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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 23:00

 

21 AVRIL

 

II.

S Apollonius, sénateur et philosophe romain, auteur courageux d’une Apologie, martyr à Rome. 

IV.

Ss Apollon, Isace et Codrat, martyrs à Nicomédie.

?

S Aristus, prêtre martyr à Alexandrie.

V.

S Maximien, romain, évêque à Constantinople, dont la douceur contribua à reporter la paix après l’erreur de Nestorius. 

VI.

S Cyprien, évêque à Brescia.

VII.

S Bruno, gallois, fondateur et abbé à Clynnog-Fawr.

VIII.

S Anastasios le Sinaïte, ermite, dialecticien et théologien : il alla plusieurs fois en Egypte pour convaincre monophysites, sévériens et juifs ; on l’appela “le nouveau Moïse”.

S Maelrubha, irlandais, fondateur et abbé à Aber Crossan. 

XI.

S Wolbodon, évêque à Liège ; s. Laurent l’avertit de sa fin prochaine ; enterré au monastère de Saint-Laurent à Poppon, il fit tant de miracles que l’abbé lui ordonna d’y mettre fin, pour ne pas troubler le silence.

XII.

S Anselmo, piémontais, abbé au Bec, archevêque à Canterbury contre son gré ; grand théologien et philosophe, il fait en quelque sorte le lien entre s. Augustin et s. Thomas d'Aquin. 

B Fastrède, troisième abbé à Clairvaux, puis abbé général de Cîteaux.

XIV.

B Giovanni Saziari, tertiaire franciscain italien, mort à Cagli (Pesaro), béatifié en 1980.

XV.

B Bartolomeo Cerveri, dominicain italien, martyrisé au moment où il allait à Cervier.

XIX.

S Johann Birndorfer (Konrad de Parzham), frère capucin, portier à Altötting.

XX.

S Roman Adame Rosales (1859-1927), prêtre mexicain martyr, connu pour son humilité et son activité dans les missions populaires; béatifié en 1992, canonisé en 2000, fêté avec ses compagnons le 21 mai.

B Volodomyr Bairak (Vitalii, 1907-1946), prêtre ukrainien de l’ordre de Saint-Josaphat, martyrisé quelques jours avant Pâques, béatifié en 2001.

 

Apollonius

† 185

 

Apollonius était un personnage important, peut-être même un sénateur romain, d’après saint Jérôme.

Il comparut devant le préfet Perennius et tout le Sénat, pour répondre de sa foi chrétienne. On le sommait de sacrifier à l’image de l’empereur Commode.

Il y eut deux audiences, à trois jours d’intervalle.

De ces audiences, voici deux réponses d’Apollonius : 

Je suis prêt à jurer, par le vrai Dieu, que je vénère l’Empereur et prie pour sa Majesté.

Tous les jours, nous prions le Dieu invincible du ciel pour Commode qui règne sur terre.

Apollonius fut décapité sur le champ, à une date qui, d’après le Martyrologe, devrait être le 21 avril, probablement en 185. 

 

 

Aristus d’Alexandrie

† ?

 

Le prêtre Aristus (Aristo ?) n’est connu que par la mention qu’on a fait de son nom dans quelque document ancien.

Il faut se résoudre à dire qu’on ne sait absolument rien d’autre de lui.

Il reçut la palme du martyre en Alexandrie d’Egypte.

Saint Aristus d’Alexandrie est commémoré le 21 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anastasios le Sinaïte

615-700

 

Il y a eu des confusions entre le patriarche Anastasios d’Antioche (v. 20 avril) et Anastasios le Sinaïte.

On ne connaît guère sa vie. Il a pu naître vers 615-620 en Alexandrie d’Egypte ou en Chypre.

Ayant quitté Chypre pour la Terre sainte, il aboutit finalement au monastère du Sinaï, d’où son surnom ; par la suite, on lui confiera l’hôpital du monastère, d’où l’on a déduit qu’il avait des connaissances médicales, puis il y fut higoumène (supérieur, abbé). 

Mais il sortit de son silence et de sa solitude pour aller prêcher et rappeler la juste doctrine en Egypte, où circulaient toujours des courants monophysites, ou sévériens, ou juifs.

C’est ainsi qu’il fut présent en Alexandrie vers 640, et de nouveau un peu plus tard.

La vigueur de son génie, son talent de conférencier infatigable et de dialecticien puissant, sa doctrine théologique sûre, l’ont fait surnommer le nouveau Moïse. 

Quelques ouvrages ou extraits de ses ouvrages nous sont parvenus. On parle du Hodegos (Guide), qu’il écrivit contre les hérétiques après l’invasion de l’Egypte par les Musulmans ; des Six Chapitres contre les Monothélites ; des Seize chapitres contre les Monophysites. Dans une de ses exégèses, il avance que tous les détails de la création doivent s’entendre du Christ et de l’Eglise.

On sait qu’il connut le sixième concile œcuménique (680), et qu’il vécut encore une vingtaine d’années plus tard.

Il mourut donc vers ou peu après 700.

Comme chez les Orientaux, saint Anastasios le Sinaïte est commémoré le 21 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Maelrubha d’Ecosse

642-722

 

Il naquit dans le comté de Derry (Irlande N) en 642, de Elganach, un descendant du roi d’Irlande Niall, et de Subtan, nièce de s.Comgall (v. 10 mai).

C’est auprès de ce dernier, qu’il reçut son éducation, à Bangor.

En 671, il partit pour l’Ecosse avec quelques compagnons. Il fonda une demi-douzaine d’églises et s’établit à Aber Crossan, où il fonda un grand monastère, qu’il gouverna pendant un demi-siècle.

De là, il entreprit des missions, jusqu’à l’île de Farr, où il aurait été martyrisé (ou du moins mis à mort) par des pirates danois à Teampull, là où il s’était construit une petite cabane.

En 1898, son culte fut confirmé.

Saint Maelrub est commémoré le 21 avril dans le Martyrologe Romain, qui ne parle pas du martyre.

Anselmo de Canterbury

1032-1109

 

Anselmo est né au Val d’Aoste, dans le nord-est de l’Italie, dans une famille riche et noble, en 1032 ou 1033. Il montra vite une grande ardeur pour l’étude et reçut une bonne formation auprès des bénédictins, où il commença à prendre goût pour la vie monastique. 

Avant sa quinzième année il demanda son admission, mais se heurta à la vive opposition de son père, qui n’avait que lui comme héritier. Anselmo devint malade et, croyant sa fin proche, demanda à recevoir au moins l’habit religieux, ce qui ne fit qu’irriter davantage le père. Anselmo guérit toutefois et son père, pour lui enlever toute idée de vie monastique, le produisit dans le monde, où effectivement le garçon prit goût pour les frivolités. Sa mère l’avertissait, mais elle mourut bientôt. Anselme n’avait pas vingt ans.

Comme le père s’irritait toujours plus contre son fils, Anselme prit simplement le parti de quitter la maison avec un domestique et s’en alla vers la France, pour finalement arriver à l’abbaye normande du Bec, où enseignait l’illustre Lanfranc. Là, Anselme brilla par ses qualités étonnantes et la profonde intelligence qui l’établit bien vite au premier rang des élèves. Mais il voulait davantage : après quelques hésitations et ayant pris conseil, il se décida pour la vie monastique dans cette abbaye du Bec (cette abbaye est à l’origine de la ville de Le Bec-Hellouin, dans l’Eure).

Il y était arrivé à vingt-six ans : à trente ans il était déjà prieur. Sa douceur et sa rectitude l’aidèrent à surmonter les difficultés des moines qui étaient un peu jaloux de son ascension : au point que, à la mort de l’abbé, en 1078, c’est lui qui fut élu à cette charge, à l’unanimité des moines. Entre temps, Lanfranc était devenu archevêque de Canterbury, et tous deux échangeaient une correspondance suivie, et la bonne réputation d’Anselme alla jusqu’à Rome. 

Les événements politiques liés à Guillaume le Conquérant, puis au Comte de Chester (Angleterre) aboutirent finalement à l’unanime élection d’Anselme au siège de l’archevêché de Canterbury, auquel autant lui que ses moines tentèrent de s’opposer, en vain d’ailleurs. Mais cette “promotion” ne fut que le début d’années extrêmement pénibles pour Anselme, qui dut affronter les prétentions du roi d’Angleterre, Guillaume le Roux,  en matière d’investitures et de taxes, et faire deux fois le voyage à Rome pour rencontrer le pape. Au cours d’un de ces voyages, il accomplit de nombreux miracles par sa bénédiction et sa prière. 

L’avènement du nouveau roi d’Angleterre, Henri Ier , n’apporta pas les changements qu’on espérait, au contraire, et le roi prétendait investir lui-même les évêques et les abbés, interdisant même à Anselme de rentrer en Angleterre de retour de Rome. Finalement le roi dut s’incliner, mais Anselme mourut peu après.

Saint Anselme était un penseur, plus encore qu’un professeur ; il est tenu pour le théologien le plus important du XIe siècle et pour le père de la philosophie scolastique. Il accepta de mettre par écrit sa pensée et publia : De la vérité ; Du libre arbitre, De la chute du diable, Du grammairien ; mais ce sont surtout le “Monologium” et le “Proslogion” qui le rendire célèbre, même si ses arguments ont été diversement acceptés par la suite. On a aussi de lui un “Cur Deus homo”, un traité de la “Procession du Saint-Esprit”, un livre sur la “Conception de la sainte Vierge et le péché originel”. 

Quelques idées de saint Anselme : 

Il expose des preuves rationnelles de l'existence de Dieu et soutient qu'il est possible de concilier la foi et les principes de la logique et de la dialectique. Il est convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quærens intellectum) ; la foi est un don et un  point de départ, mais aucun argument rationnel ne peut renverser et détruire la Foi. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi.

Pour  prouver rationnellement l’existence de Dieu, et cela même pour celui qui ne croit pas en Dieu, Anselme expose son célèbre «argument ontologique». D’abord il définit Dieu comme “ce qui est tel qu’a priori rien de plus grand (de plus parfait) ne peut être pensé” (aliquid quo maius nihil cogitari potest). Celui qui cherche à comprendre si Dieu existe, peut comprendre ce principe parce qu’il se trouve dans son intelligence. Si l’on admet à présent que ce qui est plus parfait n’est pas seulement pensé mais qu’en plus, il existe en réalité a priori, alors doit exister nécessairement "ce qui est tel qu’on ne peut rien penser a priori de plus parfait".

Saint Anselme étend l’argument en constatant que, d’après la définition de départ de Dieu, la non-existence d’un tel être est inconcevable, car ce qui existe nécessairement, est plus parfait que quelque chose dont la non-existence peut être pensée, et qui existe donc par contingence. 

Cet “argument ontologique” fut âprement discuté tout au long du Moyen Age.

Saint Anselme préférait plutôt former les adolescents, que de leur enseigner la grammaire ; il voulait développer en eux trois dispositions : le goût du silence, la réserve dans le maintien, la pudeur, et recommandait de toujours les traiter avec douceur et bonté.

Très affaibli par cette vie de labeurs et de contrariétés, il remit son âme à Dieu en ce 21 avril de 1109, au matin du Mercredi Saint. La première demande de canonisation fut due à s.Thomas Becket en 1163, elle fut officialisée en 1492, et saint Anselme fut proclamé Docteur de l’Eglise en 1720.

 

 

Giovanni Saziari

1327 env. -1372

 

Né à Cagli (Marches, Italie) de parents simples, Giovanni vécut de son petit arpent de terre, dans l’actuel quartier de Cabaldello.

A cette époque, les bagarres entre troupes de châteaux rivaux étaient fréquentes. Giovanni ne se mêlait pas à ces rixes. Il était tertiaire de l’Ordre franciscain. En dehors de son travail des champs, il priait. Tous aimaient cet homme solitaire, pieux, doux et aimable.

Sa sainteté lui permit de faire des miracles, particulièrement lors d’une épidémie de peste.

Les miracles continuèrent après sa mort, qui eut lieu le 21 avril 1372.

Un notaire d’Imola enregistra différents miracles en 1374, et un document de 1441 parle déjà du Bienheureux Giovanni. Les habitants de Cagli parlent toujours du bienheureux Jeannot (beato Giovannino).

L’examen récent de ses restes a pu déterminer que Giovanni avait à peu près quarante-cinq ans au moment de sa mort, ce qui fit dater sa naissance à 1327 environ.

Le culte de Giovanni Saziari a été reconnu officiellement en 1980.

 

 

Bartolomeo Cerveri

1420-1466

 

Bartolomeo vint au monde en 1420 à Savigliano (Turin, Italie NO), fils de Giovannino, notaire.

Le nom de famille Cerveri provenait d’une ancienne possession acquise deux siècles auparavant, perdue au 14e siècle, mais dont les descendants conservèrent le titre. Comme on le verra plus bas, notre héros n’y est jamais allé.

A douze ans, Bartolomeo fut très impressionné par la prédication de saint Bernardino de Sienne (v. 20 mai) et commença dès 1434 à Savigliano des études de philosophie, théologie et droit canonique.

En 1435, il commença le noviciat chez les Dominicains de l’endroit, et fut ordonné prêtre en 1445.

En 1452, il fut brillamment reçu docteur au Studium de Turin, où il enseigna pendant une année.

En mai 1453, il fut nommé prieur du couvent de Savigliano.

A partir de 1455, il fut visiteur des couvents de Turin, Revello, Racconigi et Saluzzo.

De nouveau prieur à Savigliano en 1457, il y enseigna probablement jusqu’en 1459.

Durant cette courte période, il fit achever, grâce à l’héritage paternel, l’église de saint Dominique, et en fit ériger une autre en l’honneur de saint Vicente Ferrer, qui venait d’être canonisé (1455).

En 1463, il fut nommé inquisiteur pour le Piémont et la Ligurie. Cette mission ne signifiait pas autre chose que démasquer les hérétiques qui détournaient la population de la Vérité catholique ; la démarche de l’inquisiteur comportait des rencontres et des discussions avec les hérétiques, pour les confondre et les induire à revenir dans le droit chemin. Les «tortures» dont on a abreuvé nos oreilles n’ont jamais été le fait de l’Eglise du Christ, qui est par définition riche en miséricorde (cf. Eph 2:4) ; les erreurs ont pu être le fait malheureux de cas isolés, mais jamais une institution.

Bartolomeo entreprit sa mission avec toute l’ardeur du missionnaire avide de Vérité et de Charité. 

Au début de l’année 1466, il annonça le tragique destin qui l’attendait. En effet, au début du mois d’avril, il apprit que les Vaudois l’épiaient. Il devait se rendre, justement, à Cervere, son pays d’origine, et décida d’y aller sans escorte armée, avec seulement deux confrères. 

Avant de partir, il se confessa et dit à son confesseur : Je m’appelle Bartolomeo «de Cerveriis», quoique je ne sois jamais allé dans cette localité ; j’y vais remplir l’office d’inquisiteur, et j’y terminerai mes jours.

Arrivés aux abords de Cervere, ils furent attaqués par cinq Vaudois. Bartolomeo fut tué sur le coup et on lui fit en outre une grave blessure en forme de croix sur le bas-ventre ; un des compagnons fut blessé, tandis que l’autre put s’échapper et témoigner des faits.

La blessure ne saigna pas immédiatement ; on put transporter le Martyr dans l’église, où alors le sang coula en abondance.

C’était le 21 avril 1466.

Il y eut quantité de miracles autour de la sépulture de Bartolomeo.

Les assassins, bientôt arrêtés, furent exilés et condamnés à la confiscation de leurs biens. On peut voir d’après le récit que ce n’est pas l’Eglise qui a torturé les hérétiques.

Honoré comme martyr, Bartolomeo fut considéré comme Bienheureux, et son culte fut approuvé en 1853.

Johann Birndorfer

1818-1894

 

Neuvième de dix enfants, Johann naquit le 22 décembre 1818 à Parzham (Basse Bavière, Allemagne sud).

Il était adolescent quand moururent l’un après l’autre sa mère et son père.

Sa piété était connue, mais il attendait, cherchant sa voie. Finalement, en 1849, il vint frapper chez les Capucins qui desservaient le sanctuaire de Notre-Dame d’Altötting.

Il y prit le nom de Konrad (qu’on écrit aussi Conrad) et assista le portier du couvent pendant deux ans, puis fut infirmier quelques mois à Burghausen.

Il commença le noviciat proprement dit en 1851, à Laufen am Salzach. Il fut très éprouvé dans sa santé, mais sa sainteté personnelle convainquit les Supérieurs de l’admettre à la profession (1852).

Sa fonction fut désormais celle de portier, à Altötting.

Son devoir était de répondre aux visiteurs. Il le remplit toute sa vie avec un dévouement jamais lassé. Il ne se fâchait jamais, même quand la sonnette retentissait plusieurs fois de suite, tirée par un gamin prestement disparu, ou par des petites filles qui, d’un air ingénu, réclamaient un Père qu’elles savaient absent. Une exceptionnelle sûreté de coup d’œil lui faisait distinguer immédiatement l’importun du timide maladroit, inquiet de déranger. Il n’était pas dupe des quémandeurs et il avait la force d’être toujours aimable. Jamais il ne grognait, jamais il ne se laissait aller à dire une parole désobligeante. Il préférait les réponses brèves, se gardant de s’attribuer le rôle d’un directeur de conscience, mais ses rares paroles avaient une efficacité extraordinaire : plusieurs religieux et religieuses reconnurent qu’il leur avait révélé leur vocation ; à bien des pécheurs il donna le courage de se convertir. Et il devait encore être plus sastisfait quand son silence avait suffi : un jeune homme se précipita un jour au confessionnal, avouant qu’il avait été bouleversé par un simple regard du Frère portier.

Logé dans la plus mauvaise cellule du couvent, il profitait de la paix de la nuit pour prier longuement. Et, dans la journée, il allait se recueillir dans le petit oratoire Saint-Alexis entre deux coups de sonnette. Il eut la grande joie d’en voir agrandir la fenêtre, d’où il pouvait apercevoir le tabernacle de l’église conventuelle.

Il s’inquiétait toujours de ses frères et sœurs, de leur vie chrétienne. Trois fois il fut envoyé passer quelques jours dans son village ; il y était si bien reçu, qu’il appréciait encore plus de rentrer dans le silence de son couvent.

En 1886, il se remit contre toute attente d’une vilaine broncho-pneumonie, durant laquelle il reçut le Sacrement des malades.

Le 18 avril 1894 au soir, il vint trouver le Père Gardien pour lui dire que ça n’allait plus du tout. Le Gardien lui donna une cellule un peu plus confortable, et un remplaçant à la porterie.

Le 21 avril, il reçut le Sacrement des malades. Peu après, il entendit sonner deux fois à la porte ; pensant que son remplaçant n’avait pas entendu, il se leva, mais s’écroula dans le couloir, dans les bras d’un novice qui y passait. Ce fut son dernier effort.

Le Frère Konrad de Parzham mourut au soir du samedi 21 avril 1894.

Béatifié en 1930, il fut canonisé en 1934.

 

 

Román Adame Rosales

1859-1927

 

Román était né le 27 février 1859 à Teocaltiche (Jalisco, Mexique).

Devenu prêtre en 1890, après plusieurs postes il fut curé à Nochistlán (Guadalajara) en 1913, et successivement vicaire épiscopal forain pour les paroisses de Nochistlán, Apulco et Tlachichila.

On a conservé de lui le souvenir d’un homme qui ne se plaignait jamais. Devant n’importe quelle souffrance, il disait gentiment : Que tout soit pour Dieu.

Une activité fébrile au service du peuple de Dieu : missions populaires, constructions de chapelles pour permettre l’adoration du Saint Sacrement. Dans sa paroisse, il fit construire une église en l’honneur de saint Joseph.

Sa dévotion eucharistique et mariale le poussa à fonder l’association de l’Adoration nocturne et celle des Filles de Marie.

Quand la loi Calles ordonna la fermeture de tous les lieux de culte, il continua à célébrer les sacrements en cachette. 

La veille de son arrestation, il disait : Quel bonheur ce serait d’être martyr. Verser mon sang pour la paroisse !

Il fut en effet trahi ce soir-là et arrêté le 19 avril 1927. On envoya trois cents soldats pour arrêter le prêtre, qui était sans défense. En pleine nuit, on le tira du lit. Le pauvre prêtre de soixante-huit ans dut partir à pied et sans chaussure jusqu’à Yahualica. En passant la rivière Ancho, un des soldats, par compassion, eut le courage de lui donner son cheval et de recevoir une volée d’insultes de ses camarades.

Le père Román fut tenu ligoté pendant près de trois jours, sans boire ni manger. Le jour, il était attaché à une colonne de la place publique, la nuit à l’intérieur du poste de police.

Trois fidèles se présentèrent au colonel pour demander la libération du curé. Le colonel demandait six mille pesos-or pour le délivrer. Les gens du village voulaient apporter la rançon, mais le colonel avait l’intention de faire fusiller tous ceux qui se présenteraient. Les mêmes intervinrent de nouveau pour éviter ces représailles. Finalement, tout espoir fut perdu.

Au soir du 21 avril, on conduisit le curé au cimetière municipal. Une foule de fidèles suivait, demandant la liberté du condamné.

Au moment de son exécution, le curé refusa d’avoir les yeux bandés ; il demanda seulement de ne pas être visé à la tête. 

Juste avant l’exécution, un des soldats refusa plusieurs fois de préparer les armes : sur place, on lui retira son uniforme et on le plaça à côté du père Román. On donna l’ordre de tirer et les deux victimes, le père Román et le soldat Antonio Carrillo Torres, tombèrent dans la fosse qu’on avait préparée derrière eux.

Plus tard, on put déterrer le corps du prêtre et l’ensevelir décemment à Nochistlán. Au moment de l’exhumation, on put observer que le chapelet du prêtre s’était incrusté dans son cœur, pétrifié.

C’était le 21 avril 1927.

Le père Román a été béatifié en 1992, canonisé en 2000.

Une fête commune célèbre les Martyrs mexicains le 21 mai.

Si le soldat Antonio Carrillo Torres n’a pas été inclus dans le groupe de ces Martyrs, on peut être certain que son courage lui aura ouvert toutes grandes les portes du Paradis.

 

 

Volodomyr Bairak

1907-1946

 

Volodomyr (ou aussi Vitalii, Vitalij) est né le 24 février 1907 à Shvaikivtsy, province de Ternopil (Ukraine).

Il appartient au clergé grec-catholique et entre dans l’Ordre de Saint-Josaphat le 4 septembre 1924. 

Ordonné prêtre le 13 août 1933, il est nommé prieur au monastère de Drohobych en 1941, pour remplacer Yakym Senkivskyi, martyrisé peu avant.

Volodomyr était connu pour sa gentillesse, son zèle missionnaire et sa prédication. C’était un vrai directeur spirituel.

Arrêté pour sa foi en septembre 1945 par le NKVD, on lui confisque tous ses “biens” et le condamne à huit ans de travaux forcés.

Dans la prison de Drohobych, il est battu à mort le 21 avril 1946, jour de Pâques, ou quelques jours avant cette fête. Cette année-là, Orthodoxes et Catholiques fêtaient Pâques le même jour.

Reconnu martyr, il est béatifié en 2001 en même temps que ving-quatre autres Compagnons victimes de la persécution communiste.

Le Martyrologe mentionne notre Bienheureux le 16 mai, mais Pâques ne tombe jamais à cette date.

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