède le Jeune est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Macaire l’Arménien

† 1012

 

Macarios était arménien de naissance. Le royaume d’Arménie n’était déjà plus ce qu’il avait été des siècles plus tôt ; les Romains déjà, puis les Byzantins, enfin et surtout les Sarrasins l’avaient déjà maintes fois soumis et réduit à des limites bien plus restreintes.

Les parents de Macarios, chrétiens, l’éduquèrent dans la foi et le confièrent à l’évêque d’Antioche de Pisidie, qui s’appelait lui aussi Macarios.

Le jeune Macarios fut si docile et fidèle, qu’ils reçut les ordres sacrés et le sacerdoce ; l’estime qu’on avait de lui, du petit peuple à l’évêque, le fit désigner tout naturellement pour succéder à celui-ci.

Jeune archevêque, Macaire gouverna son peuple avec douceur et bonté ; insensible aux injures et aux persécutions - qui ne manquaient pas -, il remplissait les devoirs de sa charge avec zèle. Sa maison était remplie de pauvres, d’estropiés, de malades, qui recouraient à lui comme à un père ou à un médecin.

Trop de louanges et d’honneurs heurtèrent sa profonde humilité et il décida de se retirer. Après avoir distribué ce qui lui restait encore, il recommanda son diocèse à un certain prêtre nommé Eleuthère, et partit à pied visiter les Lieux Saints de Palestine.

En 1006, il arriva donc auprès du patriarche de Jérusalem, qui le reçut fraternellement. Il profita de ses rencontres avec les Juifs et les Musulmans, pour leur expliquer l’erreur de leurs positions respectives et pour les amener à la foi. S’il fit quelques conversions, il subit surtout de la part des Musulmans une série d’humiliations qu’on a peine à imaginer : on l’étendit à terre les bras en croix, on lui attacha les pieds et les mains avec des cordes, on lui mit sur la poitrine une énorme pierre ; ce qui étonna les bourreaux, c’est que Macarios sortit de cette épreuve sans aucun dommage et ce prodige en amena certains à la foi.

Les parents de Macarios le firent contacter dans l’espérance de le voir revenir promptement, mais lui, invoquant des signes de Dieu, continua son pèlerinage. A travers l’Epire et la Dalmatie, il parvint en Bavière, monta sur Mayence et Cologne, atteignit le Brabant, le Hainaut et la Flandre : de ville en ville, il s’arrêta enfin à Gand, vers 1011.

La sainteté du personnage ne pouvait passer inaperçue ; on voulut le retenir, mais il projeta alors de revenir dans son diocèse.

Ce qui le retint cette fois-ci, fut la maladie de la goutte, puis la peste.

Comme il l’avait annoncé, il fut la dernière victime de cette épidémie et mourut au soir du Jeudi saint, 10 avril 1012.

Ses reliques sont demeurées à Gand, où Macaire est resté en grande vénération.

Saint Macaire l’Arménien est commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fulbert de Chartres

960-1029

 

La naissance et l’origine de Fulbert restent mystérieuses ; on l’a dit romain, mais aussi aquitain.

Etudiant à Reims, on a souvent affirmé qu’il avait été l’élève d’un certain Gerbert, le futur pape Sylvestre II qui, une fois élu pape, l’appela quelque temps à Rome. C’est de Gerbert que Fulbert aurait reçu sa formation scientifique et philosophique. L’épisode est contesté aujourd’hui, mais Fulbert demeure célèbre pour sa science universelle : droit, grammaire, rhétorique, poésie, musique, médecine.

Etabli en l’église de Chartres, Fulbert en fut le chancelier et y créa une école de théologie, géométrie, médecine et philosophie.

Vers 1002, des troubles s’élevèrent dans l’abbaye de Saint-Pierre de Chartres. Pour être renseigné convenablement, l’abbé Abbon de Fleury s’adressa à Fulbert. Ce dernier expliqua comment Magenard, moine ambitieux, s’était fait élire abbé, avait été chassé du monastère, et avait expié sa faute de façon si exemplaire que les moines eux-mêmes l’avaient rappelé à leur tête.

Sur intervention du roi Robert II, Fulbert devint évêque à Chartres en 1007. Mais l’élu se soucia toujours de maintenir l’indépendance de l’Eglise. Cet évêque consciencieux rechercha la paix et la concorde, dans un grand respect de toutes les parties. Il chercha ainsi à réconcilier le comte Eudes II de Blois avec le roi Robert II ; dans une célèbre lettre au duc Guillaume V d’Aquitaine, il résume en six mots ce que doit être la fidélité d’un vassal : salut, sécurité, honneur, intérêt, facilité et liberté d’action. Même quand il encourut la disgrâce du roi, il fit tous ses efforts pour en regagner l’amitié.

Fulbert continua son enseignement à l’école de Chartres, qui devint la plus célèbre académie de France.

Il vit le danger de l’erreur de Béranger sur la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, et réfuta l’erreur de son ancien élève. Il en prévint aussi son métropolitain, l’évêque Léothéric de Sens, en ces termes : Pilote du vaisseau du roi, sois circonspect et sur tes gardes : si tu t’écartes de la route prescrite par la foi, tu feras certainement un triste naufrage.

Fulbert devint comme l’oracle des princes et des évêques. En 1008, au concile de Chelles, on voit qu’il signe juste après les métropolitains, avant d’autres évêques bien plus anciens que lui.

L’évêque de Chartres eut le souci de son diocèse, et sut réprimer des abus. Il édita des canons pénitentiaux, composa des hymnes pour la liturgie. Actuellement l’hymne pascale Chorus Novæ Ierusalem est toujours au Bréviaire.

En 1020, après l’incendie désastreux de la ville, il entreprit la reconstruction de la cathédrale, suppliant les princes de l’aider financièrement : Canut de Danemark, Guillaume de Poitiers. Cette cathédrale, dont subsiste aujourd’hui l’immense crypte, fut placée sous le vocable de Notre-Dame, Reine de Miséricorde, à laquelle il avait une grande dévotion. Il établit dans son diocèse la fête de la Nativité de Marie.

Ce saint évêque gouverna son Eglise pendant environ quatorze ans. Il mourut le 10 avril 1029.

Il fut enterré dans l’abbaye où il aimait se retirer, à Saint-Père-en-Vallée.

Sur la base de plusieurs miracles opérés par son intercession, Fulbert a longtemps été considéré Bienheureux ; il a le titre de Saint dans le Martyrologe, au 10 avril.

 

 

Antonio Neyrot

1423-1460

 

Antonio vit le jour vers 1423 à Rivoli (Piémont, Italie NO). On ne connaît pas sa famille : on pourrait peut-être supposer que cette famille avait des racines françaises et que le nom de Noiraud, prononcé à l’ancienne Nouéraud, soit devenu Neyrot en piémontais.

Tout jeune encore, le garçon quitta sa patrie pour aller se présenter au couvent de Saint-Marc de Florence qui avait été cédé aux Dominicains de Fiesole sur la demande de saint Antonino (v. 2 mai). Ce dernier, dominicain lui-même, allait devenir évêque de Florence. Dans le couvent, était en train de travailler un humble Religieux, qui peignait d’admirables fresques, un certain Giovanni de Fiesole, mieux connu comme Fra Angelico (v. 18 février).

En 1448, une épidémie de peste dévasta Florence et décima les Religieux qui s’étaient dévoués auprès des malades et des mourants.

Antonio ne répondit pas vraiment aux grâces que Dieu lui accorda. D’un caractère faible et inconstant, il s’abandonnait aisément aux rêves de son esprit inquiet. Il voulut passer en Sicile ; malgré les exhortations touchantes et les menaces d’Antonino, il demanda et obtint l’autorisation de ses supérieurs, échappa aux dangers de la traversée, et débarqua dans l’île. Au bout de quelque temps, il voulut revenir à Naples, mais le bateau qui le portait fut pris par les pirates ; prisonnier, il se souvint des prédictions d’Antonino, reçut la visite d’un ermite de Saint-Jérôme, un certain Costanzo, devenu esclave du roi de Tunis ; il put lui faire sa confession, mais ne montra pas assez de patience et de résignation devant l’épreuve de sa captivité.

Le roi de Tunis, moyennant certaines formalités, permettait aux captifs de sortir de prison avant même qu’ils eussent été rachetés. Pour obtenir cette faveur, Antonio eut recours au crédit du consul génois, Clemente Cicero ; mais la demande avait été faite en termes peu édifiants, et le consul mal impressionné résolut de ne pas s’occuper de cette affaire. Il revint pourtant sur cette décison et consentit même à payer la somme qui devait assurer l’élargissement d’Antonio. 

Celui-ci ne sut pas utiliser les loisirs de sa mise en liberté ; sa foi s’affaiblit, ses passions se réveillèrent ; dans son ingratitude, il alla jusqu’à renier publiquement sa foi en Jésus-Christ, pire : il contracta un mariage sacrilège.

Là-dessus, Antonio apprit la mort du cher Supérieur Antonino, ainsi que les miracles qui se produisaient sur la tombe de celui-ci ; il conçut alors un profond remords et, tout troublé, appela à son aide le saint évêque Antonino, qui lui apparut : il lui rendit confiance, l’exhorta à se repentir. Désormais, Antonio fut tout-à-fait différent ; tel saint Pierre qui, après l’enthousiasme, renia son divin Maître, pleura sa faute et plus tard versa son sang pour la Foi, Antonio se convertit vraiment et persévéra jusqu’à la fin.

Pour bien montrer sa résolution, il se prépara à abjurer sa faute devant ceux-là mêmes qui avaient assisté à son apostasie, ce qui pourrait n’avoir lieu que six mois plus tard, quand le roi devrait faire son entrée solennelle à Tunis.

Durant ces six mois, Antonio ne fit pas qu’attendre ; il s’adonna à tous les exercices de la piété que lui inspirait sa conscience. Le jour des Rameaux 1460, il se confessa et communia, abjura son apostasie devant la communauté des Chrétiens, se fit faire la tonsure monastique (à l’époque, elle consistait à ne laisser qu’une couronne de cheveux, en souvenir de la Couronne d’épines du Seigneur), reprit son habit dominicain et alla ainsi se présenter au roi qui avançait solennellement dans la ville.

Antonio déclara alors qu’il croyait fermement en Jésus-Christ, qu’il détestait le crime de l’avoir renié. Le roi témoigna la surprise que lui causait cette déclaration et invita le Frère à revenir sur sa décision ; comme ce dernier n’en faisait rien, le roi ordonna d’éloigner ce disturbateur et de le remettre au juge.

En prison, Antonio prit seulement un peu de pain et d’eau et distribua à d’autres Chrétiens captifs ce qu’on pouvait lui apporter.

Le Jeudi Saint, le juge l’exhorta, le menaça, et finalement, fatigué, le condamna à mort : il devait avoir les membres brisés et le corps broyé. Les bourreaux emmenèrent incontinent Antonio au lieu du supplice. Certains tentèrent encore de le persuader, mais en vain.

Parvenu à l’endroit, Antonio remit son habit religieux à des hommes en leur disant : Gardez cet habit, si vous le préservez de toute souillure, les Chrétiens vous en récompenseront. Les hommes promirent.

Puis Antonio se mit à prier, immobile, à genoux. Alors les bourreaux et les musulmans présents s’élancèrent sur le Frère, le frappant de leurs épées, l’accablant sous une grêle de pierres. Antonio fut bientôt complètement déchiqueté. On voulut brûler son corps, mais le feu ne prit pas, de sorte qu’on tira ce cadavre par les rues et qu’on le jeta dans une fosse d’immondices. Ce martyre eut lieu le 10 avril 1460.

Des marchands de Gênes purent racheter le corps, le laver respectueusement et l’emporter à Gênes.

Dieu manifesta par des miracles la gloire de son serviteur. 

Par l’entremise du duc de Savoie, le bienheureux Amédée IX (v. 30 mars), le corps du Martyr fut transféré à Rivoli.

Le culte s’accrut et fut approuvé en 1767, ce qui équivaut à une béatification.

 

 

Marco Fantuzzi

1409-1479

 

Marco Fantuzzi naquit en 1409 à Bologne, de Bartolomeo et Lisia.

Après de brillantes études dans les arts libéraux (ou dans le droit), il quitta le monde et entra chez les Frères Mineurs Observants (1435).

En 1437, il était déjà supérieur en Emilie, et en 1444 vicaire provincial. En 1445, il fut l’un des prédicateurs choisis par le pape pour prêcher la croisade contre les Turcs.

Il se montra fervent prédicateur, à l’égal des autres grands prédicateurs franciscains de l’époque : Bernardino de Sienne, Giovanni de Capistran, Giacomo de la Marche (v.  20 mai, 23 octobre, 28 novembre).

On l’entendit prêcher à : Norcia, Mantoue, Milan, Florence, Bologne, Pérouse, Ascoli, Pavie. 

En 1452, il présida le chapitre de L’Aquila et tenta de pacifier les désaccords entre les Franciscains de Dalmatie et de Bosnie. En outre, il fut par trois fois élu Vicaire Général de l’Ordre, en 1452, 1464 et 1469, en tout neuf années en dix-sept ans.

Pour appuyer et encourager le mouvement de réforme franciscain, il visita les couvents d’Europe centrale et orientale, et de Terre Sainte. Le pape concéda aux Observants de dépendre directement du vicaire général, et non plus des Conventuels, ce qui provoqua des jalousies et des heurts, dont souffrit beaucoup Marco. Dans un nouveau chapitre, il fut même privé de son droit de vote, malgré les vives protestations de Giacomo de la Marche.

A Bologne, il contribua à la fondation du monastère du Corpus Domini, ainsi que le Mont de Piété. Un témoin de la vie de Marco rapporte qu’il opéra des guérisons miraculeuses.

Marco s’éteignit à Plaisance, après y avoir prêché le carême, le 10 avril 1479.

Quatre siècles plus tard, le culte en fut approuvé, en 1868, reconnaissant Marco comme Bienheureux.

 

 

Miquel Argemir i Mitjà

1591-1625

 

Miquel naquit en la fête de saint Michel Archange, 29 septembre 1591, à Vich (Catalogne, Espagne), avant-dernier des huit enfants de Enrique Argemir et Montserrat Mitjà, qui lui donnèrent le nom de l’Archange.

Dans cette famille très chrétienne, chaque jour on priait le chapelet et lisait l’évangile ; le samedi on assistait aux vêpres à la cathédrale. 

A sept ans, Miquel obtint la permission de jeûner trois fois par semaine en carême, et comme sa santé ne s’en ressentait pas, il jeûna tout le carême l’année suivante. Déjà il fit vœu de chasteté et chercha à vivre en ermite dans le massif de Montseny.

A onze ans, il fut orphelin et voulut entrer au couvent, mais la famille s’y opposa. Il s’habitua dès lors à ne manger que des herbes et des légumes.

En 1603, il réussit tout de même à entrer chez les Trinitaires de Barcelone, et passa au noviciat de Saragosse en 1606 ; il fit la profession le 30 septembre 1607, lendemain de ses seize ans (et de la fête de saint Michel).

Il connut le mouvement de réforme des Trinitaires Déchaux ; il partit en 1608 pour Oteiza (Pamplona), et finira le noviciat à Madrid. On l’envoya à La Solana, puis Séville, Valldepeñas, Cordoue, Granada et Socuéllamos. Il alla étudier la philosophie à Baeza de 1611 à 1614, puis la théologie à Salamanque. 

Le bruit se répandit de ses étonnantes extases. A Séville, il devait lire la lecture de l’Office sur la Jérusalem céleste, et ne put achever ; il fallut le remplacer au pupître ; à la fin de l’extase, qui dura jusqu’à la fin de l’Office, Miquel s’en alla en courant, tout confus de la situation. A Cordoue, quand on lut un passage sur le joie des Bienheureux au Paradis, il s’envola littéralement, sortit du chœur et n’alla atterrir que devant le Saint Sacrement d’une église. A Salamanque, on le vit s’élever en l’air les bras en croix au moment où le professeur parla de l’Incarnation du Christ ; il resta dans cette position pendant un quart d’heure.

En 1616 il reçut l’ordination sacerdotale à Baeza. Il fut confesseur, prédicateur et vicaire conventuel. Les conversions furent nombreuses ; on le surnomma l’extatique. Un jour, lors d’une nouvelle extase, Jésus et lui échangèrent leurs cœurs, selon ce que Miquel relata dans ses notes : La Tranquillité de l’Ame.

Miquel expérimenta aussi la calomnie et la prison : deux Religieux, jaloux, prétendirent le dénoncer et Miquel dut passer dix mois en prison sans pouvoir se défendre, disant seulement que c’était là la volonté de Dieu.

En 1622, on le nomma prieur à Valladolid ; sa renommée s’étendit encore plus, des personnalités ecclésiastiques et civiles vinrent se confesser à lui. Miquel se préoccupa avec le plus grand zèle du rachat des Chrétiens captifs des Musulmans (ce qui est le but de l’Ordre trinitaire), mais aussi se préoccupa d’autres «prisonniers» : les affligés, les pécheurs, les pauvres.

En 1625, il fut pris de fièvre typhoïde. Il se prépara à la mort avec la plus grande ferveur et avec grande joie, et mourut le 10 avril 1625 ; il avait trente-trois ans et à peine plus de six mois, environ l’âge de Notre-Seigneur.

On ne compta pas les miracles qui se produisirent, avant et après sa mort. Miquel, surnommé Miquel des Saints, fut béatifié en 1779 et canonisé en 1862.

Miquel des Saints est le patron céleste de la ville de Vich, et aussi de l’Adoration nocturne.

Maddalena de Canossa

1774-1835

 

Elle naît à Vérone (Italie) le 1er mars 1774, troisième des six enfants de cette famille noble et riche des marquis de Canossa. Le père est Ottavio de Canossa, la mère est la comtesse Teresa Szluha. Les six enfants sont : Carlo Vincenzo (mort-né), Laura Maria, Maddalena, Bonifacio, Rosa et Eleonora.

L’enfance et l’adolescence sont marquées par les douloureuses épreuves de la mort du papa (1779) et du remariage de la maman (1781).

Maddalena et ses sœurs auront pour préceptrice une française sévère et autoritaire, dont l’influence négative sur Maddalena conduira cette dernière à une grave maladie.

A dix-sept ans, Maddalena tente par deux fois d’entrer au Carmel, à Verona puis à Conegliano, mais une intuition intérieure la pousse à se donner davantage au Christ et à Le servir parmi les plus pauvres.

La situation politique de la fin du 18e siècle est agitée, la ville italienne de Vérone passe sous la botte autrichienne puis est conquise par les troupes napoléoniennes et Maddalena remet à plus tard son saint projet, acceptant de rester dans le palais Canossa pour administrer l’important patrimoine familial, d’autant plus que l’évêque n’est pas entièrement d’accord avec le projet qu’elle lui dévoile.

Elle s’efforce malgré tout d’aller trouver les pauvres, ceux qui ont faim de pain, mais aussi faim d’instruction, de compréhension, et surtout faim de la Parole divine. Elle les rencontre aux portes de Vérone, où on ressentait douloureusement le passage des troupes révolutionnaires.

Après avoir regroupé quelques amies qui adhéraient à son idéal, Maddalena quitte définitivement le palais Canossa en 1808 pour s’installer dans le quartier le plus pauvre de Vérone et y servir ceux qui ont le plus besoin du Cœur du Christ.

L’Esprit de Dieu va littéralement enflammer cette humble fondation : en peu de temps, Maddalena ouvre des maisons à Vérone, à Venise, à Milan, à Bergame, à Trento…

Maddalena et ses compagnes sont actives dans cinq domaines bien spécifiques : l’école de la charité pour la promotion intégrale de la personne ; la catéchèse à tous les niveaux, surtout pour ceux qui sont loin ; l’assistance des femmes malades dans les hôpitaux ; maisons de formation pour de jeunes maîtresses dans les campagnes, qui épauleront les curés dans les activités pastorales ; enfin, exercices spirituels annuels pour les dames de la haute noblesse, en vue de les aider spirituellement à s’élever, tout en les insérant dans diverses activités caritatives. Par la suite, ces exercices s’étendront aussi à toutes les catégories sociales.

Autour de la figure et de l’œuvre de Maddalena, gravite toute une armée de témoins de la charité, qui laisseront à leur tour leur nom dans les pages de la vie de l’Eglise : Leopoldina Naudet, Antonio Rosmini, Antonio Provolo, Karl Steeb, Gaspare Bertoni, Teodora Campostrini, Teresa Eustochio Verzeri, Elisabetta Renzi (voir la note plus bas).

En 1819-1820, les divers diocèses où sont présentes les communautés, donnent leur approbation. Le pape Léon XII approuve la règle des Filles de la Charité en 1828.

En 1831, voit le jour la branche masculine des Fils de la Charité, que Maddalena projetait depuis 1799. Deux essais, avec Antonio Rosmini puis Antonio Provolo n’avaient pas abouti. Cette fois-ci, l’œuvre est appuyée par un saint prêtre de Venise, Francesco Luzzo, aidé par deux laïcs de Bergame : Giuseppe Carsana et Benedetto Belloni.

Maddalena meurt à soixante-et-un ans, le 10 avril 1835, à Vérone. Elle a été béatifiée en 1941, et canonisée en 1988. Inscrite au Martyrologe au 10 avril, elle est toutefois localement fêtée le 8 mai, en-dehors du temps du Carême.

Les Fils et les Filles “Canossiens” sont envoyés vraiment ad gentes, à toutes les nations : les Filles de la Charité sont répandues jusqu’en Extrême-Orient, les Fils de la Charité sont présents en Italie mais aussi outre Océan. 

 

Note. Quelques indications sur tous ces noms qui ont illustré la vie de l’Eglise à Vérone ou dans les environs durant le XIXe siècle : 

La Vénérable Leopoldina Naudet (1773-1834) a fondé les Sœurs de la Sainte Famille de Vérone. 

Le Bienheureux Antonio Rosmini (1797-1855) a été béatifié en 2007 ; il est fêté le 1er juillet.

Le Serviteur de Dieu Antonio Provolo (1801-1842) est un saint prêtre de Vérone, qui voulut promouvoir l’assistance aux sourds-muets par la musique.

Le Bienheureux Karl Steeb (1773-1856) est un prêtre allemand actif à Vérone, fondateur des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, béatifié en 1975 et fêté le 15 décembre.

Saint Gaspare Bertoni (1777-1853) fonda à Vérone la Congrégation des Saintes Stigmates de Notre Seigneur, fut béatifié en 1975 et canonisé en 1989 ; il est fêté le 12 juin.

La Servante de Dieu Teodora Campostrini (1788-1860), a donné naissance à Vérone aux Sœurs Minimes de la Charité de Notre-Dame des Douleurs.

Sainte Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852) fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur de Jésus pour l’éducation des jeunes filles pauvres et fut canonisée en 2001 ; le Martyrologe la commémore le 3 mars.

La Bienheureuse Elisabetta Renzi (1786-1859) a fondé la Congrégation des Maîtresses Pies de Notre Dame des Douleurs ; béatifiée en 1989, elle est fêtée le 14 août.

Piotr Żukowski

1913-1942

 

Né le 13 janvier 1913 à Baran-Rapa (Nemencine, Vilnius, Lituanie), Piotr était le fils de Andrzej Żukowski et de Albina Walkiewicz.

Il travailla aux champs, puis entra à seize ans chez les Franciscains Conventuels du Niepokalanow, sous le nom de Bonifacy. 

Il fait la première profession en 1932, et la solennelle en 1935. Il a dû recevoir l’ordination sacerdotale vers 1938.

Il fut un fidèle collaborateur du père Kolbe dans la rédaction du bulletin Le Chevalier de l’Immaculée.

Quand survient la police nazie, il risque sa vie pour protéger les machines typographiques. Arrêté avec six autres, il est envoyé au camp de Auschwitz le 8 janvier 1942. Il porte le n° 25447.

Il meurt à l’infirmerie, victime d’une pneumonie, le 10 avril 1942.

Il a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, en 1999.

 

 

Rolando Rivi

1931-1945

 

Né le 7 janvier 1931 à San Valentino (Castellarano, Italie nord), Rolando était le deuxième des trois fils de Roberto Rivi et Albertina Canovi.

Il entra au Petit séminaire de Marola en 1942, mais revint dans sa famille deux ans après, à cause de l’occupation allemande dans la région.

Mais à cette époque, tous les petits séminaristes portaient déjà la soutane, et Rolando continua à s’habiller ainsi chez les siens. C’était courageux de la part de l’adolescent, car dans cette région, les «partisans» communistes, en haine du fascisme au pouvoir, n’hésitaient pas à assassiner les prêtres qu’ils rencontraient.

Le 10 avril 1945, ils vinrent chercher Rolando chez lui, laissant aux parents un petit mot : Ne le cherchez pas. Il nous accompagne un petit moment. Les Partisans.

Le «petit moment» dura trois jours au terme desquels les Partisans eux-mêmes indiquèrent où se trouvait le corps du séminariste. Son père et le curé du village le retrouvèrent dans un bois, le visage tuméfié, le corps plein de sévices, et deux blessures mortelles, une au cœur, l’autre à la tempe gauche.

La mort de Rolando eut lieu le 10 avril 1945.

Depuis, beaucoup de guérisons miraculeuses furent attribuées à l’intercession de Rolando, mais c’est principalement en raison de son martyre en haine de la foi, qu’il a été béatifié en 2013.

 

Pedro María Ramírez Ramos
1899-1948

Pedro naquit à La Plata (Huila, Colombie) le 23 octobre 1899, de Ramón et Isabel.

Après l’école de son village, il fréquenta le Petit séminaire Saint-Louis-de-Gonzague à Elías, puis en 1915 le Grand séminaire Marie-Immaculée de Garzón, où il reçut les Ordres mineurs (1917).

L’épreuve le travailla : il eut des doutes, et en 1920 se retira du séminaire.

Huit ans plus tard, il entra au Grand séminaire de Ibagué (Tolima) et fut ordonné prêtre en 1931.

Il fut curé à Chaparral, puis à Cunday (1934), à Fresno (1939), enfin à Armero (1943-1948).

Le 9 avril 1948, alors que don Pedro revenait d’avoir visité des malades à l’hôpital, éclata une révolte à cause de l’assassinat du candidat à la Présidence, Jorge Eliecer Gaitán Ayala. Le prêtre n’avait rien à voir là-dedans, mais par précaution se réfugia dans son église paroissiale ; les Religieuses, qui habitaient à côté, lui conseillaient de s’enfuir pendant la nuit, mais il préféra rester auprès de ses ouailles.

La révolte dégénéra. Le 10 avril dans l’après-midi, toute une foule excitée s’engouffra dans l’église, profanant le lieu saint ; on demanda à don Pedro et aux Religieuses de livrer leurs armes - qu’ils n’avaient pas, bien sûr. Alors on s’empara du prêtre, on le tira dehors et on l’assassina à coups de poignard.

Personne n’osait ramasser le corps du prêtre, par peur de subir le même sort. Vers minuit, les assassins vinrent le tirer jusqu’au cimetière voisin et l’ensevelirent seulement le lendemain, en pleine terre, sans sa soutane. Le 21 avril, les autorités intervinrent pour accorder une autopsie et une sépulture digne du prêtre.

Localement, don Pedro est surnommé le Martyr d’Armero. Il fut béatifié en 2017.

Pedro María Ramírez Ramos sera commémoré le 10 avril dans le Martyrologe Romain.

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