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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 23:00

06 MAI

 

I.

S Lucius de Cyrène, dont il est question dans les Actes des Apôtres (Ac 13:1).

S Evodius, premier évêque à Antioche, nommé par s. Pierre.

II.

S Juste, évêque à Vienne.

III.

Ss Marianus, lecteur, et Iacobus, diacre, martyrs avec d’autres à Lambèse. 

Ste Avoye (Aurée), vierge (sicilienne ?), compagne de ste Ursule, et martyre, très honorée en Bretagne (V. ?).

IV.

S Théodote, évêque à Cyrenia.

S Protogène, évêque à Carrhes.

? S Héliodore, martyr près d’Alger.

S Girons (Géronce), premier apôtre à Aire-sur-l’Adour.

B Henri, évêque en Belgique, retiré à Cambron comme simple moine.

V.

S Venerius, évêque à Milan, ami de s. Chromace d’Aquilée, de s. Delphin de Bordeaux, de s. Jean Chrysostome. 

VI.

Ste Benedicta, moniale d'un couvent de Rome ; sa sainte mort fut annoncée un mois plus tôt par s.Pierre à ste Galla.

S Maurelius, évêque à Imola.

VII.

S Eadberht, évêque à Lindisfarne.

B Hatta, abbé à Saint-Vaast.

Ss Pétronax, abbé au Mont-Cassin, et Paldon, Tason, Taton, moines.

XIII.

S Pedro  Nolasco, auquel remonte la fondation de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci, avec s. Raymond de Peñafort ; il est en réalité mort la nuit de Noël.

XIV.

B Bartolomeo Pucci-Franceschi, franciscain après avoir renoncé à sa femme, ses fils et ses richesses.

Bse Elisabeth, dominicaine hongroise à Toess.

XV.

Ste Prudence, religieuse augustine à Come.

XVI.

Bx Edward Jones et Anthony Middleton, prêtres anglais et martyrs, pendus à la porte de leur propre domicile.

XVIII.

S François de Montmorency-Laval, prêtre à Chartres à 19 ans, évêque à Québec (son séminaire deviendra l’université de Laval) ; il défendit les Indiens ; béatifié en 1980, canonisé en 2014.

XIX.

Bse Costanza (Maria Caterina de Sainte Rose de Viterbe) Troiani, clarisse italienne, fondatrice en Egypte de l’Institut des Franciscaines Missionnaires du Cœur Immaculé, béatifiée en 1985.

Bse Rosa Gattorno (Anna Rosa) , veuve à Gênes et fondatrice extrêmement active à Plaisance des Filles de Sainte-Anne-Mère-de-Marie-Immaculée, pour les malades et la pauvre enfance, béatifiée en 2000 ; elle portait les stigmates invisibles de la passion ; à sa mort il y avait trois-cent soixante-huit maisons pour trois-mille cinq-cents religieuses, surtout en Amérique latine.

XX.

Bx Kazimierz Gostyński (*1884) et Henryk Kaczorowski (*1888), prêtres polonais déportés à Dachau, gazés en 1942, béatifiés en 1999.

Lucius de Cyrène

† 1er siècle

 

L’expression de Cyrène peut être trompeuse.

Elle peut signifier l’origine de Lucius, ce qui est le plus vraisemblable. Lucius était né en Lybie, à Cyrène. Il s’agit alors de ce Lucius dont il est question dans les Actes des Apôtres (Ac 13:1) : à Antioche, Lucius était du nombre des prophètes et des docteurs.

Si la même expression veut dire évêque de Cyrène, on ne peut qu’élever un doute sur cette nomination, qui semble n’avoir aucun fondement historique.

Saint Lucius de Cyrène est commémoré le 6 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Evodius d’Antioche

1er siècle

 

Voici ce qu’Ignace d’Antioche écrit à ses fidèles : 

Vous êtes devenus les disciples de Pierre et de Paul ; ne perdez pas le dépôt qui vous est confié. Souvenez-vous aussi du bienheureux Evodius, votre pasteur, qui vous a gouvernés le premier après les apôtres. Montrons-nous dignes fils d’un tel père, et ne soyons pas comme des enfants adultères.

D’après ce témoignage, Evodius aurait donc été établi évêque à Antioche par saint Pierre, au moment où ce dernier quittait cette ville pour se rendre à Rome.

Evodius semble venir du grec, et signifier la bonne voie, celle que l’évêque devait montrer aux fidèles.

Dans les Actes des Apôtres, saint Luc écrit que C’est à Antioche que pour la première fois les disciples reçurent le nom de «chrétiens» (Ac 11:26). En supposant que saint Pierre avait déjà quitté Antioche, on a voulu déduire que cette appellation remontait donc à saint Evodius ; mais il se peut aussi que le nom de «chrétien» ait été d’abord un sobriquet donné par les païens.

Evodius, d’après Nicéphore, aurait aussi composé des ouvrages, dont il ne cite qu’un fragment.

Pour résumer, nous avons là bien des conditionnels au sujet de Evodius, qui n’est plus nommé dans le Martyrologe, où il se trouvait autrefois le 6 mai.

Il mourut peut-être par le martyre, vers 67, mais ce n’est pas sûr. Ignace, qui lui succéda, mourut en 107.

 

 

Marianus et Iacobus de Lambèse

† 259

 

Les Actes de ces deux Martyrs de Numidie (act. Tunisie) constituent une des pièces les plus authentiques de l’histoire des persécutions, ayant été consignés par un témoin (anonyme) direct, qui de plus connaissait bien les deux Héros.

Marianus était lecteur, Iacobus diacre. Ce dernier avait déjà vécu la persécution de Dèce (250) et semblait plus aguerri que son Compagnon.

Dans un songe qu’il eut durant un de ses déplacements, Marianus vit un jeune homme d’aspect magnifique qui venait remettre une ceinture de pourpre à lui, Marianus, et à Iacobus.

Tous deux avaient appris le martyre des saints Agapius et Secundinus (v. 4 mai). Ils voyageaient pour rejoindre les communautés et exercer leur ministère et arrivèrent ainsi aux environs de Cirtha, dans le faubourg de Muguas (auj. Constantine), où la persécution faisait rage.

A peine arrivés, ils furent arrêtés par une troupe armée et interrogés. Professant courageusement et sans ambage leur foi au Christ, ils furent mis en prison.

Un bourreau, assisté d’un centurion et de magistrats, s’acharna sur les deux hommes. Iacobus répétait qu’il était diacre ; Marianus fut suspendu, des poids attachés à ses pieds, et déchiré sur tout le corps : il eut tous les membres disloqués, les entrailles ouvertes, mais il restait heureux de son combat pour le Seigneur.

La nuit suivante, Marianus eut un songe où il voyait s.Cyprien (v. 14 septembre), qui l’invitait à boire la même coupe que lui. Iacobus, lui, vit l’évêque Agapius ainsi qu’un des deux petits garçons jumeaux, martyrisés deux jours plus tôt, qui lui annonçait qu’ils allaient souper ensemble le jour suivant.

Le jour suivant en effet, tomba la sentence du juge, qui condamnait à mort les deux Soldats, mais ceux-ci se réjouissaient d’entrer bientôt dans l’Eternité, où ils allaient retrouver les autres Martyrs. Il n’y avait pas qu’eux, mais on ne connaît pas les noms des autres ; le récit laisse entendre qu’ils étaient nombreux.

Le bourreau disposa toutes ces victimes en longues files le long du fleuve ; il leur banda les yeux et leur donna le coup d’épée final.

Ce fut le 6 mai 259.

L’auteur de ce récit ajoute que la mère de Marianus était transportée de joie d’avoir donné le jour à un tel Soldat fidèle au Christ jusqu’au bout.

Saints Marianus et Iacobus de Lambèse sont commémorés le 6 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Venerius de Milan

† 409

 

Venerius était un disciple de s.Ambroise (v. 7 décembre) et en reçut le diaconat.

Son zèle le poussa à condamner ouvertement la doctrine origéniste, ce qui lui valut une lettre amicale du pape s.Anastase (v. 19 décembre).

En 400, à la mort du successeur d’Ambroise, Simplicianus, Venerius était prêtre, et fut choisi pour monter sur le siège de Milan, quatorzième évêque de cette ville.

Il reçut la prière des évêques d’Afrique de leur envoyer des prêtres de son clergé, pour remplacer ceux qui, en Afrique, étaient tombés dans l’erreur donatiste.

Une profonde amitié l’unit à s.Chromace d’Aquilée, à s.Delphinus de Bordeaux (v. 2 et 24 décembre), mais surtout à s.Jean Chrysostome (v. 13 septembre), au moment où ce dernier fut chassé de son siège et relégué en un pénible exil (404). 

Venerius mourut en 409.

Saint Venerius de Milan est commémoré le 6 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Benedicta, romaine

† 547

 

On a parlé de Benedicta dans la notice sur sainte Galla (v. 6 avril).

Elle vivait donc dans le monastère fondé par cette dernière, proche de Saint-Pierre à Rome.

Comme saint Pierre l’avait prédit dans une apparition à Galla, Benedicta mourut un mois après son amie, le 6 mai, peut-être en 547, d’après les Dialogues de s. Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Toujours d’après la même source, le chef de Benedicta est vénéré en l’église des Douze Apôtres à Rome.

Sainte Benedicta est commémorée le 6 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eadberht de Lindisfarne

† 698

 

Eadberht fut le septième évêque de Lindisfarne (Angleterre NE), juste après s.Cuthbert (v. 20 mars).

Il se distingua par sa connaissance profonde des Ecritures, outre que par ses vertus, notamment par ses aumônes.

D’après s.Bède (v. 25 mai), c’est lui qui fit mettre une toiture de plomb à l’église de Lindisfarne.

Deux fois par an, il se retirait pendant quarante jours avant Pâques et avant Noël, dans une solitude où s.Cuthbert s’était lui-même retiré avant de venir à Lindisfarne.

Le tombeau de s.Cuthbert était un lieu de pèlerinage fréquenté, et de nombreux miracles s’y produisirent. Aussi les moines de l’endroit demandèrent-ils à Eadberht de pouvoir ouvrir ce tombeau et de transporter les ossements de Cuthbert en un lieu plus honorable. Or il y avait déjà onze ans que Cuthbert était mort (687), et malgré cette longue période, les moines trouvèrent les vêtements de Cuthbert brillants comme neufs, le corps lui-même souple et entier, de sorte qu’Eadberht, informé du prodige dans sa solitude, ordonna de placer Cuthbert dans une châsse magnifique et en un endroit élevé du sanctuaire. Quant à l’ancien cercueil, il déclara qu’ayant été sanctifié par un corps si saint, il ne resterait pas longtemps «inoccupé»…

Eadberht mourut en effet peu après ces faits, et fut inhumé dans le cercueil de son saint prédécesseur, le 6 mai 698, après onze ans d’épiscopat.

Les nombreux miracles qui eurent lieu à cet endroit furent attribués simultanément à l’intercession de s.Cuthbert et de s.Eadberht.  

Saint Eadberht est commémoré le 6 mai dans le Martyrologe Romain.

Pedro Nolasco

1180-1256

 

Pedro (Pere en catalan, Pierre en français) naquit vers 1180 au Mas-des-Saintes-Puelles (Castelnaudary, Aude, Languedoc). Certaines sources le font naître vers 1189, et à Barcelone.

Il reçut sa formation dans le domaine paternel. Son père, un riche marchand, mourut cependant quand le garçon avait quinze ans, et Pedro déclara bientôt à sa mère qu’il ne songeait pas au mariage, mais à Dieu seul.

Il s’engagea dans les troupes de Simon de Montfort dans la lutte contre les albigeois (certains disent : contre les Maures). Après la victoire, Simon confia à Pedro l’éducation du très jeune Jaume Ier d’Aragon, dont le père avait perdu la vie dans la bataille.

Cet épisode ouvrit le cœur de Pedro envers les Chrétiens tombés eux-mêmes aux mains des Maures ; il voulut les racheter et décida de sacrifier ses biens pour procurer leur délivrance. Il consulta Raymond de Peñafort (v. 6 janvier) et réunit autour de lui des amis qui, avec lui, auraient travaillé au rachat des captifs.

Tandis que les hommes critiquaient cette entreprise, Notre-Dame, elle, apparut à Pedro le 1er août 1218 pour l’encourager. Raymond de Peñafort ainsi que Jaume Ier eurent la même vision. Une première approbation arriva de l’évêque de Barcelone ; les premiers compagnons firent les trois vœux habituels, auxquels ils ajoutèrent celui d’engager leurs biens - et si nécessaire, leurs propres personnes, pour la délivrance des prisonniers. Leur habit était blanc. Il y eut très vite de nombreuses vocations.

Dans une première mission à Valencia et Grenade, Pedro put faire délivrer quatre-cents prisonniers. Bien sûr, il en profita pour enseigner aux Maures les vérités de l’Evangile. Il voyagea aussi à Alger.

L’Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le Rachat des Captifs devint vite célèbre dans toute l’Europe. En 1235, le pape autorisa les Religieux à adopter la Règle de saint Augustin. On dit que l’Ordre a put procurer le rachat de quelque soixante-dix mille prisonniers, dont presque trois-mille du vivant du Fondateur.

Pedro fut favorisé de visions, il vit les progrès futurs de son Ordre, et fut enseigné sur la meilleure façon de le gouverner.

Louis IX de France entendit parler de lui et le rencontra pour lui proposer de l’accompagner dans sa croisade. Pedro accepta, mais tomba malade peu après.

La veille de Noël, il se trouva transporté à sa place dans le chœur, sans savoir comment ; l’évêque de Barcelone accourut pour lui donner une dernière bénédiction et Pedro mourut dans les premières heures de Noël, 25 décembre 1256 (ou 1258).

Pedro Nolasca fut canonisé en 1628.

En raison de récentes études accomplies aux Archives Royales de Barcelone, il se trouverait que Pedro serait mort en réalité le 6 mai, ce qui explique que le Martyrologe le mentionne à cette date.

 

 

Bartolomeo Puccio Francesco

1250-1330

 

Bartolomeo Puccio Francesco était de famille noble et naquit vers la moitié du 13e siècle à Montepulciano (Toscane, Italie C).

Rien de particulier dans son enfance et son adolescence ; rien de particulier non plus dans le fait qu’il épousa Millia del Pecora, fille d’un capitaine, avec laquelle il eut quatre enfants.

Dans cette belle famille, aisée, on tenait à vivre le christianisme sans demi-mesure, et les pauvres recevaient un accueil fraternel, en particulier lors d’une période de famine qui assombrit la vie sociale de la région.

En 1290, les enfants de Bartolomeo avaient atteint l’âge de la majorité et ce papa prit alors une grave décision : il demanda à être admis au couvent des Frères Mineurs franciscains. Ce n’était pas un coup de tête, ni une décision mystérieuse qu’il prit sans en parler à personne : son épouse suivit d’ailleurs son exemple peu après et fit à son tour le vœu de chasteté.

Certains cependant le prirent pour un malade, un dérangé, et se moquèrent de lui ouvertement en le rencontrant dans la rue. Bartolomeo ne se soucia pas du qu’en-dira-t-on et vécut désormais les quarante années qui lui restaient à vivre, dans la prière et l’effacement.

Ceux qui s’étaient moqués de lui purent bientôt changer d’avis : le bruit se répandit que Bartolomeo était favorisé de visions de la Sainte Vierge et des Anges ; il y eut aussi des miracles. 

Bartolomeo mourut très âgé, sans doute octogénaire, le 6 mai 1330.

En 1880, fut confirmé son culte ab immemorabili et ce Bienheureux fut inséré dans la récente édition du Martyrologe.

 

 

Elisabeth de Hongrie la Jeune

1292-1338

 

Cette Elisabeth de Hongrie, qu’il ne faut pas confondre avec celle qu’on fête le 17 novembre, a été pour cela surnommée la Jeune.

Elle était née en 1292 (ou 1297) à Bude, fille du roi hongrois Andreas III et petite-nièce d’Elisabeth de Hongrie la Grande.

On lui proposa Wenceslas, le fils du roi de Bohême (à moins que ce fût Heinrich d’Autriche), mais elle préféra un autre Epoux, Fils de Dieu, qui l’attendait au monastère dominicain de Töss (Winterthur, Suisse). 

Ce magnifique couvent déclina beaucoup à cause de l’influence du protestantisme, fut vendu après la Révolution française pour abriter les ateliers Rieter ; dernier vestige, l’église fut démolie au début du 20e siècle.

Elisabeth était la dernière descendante du roi saint Etienne (v. 16 août).

Elle mourut le 6 mai 1338, mais n’est pas inscrite au Martyrologe.

 

 

Prudenza Casati

† 1492

 

De Prudenza Casati on ne sait pas grand-chose.

Elle était d’une famille de Milan et entra chez les Ermites de Saint-Augustin au couvent Sainte-Marthe.

Il y eut une rivalité entre ce couvent et celui de Côme, qui finirent par acquérir leur indépendance ; Prudenza contribua beaucoup à résoudre la situation. En 1454, elle fut elle-même nommée supérieure du couvent Saint-Marc à Côme.

Elle fit annexer l’église de la Visitation au monastère.

Après trente-huit années de supériorat, durant lesquelles elle sut maintenir une rigoureuse observance de la Règle, elle s’éteignit le 6 mai 1492, bientôt honorée du titre de Bienheureuse.

Cette bienheureuse Prudenza ne se trouve pas dans le Martyrologe.

 

 

Anthony Middleton

?-1590

 

Né à Middleton Tyas (Yorkshire nord, Angleterre), il était le fils d’Ambrose Middleton et de Cecil Crackenthorpe.

Il entra au Collège anglais de Reims le 9 janvier 1582 et fut ordonné prêtre le 30 mai 1586.

Retourné dans son pays, il exerça le saint ministère dans la région de Londres. Il pouvait passer inaperçu à cause de sa constitution encore «jeune» qui le faisait prendre pour un jeune étudiant.

Pour avoir commis le «crime» d’être prêtre, il fut arrêté dans une maison de Clerkenwell (Londres), sur dénonciation d’un «rapteur de prêtres», qui fit semblant d’avoir besoin de l’assistance d’un prêtre catholique.

Au moment de son supplice, il proclama : Dieu m’est témoin que je meurs uniquement pour la Foi catholique et pour être prêtre de la vraie Religion. Un témoin présent à la scène lui cria : Monsieur, vous avez très bien parlé.

Anthony offrit sa vie pour le pardon de ses péchés, pour la diffusion de la vraie Foi et la conversion des hérétiques. Il fut supplicié à Londres, moins de quatre ans après son ordination, juste devant la porte de la maison où on l’avait arrêté. A peine fut-il pendu qu’on le remit sur pied et qu’on lui pratiqua l’éviscération, tandis qu’il respirait encore.

Ce supplice eut lieu le 6 mai 1590.

Anthony Middleton a été béatifié en 1929.

 

 

Edward Jones

?-1590

 

Edward naquit peut-être à Lyndon (Conwy, dans le diocèse de Saint-Asaph, Pays de Galles) et fut baptisé dans l’Eglise anglicane.

On ne dit pas quand il devint ministre du culte dans cette Eglise, mais on sait qu’il passa à l’Eglise catholique en 1587 à Reims, et qu’il fut ordonné prêtre en 1588.

Rentré en Angleterre, il fut arrêté à Fleet Street dès 1590.

Emprisonné, torturé dans la Tour par Topcliffe, il «avoua» avoir été précédemment anglican et être devenu prêtre. Il sut présenter habilement sa défense, ce dont la cour elle-même le complimenta : avec un humour bien britannique, il fit admettre que sa «confession» n’avait pas de valeur, puisqu’elle lui avait été arrachée par la torture… La cour le condamna tout de même pour haute trahison et pour être entré en Angleterre comme prêtre.

Il fut, selon la formule consacrée, hanged, drawn and quartered (pendu, éviscéré et écartelé), juste en face de l’épicerie où il avait été arrêté. 

Le supplice eut lieu le 6 mai 1590.

Edward a été béatifié en 1929.

 

 

François de Montmorency-Laval

1623-1708

 

Né le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre (Chartres), François est un des sept enfants de Hugues de Laval-Montigny et de Michelle de Péricard, tous deux de haute noblesse.

Malgré l’ascendance de cette famille aux Montmorency, François ne cherchait pas les premières places. Il signait de Laval, oubliant Montmorency.

Après avoir fréquenté le collège des Jésuites de La Flèche, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1647.

Au bout de quelques années d'activités pastorales, il fut nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France, et sacré évêque le 8 décembre 1658.

Durant toute sa vie, Mgr de Montmorency montrera une profonde soumission à la volonté de la Providence : Nous n'avons qu'à lui être fidèles et le laisser faire, disait-il.

Il avait deux dévotions favorites : les Anges et la sainte Famille.

Dès son arrivée à Québec (1659), il se soucia du clergé et de la formation des prêtres ; il fonda le Grand séminaire (1663), une résidence pour les futurs prêtres, le Petit séminaire (1668) et, en 1674, le diocèse-même de Québec, dont il fut le premier évêque. 

Le Petit séminaire abrita dès son ouverture huit Canadiens et six Hurons. 

Mgr de Montmorency voulait faire de son clergé comme une grande famille.

Dès 1664, il cumula avec sa charge archiépiscopale celle d'abbé commanditaire de Méobecq (Berry) et de prieur d'Esvres-le-Moutier. Ces charges allaient lui apporter quelques revenus utiles pour son diocèse canadien. En 1673, il supprima l'abbaye.

En 1676, il approuva la congrégation des Filles séculières de Notre-Dame de Montréal, fondée par Marguerite Bourgeoys (voir au 12 janvier).

L'édifice du Grand séminaire fut construit entre 1678 et 1688.

Durant son épiscopat, il fit quatre fois le voyage Canada-France ; sur place, il parcourut son immense diocèse en canot, à pied, à cheval, pour visiter les gens sur place : il prit la défense des populations que les marchands occidentaux allaient corrompre avec la vente d'alcool ; il menaça d'excommunication les trafiquants d'eau-de-vie.

On le chargea par deux fois, par interim, du gouvernement de la Nouvelle-France, en 1663 et en 1682.

En 1685, épuisé par son labeur apostolique, il se retira au profit du nouvel évêque et résida au séminaire de Québec.

Mgr François de Montmorency-Laval mourut le 6 mai 1708, fut béatifié en 1980 et canonisé en 2014.

Son nom a été utilisé pour une ville du Québec (Laval), pour l'Université Laval et l'hôpital Laval à Québec.

Costanza Troiani

1813-1887

 

Née à Giuliano di Roma (Frosinone, Italie centrale) le 19 janvier 1813, Costanza était d'une bonne famille bourgeoise, troisième des quatre enfants de Tommaso et Teresa Panici-Cantoni. 

Le papa était organiste à la paroisse ; la maman était une femme très pieuse. Ces parents firent baptiser Costanza le jour-même de sa naissance et lui donnèrent les noms de Costanza Domenica Antonia.

Un drame traversa cette famille : le mari assassina son épouse...

A six ans, Costanza fut donc orpheline de mère et confiée aux Religieuses de la Charité de Sainte Claire (Ferentino). 

C'est là qu'elle reçut sa formation et qu'elle connut les Annales des Missions Africaines.

Son frère entra au séminaire et devint prêtre.

Elle trouva sa vocation dans cet Institut et, à quinze ans, ne voulut plus le quitter. Elle y fit sa profession en 1830, prenant le nom de Maria Caterina de Sainte-Rose-de-Viterbe. 

Sa première charge fut l'enseignement à l'école primaire du monastère. Mais Caterina était aussi une excellente couturière et brodeuse.

La nouvelle prieure prit Caterina comme secrétaire, et lui fit donner des leçons de comptabilité, ce qui lui donnait de grandes capacités d'enseignement et d'administration. Elle aurait pu être élue prieure, mais elle avait fait le vœu de toujours rester dans l'effacement.

En 1840, il y eut une crise entre le monastère et l'évêque du lieu, qui voulait transformer ces Religieuses en Maîtresses Pies sans clôture, leur retirant leur vocation franciscaine. La prieure et Caterina passèrent alors des mois à Rome, jusqu'à obtenir du pape l'érection canonique de leur monastère et l'approbation pontificale des constitutions. La prieure devint alors abbesse.

En 1852 l'évêque du Caire voulut avoir des Religieuses pour s'occuper des jeunes filles. Le missionnaire à qui il en parla, passa à Ferentino, où Caterina et ses Consœurs furent enthousiasmées du projet.

L'abbesse, avec Caterina et d'autres sœurs, partirent en Egypte en 1859. Caterina avait reçu depuis quelque temps un “message” divin, lui annonçant qu'elle aurait à s'occuper de la conversion d'un peuple outre-mer. 

Arrivées au Caire, elles furent mal reçues par le nouvel évêque, qui craignait une concurrence avec d'autres religieuses déjà présentes. Pour bien affirmer leur vocation différente, elles ouvrirent immédiatement une école au Caire : les familles purent témoigner de leur satisfaction de cette œuvre, et l'évêque s'inclina.

Or,  la maladie contraignit l'abbesse à se décharger des responsabilités sur Caterina, qui de fait fut élue supérieure de la communauté en 1863. L'évêque dispensa Caterina de son vœu et elle obéit par obéissance. Les Sœurs reçurent le nom de Tertiaires Franciscaines du Caire (et en 1950 prendront le nom de Franciscaines Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie).

Durant son supériorat, Caterina ouvrit sept nouvelles maisons en Egypte, pour l'assistance et l'éducation des orphelines. Elle dut surmonter beaucoup de difficultés, résoudre beaucoup de problèmes (de ressources, de personnel, le choléra en 1863). Elle sut trouver des appuis auprès du vice-roi d'Egypte, put agrandir la maison, construire une église, maintenir l'orphelinat et le pensionnat. 

Mais la maison du Caire devenait bien différente de celle de Ferentino. Les Religieuses de Ferentino voulurent se séparer de Caterina. Finalement, cette dernière obtint du pape l'érection de la maison du Caire en Institut Missionnaire indépendent, agrégé au Tiers-Ordre franciscain. 

En 1890, c’est le couvent de Ferentino qui finira par demander à y être rattaché, car elles n'avaient plus de vocations. 

Deux maisons s'ouvrirent en Italie pour les postulantes.

En Egypte, l'œuvre se développa de façon intense : une école à Bolacco, une autre à Mansura, à Dannata, à Kafr el Zayat, à Ismailia (avec l'aide de Ferdinand de Lesseps). 

Caterina eut particulièrement à cœur l'œuvre de rachat des petites noires, et l'orphelinat. Grâce à l'argent que lui envoyait un prêtre installé à Marseille, elle rachetait les petites filles sur les marchés et les envoyait à Marseille : elle sauva ainsi de la prostitution plus de sept cents petites filles. Les bébés trouvés dans les coins de rues, fruit de la prostitution, furent environ quinze cents.

Caterina visitait toutes les maisons, exhortant les Sœurs à la sainteté. Elles recevaient la communion trois fois par semaine, et elle chaque jour : elle était littéralement amoureuse de l'Eucharistie et proposait de faire l'Adoration perpétuelle chaque premier vendredi du mois, ainsi qu'en la solennité du Sacré-Cœur et de la Fête-Dieu. Si elle ne pouvait aller visiter le Saint Sacrement, elle demandait à son Ange gardien ou à saint Joseph de la remplacer. Elle faisait le Chemin de Croix chaque vendredi et chaque dimanche. Pour obtenir telle grâce de conversion, elle mettait les mains sous ses genoux (!).

Il arriva souvent que les aumôniers ne comprenaient pas quelle sainteté se cachait derrière une telle personnalité. Certains pensèrent se mêler de l'administration, imposer à la pauvre Caterina des humiliations honteuses, comme d'embrasser les pieds de qui l'avait accusée injustement ou de se prosterner en travers de la porte du réfectoire pour que les religieuses lui passent dessus.

L'évêque pensa même un moment dissoudre la communauté, mais celui qu'il envoya faire l'enquête le convainquit du contraire. Au chapitre général, mère Troiani fut élue à l'unanimité des voix.

La nouvelle difficulté fut en 1882, quand l'insurrection arabe contraignit la communauté à se diviser en trois, à Jérusalem, à Marseille et à Naples. Elle put tout de même les rassembler au bout d'un an.

De nouveau élue en 1883, mais déjà très fatiguée, Caterina ouvrit des maisons en Italie, à Malte, à Jérusalem.

A Pâques de 1887, ne pouvant plus marcher, elle s'alita, écrivit son testament, remit les clefs à ses secrétaires. Le 6 mai 1887, elle mourut en disant : Jésus m'appelle !

Même les musulmans dirent alors : Nous n'aurons plus une maman comme celle-ci.

Elle a été béatifiée en 1985.

Rosa Maria Benedetta Gattorno

1831-1900

 

Née le 14 octobre 1831 à Gênes (Italie), de Francesco et Adelaide Campanella, Rosa fut baptisée le jour-même à Saint-Donat. 

Cette belle famille de six enfants était profondément chrétienne. Rosa y reçut les meilleurs exemples de piété, de charité, ainsi que sa formation intellectuelle, comme dans toute famille aisée de l'époque.

A douze ans, elle reçut la Confirmation. Rosa grandit dans la sérénité, mais elle apprit aussi à réagir fermement en face des idées laïques, anticléricales, de l'époque.

A vingt-et-un ans, elle épousa un cousin, Gerolamo Custo et ce couple s'installa à Marseille. Mais des revers de fortune imprévus les firent revenir à Gênes, ruinés.

La maladie frappa leur premier enfant, Carlotta, qui demeurerait sourde et muette pour le reste de ses jours.

Gerolamo tenta de refaire fortune, mais mourut bientôt, ce qui provoqua un profond désarroi dans l'âme des deux autres petits enfants. 

La pauvre Rosa se retrouvait veuve après tout juste six ans de mariage ; à cela s'ajouta que son plus jeune enfant mourut aussi peu après.

Cette vie de douleurs ne la laissa pas désemparée : elle y vit un appel de Dieu à approfondir sa vie et à se donner davantage au prochain. C'est ce qu'elle appela sa “conversion”.

Suivant les bons conseils de son directeur spirituel, elle put recevoir chaque jour l'Eucharistie, chose rare à cette époque. 

Le 8 décembre 1858, elle fit privément les vœux de chasteté et d'obéissance, puis celui de pauvreté en 1861, comme tertiaire franciscaine.

A l'image de saint François, elle reçut les stigmates de la Passion du Christ, mais de façon invisible, dont elle souffrait particulièrement les vendredis.

Tout en élevant maternellement ses propres enfants, elle se tourna vers les besoins des autres, visitant les malades à l'hôpital, les pauvres dans leurs masures, et cherchant à leur faire tout le bien qu'elle pouvait.

Elle qui ne faisait rien pour “paraître”, elle fut désignée pour présider la Pieuse Union des Nouvelles Ursulines, Filles de Marie Immaculée, fondées par Paola Frassinetti (voir au 11 juin), et dut en revoir les règles.

Peu à peu elle conçut le projet d'une nouvelle famille, mais elle ne voulait pas abandonner ses enfants et elle demanda d'abord prudemment le conseil d'un saint Capucin, Francesco de Camporosso (voir au 17 septembre), qui l'encouragea dans cette voie. Puis ce fut le pape lui-même qui lui demanda de donner immédiatement le départ à un nouvel Institut, ajoutant même : Cet Institut se répandra dans le monde entier comme le vol du pigeon. Dieu prendra soin de vos enfants. Elle s'offrit alors généreusement à Dieu, comme Abraham : Me voici, je suis prête à faire ta divine volonté. Après cette offrande, elle fut envahie d'une grande consolation.

Au grand regret de sa famille et de l'évêque, elle laissa Gênes et alla à Piacenza fonder sa famille religieuse, qui s'appela les Filles de Sainte Anne, Mère de Marie Immaculée (1866).

Elle en prit l'habit en 1867, et fit la profession religieuse en 1870, avec douze autres sœurs.

Un bon prêtre, le père Tornatore, l'aida à rédiger les règles, et fut considéré pour cela co-fondateur.

Celle qui s'appellerait désormais Anna Rosa n'avait qu'un but : Servir Jésus dans ses membres qui souffrent et évangéliser avec amour.

Les activités de l'institut se multiplièrent à l'infini : malades, pauvres, personnes abandonnées, orphelins, adolescents, jeunes filles...  Elle voulait que ses Filles fussent des servantes des pauvres et des ministres de la miséricorde, avec amour et humilité.

Moins de dix ans après la fondation, l'Institut obtenait déjà une première reconnaissance (1876) et fut définitivement approuvé en 1879. La règle fut approuvée en 1892.

Anna Rosa travailla avec l'évêque, Mgr Scalabrini, maintenant béatifié (voir au 1er juin), qui fonda à Piacenza une maison pour les sourds-muets.

Malgré ce développement rapide, Anna Rosa eut à subir beaucoup de difficultés, d'humilitations, de tribulations de toutes espèces. Elle ne pensait qu'à une chose : faire connaître Jésus-Christ, lui conduire le monde entier, être la voix de Jésus.

En 1878 elle envoie ses Filles en Bolivie, puis au Brésil, au Chili, au Pérou, en Erythrée, en France, en Espagne. Elle ouvre des écoles à Rome, des maternités, des maisons d'accueil pour les prostituées, pour les domestiques...

A sa mort, presque quatre cents maisons étaient ouvertes avec plus de trois mille Sœurs.

Elle mourut le 6 mai 1900, après une forte grippe qui la frappa en février.

Anna Rosa Gattorno fut béatifiée en 2000.

 

 

Kazimierz Gostyński

1884-1942

 

Il naquit le 8 avril 1884 à Varsovie. Son père, Władysław, un industriel de renom, s’était distingué lors d’une insurrection et avait été le co-fondateur de l’université de Varsovie.

Prêtre du diocèse de Lublin, ordonné en 1908, il fit d’autres études de théologie morale à l’université d’Innsbruck. 

En 1912, il fut recteur au gymnase de Saint-Pierre ; en 1915 il créa le gymnase Hetman Jan Zamoyski pour garçons, ainsi que l’association des enseignants, en même temps qu’il enseignait au séminaire.

En 1922 il reçut la distinction de camérier du pape Pie XI, et devint chanoine du chapitre de la cathédrale de Lublin. 

Il fut supérieur du collège Saint-Stanislas Kostka à Lublin en 1933-1934, et recteur de l’église Notre-Dame des Victoires.

Dans son intense activité au profit de l’enseignement, il se préoccupa de fonder une bourse d’études pour les étudiants bacheliers sans ressources suffisantes.

Il fut arrêté le 11 janvier 1940 et mis en prison d’abord à Lublin.

Six mois après, il fut transféré au camp de concentration de Sachsenhausen puis à celui de Dachau. Là, on lui imposa des tâches au-delà de ses forces ; torturé et jugé incapable de travailler, il fut exécuté dans une chambre à gaz, le 6 mai 1942, le même jour qu’un autre prêtre, Henryk Kaczorowski.

C’est un des cent-huit Martyrs polonais de l’occupation nazie, béatifiés en 1999 et fêtés ensemble le 12 juin en Pologne.

Les bienheureux Kazimierz Gostynski et Henryk Kaczorowski sont mentionnés le 6 mai au Martyrologe.

 

 

Henryk Kaczorowski

1888-1942

 

Il naquit le 10 juillet 1888 à Bierzwiennej (Pologne), de Andrzeja et Julia Wapińskich.

Il étudia au séminaire de Włocławek et à l’Académie théologique de Saint-Petersbourg.

Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Włocławek en 1914.

Pendant la guerre, il fut chapelain du sanctuaire de Lichen.

Après la guerre, il prépara son doctorat en théologie à l’université de Lublin (1922), et devint recteur du grand séminaire. Il y enseigna la théologie morale.

De 1925 à 1928, il fut rédacteur en chef à l’Athenæum des prêtres.

En 1930 il fut nommé chanoine du chapitre de la cathédrale.

Son état de santé ne lui permettait pas de continuer ses activités à Włocławek, mais il resta recteur de l’université de 1928 à 1939, date à laquelle il reçut la distinction de Prélat de Sa Sainteté.

Il publia de nombreux articles à caractère social, théologique, moral et spirituel, et participa à plusieurs réunions scientifiques internationales.

Il comptait parmi ses disciples plusieurs Serviteurs de Dieu : Edward Grzymala, Jozef Kirzava, Leon Nowakowski, Tafdeusz Dulny, Bronislaw Kostkowski.

Arrêté en 1939 durant la persécution nazie, il continua de témoigner sa foi dans les camps de concentration et d’assister les prisonniers.

Transféré à Dachau en 1941, il y porta le numéro 24547. Sa dernière parole à ses amis fut : Au revoir.

Il fut gazé à Dachau (Bavière) le 6 mai 1942, en même temps que l’autre prêtre Kazimierz Gostyński, tous deux mentionnés le même jour au Martyrologe, et béatifiés en 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais de la persécution nazie.

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