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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 23:00

 

25 AVRIL

 

I.

S Marc, évangéliste, évêque en Alexandrie ; son corps fut emporté à Venise, dont il est le patron ; s. Pierre fut divinement informé de son évangile et l’approuva.

S Anianus, disciple et successeur de s. Marc en Alexandrie.

II.

Ss Philon et Agathopode, diacres de s. Ignace d’Antioche et ses compagnons à Rome, d’où ils en rapportèrent les restes à Antioche ; Philon fut évêque à Tarse.

III.

Ss Pasicrates et Valentio, martyrs à Dorosturum (actuelle Silistra en Bulgarie), peut-être des soldats. 

IV.

Ss Evode, Hermogène et Callista, frères et sœur, martyrs à Syracuse.

S Phœbadius, évêque d'Agen, ami de s. Hilaire et, comme lui, adversaire de l’arianisme.

V.

S Stephanos, évêque à Antioche de Syrie, martyrisé à l’autel par des hérétiques eutychiens. 

S Maccaille, évêque à Croghan ou Man.

VI.

S Rustique, évêque à Lyon.

S Macédonius II, évêque à Constantinople, exilé pour sa fidélité au concile de Chalcédoine.

VII.

S Clarentius, évêque à Vienne.

VIII.

S Ermin, abbé à Lobbes et évêque régionnaire.

IX.

S Héribald, évêque à Auxerre.

XIII.

Ste Franca Visalta, abbesse cistercienne à Montelana, puis Pittoli.

B Bonifazio Valperga, évêque à Aoste.

XVI.

Bx Robert Anderton et William Marsden, prêtres anglais, martyrs. 

XVII.

S Pedro de San José Betancur, des îles Canaries, franciscain apôtre au Guatemala, fondateur entre autres d’un hôpital pour convalescents, le premier au monde ; son œuvre s’appelait “Bethléem” ; béatifié en 1980, canonisé en 2002.

XIX.    

Bx Choe Chang-ju Marcellinus, Yi Jung-bae Martinus et Won Gyeong-do Ioannes, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.

B Giovanni Piamarta (1841-1913), prêtre à Brescia, dévoué à la formation des jeunes gens en quête d’emploi, pour lesquels il fonda deux instituts, et deux congrégations pour les encadrer : la Sainte-Famille de Nazareth et les Humbles Servantes du Seigneur ; béatifié en 1997, canonisé en 2012.

Bx Andrés Solá y Molist (*1895), troisième de onze enfants et clarétain espagnol, José Trinidad Rangel Montaño (*1887), prêtre mexicain, et le laïc Leonardo Pérez Larios (*1883), martyrs au Mexique en 1927, béatifiés en 2005.

Bx Mario Borzaga (*1932), prêtre italien des Oblats de Marie Immaculée, et Thoj Xyooj Paj Lug (*1941), laïc, martyrs au Laos en 1960, béatifiés en 2016.

 

 

 Marc, évangéliste

1er siècle

 

Saint Marc est l’auteur du deuxième évangile du Nouveau Testament.

Beaucoup de discussions se sont élevées sur l’identité de Marc, sur son Evangile, sur sa date de composition.

Un détail de l’évangile de Marc, qui est le seul à le mentionner, fait supposer que c’était lui ce “jeune homme” dont il est question en Ma 14:51-52.

Les Actes des Apôtres mentionnent ensuite un Jean Marc, fils de Marie (Ac 12:12) ; et successivement aussi en 12:25 ; 13:5,13 ; 15:37,39. Il est donné comme le cousin de Barnabé (Col 4:10), présent aux côté de Paul durant sa première captivité à Rome (Col 4:10 et Phm 24), lequel recourra encore à ses précieux services peu avant son martyre (2Tm 4:11).

Ce serait le même Marc qui devient disciple de Pierre à Rome (1P 5:13) et dont il recueille les enseignements et les rédige pour constituer le deuxième évangile que nous connaissons.

Des détails recueillis aux endroits cités plus haut, on peut déduire avec assez de vraisemblance que la mère de Marc, Marie, était déjà chrétienne et possédait à Jérusalem une maison assez grande et hospitalière : c’est là que va frapper Pierre en pleine nuit lors de sa libération miraculeuse par un ange (Ac 12:12sq).

Marie était donc spécialement attachée à Pierre, qui a probablement baptisé le jeune Marc.

Quand Paul et Barnabé revinrent de Jérusalem à Antioche, Jean Marc les accompagnait, mais sans participer à la prédication proprement dite ; il devait s’occuper de l’intendance.

Plus tard, à Pergé, on voit qu’il quitte les Apôtres et revient à Jérusalem. Il accompagne Barnabé à Chypre au printemps 52.

On retrouve Jean Marc dix ans plus tard à Rome, vers 62, où Pierre le désigne comme son “fils” spirituel. 

C’est ici qu’interviennent les informations reçues par la Tradition. Eusèbe, citant Papias, dit de Marc qu’ interprète de Pierre, il écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l’ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait. Car il n’avait pas entendu le Seigneur et n’avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu’il se les rappelait. Il ne se souciait que d’une chose, ne rien omettre de ce qu’il avait entendu et ne rien rapporter que de véritable.

Il est dit aussi que Marc, ayant achevé sa rédaction, la fit lire à Pierre, qui l’approuva intégralement.

Il semble assuré aussi par la Tradition que Marc ait fondé l’Eglise en Alexandrie, et qu’il aurait eu pour successeur Anianus en 62, qui est fêté ce même jour. C'est donc à Marc que remonte l'Eglise Copte (c'est-à-dire égyptienne).

Après avoir évangélisé la Pentapole, Marc s’en revint à Alexandrie. Les païens, jaloux de ses nombreux miracles, lui auraient attaché une corde au cou pour le traîner sur des rocailles. Il aurait expiré le 25 avril, un dimanche de Pâques. L’année est controversée.

Que le corps de saint Marc soit actuellement à Venise, est peut-être contestable. Il reste probable qu’une translation de reliques ait eu lieu, faisant de saint Marc le patron de Venise, où la Place Saint-Marc est très célèbre.

Plus récemment l'Eglise Copte a demandé au pape Paul VI de reprendre les reliques de saint Marc, et celles-ci ont retrouvé le sol égyptien en 1968.

 

 

Anianus d’Alexandrie

† 86

 

Anianus était encore païen quand s.Marc arriva en Alexandrie, arrivant de Rome.

Ruiné à la suite d’un naufrage, Anianus avait trouvé un petit travail auprès d’un savetier de la ville, et c’est justement dans cette boutique que se présenta Marc pour faire réparer sa chaussure.

Anianus fut d’emblée frappé par la lumière qui brillait sur le visage de cet étranger ; et voilà qu’en travaillant, il se blessa avec son aiguille et cria vivement Dieu unique !, une sorte de blasphème pour un païen, comme nous en entendons malheureusement quand des Chrétiens se fâchent et mettent le Nom de Dieu dans leurs propos incontrôlés.

Marc profita de ce moment de désarroi d’Anianus pour lui parler du Dieu unique, sans oublier de guérir son doigt. Plein de reconnaissance, Anianus le reçut chez lui et demanda bientôt le baptême, avec toute sa famille.

Deux plus tard, Marc ordonna évêque Anianus, ainsi que des prêtres et des diacres, pour organiser la première communauté chrétienne en Alexandrie.

On dit qu’Anianus gouverna, sagement, l’Eglise d’Alexandrie pendant une vingtaine d’années.

Il mourut en 86, peut-être le 26 nnovembre, mais on l’a inscrit dans le Martyrologe à la suite de s.Marc, le 25 avril.

 

 

Pasicrates et Valentio à Durostorum

† 297

 

Durostorum se situait dans la Mésie inférieure ; c’est l’actuelle Silistra en Bulgarie.

Pasicrates et Valentio étaient probablement des soldats, chrétiens.

Ils furent mis à mort par décapitation, à Durostorum, vers 297.

On leur prêtait deux Compagnons, Iulius et Hesychius (v. 27 mai et 15 juin), qui cependant durent être martyrisés postérieurement.

Saints Pasicrates et Valentio sont mentionnés le 25 avril dans le Martyrologe.

 

 

Phœbadius d’Agen

† 393

 

Originaire d’Aquitaine, Phœbadius reçut l’épiscopat en 357.

Il était le quatrième à occuper le siège d’Agen.

On connaît peu cet évêque, qui cependant s’illustra dans le combat contre l’arianisme en Gaule et fut très lié à s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier).

Il eut un rôle important au concile de Rimini (359) et fut même président de deux autres conciles : Valence (374) et Saragosse (380).

On a conservé de lui un ouvrage contre l’arianisme.

Saint Jérôme (v. 30 septembre) parle de lui dans son De Viris illustribus.

On croit que Phœbadius mourut vers 393.

Saint Phœbadius d’Agen est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Stephanos d’Antioche

† 479

 

L’Eglise d’Antioche de Syrie fut dans une grande agitation après le Brigandage d’Ephèse, ce pseudo-concile réuni en 449 sous la pression de l’empereur Théodose II et où l’ensemble des évêques adhérèrent à l’erreur d’Eutychès (celui-ci soutenait qu’il n’y avait dans le Christ qu’une seule nature, divine, tandis que l’Eglise proclame que dans la Personne du Christ sont réunies les deux natures, divine et humaine). 

En 451, le concile de Chalcédoine condamna solennellement l’eutychianisme.

En Antioche fut établi un évêque hérétique, Petros le Foulon, en lieu et place de l’évêque légitime, Martyrios. Ce dernier finit même par renoncer totalement à sa charge, de sorte que fut alors élu Stephanos.

Petros le Foulon feignit la discrétion, mais ne cessa de tramer contre l’évêque légitime. Il fut même remis d’office sur le siège par l’autorité impériale qui obligea Stephanos à se retirer.

De son côté, le pape Simplicius (v. 10 mars) soutenait Stephanos et suppliait l’empereur de faire sortir d’Antioche l’usurpateur Petros.

La situation restait confuse, tendue, et l’on imagine le désarroi des fidèles.

Un jour que Stephanos était en train de célébrer la sainte Liturgie, des hérétiques pénétrèrent dans l’église, allèrent attaquer l’évêque à l’autel même, le percèrent de coups, l’achevèrent et jetèrent son corps dans le fleuve Oronte.

Ceci se passa vraisemblablement le 25 avril 479.

Un autre Stephanos fut nommé à la place du Martyr.

Simplicius approuva cette élection ; d’après sa lettre, il semble qu’on ait aussi massacré d’autres fidèles en même temps que Stephanos.

Saint Stephanos d’Antioche est mentionné le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Clarentius de Vienne

† 620

 

Dans la liste des évêques de Vienne (Isère), Clarentius occupe le trente-deuxième rang, entre Etherius et Syndulphus, eux aussi canonisés par la Tradition, mais absents du Martyrologe.

L’épiscopat de Clarentius dut être assez bref, puisque les trois évêques sus-nommés se succédèrent dans un intervalle d’à peine cinq ans.

Tous les évêques de Vienne, depuis s.Crescent au 2e siècle jusqu’à s.Adon au 9e siècle forment une longue procession de saints prélats, tous canonisés sauf deux.

Clarentius vécut donc sous le gouvernement du roi Dagobert Ier.

Saint Clarentius est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ermin de Lobbes

† 737

 

Erminus naquit à Herly (Laon, ) de parents nobles et opulents.

Il entra à l’école cathédrale de Laon, où il brilla par les connaissances qu’il acquit tant dans le domaine profane que dans le domaine sacré.

Il fut ordonné prêtre, devint le confesseur de l’évêque et fut nommé chanoine de la cathédrale.

Cette ascension ne satisfaisait pas Ermin : il quitta tout et entra à l’abbaye de Lobbes. Ses belles qualités le désignèrent unanimement pour succéder à s.Ursmer (v. 18 avril), lequel, avant de mourir, lui conféra l’épiscopat. La sainteté d’Ermin se manifesta encore plus lorsque celui-ci finit par accepter l’abbatiat et l’épiscopat uniquement par obéissance. Tous les moines de l’abbaye reçurent avec empressement ses conseils fraternels et l’abbaye connut une période de ferveur renouvelée.

Ermin prêcha dans la région, affermissant dans la foi les populations déjà gagnées à Dieu par Ursmer, et en en conduisant d’autres encore.

Dieu favorisa Ermin du don de prophétie. La même année 719, il fut en effet averti de la victoire de Charles Martel à Vinchy, et de la mort de Radbod, un chef frison qui s’apprêtait à envahir les terres des Francs.

Ermin mourut le 25 avril 737.

Plus tard, on attribua à l’intercession simultanée d’Ursmer et d’Ermin la délivrance miraculeuse de l’abbaye menacée par les Hongrois (955), qui avaient précédemment détruit plusieurs sanctuaires sur leur passage.

Saint Ermin est commémoré le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

Franca Visalta

1170-1218

 

Franca était née à Plaisance en 1170, d’une famille distinguée.

A sept ans elle entra dans la monastère des Bénédictines de saint Siro, y fit la profession vers 1184 et fut élue abbesse assez jeune, vers 1198.

En 1206 elle servit d’intermédiaire entre le pape et sa ville natale qui s’était soulevée.

C’était une personne exigeante pour elle comme pour les autres, mais les moniales ne purent appliquer les austérités qu’elle voulait imposer. Une seule, nommée Carentia, apprécia ce régime et rejoignit le couvent cistercien de Rapallo.

Franca, de son côté, fut écartée.

Elle persuada ses parents de construire pour elle un nouveau couvent cistercien non loin de Plaisance, à Montelana, où la rejoignit Carentia. Franca devint abbesse et continua ses austérités, passant de nombreuses heures ou des nuits entières à la chapelle en adoration.

La communauté se déplaça ensuite à Pittoli, toujours dans les environs de Plaisance.

Franca y passa les dernières années de sa vie, supportant avec grande patience les maladies dont elle était atteinte. C’est par référence à ces souffrances qu’elle est invoquée pour les affections des yeux.

Elle mourut le 25 avril 1218. Son culte fut approuvé en 1273 et elle fut honorée comme Sainte.

 

 

Bonifacio de Valperga

† 1243

 

Bonifacio naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Turin (Italie NO), dans l’ancienne famille des Comtes de Valperga, qu’on disait descendants du roi Arduino d’Ivrea.

Son père était Matteo, sixième comte de Canavese, sa mère Anna Levi de Villars, qui lui procurèrent sa première formation chrétienne et intellectuelle, avant de l’envoyer auprès de son oncle paternel, Arduino, qui était alors évêque de Turin.

Parvenu à un âge mûr, Bonifacio voulut embrasser la vie religieuse. Il entra dans l’abbaye bénédictine de Fruttuaria, d’où il passa chez les Chanoines Réguliers d’Aoste, à la collégiale saint Orso (Ours).

Vers 1210, on le nomma prieur, pour sa science et ses vertus. Il sut administrer si sagement cette collégiale, que les dons affluèrent.

En 1219, il fut nommé évêque à Aoste, où il continua à conduire sagement et saintement son troupeau. On apprécia son humilité, son amour des pauvres.

Il mourut le 25 avril 1243.

En 1885, on reconnut le culte ab immemorabili et Mgr Bonifacio fut béatifié en 1890.

 

 

Robert Anderton

? - 1586

 

Il était né en Lancashire (Angleterre) dans une honorable famille et fit ses études au Collège anglais de Reims, où il s’acquit la réputation de vir doctissimus.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, William Marsden. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929. 

 

 

William Marsden

? - 1586

 

Il était né à Goosnargh (Lancashire, Angleterre) et fit ses études au Collège anglais de Reims.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, Robert Anderton. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929.

 

 

Pedro Betancur

1626-1667

 

Né à Vilaflor de Chasna (Tenerife, îles Canaries) le 21 mars 1626, Pedro avait quatre frères et sœur : Mateo, Pablo de Jesús, Catalina, Lucía.

La famille avait pour ancêtre Jean IV de Béthencourt, normand, qui avait conquis les Iles Canaries.

Jeune, il gardait son troupeau, tout en priant intensément la Vierge de la Candelaria, la Patronne des Iles Canaries.

Le papa avait perdu tous ses champs et ses troupeaux et, pour les récupérer, avait laissé Pedro au service du «voleur» qui imposait son chantage.

Sa grande dévotion à la très sainte Vierge le poussa à la vénérer particulièrement dans son Immaculée Conception (deux siècles avant la proclamation du dogme) et à lui signer un serment de fidélité jusqu’à la mort, signé de son sang, et qu’il renouvelait chaque année.

Il passa au Guatemala à vingt-trois ans, et là tomba gravement malade. Miraculeusement guéri, il entra chez les Franciscains, avec le’ nom de Pedro de San José, et pensait faire les études en vue du sacerdoce. Ne pouvant y réussir, il resta tertiaire, et pensait ainsi imiter Notre-Seigneur dans une vie toute d’humilité, de pauvreté, de pénitence et de service aux pauvres.

Il fut d’abord sacristain, non loin du couvent, et de là étendit son apostolat aux hôpitaux, aux prisons, aux pauvres, aux émigrés sans travail, aux adolescents égarés. Il ouvrit une maison pour recevoir les enfants vagabonds, blanc, métis et noirs. Il s’occupa de leur éducation d’une façon qu’on jugerait aujourd’hui «moderne».

Il construisit ensuite un oratoire, une école, une infirmerie, une hôtellerie pour prêtres et étudiants de passage. Il fut ainsi le premier à alphabétiser l’Amérique. En souvenir de la première «habitation» de Jésus dans la crêche, il appela son œuvre Belén (Bethlehem).

D’autres tertiaires se joignirent à lui, hommes et femmes. Il leur écrivit un premier règlement : ainsi prenait naissance l’Ordre des Bethléemites.

Il fut le premier au monde à ouvrir un hôpital pour convalescents. Les services sociaux qu’il mit sur pied sont littéralement révolutionnaires pour cette époque.

Cette immense activité lui valut les appellation populaires de Hermano Pedro ou même Santo Hermano Pedro (saint frère Pierre). On l’a aussi appelé le Saint François d’Assise d’Amérique.

Il avait un profond désir de revenir dans sa patrie uniquement pour revoir le sanctuaire de la Vierge de la Candelaría, mais il mourut, dirait-on, prématurément à Ciudad de Santiago de los Caballeros, le 25 avril 1667.

Il fut béatifié en 1980 et canonisé en 2002.

 

 

Choe Chang-ju Marcellinus

1749-1801

 

Choe Chang-ju Marcellinus est un laïc coréen né en 1749 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Jung-bae Martinus

1751-1801

 

Yi Jung-bae Martinus est un laïc coréen né en 1751 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Won Gyeong-do Ioannes

1774-1801

 

Won Gyeong-do Ioannes est un laïc coréen né en 1774 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju le 25 avril 1801 et béatifié en 2014.

Giovanni Piamarta

1841-1913

 

Giovanni (Jean) naquit à Brescia le 26 novembre 1841, de Giuseppe Piamarta et de Regina Ferrari, de très humble condition sociale. Pour ses études, c’est le curé de Vallio (proche de Brescia), don Pezzana, qui aida le garçon, lequel put ainsi entrer au séminaire. Malgré quelques difficultés d’ordre intellectuel, Giovanni fut finalement ordonné prêtre le 24 décembre 1865, à vingt-quatre ans, comme c’était l’habitude.

Pendant trois ans, il exerça le ministère à Carzago Riviera, puis Bedizzole ; don Pezzana ayant été transféré à une autre paroisse de Brescia, ce dernier demanda à faire nommer Giovanni au poste de directeur de l’Oratoire (le patronnage) des garçons, où il resta treize années à aider tous ces jeunes qui l’estimaient et le respectaient.

Puis Giovanni eut à s’occuper d’une paroisse “difficile” à Pavone Mella, où il s’acharna à redresser une population vraiment revêche, mais il renonça au bout de quatre ans.

Revenu à Brescia, avec un confrère qui partageait son zèle et son souci des âmes, il chercha à s’occuper des jeunes garçons qui venaient chercher du travail dans la ville. Il avait d’ailleurs eu un prédécesseur en la personne du bienheureux Lodovico Pavoni (voir au 1er avril), mais l’œuvre de ce dernier avait dû quitter la ville à cause des événements socio-politiques du moment.

Sans se décourager, les deux prêtres réussirent à acheter et restructurer deux petites maisons où naquit ainsi l’Institut Artigianelli (Les Petits Artisans), sous la protection des saints Filippo Neri et Luigi de Gonzaga. Par décision de l’évêque, don Giovanni Piamarta en fut le directeur.

Un peu plus tard, vu les circonstances, l’évêque lui-même crut bon de fermer l’Institut, et le père Giovanni dut “encaisser” la décision sans mot dire, mais après quelques secondes, il répondit de tout son cœur : Je mourrai là où je suis, au milieu de mes gamins. Surpris, l’évêque répondit seulement : Allez, et que Dieu vous assiste.

Dès lors, toute l’œuvre reposa sur les épaules de don Giovanni, qui y voua toute sa vie. L’œuvre se développa, on construisit ; les jeunes purent recevoir une formation technique, avec des moyens modernisés et des instructeurs compétents.

Mais don Giovanni s’intéressa aussi au monde agricole, en crise lui aussi par l’arrivée de nouvelles techniques de culture. Cette fois-ci, il se fit aider par un autre prêtre, don Giovanni Bonsignori, qui veilla sur la fondation d’une Ecole Agraire, acquérant près de Brescia en 1895 une ferme de 140 hectares avec constructions diverses. L’Ecole publia dès l’année suivante son petit journal, La Famille Agricole, pour faire connaître l’Œuvre ; plus tard celle-ci devint la Société Anonyme Agricole et Industrielle de Brescia, qui existe encore.

Don Giovanni s’occupa du futur de son œuvre. On lui avait suggéré de reprendre celle de Lodovico Pavoni, ou de s’unir aux Salésiens, mais à ces Congrégations il préféra une Pieuse Union de personnes vivant en communauté de façon religieuse, mais sans faire de vœux. Il en écrivit les Constitutions, approuvées par le diocèse en 1902.

Dès 1900 apparurent aussi les Auxiliatrices, pour subvenir aux nécessités dont avaient besoin tous ces jeunes travailleurs. Il s’adjoignit donc une dame, Elisa Baldo, qui avait commencé de son côté à ouvrir une maison pour les femmes malades et les jeunes filles pauvres. Après quelques années, cette section devenait les Pauvres Servantes de la Sainte Famille de Nazareth.

En 1910 don Giovanni subit une première attaque qui le laissa paralysé pour quelques jours, une autre en avril 1913 l’amena devant l’Eternité, où il s’éveilla le 25 avril.

Il fut enseveli auprès de son ami Capretti, déjà décédé depuis quelques années. Maintenant, sa tombe se trouve dans l’église de l’Ecole Agraire elle-même.

L’œuvre s’est diffusée aussi à l’étranger.

Giovanni Piamarta a été béatifié en 1997 et canonisé en 2012, et le Martyrologe le mentionne au dies natalis, le 25 avril.

 

 

Leonardo Pérez Larios

1883-1927

 

Ce pieux laïc mexicain était né le 28 novembre 1883 à Lagos di Moreno, province de Jalisco. Il ne se maria pas et, bien qu’il eût le désir de devenir prêtre, il n’arriva jamais à satisfaire ce désir, car il dut s’occuper de ses deux sœurs et aussi nourrir toute la famille.

Profondément religieux, Leonardo appartenait à un groupe marial dont les membres faisaient le vœu de chasteté et se retrouvaient chaque semaine pour l’adoration eucharistique.

Il venait d’avoir participé à la sainte Messe ainsi qu’à l’Heure Sainte dans cette même maison des sœurs Alba, où s’étaient réfugiés les deux prêtres Andrés Solá y Molist et José Trinidad Rangel (voir leur notice).

Quand les soldats entrèrent et découvrirent le père Solá, ils prirent Leonardo pour un prêtre, à cause de son habit noir et de son attitude très dévote. Leonardo déclara sans ambage qu’il n’était pas prêtre, mais qu’il appartenait bien à l’Eglise Catholique Romaine.

Les soldats l’emmenèrent avec les deux autres prêtres, avec lesquels il fut fusillé à Rancho de San Joaquín, le 25 avril 1927.

Unis dans la foi, unis dans le martyre, ils furent unis dans la béatification qui eut lieu en 2005, et restent unis dans la commémoration du Martyrologe Romain, au 25 avril.

 

 

José Trinidad Rangel

1887-1927

 

Prêtre mexicain, José était le fils de José Eduvigis Rangel et de Higinia Montaño, très pauvres cultivateurs autant que profondément chrétiens, particulièrement fervents dans la dévotion au Sacré-Cœur. Ils habitaient Dolores Hidalgo, petit village de l’état du Guanajuato. José naquit le 4 juin 1887, la veille de la Sainte Trinité, dont il reçut le nom au baptême, dans la paroisse de Notre Dame des Douleurs, le 9 juin suivant. Il a au moins un frère, Agustín.

Trop pauvres pour envoyer leur fils à l’école, les parents lui enseignèrent les premiers rudiments de la lecture et de l’écriture à la maison, après le travail des champs. Mais ils lui inculquèrent une foi très profonde, un très grand amour pour la Sainte Vierge et tout particulièrement pour Jésus Eucharistie, qu’il reçut la première fois à sept ans.

Un peu plus grand, il allait très souvent à pied à la ville proche pour recevoir l’Eucharistie. Le prêtre qui le connut le mieux a pu témoigner que José était extrêmement discret, humble, pur et chaste.

Se sentant appelé très tôt au sacerdoce, il ne put réaliser son rêve qu’à vingt ans, lorsqu’il alla personnellement demander à l’évêque de León une bourse d’étude. Admis, il fit le voyage à pied accompagné de son père pour entrer au séminaire.

En 1910, commençait la révolution mexicaine et José devait rentrer chez lui. En 1914 toutefois, il put reprendre ses études et alla les achever aux États-Unis. Il fut enfin ordonné prêtre à 32 ans, le 20 avril 1919 et chanta sa première messe quelques jours plus tard dans son propre village, à Dolores Hidalgo.

Son premier poste fut une paroisse de León, comme membre du Centre catéchétique de la Salle. Il fut ensuite vicaire à Silao, à Marfil, à Ocampo y San Felipe ; curé à Jaripitío. Finalement, pour obéir à ses supérieurs, il trouva où se cacher à Silao, pour échapper à la loi civile de s’inscrire comme prêtre sur les registres du gouvernement.

Son refuge était chez les dames Alba ; il y trouva le père Andrés Solá, avec lequel il se lia d’amitié ; ces deux prêtres s’entraidèrent fortement dans ces moments difficiles. Or le frère de José, Agustín, lui proposa d’aller aux États-Unis pour échapper à la persécution, mais lui préféra la proposition de son supérieur d’aller célébrer clandestinement les offices de la Semaine Sainte chez les Sœurs Minimes de Saint-François du Rincón. C’est là qu’on le retrouva, le 22 avril, vendredi après Pâques. Un groupe de soldats s’introduisit dans la maison, on l’arrêta pour le conduire au séminaire de León, transformé ces jours-là en Poste de Commandement militaire. Le père José ne cacha pas son identité sacerdotale et indiqua exactement les lieux où il avait exercé son ministère. 

Le 24 avril, on le fit monter sur un camion à ordures, on le conduisit prisonnier à la gare de León, de là à Lagos de Moreno, et il fut fusillé le 25 avril pour avoir célébré le sacrifice de la Sainte Messe, en opposition aux autorités de la République”. C’est ainsi qu’il glorifia notre Seigneur Jésus Christ.

Il mourut le même jour que le père Andrés Solá et que le laïc Leonardo Pérez. Ces trois Martyrs sont commémorés au Martyrologe Romain le 25 avril, ayant été béatifiés tous trois en 2005.

 

 

Andrés Solá y Molist

1895-1927

 

D’une famille paysanne très chrétienne de onze enfants, Andrés naquit le 7 octobre 1895 dans un quartier appelé Can Vilarrasa, dépendant d’une bourgade appelée Taradell. La paroisse était Sainte Eugénie, diocèse de Vich, province de Barcelone en Espagne. Il était le troisième enfant.

Lui et son frère Santiago entendirent un jour le sermon d’un père Clarétain, qui suscita en eux l’appel de Dieu et ils entrèrent tous deux au séminaire de Vich, tenu par ces religieux. Tandis qu’on n’a pas d’autres informations sur Santiago, on sait que Andrés reçut l’ordination sacerdotale le 23 septembre 1922, puis se prépara au ministère de la prédication pendant un an, au terme duquel il reçut sa destination, le Mexique.

Il s’embarqua avec cinq autres pères clarétains à Veracruz le 20 août 1923, et ils abordèrent à la capitale mexicaine huit jours après. Il alla d’abord mettre son ministère sous la protection de Marie, dans le sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe. Il recouvrit plusieurs postes. 

En décembre 1924, pour échapper aux lois anti-catholiques et anticléricales du président Calles, il se réfugia dans une maison amie, des sœurs Josefina et Jovita Alba.

Quand la persécution redoubla en 1927, obéissant au supérieur local, il quitta León pour rejoindre México. Après quelques jours, il obtint la permission de retourner à León pour y exercer son ministère. Le 23 avril, son supérieur lui montra un papier où était dressé contre lui un ordre de détention, et l’invita à fuir ou à se cacher, et à changer de domicile. Andrés n’accorda pas beaucoup d’importance à ce papier, considérant que rien de mal ne pourrait lui arriver. Ce n’était pas là un effet de son imprudence éventuelle, mais plutôt de l’ingénuité des deux dames qui, pensant bien faire, allèrent au quartier militaire demander la libération du père José Trinidad Rangel.

Quand donc les soldats entrèrent chez ces dames, il ne reconnurent pas tout de suite le père Solá, mais seulement après avoir déniché une photographie de lui en train de donner la communion à une petite fille. Andrés ne nia pas un instant son identité et sa condition sacerdotale ; il fut donc arrêté sur le champ avec Leonardo Pérez, un laïc qui était en train de prier dans l’oratoire de la maison.

Ils furent donc conduits au quartier militaire, puis furent fusillés et ainsi reçurent la palme du martyre, le 25 avril 1927. 

Le père Andrés Solá fut béatifié le 20 novembre 2005.

 

 

Mario Borzaga

1932-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Mario naquit le 27 août 1932 à Trento (Italie).

Après le Petit séminaire et les deux années de Philosophie au Grand séminaire, il entra en 1952 chez les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI) ; il fit ses premiers vœux en 1953 à Ripalimosani (Campobasso) et acheva la Théologie à San Giorgio Canavese (Turin).

En 1957, il fut ordonné prêtre. Le 2 juillet on le désignait pour le Laos et, le 31 octobre, il embarquait à Naples. C’était le plus jeune de tous les missionnaires.

Un mois plus tard, il arrivait à Paksane et se mettait à l’étude de la langue ; très vite, il s’efforça d’entrer en contact avec la population, dans le but de former des catéchistes, de visiter les familles, de soigner des malades.

Au matin du dimanche 24 avril 1960, après la Messe, des personnes vinrent le prier de venir à Pha Xoua. Mario se prépara avec son catéchiste Paul Thoj Xyooj et partit le 25 avril. On ne les a jamais revus ni retrouvés.

On suppose avec de fortes probabilités qu’ils furent victimes de la guerilla locale.

Comme il le désirait tant, Mario reçut la palme du martyre le 25 avril 1960, à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Il a été béatifié, ainsi que le fidèle catéchiste Thoj Xyooj, le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Thoj Xyooj Paj Lug

1941-1960

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Paj Lug (Paul) naquit en  1941 à Kiukatiam (Luang Pragbang, Laos).

Après avoir reçu le baptême, il fut catéchiste au service du vicariat apostolique de cette même ville.

A dix-neuf ans, (vers) le 25 avril 1960, il reçut la palme du martyre à Kiukatiam, avec le père italien Mario Borzaga.

Il a été béatifié le 10 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 25 avril dans le Martyrologe Romain.

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