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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 23:00

04 MAI

 

III.

Ss Agapius et Secundinus, évêques en Numidie, avec le soldat Æmilianus, et les vierges Tertulla et Antonia, martyrs à Cirtha.

S Corcodème, diacre martyr à Auxerre.

?

Ste Hélène, vierge à Troyes. 

IV.

Ste Antonino, martyre à Nicée en Bithynie, suspendue par un bras pendant trois jours, enfermée puis brûlée.

Ste Pélagie, vierge martyre à Tarse, enfermée dans un bœuf d’airain chauffé à blanc (peut-être confusion avec celle d’Antioche, cf.8 octobre).

S Florianus, vétéran de l’armée romaine, dans le Norique, précipité dans une rivière, une pierre au cou, invoqué contre l’eau et les dangers du feu.                                                                    

S Silvanus, évêque à Gaza, envoyé aux mines de Phenno ; on lui brûla au fer rouge les articulations des pieds puis, comme son grand âge l’empêchait de travailler, il fut décapité.

S Jacques, diacre martyr à Bergame, victime des ariens dont il avait converti bon nombre.

S Paulin, diacre martyr à Cologne (VIII.?).

V.

S Titien, évêque à Lodi.

B Benoît, évêque à Isernia, qu’il rebâtit après une guerre.

S Valérien, martyr avec d’autres à Forlì.

VI.

S Antoine du Rocher, abbé à Tours, puis reclus dans un rocher, d’où son nom.

S Macaire, évêque régionnaire sur les bords de la Garonne ; une ville porte son nom.

S Malou (Malulf), évêque à Senlis.

VIII.

S Sardot, évêque à Limoges ; il avait été abbé en Calabre, où vint aussi son père.

S Ethelred, roi de Mercie qui abdiqua pour devenir bénédictin à Bardney, où il fut abbé.

B Guntrand, abbé à Liessies, où son père avait fondé cette abbaye.

S Gervold, abbé à Saint-Wandrille.

IX.

S Lupin, chanoine à Carcassonne.

S Nicéphore, abbé à Médicia, emprisonné pour son opposition aux iconoclastes.

XI.

S Godard, abbé à Nieder-Altaich et évêque à Hildesheim.

XV.

B Michał Giedroyć, solitaire lituanien, dont le culte fut confirmé en 2019.

XVI.

B Władysław de Gielniów, franciscain polonais.

Ss John Houghton, Robert Lawrence, Augustine Webster, chartreux, Richard Reynolds, brigittin, et John Haile, prêtre séculier, martyrs anglais, suppliciés à Tyburn.

XVIII.

B Jean-Martin Moyë, lorrain, fondateur des Sœurs de la Providence, pour l’éducation ; puis missionnaire en Chine, où il fonda la congrégation des Vierges enseignantes, mort à Trêves. 

XX.

B Józef Czempiel (1883-1942), prêtre polonais, gazé à Dachau, béatifié en 1999.

Martyrs de Cirtha

† 259

 

Vers 250, deux évêques africains, Agapius et Secundinus, furent chassés de leur diocèse et envoyés en exil, à la suite du décret de persécution de Valérien.

Après plusieurs années, ils furent convoqués devant le légat romain à Cirtha (act. Constantine, Tunisie). Leur témoignage édifia beaucoup la population, mais ils furent condamnés à mort, sans qu’on sache le motif officiel et le mode de ce martyre.

En même temps qu’eux furent aussi martyrisés un soldat, nommé Æmilianus, ainsi que deux vierges, nommées Tertulla et Antonia, et une maman anonyme avec ses petits enfants jumeaux.

Ces huit Martyrs sont commémorés le 4 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Agapius de Cirtha

† 259

 

Se reporter à la notice Martyrs de Cirtha, supra.

 

 

Secundinus de Cirtha

† 259

 

Se reporter à la notice Martyrs de Cirtha, supra.

 

 

Æmilianus de Cirtha

† 259

 

Se reporter à la notice Martyrs de Cirtha, supra.

 

 

Tertulla de Cirtha

† 259

 

Se reporter à la notice Martyrs de Cirtha, supra.

 

 

Antonia de Cirtha

† 259

 

Se reporter à la notice Martyrs de Cirtha, supra.

 

 

Timotheus et Maura d’Antinoe

† 286

 

Timotheus et Maura étaient originaires de l’île de Chypre.

Ces époux chrétiens vivaient à Antinoe (Egypte), où Timotheus était lecteur. Ensemble, à la maison, ils lisaient l’Ecriture, la méditaient et échangeaient leurs pensées.

On invita Timotheus à livrer les Livres saints, ce qu’il ne voulait absolument pas faire ; on chercha à persuader Maura de l’en convaincre, peine perdue.

On les condamna à mort. D’abord torturés de mille façons, on les mit en croix, où ils demeurèrent suspendus pendant neuf jours, continuant de s’exhorter l’un l’autre dans la foi.

Ce supplice eut lieu en 286.

Saints Timotheus et Maura d’Antinoe sont commémorés le 3 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Antonina de Nicée

† 3e-4e siècles

 

Cette Chrétienne fut torturée et martyrisée à Nicée (auj. İznik, Turquie NW).

On ne peut qu’imaginer les premières tortures qu’on lui infligea, comme les impies se permettent de sévir sur les femmes ; on suspendit ensuite Antonina par un bras pendant trois jours et on la jeta dans un cachot infect pendant deux années ; enfin, elle fut brûlée vive.

On ne connaît pas la période où eut lieu ce martyre.

Sainte Antonina de Nicée est commémorée le 4 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Florianus de Lorch

† 304

 

Florianus était originaire du Norique (act. Autriche), à moins qu’il naquît à Cingulum (auj. Cingoli, Marches, Italie CE).

Vétéran de l’armée romaine, il fut envoyé au poste important de Cetium (auj. Zeiselmauer).

Secrètement, il était chrétien, mais jugea possible d’aller à Lorch visiter et consoler les Chrétiens incarcérés pour leur foi.

Les autres soldats ne manquèrent pas de remarquer son geste et de le dénoncer au préteur. Ce dernier, Aquilinus, le fit fouetter par deux fois (on sait que les fouets étaient faits de lanières de cuir, très coupantes, garnies de petits plombs) ; après quelques autres tortures, Florianus fut précipité, une pierre au cou, dans la rivière Anisus (Enns).

Ce genre de martyre est à l’origine de la dévotion que l’on a pour s.Florianus contre les inondations et autres dégâts des eaux.

Saint Florianus de Lorch est commémoré le 4 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Silvanus de Gaza

† 311

 

Gaza (la tristement célèbre ville de Palestine) vit naître Silvain, qui en devint évêque. On remarquera que ce nom de racine latine ne comporte pas d’y.

D’après le témoignage d’Eusèbe dans son ouvrage des Martyrs de Palestine, Silvanus était la prudence même et le modèle authentique du pasteur et du Chrétien.

Il fut arrêté et envoyé aux mines de Phenno, où l’on envoyait les Confesseurs de la Foi, qui mutilés, qui fort âgés, qui malades, qui ne pouvaient exécuter d’autres travaux. Mais Silvanus ne pouvait pas même travailler aux mines : il fut décapité, ainsi que trente-neuf autres Compagnons, originaires d’Egypte ou de Palestine.

Saint Silvanus de Gaza est commémoré le 4 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Alexandre de Foigny

1180-1229

 

Alexandre (Alexander) était né vers 1180 en Ecosse, de famille princière ; on le donne parfois comme fils du roi Guillaume le Lion.

Il avait une sœur aînée, Mechtilde, avec laquelle il quitta la cour ; ils vinrent à l’abbaye cisstercienne de Foigny (Aisne), où Mechtilde le fit entrer comme convers. Il resta là comme simple vacher, et se rendant utile par son talent de fromager.

Inconnu de tous, il fut invité par le prieur, au nom de l’obéissance, à révéler sa véritable identité à la fin de sa vie.

Il mourut le 4 mai 1229.

Après son décès, il apparut à l’un des moines, lui montrant une couronne princière : La couronne que tu vois en mes mains est celle que j’ai dédaignée par amour du Christ ; celle qui ceint mon front est la couronne immortelle que j’ai reçue parmi les saints.

Des miracles le firent honorer comme Bienheureux.

Le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

 

 

Michał Giedroyć

1420-1485

 

(On écrivait aussi : Mykolas Giedraitis).

Michael était né vers 1420 à Giedrojcie Castle (Molétai, Lituanie), fils unique de parents nobles.

Nain et très difforme, maladif, il ne pouvait envisager le métier des armes. En plus, un accident survenu dans son enfance, le priva de l’usage d’une jambe.

Sa mauvaise santé l’empêcha de faire des études suivies et il s’occupa à fabriquer des vases sacrés pour le service liturgique. Sinon, il passait son temps dans la prière, s’habituant à se mortifier, à jeûner quatre jours par semaine, à s’imposer le silence.

Il vint s’installer dans une petite cellule jouxtant l’église des Chanoines augustins de Cracovie (Pologne), et y resta toute sa vie, dans une très grande austérité, ayant à peine la place de s’étendre à terre. Il n’en sortait que pour aller à l’église. Rarement, il adressait la parole à quelqu’un.

Désormais, il s’abstint de viande, se contenta de légumes. Il ne relâcha jamais ce régime, même quand il fut malade ou âgé.

Le diable vint le tourmenter, mais Dieu le consola. Il reçut le don de la prophétie et des miracles, mais on ne nous en indique rien de plus.

Michał mourut le 4 mai 1485 et fut très longtemps considéré comme bienheureux ; son culte n’a été confirmé qu’en 2019.

 

 

Władisław de Gielniów

1440-1505

 

Władisław naquit vers 1440 à Gielniów (Gniezno, Pologne).

Selon les vœux de ses parents, il étudia d’abord à l’université de Cracovie, avant d’entrer chez les Franciscains Observants de Varsovie, où il fut portier. Ce couvent avait été fondé récemment par saint Jean de Capistran (cf. 23 octobre).

Après avoir reçu le sacerdoce, il demanda à ses supérieurs la faculté d’aller évangéliser les Kalmuks, dans la proche Russie, mais il rencontra trop de difficultés et revint en Pologne.

Prédicateur zélé, il traversa la Pologne de bout en bout, semant partout la bonne nouvelle. Sa prédication s’appuyait sur la passion du Christ et les gloires de la Mère de Dieu ; il recommandait en particulier la Couronne des Sept Joies de Notre-Dame.

Il fut élu plusieurs fois provincial de son Ordre.

Il organisa alors des missions en Lituanie et en Russie, ce qui permit de faire revenir à l’Eglise beaucoup de schismatiques, ce qu’il n’avait pu faire au début de son apostolat.

En 1498, il organisa toute une campagne de prières pour protéger la Pologne de l’invasion des Tartares et des Turcs : une furieuse tempête hivernale et glaciale arrêta les envahisseurs, l’armée polonaise les mit en déroute et la victoire fut attribuée à ces prières.

A la fin de ses jours, on hésitait à le maintenir dans son poste de supérieur et on lui demanda où il voulait aller se retirer. Il répondit que jamais il n’avait fait sa volonté, et qu’il s’en remettait à la volonté des pères. On le nomma Gardien (c-à-d supérieur) du couvent de Varsovie, là où il avait commencé sa vie religieuse.

Le Vendredi Saint de 1505, tandis qu’il prêchait sur la passion du Seigneur, on le vit en état de lévitation : suspendu au-dessus du sol, les bras en croix comme le Crucifié. Après cette extase, il s’évanouit complètement et dut rester alité quelques semaines, après quoi il mourut, le 4 mai 1505.

Il fut béatifié en 1750 et proclamé patron céleste de la Pologne et de la Lituanie en 1753.

 

 

John Houghton

1487-1535

 

John est le premier de la longue file de martyrs de la persécution anglaise du XVIe siècle. 

Né vers 1487 dans l’Essex, il étudia à Cambridge, dont le chancelier était John Fisher (voir au 22 juin), prit ses grades en droit civil et canonique, puis ressentit la vocation sacerdotale et devint prêtre. Après quatre années de ministère, il entra à vingt-huit ans chez les Chartreux, où il fut estimé en vrai modèle d’obéissance, d’humilité, de mortification.

Devenu prieur de la Chartreuse de Londres, sa sainteté ne se démentit pas. Il supporta par exemple héroïquement les injures grossières et les coups d’un inférieur.

Quand le roi Henri VIII réussit à faire voter comme loi d’Etat la suprématie royale sur l’Eglise, et la condamnation pour trahison envers tous ceux qui s’y opposeraient, le saint prieur avec toute sa communauté refusa nettement de s’y soumettre. L’apprenant, le roi se montra furieux contre lui et résolut d’en faire sa première victime.

John, avec deux autres prieurs qui étaient venus le rencontrer à ce moment-là, Robert Layrence et Augustine Webster, tentèrent de fléchir Cromwell, vainement. Le 29 avril 1535, au Westminster Hall, il y eut un semblant de jugement, au terme duquel Cromwell arracha aux juges une sentence de mort pour cause de haute trahison.

Ces trois prieurs chartreux subirent le martyre le 4 mai 1535, et on leur adjoignit aussi deux autres prêtres (Richard Reynolds et John Haile). Le martyre consistait en la pendaison, mais comme cela se répéta fréquemment dans cette persécution, on ramenait à terre les pendus avant leur mort, et on les mettait en morceaux, encore vivants. 

En ce qui concerne John, quand le bourreau lui arracha le cœur, il aurait dit : Ô Jésus, que veux-tu faire avec mon cœur ?

De sa cellule, Thomas More (voir au 6 juillet) aperçut les martyrs et dit à sa fille Meg : Regarde, ces bienheureux Pères vont à la mort aussi gaiement que des fiancés vont à leur mariage.

Déclarés tous cinq bienheureux en 1886, les quatre premiers ont été canonisés parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, en 1970.

Le Martyrologe mentionne nos cinq martyrs d’aujourd’hui au 4 mai.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Robert Lawrence

† 1535

 

Le peu qu’on sait de ce prêtre chartreux est qu’il était prieur à Beauvallé (Nottingham).

Avec Augustine Webster, prieur de celle d’Axholme dans le comté de Lincoln, ils étaient venus à Londres pour traiter de quelques affaires concernant leurs maisons respectives, et s’associèrent pleinement aux prises de position de leur saint Confrère, John Houghton. 

Tous trois subirent le martyre, le 4 mai 1535.

Ils furent béatifiés en 1929, et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Augustine Webster

† 1535

 

On ne sait presque rien de la vie de ce prêtre chartreux. 

Il fit profession dans la chartreuse de Sheen (Shene), puis fut prieur à Axholme dans le comté de Lincoln, enfin à Beau-Vallè.

Il se trouva à Londres avec un autre prieur chartreux, Robert Lawrence.

Tous deux subirent le martyre avec John Houghton, le 4 mai 1535 à Tyburn (Londres).

Ils furent béatifiés en 1929, canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Richard Reynolds

1492-1535

 

Richard était né vers 1492 à Devon (Angleterre).

Après ses études au Corpus Christi de Cambridge, il entra à l’abbaye des moines brigittains de Syon ; c’était un maître dans les langues anciennes (latin, grec, hébreu).

Selon certains, il aurait organisé une rencontre entre Thomas More (v. 6 juillet) et une «voyante» contemporaine, Elizabeth Barton ; cette dernière étant ouvertement opposée au remariage du roi (et elle fut plus tard exécutée pour ses «prophéties»), le père Reynolds aurait été particulièrement accusé à cause d’elle.

Il fut mis en prison à la Tower de Londres en avril 1535, en même temps que trois moines chartreux ; tous furent accusés de refuser l’autorité souveraine du roi en matière de religion. Pour le père Reynolds, on l’accusait aussi d’avoir détourné les gens de l’obéissance au roi.

Après les avoir traînés par les rues de Londres, on les pendit au Tyburn Tree, le 4 mai 1535.

Les morceaux du corps du père Reynolds furent accrochés en divers endroits de Londres.

Béatifié en 1886, il a été canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

 

 

John Haile

† 1535

 

Le peu qu’on sait de ce prêtre anglais, est qu’il exerçait son ministère dans la paroisse d’Isleworth depuis 1521.

Il était déjà assez âgé, et s’exprima fermement contre la cruauté de Henri VIII, le déclarant en outre hérétique, ce qui lui valut l’arrestation.

Conduit à la Tour de Londres, il partagea le sort des trois prêtres chartreux et du brigittin, pendus à Tyburn le même jour, le 4 mai 1535, premiers martyrs de la persécution anglaise.

Ce prêtre a été béatifié en 1886, et peut-être canonisé en 1970, car son nom est au Martyrologe, mais pas dans la liste des «Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles».

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Jean-Martin Moyë

1730-1793

 

Jean-Martin Moyë naît à Cutting (diocèse de Metz) le 27 janvier 1730, sixième des treize enfants de Jean et Catherine Demange. La parenté compte plusieurs prêtres et membres de diverses Confréries.

Il apprend le latin grâce à son aîné, séminariste, et étudie au collège de Pont-à-Mousson, puis chez les Jésuites à Strasbourg.

Revenu à Metz, il est ordonné prêtre en 1754. Il reçoit le bénéfice de la chapelle Saint-André à Dieuze, et sera vicaire dans trois paroisses de Metz, actuellement disparues : Saint-Victor, Saint-Livier et Sainte-Croix. Son zèle le rend sensible à la misère matérielle et spirituelle des villages.

Il fonde une congrégation de religieuses pour l’éducation des enfants des campagnes ; c’est la naissance des Sœurs de la Providence : pauvreté, charité, simplicité, confiance totale en la Divine Providence. Il publie quelques pages sur le baptême des petits enfants et un Recueil de diverses pratiques de piété.

Sa pieuse mère décède en 1762.

Jean-Martin est accusé de rigorisme excessif, son œuvre naissante est critiquée ; il est nommé à Dieuze. En 1767, l’évêque va jusqu’à suspendre Jean-Martin de ses fonctions à Dieuze.

Après avoir été pendant un temps appelé à diriger le Petit Séminaire de Saint-Dié, il rejoint le séminaire des Missions Étrangères en 1769.

Le 30 décembre 1771, il quitte la France pour la Chine et y reste de longues années. Il y apprend le chinois, rédige divers opuscules, baptise et fait baptiser jusqu’à trente-mille nouveau-nés en danger de mort durant une épidémie. Là aussi il fonde une congrégation similaire à celle de France. Il sera un moment emprisonné pendant dix jours pour son activité apostolique : il en profitera pour convertir un des gardes, qui deviendra prêtre en 1782.

Épuisé et malade, il revient en France en 1784 et regagne la Lorraine ; la Révolution l’oblige à s’exiler à Trèves où s’étaient réfugiées les religieuses de la Divine Providence. Jean-Martin y assiste les soldats blessés ou malades, de l’armée contre-révolutionnaire.

Lui-même est à son tour atteint de la typhoïde et meurt le 4 mai 1793.

Pie XII le béatifie le 21 novembre 1954. 

Aujourd’hui encore se poursuit son œuvre dans le monde et plusieurs congrégations sont issues du projet de Jean-Martin Moyë :

  • la Providence de Portieux (Vosges) ;
  • la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel (Moselle) ;
  • la Divine Providence de Saint-Jean de Gap ; 
  • la Providence de Champiom en Belgique ; 
  • la Providence du Texas en Amérique ; 
  • les Missionnaires de San Antonio, en Amérique.

 

 

Józef Czempiel

1883-1942

 

Józef naquit le 21 septembre 1883 à Józefka (Piekary, Silésie, Pologne) et reçut le baptême deux jours après.

Après ses études à Józefka et à l’école Bytom, il fréquenta la faculté de théologie de Wroclaw (1904-1907). Il fut ordonné prêtre en 1908.

Tout de suite, il se montra fervent partisan de la Communion fréquente, mais aussi de la lutte contre l’alcoolisme.

Il fut nommé aux paroisses de Wiśnicz, Baborów et Dziećmarowo (1916-1917).

En 1919, il fut nommé à Żędowicach.

En 1922 il fut nommé à la paroisse de l’Assomption de Grand Hajduki (auj. Chorzów Batory). Il y développa particulièrement les congrégations mariales pour les jeunes et les jeunes filles, ainsi qu’une association en l’honneur de Saint-Joseph. Il ouvrit une salle de cinéma. Il fit publier et distribuer des journaux catholiques et des livres. Il organisa un service d’entraide pour les chômeurs.

En 1926 il fut vice-doyen du doyenné de Chorzów, puis doyen en 1931.

En 1932, il reçut la Croix d’or du mérite pour ses travaux d’ordre social et national.

Le 13 avril 1940, il fut arrêté par la Gestapo et envoyé au camp de Dachau, pour être ensuite transféré à celui de Mauthausen-Gusen le 26 mai suivant. 

Le 8 décembre 1940, il est renvoyé à Dachau, où il mourra, gazé ; apparemment, en mai 1942.

Le jour de cette mort est imprécis : on trouve le plus souvent la date du 4 mai, mais aussi du 5 mai, du 19 mai (Martyrologe), tandis que le certificat de décès «officiel» porte la date du 19 juin 1942.

Józef a été béatifié en 1999.

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