Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 23:00

12 MAI

 

I.

Ss Nereus et Achilleus, deux frères romains, exilés pour leur foi dans l'île de Ponza avec Flavie Domitille dont ils étaient les officiers, et décapités sur la voie Ardéatine. 

Ste Flavie Domitille, nièce de Domitien ; ayant refusé d’épouser un païen, elle fut brûlée vive avec deux compagnes qu’elle avait converties ; probablement à assimiler avec celle mentionnée le 7 mai.

III.

S Cyrille, martyr à Axiopolis avec six autres compagnons.

IV.

S Pancratius, jeune garçon venu d’Orient avec son oncle, s.Denis (fêté le même jour), décapité à quatorze ans à Rome ; Denis fut baptisé par le pape, arrêté quelques jours après et mis en prison, où il mourut peu après. 

V.

S Epiphane, évêque à Salamine, érudit dans les langues et les Saintes Ecritures ; il est patron de l’île de Chypre, avec s.Barnabé.

S Philippe, prêtre venu de Thrace, apôtre de la Sicile ; il est invoqué pour la délivrance des énergumènes.

VI.

S Mondry, confesseur (évêque ?) à Célettes.

VII.

S Modoald, oncle de ste Gertrude de Nivelles, évêque à Trèves.

Ste Rictrude, fondatrice de l'abbaye de Marchiennes où elle fut abbesse quand elle fut veuve ; sa fille lui succéda.

VIII.

S Germain, évêque à Constantinople ; il reprit fermement l’empereur iconoclaste ; il dut abdiquer, presque centenaire.

XII.

S Domingo, ermite à La Calzada : l’autre ermite qui l’accueillit là et l’ordonna était le b.Grégoire, futur cardinal-évêque d’Ostie.

XIV.

Bse Maria Maddalena (Imelda) Lambertini, bolognaise, “Fleur de la sainte eucharistie”, morte à treize ans dans le monastère dominicain.

XV.

Bse Joana de Portugal, fille du roi Alfonso V, dominicaine, patronne de Aveiro.

XX.

Bx Lucien Galan (1921-1968), prêtre français des Missions Etrangères, et Thomas Khampheuane Inthirath (1952-1968), martyrs au Laos, béatifiés en 2016.

Nérée et Achille

1er siècle

 

Il semble assez probable que Nereus et Achilleus aient été deux soldats des cohortes prétoriennes.

Avant leur conversion, ils ont pu avoir pris part aux sanglantes exécutions que les mauvais empereurs firent plus d’une fois accomplir par ce corps privilégié. Soldats distingués, ils avaient obtenu les décorations que les Romains décernaient au courage.

Un jour, la foi nouvelle toucha leur cœur, peut-être grâce à saint Pierre en personne.

Après leur baptême, nos deux soldats se retirèrent du service. Ils purent avoir été attachés à la maison de Domitille, ce qui expliquerait leur sépulture dans le cimetière des Flaviens chrétiens.

Ils ont pu aussi suivre leur maîtresse exilée sur l’île de Ponza, puis de là à Terracina où ils furent martyrisés, décapités.

Puis ils auraient été ensevelis à côté du tombeau de Petronilla, une autre convertie de saint Pierre.

Leur fête est traditionnellement célébrée le 12 mai.

 

 

Pancrace

† 304

 

Au temps des empereurs Valérien et Gallien, un jeune enfant nommé Pancratius, fils de Clédonius le Phrygien, perdit son père et fut placé sous la tutelle de l’un de ses oncles, nommé Denis.

Le tuteur, chrétien dans l’âme mais pas encore baptisé, prit un grand soin de son neveu : quand celui-ci eut atteint l’âge de quatorze ans, tous deux se rendirent à Rome, y furent instruits de la religion chrétienne, reçurent le baptême et conçurent le grand désir de verser leur sang pour Jésus-Christ. 

Denis mourut avant d’avoir obtenu ce bonheur : bientôt arrêté, peu après son baptême par le pape, il mourut en prison.

Arrêté lui aussi, Pancrace fut amené devant l’empereur Dioclétien qui fit tous ses efforts pour déterminer l’adolescent à sacrifier aux idoles. Au contraire, le jeune garçon eut le cran d’afficher devant l’empereur une attitude digne de la plus parfaite maturité : Je m’étonne, dit-il, que vous me commandiez d’avoir de l’estime pour vos dieux, alors que vous puniriez du dernier supplice des esclaves qui mèneraient une vie aussi dépravée.

Irrité d’une telle réponse, l’empereur ordonna de décapiter Pancrace. La sentence fut exécutée sur la voie Aurélienne, le 12 mai 304. Une sainte femme, nommée Octavie, emporta secrètement le corps du martyr et l’ensevelit sur cette même voie Aurélienne.

Il y a à Rome une église de Saint-Pancrace-hors-les-Murs. Cette église est mentionnée par saint Grégoire le Grand : ceux qui allaient faire quelque serment solennel en l’église de Saint-Pancrace, étaient visiblement punis de Dieu quand ils ne disaient pas la vérité : ils tombaient morts sur place, ou ils étaient possédés du démon qui les tourmentait à la vue de tout le monde. La même église est maintenant un titre cardinalice.

Le culte de saint Pancrace s’est très répandu. Rien qu’à Rome, plusieurs sanctuaires possèdent des reliques de lui : son chef à Saint-Jean-de-Latran, d’autres reliques à Saint-Clément ; ailleurs, d’autres villes ont de ces reliques : Albano, Bologne, Venise, Milan, Marseille, Tours, Saintes, Saint-Riquier, Saint-Malo… Au VIIe siècle, le pape Vitalien envoyait des reliques de saint Pancrace à Wandrille, abbé de Fontenelle, qui construisit une église sous son invocation ; le même pape en envoyait au roi Oswi en Angleterre : Saint-Pancrace-de-Cantorbury fut la première église consacrée à Dieu dans ce pays, après la conversion des Anglais par saint Augustin.

A Milan, le nom de Pancrazio a été altéré en Brancaccio ou Brancas. Mais aussi en France, où l’on trouve l’invocation à Blancat, Planchat, Planchais, Planchers, Branchais… autant d’altérations qui témoignent de la célébrité du Saint.

Notons enfin que saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, qui sont fêtés successivement les 11, 12 et 13 mai, sont appelés les saints de glace, parce que ces jours-là se vérifie régulièrement un phénomène atmosphérique de refroidissement, après lequel on peut vraiment espérer que les froids hivernaux et printanniers sont passés. 

 

 

Modoald de Trèves

584-656

 

Il n’est pas facile de se retrouver dans les méandres des familles de cette lointaine époque. Des documents incertains, d’autres mis en lumière récemment, aboutissent à des «vérités» qui s’accordent difficilement, quand elles ne s’excluent pas.

On donnait Modoald comme originaire d’Aquitaine, mais il semble être né à Metz, vers 584. Il avait trois sœurs : Guuza, Afra, Severa, et un frère : Basin. 

Une autre source affirmait cependant qu’il avait une autre sœur, Itta, épouse de Pépin de Landen, dont la fille, sainte Gertrude de Nivelles (v. 17 mars), se trouvait donc être sa nièce.

Autre fait non encore vraiment élucidé : les parents de Modoald auraient été Arnoaldus et Oda ; Arnoaldus aurait successivement été élevé à l’épiscopat pour le diocèse de Metz.

Elevé à la cour de Dagobert Ier, Modoald en devint ensuite le conseiller.

Entre 614 et 626, apparemment en 622, sa piété et sa science le firent choisir pour être évêque de Trèves.

Il fonda un grand nombre de monastères, tant pour les moines que pour les moniales. Parmi ces derniers, on note celui de Saint-Symphorien, sur les bords de la Moselle, dont l’abbesse fut la sœur de Modoald, Severa.

Modoald mourut vers 645 ou 656, un 12 mai.

Saint Modoald de Trèves est commémoré le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rictrude de Marchiennes

613-688

 

On a pu lire le 5 mai quelques éléments de la famille de Rictrude, épouse d’Adalbaud, mère de quatre saints enfants : Mauront, Eusébie, Adalsinde et Clodoswinthe.

Rictrude était née en Périgord vers 613 et eut la rare fortune de grandir dans la foi chrétienne. Elle fut guidée par s.Amand (v. 6 février). Avec son époux Adalbaud, elle vécut dans le pays d’Ostrevent, où elle éleva très chrétiennement ses enfants, ouvrant la porte à tous ceux qui avaient besoin de sa générosité.

Sa grande épreuve fut l’assassinat de son mari (652), par les mains de parents qui n’acceptaient pas ce mariage. 

Pensant pouvoir se consacrer totalement à Dieu, elle attendit la majorité de tous ses enfants, en particulier de Mauront, qui fut bientôt admis à la cour du roi des Francs.

Rictrude avait fondé le monastère féminin de Marchiennes, à proximité de celui des moines. Elle s’apprêtait à s’y retirer et y rejoindre ses trois filles, lorsque le roi Clovis V vint proposer à Rictrude d’épouser un de ses leudes. Rictrude voulait réfléchir, et s.Amand lui suggéra de remettre à un peu plus tard son entrée au monastère. Le jour du mariage, elle «rusa» avec son mari : elle en obtint de pouvoir continuer de vivre comme elle le désirait et, s’imposant alors un voile noir sur la tête, pria à haute voix le Seigneur de l’aider à le conserver jusqu’à la fin de ses jours. Le pauvre époux fut bien dépité, le roi indigné sortit de la salle, l’atmosphère était tendue : c’est s.Amand qui s’interposa et réussit peu à peu à rétablir le calme.

Plus tard, Rictrude put enfin finir ses jours à Marchiennes, où elle fut abbesse. 

Elle mourut le 12 mai 688 et sa plus jeune fille lui succéda.

Sainte Rictrude de Marchiennes est commémorée le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 


 

 

Domingo García de la Calzada

1019-1109

 

Domingo naquit en 1019 à Viloria de Rioja (Burgos, Espagne), de Ximeno García et Orodulce.

Après la mort de ses parents, il chercha à entrer chez les Bénédictins de Valvanera et chez ceux de San Millán de la Cogolla, mais il ne fut pas accepté.

Il se retira alors près d’Ayuela et mena une vie d’ermite, jusqu’en 1039.

A ce moment-là, il connut l’évêque Gregorio, envoyé peu auparavant par le pape à Calahorra où, par sa prière, il avait écarté une invasion de sauterelles qui dévastaient les régions de Navarre et de Rioja (v. 9 mai).

Gregorio ordonna prêtre Domingo, qui s’attacha à lui comme disciple. Ensemble, ils construisirent un pont en bois sur l’Oja, pour faciliter le passage des pèlerins de Compostelle.

Après la mort de Gregorio (1044), Domingo revint vers Ayuela, où il s’occupa à défricher les terres, et à ouvrir une route de pierre qui se substitua à l’ancienne voie romaine entre Logroño et Burgos ; c’est là l’origine du surnom qu’on lui donna : Domingo de la Route (de la Calzada).

Pour sécuriser la route des pèlerins, il refit en pierres le pont de bois qu’il avait construit avec Gregorio, édifia un hôpital avec un puits et une église, et où s’élève encore la Maison du Saint (Casa del Santo). Plus tard, le roi Alfonso VI de León, satisfait de toutes ces installations, lui en confia officiellement l’administration (1090).

A tous ces édifices s’ajouta alors un grande église, qu’il construisit avec l’aide de son nouveau disciple, Juan de Ortega, consacrée en 1106, et contre laquelle Domingo se prépara sa propre tombe.

L’endroit s’appelait alors Masburguete (ou Margubete) et fut plus tard appelé justement Santo Domingo de la Calzada. L’église devint cathédrale.

Domingo s’éteignit le 12 mai 1109, à quatre-vingt-dix ans, mais ses bienfaits ne cessèrent pas pour autant ; des miracles se produisirent à son tombeau, parmi lesquels quatre sont restés très célèbres :

- un chevalier français, possédé du diable, fut délivré ; 

- un pèlerin allemand, certain Bernhard, au 15e siècle, fut guéri d’une grave infection aux yeux ; 

- un normand aveugle recouvrit la vue durant la visite de la cathédrale ; 

- le très fameux miracle du coq et de la poule, dont le récit se trouve ci-après.

Il s’agissait d’une famille, père, mère et enfant, ce dernier, Hugo (Hugonell), âgé de dix-huit ans. Durant leur séjour à Santo Domingo sur le chemin de Compostelle, la jeune domestique s’amouracha du jeune homme et chercha à le convaincre. Mais comme celui-ci refusa, elle voulut se venger : elle dissimula dans son bagage un plat en argent et alla l’accuser de vol.

Au moment de leur départ, arriva l’officier de justice pour inspecter le bagage du garçon. Hugo fut accusé et condamné à mort. Quand il fut pendu, les parents ne pouvaient rien faire d’autre que de poursuivre leur route et aller prier saint Jacques à Compostelle. Mais au moment où ils quittaient leur pauvre fils encore pendu au gibet, celui-ci leur adressa la parole, les assurant qu’il était bien vivant, par l’intercession de Saint Domingo.

Stupéfaits, les parents allèrent trouver l’officier de justice, qui se trouvait à table, devant un chapon fumant et une délicieuse poule, qu’il allait entamer. Entendant le récit de ces gens qui le dérangeaient à un moment si important de sa journée, il les méprisa fortement, ajoutant (la phrase est restée célèbre) que votre fils est aussi vivant que ce coq et cette poule que j’allais manger avant que vous vinssiez me déranger. A ce moment-même, les deux bêtes se mirent à chanter allègrement.

Depuis ce moment, on élève dans une cage en haut du sanctuaire, un coq et une poule, en souvenir du miracle.

Pour qui aurait quelque doute à croire cette histoire, qu’on se réfère aussi au cas de saint Pedro Ermengol (v. 27 avril).

Saint Domingo est commémoré au Martyrologe le 12 mai. On l’a pris comme céleste patron des ingénieurs des ponts et chaussées.

 

 

Maria Maddalena Lambertini

1320-1333

 

Maria Maddalena naquit vers 1320 à Bologne, fille d’Egano Lambertini et de Castora Galluzzi.

Petite, elle aimait fabriquer de petits autels devant lesquels elle s’arrêtait en méditation silencieuse. Elle aimait beaucoup sainte Agnès de Rome (v. 21 janvier). Un profond désir grandit en elle avec les années : recevoir l’Eucharistie, que les enfants de cette époque ne recevaient guère avant douze ou quatorze ans.

Elle obtint toutefois de ses parents de fréquenter les dominicaines de Val di Pietra, qui recevaient des petites filles en ne leur imposant qu’une règle adaptée à leur jeune âge.

Maria Maddalena prit le nom de Imelda. On ne nous dit pas comment l’on fit ce choix.

Toujours est-il que la jeune sœur Imelda conservait toujours fermement dans son cœur le désir de recevoir Jésus-Hostie. La veille de la fête de l’Ascension, 12 mai 1333, elle se trouvait avec la communauté durant la Messe. Au moment de la communion, toute l’assemblée vit une hostie s’élever du ciboire du prêtre et se déplacer jusqu’au-dessus de la tête d’Imelda, ce que voyant, le prêtre n’eut plus qu’à s’approcher, prendre la sainte hostie, et la déposer sur les lèvres d’Imelda.

Rayonnante de joie, Imelda se prosterna en adoration : un moment après, les Religieuses voulurent la relever, mais elle était morte.

Elle reçut bien vite un culte particulier, qui fut confirmé en 1826. La cause de canonisation a été reprise au 20e siècle.

Le Martyrologe la mentionne le 12 mai.

La bienheureuse Imelda a été proclamée patronne des Premiers communiants en 1910, quand saint Pie X (v. 20 août) permit aux petits enfants de recevoir la Première communion dès «l’âge de raison» : à l’époque, on situait cet âge à sept ans, maintenant on aurait tendance à le retarder vers la dizaine d’années.

 

 

Joana de Portugal

1452-1490

 

Joana naquit le 6 février 1452 à Lisbonne (Portugal) du roi Alfonso V et d’Isabel de Coimbra.

Son frère étant mort prématurément, elle devenait l’héritière du trône, malgré son sexe féminin, et reçut le titre de Princesse de Portugal, qu’on ne lui retira jamais, même quand naquit son jeune frère, le futur roi Joaõ II de Portugal, qui fut alors l’héritier royal.

Quand Alfonso V partit en 1471 dans une expédition militaire à Tanger, c’est elle qui exerça la régence du royaume portugais.

Elle refusa toutes les propositions de mariage qu’on lui fit, parmi lesquelles celle du roi de France Charles VII (qui avait dix-huit ans de moins qu’elle), ou celle du roi d’Angleterre Richard III, veuf et de huit mois plus jeune qu’elle : elle sut par inspiration céleste que ce dernier mourrait bientôt à la guerre ; son père finit par céder, à condition que le frère de Joana fût d’accord lui aussi, mais celui-ci refusa.

Joana désirait intimement embrasser la vie conventuelle ; déjà à la cour, elle vivait dans la pensée continuelle des souffrances du Christ, dissimulant sous ses vêtements de cour les instruments de ses austérités, et passant de longues heures en prière pendant la nuit ; seules quelques dames de sa suite connaissaient ses habitudes.

Malgré l’attitude de son frère, elle commença à se détacher de la vie de la cour, distribuant ses propres biens, et allant habiter chez les Bernardines d’Ordivellas.

En 1475, elle finit par entrer au couvent des Dominicaines de Aveiro ; la famille s’opposait toujours à ce qu’elle fît les vœux et qu’elle renonçât à ses propriétés, mais Joana vécut comme une simple Religieuse, assumant les plus humbles tâches, dans une continuelle pénitence pour la conversion des pécheurs, priant et consacrant ses ressources pour le rachat des captifs d’Afrique. Par ailleurs, elle soutint son frère Joaõ tant qu’il fut sur le trône.

Ses derniers jours furent affligés par une fièvre très pénible qu’elle supporta avec une invincible patience. Il se peut qu’elle eût été empoisonnée lors d’un déplacement à la cour, par une femme d’Aveiro à laquelle Joana avait reproché sa vie scandaleuse.

Elle s’éteignit le 12 mai 1490 et fut béatifiée en 1693.

La ville d’Aveiro l’a proclamée sa patronne céleste.

Joana n’est pas restée dans les lignes du Martyrologe.

 

 

Lucien Galan

1921-1968

 

Lucien Eugène Galan naquit le 9 décembre 1921 au hameau de la Moissetie (Golinhac, Aveyron), dans une famille d’agriculteurs.

Après ses études secondaires au collège d’Espalion, il passa (1942) au Grand séminaire de Rodez et, de là, en 1946,  aux Missions Etrangères de Paris et fut ordonné prêtre (1948).

Le 15 décembre 1948, il partit pour le Sichuan (Chine), où il arriva en mars 1949.

Il se mit tout de suite à l’étude du chinois, puis partit en juillet pour Mulochaiku ; en juin 1950, il partit au Hiens-chang.

Mais la révolution chinoise était en cours. Pendant un certain temps, le père Galan put encore se déplacer sans difficulté, mais en novembre il fut mis en prison, accusé d’être en relations avec des «rebelles» ; transféré à Hweili, il fut libéré grâce à l’intervention d’un prêtre chinois, Jean Yi. Mais il restait accusé d’avoir accepté des fermages de métayers, et il dut s’engager à tout restituer.

En décembre 1950, tous les étrangers durent se faire recenser au bureau de police. Le père Galan fut bloqué à Hweili : ne pouvant rejoindre sa paroisse, il s’occupa du dispensaire. On l’expulsa bientôt vers Hong-Kong (janvier 1952).

De là, il partit en avril pour une nouvelle mission, au Laos. Arrivé à Thakhek, il se mit à l’étude du laotien et fut nommé à Nason, d’où il rayonna vers d’autres périphéries, malgré la présence de soldats viêtminh. L’apostolat était fécond, les demandes de baptêmes nombreuses. Le père Galan eut la joie de bénir la nouvelle église de Nason, construite en style local.

Le père Galan déplorait que le travail des Occidentaux se limitaient aux infrastructures visibles : routes, ponts, hôpitaux, écoles, toutes choses utiles ; mais le travail en profondeur, la formation des esprits, était seulement le résultat de la présence des missionnaires : On a matérialisé des peuples qui sont portés surtout vers le spirituel, écrivit-il.

De 1957 à 1958, il fut curé intérimaire de Paksé, puis vint en France de 1959 à 1960. En repartant, il répondait : Eh bien, si on me tue, je resterai auprès de mes chrétiens !

Revenu au Laos, il se trouva au milieu des factions, et fut souvent soupçonné des uns contre les autres. En 1962, il s’établit à Nong-Khen (Muong-Khrai), en zone limitrophe, pour pouvoir rejoindre les chrétiens des deux côtés de la frontière : il fut plusieurs fois arrêté, puis relâché. En 1964-1965, nouvelle destination à Nong Sim. En décembre 1967, il reçut la charge de deux villages, Nong Mot et Nong Lou.

Toutes ces localités occasionnaient au père Galan de nombreux déplacements. Le dimanche 12 mai 1968, il prit avec lui deux jeunes catéchistes à Paksé, dont Thomas Khampheuane Inthirath qui avait seize ans. On devait rejoindre Paksé dans l’après-midi.

Sur la route, ils tombèrent dans une embuscade ; des balles immobilisèrent la voiture et Thomas fut tué sur le coup ; l’autre, grièvement blessé et laissé pour mort, put ensuite témoigner des faits. Des soldats parlant viêtnamien vinrent arrêter le père Galan, déjà blessé, et le fusillèrent un peu plus loin (ou l’achevèrent à coups de poignard).

Quand on put récupérer son corps, il portait des blessures graves dans le dos, vers le cœur, à la mâchoire, à la main gauche, à la cuisse droite.

C’est donc le 12 mai 1968 qu’il reçut la palme du martyre à Houey Makchan (Paksé, Champasak, Laos).

On a pu expliquer que le père Galan fut exécuté parce que, fréquentant souvent cette route, il pouvait savoir trop de choses sur les soldats communistes ou ceux qu’on appelait rebelles.

Lucien Galan a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Thomas Khampheuane Inthirath

1952-1968

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos.

Thomas Khampheuane Inthirath naquit en mai 1952 à Nong Sim (Champasak, Laos), longtemps désiré et attendu par ses pieux parents.

Son père, comme son grand-père, était le catéchiste du village et avait déjà connu la prison.

Thomas fut baptisé dans le vicariat apostolique de Pakse. On le connaissait pour son caractère pacifique et généreux. Simple, pur, ce garçon montrait tous les signes d’une probable vocation sacerdotale. Sa voie devait aboutir bientôt à la sainteté.

A quinze ans, il fut choisi par le père Lucien Galan pour entrer à l’école des catéchistes de Paksong, pour y recevoir une formation intellectuelle complète, y compris dans des matières plus théologiques comme la doctrine et la liturgie. C’était là un motif de grande joie pour le jeune adolescent.

L’année suivante cependant, le même père Galan revint à Paksong : il se dirigeait vers des villages éloignés pour leur apporter la Bonne Nouvelle, et avait besoin de deux compagnons. L’entreprise comportait des dangers, mais ces gens-là attendaient la visite du prêtre. Sans hésiter, deux étudiants se portèrent volontaires pour l’assister : Thomas et Khamdi.

L’expédition se passa bien. C’est au retour que la voiture fut prise en embuscade : le père Galan et Thomas furent abattus. C’était le 12 mai 1968 : peu de jours avant ou après, Thomas avait seize ans. 

C’était aussi le jour où l’on fête un autre jeune martyr du même âge, s.Pancrace.

Thomas reçut la palme du martyre à Houey Makchan (Paksong, Champasak, Laos).

On imagine la douleur des parents. Mais l’attitude du papa de Thomas fut à la hauteur d’un vrai disciple du Christ : il se dit fier que son fils ait donné sa vie pour sa Foi.

Thomas, comme le père Galan, a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens