Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 23:00

11 MAI

 

II.

S Maiulus, martyr à Hadrumète, livré aux bêtes.

III.

Ste Estelle, martyre vénérée à Saintes.

S Anastase, décapité avec sa famille ; il s’était converti à la vue des tortures de s. Venant (cf. 18 mai).

S Mokios, prêtre à Amphipolis, décapité à Byzance.

IV.

S Anthimus, prêtre romain, précipité dans le Tibre, puis décapité ainsi que son ami s. Maxime (patron secondaire de l’abbaye de Altamura) et que ss. Bassus et Fabius.

Ss Sisinius, diacre, Dioclès et Florent, disciples de s. Anthime, venus d’Orient à Osimo, lapidés ; Sisinius est patron secondaire de Toffia.

S Evelle, officier de Néron, décapité comme s. Torpès, au martyre duquel il avait assisté.V.

S Udaut, noble romain, apôtre des Ostrogoths en Espagne, torturé par leur chef à Ax, dont il est patron secondaire.

S Mamert, évêque à Vienne, le premier qui préconisa les Litanies, trois jours avant l’Ascension, pour détourner des calamités imminentes. 

VIII.

S Gengulfus, martyr, très saint époux trahi par son épouse ; convaincue d’adultère mais impénitente, elle poussa son complice à l’assassiner.

XI.

S Mayeul, provençal, prêtre à Mâcon, abbé à Cluny pour seconder l'impotent abbé Aymard, mort en allant, sur la demande de Hugues Capet, réformer le monastère de Saint-Denis ; il avait refusé l’évêché de Besançon.

S Gautier, abbé au monastère de l’Esterp.

XIII.

S Illuminato, franciscain ou bénédictin à San Severino.

XIV.

B Gregorio Celli, augustin, chassé du couvent construit par les soins de sa mère, hébergé chez les franciscains de Rieti, mort à cent-dix-huit ans.

XVI.

Bx John Rochester et James Walworth, chartreux de Londres, pendus.

Bse Catarina de Cardona, napolitaine, appelée à la cour d’Espagne pour l’éducation du prince : n’en pouvant rien tirer, elle alla se cacher dans une grotte d’un monastère carme.

XVIII.

S Francesco de Geronimo, jésuite italien, envoyé en mission dans les Pouilles, puis comme prédicateur à Naples. 

S Vincenzo Peis Cadello (Ignazio de Láconi), capucin à Cagliari.

S Matthêu Lê Văn Gẫm, laïc marié martyr en Cochinchine, canonisé en 1988 et fêté avec ses Compagnons le 24 novembre. 

B Zefirino Namuncurà (1886-1905), jeune Argentin conquis par l'idéal de s.Giovanni Bosco, mort de tuberculose à Rome ; béatifié en 2007.

B Vincent L’Hénoret (1921-1961), prêtre français des Oblats de Marie Immaculée, martyr au Laos, béatifié en 2016.

Maiulus d’Hadrumète

† fin 2e siècle

 

Maiulus est un martyr de la Bysacène (act. Tunisie) et fut condamné aux bêtes.

Son martyre eut lieu à Hadrumète (act. Sousse), à la fin du 2e siècle ou au début du 3e.

Saint Maiulus d’Hadrumète est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mokios d’Amphipolis

† 295

 

Mokios était un prêtre dans la ville d’Amphipolis (Macédoine NE, la ville a disparu).

Lors d’une fête en l’honneur du dieu Dionysios, Mokios exhorta les païens à renoncer aux idoles, et à se convertir à l’unique Seigneur.

Pour ce délit,, Mokios fut déféré devant le gouverneur de Laodicée, et proclama sa foi. On ne comprend pas, ici, pourquoi ce transfert jusqu’à une ville si éloignée (Asie Mineure, act. Turquie O)

On voulut le conduire devant des idoles et le forcer à sacrifier : Mokios invoqua le Nom du Christ, et les idoles se brisèrent.

Il fut introduit dans un four brûlant, mais en sortit indemne, alors que le gouverneur fut atteint et brûlé par les flammes.

Soumis à d’autres tortures, Mokios fut jeté en pâture aux bêtes, qui l’épargnèrent et se couchèrent à ses pieds. Le peuple alors demandait la liberté pour Mokios, mais le gouverneur s’entêtait : il envoya Mokius à Perinthe (Thrace), puis à Byzance, pour y être exécuté.

Juste avant son exécution, il pria : Seigneur, reçois mon esprit dans la paix. Il fut décapité.

Saint Mokios d’Amphipolis est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anthimus de Rome

† 301

 

Anthimus était un prêtre du clergé de Rome.

Il était très actif et brillait par ses vertus et ses prédications. 

Il avait des disciples : le diacre Sisinius, Dioclès et Florent, originaires d’Orient, qui vinrent à Osimo, où ils convertirent le proconsul Faltonus Pinianus et furent hébergés chez lui. Ils furent lapidés par la populace.

On signalait aussi quelques-uns de ses amis : Maximus, Bassus et Fabius, qui furent torturés et décapités, à Rome.

Anthimus, avec quelques paysans, alla détruire le temple du dieu Silvanus. Il n’en fallait pas tant pour être condamné : il fut précipité dans le Tibre, d’où le tira un ange, puis décapité.

C’était durant la persécution de Dioclétien, donc au début du 4e siècle.

Ni les disciples, ni les amis d’Anthimus, dont il a été question, ne sont mentionnés dans le Martyrologe, sauf peut-être les deux Diocletianus et Florentius du 16 mai.

Saint Anthimus de Rome est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mamert de Vienne

† 475

 

Mamert eut un frère, Claudianus. Tous deux étaient fort cultivés.

Vers 462, Mamert fut le dix-huitième évêque de Vienne (Isère).

Il eut le malheur, qui sait pourquoi, d’ordonner un évêque en-dehors de sa juridiction, ce qui lui valut des remontrances du clergé, des avertissements sévères du pape Hilaire (v. 29 février), qui rappelait en même temps à tous les évêques des provinces Sud-Est de la Gaule, leur devoir de ne pas empiéter sur les territoires d’autres évêques, comme l’avait fait Mamert.

Mamert dut se soumettre sans discuter, car on ne signale pas d’autre «difficulté» dans son épiscopat, qui dura treize ans, environ.

Au contraire, Mamert fut extrêmement zélé pour consoler ses diocésains frappés par mille dangers. Outre les invasions barbares qui sévirent dans toute la Gaule, la région de Vienne subit des tremblements de terre, des irruptions d’ours et de sangliers. En plus, une nuit de Pâques, un incendie fallit dévorer toute la ville. Mamert se prosterna devant l’autel, on le vit prier et pleurer, et l’incendie cessa. S.Avit écrivit que cela tenait véritablement du miracle.

La population était terrorisée. Mamert consola, encouragea, prêcha la conversion et le repentir ; peut-être que la clémence de Dieu se manifesterait si on l’implorait avec de ferventes prières.  

C’est alors qu’il eut l’idée des Rogations : durant trois jours, le peuple et le clergé prieraient et chanteraient des psaumes, on jeûnerait, on se confesserait, et l’on implorerait de Dieu qu’il éloignât les intempéries, la grêle, la sécheresse, la peste, et tous les fléaux possibles, pour favoriser de bonnes récoltes et la paix dans la société.

Ces prières des Rogations, durant les trois jours qui précédaient l’Ascension, se répandirent bientôt dans toute la Gaule, et le pape Léon III (v. 12 juin) les étendit à toute l’Eglise. Aujourd’hui, elles ne sont plus de précepte, mais elles restent possibles et le Missel les mentionne.

Il est probable que Mamert prit part au concile d’Arles en 473 ; il mourut peu après, le 11 mai 475 ou 476.

Un mot sur le frère de Mamert, Claudianus. Il fut un génie de poésie, de philosophie, de théologie, en même temps qu’extrêmement modeste. Il écrivit notamment trois livres sur la Nature de l’âme et mourut vers 474.

Saint Mamert de Vienne est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gengulfus de Bourgogne

702-760

 

Gengulfus ou Gengulphus (on le connaît sous les noms de Gengou, Gengoulf, Gangolf), vécut au 8e siècle en Bourgogne. Il serait né en 702 à Varennes-sur-Amence (Langres, Haute-Marne).

Ses parents lui firent enseigner autant la piété que les lettres et Gengoulf devint un bon jeune homme d’une rare innocence.

Il s’engagea dans la voie militaire et combattit avec Pépin le Bref, participant aux efforts de celui-ci pour évangéliser les populations de Frise.

On ne peut dire s’il se maria du vivant de ses parents ou après la mort de ceux-ci. Vers 722 il épousa, peut-être pour suivre respectueusement leurs conseils, une certaine Ganea.

Or, de ses parents, riches propriétaires terriens, il hérita d’une immense fortune, qu’il administra avec une sagesse et une prudence consommées.

Son épouse alors dévoila le vrai fond de son âme, se montrant légère, coquette, mondaine. Non seulement elle se moquait ouvertement des aumônes que distribuait son pieux mari, mais elle le trompa effrontément.

Gengoulf patienta, hésita, finit par avertir Ganea et l’inviter à changer de conduite. Rien n’y fit. Il lui assigna une riche résidence pour qu’elle ne manquât de rien et se retira lui-même près d’Avallon dans une autre propriété. 

Gengoulf proposa à Ganea de plonger son bras dans l’eau d’une fontaine : si elle était vraiment innocente comme elle le prétendait, Dieu ferait que son bras resterait sain. La femme n’eut pas peur d’affronter un tel jugement, mais son bras devint comme atteint d’une lèpre douloureuse ; malgré le prodige, Ganea refusait de reconnaître son péché. 

Elle finit même par exciter son amant à assassiner Gengoulf. L’homme réussit à pénétrer chez Gengoulf à son lever et le frappa mortellement.

Des historiens supposent que toute cette histoire soit une pieuse légende. De fait, le Martyrologe ne mentionne ni la piété, ni le «martyre» de Gengoulf Mais la dévotion envers Gengoulf se diffusa largement et rapidement, jusqu’en Allemagne et en Suisse ; on invoque s.Gengoulf dans les situations matrimoniales difficiles.

Saint Gengulfus est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Mayeul de Cluny

906-994

 

Mayeul naquit vers 906 (ou un peu plus tard), de Foucher, un très riche propriétaire de Valensolle (Avignon, Vaucluse).

Très tôt orphelin de ses parents, Mayeul se retira à Mâcon, chez un riche parent.

Sur les conseils de l’évêque, Mayeul embrassa l’état ecclésiastique ; il fut chanoine de la cathédrale, alla étudier à Lyon auprès d’un saint abbé et, rentré à Mâcon, fut ordonné diacre et nommé archidiacre. Il enseigna également aux clercs.

En 930, on lui proposa l’archevêché de Besançon, qu’il refusa fermement et, pour bien confirmer ses sentiments, alla frapper à l’abbaye de Cluny, où il prononça les vœux en 943 ; il devint bibliothécaire et apocrisiaire (représentant).

L’abbé de Cluny, Aymard, l’estima profondément pour ses vertus et ses qualités, au point que, devenu aveugle et infirme, il fit nommer en 948 Mayeul à sa place pour lui succéder, ce que Mayeul n’accepta qu’avec grande difficulté, tant il était humble et fuyait les premièrs places.

Voici un incident qui montra l’humilité de Mayeul. Un moine s’était laissé aller à déconsidérer le vieil abbé et presque à le mépriser. Aymard, qui s’en était aperçu, convoqua la communauté, invita Mayeul à «reprendre son rang», ce qu’il fit sans broncher ; puis Aymard, de nouveau investi de son rang d’abbé, punit sévèrement le moine fautif ; ensuite, il céda à nouveau sa place à Mayeul, qui la reprit avec soumission. 

A partir de 954, Mayeul exerça pleinement sa charge avec grande douceur, avec prudence et profonde efficacité ; il fut appelé à réformer beaucoup de monastères en toute l’Europe. Il avait la réputation du plus saint homme de son siècle, à quoi contribuèrent aussi les nombreux miracles qu’il opéra. Un aveugle fut guéri par sa prière, de même qu’un évêque qu’il rencontra en allant à Rome.

Au retour de ce même voyage (972), il fut retenu avec sa suite par des Sarrasins qui tenaient les cols des Alpes. Mayeul pria Notre-Dame de bien vouloir les délivrer à temps pour célébrer la prochaine fête de l’Assomption ; non seulement il fut délivré, mais plusieurs Sarrasins, frappés de sa bonté, demandèrent le baptême.

Il faut signaler que la prise et la libération de Mayeul par les Sarrasins fut l’occasion d’une guerre de libération de la Provence, dont les Sarrasins furent chassés après la bataille de Tourtour (973).

Mayeul eut aussi une action efficace sur la famille impériale ; en retour Othon II fit tous ses efforts pour appuyer, si c’était possible, l’élection de Mayeul sur le siège de Saint-Pierre en 974 (il s’agissait en effet, ces années-là, d’éloigner l’influente famille des Crescenzi de s’imposer à Rome). Peut-être que la papauté aurait gagné à avoir Mayeul pour réformer l’Eglise, mais l’Eglise a peut-être plus gagné par l’humilité et le désintéressement de Mayeul

C’est aussi pour cette grande réputation de sainteté qu’affluèrent les donations à l’abbaye de Cluny, dont les possessions territoriales s’étendirent sur quelque neuf-cents villages. Les vocations furent également si nombreuses que Mayeul fit édifier une nouvelle église, qui sera consacrée en 981.

Très savant lui-même, expert dans l’Ecriture, le droit et la philosophie, Mayeul développa énormément l’activité du scriptorium.

En 991, après quarante années d’abbatiat, Mayeul se choisit un successeur en la personne d’Odilon (v. 1er janvier). Ses forces déclinèrent beaucoup.

En 992, Hugues Capet, qui ne connaissait pas son état de santé, le supplia de venir réformer un monastère à Paris. Mayeul dit adieu à toute la communauté et se mit en route : il dut s’arrêter à Souvigny, où il mourut le 11 mai 994, âgé de quatre-vingt-huit ans (ou un peu moins, selon la date de sa naissance).

Dès 998, une bulle papale évoque la bienheureuse mémoire de saint Mayeul.

Saint Mayeul est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Gautier de l’Esterp

990-1070

 

Né vers 990 au château de Confolens (Charente), Gualterius, ou Gautier, reçut son éducation à l’abbaye du Dorat (Haute-Vienne).

Il grandit avec cette sainte maturité qui lui faisait fuir la colère et l’envie, la médisance et toute espère de rivalité. 

Devenu à son tour chanoine de cette même abbaye, il dut un jour la quitter, ayant encouru l’ire du brave abbé, en cherchant à adoucir la sévérité de celui-ci envers les bons chanoines.

Réfugié à Confolens, il fit un pèlerinage à Jérusalem. A son retour, Gautier fut bientôt appelé par d’autres chanoines, ceux de l’Esterp (Limoges), dont il dut accepter de devenir l’abbé.

Sa réputation était telle, que le pape lui concéda des pouvoirs particuliers pour absoudre les grands pécheurs. 

Vers 1063, il fut frappé de cécité, infirmité qu’il supporta avec grande patience.

Il reçut l’Onction des Malades peu avant sa mort. L’ayant reçue, il demanda à être déposé nu sur la cendre, expliquant que, comme un athlète oint de l’huile, il devait combattre nu son dernier combat, et il rendit son âme le 11 mai 1070.

Saint Gautier de l’Esterp est commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Illuminato de San Severino

13e siècle

 

Illuminato fut un personnage très célèbre, dont on ne croyait guère connaître autre chose que son lieu de naissance, San Severino (Macerata, Marches, Italie CE).

Mais voilà que même cette localité est devenue douteuse, au profit de San Mariano.

En résumé, on ne peut pas même dire si Illuminato fut un moine bénédictin ou un religieux franciscain.

L’urne contenant son corps se trouve actuellement dans le monastère des Cisterciennes, dans la partie historique de San Severino, dite Le Château.

On lui attribue un culte très ancien, en raison de sa sainteté, des grâces obtenues et des miracles, et il est invoqué comme co-patron de la localité, où on le fête le 11 mai.

Evidemment, saint Illuminato ne se trouvera pas dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gregorio Celli

1225-1343

 

Gregorio Celli naquit en 1225 à Verucchio (Rimini, Italie CE).

Orphelin de père à trois ans, il frappa à quinze ans, en 1240, à la porte des Ermites de Saint-Augustin, présents dans son village, dont le couvent avait été fait construire par sa mère.

Dix ans plus tard, Gregorio était la fleur du couvent, exemplaire dans l’accomplissement de la Règle, fidèle dans tous ses engagements… au point qu’il était le reproche vivant des Religieux moins attachés que lui à la perfection évangélique. Le diable se mit de la partie et suscita une telle jalousie envers le pauvre Gregorio, qu’on lui rendit la vie impossible. 

On pourrait se demander comment réagirent les Supérieurs, comment ils laissèrent se développer une telle situation ; ils ne surent pas être à la hauteur du problème et fermèrent les yeux. 

Gregorio résolut de s’éloigner. Il quitta son village et trouva où se réfugier dans un vieil ermitage sur le mont Carnerio, près de Fonte Colombo (Rieti), ou bien chez les Franciscains du même endroit.

Si l’on calcule bien, il serait venu là en 1250 et y resta quatre-vingt treize années : il s’éteignit le 11 mai (ou le 23 octobre) 1343, âgé de cent dix-huit ans.

Le retour de ses cendres dans l’église de Verucchio aurait été dû à une intervention céleste.

La confirmation de son culte ainsi que la béatification furent proclamées en 1357, mais le document s’étant perdu, une nouvelle enquête eut lieu et le culte fut à nouveau confirmé en 1757.

Le bienheureux Gregorio Celli est invoqué dans les grandes calamités.

James Walworth

? -1537

 

On ne sait quand ni où James était  né.

Son nom de famille pourrait aussi être Wannert ou même Walwerke. Un Jacobus Walwerke signa le Serment de Succession de 1534.

James était un moine chartreux du couvent de Londres.

S’étant prononcé contre la suprématie du Roi sur l’Eglise, il fut arrêté et enfermé dans la chartreuse de St. Michael in Hull (Yorkshire). De là, il fut conduit à York, condamné à mort, et supplicié, avec son saint Confrère, John Rochester.

On les pendit avec des chaînes aux remparts de la ville jusqu’à ce que leurs corps tombèrent en morceaux.

C’était le 11 mai 1537.

Leur culte a été reconnu en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

John Rochester

1498 -1537

 

John était né vers 1498 à Terling (Essex, Angleterre), troisième fils de John et Grisold Writtle ; son frère, Robert, fut contrôleur des comptes.

C’était un moine chartreux du couvent de Londres.

S’étant prononcé contre la suprématie du Roi sur l’Eglise, il fut arrêté et enfermé dans la chartreuse de St. Michael in Hull (Yorkshire). De là, il fut conduit à York, condamné à mort, et supplicié, avec son saint Confrère, James Walworth.

On les pendit avec des chaînes aux remparts de la ville jusqu’à ce que leurs corps tombèrent en morceaux.

C’était le 11 mai 1537.

Leur culte a été reconnu en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

Caterina de Cardona

1519-1577

 

Caterina vit le jour à Naples (ou à Barcelone) en 1519, fille du vice-roi de Naples, Raimondo de Cardona.

D’aucuns prétendent qu’elle était illégitime, de mère inconnue, à une date et en une localité non précisées. On sait seulement que Raimondo venait d’être nommé en 1519 Grand Amiral du royaume de Naples.

La petite fille fut confiée à treize ans aux Clarisses près de Naples en attendant le jour de son mariage : on l’avait déjà «fiancée» à un jeune homme, mais Caterina s’employa plutôt à amener celui-ci à s’unir à ses prières : ce jeune homme eut ainsi l’heur de bientôt mourir dans de saintes dispositions.

Caterina continua sa vie cloîtrée. En 1557, elle fut préconisée pour aller à la cour d’Espagne et s’occuper de l’éduction de Carlos, le fils du roi. Mais ne réussissant pas comme elle le désirait, elle quitta la cour et, en 1562, alla se cacher dans une grotte. C’est un berger qui la découvrit quatre ans plus tard et révéla sa cachette : on vint de toute la Mancia pour la voir, la consulter.

Sur son initiative fut fondé le couvent de Carmes près d’Albacete ; puis Caterina demanda aux Carmélites de l’accueillir pour échapper à la curiosité du monde et s’adonner librement à la prière et à la pénitence.

Il n’est pas certain qu’elle ait pris le voile des Carmélites ; elle se serait retirée dans une grotte dépendant du monastère carme, pendant plusieurs années encore. Sainte Thérèse d’Ávila (v. 15 octobre) en parlait comme ermite, femme d’admirable pénitence et perfection.

Quand Caterina mourut, le 11 mai 1577, tout le monde parla de la Bienheureuse Caterina de Cardona ; la même sainte Thérèse l’appella Sainte Mère Catherine.

La grotte où elle mourut,  aux Casas de Benítez, s’appela Grotte de Doña Catalina de Cardona.

Caterina (en espagnol Catalina) n’a pas été béatifiée et ne se trouve pas dans le Martyrologe. Si le peuple espagnol la fête le 12 mai, c’est que pendant longtemps le 11 mai était la fête des apôtres Philippe et Jacques (auj. 3 mai).

 

 

Francesco De Geronimo

1642-1716

 

Ce saint qu’on peut appeler extraordinaire naquit à Grottaglie (Taranto, Italie) de Giovanni Leonardo et de Gentilesca Gravina, le 17 septembre 1642, premier de onze enfants, dont trois seront ecclésiastiques.

On peut noter ici que le nom de famille “Geronimo” est aussi orthographié “Girolamo”, deux traductions possibles du latin Hieronymus, Jérôme.

La famille était assez aisée, mais surtout très chrétienne. On confia Francesco tout jeune à une congrégation locale vouée à l’enseignement et aux missions. Non seulement le garçonnet y fit déjà de bonnes études, mais il reçut la charge de sacristain et du catéchisme aux petits enfants.

A seize ans il reçut la tonsure puis alla fréquenter le séminaire de Taranto ; il compléta ses études en droit à Naples et fut ordonné prêtre en 1666.

Il fut préfet des jeunes étudiants au collège jésuite napolitain, et fut lui-même novice en 1670. 

Chargé de missions dans les Pouilles, il revient à Naples en 1674 pour y achever ses études théologiques, et fut nommé prédicateur à l’église des Jésuites : ses prédications dureront quarante ans.

Il aurait bien voulu partir pour les missions au Japon, mais les supérieurs lui répondirent que Naples serait “ses Indes et son Japon”, où les épines lui seraient comme un autre martyre.

Il était humble, doux et soumis au-delà de ce qu’on pouvait imaginer. Un jeune un jour le frappa au visage : il tendit l’autre joue. On lui interdit un jour de célébrer la Messe plus de trois fois par semaine, il se soumit, et cette obéissance reçut sa miraculeuse récompense : il reçut l’Eucharistie des mains de Jésus-Christ.

Sa prédication était convaincante, produisait des conversions éclatantes, et s’accompagnait de miracles, de prédictions multiples. Francesco s’en cachait en invoquant l’intercession de saint Cyr (Ciro, voir au 31 janvier) , mais il fut trop souvent “pris en flagrant délit” de miracles pour que sa sainteté personnelle échappât à l’attention des témoins.

Francesco exerça son apostolat non seulement dans l’église des Jésuites de Naples, mais dans les régions alentour. Il convainquait les foules de se diriger vers l’église pour se confesser, il animait la “Communion générale du troisième dimanche du mois”, et eut une particulière attention à ramener dans le bon chemin les prostituées, qui furent nombreuses à se convertir.

Francesco alla aussi prêcher dans les monastères, les collèges de jeunes, les prisons, les galères : rien n’arrêtait son zèle au point qu’on pouvait parler de miracle à propos de ses nombreuses prédications, pour lesquelles plusieurs missionnaires y auraient passé la vie.

Francesco annonça lui-même sa mort prochaine, et le jour précis de celle-ci : 11 mai 1716.

Béatifié en 1806, canonisé en 1839, il est mentionné au Martyrologe ce même 11 mai, et est un des patrons de la ville de Naples. Son corps, longtemps conservé à Naples, fut transféré à Grottaglie, son pays natal.

 

 

Vincenzo Peis Cadello

1701-1781

 

Vincenzo naquit à Láconi (Oristano, Sardaigne) le 17 décembre 1701, deuxième des neuf enfants de Mattia Peis Cadello et d’Anna Maria Sanna Casu, d’humbles et fervents chrétiens.

Fervent à son tour, Vincenzo assistait à la Messe quotidienne, savait se mortifier, mais n’alla jamais à l’école. Il parlait tout juste le dialecte sarde, si l’on peut dire qu’il parlait, car il était très taciturne.

Jusqu’à sa vingtième année, il aida ses parents dans les travaux des champs. A dix-huit ans, il fut très malade et promit d’entrer chez les Capucins s’il guérissait ; guéri, il n’accomplit pas tout de suite sa promesse ; après une grave chute de cheval, il se souvint de son vœu, et demanda alors à être admis chez les Capucins de Cagliari (1721).

On hésita à l’accepter, à cause de sa maigreur (car un sujet de santé fragile pouvait coûter cher au monastère…), mais on l’admit sur l’intervention d’un pieux marquis (1721). Dans ce noviciat, il prit le nom de Fra Ignazio et fit la profession en 1722, comme Frère Convers.

Commença alors une longue vie de serviteur dans les couvents d’Iglesias, Sanluri, Domusnovas, Oristano, Quartu Sant’Elena, puis de nouveau à Cagliari, où il resta jusqu’à la mort.

Il travailla alors à l’élaboration du tissu pour confectionner les habits des Religieux. A partir de 1741 et pendant les quarante dernières années de sa longue vie, il fut quêteur, arpentant les rues et les ruelles de Cagliari, demandant ici et là un peu de soutien matériel pour les Religieux du couvent, tout en donnant aussi quelques conseils spirituels, promettant de prier pour telle intention : bientôt on lui attribuera des grâces célestes obtenues par sa prière, des réconciliations, des miracles…

Deux ans avant sa mort, il perdit la vue et fut déchargé de sa besogne quotidienne, mais pas de la prière, qu’il affectionnait particulièrement dans la méditation du rosaire.

Un précieux témoin de sa sainteté fut un pasteur protestant qui vivait dans cette région et qui le décrivit comme un saint vivant, parlant aussi de ses miracles.

Ignazio s’éteignit sereinement à Cagliari le 11 mai 1781.

Fra Ignazio de Láconi fut béatifié en 1940 et canonisé en 1951. A cette cérémonie de canonisation était présent un capucin de Cagliari, Nicola de Gesturi (voir Giovanni Medda, au 8 juin).

Ignazio de Láconi, qui était illettré, est considéré en Sardaigne comme le patron des étudiants.

 

 

Matthêu Lê Văn Gẫm

1813-1847

 

Matthêu était né vers 1813 à Gò Công (Biên Hòa, Vietnam), aîné de cinq garçons et une sœur, enfants de Paul Le Van Lai et Maria Nguyen Thi.

A quinze ans, il entra au séminaire de Lai Thieu, mais en ressortit très vite sur l’insistance des parents, pour les aider dans leur travail.

Vers vingt ans, il se maria. Il semble que, souvent absent de la maison pour son travail, il ait été tenté d’adultère, mais il se ressaisit et s’occupa essentiellement de ses quatre enfants. Mais sur les quatre, l’aîné et le dernier moururent de maladie, le deuxième mourut dans un incendie, le troisième mourut pour sa foi, brûlé en prison.

Fervent dans sa foi et son désir d’aider l’Eglise, il s’offrit spontanément pour transporter dans son bateau des missionnaires européens depuis Singapour et les introduire dans son pays.

Un premier voyage réussit fort bien. Mais au second, une chaloupe militaire le découvrit : se trouvaient à bord le vicaire apostolique, Mgr Lefebvre, un prêtre et un groupe de séminaristes ; ils avaient avec eux des objets pour le culte (calices, missels, encensoirs, ornements…). Matthêu pensait résister aux soldats, se battre et sauver les missionnaires, mais l’évêque le dissuada d’en venir aux mains.

C’était le 6 juin 1846.

Matthêu fut arrêté comme principal responsable, étant propriétaire et capitaine du bateau.

Mis en prison à Troi-Ya-Ma, il fut soumis à maintes tortures dans le but de le faire apostasier sa foi et révéler d’autres informations sur les missionnaires et leurs activités, mais le vaillant chrétien resta fidèle, refusa de marcher sur la croix et ne trahit pas.

Un prêtre put, déguisé, lui rendre visite, le confesser et lui donner l’Eucharistie.

Les mandarins le condamnèrent à mort et demandèrent la confirmation au roi. Celui-ci faisant attendre sa décision, les mandarins annulèrent la condamnation. Cependant, le roi changea d’avis après les incursions françaises, et donna l’ordre de procéder à l’exécution, sauf si l’homme apostasiait. Comme Matthêu persévérait toujours dans sa foi, après un an de prison, il fut décapité.

C’était le 11 mai 1847 à Chợ Đŭi (Dong Nai, Vietnam).

Il fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

Ceferino Namuncurá

1886-1905

 

Né le 26 août 1886 à Chimpay (Valle Medio, Rio Negro, Argentine), il était le sixième enfant de Manuel et Rosario Burgos. Manuel était un chef Mapuche.

Ceferino reçut le baptême à huit ans, d'un missionnaire salésien.

De l'enfance de Ceferino, on ne rapporte qu'un fait, non sans importance : Ceferino tomba un jour dans le Rio Negro ; s'il échappa à la noyade, il ne le dut qu'à une intervention surnaturelle.

Manuel Namuncurà, ayant été promu colonel de l'armée argentine, pensa envoyer son fils étudier à Buenos Aires, dans le but de le préparer à faire quelque chose d'utile pour son peuple. C'est ainsi que, grâce à son amitié avec le général Campos, ministre de la guerre, Manuel put placer son fils aux ateliers nationaux de la marine en tant qu’apprenti charpentier.

L'essai dura trois mois : Ceferino écrivit à son père qu'il ne se trouvait pas bien dans cette ambiance, et son père, après avoir consulté l'ancien président argentin, envoya Ceferino chez les Pères salésiens, fondés par Giovanni Bosco.

C'est ainsi que Ceferino entra au collège Pie IX des Salésiens, à Almagro (Buenos Aires), où il se montra excellent élève autant que choriste. C'est là qu'il connut Carlos Gardel, futur chanteur et acteur, avec qui il se lia d'amitié.

A la fin de ses études, au lieu de revenir à la maison et servir d'interprète et de secrétaire, - comme le désirait son père –, Ceferino voulut rester parmi les Salésiens.

Sa santé n'était pas bonne : il était déjà atteint par la tuberculose. Mais il commença les études en vue du sacerdoce.

En 1904, il accompagna à Rome Mgr Giovanni Cagliero, ancien élève de saint Giovanni Bosco et futur archevêque, qui le présenta au pape Pie X : ayant entendu le compliment que lui adressa Ceferino en cette occasion, le pape fut très ému d'entendre cet Amérindien s'exprimer en parfait italien ; il le bénit tout spécialement et lui remit la médaille qu'il réservait d'habitude aux Princes.

Ceferino fut reçu à Turin, puis à Frascati (Rome), toujours en vue de devenir prêtre.

Sa santé périclita encore davantage durant l'hiver 1904-1905, et il fut hospitalisé au Fatebenefratelli de Rome, où il s'éteignit le 11 mai 1905, à dix-neuf ans.

Juste avant de mourir, il dit à Mgr Cagliero : Bénis soient Dieu et la Très sainte Vierge Marie ! J'ai assez de pouvoir sauver mon âme ; pour le reste, que la volonté de Dieu soit faite.

Grâce aux Salésiens, l'image de Ceferino fut très répandue dans toute l'Argentine, où on l'appela le lys de la Patagonie, mais aussi dans le monde entier. Beaucoup de grâces furent obtenues par son intercession. 

C'est en 1972 que le pape proclama l'héroïcité des vertus de Ceferino.

En 2000, un miracle fut reconnu, attribué à l'intercession de Ceferino : ce fut la guérison totale et inexplicable d'une jeune maman argentine, qui souffrait d'un cancer à l'utérus.

Ceferino Namuncurà fut béatifié en 2007, premier Argentin à être porté sur les autels.

Fêté dans son pays le 26 août, en été, Ceferino sera inscrit au Martyrologe le 11 mai.

 

 

Vincent L’Hénoret

1921-1961

 

Vincent naquit le 12 mars 1921 à Pont-l’Abbé (Finistère), dans une famille très chrétienne de quatorze enfants.

Après avoir fréquenté le collège de sa ville, il entra au juniorat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI), à Pontmain, pour ses études secondaires, de 1933 à 1940.

A Pontmain encore, il fit le noviciat.

Tous les Français ne connaissent pas le sanctuaire de Pontmain, où la Sainte Vierge vint demander à des enfants de prier : peu après finit la guerre de 1870.

Vincent n’était certes pas le meilleur élève, au point de se décourager parfois, mais il était doux, surnaturel, dévoué, nota son maître des novices. 

Durant la guerre, il étudia la philosophie et la théologie à La Brosse-Montceaux, cette localité où, en 1944, furent sommairement exécutés cinq membres de la communauté, dont deux de la promotion de Vincent. Lui-même fut ensuite déporté à Compiègne et, heureusement, bientôt libéré par les Alliés.

En 1946, il fut ordonné prêtre et, pour éviter l’anglais, se proposa pour la mission du Laos ou celle du Tchad, affirmant humblement que ses moyens intellectuels ne sont pas à la même hauteur que sa santé.

En mai 1947, on lui annonça qu’il irait au Cameroun, mais le 10 août, il apprit qu’il irait au Laos.

A Kangsadok, il apprit la langue et les coutumes laotiennes. Certains ont dit qu’il parlait laotien mieux que tous les autres missionnaires. Il sera ensuite à Nong Bua, puis à Paksane.

En 1956, après un petit congé en France, l’unique qu’il prendra, il fit partie de l’équipe de Xieng Khouang, et son poste sera Ban Ban (auj. Muang Kham). Une de ses préoccupations fut d’extirper de la population l’habitude de sacrifier aux «esprits».

Fin 1960, s’installa à Sam Neua le régime dissident communiste, obligeant la population aux réunions répétées ; le père Vincent devait pour chaque déplacement demander un laissez-passer.

Le mercredi 10 mai 1961, le père Vincent alla célébrer la messe de l’Ascension à Ban Na Thoum, à sept kilomètres, et pensait être de retour le lendemain à Ban Ban, jour de l’Ascension.

Le jeudi 11, il quitta Ban Na Thoum à bicyclette ; il fut arrêté par des hommes de la guérilla qui, voyant son laissez-passer, feignirent de le laisser continuer, mais ils l’abattirent un peu plus loin.

L’église de Na Thoum fut ensuite détruite.

Vincent L’Hénoret, béatifié le 10 décembre 2016, sera commémoré le 11 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens