Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 23:00

13 MAI

 

II.

Ste Glycère, fille d’un fonctionnaire romain, martyre à Héraclée.

? S Christantien, martyr en Italie, fêté à Ascoli, invoqué contre l’orage et la grêle.

Ste Rastragène, martyre de la chasteté à Soissons.

S Moeldod (Mac Eingin), abbé en Irlande.

IV.

S Mocius (Mutius), prêtre martyr à Byzance.

S Marcellien, deuxième évêque à Auxerre.

S Onésime, évêque à Soissons.

S Servais, évêque à Tongres ; la neige ne tombait jamais sur son tombeau, et il n’eut de successeur qu’un siècle plus tard.

VI.

S Jean le Silentiaire, évêque à Colonia, puis retiré à Jérusalem, mort à cent-quatre ans ; il savait garder le silence pendant des périodes entières.

Stes Agnès, abbesse à Poitiers, et Disciole, une de ses religieuses et nièce de s. Sauve.

S Flavius, évêque à Châlon-sur-Saône, après avoir été chancelier du roi s. Gontran.

VII.

S Pausicaque, médecin devenu évêque à Synnade.

VIII.

S Natalis, évêque à Milan.

Ste Rolende (Rollande), fille de prince, morte à Villiers-la-Poterie, où elle est invoquée contre la gravelle et les coliques ( XI.?).

XV.

Ste Gemma, bergère enlevée par le comte de Celano ; elle le convertit et vécut là en recluse.

Bse Maddalena Albrici, abbesse augustine à Brunate. 

XIX.

S André-Hubert Fournet, prêtre dans la Vienne, d’abord curé “tranquille” puis très zélé pendant la Révolution, parfois au péril de sa vie ; fondateur, avec la bse Elisabeth Bichier des Ages, de la congrégation des Filles de la Croix, pour l'enseignement et les soins des malades.

XX.

Apparition de Notre Dame à Fatima (1917).

B Joan Montpeó Masip (1918-1938), séminariste espagnol martyrisé près de Tarragona, béatifié en 2013.

Servais de Tongres

† 384

 

Des récits qui ressemblent à des contes fabuleux font de Servais un Arménien, d’une famille descendant de sainte Anne. Un ange - tout simplement - l’aurait transporté à Tongres (actuelle Belgique), tout en lui enseignant aussi les langues nécessaires à la prédication.

Le fait est que Servais se trouva être, au 3e siècle, le premier évêque de Tongres.

En 346, au concile de Cologne, Servais est un des co-signataires de la condamnation de l’évêque de cette ville, tombé dans l’erreur arienne. L’illustre évêque d’Alexandrie s’y trouvait aussi, Athanase, après son exil à Trèves entre 336 et 338.

En 347, à Sardique, Servais est encore présent pour confirmer le concile de Nicée.

En 359, Servais participa au concile de Rimini, où il ne craignit pas les menaces de toutes sortes des ennemis de la foi. Fatigué, il fut circonvenu par les ariens qui obtinrent un moment sa signature au bas d’une déclaration de foi frauduleuse. Il n’en ressortit que plus acharné contre l’erreur arienne.

Servais fut aussi envoyé en conciliateur entre les deux empereurs Magnence et Constance, mais sans succès.

L’évêque de Tongres connut d’avance les ravages des Huns et chercha par tous les moyens à en prévenir les chrétiens, s’offrant en sacrifice pour protéger le peuple du danger.

Il fit enfin le pèlerinage à Rome pour implorer la protection divine sur les villes de Tongres et de Metz : il y eut une apparition de saint Pierre, qui lui annonça cependant que Metz serait sauvée, par l’intercession de saint Etienne (premier évêque à Metz), mais que lui, Servais, ne verrait pas les maux qui s’abattraient sur son pays, qu’il devait vite regagner Tongres pour y préparer sa sépulture et se réfugier à Maëstricht pour attendre la volonté de Dieu. En même temps, saint Pierre lui aurait remis une clef en argent, confectionnée par les anges, qui aurait ensuite opéré beaucoup de miracles.

Au retour d’Italie, Servais fut un moment arrêté par les Huns en Italie, leur échappa, parvint dans les Vosges où il fit jaillir une source, avant de regagner son diocèse de Tongres.

Ses fidèles furent atterrés d’apprendre le sort qui les attendait, et la prochaine fin de leur évêque.

Servais connut le jour et l’heure de son trépas. Il mourut le 13 mai 384.

Le jour de ses obsèques, tous les malades présents furent guéris.

On remarqua que, lors des chutes de neige, son tombeau n’en était jamais recouvert, jusqu’à la construction d’une grande basilique en son honneur. 

Saint Servais fut honoré dans toute la Gaule et la Germanie. Plus tard, il fut proclamé spécial protecteur des Dominicains.

 

 

Agnès de Poitiers

† 588

 

Agnès grandit à la cour de sainte Radegonde, ce qui laisserait supposer qu’elle était une orpheline recueillie par la pieuse reine.

Quand celle-ci se fut retirée de la cour et consacrée à Dieu dans son monastère de Poitiers, elle voulut qu’Agnès fût placée à la tête des religieuses : la communauté nomma Agnès pour abbesse, qui reçut la bénédiction des mains de s.Germain de Paris (v. 28 mai).

On y observait la Règle donnée par s.Césaire d’Arles (v. 27 août).

La jeune abbesse gouverna avec grande sagesse ce monastère qui compta jusqu’à deux-cents moniales. S. Venance Fortunat (v. 14 décembre) en fait de vibrants éloges.

Agnès mourut le 13 mai 588, neuf mois après sainte Radegonde.

Sainte Agnès de Poitiers  est commémorée le 13 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Gemma de Goriano Sicoli

1372-1426

 

Cette Pierre précieuse (Gemma) était née vers 1372 d’une famille pauvre de San Sebastiano dei Marsi (L’Aquila, Abruzzes, Italie C), qui déménagèrent à Goriano Sicoli.

Durant une épidémie, Gemma devint orpheline et garda les troupeaux pour survivre.

La beauté de ses vertus se reflétait dans la beauté de ses jeunes traits, qui suscitèrent dans le cœur du Comte de Celano, Ruggeri, des sentiments peu honnêtes.

L’épisode se déroula en 1384, alors que Gemma avait douze ans. Le Comte s’approcha d’elle pour lui parler ; une autre version affirme qu’il la fit enlever ; la petite bergère cependant, forte de son amour pour Dieu, sut lui répondre de façon suffisamment convainquante pour que l’homme se sentît honteux de sa démarche.

Gemma alors le pria de lui construire une petite cellule en face de l’entrée de l’église, d’où elle pouvait apercevoir l’autel où l’on célébrait le Saint Sacrifice.

C’est là qu’elle vécut désormais jusqu’à la fin de ses jours, soit pendant un peu plus de quarante ans, dans la pénitence et la prière. 

La sainteté de Gemma fit accourir beaucoup de gens qui voulaient confier leurs intentions et demander des conseils à la Bergère, et qui en revenaient soulagés. 

Gemma vécut là pendant une quarantaine d’années, et s’éteignit le 13 mai 1426 (ou 1439 ?), jour où la commémore le Martyrologe. 

Après de nombreux miracles, le culte de la bienheureuse Gemma fut reconnu en 1890.

 

 

Maddalena Albrici

1415-1465

 

Maddalena était née vers 1415 à Côme (Italie N) de Nicola, un magistrat de la ville, qui eut aussi trois fils : Pietrolo, Zanino, Guasparino.

Encore toute jeune, elle fut vivement frappée par la misère à laquelle était réduite la population à la suite d’une grave famine. Un jour, elle prit la réserve de haricots de son père et alla la distribuer dans la rue ; à son retour, le papa lui dit que ces haricots étaient déjà promis, et qu’il fallait absolument les livrer ; Maddalena se mit à prier : la caisse se retrouva pleine à l’instant.

Après la mort de ses parents, M. alla prendre l’habit dans un monastère proche de Côme, mais une voix intérieure la dirigea vers la monastère Saint-André à Brunate, où vivaient des moniales sous la règle de Saint-Augustin. Cette règle l’enchantait et elle la fit connaître au point que beaucoup de novices se présentèrent et plusieurs autres couvents se rallièrent à l’Ordre. L’ordre augustinien admit la communauté de Brunate dans son giron en 1455.

Les Religieuses y vivaient parfois dans une extrême pauvreté. Maddalena eut l’occasion de montrer sa grande confiance en Dieu : un jour, la portière apporta un excellent pain qui fut déposé à l’accueil juste au moment du repas ; une autre fois, elle obtint de faire mûrir instantanément des cerises dans le jardin, dans un moment où les Religieuses souffraient terriblement de la soif.

D’autres miracles illustrèrent la sainteté de Maddalena et beaucoup de conversions eurent lieu.

Ses dernières années, Maddalena fut affligée d’une longue et pénible maladie, qu’elle supporta avec une patience exemplaire ; elle mourut le 12 mai 1465, pleines de mérites, qui furent couronnés en 1907, quand son culte fut reconnu.

Le Martyrologe la commémore le 13 mai.

 

 

André-Hubert Fournet

1752-1834

 

André-Hubert vit le jour le 6 décembre 1752 à Maillé (Poitiers, Haute-Vienne), avnat-dernier des dix enfants d’une famille assez aisée et très chrétienne.

Il fut baptisé le 7 décembre.

La parenté comptait rien moins que quatre oncles prêtres, un autre Capucin et deux tantes Filles de Notre-Dame. Peut-être fut-ce cette abondance de vocations qui suscita d’abord chez l’adolescent un certain mépris de la vie consacrée : il écrivit en effet en guise d’ex libris : Ce livre appartient à André-Hubert Fournet, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre. C’était une boutade, habituelle chez André-Hubert qui aimait bien la plaisanterie, mais le garçon cachait dans son cœur un tout autre désir.

Sa scolarité se passa à Chauvigny, puis au collège de Châtellerault, d’où il fugua, tant il avait en horreur ses études. Bien sûr, les parents le renvoyèrent, dûment admonesté.

Tant et si bien qu’il commença la carrière ecclésiastique à Poitiers ; il fut tonsuré en 1769 et reçut déjà un petit bénéfice.

Ceci ne l’intéressait pas ; il s’engagea dans l’armée, puis acheta un remplaçant, essaya d’être secrétaire, et échoua chez un de ses oncles, curé à Haims.

Cette nouvelle vie sobre et austère amena André-Hubert à se confesser vraiment, et il entra au Séminaire de Poitiers en 1774. Là, son application fut exemplaire et il fut ordonné prêtre en 1776.

Il fut nommé vicaire de son oncle à Haims, puis en 1779 à Maillé, avec un curé assez difficile de caractère. Bientôt, André-Hubert fut nommé curé pour succéder à son oncle, en 1783.

Il fut «bon prêtre», mais restait très mondain et faisait bonne chère. Jusqu’au jour où un mendiant se présenta chez lui à midi, au moment où il attendait des convives : comme le curé «n’avait rien», le mendiant explosa en lui reprochant sa table toute fumante. Qui sait si ce mendiant n’était pas quelque apparition céleste ?

De fait, le bon curé vendit ses meubles et son argenterie, se mit aux légumes, et changea son style de prédication. Son sacristain le lui fit remarquer avec satisfaction : avant, il prêchait si bien, que personne ne comprenait ; maintenant, tout le monde comprend.

A partir de 1791, il dut céder la paroisse à un prêtre assermenté et entra dans la clandestinité. Le Vendredi saint 1792, il fut arrêté avec une dizaine d’autres, qui s’étaient réunis pour prier ensemble l’office divin. Au cours du déplacement, l’abbé Fournet évita de justesse deux coups de baïonnette ; il n’en fut que légèrement blessé. Quand les prêtres furent libérés, ils entendirent sur leur chemin quelques apostrophes du genre : A l’eau ! à laquelle quelqu’un répondit : Voulez-vous gâter l’eau de la rivière en y jetant ce petit bonhomme ?

Peu après, deux gendarmes le repérèrent à nouveau. L’abbé étendit les bras devant une de ces croix plantée sur le bord de la route ; stupéfait, l’un des deux s’écria : Il faudrait être pire que Judas, et ils disparurent.

Par prudence, autant pour lui que surtout pour sa famille, il jugea opportun de quitter la France avec d’autres Confrères et gagna l’Espagne. Il fut assigné à une petite chapellenie à Los Arcos (Navarre). Il entreprit le pèlerinage de Compostelle, mais tomba malade et dut revenir au village, sur un âne qu’on lui avait vendu sans lui dire qu’il était aveugle… Il pensa entrer chez les Carmes, mais sans succès. Finalement en 1797, il regagna la France, passant la frontière de Béhobie, et retrouva Maillé, où un travail épuisant l’attendait pour célébrer baptêmes, mariages, sépultures pour toute une population qui n’avait pas confiance en son prêtre constitutionnel.

C’est ainsi que se présenta une certaine Demoiselle Bichier des Ages (voir au 26 août), qui allait, avec lui, donner naissance aux Filles de la Croix.

Désormais, il allait réserver le peu de santé qui lui restait à soutenir cette fondation. En 1820, il laissa la paroisse de Maillé, après trente-sept ans de présence, pour s’installer à quelques kilomètres de là, à La Puye, où se trouvait la maison des Religieuses.

Chaque jour, il leur tenait une petite conférence spirituelle, dont les thèmes prépondérants étaient Jésus au Calvaire et Marie au pied de la Croix.

Il continua cependant à aider le curé et d’autres prêtres des environs. Lors du concordat de 1804, son travail se trouva encore augmenté par la suppression de certaines paroisses, ou la vacance d’autres. Il suscita beaucoup de vocations sacerdotales.

Accablé de fatigue et d’années, mais fertile aussi en miracles (entre autres il multiplia une récolte de blé), il obtint de l’évêque un coadjuteur, l’abbé Taury, curé de Chauvigny.

André-Hubert Fournet célébra une dernière fois la Messe le 27 avril 1834, et mourut le 13 mai 1834.

Béatifié en 1926, il fut canonisé en 1933.

 

 

Joan Montpeó Masip

1918-1938

 

Joan était né le 31 octobre 1918 à Les Borges del Camp (Tarragona, Catalogne, Espagne), de Juan et Isabel.

Baptisé le 3 novembre suivant, il fut confirmé en 1930.

Ses parents apprécièrent sa constante obéissance envers eux, mais aussi envers les prêtres.

Il entendit l’appel de Dieu, mais sa santé n’était pas excellente, et les conditions économiques de la famille ne permettaient pas de payer la pension au séminaire. Aussi le garçon commença à étudier auprès du curé de la paroisse.

Ces études s’interrompaient de temps à autre lors des crises intermittentes de la maladie, que Joan supportait patiemment et qui, un beau jour, cessèrent de se manifester. Le prodige réjouit le jeune garçon, qui l’attribua à Notre-Dame de Lourdes. 

En été 1936, Joan se trouvait en compagnie des séminaristes de Tarragona, à La Seu d’Urgell, quand ils furent tous arrêtés, conduits à la prison de Lleida, où ils restèrent quelques semaines.

Successivement, on les transféra sur le bateau-prison du port de Tarragone, d’où furent libérés les plus jeunes.

Joan revint chez lui à Les Borges del Camp. Il priait et étudiait.

Le 9 mai 1938, des miliciens vinrent l’enlever pour le conduire à la prison de Riudecols, où les mauvais traitements, verbaux et physiques, ne lui furent pas épargnés.

Le 11 mai suivant, il fut interrogé.

Deux jours après, donc le 13 mai 1938 au soir, il fut assassiné non loin de la prison de Riudecols. Ses compagnons de prison entendirent les coups.

La date du 13 mai a été déduite de la notice diocésaine ; la date du 15 mai est donc probablement une erreur. 

En juillet de la même année, le corps du Martyr fut reconnu par le médecin légiste, qui déclara depuis avoir obtenu beaucoup de grâces par son intercession.

Joan, jeune séminariste de dix-huit ans, a été béatifié en 2013.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens