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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 23:00

15 MAI

 

III.

Ss Petrus, Andreas, Paulus et Dionysia, martyrs à Lampsaque ; Dionysia avait seize ans : elle fut décapitée pour avoir regretté l’apostasie d’un autre membre du groupe.

Ss Cassius (prêtre), Victorinus, Maximus, martyrs des Alamans à Clermont. 

?

S Libérateur, premier évêque à Ariano.

IV.

S Simplicius, martyr en Sardaigne.

S Eutice, prêtre martyr à Soriano.

S Achilleus le Thaumaturge, évêque à Larissa, un des membres du concile de Nicée ; il est patron de Presbo, où ont été transférées ses reliques.

S Rheticius, évêque à Autun après la mort de son épouse, tenu en très haute estime par l’empereur Constantin, par les saints Augustin et Jérôme.

V.

S Domnin, diacre à Plaisance.

S Primaël, de Grande-Bretagne, anachorète près de Quimper.

VI.

S Caleb (Elesbaan), roi chrétien en Éthiopie, mais assez cruel, finalement moine exemplaire à Jérusalem.

S Severinus, évêque à Septempeda, qui devint San Severino.

S Hilarus, fondateur d’un monastère près de Faenza, où furent ensuite des Camaldules.

S Melanius, évêque à Viviers.

VII.

S Franchy (Francoveus), moine puis solitaire près de Nevers.

S Ursus, évêque à Fano, dont il est patron secondaire.

IX.

S Rupert, duc de Bingen, fondateur d’hôpitaux, mort à vingt ans.

S Witesindo, un moment renégat sous l’empire de la peur, puis martyr à Cordoue.

X.

S Nicolas le Mystique, évêque à Constantinople ; son surnom était dû à son âge.

XI.

S Isidro, cultivateur madrilène, qu’on vit aidé dans son travail par deux anges ; retrouvé intact au début du XVIIe s., son corps fut à l’origine de la guérison miraculeuse du roi Philippe III ; trois ans après, Isidro sera le premier laïc canonisé par procédure officielle ; il est patron des cultivateurs et de la ville de Madrid.

XV.

B André Abellon, dominicain en Provence où il s’occupa de plusieurs monastères.

 

Martyrs de Lampsaque

† 251

 

Il s’agit ici de quatre Martyrs, dont on connaît les Actes authentiques. Ils étaient cinq, mais l’un d’eux apostasia, comme on va le voir.

Petros était un jeune homme. Invité par le proconsul Optimus à sacrifier à la déesse Vénus, il répondit : 

Je m’étonne que tu veuilles me persuader de sacrifier à une femme impudique et infâme dont les actions sont tellement honteuses qu’on ne pourrait les raconter sans rougir…

Le proconsul le fit étendre sur la roue, attaché avec des chaînes de fer. Tout autour étaient des pièces de bois qui frappaient le corps et brisaient les os du Héros. Finalement, il eut la tête tranchée.

Nicomaque, malheureusement, apostasia sous l’effet de la douleur. Remis à terre, il expira, brusquement étouffé en se mordant la langue. On dit que c’était là l’action du Diable.

Andreas et Paulos furent jetés en prison pendant la nuit ; le lendemain, ils persévéraient dans leur foi, malgré les coups de bâton ; finalement, ils furent livrés à la foule, qui les lapida.

Dionysia, une jeune fille de seize ans qui se trouvait dans la foule, reprocha à Nicomaque son péché et, pour cette attitude, fut arrêtée et remise à deux jeunes débauchés, qui s’épuisèrent à la provoquer. Dans la nuit, l’ange gardien de Denise leur apparut, plein de lumière ; ils en furent tellement bouleversés qu’ils demandèrent à Denise d’intercéder pour qu’il ne leur arrivât rien. 

Le lendemain, on avertit Dionysia que ses deux Compagnons Andreas et Paulos étaient lapidés. Elle se précipita hors de sa prison et alla rejoindre les deux Héros qui étaient en train d’expirer, voulant s’associer à leur mort pour être avec eux au Paradis. Mais on ne l’ «exauça» pas : on l’éloigna de là et on la décapita.

C’était sous l’empereur Dèce, le 15 mai 251.

Les saints Martyrs de Lampsaque, Petros, Andreas, Paulos et Dionysia, sont commémorés le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martyrs de Clermont

† 260

 

Il s’agit ici de trois Martyrs qui moururent pour leur foi lors de l’invasion des Alamans.

Leur chef Chrocus arriva à Clermont, et mit à mort beaucoup de Chrétiens, dont on a retenu trois noms : 

Cassius, prêtre ; 

Victorinus

Maximus.

C’était en 260.

Les saints Martyrs de Clermont, Cassius, Victorinus et Maximus, sont commémorés le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simplicius de Fausina

† 304

 

Simplicius était un prêtre à Fausina (auj. Terranuova), Sardaigne. Il y eut quelque hésitation à reconnaître ou non à ce Martyr la qualité d’évêque, mais s’il l’avait été, on trouverait fort étonnant que son successeur ne fût nommé qu’après trois siècles de vacance.

Il subit le martyre en 304, transpercé d’une lance sous le préfet Barbarus, précisait l’ancien Martyrologe, sans jeu de mots. Toutefois, le Martyrologe actuel ne lui attribue pas non plus le titre de Martyr, qui est peut-être incertain.

On donnait à Simplicius trois Compagnons, qui ne sont pas nommés dans le Martyrologe : Diocletianus, Florentius, Rosula.

La proche cité épiscopale fut Civita, absorbée plus tard par le diocèse de Pise, puis d’Ampurias, enfin de Porto Torrès.

Saint Simplicius de Fausina est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Achilleus de Larissa

† 330

 

Avant d’être évêque à Larissa (Thessalie, Grèce CE), Achilleus fit les pèlerinages de Jérusalem et de Rome.

C’est dans la Ville éternelle qu’il reçut l’épiscopat.

Il participa au concile de Nicée (325).

Son activité pastorale fut marquée par une grande sollicitude pour les pauvres, les malades et les étrangers.

On lui a attribué le surnom de Thaumaturge, mais on n’a pas trouvé de récits illustrant ces nombreux et éclatants miracles.

Sa mort eut lieu en 330.

En 978, ses reliques furent portées à Presbo, qui prit alors le nom d’Achilli (Bulgarie). Depuis cet événement, ladite ville l’a pris comme céleste Patron.

Il ne faut pas le confondre avec le Martyr du même nom, fêté avec s.Nérée le 12 mai.

Saint Achilleus de Larissa est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rheticius d’Autun

† 334

 

Né d’une famille noble de Gaule, Rheticius naquit à Autun (act. 71).

A cette époque, enseignait dans cette ville un certain Eumène, qui prêchait alors l’idolâtrie. Malgré cette erreur, il était un professeur célèbre, et Rheticius suivit ses leçons.

Il se maria, mais son épouse mourut bientôt. Rheticius se donna entièrement à Dieu.

Vers 310, il devint le troisième évêque d’Autun.

Or en 311, l’empereur Constantin s’arrêta à Autun et rencontra providentiellement Rheticius, qui lui expliqua les premiers éléments de la religion chrétienne.

Rheticius eut une place de premier rang dans les assemblées conciliaires : en 313, il était aux côtés du pape Melchiade à Rome ; en 314, il était un des treize évêques de Gaule réunis en Arles ; dans les deux cas, il s’agissait d’examiner et de condamner le donatisme. La doctrine et l’éloquence de Rheticius s’imposa.

On connaît de lui deux ouvrages importants, dont on n’a malheureusement que des extraits : un traité contre les novatiens et un Commentaire sur le Cantique des Cantiques. Saint Jérôme (v. 30 septembre) en a parlé avec admiration. De Rheticius saint Augustin disait qu’il était un homme de Dieu.

Pour rehausser encore la solennité du baptême, il fit apporter de Terre Saine de l’eau du Jourdain, qu’il mélangea à celle de son baptistère.

Rheticius mourut vers 334.

Saint Rheticius d’Autun est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Elesbaan Caleb

† 535

 

Elesbaan était un roi éthiopien du 6e siècle. 

Son nom connut plusieurs variantes.

Un historien grec écrivit Ellatzbaas. Les Ethiopiens nommèrent leur roi Caleb, un nom à la résonnance biblique ; les Arabes, qui n’aimaient pas le roi d’Axoum, transformèrent son nom en al-asbah, «lie-de-vin».

L’historien dont il est question, Cosmas Indicopleustis («navigateur de l’Inde»), était présent dans le port d’Abdulis, quand Elesbaan y formait sa flotte.

Après avoir vaincu les ennemis du Christ, Élesbaan envoya sa couronne royale à Jérusalem, au temps de l'empereur Justin ; puis, après avoir mené la vie monastique, selon le vœu qu'il en avait fait, il s'en alla vers le Seigneur.

On a retrouvé des monnaies de cette époque, dont certaines émanent d’un prince chrétien.

Fêté par les Ethiopiens le 15 mai, saint Elesbaan a été inscrit en ce jour au Martyrologe Romain.

 

 

Severinus de Septempeda

† 545

 

Severinus avait un frère, nommé Victorinus. 

Tous deux distribuèrent aux pauvres leurs biens, qui étaient importants, et se retirèrent dans un ermitage du Monte Nero, proche de Septempeda ; Victorinus en particulier se retira dans une grotte de Pioraco.

Le bruit de leur sainteté parvint aux oreilles du pape Vigile, qui les nomma évêques : Severinus à Septempeda, Victorinus à Camerino. Toutefois, l’élection de Victorinus semble inexacte (ou douteuse), car son nom n’apparaît pas dans la liste épiscopale de Camerino. 

Selon certains, Severinus aurait été présent au moment de la destruction de la ville lors d’une invasion des Goths ou des Lombards ; selon d’autres, il pourrait même avoir été cet évêque Severus présent au concile de Sardica deux siècles plus tôt (vers 343).

Si l’on exclut cette dernière hypothèse, Severinus mourut vers 545. Septempeda, ville des Marches (Italie CE) devint justement San Severino des Marches.

Saint Severinus de Septempeda est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

Actuellement, le diocèse de Septempeda (San Severino) a été absorbé par celui de Camerino.

 

 

Rupert de Bingen

712-732

 

Rupert (qui pourrait se traduire par Robert) naquit vers 712 à Bingen (Mayence, Rhénanie, Allemagne W), d’un père encore païen, Robolaus, et d’une noble chrétienne, Berta.

Vers 715, le père mourut ; la maman mit toute son attention à éduquer son fils unique dans la droiture et la piété.

Rupert fut conquis par l’amour de Dieu et par la compassion envers les pauvres. Il n’en rencontrait jamais sans leur adresser quelques mots de consolation et quelque aumône.

Vers 724, sa mère lui procura une joie indicible en lui annonçant qu’elle voulait fonder un monastère où les pauvres seraient secourus.

A quinze ans, il fit le pèlerinage à Rome.

Par la suite, il consacra la plus grande partie de ses biens à fonder des hôpitaux. Il n’avait pas de plus grande joie que de visiter ces maisons et de soigner lui-même les malades.

Une de ses dernières fondations fut le monastère proche de Bingen, où il aimait se retirer.

C’est là qu’il mourut, vers 732, à vingt ans.

Saint Rupert de Bingen est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

La biographie de s.Rupert a été écrite par sainte Hildegard de Bingen, qui vécut dans ce monastère quatre siècle plus tard (v. 17 septembre).

 

 

Witesindo de Cordoue

† 855

 

L’attitude de Witedinso va en aider plus d’un à persévérer dans le témoignage de la Foi.

C’était une personne laïque des environs de Cordoue, à Cabra.

Chrétien, il prit peur devant les menaces des Musulmans, qui avaient déjà exécuté une trentaine de prêtres et de vierges. C’est que les Musulmans ne tolèrent pas qu’on dénigre la loi coranique et son Auteur.

Witesindo, donc, se laissa aller à renier sa foi chrétienne. Sommé cependant d’invoquer Allah et son Prophète, il s’y refusa et, cette fois-ci, fut condamné à mort comme renégat.

Il fut décapité en 855, un jour que s.Eulogio (v. 11 mars) ne précise pas.

Saint Witesindo est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Isidro le Laboureur

1082-1172

 

Né vers 1082 à Madrid (Espagne), Isidro de Merlo y Quintana était le fils de parents très humbles, qui lui enseignèrent à aimer Dieu et à haïr le péché.

Isidro ne fit pas d’études ; sa science lui venait de son élévation spirituelle et de la grâce de Dieu.

Ce grand garçon de deux mètres se mit au service d’un seigneur du pays, Juan (ou Ivan) de Vargas, et épousa une pieuse fille, María Toribia, ou María de la Cabeza (voir au 9 septembre), qui eut un fils.

On rencontre généralement le récit du miracle intervenu lors de la chute du bébé de María dans un puits : elle pria avec son mari, et les eaux du puits montèrent jusqu’à rapporter l’enfant tout souriant. Cet enfant est d’ailleurs vénéré comme saint Illán (localement fêté le 16 mai en Espagne).

Isidro, de son côté, menait une vie toute de piété, sans délaisser jamais son travail. Il visitait les églises de Madrid, priait beaucoup, surtout les jours de fêtes, et y entendait la Messe.

Il fut cependant accusé de négligence pour tant d’heures accordées à la piété (qu’il prenait en réalité sur son sommeil et non sur son travail) : son patron l’observa, et remarqua deux personnages qui l’accompagnaient près de la charrue ; il l’interrogea sur cette présence, et Isidro lui révéla que c’étaient deux anges.

Isidro était aussi libéral que possible, donnant son repas aux pauvres, et aux animaux également. Il portait ainsi au moulin un sac de blé, dont il envoya une partie aux oiseaux du ciel ; mais de retour du moulin, il rapporta la quantité de farine correspondant au sac entier.

Isidro mourut le 15 mai, en 1172 à quatre-vingt-dix ans (ou même plus, si l’on admet qu’il mourut vers 1130). Certains le font mourir plutôt un 30 novembre. Son épouse María mourut quelques années plus tard.

Il fut béatifié en 1619, et canonisé en 1622, mais la bulle de canonisation fut, dit-on, publiée seulement en 1724.

San Isidro est évidemment le saint Patron des cultivateurs, ainsi que des ingénieurs agricoles et agronomes (qui ne le savent peut-être pas).

 

 

André Abellon

1375-1450

 

André Abellon naquit vers 1375 à Saint-Maximin (Var) de parents aubergistes.

Jeune encore, il entra dans l’Ordre dominicain.

De Saint-Maximin, on l’envoya enseigner les arts libéraux à Marseille, puis étudier la théologie à Toulouse, et enseigner la philosophie à Montpellier.

En 1403, il fut Lecteur (professeur) en Avignon.

En 1408, il reçut le doctorat.

Sa vie fut très active et l’on a du mal de le suivre dans tous ses déplacements : 

En 1409, il fut vicaire du couvent de Saint-Maximin, professeur à Paris, en Avignon et à Montpellier, en même temps qu’il prêchait en Provence et dans le Comtat-Venaissin.

En Aix-en-Provence, où il prêcha le plus souvent, et même durant l’épidémie de peste de 1415, il encouragea les habitants à supporter patiemment le fléau tout en aidant généreusement les malades. La mortalité y fut d’ailleurs moins élevée qu’ailleurs, ce qu’on attribua à sa prière.

En 1419, il fut élu prieur à Saint-Maximin, et il y introduisit la réforme. D’ailleurs il y fut réélu en 1425. Il s’y montra excellent administrateur, pourvoyant le monastère de rentes suffisantes - qu’il sut habilement obtenir aussi de Louis II d’Anjou et de sa femme Yolande d’Aragon. On lui doit le cloître et le chœur du monastère.

Il faut signaler ici qu’on attribue aussi à l’habile main d’André quatre peintures qui se trouvent actuellement en la basilique Sainte-Marie-Madeleine à Saint-Maximin.

En 1432, il fut nommé au couvent d’Arles, avec la même mission de réforme. Celle-ci fut brève. Dès la fin de l’année, il regagna Saint-Maximin. En 1436 il alla au couvent d’Aix-en-Provence, dont il fut deux fois élu prieur, mais il renonça à cette deuxième élection.

Après un nouveau séjour à Marseille, il revint à Aix, où il s’éteignit le 15 mai 1450.

Ses reliques furent re-découvertes lors de la restauration de l’église au 19e siècle, et André Abellon fut béatifié en 1902.

 

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