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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 23:00

 

27 AVRIL

 

I.

S Antoine, solitaire près de Lucques. 

II.

S Siméon, fils de Cléophas, deuxième évêque à Jérusalem, crucifié à cent-vingt ans. 

III.

Ss Alpinien et Austriclinien, évangélisateurs du Limousin, avec s. Martial.

IV.

S Pollio, premier des lecteurs de l'Eglise de Cybales, martyr.

S Théodore de Tabenne, disciple à quatorze ans de s. Pacôme et son successeur.

?

Ss Castor, Etienne et Genesius, martyrs à Tarse.

S Euloge l’Hospitalier, à Bethsaïde où il hébergeait les étrangers. 

V.

S Liberale, vigoureux adversaire des ariens à Altino et patron de Trévise.

S Théophile, évêque à Brescia.

S Tertullien, évêque à Bologne, à l’époque de l’invasion de l’Italie par Odoacre.

S Maugan, évêque ou abbé en Pays de Galles.

VIII.

S Lolion le Jeune, martyr grec.

IX.

S Ioannis de Kathara, abbé, persécuté et exilé par les iconoclastes sur l'île d'Afousia. 

XII.

B Alleaume, ermite flamand près du Mans. 

XIII.

Ste Zita, toscane, servante d’une grande famille ; elle est patronne de San Frediano où l'on vénère son corps encore intact ; patronne des gens de maison, elle est représentée dans ses vêtements de travail, portant sac et clé, ou encore avec pains et fleurs. 

XIV.

B Pedro Ermengol (Armengol), espagnol, chef de brigands ; à dix-neuf ans, il entra dans l’Ordre de Notre Dame de la Merci; en Alger il délivra des centaines de prisonniers et convertit des musulmans ; la Sainte Vierge le soutint miraculeusement quand il fut pendu pendant six jours, et il fut relâché.

XV.

B Giacomo de Iadere Varinguer d’Illyrie, frère lai franciscain, dont le corps est resté sans corruption.

XVI.

Bse Catherine (Ozana) Kosić, orthodoxe convertie, ermite tertiaire dominicaine, mystique à Kotor (Montenegro).

XVII.

B Nicolas Roland, prêtre à Reims, fondateur des Sœurs du Saint Enfant-Jésus, pour les jeunes filles pauvres, béatifié en 1994.

XIX.    

B Yun Yu-o Iacobus, laïc coréen martyr, par décapitation, béatifié en 2014.

XX.

Bse María Antonia Bandrés y Elósegui (1898-1919), espagnole, des Filles de Jésus, béatifiée en 1996.

Bx Noël Tenaud (1904-1961), prêtre des Missions Etrangères de Paris, et Joseph-Outhay Phongphumi (1933-1961), catéchiste laïc, martyrs au Laos, béatifiés en 2016.

Siméon de Jérusalem

† 104

 

On a parlé de Siméon dans la notice concernant sainte Marie de Cléophas (24 avril).

Siméon (qui n’est pas l’apôtre Simon), était donc le fils de Marie de Cléophas, de son troisième mariage (avec Jonas) après avoir été veuve deux fois.

L’évangile parle effectivement de Siméon, fils de Marie (Mt 13:55). C’est, au sens sémitique, un «frère» du Seigneur, qu’il a certainement vu et entendu.

Après le martyre de Jacques (le Majeur), qui fut le premier évêque à Jérusalem, la communauté chrétienne tint conseil pour lui donner un successeur. Ce n’était pas simple formalité, mais l’expression de leur désir d’avoir à leur tête une autorité désignée par Dieu.

Leur choix, après qu’ils aient prié et invoqué l’Esprit, se porta à l’unanimité sur Siméon, surnommé le Juste. L’historien Eusèbe rapporte ce fait. L’autre historien, Hégésippe, écrivit que cette élection eut lieu après la destruction de Jérusalem.

Lors de cette catastrophe, Vespasien et Domitien donnèrent l’ordre de poursuivre et exterminer tous les descendants de David. Mais Siméon échappa aux recherches.

Sous Trajan, une nouvelle persécution se déchaîna contre les Chrétiens. A Jérusalem, des hérétiques (il y en avait déjà : les ébionites, par exemple) s’allièrent aux païens contre les Chrétiens et leur chef. 

Siméon fut accusé comme chrétien, mais aussi comme membre de la race de David, parent de ce Christ exécré par les Juifs. La double accusation fut accueillie par le légat consulaire de la Palestine, Tiberius Claudius Atticus. Le saint vieillard - il avait cent-vingt ans - rendit témoignage de sa foi et fut torturé pendant plusieurs jours ; son courage frappa d’étonnement Atticus et les spectateurs, surpris de voir une telle patience chez ce vénérable vieillard. Enfin il fut mis en croix comme notre divin Sauveur, et expira dans ce supplice.

Ce pouvait être en 107.

Conformément à la tradition des Grecs, saint Siméon de Jérusalem est commémoré au Martyrologe le 27 avril.

 

 

Pollio de Cybales

† 304

 

L’ancienne ville de Cybales (Pannonie) se trouverait non loin de l’actuelle Sremska Mitrovica (Serbie).

Des lecteurs de l’Eglise de Cybales, Pollio était le premier. Sa charge était donc de proclamer la parole de Dieu dans l’Ecriture.

Les édits de persécution de l’empereur Dioclétien ayant été promulgués, le préfet de Sirmium chercha à les appliquer sans attendre.

Un prêtre, Montanus, fut mis à mort (v. 26 mars), puis l’évêque Irenæus (v. 6 avril). Il s’attaqua ensuite aux villes voisines, dont Cybales, où avait déjà été martyrisé autrefois l’évêque Eusebios (non recensé dans le Martyrologe).

Pollio fut alors arrêté et longuement interrogé. Il affirma haut et fort sa qualité de chrétien, de premier des lecteurs, et sa ferme conviction d’être sauvé par le Christ et d’avoir part à la résurrection.

Pollio fut condamné à mort, et brûlé vif en dehors de la ville, le 27 avril 304.

Saint Pollio de Cybales est commémoré le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Théodore de Tabenne

314-368

 

Théodore naquit vers 314 en Haute-Egypte.

A onze ou douze ans, il résolut de se consacrer entièrement à Dieu : tout son temps passait en prière, en jeûne, en étude aussi auprès d’un maître de grammaire.

A quatorze ans, il se retira dans un monastère proche de Latopolis, puis rejoignit l’illustrissime Pacôme (v. 9 mai) à Tabenne.

Son attachement à Dieu et sa soumission à Pacôme étaient tels, qu’il n’accepta pas même de voir sa mère venue le voir, de peur d’être tenté de rentrer dans le monde.

Pacôme eut une telle confiance en la fidélité, en la discrétion, en la sainteté de son disciple, qu’il le prit comme compagnon pour aller visiter les sept monastères qui dépendaient de sa juridiction : il devait bien y avoir des centaines de moines qui vivaient sous la Règle de Pacôme.

Cinq ans plus tard, vers 344, Pacôme annonça à Théodore de se préparer à recevoir le sacerdoce. Puis il lui confia le monastère de Tabenne. Tous les soirs, Théodore se rendait auprès de Pacôme, à Pabau, pour en recevoir les instructions à transmettre aux moines de Tabenne.

Deux ans avant la mort de Pacôme, les moines, unanimement, arrachèrent à Théodore la promesse qu’il succéderait à Pacôme. Ce dernier n’apprécia pas : il lui retira la direction de Tabenne et lui donna l’ordre de se mettre au dernier rang, après les novices. Théodore accepta en silence cette humiliation pendant deux années. Il y gagna beaucoup en sainteté.

A la mort de Pacôme (346), son successeur fut Pétrone, puis Orsice. Celui-ci fit savoir à Théodore que c’était la volonté de Pacôme qu’il reprît alors la direction du monastère. Théodore gouverna les moines, en conservant près de lui Orsice comme conseiller ; il dirigea les moines avec sagesse, prudence, rencontrant chacun en particulier, reprenant les fautes avec douceur et, le cas échéant, préférait intensifier la prière et le jeûne pour obtenir l’amendement de quelque récalcitrant.

Théodore reçut le don des miracles et de prophétie.

Un dimanche de 368, il quitta l’office pour aller assister un moine mourant, qui fut enterré le jour de Pâques. Théodore annonça alors aux moines la mort prochaine d’un autre moine, à laquelle on s’attendait peu. Après l’octave de Pâques, il réunit tous les moines, leur tint un discours touchant et plein d’amour fraternel. Il tomba malade et rendit son âme à Dieu le 27 avril 368.

Il fut inhumé dans le même tombeau que Pacôme. Saint Athanase (v. 2 mai) assura les moines qu’Alexandre était déjà entré dans la gloire céleste.

Saint Théodore de Tabenne est commémoré le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Liberale d’Altino

400-437

 

Le premier évêque d’Altino (Venise, Italie NE) fut Eliodorus, mort vers 409. Il fut de ceux qui, en 381, se prononça contre les Ariens durant le synode d’Aquilée. Il ne semble pas qu’il ait participé au concile de Constantinople de la même année.

Il eut pour disciple Liberale, un jeune homme issu d’une noble famille d’Altino. Certains spécialistes disent aujourd’hui que Liberale serait romain, ou même nord-africain…

Liberale imita Eliodorus dans son ascèse, accordant une large place à la méditation, à la prière, mais aussi aux œuvres de miséricorde, auprès des malades et des pauvres.

Il soutint fidèlement Eliodorus dans la lutte contre l’hérésie. Mais il eut aussi à souffrir des vexations que lui imposèrent les ariens.

Quand Elidorus renonça à l’épiscopat et se retira dans la lagune de Venise, Liberale chercha à le rejoindre : parvenu à l’île de Caltrazio, où se trouvait Eliodorus, il ne put le retrouver et mourut alors sur cette petite île, le 27 avril 437.

Inhumé à Altino, son corps fut ensuite transféré à Trévise, dont les habitants le choisirent comme Patron céleste.

Saint Liberale d’Altino est commémoré le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Maugan de Mona

6e siècle

 

Le nom de ce grand Saint du Pays de Galles serait à l’origine Malcan ou Malcant, et comporte un nombre de variantes rarement égalé : Maugan, Mawgan, Mauchan, Mawan, Maugand, Malgand, Magaldus, Meugan, Meugant, Meygan, Moygan, Morgan, Migan, et d’autres encore… Parmi ceux-ci, le Martyrologe opte pour Mauganus ou Magaldus.

L’incertitude divise les spécialistes : Maugan aurait été évêque et aurait soutenu un grand mouvement monastique et missionnaire dans tout le Pays de Galles, les Cornouailles et la Bretagne. Ou bien il aurait été simplement un barde gallois, disciple de s.Iltut et s.Dubricius (v. 6 et 14 novembre).

Il serait mort dans l’île de Bardsey, tandis que le Martyrologe le fait mourir plus au sud, dans l’île de Mona (act. Angelsey), ce qui a déterminé le choix du titre de cette notice.

En Ille-et-Vilaine se trouve la ville de Saint-Maugan.

Saint Maugan de Mona est commémoré le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannis de Kathara

767-835

 

Ioannis était né vers 767 à Irénopolis, une des villes de la Décapole d’Isaurie (act. Turquie SE), de Theodoros et Gregoria.

Ces pieux parents confièrent leur fils, âgé de neuf ans, à un monastère. L’âge minimum habituel était de dix ans, avec quelques rares exceptions, dont notre Ioannis.

Après les premières études, Ioannis fit la première profession comme moine.

Son maître l’emmena au second concile de Nicée (787) ; ce «maître» était peut-être l’un des nombreux higoumènes qui signèrent les actes du concile, mais on n’en connaît pas les monastères. On ne sait donc pas dans quel monastère vivait Ioannis.

Mais après le concile le même «maître» devint higoumène du monastère de Dalmate, près de Constantinople, où le suivit également Ioannis.

C’est là qu’il reçut le sacerdoce.

Vers 805, Ioannis devint higoumène (supérieur) du monastère de Kathara, souvent dit des Cathares. On a situé ce monastère en Bithynie (act. Turquie NE). C’est dans ces années-là que Ioannis devint très ami avec s.Théodore Studite (v. 11 novembre).

Vers 815, Ioannis fut convoqué devant l’empereur pour y être examiné sur sa foi. Sa franchise lui valut d’être fouetté en plein visage. Après cette pénible flagellation, il fut gardé en prison en différents lieux et pendant dix-huit mois, les fers aux pieds. 

Ramené devant l’empereur, et acclamé sur son passage, il confirma cependant devant l’empereur ainsi que devant le patriarche hérétique la doctrine sur le culte des Images, ce qui lui valut une nouvelle incarcération au fort de Kriotauron : il resta là pendant deux années, dans un réduit obscur et très étroit, avec toutes sortes d’épreuves.

En 820, l’empereur Michel II lui ayant rendu la liberté. Ioannis put alors rejoindre à Chalcédoine d’autres évêques et higoumènes victimes de la persécution, puis il réintégra son monastère.

Mais sous l’empereur Théophile, Ioannis fut à nouveau exilé, cette fois-ci sur l’île d’Afusia (act. Mer de Marmara), où on l’expédia avec d’autres confesseurs.

Cet exil dura deux ans et demi, pendant lesquels on ne lui épargna aucune souffrance et au terme desquels il s’éteignit, en 835.

Saint Ioannis de Kathara est commémoré le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

Zita de Lucques

1218-1272

 

Zita naquit vers 1218 à Bozzanello (Lucques, Toscane, Italie), de parents fort pauvres, mais fort chrétiens aussi.

Toute l’enfance de Zita se passa selon cette simple référence : Ceci plaît à Dieu, cela déplaît à Dieu. 

Jeune adolescente, elle alla dans le pays avec son panier garni de fruits, qu’elle vendait en parcourant les ruelles. Touchés par cette innocence, les gens s’empressaient et le panier revenait toujours vide à la maison. 

Une bonne famille de Lucques, les Fatinelli, prit Zita parmi ses domestiques. Si cette position soulageait les parents de Zita, ils n’en étaient pas moins assez tristes de s’en séparer, mais surtout très inquiets pour leur fille, qui était si ignorante du monde.

Zita assuma sa nouvelle position avec toute l’humilité et la disponibilité nécessaires et gagna d’abord la confiance de ses maîtres.

Aux aumônes qu’ils lui faisaient distribuer aux pauvres, elle ajouta le fruit de ses privations, se contentant pour elle d’un simple morceau de pain ; dormant par terre pour donner son lit à une pauvre femme…

Les autres domestiques la dénoncèrent ou même la calomnièrent, en rapportant aux patrons ses «trop grandes» libéralités ; elle fut grondée, battue même, mais elle reçut tous ces reproches comme des bénédictions et autant d’occasions de s’humilier davantage et de se sanctifier, allant même remercier sincèrement ceux ou celles qui l’avaient dénoncée. Sa douce bonté triompha et elle retrouva la confiance de ses patrons.

Tous les matins à l’église pour prier, un jour elle ne vit pas l’heure passer. Rentrée d’urgence à la maison pour cuire le pain, elle trouva la pâte déjà toute prête et demanda en vain qui l’avait préparée, mais c’étaient de toute vraisemblance les anges qui s’étaient chargés de la besogne. Le service ne fut pas retardé d’une minute !

Parvenue vers la soixantième année de cette vie de service, Zita sentit en avril une petite fièvre qui tourna en de fortes douleurs ; elle mourut le 27 avril 1272 ; une grande lumière apparut à cet instant au-dessus de son lit.

On dressa le procès-verbal de cent-cinquante miracles opérés sur son tombeau. Son culte se répandit rapidement dans toute l’Europe. Le corps de Zita fut retrouvé incorrompu encore au 17e siècle.

Zita fut canonisée en 1696, et devint la sainte patronne des habitants de Lucques, mais aussi des domestiques.

 

 

Pedro Ermengol

1238-1304

 

Pedro Ermengol ou Armengol était né à Tarragona en 1238, de la famille des comtes d’Urgel, et reçut une excellente éducation, mais n’en profita guère, car au moment de choisir un état de vie, il quitta les siens, tomba dans toutes sortes de désordres et d'excès. Il se fit chef d’une bande de brigands qui parcouraient les montagnes, détroussaient les voyageurs et parfois leur donnaient la mort. 

Au plus fort de ses égarements, il se prit un jour à réfléchir, se rendit compte de sa chute lamentable : touché de repentir, il alla se jeter aux pieds d’un religieux de Notre-Dame de la Merci, lui confessa ses crimes et lui exposa ses terreurs. Le religieux auquel il s’était adressé était le vénérable Guillaume de Bas, successeur de saint Pierre Nolasque (voir au 31 janvier) et Français d’origine. Il reconnut la sincérité d’un tel repentir et consentit à admettre ce jeune homme dans son noviciat de Barcelone. 

Pedro n’avait que dix-neuf ans : après une année de pénitence, il reçut l’habit de l’ordre. Alors il était devenu un homme nouveau que les austérités n’effrayaient point ; il se couvrait de cilices, châtiait son corps, s’imposait des jeûnes rigoureux.

Bientôt ses supérieurs consentirent à l’adjoindre aux religieux qui allaient traiter de la rédemption des captifs. Pedro fit ses premiers essais dans les royaumes de Grenade et de Murcie. Sa charité, sa prudence et son zèle déterminèrent le général de l’ordre à l’envoyer à Alger. Dans l’espace de deux mois, notre ardent religieux racheta trois-cent quarante-six esclaves qu’il fit partir aussitôt pour l’Espagne. A Bougie, il délivra quelques-uns de ses frères retenus comme otages et brisa les fers de cent dix-neuf chrétiens. 

Il se préparait à revenir en Europe quand il apprit que dix-huit enfants chrétiens étaient exposés chez leurs maîtres à perdre la foi et à tomber dans la dépravation. Il alla aussitôt les trouver, les exhorta à demeurer fermes ; puis rassuré sur leurs bonnes dispositions, il traita de leur rançon pour trente mille ducats. Mais l’argent lui manquait, il proposa alors de demeurer lui-même comme otage pendant que le religieux son compagnon irait conduire ces enfants et rapporterait la somme convenue. La proposition fut agréée, les enfants rendus à la liberté purent être embarqués pour l’Espagne avec les autres esclaves rachetés.

Durant sa captivité volontaire à Bougie, Pedro trouva de fréquentes occasions d’exercer sa charité : non seulement il exhorta les esclaves chrétiens à demeurer fidèles à Dieu, mais il instruisit, convertit et baptisa plusieurs Maures. Les sectateurs de Mahomet s’émurent de cet apostolat ; ils firent jeter Pedro dans une noire prison où il serait réduit à mourir de faim. 

Les Turcs qui lui avaient vendu les dix-huit enfants chrétiens, voyant que l’argent tardait à venir, s’impatientèrent ; ils l’accusèrent d’être un espion envoyé par les rois chrétiens pour connaître l’état du pays, et ils le condamnèrent à être pendu. Sans retard, ils exécutèrent cette injuste sentence sur la demande des patrons dont Pierre était le débiteur ; il devrait rester suspendu pour que son cadavre fût la pâture des oiseaux de proie. 

Six jours s’écoulèrent après la pendaison. Guillaume Florentin, compagnon de Pedro, arriva d’Espagne à Bougie durant ce temps et on lui apprit la triste nouvelle. Il arriva au lieu du supplice en versant des larmes, mais sa surprise fut au comble quand il entendit Pedro suspendu lui adresser ces paroles : Frère, ne pleure pas, je vis soutenu par la très sainte Vierge qui m’a assisté durant les jours passés. Joyeux d’entendre un pareil langage, Guillaume s’empressa de détacher le corps. Les habitants de la ville et plusieurs matelots espagnols étaient là à contempler le spectacle. 

Quand il apprit ce miracle, le divan défendit de remettre l’argent aux barbares patrons ; il voulut qu’on l’employât à racheter vingt-six autres esclaves, fit remettre ceux-ci à Pedro et à son compagnon. Tous ensemble, religieux et captifs rachetés partirent aussitôt pour l’Espagne.

A partir de ce moment, Pedro conserva les traces visibles de son supplice : il avait le cou marqué sur le côté et le visage d’une extrême pâleur ; Dieu le permettait ainsi pour attester la réalité du miracle. 

Plein de reconnaissance envers la très sainte Vierge, Pedro se retira dans un couvent solitaire dédié à Notre-Dame des Prés ; il y passa dix ans dans les exercices continuels de la prière et de la pénitence, il n’avait pour nourriture que du pain et de l’eau. La réputation de sa sainteté et le bruit du miracle accompli en sa personne attirèrent dans cette solitude de nombreux visiteurs ; il les recevait avec bonté, soulageait et guérissait ceux qui étaient malades. Rappelant son supplice, il avait coutume de dire à ses frères : Croyez-moi, les seuls jours heureux que je pense avoir eus sont ceux que j’ai passés suspendu au gibet, car alors je me croyais bien mort au monde.

Il prédit son trépas plusieurs jours à l’avance ; une grave maladie survint ; il rendit son âme à son Créateur en prononçant cette parole du psalmiste : Toi, mon abri, ma part dans la terre des vivants (Ps 141:6).

C’était le 27 avril 1304, jour où il est commémoré au Martyrologe Romain.

En raison de son supplice, Pedro a été considéré comme martyr par certains, mais ce titre n’a pas été repris dans le Martyrologe Romain. Le culte a été approuvé en 1686.

 

 

Giacomo Varingez (Illirico)

1400-1490

 

Giacomo (Jacques) naquit à Zara (Côte Dalmate) vers 1400, fils de Leonardo Varingez et Beatrice. Son origine explique qu’on le nomme aussi Jacques d’Illyrie.

Fuyant l’avancée menaçante des Turcs, il vint à Bari et voulut entrer dans l’Ordre des Frères Mineurs franciscains.

Un couvent s’était ouvert en 1433 à Bitetto, près de Bari. Il y fit le noviciat comme frère lai. Il s’y distingua par la pureté de ses mœurs et sa modestie. A mesure qu’il progressait dans le travail de sa perfection, il devenait de plus en plus humble ; il fuyait avec soin toutes les occasions qui pouvaient le distinguer du commun des fidèles. 

Il priait continuellement, parfois il était ravi en extase.

Il fut quelque temps envoyé dans les couvents de Cassano Murge, Conversano et Bari, mais c’est à Bitteto qu’il passa la majeure partie de sa vie consacrée. On lui confia les charges de cuisinier, de quêteur, de jardinier, de portier, de sacristain. A ces occupations, il ajouta son souci des pauvres et des malades ; durant une épidémie de peste en 1482, malgré son grand âge, il se porta héroïquement au secours des malades et des moribonds.

Dieu lui donna d’accomplir des prodiges qui lui attirèrent la vénération de ses contemporains. Il avait une fois menacé une petite fille de lui donner du bâton si elle continuait à désobéir. Il fut attristé de la voir recommencer, mais ne voulut pas la battre : il alla planter son bâton dans le jardin du couvent et depuis, le bâton continue chaque année de grandir.

Giacomo mourut vers 1490 (ou même 1496 ?), le 27 avril.

Un siècle plus tard, on retrouva son corps sans corruption ; encore aujourd’hui on peut le voir, exposé à la vénération au couvent de Bitteto. 

La béatification eut lieu en 1700. La cause de canonisation a été reprise récemment.

 

 

Jovana Catherine Kosić

1493-1565

 

Jovana naquit le 25 novembre 1493 à Relezi (Zeta, Montenegro), de Pero Kosić, un prêtre orthodoxe comme son grand-père et son arrière-grand-père. Son oncle, moine, devint évêque à Zeta.

Petite, elle fut bergère et s’habitua vite à passer ses heures de solitude dans la prière.

On rapporte qu’elle vit un jour un très joli Bébé dans l’herbe et que, voulant le prendre dans ses bras, celui-ci disparut tout-à-coup. Elle devait avoir souvent d’autres apparitions de ce genre.

A quatorze ans, Jovana voulut rejoindre la côte vénétienne et s’établir à Kotor (actuel Montenegro), où elle espérait pouvoir prier davantage. Sa mère ne comprenait rien à ce langage et lui trouva une place de domestique dans la famille Bucca, qui était catholique.

Cette famille permit à la jeune fille de fréquenter l’église catholique autant qu’elle le désirait. Jovana put bientôt entrer officiellement dans l’Eglise catholique, prenant désormait le nom de Catherine (on se souvient qu’elle était née en effet le jour de la fête de sainte Catherine).

Elle apprit alors à lire et à écrire dans ses moments libres et put ainsi lire aussi bien en latin qu’en italien des livres de piété, et surtout la Sainte Ecriture.

Bientôt, Catherine se sentit appelée à davantage de solitude et voulut embrasser l’état d’ermite. Son confesseur la trouvait encore bien jeune, et l’établit dans une petite cellule proche de l’église Saint-Bonaventure à Kotor. Par une fenêtre, elle pouvait suivre la Messe, et par l’autre, elle pouvait répondre aux gens qui venaient lui confier des intentions de prières ou lui donner de la nourriture. Katarina fit le vœu de stabilité et la porte fut scellée. C’est à cette période de sa vie que remonte son nom de Catherine Kotorska.

Un tremblement de terre détruisit la cellule et Catherine se déplaça dans une autre cellule voisine de l’église Saint-Paul. A cette occasion elle devint Tertiaire dominicaine, et prit le nom religieux de Ozana, en souvenir de Osanna de Mantoue, une autre dominicaine mystique (voir au 19 avril). Elle allait désormais suivre la règle dominicaine pendant plus d’un demi-siècle.

Un groupe de sœurs dominicaines s’établit non loin d’elle et la prit comme «supérieure» ; il y en eut tant, que l’on y construisit un véritable couvent. On en considéra Ozana comme la fondatrice, quoiqu’elle ne le fut jamais.

Ozana eut des visions de Jésus enfant, de la Vierge Marie, des Saints. Un jour, même le Diable prit les traits de Marie et lui suggéra d’alléger ses mortifications : Ozana comprit d’où venait la tentation et fit disparaître l’Ennemi.

On attribua à ses prières et à ses conseils la libération de Kotor lors de l’invasion des Turcs en 1539, ainsi que lors d’une épidémie de peste. Les gens accouraient de toutes parts pour obtenir par sa prière des grâces, pour rétablir la paix. On l’appela la trompette du Saint Esprit ou aussi la Maîtresse de Mystique, ou encore la vierge réconciliatrice, l’Ange de la paix.

Ozana mourut le 27 avril 1565 et fut béatifiée en 1934.

 

 

Nicolas Roland

1642-1678

 

Ce prêtre qui chercha en tout la sainteté, naquit à Reims le 8 décembre 1642, et fut baptisé le 23 juillet 1643. Son père était Jean-Baptiste Roland (1611-1673), ancien commerçant en draps et alors commissaire aux guerres ;  sa mère était Nicole Beuvelet (1617-1684).

Le garçonnet se montre très doué : il apprend à lire en quatre mois, à l’âge de cinq ans ! Il entre à huit ans au collège des Jésuites.

Il est “bien entouré” : son oncle, Philippe Roland, devient chanoine de la cathédrale ; son oncle et parrain, Mathieu Beuvelet, est ordonné prêtre en 1650 et tente de fonder une communauté de prêtres à Reims. Un autre oncle, Jean Roland, sera chantre et trésorier de l’Eglise de Reims, et vicaire général de l’Archevêque.

Nicolas, à onze ans, demande et reçoit la tonsure ! Sa vie intérieure se développe. Assistant à la messe de son oncle Mathieu Beuvelet, en 1655, il est favorisé d’une “extase” mystérieuse. Nicolas sent l’appel irrésistible à la sainteté.

Il connaît des tentations : il ne résiste pas à participer à un bal en 1660, mais en conçoit un vif remords, et ne cédera jamais plus à cette tentation mondaine. Quand passera le cortège royal conduisant l’Infante Marie-Thérèse et que toute la famille sera là à regarder, le jeune adolescent restera à prier devant le Saint-Sacrement.

En 1663, il achève ses études de théologie à Paris et est reçu docteur. En 1665, il est admis au Chapitre Métropolitain, alors qu’il n’est que diacre. Doué pour l’éloquence sacrée, il est nommé Chanoine théologal. Comme chanoine, il participera aux processions solennelles de la châsse de Saint Remi, lors de l’épidémie de peste qui sévira à Reims en 1668.

En 1670, le chanoine Roland prêche le carême à Rouen. Il s’efforce de supprimer de son style toute figure de style, toute grandiloquence artificielle. Il désire fonder une petite Communauté du Saint Enfant-Jésus, pour l’instruction des petites filles et la formation de bonnes maîtresses. C’était l’époque de la Fronde, et Nicolas veut venir en aide à l’enfance abandonnée. Il va ouvrir plusieurs écoles gratuites.

Fin 1670 il est ordonné prêtre et célèbre sa première messe le 11 janvier 1672.

Un de ses fils spirituels est Jean-Baptiste de La Salle, futur fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes, pour l’instruction des petits garçons.

Touché par l’épidémie de fièvre pourpreuse qui sévit à Reims, il s’éteint le 27 avril 1678.

Le mois suivant arrive l’autorisation royale de la fondation de la Communauté. Les premières Constitutions seront approuvées en 1683. L’année suivante, huit religieuses émettent les vœux.

Le chanoine Nicolas Roland sera béatifié en 1994.

Yun Yu-o Iacobus

? -1801

 

Yun Yu-o Iacobus est un laïc coréen né à Yanggeun (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Yeoju (Gyeonggi-do) le 27 avril 1801 et béatifié en 2014.

 

 

María Antonia Bandrés y Elósegui

1898-1919

 

Née le 6 mars 1898 à Tolosa (Guipuzcoa, Espagne), elle était la deuxième des quinze enfants de Ramon Bandrés, procureur, et Teresa Elósegui.

Elle fréquenta petite les Filles de Jésus, à Tolosa, fondées par la Mère Cándida María de Jésus (voir au 9 août), et fut toujours un excellent modèle pour ses petits frères et sœurs.

De famille aisée, elle se tourna cependant vers les pauvres et les nécessiteux des faubourgs de Tolosa, développant avec d’autres femmes un grand apostolat d’évangélisation et d’assistance sociale, ce qui était rare pour l’époque.

Suivant sa vocation personnelle, et comme le lui avait prophétisé la Fondatrice elle-même, elle entra chez les Filles de Jésus en 1912, à Salamanque, et fit sa consécration en 1918.

Elle n’avait jamais été de très forte constitution, et sa santé baissa progressivement jusqu’à un état très grave. Son médecin put témoigner qu’il fut profondément ému de voir comment cette Religieuse restait très heureuse même dans ses moments difficiles et à l’approche de la mort. Comme nous sommes dans l’erreur, à propos de la vie ! disait-il, Voilà ce que veut dire «mourir»…

La mort de cette Religieuse de vingt-et-un ans impressionna énormément ce médecin agnostique et ses amis, car elle leur disait avec une entière conviction qu’elle savait où elle allait. Ils en donnèrent des témoignages oraux et écrits.

María Antonia offrit sa vie pour la conversion et le salut éternel de son oncle et de son grand-père. Elle aimait beaucoup les siens et ses amis, et conservait toujours son sourire au milieu de ses souffrances. La grâce divine la fit pénétrer très intimement dans le mystère de l’amour paternel de Dieu.

Elle mourut à Salamanque le 27 avril 1919, le jour où l’on fêtait Notre-Dame de Montserrat, en chantant l’air de «Marie, Mère de miséricorde».

Elle a été béatifiée en même temps que la Fondatrice, en 1996.

 

 

Noël Tenaud

1904-1961

 

Noël Alexandre Elie Tenaud naquit le 11 novembre 1904 à Rocheservière (Vendée).

Il fréquenta le Petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers, de 1924 à 1928 le Grand séminaire de Luçon, puis entra aux Missions Etrangères de Paris ; il fut ordonné prêtre en 1931.

Envoyé au Siam (partie du Laos, act. Thaïlande), il étudia la langue locale puis, de 1932 à 1934 il fut en poste à Tharae, avant d’être curé à Kham Koem, pendant six ans. C’est là qu’il connut Joseph-Outhay, qu’il s’adjoignit comme catéchiste et qui le suivra fidèlement jusqu’à la mort. Pendant ces années, le père Tenaud fit construire un grand mur de briques autour des terrains de l’église, dont les paroissiens seront très fiers pendant longtemps encore.

En 1940, tandis que le Laos est coupé de l’Indochine à cause de la guerre, Noël est nommé curé à Nam Tok ; en 1943, il fut professeur à Hué ; en 1944 il fut curé à Pong Kiou.

Connu pour son caractère baroudeur (et son abondante barbe noire), Noël fit sauter des ponts pour empêcher l’invasion japonaise en 1945 ; pour cette attitude, il sera décoré en 1946 de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palmes, et aussi de l’Ordre du Million d’Eléphants par les autorités laotienne. Puis il prendra ouvertement position contre les troupes communistes.

Devant l’évolution politico-militaire de la situation, il prit un long congé en France de 1946 à 1948.

De 1948 à 1951, il fut vicaire délégué pour le Laos, puis pro-préfet pour la préfecture apostolique de Thakheh, jusqu’en 1958.

En 1953, l’année de l’indépendance du Laos, un attentat faillit coûter la vie au Père Tenaud. Puis après l’enlèvement de plusieurs missionnaires (dont le p. Malo, v. 19 décembre), il fut procureur de toute la mission.

En 1958-1959, nouveau séjour en France. De retour au Laos, notre missionnaire rejoignit la difficile région de Savannakhet, basé à Tchépone, à deux pas de la frontière vietnamienne.

En avril 1961, le Père et son fidèle catéchiste, Joseph Outhay, partent en tournée, malgré les menaces Vit Minh. Au retour, ils sont pris dans un guet-apens, arrêtés, interrogés et fusillés, le 27 avril 1961 à Muang Phalane (Savannakhet). On ne les retrouva jamais.

Noël Tenaud a été béatifié, avec son catéchiste, le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Joseph-Outhay Phongphumi

1933-1961

 

Joseph-Outhay Phongphumi naquit en 1933 à Kham Koem (Nakhon Phanom, Thaïlande), dixième des vingt-deux enfants de cette famille très catholique, dont cependant beaucoup moururent en bas-âge.

Le papa de Joseph-Outhay, Paul Khrua, fut catéchiste.

Joseph reçut le baptême le jour de Noël : ce détail lui valut le surnom de No-en, qu’il retrouvera en la personne du père Noël Tenaud.

De 1940 à 1945, il y eut une persécution qui priva le village de la présence du prêtre ; Paul Khrua se dépensa énergiquement pour maintenir la foi, tandis qu’une sœur des Amantes de la Croix complétait l’action religieuse dans le village : ainsi Joseph reçut une très forte influence, décisive pour son avenir.

En 1945, en raison de ses grandes qualités et de ses dons intellectuels, Joseph fut envoyé au Petit séminaire de Bang Nok Khuek.

Au terme des six années de ce Petit séminaire, Joseph revint dans son village, probablement - car il ne s’en est jamais ouvert - pour s’occuper fraternellement des survivants de sa famille : la maman était morte, lui qui était le dixième, se trouvait maintenant l’aîné de quatre petits frères et sœurs.

Joseph était alors un beau jeune homme, très droit, très zélé pour l’apostolat ; après son père, il dirigeait la prière et les chants, faisait les lectures, enseignait même le catéchisme aux plus petits.

On «imposa» presque à Joseph de se marier, en 1953 ; son épouse mourut en couches et la petite fille la suivit trois mois plus tard.

C’est à ce moment que le père Tenaud visita le village et proposa à Joseph de l’aider dans la catéchèse ; Joseph quitta sa famille, un peu à regret, mais revint chaque année revoir son vieux père et ses sœurs.

C’est ainsi que Joseph fut catéchiste à Pongkiou (Thakhek), de 1955 à 1958. Désormais, il ne devait jamais se séparer du père Tenaud.

En 1958 cependant, pendant le séjour du père Tenaud en France, Joseph fut appelé quelques mois à collaborer avec Mgr Kien, qui voulait fonder une congrégation d’enseignants, mais cette expérience prit vite fin avec le retour du père Tenaud : nommé dans la difficile région de Savannakhet (Laos), il supplia qu’on lui rendît son Joseph.

Tous deux savaient le danger qu’ils couraient, dans ces endroits minés par la guerilla. C’est au retour d’une tournée que le père Tenaud et Joseph furent victime d’une embuscade.

A vingt-huit ans, le 27 avril 1961, Joseph reçut la palme du martyre à Muang Phalane (Savannakhet).

Il se peut que le père Tenaud ait été tué immédiatement, et rapidement enterré le long de la route, tandis que Joseph, gravement blessé, expira ensuite à l’hôpital de Phalane.

Il a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 27 avril dans le Martyrologe Romain.

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