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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:00

 

22   AVRIL

 

II.

S Soter, pape (166-175), martyr ; dans ses deux épîtres il condamne les diverses hérésies tenant au gnosticisme ; en particulier, dans la deuxième, dirigée contre Marcion, il rappelle que le ministère sacré est interdit aux femmes.

S Epipodius, martyr à Lyon.

III.

S Leonidas, martyr à Alexandrie, père de Origène ; celui-ci avait 17 ans quand son père fut arrêté et décapité pour sa foi ; il était si désireux de mourir avec lui qu'il voulut le rejoindre devant le tribunal ; sa mère dut cacher ses vêtements pour l'empêcher de sortir ; une riche femme pourvut aux besoins de la veuve et de ses sept enfants. 

Ss Parmène, Heliménas, Chrysotèle (prêtres), Luc et Mucius (diacres), martyrs à Cordula.

S Néarque, ami intime de s. Polyeucte, martyr à Cananéote.

S Caïus, pape (283-295) ; il serait dalmate et parent de Dioclétien ; un décret de lui précise qu’on ne peut ordonner un évêque que si celui-ci a préalablement reçu les quatre ordres mineurs, le sous-diaconat, le diaconat et la prêtrise ; il vécut neuf années dans les catacombes pour échapper à la persécution de Dioclétien.

IV.

S Héliodore, évêque à Phenek, et ses compagnons : les prêtres Dausa et Maryahb, le diacre Abdiso ; Maryahb aurait été aussi êvêque.

S Akepsimas, évêque à Anitha, martyr avec les ss. Jacques, Aïthala et Joseph, prêtres ; il avait quatre-vingts ans ; puis furent aussi martyrisés les évêques Maréas et Bicor, les diacres Azadane et Abdièse, et quantité d’autres : ste Tarbule, sœur de l’évêque s. Siméon, fut sciée en deux.

VI.

S Agapitus 1er, pape (535-536) : il régla le mode d’élection du pape ; il mourut à Constantinople, où il était allé pour rétablir l’ordre dans ces Eglises (monophysisme). 

S Léon, évêque à Sens ; il fut co-signataire d’une lettre de reproches à s. Remi (qui avait en la circonstance préféré la charité à la rigueur des canons pour punir un prêtre).

S Julien, évêque à Vienne.

VII.

S Theodoros le Sycéote, grand dévôt de s. Georges ; d’abord solitaire, il dut être soigné pour les plaies que lui causaient ses mortifications ; évêque à Ancyre, il fit tout pour être déchargé, en recourant jusqu’à l’empereur. 

VIII.

S Frodulphe (Frou), ami de s. Merry et comme lui ermite près de Paris. 

Ste Opportune, abbesse à Almenèches ; elle savait commander aux animaux.

B Adalbert d’Ostrevent, époux de ste Reine et père de dix filles, dont ste Ragenfrède, fondatrice d’un monastère à Denain, où il mourut.

X.

Ste Sénorine, abbesse à Vieyra puis Basto ; elle succédait à sa tante.

XI.

B Wolphelme, abbé à Gladbach, Siegburg, Brauweiler, où il fit lire la Bible intégralement chaque année.

XIV.

B Francesco Venimbeni, franciscain (puis supérieur) à Fabriano, qu’il dota d’une riche bibliothèque.

Soter

166-175

 

Le pape saint Anicet étant décédé (peut-être martyr) le 20 avril 166, Soter lui succéda, douxième pape après saint Pierre.

Soter (Soterius, Sotirios) était le fils de Concordius, et naquit à Fondi au nord de Terracina, en Italie méridionale.

On lui attribue deux Lettres, dont l’une, aux Corinthiens, est perdue, mais dont parle l’évêque Denis de Corinthe : “Soter, suivant en cela l’exemple de ses prédécesseurs, vint en aide par ses aumônes aux Églises des diverses villes ; dans ses lettres, il donnait aux chrétiens qu’il assistait de salutaires conseils, les exhortant à demeurer fermes dans la foi, à rester unis aux évêques et aux prêtres qui les gouvernaient.”

Cette charité s’adressait particulièrement aux chrétiens persécutés, dans les prisons ou dans les mines. 

Soter y condamne plusieurs hérésies liées au gnosticisme : les archontiques, les adamites, les caïnites, les antitactes, les ophites. On le voit, les erreurs existaient dès les débuts de l’Église et l’Autorité s’appliquait à les éliminer du sein des croyants.

L’autre lettre est adressée aux évêques d’Italie et se dresse contre l’hérésie gnostique de Marcion. C’est aussi dans cette lettre que Soter rappelle que le ministère sacré est interdit aux femmes.

Soter ordonna onze évêques, dix-huit prêtres et neuf diacres.

Il fut martyrisé sous Marc-Aurèle le 22 avril 175.

Il eut pour successeur saint Eleuthère.

Le Martyrologe Romain, qui le commémore le 22 avril, commémore le même jour deux autres papes qui moururent l’un en 296 (Caïus), l’autre en 536 (Agapitus Ier).

 

Epipodius de Lyon

† 177

 

Epipodius naquit à Lyon.

Il grandit en compagnie d’un certain Alexandre, d’origine grecque, et cette amitié dura jusqu’à la mort. On se rappellera volontiers ici l’amitié qui unit Basile le Grand et Grégoire de Nazianze (v. 1er et 25 janvier). Cet Alexandre est mentionné le 24 avril.

Ils s’encourageaient réciproquement aux saintes vertus chrétiennes, à la tempérance, à la pauvreté, à la chasteté, aux œuvres de miséricorde.

Lors de la terrible persécution où périt entre autres s.Pothin (v. 2 juin), ils purent rester inconnus, ayant trouvé refuge auprès d’une pieuse veuve des environs de Lyon. Mais au lendemain de cette persécution, un officier les découvrit «par hasard» et les dénonça. 

C’est là qu’Epipode tenta de fuir, perdant une de ses chaussures, que la veuve conserva pieusement.

Le gouverneur, furieux de constater qu’il existait encore des Chrétiens malgré ses représailles précédentes, fit mettre en prison les deux amis sans même les juger, leur crime étant manifeste. Trois jours après, on les interrogea et ils répondirent qu’ils se nommaient Chrétiens. On les sépara.

Epipode répondit au gouverneur : La vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort ; la mort dont tu me menaces est un passage à une vie qui ne finira jamais… Le gouverneur fit frapper cette noble bouche à coups de poing ; Epipode perdit des dents, sa bouche saignait. On le mit sur le chevalet, on lui déchira les côtes avec des ongles de fer ; la populace demanda même de sévir d’elle-même sur Epipode, jugeant ces supplices trop lents. Epipode fut alors immédiatement décapité.

C’était le 22 avril 177.

Comme on l’a dit plus haut, on verra le 24 avril ce qui concerne Alexandre.

Après ce martyre, la pieuse veuve qui avait récupéré le soulier d’Epipode s’en «servit» pour demander à Dieu des grâces par l’intercession du Martyr. Plusieurs malades guérirent.

Les restes des deux Martyrs furent presque entièrement détruits par les Huguenots en 1562.

Saint Epipodius de Lyon est commémoré le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Leonidas d’Alexandrie

† 204

 

D’après son nom, Leonidas devait être d’origine grecque.

Il fut rhéteur en Alexandrie d’Egypte. Marié, il eut sept enfants dont nous connaissons bien l’aîné : Origène.

Comme ce dernier n’est pas inscrit au Martyrologe, mais est resté extrêmement célèbre dans la Patristique, on en dira ici quelques mots.

Origène fut l’élève le plus cher de Leonidas. Ce dernier lui enseignait les lettres, mais particulièrement l’Ecriture, dont il lui faisait chaque jour réciter par-cœur un passage. Origène se passionna pour cet exercice, et finit par accabler son père de questions sur le sens profond des passages de l’Ecriture. On dit que le papa allait parfois délicatement baiser la poitrine de son enfant endormi, en remerciant Dieu d’avoir un fils tellement ouvert à la Parole de Dieu.

Vint la persécution de Septime Sévère. Enflammé du désir d’imiter les Martyrs, Origène tenta de mille façons d’aller se présenter spontanément au juge : un jour, sa mère ne trouva pas d’autre expédient pour l’en empêcher, que de lui cacher ses vêtements !

Leonidas fut arrêté. Origène lui fit parvenir une lettre, où il l’exhortait à ne pas faiblir, à ne pas se soucier de ses sept enfants. Effectivement, ce digne père chrétien fut fidèle jusqu’au bout, et fut décapité.

On pense que ce fut en 204.

Sa veuve et ses enfants ne furent pas abandonnés de la Providence : une riche veuve les prit sous sa protection. 

Si l’on veut maintenant chercher à comprendre pourquoi un saint homme comme Origène n’est pas dans le Martyrologe, on dira délicatement qu’il crut bon de s’appliquer à la lettre le verset de Mt 19:12c, tandis que ce verset doit être pris dans un sens plus intérieur et spirituel, le Christ et l’Eglise ne pouvant pas permettre une telle blessure.

Saint Leonidas d’Alexandrie est commémoré le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Caïus, pape

283-295

 

Ce vingt-huitième pape, qui succédait à saint Eutychien, était d’origine dalmate.

Il est dit que son pontificat fut assez tranquille. Mais il dut se cacher pendant neuf années, au terme desquelles il aurait été découvert et décapité. Certains nient ce fait, prétextant que Caïus est mort une année avant la persécution de Dioclétien en 296.

Durant son pontificat, Caïus rappela que tout candidat à l’épiscopat doit en avoir franchi les étapes auparavant, énumérant ces étapes : portier, lecteur, exorciste, acolyte, sous-diacre, diacre, prêtre. Ces sept degrés étaient encore en vigueur jusqu’au Concile Vatican II, après lequel on n’en conserva plus que quatre : lecteur, acolyte, diacre et prêtre.

Caïus divisa la ville de Rome en diaconies.

Il ordonna cinq évêques, vingt-cinq prêtres et huit diacres.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 22 avril, son dies natalis.

Le pape qui lui succéda fut saint Marcellin.

 

 

Agapitus Ier 

535-536

 

Ce pape, le cinquante-septième, eut un pontificat d’une année à peine, ayant été élu en juin 535 pour succéder à Jean II.

Romain, il était archiprêtre du clergé de Rome dans l’église des Saints-Jean-et-Paul.

Il s‘occupa d’assurer un mode traditionnel dans l’élection des souverains pontifes.

Il gagna Constantinople pour rencontrer l’empereur Justinien Ier et rétablir l’ordre dans les Églises d’Orient : il déposa le patriarche Anthime, favorable au monophysisme, et reçut la profession de foi catholique de l’empereur.

C’est là qu’il mourut, le 22 avril 536, jour où il est commémoré au Martyrologe Romain.

Après de magnifiques funérailles, son corps fut transporté à Rome et inhumé au Vatican.

Le pape qui vint après Agapitus Ier fut saint Silvère.

 

 

Léon de Sens

† 541

 

Léon fut le seizième évêque de Sens. 

On ne connaît pas l’exacte date de la fin de l’épiscopat précédent. Mais on sait qu’il se fit représenter au concile d’Orléans de 533, qu’il participa à celui de 538.

Léon eut l’occasion de co-signer une lettre de plusieurs évêques à l’adresse de s.Remi de Reims (v. 13 janvier) ; Remi avait (seulement) repris un de ses prêtres gravement coupable (on ne dit pas de quoi, peut-être d’adultère), au lieu de le punir sévèrement, et les évêques jugèrent opportun de blâmer Remi pour son excessive bonté. Il faut dire que Remi avait alors plus de quatre-vingt-dix ans et, pour cela au moins, avait peut-être droit à plus de prévenances de la part de ses «jeunes» collègues d’épiscopat. Le fait est que Remi répondit avec non moins de vigueur, leur rappelant le devoir de la charité. Où l’on voit que la sainteté admet aussi quelques petits écarts.

Léon était aussi en délicatesse avec le roi Childebert, car il avait prêché dans la ville de Melun, dans le royaume de ce dernier, tandis que Sens se trouvait dans le royaume de Théodebert, et en plus les deux rois étaient en lutte. Quand les habitants de Melun demandèrent à Childebert de leur nommer un évêque, Léon s’empressa de l’en détourner, pour ne pas détériorer davantage les relations entre lui et le roi.

Ces «petits problèmes» n’empêchèrent pas Léon de faire d’éclatants miracles de son vivant.

Il mourut en 541, et l’église des Ss.Gervais et Protais où il fut inhumé prit par la suite son nom.

Les miracles ne cessèrent pas avec sa mort. 

Saint Léon de Sens est commémoré le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Theodoros le Sycéote

550-613

 

Il y a vingt Théodore dans l’actuel Martyrologe - l’ancien en comportait une quarantaine. Rien d’étonnant donc que l’un ou l’autre ait reçu un surnom.

C’est le cas de Theodoros le Sycéote, originaire de Sykeon (Anastasiopolis, Galatie, actuelle Turquie C), qui naquit vers le milieu du 6e siècle, d’une mère aubergiste et à l’occasion prostituée, et d’un messager impérial de passage.

Dès sa naissance, Theodoros fut l’objet d’une spéciale protection de s.Georges (v. 23 avril), qui le guérit d’une grave maladie.

Dès son enfance, Theodoros se signala par ses visions, ses miracles, son ascèse. A huit ans, il se retirait déjà dans l’oratoire de Saint-Georges, sans participer aux jeux de ses camarades. A la maison, il ne prenait qu’un repas. C’était peut-être excessif à cet âge, et sa mère voulait l’en détourner, mais s.Georges lui-même intervint pour la convaincre de laisser son enfant grandir ainsi.

A quatorze ans, Theodoros fit croire à sa disparition en se faisant emmurer vivant dans une petite caverne qu’il s’était creusée. Ses miracles se répétèrent cependant, et ses austérités effrayantes conduisirent l’évêque d’Anastasiopolis à le faire sortir de sa caverne, presque mourant, à le soigner, mais aussi à lui conférer sans tarder le sacerdoce, alors que Theodoros n’avait que dix-sept ans.

Theodoros fit alors un pèlerinage à Jérusalem, visitant au passage les anachorètes et les monastères. L’abbé de Choziba lui remit l’habit monastique.

Revenu dans sa caverne, Theodoros reprit ses exercices d’ascèse : de Pâques à Noël, il vivait dans une étroite cage de fer, de l’Epiphanie à Pâques, dans sa cavité souterraine, dont il ne sortait que les samedi et dimanche, pour participer à la liturgie et pour prêcher.

Bientôt, sa solitude se peupla de disciples, pour lesquels il construisit un monastère.

Ses miracles se multipliaient : guérisons, exorcismes ; mais aussi, Theodoros mit fin à une sécheresse, à une invasion de sauterelles ; il domptait par sa douceur les bêtes sauvages…

Il eut la visite de personnages, parmi lesquels le futur empereur Maurice, auquel il prédit l’accession au trône.

Il fut appelé à succéder à l’évêque d’Anastasiopolis, mais préféra vite se démettre et, pour cela, alla «plaider sa cause» auprès de l’évêque d’Ancyre, du patriarche de Constantinople, de l’empereur. Même saint Georges lui ordonna de rentrer dans son pays. On finit par accepter sa renonciation, mais on lui laissa les insignes de l’épiscopat. Theodoros eut la joie de pouvoir retourner dans son monastère.

On l’appela encore à Constantinople, où il guérit de la lèpre le fils de l’empereur. Il n’arrêtait pas de faire des miracles, ni de prophétiser. Inutile d’ajouter qu’il fut un éminent propagateur du culte de saint Georges.

Theodoros s’éteignit en 613, la veille de la fête de saint Georges, le 22 avril.

Saint Theodoros le Sycéote est commémoré le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

Opportune de Montreuil

† 770

 

Opportune naquit au château d’Exmes (Argentan, Orne). Elle eut un frère, Chrodegang (v. 3 septembre), qui fut évêque de Sées, et une tante, Lanthilde, qui fut abbesse à Almenèches.

Jeune encore, elle voulut se consacrer à Dieu et obtint de ses parents la permission de se retirer. On a supposé que ce fut à Monasteriolum, qui n’est autre qu’un «petit monastère» et qui serait l’origine de la commune de Montreuil-la-Cambe.

La jeune novice grandit rapidement en vertu et en sainteté, au point qu’elle fut élue abbesse. Elle n’osait pas assumer une telle mission, mais un avertissement céleste lui révéla que c’était là la volonté divine. Désormais, elle chercha à redoubler ses efforts pour se sanctifier et être la première à accomplir ce qu’elle demandait avec douceur aux moniales.

Dieu lui donna de faire des miracles. Il y en eut de retentissants :

Un paysan avait confisqué l’âne du monastère ; il trouva au petit matin son pré entièrement recouvert de sel ; repenti, il restitua la bête et fit don du pré au monastère ; ce fut le Pré Salé.

Or sur ce Pré Salé s’abattit une nuée d’oiseaux, qui allaient absorber tout le grain qu’on y avait semé ; Opportune «convoqua» cette compagnie, lui adressa de gentils reproches et la congédia ; mais les oiseaux ne partaient plus, ils semblaient attendre «quelque chose» qui leur manquait : c’était l’oiseau qu’un serviteur avait abattu. Opportune ressuscita aussi le volatile ; la troupe s’envola et le pré fut désormais fertile.

Une douloureuse épreuve frappa bientôt Opportune : son frère évêque fut assassiné par un «rival» et considéré comme «martyr» ; elle le fit inhumer dans le monastère, et demanda à Dieu de la réunir à lui, ce qui arriva peu après, en ou vers 770, le 22 avril.

Beaucoup de miracles eurent lieu à son tombeau ; les deux monastères de Lanthilde et Opportune furent plus tard détruits lors des invasions normandes, mais les reliques d’Opportune furent transférées à temps à Moussy-le-Neuf.

Sainte Opportune est commémorée le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Francesco Venimbene

1251-1322

 

Francesco Venimbene naquit en 1251 à Fabriano (Ancone, Marches, Italie E), de Compagno, un médecin, et Margherita di Federico.

A dix ans, il fut malade à mourir et sa mère le transporta au tombeau de saint François d’Assise, qui était mort en 1226. L’un des douze premiers compagnons du Fondateur, Angelo Tancredi, prédit alors que ce jeune garçon serait un jour frère mineur.

Francesco guérit et fit des études. A quinze ans, il entendit une voix lui dire : Va trouver Graziano et fais tout ce qu’il te dira. On croirait entendre le conseil de Marie à Cana : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2:5). Au même moment, ledit Graziano, gardien (supérieur) du couvent de Fabriano, était averti qu’un candidat arrivait.

A seize ans, Francesco fut ainsi admis au noviciat, sous la bienveillante direction de Graziano et  Rainero. Il en obtint la permission de se rendre à Assise à l’occasion de l’indulgence de la Portioncule et y rencontra le frère Leone, compagnon lui aussi de saint François, dont il lut les écrits.

L’étude assidue de la théologie et la pratique de l’oraison firent de Francesco un savant théologien, un habile prédicateur et surtout un religieux éminent en sainteté. Il portait un vieil habit tout usé, s’imposait la discipline, dormait le moins possible pour prier davantage. Son zèle le portait auprès des pauvres et des malades. 

Quand il prêchait, surtout sur les mystères de la Passion du Sauveur, son émotion lui faisait verser des larmes. Il priait intensément pour les âmes du purgatoire et célébrait la Messe avec une particulière ferveur.

Il aimait rester longtemps au confessional pour procurer aux âmes le soulagement de la miséricorde divine.

Grâce à la générosité de son père, Francesco dota le couvent d’une abondante collection d’ouvrages de toutes les matières : patrologie, scolastique, exégèse, philosophie, mathématiques, dans le but d’aider les Religieux à acquérir la science nécessaire pour combattre les erreurs.

Quand fut construit un nouveau couvent à Fabriano, il en fut deux fois le gardien, prêchant d’exemple dans l’application rigoureuse de la règle franciscaine.

Il fut divinement averti du jour et de l’heure de sa mort, qui advint le 22 avril 1322.

Son corps est resté incorrompu.

Son culte fut reconnu en 1775.

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