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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 23:00

 

23 AVRIL

 

III.    

Ss Félix, Fortunat et Achillée, martyrs à Valence, où s. Irénée les avait envoyés ; Félix était prêtre, les autres diacres. 

IV.    

S Georgius, officier romain martyr en Palestine ; on ne sait rien de lui, mais il est le patron de l'Angleterre, de l'Aragon, du Portugal, de l'Allemagne, de Gênes et de Venise, et protecteur de Ferrare ; il devait venir de Cappadoce (d’où la “Géorgie”).

S Eulogios, évêque à Edesse de Syrie ; il avait été arrêté et exilé en Egypte et, une fois revenu, succéda à l'évêque, Barsès, mort en exil ; il mourut le Jeudi saint.

V.    

S Marolus, évêque à Milan, originaire de Syrie, ami du pape Innocent 1er.

Ste Pusinne (VI. ?), vierge près de Corbie ; ses six sœurs sont aussi honorées du titre de saintes : Emma (Amée), Hoylde (Houe), Lutrude (Lindrue), Francule, Libérie, Menehould.

VI.    

S Ibar, évêque en Irlande, qu’il avait en partie évangélisée avant s. Patrick.

X.    

S Gérard, évêque à Toul, où il fit cesser la peste par ses prières et ses larmes. 

S Vojtěch, évêque à Prague : par trois fois, ne réussissant pas à convertir ses diocésains encore trop païens, il se retira dans un monastère, puis il alla en Prusse où il subit le martyre.

XII.    

S Georgio, évêque à Suelli.

XIII.    

B Egidio, d’Assise, fidèle recrue de s. François, connu pour son obéissance ingénue.

B Gilles, né à Nantilly, chapelain de s. Louis IX, qui le nomma évêque à Damiette, puis à Tyr.

XV.    

Bse Elena Valentini, de Udine, mariée à quinze ans, puis tertiaire augustine quand elle fut veuve.

XX.    

Bse Teresa Manetti (Marie de la Croix, 1846-1910), italienne fondatrice près de Florence des Sœurs tertiaires carmélites de Sainte-Thérèse, pour l’adoration et pour l’enfance pauvre et abandonnée ; béatifiée en 1986.

Bse Maria Gabriella Sagheddu (1914-1939), sarde, trappistine à Grottaferrata où elle offrit sa vie pour l'unité de l'Église, béatifiée en 1983.

 

Georges

† ? 303

 

Ce qui est certain, dans la vie de cet illustre soldat, c’est qu’il fut martyrisé à Lydda en Palestine (ou non loin de cette ville).

Ce qui le semble moins, c’est tout ce qu’on trouve dans divers manuscrits postérieurs, remontant à une tradition ancienne dont on n’a malheureusement pas de témoignages sûrs.

A partir de là, tout sera dit au conditionnel.

Georges serait le fils de Gerontius, un idolâtre, et de Polychronia, une chrétienne. Le père était d’origine cappadocienne (Turquie centrale actuelle) et vivait en Arménie.

On a dit que le nom de Georgius serait à l’origine du nom de la Géorgie, mais cette étymologie est aujourd’hui réfutée au profit d’une autre, qui prétend que le nom vient du grec, georgia, agriculture.

Georgius donc, fut dès sa jeunesse animé d’un grand zèle pour la religion chrétienne, et n’hésitait pas à détruire les temples païens, à en abattre les statues, même à tuer les prêtres païens, tout en se «rachetant» par d’abondantes aumônes aux pauvres.

La Légende dorée de Giacomo de Voragine ajoute que Georgius aurait abattu un monstre dans la province de Libye, délivrant ainsi la fille du roi qui devait être livrée à la bête et provoquant la conversion de toute la population. On a pu attribuer cette victoire au grand soldat par imitation du combat entre saint Michel et le Dragon infernal, ou par allégorie de la victoire du Bien sur le Mal, de la Foi sur le Péché, avec ces deux différences que l’archange saint Michel porte des ailes et n’a pas besoin de cheval pour se déplacer.

Georgius aurait été tribun dans l’armée impériale. Au moment où l’empereur Dioclétien se préparait à exterminer la religion chrétienne, Georgius aurait été sommé de sacrifier aux dieux païens, et cela se passait à Lydda, en Palestine.

Sur son refus, il subit alors une série de tortures : flagellation avec lanières de cuir garnies de petits plombs, écrasement de la poitrine avec une lourde pierre, déchirures sur tout le corps, qu’un ange vint miraculeusement guérir. 

Georgius se présenta à nouveau devant l’empereur, provoquant la conversion de deux chefs de l’armée et de l’impératrice elle-même. Jeté pendant trois jours dans une fosse remplie de chaux vive, il en sortit indemne ; obligé de marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu, il en fut encore une fois guéri miraculeusement.

Dioclétien, changeant de tactique, chercha à l’amadouer, et Georgius feignit d’être convaincu ; mais conduit au temple païen, il renversa les idoles d’un seul signe de croix.

A ce point, la sentence impériale fut irrémédiable et définitive : Georgius fut décapité.

Saint Georges bénéficia d’un culte extraordinaire dans tout l’Orient, puis en Occident. La seule Egypte avait une quarantaine d’églises consacrées à lui. Il y a à Rome une église Saint-Georges-in-Velabro, dont on ignore l’origine. 

Lors des croisades, l’invocation à saint Georges et à saint Demetrius était habituelle : on leur attribua la reprise de Jérusalem.

En Angleterre, un concile tenu à Oxford en 1222 ordonne que la fête de saint Georges soit une fête d’obligation. L’Ordre de la Jarretière était à l’origine l’ordre des Chevaliers de saint Georges. La célébration de la fête de saint Georges devait avoir la même solennité que celle de Noël, et les Protestants conservèrent cette fête dans leur calendrier. En Angleterre, Georges ne porte pas d’s : George.

Cette fête est traditionnellement au 23 avril. La fête, un moment retirée du calendrier romain, y fut remise récemment.

Il est trop long d’énumérer tous les pays, tous les mouvements et associations qui se réclament de saint Georges. En voici quelques-uns : 

Les pays : Géorgie, Ethiopie, Angleterre, Serbie, Espagne (Aragon et Catalogne), Russie, Grèce. La Croix de saint Georges figure sur le drapeau anglais, et sur les armoiries de Russie.

Les villes : Beyrouth, Gênes, Venise, Barcelone, Rio de Janeiro.

Les ordres : Ordre du Temple, ordre Teutonique.

Les associations : l’armée blindée française, l’armée bulgare, les gendarmes à cheval belges, certains Scouts.

 

 

Eulogios d’Edesse

† 382

 

La ville d’Edesse dont il est question était la capitale de l’Osroène, une province à l’est de la Syrie, dans le grand territoire de l’Arménie ; elle fit plus tard partie de la Mésopotamie, puis de la Syrie (auj. Şanlıurfa en Turquie). On parle en général d’Edesse de Syrie, pour la distinguer de la ville homonyme de Macédoine.

Eulogios était un ermite qui vivait dans la solitude non loin d’Edesse. Son nom correspond à notre Benedictus, Benoît.

Le saint évêque Barsès (v. 30 janvier ?) se l’attacha dans l’activité pastorale.

Quand Barsès fut relégué en Mésopotamie à cause de son attachement à la doctrine de Nicée, l’empereur Valens lui fit substituer un évêque arien, que la population refusa d’accueillir. Il ordonna au préfet Modeste d’expulser de l’église d’Edesse tous les fidèles qui s’y étaient rassemblés, même à coups de bâtons et de massues, mais Modeste ne put se résoudre à sévir de la sorte, encore moins à les faire périr tous.

Valens fit convoquer alors Eulogios, ainsi qu’un certain Protogenos (le premier-né), lesquels exposèrent calmement que, les catholiques étant déjà soumis à un évêque, ils ne pouvaient se soumettre à un autre.

Modeste fit alors arrêter quatre-vingts prêtres et diacres, qu’il relégua en Thrace (Grèce N). Eulogios et Protogène furent exilés à Antinoe (Egypte). Ce ne fut pas totalement négatif, loin de là : Eulogios y prêcha la Bonne Nouvelle et gagna beaucoup d’âmes au Christ, des miracles ayant confirmé sa parole.

Quand la paix revint dans l’Eglise à la mort de Valens (378), Eulogios fut appelé à succéder à Barsès sur le siège d’Edesse, ce dernier étant mort en exil, tandis que Protogène devint évêque de Carrhæ, au sud d’Edesse.

Eulogios participa au concile d’Antioche (370), durant lequel il reçut la consécration épiscopale. Il participa également au concile de Constantinople (381).

Il mourut peu après, sans doute en 382, le Jeudi Saint.

Saint Eulogios d’Edesse est commémoré le 23 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marolus de Milan

† 423

 

Marolus était originaire de Syrie.

Venu en Occident, à Rome, il fut pris en grande estime par le pape Innocent 1er (v. 12 mars).

En 408, il fut choisi comme quinzième évêque de Milan, succédant à s.Venerius (v. 6 mai).

Il s’éteignit à Milan après quinze années d’épiscopat, en 423.

Lui succéda un autre Saint, Martinianus (v. 29 décembre).

Saint Marolus de Milan est commémoré le 23 avril dans le Martyrologe Romain.

 

Nota. Il y a probablement eu des évêques à Milan avant le 3e siècle, puisque ce diocèse fut fondé dès le 1er siècle, mais leurs noms, leur existence même, ont été victimes de la sévérité des spécialistes historiens…

 

 

Gérard de Toul

935-994

 

Ce Gérard naquit à Cologne en 935 du temps de l’empereur Othon ; il avait un frère, Azelinus, qui fut comte de Toul.

Les parents très chrétiens, Ingramme et Emma, confièrent son éducation à des clercs qui vivaient en commun près de l’église, et l’enfant fut assez tôt orphelin de ces bons parents.

La maman avait été frappée par la foudre et l’enfant, dans sa candeur, crut que c’était là la punition de ses fautes à lui ; il s’imposa une pénitence rigoureuse. Mais aussi, il choisit de vivre dans la chasteté constante.

Il fut nommé cellérier, on l’ordonna prêtre (malgré la crainte qu’exprimait son humilité), et fut finalement désigné pour occuper le siège épiscopal de Toul après la mort de Gauzelin ; c’est l’archevêque Bruno de Cologne qui le sacra, en 963.

Trente-troisième évêque de Toul, Gérard fut le pasteur de tout son peuple, au sens propre du mot, le guidant, l’exhortant, écartant les brebis galeuses.

Gérard travailla intensément pour préserver les droits de l’Eglise contre la puissance séculière ; il protégea activement les monastères (Saint-Evre, Saint-Mansuy, Bouxières, Saint-Gengoult) et développa le culte envers les Saints, avec la vénération des saintes reliques. Il encouragea vivement l’école de chant grégorien de l’abbaye de Gorze. Il fit construire et célébra la dédicace de la cathédrale de Toul en 981.Dieu le favorisa du don des miracles et de prophétie.

Une nuit que le sacristain avait laissé brûler un cierge devant les reliques de saint Mansuet, l’évêque eut connaissance, par révélation, de l’incendie qui menaçait l’édifice et envoya aussitôt un de ses clercs pour arrêter le désastre.

Lors d’un déplacement sur la Moselle, le clerc qui l’accompagnait laissa tomber dans l’eau le reliquaire de la Sainte Croix qu’il portait ; au retour, Gérard plongea la main dans l’eau et récupéra son précieux trésor.

Lors d’une épidémie de peste, qui ne cessait de s’étendre malgré les prières, Gérard redoubla ses pénitences, exhorta le peuple à une conversion sincère, et le mal cessa tout d’un coup.

Gérard avait une louable habitude : après la prière du soir, il donnait l’absolution à tous ceux qu’il avait excommuniés. Or, un jour que deux puissants seigneurs avaient juré de l’assassiner en représailles pour l’excommunication qu’ils s’étaient attirée, ils le suivirent et menacèrent de l’exécuter s’il ne suspendait pas sa sentence ; Gérard y consentit, à deux conditions : ils feraient une sincère pénitence et répareraient les dommages causés à l’Eglise. L’un d’eux promit, mais ne tint pas sa promesse, et fut bientôt excommunié par tous les évêques de France.

On mettait en doute la sainteté de son prédécesseur, Gauzelin. Gérard obtint de Dieu la révélation que Gauzelin avait au Paradis la même gloire qu’Apollinaire de Ravenne (v. 23 juillet).

Il fut averti de sa prochaine mort, et l’annonça à l’entourage. Après le chant des Matines, il se rendit à l’autel de saint Blaise pour y prier, comme d’habitude, et perçut alors une violente douleur à la tête, comme s’il avait reçu un coup de lance ; on le porta sur son lit, où il expira peu après, le 23 avril 994.

Saint Gérard sera par la suite appelé le très saint Gérard, homme rempli de la grâce de Dieu, lumière de la patrie. La ville de Gerardmer, ou plutôt le lac qui s’y trouve, devrait son nom vraisemblablement au saint évêque.

Gérard de Toul a été canonisé en 1051 par le pape Léon IX à peine élu et en voyage apostolique à Toul.

Vojtěch de Prague

956-997

 

Vojtěch (Adalbert) était le fils du duc Slavnik et avait un frère, Sobeslav.

Notre Vojtěch naquit vers 956 à Libice nad Cidlinou (Bohême). Il étudia sous la conduite de l’archevêque Adalbert de Magdeburg, et c’est par reconnaissance envers ce dernier que Vojtěch voulut en prendre le nom, à la confirmation selon certains, à la mort d’Adalbert en 981 selon d’autres.

En rentrant chez lui, Vojtěch-Adalbert emportait une riche bibliothèque qu’il s’était formée et qui montrait sa grande érudition.

En 983, il reçut les ordres sacrés à Prague, et fut appelé à succéder à son évêque la même année.

Adalbert voulait mener une vie de pénitence et d’austérités ; on ne le vit jamais rire ; il entra dans Prague les pieds-nus ; il recevait chaque jour douze pauvres à sa table, visitait les malades et les prisonniers, s’imposait  des jeûnes, des veilles, portait le cilice…

Adalbert était «trop» saint pour ses diocésains ; ceux-ci étaient encore trop attachés à leurs habitudes païennes et Adalbert, constatant son inutilité, partit à Rome en 989. Le pape l’autorisa à entrer dans un monastère bénédictin (au Mont Cassin selon certains). 

En 992, sur la demande de l’archevêque de Mayence, Adalbert reprit son diocèse et y implanta le premier monastère bénédictin de Bohême à Břevnov ; mais il dut repartir une nouvelle fois, pour la même raison ; cette fois-ci, Adalbert fut nommé prieur de son monastère, où l’empereur Othon III vint lui rendre visite durant son séjour à Rome.

Une troisième fois, Adalbert tenta - par obéissance au pape - de rentrer dans son diocèse de Prague, après un pèlerinage à travers la France (Fleury-sur-Loire, Tours, Paris) ; mais cette fois-ci, les diocésains étaient furieux contre lui et le chassèrent ; ils allèrent jusqu’à massacrer toute sa famille et à en piller les possessions (993).

Adalbert avait prévu cette situation et avait reçu du pape la mission d’évangéliser les autres populations plus au nord. Il se rendit en Prusse, protégé par le duc de Pologne, Boleslas le Vaillant, qui lui fournit une escorte de trente soldats.

A Dantzig, Adalbert put baptiser des païens, puis remonta jusque sur les bords de la Mer Baltique, en Sambie, où il renvoya son escorte. Là, les Prussiens l’attaquèrent et le laissèrent évanoui ; plus loin, à Tenkitten (auj. Beregowoje), des prêtres païens le ligotèrent, le percèrent de lances et le décapitèrent.

Adalbert mourut le 23 avril 997 et fut tout de suite canonisé.

Si l’on connaît ces détails, c’est que ses deux compagnons ne furent pas mis à mort : ayant réussi à tromper la vigilance de leurs gardiens, ils purent revenir raconter à Boleslas ce qu’ils avaient vécu.

Boleslas se hâta d’aller racheter aux païens le corps du Martyr. Ensuite, les reliques d’Adalbert subirent de telles vicissitudes, qu’on se trouve actuellement en présence de deux corps, de deux crânes, qui sont jalousement conservés l’un à Gniezno, l’autre à Prague. A Rome, l’église Saint-Barthélemy-en-l’Ile, construite d’abord en l’honneur de saint Adalbert, en conserve une importante relique, déposée par Othon III.

Par son martyre, Vojtěch de Prague a eu enfin une influence considérable sur la christianisation de la Bohême et toute l’Europe centrale. On l’a prit comme céleste protecteur de la Bohême, mais aussi de la Pologne, de la Hongrie et de la Prusse.

 

 

Giorgio de Suelli

† 1117

 

Le même jour où l’on fête le soldat s.Georges, on fête un autre Georges, fils de Lucifero et Vivenzia, d’humbles serviteurs d’une dame de Cagliari (Sardaigne), qui s’appelait Greca.

Cette dame eut la bonté d’affranchir le jeune Georgio pour lui permettre d’entreprendre la route du sacerdoce.

Giorgio n’avait que vingt-deux ans, quand il fut nommé premier évêque du tout nouveau diocèse de Suelli. Ce diocèse ne connut que dix-sept évêques et fut absorbé trois siècles plus tard dans celui de Cagliari. 

Ce jeune évêque fut réputé pour sa piété et son zèle pour le salut des âmes de son diocèse, mais surtout pour ses miracles.

Il aurait ainsi libéré d’un geste la table du juge Torchitorio d’insectes malvenus, ressuscité un garçon à Lotzorai, rendu la vue à un aveugle de Urzulei. Dans ces deux derniers cas, on notera que Giorgio se déplaçait beaucoup, Suelli étant au sud de l’île, tandis que Lotzorai et Urzulei sont au centre.

Il mourut le 23 avril 1117 et son culte fut confirmé en 1609. Il fut le seul évêque de Suelli canonisé.

Saint Giorgio de Suelli est commémoré le 23 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Egidio d’Assise

1190-1262

 

Egidio (Gilles) naquit vers 1190 à Assise où il vivait probablement en simple paysan.

En 1208 (ou 1209), il entendit raconter comment Bernardo Quintavalle et Pietro di Catania, deux hommes d’Assise, avaient tout quitté pour suivre François d’Assise ; le 23 avril, il alla se présenter à François, qui eut l’inspiration de lui répondre que Dieu l’appelait à la sainteté.

Egidio avait un cœur en or, une foi intrépide, une ardeur dans la recherche de la perfection, un amour inconditionnel pour Dieu. Saint François l’appréciait beaucoup et le prit avec lui pour aller trouver le pape en 1209.

Egidio accompagna le frère Elia à Tunis, d’où les chrétiens les contraignirent à repartir plus vite que prévu, par crainte de l’attitude hostile des musulmans.

En 1212, Egidio fit le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, puis celui de Jérusalem, en s’arrêtant au passage à Saint-Michel du Mont Gargan et à Saint-Nicolas de Bari.

Partout, il s’efforçait de gagner son pain en se rendant utile : porter l’eau, couper les fagots, enterrer les morts ; à Rieti, il fit le ménage de la maison d’un cardinal.

Toute occasion lui était bonne pour parler aux gens, avec un bon sens désarmant et une conviction indiscutable. A un confrère qui se disait «dérangé» par le supérieur pendant son oraison, il lui dit : La véritable prière, c’est de faire la volonté de son supérieur. Les dernières années de sa vie se passèrent à l’ermitage de Monteripido (Pérouse), où il vécut dans la contemplation et l’extase presque continue. Beaucoup y vinrent l’écouter parler, jusqu’au Pape lui-même.

On a dit plus haut qu’il s’était présenté à saint François le 23 avril : il mourut le 23 avril 1262. On sut par une révélation qu’à sa mort, il obtint de Dieu la libération des âmes du Purgatoire.

Egidio fut bientôt vénéré et son culte fut approuvé en 1777.

 

 

Gilles de Tyr

1200-1266

 

Gilles vint au monde en doulce France, à Nantilly (Saumur, Maine-et-Loire) au début du 13e siècle, peut-être même à la fin du 12e.

Il étudia le droit à Angers (où il l’enseigna ensuite) ainsi qu’à Paris.

C’est en 1241 que le roi Louis IX en fit la connaissance et le prit comme aumônier.

En 1245, Gilles accompagna le roi dans la croisade, et fut nommé archevêque de Damiette quand cette ville fut prise et la cathédrale édifiée en 1249. Mais après la défaite de Mansourah (1250), l’archevêque se trouva sans ressources. Saint Louis le nomma alors garde des sceaux et lui octroya une forte pension.

Gilles accompagna le roi dans la Palestine. En 1253, il fut décidé de procéder à la réfection des murailles de Sidon ; mais une incursion de l’armée de Damas fit beaucoup de morts, que saint Louis et Gilles enterrèrent de leurs mains.

En 1254, Gilles succéda à l’archevêque de Tyr qui venait de décéder. Après le départ du roi pour la France, Gilles s’efforça de gouverner son troupeau en vrai pasteur, mais dut constater que la division s’installait de nouveau entre les Chrétiens. Il dut notamment examiner le cas d’un certain Signoretto, clerc italien, qui sema la discorde et le scandale dans le diocèse d’Acre, dont l’évêque était momentanément absent ; il fallut presque en venir aux armes, car Signoretto était armé ; il fut finalement convaincu de faux et usage de faux. Cet épisode, avec d’autres non moins pendables, découragèrent profondément Gilles pour la poursuite des croisades.

En 1260, il vint en France demander une aide financière : la douceur de sa parole persuada beaucoup de gens d’être généreux, mais l’argent fut en bonne partie englouti pour une autre cause urgente en Italie, de sorte que Gilles serait reparti à Tyr aussi pauvre qu’il en était venu. Mais il n’en eut pas même le temps.

Retenu en Italie et à Rome comme légat du pape, il obtint, mais trop tard, de pouvoir regagner son diocèse lointain : épuisé de fatigues, dévoré par la fièvre, il succomba au cours d’un nouveau voyage, après quelques jours de vives souffrances, à Dinant (Flandre), le 23 avril 1266.

Selon le désir de Gilles, son corps fut enterré à Nantilly. Le long du parcours, les foules le vénéraient. En 1614, on retrouva le corps dans l’église et des miracles eurent lieu, notamment des guérisons de fièvres.

Il y eut une nouvelle reconnaissance des reliques en 1699, mais elles disparurent après la Révolution.

 

 

Elena Valentini

1396-1458

 

Elena vit le jour en 1396 ou 1397 à Udine (Frioul, Italie NE) dans la famille Valentini, seigneurs de Maniago.

En 1414 elle épousa un certain Antonio Cavalcanti, dont elle aura six enfants.

A quarante-cinq ans, elle fut veuve, et libre d’entrer dans le Tiers-Ordre augustin.

Dès lors, elle vécut cinq années dans la solitude de sa maison, dont elle ne sortait que pour aller à l’église, priant et lisant l’Ecriture ou des vies de Saints ; puis, elle s’installa chez sa sœur, Perfetta (Parfaite), elle aussi tertiaire, et elles vécurent comme deux moniales.

Ayant vendu ses bijoux, Elena vécut dans une grande pénitence, s’imposant le jeûne, l’abstinence, la flagellation, le silence aussi. Elle mit dans son lit des pierres, mais aussi «trente-trois cailloux» dans ses chaussures, en pénitence pour les nombreuses heures qu’elle avait passées à danser et en souvenir des trente-trois années de la vie du Christ.

Son existence ne fut pas exempte d’épreuves, de sécheresse spirituelle, de tentations diaboliques, mais Dieu la réconforta par des moments d’extases et de visions célestes, et la récompensa aussi par le don des miracles, et de la connaissance des âmes.

Les dernières années de sa vie, elle resta étendue sur son «lit», ces pierres recouvertes d’un peu de paille, suite à la fracture de ses deux fémurs.

Elena Valentini mourut le 23 avril 1458 et son culte fut confirmé en 1848.

 

 

Teresa Manetti

1846-1910

 

Née le 2 mars 1846 à Campi Bisenzio (Florence, Italie) de Gaetano Manetti, simple éleveur de volailles, et Rosa Bigagli, Teresa Adelaide Cesira sera appelée Bettina par son entourage.

Elle n’avait que quelques mois lorsque son père mourut. 

En 1865, étant retenue au lit, la lecture et une vision de sainte Thérèse d’Avila lui suggèrent de se consacrer à Dieu.

En 1874, avec deux amies, elles se retirent dans une petite maison et entrent dans le Tiers-Ordre Thérésien. C’est le point de départ d’un nouvelle famille religieuse, que Bettina voudrait à la fois contemplative et ouverte à l’assistance auprès des jeunes filles et des petites orphelines : ce sera les Sœurs Carmélites de Sainte Thérèse.

Le succès de cette initiative ne se fit pas attendre ; en Toscane et dans toute l’Italie, les vocations se multiplièrent, ainsi que les occupations. En 1887, on doit construire un nouveau couvent avec une église à Campi Bisenzio.

En 1904, le pape approuve l’Œuvre. Peu après, des maisons s’ouvrent en Syrie et en Palestine. Sœur Teresa (Bettina) obtient l’autorisation de l’Adoration perpétuelle eucharistique dans la maison de Campi Bisenzio. 

La nouvelle famille religieuse, les Sœurs Carmélites de Sainte Thérèse, s’installe au Brésil, au Liban, en Terre Sainte. Les Sœurs «Bettine», comme les appelle gentiment la population, sont maintenant aussi en République Tchèque.

Sœur Teresa fut frappée d’une maladie incurable et mourut en odeur de sainteté le 23 avril 1910 ; elle sera béatifiée en 1986.

 

 

Maria Gabriella Sagheddu

1914-1939

 

Née le 17 mars 1914 à Dorgali (Sardaigne) d’humbles bergers, Maria grandit dans un milieu catholique fervent.

Elle fait partie de l’Action Catholique, elle aime visiter et soigner les malades et les vieillards. Ce n’est pas pour autant une sainte, car elle est vive, impatiente, critique…

En 1935, elle entre chez les Trappistines de Grottaferrata, avec le nom de Maria Gabriella. Son vilain petit caractère pourrait l’empêcher de rester dans la communauté, mais elle se combat : elle reçoit l’habit en 1936 et fait sa première profession en 1937, en la fête du Christ-Roi (à l’époque, le dernier dimanche d’octobre).

A cette époque, la communauté de Grottaferrata était particulièrement engagée dans la prière pour l’œcuménisme et Maria Gabriella offrit spontanément sa vie à Dieu pour cette cause. 

Dieu agréa son sacrifice. Atteinte de tuberculose, elle mourut après quinze mois de grandes souffrances, le 23 avril 1939. Elle venait d’avoir vingt-cinq ans.

Maria Gabriella Sagheddu a été béatifiée en 1983.

 

Le couvent de Grottaferrata (Frascati, Latium, Italie) a ensuite été transféré à Vitorchiano (Viterbo, Latium, Italie).

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