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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 23:00

 

30 AVRIL

 

I.

S Eutropius, premier évêque à Saintes, et martyr.

II.

S Quirinus, tribun romain, martyr avec toute sa famille ; son corps ayant été donné à l’abbaye de Neuss, il y est le principal patron, invoqué contre la paralysie, les maux de jambes et d’oreilles. 

III.

S Maxime, martyr lapidé à Ephèse.

Ste Sophia, vierge et martyre à Fermo.

Ss Diodoros et Rhodopianos, martyrs lapidés à Aphrodisias. 

IV.

S Maternien, évêque à Reims, frère de s. Materne.

S Donatus, évêque à Euria, patron de l’ancienne Epire.

S Laurentius, prêtre espagnol, martyrisé à Novare avec des enfants qu’il avait baptisés. 

S Mercurialis, premier évêque à Forlì.

V.

Ste Maxence, veuve, mère des ss. Vigile (évêque à Trente), Claudien et Majorien.

S Michomer, irlandais, mort à Tonnerre en se rendant à Besançon.

Ste Hoïlde (Hou), vierge à Perthes, invoquée dans les calamités publiques. 

VI.

S Pomponius, évêque à Naples.

VII.

B Petrus le Lévite, moine sur le Cælius à Rome, administrateur du patrimoine de l’Eglise sous Grégoire le Grand.

S Augulus, évêque à Viviers, où il construisit le premier hôpital et libéra beaucoup d’esclaves. 

S Earconwald , évêque à Londres, frère de ste Æthelburge.

VIII.

Bse Hildegarde, reine, épouse de Charlemagne (après qu’il eut répudié Hermengarde).

IX.

Ss Amador, prêtre, Pedro, moine, et Ludovico, martyrs à Cordoue.

X.

S Forannan, irlandais, évêque puis abbé à Waulsort.

XII.

S Gualfardus, un sellier venu de Germanie, solitaire à Vérone puis admis chez les moines du Saint-Sauveur.

S Adjutor, seigneur de Vernon, miraculeusement délivré à Jérusalem et retransporté chez lui, où il resta ermite.

B Aimon (Aymon), moine à Savigny.

XV.

B Lodovico dei Turignoli (Michele de Barga), franciscain à Lucques, où il soignait les pestiférés. 

XVII.

B William Southerne, prêtre anglais martyr par pendaison à Newcastle, béatifié en 1987.

B Marco Passionei (Benedetto de Urbino), capucin, compagnon de s. Laurent de Brindes dans la prédication chez les hussites et les luthériens. 

Bse Marie Guyart Martin de l’Incarnation, née à Tours, veuve puis ursuline, morte à Québec, béatifiée en 1980, canonisée en 2014.

XIX.

Bse Gim Yun-deok Agatha Magdalena, laïque coréenne martyre, enterrée vivante à la fin du mois d’avril, béatifiée en 2014.

S Giuseppe Benedetto Cottolengo, fondateur à Turin du “Cottolengo”, toute une “cité” groupant plusieurs communautés qui s’occupent de maladies diverses. 

S Giuse Tuân (Hoan), prêtre dominicain vietnamien, martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse Pauline von Mallinckrodt, fondatrice allemande des Sœurs de la Charité Chrétienne, pour l’éducation des enfants pauvres et aveugles et l’assistance aux malades démunis ; béatifiée en 1985.

Eutropius de Saintes

1er ou 3e siècle

 

D’après la Tradition, Eutropius venait de Grèce et s’arrêta à Rome, où le pape lui conféra l’épiscopat et la mission d’évangéliser la Saintonge.

Déçu par cette première mission assez peu fructueuse, il s’en revint à Rome, où le pape l’encouragea à reprendre sa place à Saintes.

Cette fois-ci, les conversions furent plus nombreuses. La fille du légat romain, Eustella, se convertit elle-même et assistait du mieux qu’elle pouvait le saint évêque.

Furieux, le légat envoya une troupe pour mettre à mort Eutropius : on alla le chercher dans la cellule où il se retirait, on le frappa à coups de bâton et on lui fendit le crâne d’un coup de hache.

Quant à Eustelle, elle fut elle aussi arrêtée plus tard et mise à mort.

Les habitants de Saintes oublièrent vite leur premier évêque. Ce n’est qu’au 6e siècle qu’un miracle et une apparition d’Eutropius firent redécouvrir son corps.

Les huguenots brûlèrent ces précieux restes au 16e siècle, mais on avait conservé à part le chef et quelques ossements, de sorte qu’on put rapporter ces trésors à Saintes.

Le dies natalis de saint Eutropius est au 30 avril.

 

 

Quirinus, tribun

† 120

 

Selon la Tradition, Quirinus était le tribun des soldats sous Hadrien. Il était le père de sainte Balbina (v. 31 mars).

De par sa fonction, il fut affecté à la garde du préfet de Rome, Hermès, converti au christianisme, et tenta de ramener Hermès à apostasier et à reprendre sa charge. Peine perdue ! Ce fut Quirinus qui se convertit, suivi de sa fille Balbina et de toute la famille.

Le pape de l’époque, Alexandre (v. 3 mai ?), baptisa sans tarder tout ce beau monde, ce qui provoqua l’ire du juge Aurelianus.

Quirinus et sa fille comparurent devant le juge, qui les condamna à diverses tortures et à la décapitation, probablement en ou vers 120.

Pourquoi «seulement» Quirinus et Balbina, et non le reste de la famille ? Se seraient-ils cachés ou auraient-ils déjà apostasié ? 

Autre question : il est étrange que le dies natalis de Quirinus soit donné au 30 avril, alors que celui de Balbina est au 31 mars. On répond qu’il s’agit peut-être, pour Quirinus, d’une translation de ses reliques : le pape Léon Ier en effet (v. 19 avril), fit don des reliques de s.Quirinus à sa sœur Gepa, qui était abbesse à Neuß (Westphalie, Düsseldorf, Allemagne CW ; on écrit aujourd’hui Neuss).

Cette translation donna lieu à un pèlerinage qui partait de toute l’Europe. Saint Quirinus devint le Patron céleste de Neuß, fut particulièrement honoré à Cologne, et on l’invoque - qui sait pourquoi ? -  contre la paralysie, les maux de jambes, les maux d’oreilles.

L’église qui abrite ces reliques a récemment été élevée au rang de basilique mineure.

Saint Quirinus, tribun, est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sophia de Fermo

3e siècle

 

Sophia, une vierge, fut martyrisée vers 250 à Fermo (Picenum, auj. Marches, Italie CE).

La cathédrale de Fermo abrite le reliquaire contenant le chef de Sophia.

Sainte Sophia de Fermo est commémorée le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Diodoros et Rhodopianos à Aphrodisias

† 305

 

On rapporte que ces deux martyrs furent lapidés par leurs propres concitoyens en 305, à Aphrodisias.

Aphrodisias (Carie, auj. Geyre, Turquie SW) était le centre d’un culte envers la déesse Aphrodite ; elle est maintenant un site archéologique ; on y a retrouvé un stade qui pouvait contenir trente mille spectateurs - la population supposée d’Aphrodisias, un théâtre qui pouvait en contenir quinze mille, et quelques autres édifices. Le temple lui-même d’Aphrodite fut remanié au 5e siècle, pour devenir la basilique Saint-Michel, décorée à l’époque byzantine, et malheureusement détruite lors de l’invasion ottomane au 12e siècle.

Saints Diodoros et Rhodopianos sont commémorés le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mercurialis de Forlì

4e siècle

 

On n’a pas de dates sûres concernant la vie de ce premier évêque de Forlì (Italie).

Il participa cependant au concile de Rimini en 359.

On lui attribue deux faits importants. Il aurait tué un dragon (?) et surtout négocié la libération d’un grand nombre d’habitants de la ville, que les Wisigoths déportaient en Espagne.

Des textes mentionnent son diacre Gratus et son sous-diacre Marcellus.

Saint Mercurialis de Forlì est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Donatus d’Euria

4e siècle

 

Donatus fut un évêque à Euria (Epire, Grèce NW).

On l’a dit grand thaumaturge.

A la même époque que lui vivait en Italie un autre Donatus, évêque d’Arezzo (v. 7 août), non moins célèbre, avec lequel on aurait confondu celui d’Euria.

Il serait mort vers 387, au temps de l’empereur Théodosios 1er.

L’Epire le choisit comme Patron céleste.

Des reliques de s.Donatus furent apportées près de Venise, en l’île de Murano.

Saint Donatus d’Euria est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Laurentius de Novare

4e siècle

 

Laurentius venait d’Espagne, croit-on.

Venu en Italie, peut-être sous quelque inspiration divine, il vint à Novare.

Il n’est pas exact de dire qu’il s’attacha à l’évêque s.Gaudentius (v. 22 janvier), car celui-ci ne fut sacré évêque que bien après la mort de Laurentius.

Laurentius donc se mit à instruire les enfants des vérités chrétiennes. Pour leur donner le baptême, il construisit un baptistère à l’endroit d’une source.

Un jour qu’il avait baptisé un grand nombre de ces enfants, des ennemis de la religion s’abattirent sur Laurentius et le massacrèrent, ainsi que les enfants présents.

Ce pouvait être un peu avant 397.

C’est alors que Gaudentius fut envoyé par s.Eusebius (v. 2 août) à Novare pour reprendre le travail de Laurentius, et qu’il fut successivement sacré évêque, en 397.

Saint Laurentius de Novare est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pomponius de Naples

† 536

 

Pomponius fut le vingt-et-unième ou vingt-deuxième évêque de Naples, entre Stephanus Ier et Ioannes II ; il fut nommé vers 501.

Il eut le courage d’affirmer la doctrine catholique en face du roi arien Théodoric.

L’église Sainte-Marie-Majeure fut construite par ses soins.

Il mourut vers 536.

Saint Pomponius est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Petrus Levita

† 605

 

On connaît ce diacre (lévite) à travers le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Selon une ancienne tradition, il serait de la famille Bulgaro, feudataire de Vittimulo, d’où se forma l’actuelle localité de Salussola (Biella, Piémont, Italie NO) ; il serait venu tôt à Rome, ou bien y serait même né, vers 550.

Il fut moine au monastère Saint-André de Rome, où il connut Grégoire avant qu’il fût abbé.

En 577, le pape Benedictus Ier le nomma cardinal, c’est -à-dire chargé d’importantes responsabilités à Rome.

On a vu que Grégoire devint abbé en 588 et fut élu pape en 590. Il envoya Petrus comme légat en Sicile, pendant deux ans, pour y administrer plusieurs couvents fondés par Grégoire. Puis il fit le même travail en Campanie pendant une année.

En 593, il reçut le diaconat à Rome.

Petrus resta très proche du nouveau pape. Ce serait même lui qui aurait suggéré à Grégoire d’écrire ses Dialogues, dans lesquels l’interlocuteur n’est autre que Petrus lui-même.

Ce fut Petrus aussi qui, à diverses reprises, vit une colombe à l’oreille du Pape, présence visible de l’Esprit qui ainsi l’inspirait dans sa prédication ou la composition de ses ouvrages. Petrus promit de ne jamais révéler ce secret sous peine de mort, mais un incident se produisit après la mort du Pape (604) : un soulèvement de la foule à cause d’une famine, menaçait de brûler les œuvres de Grégoire, qu’on accusait d’avoir trop donné aux pauvres et d’être à l’origine de cette famine ; Petrus intervint pour convaincre les révoltés que ces œuvres étaient le fruit de l’Esprit Saint ; pour preuve, il mourrait à l’instant, ayant dû «trahir» son secret ; ayant achevé de parler, il tomba à terre comme foudroyé, le 30 avril 605.

Ainsi furent sauvés les écrits du pape Grégoire le Grand.

Après la mort de Petrus (605), on commença à le vénérer le même jour que Grégoire, le 12 mars, mais son véritable dies natalis est au 30 avril. Ses reliques furent «volées» (?) et transférées à Salussola, où l’on invoqua Petrus contre les épidémies de peste.

Son culte fut approuvé officiellement en 1866.

Saint Petrus Levita est donc ommémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

Aulus de Viviers

† 7e siècle 

 

Aulus fut le quinzième évêque de Viviers (Ardèche).

Il était le fils de Firminus, qui fut évêque de Viviers, et il succéda à son père. A cette époque, il n’était pas exceptionnel de choisir un évêque parmi des hommes mariés, lorsqu’ils en avaient les qualités ; mais les élus s’engageaient désormais à vivre dans la chasteté. Si leurs épouses vivaient encore, elles se consacraient elles aussi (si ce n’était pas déjà fait).

Après Firminus donc, Aulus lui succéda vers 610.

Possédant la connaissance des Ecritures et des Pères, doué d’une rare éloquence, il consacra son zèle à l’émancipation des esclaves et au rachat des captifs. 

Avant de mourir, il désigna son successeur en la personne d’Eumachius. Tant Firminus qu’Eumachius étaient eux-aussi commémorés dans l’ancien Martyrologe.

La mort d’Aulus fut un deuil universel.

Ses reliques, déposées dans une église proche de Viviers, furent brûlées par les Huguenots au 16e siècle.

Saint Aulus est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain, qui le nomme Augulus.

 

 

Earconwald de Londres

594-693

 

L’orthographe Earconwald est celle qui se rapproche le plus de la forme latine adoptée dans l’actuel Martyrologe ; mais on trouve plusieurs formes : Erkenwald, Ercenwald, Eorcenwald, Erconwald).

Il naquit à Lindsey, vraisemblablement fils d’un roi d’Est-Anglie, Anna, et de Hereswyde, qui eurent aussi cinq filles : Ediltrude, Sexburge, Æthelburge, Wilburge, Sédride (actuellement, seule Ediltrude est au Martyrologe, v. 23 juin).

Il fut confié tout jeune à l’évêque de Londres, Mellitus, donc entre 604 et 616, ce qui pourrait faire placer sa date de naissance vers 594.

Revenu dans son pays, il se dévoua tout entier au service de Dieu.

En 661, il consacra son héritage à fonder un monastère d’hommes à Chertsey, et un de femmes à Barking. La Supérieure de Barking fut sa propre sœur, Æthelburge (v. 11 octobre ?), tandis qu’il gouvernait celui de Chertsey.

En 675, il fut consacré évêque de Londres et, comme tel, eut l’occasion d’aider le roi Ine dans la rédaction de ses lois.

En 677, il aurait amené à la foi le roi des Saxons de l’Est, Sebba.

Il mourut à Barking, le 30 avril 693, certainement octogénaire, peut-être même quasi centenaire.

Son corps, déposé à Saint-Paul de Londres, en fut retiré avec d’autres en 1536, pour être détruit.

Saint Earconwald est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

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Amador, Pedro y Ludovico de Córdoba

† 855

 

On a parlé plusieurs fois déjà du récit que fit s.Eulogio (v. 11 mars) des Martyrs de Cordoue au 9e siècle et surtout dans les années 850-856.

Amador était un prêtre originaire de Tucci (Jaén, Espagne S).

Avec son père et ses frères, il vint à Cordoue pour des études, mais son zèle le poussait, en marge de ses études, à prêcher ouvertement la doctrine chrétienne parmi les Musulmans.

Se joignirent à lui un moine, Pedro, ainsi qu’un laïc, Ludovico, dont le frère Pablo, diacre, avait déjà subi le martyre (v. 20 juillet).

Les ennemis du Nom chrétien les accusèrent de blasphème et les mirent à mort par la décapitation, le 30 avril 855. Les corps furent jetés dans le Guadalquivir, mais recueillis quelques jours plus tard par des Chrétiens.

Pedro fut enseveli dans le monastère qui est aux portes de Cordoue ; Ludovico, dans la ville de Palma, Amador dans sa ville d’origine qui, alors, prit le nom de Martos.

Les saints Amador, Pedro et Ludovico sont commémorés le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

Adjutor de Vernon

1070-1131

 

Diverses formes existent pour désigner notre personnage : Adjutor, Adjuteur, Adjoutre, Ayoutre, Ayutre, Ajutre, Ustre, Ajuture, et peut-être d’autres encore…

Il a pu naître entre 1069 et 1075, à Vernon, domaine de son père Jean, ou peut-être à Blaru, domaine de sa sainte mère Rosamonde.

Jean et Rosamonde étaient connus pour leur grande piété et leur charité. Rosamonde en particulier fut même honorée du titre de bienheureuse.

Adjutor se montra généreux envers les ordres religieux, zélé à restaurer les églises, compatissant envers les pauvres.

En 1095, il partit en Terre sainte avec deux cents chevaliers. Près d’Antioche, ces vaillants défenseurs du Christianisme furent encerclés par quinze cents Infidèles menaçants. Adjutor invoqua sainte Marie-Magdeleine (v. 22 juillet), pour laquelle la ville de Vernon avait déjà une dévotion particulière : brusquement les Infidèles furent victimes d’une violente tempête et firent demi-tour. Beaucoup tombèrent sous les flèches des hommes d’Adjutor.

Dix-sept ans plus tard, Adjutor se trouvait sous Jérusalem et fut capturé. Jeté dans un cachot, chargé de fers, durement invité à renier sa foi chrétienne, il recourut à nouveau à sa sainte Protectrice… et se retrouva miraculeusement transporté dans le domaine de Vernon. Le fait a été constaté par l’évêque Hugues de Rouen, mais une hypothèse tendrait à supposer qu’en réalité Adjutor serait rentré en France peu après la victoire d’Antioche.

En 1129, Adjutor fit élever une chapelle à sainte Marie-Magdeleine à l’endroit où elle l’aurait «déposé».

Retiré à l’abbaye bénédictine de Tiron, il se donna à Dieu totalement ; tous ses biens passèrent à l’abbaye où, pendant douze ans, il édifia toute la communauté, couchant sur la dure, portant cilice et se nourrissant seulement de pain et d’eau, avec des herbes crues.

Cette période prit fin quand il obtint de l’abbé la permission de se retirer totalement dans une petite cellule qui se trouvait derrière l’autel de la chapelle de sainte Marie-Magdeleine. L’évêque Hugues y vint lui rendre visite et en fut très édifié ; beaucoup de gens vinrent lui demander de prier pour leurs intentions et Adjutor opéra un grand nombre de miracles.

Il mourut le 30 avril 1131, en la localité de Pressagny (désignée plus tard Presegniacum Lorguellox, act. Pressagny-l’Orgueilleux).

On a invoqué Adjutor pour diverses sortes de maladies ; des villes ont recouru à son intercession en cas d’incendies, de grêles, d’épidémies. On l’invoqua aussi lors de noyades : particulièrement, après la suppression d’un gouffre en Seine qui provoquait beaucoup de naufrages, les mariniers prirent Adjutor pour leur patron céleste.

A Blaru, une fontaine miraculeuse aurait été l’endroit où la nourrice d’Adjutor lavait ses langes.

Saint Adjutor de Vernon est commémoré le 30 avril dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ventura Spellucci de Spello

13e siècle

 

Ventura proviendrait du latin venturus, «qui viendra», mais pourrait être aussi une forme abrégée de Buonaventura, du nom de l’illustre franciscain (v. 14 juillet).

Notre Ventura serait né à la fin du 12e siècle à Spello (Pérouse, Ombrie, Italie).

Après avoir été formé dans le monastère romain des Crucifères de Fontana di Trevi, il retourna à Spello où il fonda une église et un hôpital, dits de la Sainte-Croix. Cet Ordre des Crucifères apparut à Venise à la fin du 12e siècle, pour venir en aide aux malades.

Ventura demeura dans son établissement jusqu’à la fin de sa vie, donnant son temps et ses forces aux pauvres et aux malades.

Il s’éteignit à ce monde un 30 avril de la fin du 13e siècle (ou du début du 14e).

A la suite des miracles opérés sur sa tombe, l’église fut bientôt appelée de saint Ventura, car Ventura devint vite le Saint invoqué, encore aujourd’hui, par ceux qui sont affligés de maladies osseuses.

En réalité, Ventura n’a été officiellement ni béatifié ni canonisé, et n’est pas mentionné au Martyrologe.

 

 

Lodovico dei Turignoli de Barga

1399-1479

 

Lodovico naquit à Barga (Lucques, Toscane, Italie) et prit l’habit franciscain chez les Observants en 1434, avec le nom de Michele.

Ainsi s’explique une confusion entre Michele da Barga et Lodovico da Barga (qui mourut en Terre Sainte).

Il se peut qu’en cette année 1434, Michele fût déjà prêtre, et même fort instruit en théologie.

Michele, donc, fut un de ces Religieux qui grandit dans les voies de la sainteté au couvent de Barga.

Il vécut la pauvreté dans toute son exigence, toujours content de n’utiliser que le strict nécessaire au quotidien. Sa virginité totale fut attaquée par certaines personnes qui en furent pour leurs frais. Son zèle pour le salut des âmes lui faisait demander l’autorisation d’aller célébrer la Messe dans tel village où le curé manquait, pour ne pas priver les fidèles des sacrements le dimanche ou un jour de fête. Il y faisait tant de bien auprès des fidèles, qu’il en revenait parfois avec plusieurs ânes chargés de victuailles pour le couvent.

Quand il se déplaçait, il s’arrêtait volontiers auprès d’un paysan ou d’un berger : dans la conversation, il démontrait une telle information sur l’état spirituel de son interlocuteur, qu’à la fin ce dernier demandait à se confesser.

A la mort du Gardien (Supérieur) en 1451, Michele fut choisi pour lui succéder. 

Infatigable pour obtenir la conversion des gens, il allait dans tous les villages voisins, ramenant les uns et les autres à de saines habitudes, suscitant de nombreuses vocations religieuses, au point qu’il fit construire d’autres couvents pour les loger.

Lors d’une épidémie de peste, il se porta au secours des malades et des moribonds, pour les consoler, les soulager, les aider à se préparer à la mort.

En 1470, on le vit intervenir personnellement pour le choix du curé du village, qui trop souvent était nommé par les autorités laïques.

Quand il mourut, le 30 avril 1479, les Religieux franciscains durent remettre plusieurs fois de la terre sur sa tombe, car les gens venaient prélever de cette terre comme reliques auprès de leurs malades ; on allait jusqu’à en mettre dans l’eau qu’ils buvaient, et dont ils guérissaient.

On n’a pas de date concernant la confirmation du culte ou la béatification.

 

 

William Southerne

1569-1618

 

Anglais, William était né vers 1569 à Ketton (Darlington, Durham).

Il reçut sa préparation sacerdotale à Douai au Collège anglais, puis à Saint-Alban de Valladolid, où il fut ordonné prêtre.

Revenu dans son pays, il travailla à Baswich (Stafford), pendant quatorze années, s’efforçant de reconduire le Northumberland à la Foi catholique.

Il fut arrêté au moment où il célébrait la Messe.

On le mit en prison à Stafford et il fut immédiatement condamné à mort pour le crime d’être prêtre et pour refuser le serment de fidélité.

La sentence fut cependant ajournée à six jours, car on ne trouvait pas d’officier pour la pendaison.

William fut exécuté (hanged, drawn and quartered, selon la formule habituelle) à Newcastle-under-Lyme le 30 avril 1618.

Il a été béatifié en 1987.

 

 

Marco Passionei

1560-1625

 

Marco vit le jour le 13 septembre 1560 à Urbino (Pouilles, Italie), septième des onze enfants (huit garçons et trois filles) d’un foyer noble, dont les parents s’appelaient Domenico et Maddalena Cibo. Marco héritait donc du titre de Comte.

L’enfant reçut au baptême le même nom qu’un parent, évêque.

A la mort des parents, les enfants furent recueillis par un oncle à Cagli.

Marco fit des études de philosophie à Pérouse puis à Padoue, où il fut reçut docteur.

Il fut quelques années au service d’un cardinal romain, puis s’en alla à Gubbio, où il passa son temps à lire et à composer des vers.

Il demanda en vain son admission parmi les pères Capucins de Fossombrone, mais on le refusa à cause de sa mauvaisa santé ; c’est sur l’intervention du Provincial qu’il put entrer au couvent de Fano, où il prit le nom de Benedetto da Urbino.

Benedetto pratiqua une rigoureuse ascèse, excessive même, au point qu’il dut un moment interrompre son noviciat et se retira à Fossombrone. Rétabli, il fit la profession à Fano en 1585, non sans avoir au préalable renoncé à tous ses biens en faveur des pauvres. Ordonné prêtre, désormais, il s’occupa surtout des pauvres, jusque dans les Marches.

En 1600, il partit en Allemagne et en Autriche, et revint à Fossombrone en 1602. Il parcourut ensuite l’Italie de Fano à Gênes, en passant par Camerino et d’autres localités. Sa réputation de sainteté s’élargissait.

Le couvent de Fossombrone, qui l’avait refusé, fut contraint de le garder : Benedetto y mourut le 30 avril 1625.

Il y eut tant de pèlerins et de miracles auprès de sa tombe, que les Religieux déplacèrent secrètement celle-ci, pour remettre plus de recueillement dans le monastère. Le corps ne fut reconnu qu’en 1792. 

Benedetto da Urbino fut béatifié en 1867.

 

 

Marie Guyart Martin

1599-1672

 

Née le 28 octobre à Tours de Florent Guyart et Jeanne Michelet, Marie a six frères et sœurs. 

La maman était d’origine noble, mais avait préféré épouser ce simple artisan boulanger.

A sept ans, Marie voulait déjà se donner au Christ, après L’avoir vu en songe ; elle passait des heures, silencieuse, à «parler» à Dieu. Elle aimait suivre des yeux les prêtres qui passaient dans la rue et aurait même voulu baiser leurs traces par terre.

 Ses parents la marièrent à dix-sept ans à un maître ouvrier en soie, Claude Martin. Après la naissance de son fils Claude, Marie est déjà veuve, à dix-neuf ans, tandis que la fabrique est en faillite. La voilà liquidatrice et débitrice avant vingt ans.

Elle assume l’éducation de son garçon, mais fait déjà les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance et refuse des demandes en mariage. Sa vie intime se greffe littéralement sur le Christ.

Le 24 mars 1620, veille de l’Annonciation, elle a une brusque intuition de toutes ses imperfections, se sent baignée et purifiée dans le Sang du Christ, et ne se reconnaît plus elle-même.

En 1621, elle se met au service de sa sœur (Claude, elle aussi), épouse de Paul Buisson, qui travaille dans une compagnie de transport fluvial. En l’absence de ceux-ci, elle gère la maison, l’entreprise, rencontre les clients, mais aussi, à l’insu de tous, elle reçoit des révélations sur le mystère de la Sainte Trinité.

En 1631, son fils étant assez grand, elle entre chez les Ursulines de Tours, suivant une voix intérieure secrète, et prend le nom de Marie de l’Incarnation

Il faut bien préciser ici que Marie n’a pas abandonné son fils : elle obéissait à la voix de Dieu, mais la séparation lui coûta énormément. Par ailleurs, le jeune garçon pressentait cette séparation prochaine et, dans un premier temps, s’était enfui de la maison ; on le retrouva errant à Blois. Ensuite, il cherchera, avec des camarades, à prendre d’assaut le monastère et sa mère l’entendait crier : Rendez-moi ma mère ! Marie écrivit qu’elle se sentait «mourir toute vive». Mais elle sera fidèle à l’appel de Dieu et restera en contact épistolaire étroit avec son fils, qu’elle confie à sa sœur. Claude poursuivra ses études chez les Jésuites de Rennes.

En 1633-1634, Marie est nommée sous-maîtresse des novices et professeur de doctrine chrétienne. Elle est divinement inspirée, elle ravit littéralement celles qui l’écoutent. 

Mais Marie «sait» qu’elle doit partir ailleurs. Elle voit en songe les montagnes du Canada.

En 1639, avec Marie-Madeleine de Chauvigny de la Peltrie et quelques autres femmes courageuses, elle s’embarque pour le Canada, en vue de fonder un monastère à Québec : son objectif est l’instruction des petites filles amérindiennes, et leur conversion. Elle collaborera de tout son cœur avec les missionnaires Jésuites, qui lui enseigneront les langues locales. Elle rédigera un dictionnaire français-algonquin, un dictionnaire français-iroquois et un catéchisme iroquois.

Elle sera ainsi l’apôtre des montagnaises et abénakis, des Huronnes et des Iroquoises. Mais devant la méfiance des parents amérindiens, Marie se dévouera plutôt aux jeunes filles des familles françaises.

D’abord installée dans une petite baraque froide, qu’elle appelle son Louvre, Marie fait construire un magnifique monastère, qu’elle devra entièrement reconstruire après un incendie.

Elle s’intéresse à l’économie, aux mines et aux salines. Elle cultive un jardin, exploite une ferme, fait creuser un puits. Les gouverneurs la consultent. Québec devient une ville, dont le pilier est Marie de l’Incarnation.

Marie se révèle ainsi une femme profondément contemplative et mystique, en même temps que finement douée pour la vie active.

Son apostolat auprès des Hurons fut fécond. Après l’incendie de 1650, ceux-ci craignirent de voir partir les Ursulines. Leur chef, Taiearonk, s’adressa noblement à elles en ces termes : Faites voir que l’affection que vous avez pour les pauvres sauvages est une charité céleste plus forte que les liens de la nature. En 1875, ils signeront une pétition au pape pour la béatification de Marie.

Les Iroquois seront plus durs : ils vinrent saccager les terres, massacrer les domestiques, au point que Marie pensait même revenir en France.

Il y eut des inquiétudes aussi de la part de l’Eglise, car l’évêque pensait modifier les constitutions savamment rédigées par Marie. L’humilité et le respect que montra Marie envers le Prélat, fit qu’il maintint les constitutions avec seulement quelques réserves. Les Ursulines de Québec furent ensuite affiliées à celles de Paris.

En 1663, lors du tremblement de terre de Québec, elle attribue cette punition de Dieu au commerce intense d’alcool entre les colons et les Amérindiens. Lors de l’épidémie de vérole, elle transforme son monastère en hôpital.

Marie de l’Incarnation a des joies, car l’œuvre s’affermit ; elle a ses épreuves personnelles : elle ne peut plus se tenir à genoux, sa vue baisse, la nourriture la dégoûte. Mais elle est heureuse de sentir arriver sa dernière heure. En plus, son grand fils est maintenant bénédictin, et promu supérieur général de la congrégation de Saint-Maur. On lui doit d’avoir conservé des écrits de sa pieuse mère, dont beaucoup disparurent dans des incendies.

Marie Guyart de l’Incarnation mourut à Québec le 30 avril 1672.

Elle a été béatifiée en 1980 et canonisée en 2014. 

 

 

Gim Yun-deok Agatha Magdalena

1765-1815

 

Gim Yun-deok Agatha Magdalena est une laïque coréenne née vers 1765 à Sangju (Gyeongsang-do, Corée du Sud).

Elle fut enterrée vivante à Daegu (Gyeongsang-do) à la fin du mois d’avril 1815 et béatifiée en 2014.

Giuseppe Benedetto Cottolengo

1786-1842

 

Ce géant de la charité a été appelé le Saint Vincent de Paul italien.

Né le 3 mai 1786 à Bra (Piémont, Italie), aîné de douze enfants, Giuseppe n’avait pas une très bonne santé, mais il put faire de solides études classiques, puis au séminaire d’Asti, enfin à la faculté de Turin.

Petit, il se faisait remarquer pour son attention envers les pauvres. Ce trait ira en grandissant tout au long de sa vie.

Entré au séminaire à dix-huit ans, il écrivait : Je veux être un saint. 

Ordonné prêtre en 1811, vicaire à Cornegliano, il se montra zélé auprès des malades. Devenu chanoine et docteur en théologie, il se consacra exclusivement au service des malades et des pauvres, après avoir assisté une pauvre malade qui n’avait pu être hospitalisée.

En 1828, il ouvrit un premier petit établissement à Turin, le Dépôt des Pauvres Infirmes du Corps du Christ. Comme cela arrive toujours, ce fut cette maison qu’on accusa d’être le foyer du choléra qui sévit dans la région et qui fut donc fermée en 1831.

Giuseppe la rouvrit en 1832 sous le vocable de Petite Maison de la Divine Providence, ce qui fut l’origine de ce que les habitants appelèrent toujours Le Cottolengo.

Giuseppe Benedetto se plaçait sous la protection de saint Vincent de Paul. Son premier petit hôpital fut vite doté d’une famille religieuse, les Filles de la Charité ou Vincentines, qu’il envoya secourir ceux qui ne pouvaient se déplacer.

Puis au Valdocco, il établit un nouvel abri pour ses malades, le Petit Asile de la Providence.

Pour aider les religieuses, il fonde les Frères de Saint-Vincent-de-Paul.

En 1840, il fonde le monastère du Suffrage, où toute vincentine, après dix années de service, pourra se livrer à la contemplation et prier spécialement pour les âmes du purgatoire.

Puis ce sont les Filles de la Pitié, au nombre de trente-trois, qui méditeront particulièrement sur la passion du Sauveur et les douleurs de Marie.

Puis les Ermites du très Saint Rosaire, sous la protection de saint Romuald, qui auront une vie solitaire de mortification et de jeûne. 

Puis les Carmélites déchaussées, qui vivront dans la plus stricte abstinence.

Puis les Thaïdines, qui s’occuperont des victimes de la débauche. 

Ce fut ainsi toute une ville de soins pour les plus déshérités, qui s’organisa dans Turin. L’œuvre accueillait tous les types de pathologies, tous ceux que refusaient les autres hôpitaux, les épileptiques, les malades mentaux, les sourd-muets, les jeunes en difficulté.

La réputation de Giuseppe Benedetto s’étendit : le roi lui assura une existence légale ; le pape approuva l’œuvre dans son intégralité.

Giuseppe demeurait dans l’ombre, simple, confiant. Il ne tenait pas de livre de comptes : ce qui lui restait le soir, il le donnait aux pauvres. Quand on lui demandait d’où il tirait l’argent nécessaire, il répondait : La Providence m’envoie tout.

Son enseignement est simple, mais profond et vécu. Quelques citations de lui :  

  • Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux.
  • Ne vous faites jamais appeler deux fois. Interrompez n’importe quelle autre activité, et volez en aide aux pauvres.
  • Une messe vaut plus qu’une semaine de calculs et de travail. Bienheureux celui qui écoute la messe chaque jour.
  • Les pauvres nous ouvriront les portes du Ciel.

Sa grande confidente, c’était la très Sainte Vierge, qui le protégea plusieurs fois de façon tout-à-fait miraculeuse. Giuseppe fut aussi favorisé de dons célestes particuliers : il lisait dans les cœurs, il annonça des événements futurs, il fit connaître les circonstances précises de sa mort.

Quand celle-ci approcha, Giuseppe s’empressa de régler des affaires qui ne semblaient pourtant pas si urgentes ; il manda son frère Albert, pour le saluer une dernière fois ; il fit le tour de ses maisons, en insinuant clairement que c’était l’à-Dieu.

Le 21 avril, il se retira à Chieri. Il célébra la Messe, pour la dernière fois et s’installa dans la petite chambre réservée pour ses derniers jours. Il souffrit beaucoup, sans se plaindre, et mourut le 30 avril 1842.

Giuseppe Benedetto Cottolengo a été béatifié en 1917, et canonisé en 1934.

L’Œuvre des Cottolenguins s’est répandue à travers le monde, en Suisse, en Afrique (Kenya, Tanzanie), en Amérique (Etats-Unis, Equateur), en Inde.

 

 

Giuse Tuân (Hoan)

1821-1861

 

Né vers 1821 à Trần Xá (Hưng Yên, Vietnam), Giuse (Joseph) entra dans l’Ordre dominicain et fut ordonné prêtre.

Il venait d’administrer les derniers sacrements à une mourante, quand le fils de cette dernière le dénonça.

Il subit le martyre à Hưng Yên, le 30 avril 1861.

Il fut canonisé en 1988, parmi les cent-dix-sept Martyrs du Vietnam qui sont fêtés ensemble le 24 novembre.

 

Ce Martyr n’est pas le même qu’un autre Giuse Tuân, laïc de Nam Đḭnh, martyrisé le 7 janvier 1862, lui aussi canonisé en 1988 et fêté avec les autres le 24 novembre.

 

 

Pauline von Mallinckrodt

1817-1881

 

Née le 3 juin 1817 à Minden (Rhénanie-Nord-Westphalie, Allemagne) dans une famille noble, Pauline a une sœur et deux frères.

Le père, Detmar von Mallinckrodt, est vice-président du gouvernement de Minden, et en tant que fonctionnaire prussien, élève ses enfants dans la religion protestante.

La mère, baronne Bernhardine von Hartmann, fait baptiser et élever ses enfants dans le catholicisme.

Quand le père de Pauline devient vice-président du gouvernement d’Aix-la-Chapelle, la famille s’y installe et Pauline reçoit l’instruction de Luise Hensel. Elle rencontre Clara Fey et Franziska Schervier (pour certte dernière, voir au 14 décembre), qui fonderont aussi des familles religieuses.

En 1834, la mère de Pauline meurt du choléra, contaminée par une femme de ménage. Pauline assume le soin de sa famille, mais s’intéresse à la détresse sociale.

En 1835, elle reçoit la Confirmation (elle a dix-huit ans), puis refuse les fiançailles qui lui sont proposées. Elle postule ouvertement auprès de Rome pour obtenir l’approbation de mariages mixtes ; son père l’approuve, mais se voit pour ce motif refuser deux promotions. Il prend sa retraite en 1839 et s’installe avec elle à Böddeken, en hiver à Paderborn ; il meurt en 1842.

Pauline se lance dans les fondations : une crèche pour les enfants de mamans malades, un institut pour aveugles. Elle espérait que la Mère Sophie Barat (voir au 25 mai) aurait repris cette institution, mais le gouvernement prussien n’autorisait pas une congrégation française de s’installer en Prusse.

Elle fonde en 1849 la Congrégation des Sœurs de la Charité Chrétienne (avec, quelques années plus tard, l’appellatif auxiliaire de Filles de la Bienheureuse Vierge Marie de l’Immaculée Conception, ce dogme ayant été proclamé en 1854), pour s’occuper spécialement de ces aveugles, mais aussi de diverses œuvres d’assistance : des écoles catholiques à Dortmund, un couvent à Paderborn, des orphelinats, de nombreuses écoles… Le pape approuve la congrégation en 1863.

La sombre période du Kulturkampf vient interdire les ordres et les congrégations. Pauline essaie de trouver une solution par un procès, qui n’aboutit pas. Elle ouvre d’autres maisons aux Etats-Unis, au Chili, en Bohême, au Liechtenstein, en Belgique. Elle voyage pour visiter ces fondations.

De retour à Paderborn en 1880, avec une santé délabrée, elle y meurt d’une pneumonie, le 30 avril 1881.

Pauline de Mallinckrodt a été béatifiée en 1985.

 

Les Religieuses qu’elle a fondées sont toujours présentes en Allemagne (entre autres Dortmund, Paderborn, Berlin), à Rome, aux Etats-Unis, au Chili, en Argentine et aux Philippines.

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