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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 23:00

 

18 AVRIL

 

II.

S Calocer, chef des soldats, martyr à Albenga.

Ss Eleuthère, évêque, et sa mère Anthia, martyrs à Rome ; on ne peut dire clairement où Eleuthère fut évêque.

IV.

Ss Elpidius, Hermogenes, Caius, Aristonicus, Rufus et Galatas, martyrs à Mélitène.

S Pusicius, intendant des travaux du roi Sapor, qui se convertit au moment du martyre de s. Siméon (voir 17 avril) : on lui fit un trou dans le cou pour lui arracher la langue et il devint aussi martyr.

VI.

S Eusebius, évêque à Fano, peut-être mort prisonnier à Ravennecomme le pape Jean Ier.

VII.

S Laserian (Molassus), d’origine écossaise, moine et apôtre en Irlande, évêque.

VIII.

S Ursmer, abbé à Lobbes (et évêque), apôtre de la Flandre.

Ss Hidulphe et Aya, deux époux consacrés dans la continence parfaite, ensuite retirés lui à Lobbes, elle à Châteaulieu ; Aya est invoquée contre les procès injustes. 

S Wicterp, évêque à Augsburg.

IX.

Ste Anthousa, vierge, fille de l’empereur Constantin Copronyme.

S Ioannis l’Isaurien, champion de l’orthodoxie contre les iconoclastes. 

S Perfecto, prêtre martyr à Cordoue.

Ste Athanasia, deux fois veuve, puis abbesse dans l’île d’Egine et thaumaturge.

S Cosmas, évêque à Chalcédoine, victime des mauvais traitements des iconoclastes. 

XI.

S Gébuin (Jubin), évêque à Lyon.

XII.

B Idesbald, abbé cistercien à Notre-Dame des Dunes, grand promoteur du chant liturgique..

S Galdino della Sala, évêque à Milan ; il travailla beaucoup à rallier toute sa région au pape légitime.

XIII.

B Bertrand de Garrigues, un des premiers compagnons de s.Dominique et son confident, prieur à Toulouse, chapelain des sœurs dominicaines à Prouille (le 6 septembre au Martyrologe).

S Bartolomeo (Amadio) Amidei, un des Fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie, fêté le 17 février.

XV.

B Giacomo d’Oldo, de Lodi ; lui et sa femme étaient assez frivoles, mais devinrent tous deux tertiaires franciscains ; il fut prêtre.

B Andrea de Montereale, pieux berger des Abruzzes, entré chez les augustins à quatorze ans, provincial pour l’Ombrie, prédicateur en Italie et en France.

XVI.

B Ioannis de Ioannina, tailleur, martyr ; il abandonna la mahométisme et fut brûlé vif à Constantinople.

XVII.

B Andrea Hibernon, franciscain puis carme espagnol, mystique ; il aimait les travaux les plus humbles, et travaillait à convertir les Maures. 

Bse Barbe (Madame Acarie, puis Marie de l'Incarnation) Avrillot, fondatrice française de nombreux Carmels réformés dans l'esprit de ste Thérèse d'Avila ; veuve, elle fut simple converse carmélite à Amiens, puis à Pontoise.

XVIII.

B Joseph Moreau, prêtre martyr à Angers, béatifié en 1984.

XIX.

B Luca Passi, prêtre italien, fondateur de l'institut des Sœurs Maîtresses Dorothéennes, béatifié en 2013.

XX.

Bse Savina Petrilli (1851-1923), italienne, fondatrice des Sœurs des Pauvres de Sainte-Catherine de Sienne, pour les enfants abandonnés et toutes personnes démunies ; béatifiée en 1988.

B Roman Archutowski (1882-1943), prêtre polonais et martyr au camp de concentration de Majdanek, mort le jour des Rameaux, béatifié en 1999.

B Louis Leroy (1923-1961), prêtre français des Oblats de Marie Immaculée, martyr au Laos, béatifié en 2016.

Pusicius et Martha (Perse)

† 341

 

L’empereur de Perse Sapor II (310-381) considérait comme ennemis personnels tous ceux qui avaient quelque lien avec l’empire romain : les Chrétiens, liés à l’Eglise de Rome, étaient forcément, selon lui, des alliés de l’empire romain.

Vers 341-344, il décréta contre les Chrétiens un très lourd impôt ; lorsque l’un d’eux refusa de le payer, ce geste fut considéré comme un acte de rébellion, synonyme d’activité subversive contre l’empereur de Perse.

Ce fut l’occasion d’une violente persécution. Ayant refusé d’adorer le soleil, l’évêque Siméon bar Sabas fut décapité après l’exécution d’une centaine d’autres Compagnons, évêques, prêtres, diacres et autres clercs, qui furent égorgés sous ses yeux, le 17 avril.

Avec saint Siméon furent aussi décapités deux prêtres, Habdelai et Ananias. Ce dernier avait été soudain pris d’un tremblement juste avant d’être exécuté. C’est alors qu’intervint Pusicius, qui venait d’être créé intendant des travaux du roi, chrétien en secret. Il exhorta fortement Ananias : Courage, ferme un instant les yeux et tu les ouvriras à la lumière du Christ.

Pusicius fut saisi sur-le-champ et conduit devant Sapor. Pusicius déclara : Je voudrais échanger cet honneur plein de troubles et de peines contre leur foi ; la mort qu’ils endurent est à mes yeux le comble du bonheur. 

Sapor ordonna de lui faire subir un atroce supplice : lui percer le cou et lui arracher la langue.

Ainsi mourut glorieusement saint Pusicius, en ce Samedi Saint de 341. 

Le lendemain, jour de Pâques, fut à son tour exécutée la fille de Pusicius, Martha, qui était vierge et fut accusée de christianisme.

Le Martyrologe mentionne saint Siméon bar Sabas le 17 avril, saint Pusicius le 18 avril, sainte Martha le 19 avril.

Une autre source, orthodoxe, retient plutôt la date du 13 avril 344 pour saint Siméon, et les jours suivants, jusqu’au 23 avril, pour les autres. Il y aurait eu en tout onze cent cinquante Martyrs. 

 

 

Hermogenes et Elpidius

4e siècle ?

 

L’actuel Martyrologe mentionne le 18 avril deux Martyrs, Hermogenes et Elpidius, qui étaient autrefois accompagnés de quatre autres : Caius, Aristonicus, Rufus, Galatas.

Le martyre de ces héros du Christ aurait eu lieu à Mélitène (Arménie) au 4e siècle, selon des traditions invérifiables.

Il convient toutefois de s’arrêter sur Elpidius, dont le nom fut édulcoré en Expeditus, et qui fut favorisé d’une popularité pour le moins ingénieuse.

Le nom-même d’Expeditus engendra en Allemagne une dévotion assez vive, qui faisait du glorieux Martyr le patron des causes urgentes. On le représenta écrasant du pied un corbeau, dont le cri (Cras !) signifie en latin Demain.

Cette explication est peut-être juste. Mais il faut reconnaître que ce «faux» Saint est très efficace.

Saint «Expédit» était autrefois vénéré le 19 avril ; Hermogenes et Elpidius, alias Expeditus, sont aujourd’hui commémorés le 18 avril.

 

 

Eusebius de Fano

† 541

 

Eusebius fut nommé évêque de Fano, septième de ce titre, en 502.

On sait qu’il établit une école pour ses clercs, ce qu’on appellerait aujourd’hui un séminaire.

Le pape était alors s.Symmaque (v. 19 juillet), dont l’élection avait été contestée : deux conciles à Rome avaient proclamé sa légitimité et banni ses adversaires. Eusebius faisait partie des pères conciliaires.

Lorsque le pape Jean Ier (v. 18 mai) dut aller à Constantinople pour rencontrer l’empereur, Eusebius l’accompagnait ; au retour, ils furent tous deux mis en prison à Ravenne par le roi Théodoric.

Certains ont cru qu’Eusebius s’éteignit dans cette prison en 526, un mois environ avant Jean Ier ; c’est aussi la date indiquée dans le Martyrologe Romain ;  mais comme le successeur d’Eusebius - dont on ignore le nom - fut nommé en 541, il est difficile d’imaginer que ce diocèse fût vacant pendant une quinzaine d’années ; on peut donc supposer une date plus tardive pour la mort d’Eusebius, soit en prison à Ravenne, soit à Fano, vers 540.

Saint  Eusebius de Fano est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Laserian de Leighlin

† 639

 

Laserian (Lasserian Laisren), nommé aussi Molassus ou Molaisse (ce qui signifie saint Laserian), vit le jour en Irlande, où ses parents avaient été exilés. Sa mère, Gemma, descendait du roi d’Ecosse Áedán. Il avait un frère, Goban (v. 20 juin).

Sa mère le conduisit, jeune encore, dans sa terre natale, mais il revint en Irlande se mettre sous la sainte conduite de s.Fintan (v. 17 février), à Iona, croit-on.

Il se rendit à Rome, où le pape Grégoire 1er le reçut (598) et lui confia la mission d’évangéliser l’Irlande.

Plus tard, Laserian se rendit une seconde fois à Rome, où le pape Honorius Ier le sacra évêque, et le nomma son légat pour l’Irlande. Il le chargea en particulier de convaincre les Irlandais à adopter la date romaine de Pâques. On rappellera ici que s.Fintan tenait farouchement au calendrier irlandais. Mais après le concile de Magh-Lene (631), les évêques irlandais passèrent au calendrier romain.

En 637, Laserian remplaça son frère s.Goban à la tête du monastère de Leighlin, lorsque celui-ci gagna la Gaule.

Laserian mourut en 639.

Saint Laserian de Leighlin est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ursmarus de Lobbes

644-713

 

Ursmarus (Ursmar ou Ursmer) naquit le 27 juillet 644 à Floyon (Avesnes-sur-Helpe, Nord).

Sa naissance fut précédée - et suivie - de faits merveilleux. L’enfant montra très tôt des signes d’une grande piété et d’une sagesse prématurée. Sa mère et sa marraine se préoccupèrent de lui procurer une instruction solide, successivement complétée par l’approfondissement des sciences profanes et de l’Ecriture.

S.Amand (v. 6 février) remarqua ce jeune homme exceptionnel, l’admit dans les rangs de la cléricature et lui conféra le sacerdoce (670).

Les premières missions d’Ursmarus le conduisirent à La Fagne et en Thiérache, et furent couronnées d’un grand succès.

C’est alors que le comte Hidulphe, dûment appuyé par le maire du palais Pépin de Herstal, réussirent à convaincre Ursmarus de prendre la direction du monastère de Lobbes, que son fondateur, s.Landelin (v. 15 juin) avait quitté pour embrasser la vie érémitique. Ursmarus acheva la construction de l’abbaye, en assura les revenus, et réussit à mettre les moines sur un réel chemin vers la sainteté.

Ursmarus voulut aussi apostoliser les Ménapiens et les Morins et, pour obtenir d’abondantes grâces, fit le pèlerinage à Rome. Il emportait avec lui des lettres cachetées avec le sceau de Pépin d’Herstal à l’adresse du pape ; Ursmarus les lui remit, sans savoir que, justement, Pépin y suppliait le pape de consacrer évêque Ursmarus. Le pape n’eut pas de difficulté à se convaincre de la dignité d’Ursmarus : il le sacra évêque et lui donna de grands pouvoirs pour ordonner des prêtres et édifier des églises dans toute la région du Hainaut et de la Flandre.

En 697, Ursmarus consacra l’église de son monastère de Lobbes. On lui remit aussi le domaine d’Oudenbourg, ainsi que la ville de Zegelsem, où s’élevèrent bientôt des nouveaux sanctuaires.

Ursmarus avait un régime très sévère : ni viande, ni poisson, et de l’eau comme unique boisson. Et bien qu’il souffrît près de dix années de violents maux de dents, il ne le laissa jamais paraître, conservant un inaltérable visage rayonnant de joie. On le dépeignait comme un maître habile dans les Ecritures, un vrai pasteur, un gardien des âmes, père des veuves et des orphelins, libérateur des captifs.

Peu avant de mourir, il remit sa charge dans les mains de son disciple Ermin (v. 25 avril) et s’éteignit doucement le 18 avril 713.

Les miracles qui se produisirent sur son tombeau aboutirent à sa canonisation en 823. S.Ursmarus est invoqué pour la santé des enfants, en particulier à la Fontaine de saint Ursmer, près de Floyon. Au 10e siècle, à l’approche des hordes magyares, les populations invoquèrent saint Ursmer, et une pluie orageuse vint immédiatement semer la panique chez l’envahisseur, qui recula.

Saint Ursmarus est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anthousa de Constantinople

757-811

 

La naissance d’Anthousa (Anthuse) est déjà une histoire.

L’empereur Constantin Copronyme, après son père, avait soutenu la lutte iconoclaste ; or, une recluse nommée Anthousa, qui vivait près de Constantinople, eut la hardiesse de soutenir au contaire le culte des saintes Images, au point que l’empereur la fit arrêter et s’apprêtait à lui faire subir mille mauvais traitements ; sa troisième épouse, Eudokia, obtint par ses larmes insistantes la grâce de cette recluse, laquelle, en retour, annonça à l’impératrice, qu’elle mettrait bientôt au monde une fille : c’est celle dont on va parler maintenant.

La petite fille naquit vers 757 et reçut à son tour le nom d’Anthuse. Elle grandit dans la crainte de Dieu et loin des déviations de son père. Celui-ci voulut la marier, mais elle s’y opposa de toute son âme.

A partir de 775, à la mort de Constantin Copronyme, Anthuse renonça à toutes les faveurs de la cour, abandonna à son frère aîné Léon tous ses droits à la couronne et ne se réserva que la disposition de ses biens, pour réparer les monastères détruits par son père, racheter des Chrétiens réduits en esclavage par les Musulmans, et se donner à maintes bonnes œuvres : elle devint la mère des orphelins et des enfants abandonnés, elle les réunissait et les instruisait, elle assistait les mourants, créait des hospices pour les malades et les vieillards pauvres, qu’elle allait soigner personnellement.

Sur la fin de sa vie, elle reçut le voile des femmes consacrées, des mains du patriarche Tarasios (v. 18 février) et se retira dans le monastère d’Euménie, où elle mourut à une date qu’on fait varier entre 790 et 811.

Sainte Anthusa est commémorée le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannis l’Isaurien

† 820

 

Originaire d’Isaurie (act. Turquie S), Ioannis conçut dès sa jeunesse un grand amour pour le Christ.

Il se mit sous la conduite de s.Grégoire le Décapolite (v. 20 novembre), auquel il se soumit filialement et qu’il servit fidèlement, le considérant comme une image vivante de Jésus-Christ.

Ensemble ils défendirent le culte des Saintes Images pendant la persécution iconoclaste.

Ioannis mourut en 820 et reçut la sépulture non loin d’un autre vaillant Soldat, son ami Ioseph l’Hymnographe (v. 3 avril).

Saint Ioannis l’Isaurien est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain, qui cependant le fait mourir en 842.

 

 

Perfecto de Cordoue

† 850

 

Perfecto était de Cordoue.

Il fut élevé dans la communauté de prêtres de l’église Saint-Aciscle, où il se distingua par son étude assidue de l’Ecriture.

Il fut ordonné prêtre et mit son zèle au service des fidèles attristés par le joug musulman.

Un jour, des Musulmans le prièrent de s’exprimer sur Mahomet et sur Jésus-Christ ; prudemment, il démontra la divinité du Fils de Dieu, au regard duquel Mahomet n’avait pas grande autorité. Les interlocuteurs de Perfecto cachèrent leurs réels sentiments et, quelques jours plus tard, firent arrêter Perfecto, le conduisirent devant leur juge et le dénoncèrent comme blasphémateur.

Chargé de fers et mis en prison, Perfecto se prépara au martyre dans le calme et la prière. Le jour arriva : le 18 avril 850, après avoir une dernière fois confessé sa foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur, il fut décapité. C’était la première victime de cette période.

Reconnu martyr, Perfecto a vite été honoré sur les autels, et jusqu’en France.

Saint Perfecto de Cordoue est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Athanasia d’Egine

790-860 

 

Athanasia naquit vers 790 en l’île d’Egine, de Niketas et Ireni, de nobles chrétiens.

Parut un édit impérial, qui demandait aux jeunes femmes en âge de se marier, d’épouser un officier. Elle qui voulait se consacrer, fut ainsi obligée à seize ans d’épouser un jeune officier, qui fut tué dans un raid contre les Arabes, deux semaines après le mariage.

Elle épousa ensuite un homme profondément religieux, qui finalement préféra devenir moine, avec sa permission, de sorte qu’elle était libre de suivre elle aussi son attrait pour la vie religieuse.

Elle vendit ses biens, transforma sa maison en un véritable couvent et favorisa la construction de sanctuaires. Sa communauté se déplaça à Timia, non loin d’une église Saint-Etienne : Athanasia en devint higoumène (supérieure).

Elle eut le don des miracles et les foules affluèrent pour la connaître. Athanasia alors alla vivre comme anachorète à Constantinople pendant sept années, durant lesquelles elle eut l’occasion de conseiller l’impératrice.

Puis elle regagna l’île d’Egine, où elle mourut un 14 ou un 15 août, en 860.

Comme les ménées grecs la placent au 18 avril, c’est cette date qui a été retenue dans le Martyrologe Romain.

Idesbald des Dunes

1090-1167

 

Idesbald naquit vers 1090 à Furnes (Belgique), dans la riche famille des van der Gracht, de la petite noblesse.

Intelligent, il acquit une grande culture, et en particulier dans le domaine du chant religieux.

Très tôt il fut du nombre des chanoines de la collégiale, et nourrit une grande prédilection pour l’office divin.

Imitant son père, vers 1150 Idesbald renonça à tous ses biens et demanda son admission à l’abbaye cistercienne de Notre-Dame des Dunes.

Il fut bientôt nommé maître de chœur, une charge qui n’est pas toujours de tout repos, car même si l’autorité du maître de chœur est reconnue, ce dernier n’en est pas pour autant moins soumis aux préférences, parfois capricieuses, des Supérieurs, ce qui génère parfois de douloureux conflits.

En 1155, il succéda comme abbé à Robert de Bruges, qui devenait abbé de Clairvaux.

L’abbaye grandit en prestige ; elle reçut des privilèges ; les grands venaient y puiser conseils et exemples.

Idesbald mourut le 18 avril 1167.

Son cercueil fut un peu oublié, mais retrouvé en 1623 : le corps était intact !

Le culte de s.Idesbald fut reconnu en 1894. Les cultivateurs et les pêcheurs belges l’invoquent comme leur céleste Patron.

Saint Idesbald des Dunes est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Galdino della Sala

1096-1176

 

Galdino, né vers 1096, était le fils d’un gentilhomme de Milan.

Il se prépara intensément au sacerdoce, par l’étude de l’Ecriture ; mais surtout on remarqua ses vertus, en particulier sa grande innocence.

Ordonné prêtre, les évêques le firent archidiacre puis chancelier de l’Eglise de Milan. Les deux archevêques Robaldo et Oberto s’appuyaient volontiers sur ce saint prêtre et lui déléguaient d’importantes charges.

En 1159, lors du schisme de Victor IV (soutenu par l’empereur Barbarossa contre le pape Alexandre III), Galdino se rangea délibérément du côté du pape légitime. La riposte de l’empereur fut sévère : il mit le siège devant Milan et fit mettre Galdino en prison pendant six mois.

L’archevêque de Milan, Oberto, se réfugia à Gênes, où se trouvait Alexandre III et où les rejoignit Galdino. Tous partirent se mettre en sûreté à Maguelone, Montpellier et Clermont. 

En 1165, Alexandre put revenir à Rome, toujours accompagné des fidèles Oberto et Galdino, et créa cardinal ce dernier ; il aurait bien créé cardinal aussi Oberto, mais celui-ci mourut à ce moment-là.

Le 18 avril 1166, le même pape consacrait Galdino archevêque de Milan ; c’était le quatre-vingt-quatrième titulaire de ce siège.

En 1167, la Ligue Lombarde parvint à expulser définitivement les lieutenants de Barbarossa et Galdino put prendre possession de son siège.

Son travail était immense : il devait déposer les prêtres et évêques schismatiques, et nommer des évêques dans presque toutes les villes de Lombardie ; il érigea le diocèse d’Alessandria, dont la ville prenait le nom du pape Alexandre III. Pasteur dévoué, il prêcha en tous lieux, assista les pauvres, rétablit le rit ambrosien, régla des détails de discipline pour le clergé, combattit l’hérésie cathare.

Dix ans après sa consécration épiscopale, jour pour jour le 18 avril 1176, Galdino achevait son homélie, quand un malaise le terrassa. Il mourut à la fin de la messe. C’était le dimanche de Quasimodo, deuxième de Pâques.

Saint Galdino della Sala est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bertrand de Garrigues

† 1230

 

Bertrand était né à Garrigues (Nîmes, Gard), vers la fin du 12e siècle.

Jeune prêtre diocésain, il fut séduit par l’idéal, la sainteté et le projet de saint Dominique (v. 6 août), et en fut un des premiers disciples.

Il fut nommé supérieur du couvent de Toulouse (1215), un poste qu’il recouvra plusieurs fois.

En 1217, il fut envoyé par son maître à Paris pour y fonder le couvent Saint-Jacques (1217), puis il fonda aussi à Montpellier (1220) et en Avignon.

En 1221, il fut nommé provincial pour toute la France méridionale.

A la mort de saint Dominique, il fut aussi le zélé aumônier des sœurs dominicaines du couvent de Prouille.

Bertrand mourut au couvent cistercien de Bouchet (Orange), où il prêchait une retraite. C’était le 18 avril 1230.

Si les fidèles l’avaient déjà canonisé depuis longtemps, son culte ne fut officiellment reconnu qu’en 1881. A l’époque, on lui assigna le 6 septembre comme jour de sa fête, sans doute pour le célébrer hors du temps de Pâques. C’est aussi cette date que maintient le Martyrologe.

Mais pour uniformiser notre travail, nous l’avons inscrit au 18 avril, son dies natalis.

 

 

Bartolomeo Amidei

1204-1266

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il prit le nom de Amadio, car vraiment il aimait Dieu.

Toute sa vie il resta dans le couvent du Monte Senario.

Il ressuscita un enfant noyé.

Lors de sa mort, tous virent monter une flamme de feu, indiquant l’amour qu’il avait pour Dieu.

Il quitta ce monde, le 18 avril 1266. 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

 

Giacomo d’Oldo

† 1404

 

Giacomo naquit à Lodi (Lombardie, Italie N), de Francesco Marchesi et Fior di Mina.

Lui et son épouse vivaient dans les mondanités du siècle ; ils eurent trois enfants. 

Lors d’une épidémie de peste qui frappa la ville, il vint se réfugier chez son beau-père ; il entra un jour dans l’église, et considéra la tombe d’un de ses amis : comme elle était étroite, et comme nous sommes réduits à peu de chose après la mort ! Cette réflexion le fit changer complètement à peine sorti de l’église.

Il se donna aux mortifications, au mépris du monde, et allait jusqu’à envisager de se séparer de son épouse pour adhérer au Tiers Ordre franciscain ; mais la loi de Dieu ne permet pas une telle résolution, à moins qu’elle ne soit prise de concert entre les deux époux, et qu’ils n’aient plus leurs enfants à charge.

Dieu permit cependant que cette épouse mourût, laissant Giacomo libre de sa destinée. Il vendit tous ses biens, les distribua aux pauvres, et se prépara au sacerdoce. Sa maison devint un petit monastère, où quelques compagnons le rejoignirent.

Lui-même chercha à se mortifier durement, rejetant la viande et le vin, buvant une eau imprégnée ou de myrrhe ou d’absinthe, dormant sur la terre nue, observant plusieurs carêmes durant l’année. Il exagéra tellement ses pénitences que l’évêque dut intervenir pour lui imposer un adoucissement à ses rigueurs. 

Giacomo circula, prêchant, exhortant les habitants à changer de vie, et beaucoup entrèrent dans les Ordres.

Il annonça les malheurs qui devaient s’abattre sur la région, conseillant aux habitants de quitter leurs terres et de rentrer dans la ville ; ceux qui refusèrent furent effectivement victimes des troupes ennemies, et réduits en captivité pour n’avoir pas cru à ses avertissements ; et Giacomo lui-même alla les consoler. 

Visitant les malades de l’hôpital, il annonça à son compagnon qu’ils mourraient bientôt. Le compagnon mourut effectivement le premier, et Giacomo le 18 avril 1404, montrant une grande joie de quitter ce monde pour un monde meilleur.

On l’ensevelit avec l’habit franciscain. Les miracles abondèrent et, sept ans plus tard, on voulut lui donner une sépulture plus soignée ; à cette occasion, on retrouva son corps incorrompu et exhalant un délicieux parfum.

Giacomo d’Oldo fut considéré Bienheureux, mais son nom ne se trouve plus au Martyrologe Romain.

 

 

Andrea de Montereale

1397-1479

 

Andrea naquit vers 1397 à Mascioni (L’Aquila, Abruzzes, Italie CE), de parents très pauvres.

On a récemment proposé des dates légèrement modifiées pour Andrea. Il serait né plutôt vers 1402.

La famille ne le destinait, apparemment, qu’à garder les moutons, ce qu’il fit jusqu’à quatorze ans.

A cet âge-là, il rencontra un Religieux de l’Ordre de Saint-Augustin, qui venait du proche monastère de Montereale. Le jeune garçon devait y avoir pensé depuis un certain temps, et son désir devait être intense : le bon Religieux emmena Andrea au monastère, où il fut tout de suite admis.

Qui sait ce que fut la réaction des parents d’Andrea ? Il ne quitta certainement pas la maison paternelle sans les avoir salués, leur promettant ses ferventes prières ; et les braves paysans, tout émus, ne furent pas mécontents de voir leur fils en de bonnes mains.

A Montereale, Andrea observa la Règle avec une fidélité exemplaire, et se jeta dans les études avec enthousiasme. 

Il fut ordonné prêtre en 1421 : à dix-neuf ans (?) selon la chronologie corrigée, à vingt-quatre selon la tradition, ce qui semble plus plausible.

En 1431, on le voit étudier la théologie à Rimini, puis Padoue, Ferrare ; il fut lecteur et bachelier.

En 1438, il fut nommé professeur à Sienne et reçut le titre de Maître en Théologie.

Successivement (1444 ou 1453) il fut nommé provincial de son Ordre pour l’Ombrie. En outre, le Supérieur Général le délégua plusieurs fois pour aller réformer des couvents, à Norcia, Amatrice, Cerreto. Andrea obéit, se rendit sur place, mais reçut les habituelles contradictions des moines qui n’acceptent pas de se corriger. 

Andrea souffrit beaucoup. A Sienne également, on le calomnia. Andrea démissionna. Mais son innocence fut reconnue, au point que le Général de l’Ordre écrivit en 1463 qu’Andrea avait montré le plus haut degré de la sainteté.

En 1471 en effet, Andrea fut réélu provincial. Il alla prêcher dans toute l’Italie et en France. Il portait le cilice, couchait sur la dure, veillait la nuit en prière dans l’église et ne manquait pas d’y ajouter d’autres mortifications discrètes.

Il passa les dernières années de sa vie à Montereale. On dit qu’il prédit le jour de sa mort, mais il n’y a pas d’accord sur ce jour, 11 ou 18 avril 1479.

Quand il mourut, on entendit le chant des Anges, et les cloches sonnèrent d’elles-mêmes pendant toute une journée.

Le culte d’Andrea a été reconnu en 1764.

Saint Andrea de Montereale est commémoré le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannis de Ioannina

1522-1546

 

L’Epire, cette région du nord de la Grèce, fut sous la domination ottomane depuis le XVe siècle  jusqu’au début du XXe siècle. Elle est maintenant en grande partie divisée entre la Grèce, la Bulgarie et l’Albanie. C’est dans cette région que sévit le fameux Ali Pacha au XIXe siècle.

La plus importante ville de l’Epire s’appelle en grec Ioannina, Ianina en bulgare et Ianinë en albanais. 

Ioannis était né en 1522 à Terovo, près de Ioannina, où il vivait avec ses parents. Il était tailleur. Après la mort de ses parents, il vint à Constantinople et ouvrit une boutique de tailleur, qui fut florissante. 

Là, ou peu avant d’y arriver, il renonça à l’Islam et devint chrétien. En revanche, beaucoup de marchands quittèrent le christianisme pour adhérer à l’Islam, par pure convenance. Ioannis ne se priva pas de le leur reprocher. Il fut aussitôt dénoncé pour avoir “abandonné la religion de Mahomet”.

Il se savait menacé, mais se sentait heureux de mourir pour le Christ. Il rencontra son père spirituel, qui l’aida à se préparer à la mort par la prière et le jeûne. La nuit du Vendredi Saint, il se vit en rêve au milieu des flammes. Le lendemain il reçut l’Eucharistie et la bénédiction du prêtre.

Au moment où il se rendit sur la place du marché, il fut invectivé par les autres marchands. On le tortura, on le battit avec des verges et des cannes de fusil, puis on le mit en prison. 

Le lendemain, jour de Pâques, on l’amena pour le torturer encore, mais lui de toutes ses forces chanta Le Christ est ressuscité des morts, et adressa à ses tortionnaires ces mots enthousiastes : Faites tout ce que vous voulez pour m’envoyer le plus vite possible dans l’autre Vie. Je suis l’esclave du Christ, je marche derrière le Christ, pour Lui je meurs ! Puissé-je vivre avec Lui.

On le chargea de chaînes et on le conduisit à l’endroit du bûcher. Quand le feu fut allumé, il s’y jeta courageusement. Mais un voisin craignit pour sa propre maison, et fit éteindre le feu. On retira du feu Ioannis à moitié brûlé, et on alluma un autre bûcher plus loin, où Ioannis se précipita de lui-même. Des Grecs intervinrent alors et soudoyèrent les officiers, leur demandant de décapiter l’homme pour lui épargner plus de souffrances. C’est ainsi que Ioannis fut décapité, le 18 avril 1546, à vingt-quatre ans.

On jeta son corps et la tête dans le feu.

Ioannis n’est pas commémoré dans le Martyrologe Romain, mais sa mémoire est retenue dans un calendrier d’Epire, au 18 avril et les Orthodoxes le commémorent à cette date, sous le vocable de Ioannis le Jeune.

C’est un des très nombreux cas de musulmans convertis au christianisme, persécutés par leurs coreligionnaires ou même leurs familles, qui ne leur permettent pas de renoncer à l’Islam. Le phénomène est d’autant plus triste et injuste qu’il perdure encore de nos jours, malgré tout ce qu’on proclame en fait de droits de l’homme, de tolérance et de liberté de conscience.

Andrés Hibernon

1534-1602

 

Andrés Hibernon vit le jour à Murcia (Espagne sud-est) en 1534, de parents originaires de Carthagène, ruinés après des revers de fortune.

L’enfant fut baptisé en la cathédrale de Murcia, où un de ses oncles était chapelain, puis passa son enfance à Alcantarilla, et sa jeunesse chez un autre oncle à Valencia. 

Il avait (au moins) une sœur, et c’est pour constituer une dot honorable à celle-ci qu’il travailla avec ardeur chez son oncle. Mais au retour de Valence, il fut dévalisé par des brigands. Tout le fruit de ce beau travail parti en fumée en quelques minutes, le fit réfléchir. Il décida désormais de travailler pour Dieu.

Il entra chez les Franciscains Observants d’Alcantarilla en 1556, comme frère convers, puis passa à ceux de la province voisine, dont les observances étaient plus rigoureuses.

Avec une humilité profonde, il se considérait comme le plus grand des pécheurs ; il préférait aller aux tâches les plus basses ; il se réjouissait d’aller affronter les moqueries pour faire la quête alentour ; il s’imposait en outre des austérités sévères, dont le cilice de fer qu’il s’était fabriqué lui-même. 

Il avait une prédilection pour aider les Confrères, les soigner à l’infirmerie ; à l’accueil, il recevait les pauvres avec une exquise douceur.

Lui qui était pratiquement sans instruction, eut la grâce de répondre à des questions difficiles que lui posèrent des théologiens.

Une telle élévation d’esprit ne pouvait rester sans une contrepartie divine : il fut favorisé d’extases, il put biloquer, multiplier la nourriture, il prophétisa.

Sa pureté virginale correspondait à son amour envers la Vierge Marie. Les anges lui apparurent et l’aidèrent quand ce fut nécessaire.

Ses Supérieurs eurent une totale confiance en lui et lui confièrent la réforme d’autres couvents : Murcia, Valencia, Gandia.

Quatre ans avant de mourir, il annonça le jour et l’heure de sa fin, qui arriva comme prévu le 18 avril 1602.

D’autres miracles postérieurs à sa mort aboutirent à sa béatification en 1791.

 

 

Barbe Avrillot-Acarie

1566-1618

 

Barbe naquit le 1er février 1566 à Paris, de parents aussi catholiques que nobles. Nicolas Avrillot, maître des comptes à la Chambre de Paris et chancelier de la reine Marguerite de Navarre avait épousé Marie Lhuillier, qui firent baptiser leur fille le 2 février.

Barbe fut confirmée à sept ans, et fut placée chez les Clarisses de Longchamps à onze ans. L’année suivante, elle reçut l’Eucharistie, avec une ferveur qui étonna son entourage. Elle-même, à cet âge, présentait le fouait quand elle se sentait coupable de quelque faute. 

Cependant, les parents la rappelèrent dès 1580 pour lui faire mieux goûter le monde. Madame Avrillot lui interdit même de songer à entrer à l’Hôtel-Dieu pour soigner les malades.

En 1582, Barbe accepta docilement le parti que les parents lui présentèrent, et épousa Pierre Acarie, un gentilhomme tout dévoué au Catholicisme.

Ils eurent trois garçons et trois filles, que la maman éleva avec un soin très chrétien. Barbe continuait à entretenir jalousement sa vie intérieure et, dès l’âge de vingt-deux ans, elle reçut des faveurs célestes : ravissements, extases, visions ; son mari s’en inquiéta, la famille aussi ; on avertit des médecins, mais un sage prêtre rassura Madame Acarie, qui retrouva la paix.

Pierre Acarie, pendant ce temps-là, soutenait fortement le mouvement en faveur de l’abjuration d’Henri IV, et mit en jeu jusqu’à sa fortune. Quand le roi sa rallia au Catholicisme, Pierre dut seulement s’éloigner de Paris, mais donc se séparer de son épouse, qui, elle, devait rester à Paris et aider ses enfants. Ceux-ci ayant été reçus qui au couvent de Longchamps, qui au collège Calvi, qui chez des parents, Barbe se réfugia chez Madame de Bérulle. Elle s’occupa activement et énergiquement de remettre en état les affaires de son mari, réussit à le faire rapprocher de Paris, et même à le faire accepter dans Paris, rue des Juifs (1599). Durant ces nombreux déplacements, elle tomba trois fois de cheval et en conserva des douleurs pendant toute sa vie.

Durant toutes ces épreuves, Madame Acarie rayonna par son humilité et son habileté ; on la connut, on vint la voir, l’écouter, on parlait de ses extases. Saint François de Sales (v. 28 décembre), saint Vincent de Paul (v.27 septembre), et même la reine Marie de’ Medici, voulurent la rencontrer. Ce fut au point que son mari en prit un peu ombrage : C’est une chose très incommode que d’avoir une femme si vertueuse et de si bon conseil. Chacun prend confiance en elle et l’on vient de tous côtés pour la consulter. Madame Acarie laissait passer ces petits orages très patiemment, si bien que même Pierre ironisait de lui-même : On dit que ma femme sera sainte un jour, mais j’y aurai bien aidé, et il sera parlé de moi en sa canonisation à cause des exercices que je lui aurai donnés.

C’est en 1601 que commença la vraie mission extraordinaire de Madame Acarie. Sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre) lui apparut et lui annonça qu’elle devrait ouvrir en France des monastères du Carmel. Madame Acarie eut bientôt l’appui et de son confesseur, et de la princesse de Longueville, qui obtinrent du roi l’autorisation d’ouvrir ces maisons : Paris, Pontoise, Amiens, Tours, Rouen furent ouvertes entre 1603 et 1609.

Les trois filles de Madame Acarie entrèrent au Carmel. Elle-même, après la mort de son mari (1613) y entra en 1614, à Amiens, en qualité de sœur converse. Elle reçut l’habit et prit le nom de Marie de l’Incarnation. Dieu fit que l’une de ses filles devint sous-prieure à Amiens, et Madame Acarie-Sœur Marie de l’Incarnation se fit une joie de lui obéir en toute simplicité.

Marie de l’Incarnation fit ses vœux en 1615, au comble de la joie. En 1616 cependant, on l’envoya au Carmel de Pontoise, en raison de sa mauvaise santé, pour être plus proche de Paris et ainsi mieux aider ce couvent dans ses embarras matériels et financiers.

En 1618, Marie de l’Incarnation tomba malade ; un rhume dégénéra en inflammation de la poitrine, d’autres difficultés surgirent. Elle se prépara douloureusement mais sereinement à la mort, qui advint le mercredi de Pâques, 18 avril 1618.

«Madame Acarie», Marie de l’Incarnation, fut béatifiée en 1791. 

Ses restes précieux furent préservés en 1792, grâce à un ami du monastère, et furent replacés dans la chapelle du couvent en 1822.

 

    

Joseph Moreau

1763-1794

 

Joseph était né le 21 octobre 1763 à Saint-Laurent-de-la-Plaine (Maine-et-Loire).

On connaît quelques détails de sa vie par l’interrogatoire qu’il subit à Angers, d’abord le samedi 12 avril 1794, veille du dimanche des Rameaux.

Il reçut au baptême les noms de Joseph René Jacques Henri.

Vicaire à Saint-Laurent-de-la-Plaine au début de la Révolution, il quitta ses fonctions et passa en diverses localités (Botz, La Chapelle-Aubry, Saint-Quentin, Ancenis), demandant l’hospitalité et un peu de pain pour survivre.

Il fut arrêté à Legatz, près de Combrée, où il se cachait avec un autre prêtre, qui fut tué.

Après ce premier interrogatoire, il fut conduit dans les prisons d’Angers. Il fut de nouveau interrogé le Lundi saint, 14 avril 1794, devant le Comité révolutionnaire qui siégeait à l’évêché.

Le Jeudi saint, 17 avril 1794, il est à nouveau interrogé devant la Commission militaire. Il reconnaît avoir conduit des processions à un «chêne» où l’on priait une bonne vierge ; il s’agit de toute évidence d’une dévotion locale à Notre-Dame du Chêne. Les Républicains l’accusèrent de se cacher dans l’arbre pour faire mouver une ci-devant bonne vierge (!) et l’abbé Moreau répondit qu’il n’aurait pu se mettre dans le chêne parce que le chêne n’était pas assez gros. On lui demande combien de fois il a baisé la mule du Pape, en réalité ou en idée (sic !), à quoi il répond, non sans ironie, qu’il y avait trop loin pour entreprendre ce voyage. Curieusement, on lui demande aussi quels sont ses rapports avec les fidèles de Louis XVII : les Révolutionnaires avaient-ils conscience que l’héritier de Louis XVI était bien vivant ?

Joseph Moreau fut déclaré coupable et devait être exécuté dans les vingt-quatre heures.

Il fut guillotiné le Vendredi saint 18 avril 1794, sur la place du Ralliement à Angers.

Il fait partie des quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française, béatifiés en 1984 (voir la notice Avrillé (Martyrs d’))

 

 

Luca Passi

1789-1866

 

Luca était né le 22 janvier 1789 à Bergame (Italie nord-est) dans une famille célèbre. Son père était le comte Enrico Passi de’ Preposulo, sa mère était Caterina Corner. Un parent fut le célèbre prêtre Marco Celio Passi. Luca avait un jeune frère, Marco, qui serait prêtre lui aussi.

Dès 1810, Luca fut le directeur spirituel d’une confraternité du Saint Sacrement à Calcinate et, en 1811, d’une autre de la Doctrine Chrétienne.

Après le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1813.

Dès sa jeunesse, Luca fut vivement impressionné par les événements révolutionnaires français, et de leurs conséquences néfastes en Italie : dégradation morale, analphabétisme, ignorance religieuse…

En 1815, il fit partie du «collège apostolique», une pieuse union sacerdotale regroupant des prêtres liés par un vœu spécial d’obéissance à leur évêque et au pape. Luca reçut le titre de missionnaire apostolique.

Avec son frère Marco, il organisa une nouvelle confraternité, de Saint-Raphaël et de Sainte-Dorothée, pour l’éducation chrétienne des enfants et de la jeunesse. Le pape les encouragea. La branche masculine (Saint-Raphaël), prit pied à Gênes, mais sans beaucoup se développer, à cause des mouvements révolutionnaires de 1848-1849. En revanche, la branche féminine (Sainte-Dorothée) se développa davantage, donnant naissance même à des congrégations nouvelles.

C’est ainsi que naquit en 1838 à Venise l’Institut des Sœurs Maîtresses de Sainte-Dorothée, qui se trouve encore actuellement en diverses contrées d’Afrique et d’Amérique Latine.

Don Luca disait aux dorothéennes : Qui ne brûle pas, ne met pas le feu (Chi non arde, non accende), pour stimuler toujours plus leur zèle.

Don Luca Passi mourut à Venise le 18 avril 1866, et fut béatifié en 2013.

Savina Petrilli

1851-1923

 

Née le 29 août 1851 à Sienne, deuxième fille de Celso et Matilde Venturini.

Savina fut profondément marquée par sainte Catherine de Sienne, dont elle lut la vie à dix ans. C’est par cette lecture qu’elle conçut une grande dévotion envers l’Eucharistie, la Passion du Christ et l’Eglise. 

Dès sa Première communion (à douze ans), elle chercha à recevoir souvent l’Eucharistie et fit partie des Enfants de Marie. 

Elle fit le vœu de virginité à dix-sept ans et eut le privilège d’être reçue en 1869 par le pape, qui l’invita à imiter sa compatriote, sainte Catherine de Sienne.

Elle a dans son cœur un projet, qu’elle confie à sa sœur mourante, Emilia, laquelle lui promet de prier pour elle au Ciel.

Avec quelques compagnes, elle fonde en 1874 la congrégation des Sœurs des Pauvres de Sainte Catherine de Sienne, qui reçut l’approbation papale en 1877. La première maison s’ouvrit à Onano (Viterbe), la première mission au Brésil en 1903, et l’approbation définitive se fit en 1906.

Le charisme de Savina est de vivre radicalement le sacerdoce du Christ dans l’adoration et dans la totale dépendance de la volonté du Père, jusqu’à l’immolation, et ce en priorité dans le service des pauvres.

Les Religieuses s’occupèrent des personnes les plus démunies, leur apportant réconfort matériel et moral.

Savina émit le vœu de ne rien refuser volontairement au Seigneur, celui de parfaite obéissance à son confesseur, celui de ne jamais se plaindre consciemment au milieu des souffrances externes ou internes, celui enfin de complet abandon à la volonté de Dieu.

Dans ce «complet abandon», Savina eut constamment à faire front à des problèmes financiers, et même à quelques persécutions religieuses.

L’action des Sœurs atteignit l’Amérique Latine, où elle se rendit plusieurs fois.

Après sa mort, l’Institut gagna l’Argentine, le Paraguay, les Etats-Unis, l’Inde et les Philippines. Il y a une vingtaine de maisons en Italie.

Savina mourut du cancer, à Sienne, le 18 avril 1923, et fut béatifiée en 1988.

 

 

Roman Archutowski

1882-1943

 

Né le 5 août 1882, il était de riche famille de propriétaires terriens. 

Après ses études à Pultusk et Suwalki, il est au grand Séminaire Saint-Jean-Baptiste de Varsovie, et sera ordonné prêtre en 1904.

Il exerce ses fonctions pastorales dans la paroisse de Yezhov, puis est envoyé compléter ses études théologiques à l’Académie théologique catholique de Saint-Petersbourg.

A partir de 1910 il est préfet au gymnase Saint-Stanislas-Kostka, dont il sera directeur de 1925 à 1940.

Il occupera aussi divers postes à la Curie archiépiscopale.

En 1940 il est vice-recteur au Grand Séminaire de Varsovie.

En 1942, il est incarcéré par deux fois à Pawiak. Maltraité, battu, il ne céda jamais aux menaces, préférant unir ses souffrances à celles de Jésus-Christ.

Le 23 mars 1943, il est emmené dans le camp de concentration de Maydanek, où il contracte le typhus.

Témoin de la foi, courageux jusqu’au bout dans l’acceptation de ses souffrances, il meurt le dimanche des Rameaux, 18 avril 1943, jour où il est commémoré au Martyrologe.

Son corps fut incinéré sur place.

Roman a été béatifié avec cent-sept autres Confesseurs de la Foi polonais en 1999.

 

 

 

Louis Leroy

1923-1961

 

Ce martyr fait partie des dix-sept Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Louis naquit le 8 octobre 1923 à Ducey (Manche), aîné des quatre enfants d’un bonne famille paysanne.

Pendant une dizaine d’années, il travailla à la ferme familiale, tout en désirant devenir prêtre.

Après le service militaire, en 1945, il entra chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) : d’abord au juniorat de Pontmain pour compléter ses études, où on le nota Très appliqué, résultats moyens. Le latin lui était particulièrement rébarbatif, mais il s’acharna, malgré ses maux de tête.

En 1947, lors d’un pèlerinage à Lisieux, il confiait à un camarade qu’il désirait le martyre.

En 1948-1949, au noviciat de La Brosse-Montceaux, on note sa droiture, son intelligence pratique, un certain entêtement, une grande docilité et une grande charité. Un de ses collègues le dit très gai, un ami.

Après ses études de philosophie et de théologie à Solignac, il fut ordonné prêtre en 1954.

En 1955, on l’envoyait au Laos.

Du Laos il conserva un lien particulier avec les Carmélites de Limoges, auxquelles il prodiquait ses conseils de paysan. 

Au Laos, il fut frappé d’une surdité précoce, et s’efforça d’apprendre les langues du pays. Il n’est pas très satisfait de ses petits progrès, mais il reste infatigable auprès des malades, des pauvres, des pécheurs.

Il fut d’abord à Xieng Khouang, puis Tha Ngon (Ventiane), à nouveau Xieng Khouang, enfin Ban Pha.

On peut dire qu’il se dévoua totalement corps et âme, parfois un peu déçu tant il désirait faire plus pour le Règne du Christ.

En 1961, on le signala à la guérilla. Le prêtre aurait pu s’enfuir, et les chrétiens l’y poussaient, mais notre bon normand têtu ne pouvait abandonner son poste. Le 18 avril, des soldats vinrent le chercher. Il enfila sa soutane, prit sa croix et son bréviaire.

D’après quelques témoignages, on l’aurait interrogé, frappé, et brûlé au visage jusqu’à le rendre méconnaissable, puis abattu.

Louis était exaucé : il reçut la palme du martyre, (vers) le 18 avril 1961 à Ban Pha (Xieng Khouang, Laos).

Il a été béatifié le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 18 avril dans le Martyrologe Romain.

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