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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 23:00

16 MAI

 

?

Ss Felix et Gennadius, martyrs à Uzalum.
Ss Aquilin et Victorien, martyrs à Isaurie.

Ste Maxime, vierge à Fréjus.

III.

S Fort, premier évêque à Bordeaux et martyr (?) ; chaque année les mamans avec leurs enfants accourent sur son tombeau ; peut-être pieuse déformation du “saint Feretrum”, “saint brancard” d’où l’on portait la châsse de s. Seurin, et qui devint le saint fort… et s. Fort.

IV.

Ss Florentius et Diocletianus, martyrs à Osimo.

S Peregrinus, premier évêque à Auxerre, martyr.

Ss Abdas et Ebedjesus, évêques en Perse, martyrs avec trente-huit Compagnons : seize prêtres, neuf diacres, six moines, sept vierges.

S Hilaire, évêque à Pavie.

V.

S Possidius, évêque à Calama, disciple et historien de s. Augustin, patron de La Mirandola où sont ses reliques.

VI.

S Fidolus, abbé à l’Isle-Aumont.

S Brendan, abbé à Clonfert.

S Carantoc, abbé et évêque à Cardigan.

S Eman, venu de Cappadoce en Gaule, prêtre, martyr dans la région de Chartres.

S Honoré, évêque à Amiens ; il vit un jour la main du Christ qui consacrait en même temps que lui ; il fut invoqué pour mettre fin à la sécheresse, mais il reste le patron des boulangers.

S Germier, mystérieux évêque à Toulouse, où il aurait été nommé par Clovis.

VII.

S Geins, solitaire à Bausset, où il fit jaillir une source d’eau et de vin.

VIII.

S Annobert (Alnobert), évêque à Sées. 

XII.

S Geins, solitaire (différent de celui du même nom et du même jour), au même lieu.

S Ubaldo, évêque à Gubbio où il réforma le chapître et résista à Frédéric Barberousse.

XIII.

B Adamo, abbé bénédictin à San Savino, invoqué contre l’épilepsie.

S Simon Stock, carme anglais, favorisé d’une très fameuse vision de la Sainte Vierge.

XIV.    

S Jean Népomucène, prêtre bohème, martyrisé sur ordre du roi qui voulait en obtenir le secret des confessions de sa femme ; le 20 mars au Martyrologe.

XVII.

S Andrzej Bobola, jésuite polonais, horriblement torturé en Lituanie, et dont le corps fut retrouvé intact quarante-cinq ans plus tard.

XX.

B Michał Woźniak (1875-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

B Vladimir Ghika (1873-1954), prélat catholique, de famille roumaine princière et orthodoxe, martyr, mort en prison près de Bucarest, béatifié en 2013.

Felix et Gennadius d’Uzalum

?

 

Uzalum était une localité d’Afrique proconsulaire (act. Tunisie) et se trouvait non loin d’Utica (et de Carthage).

C’est là que furent martyrisés Felix et Gennadius, à une époque et dans des circonstances que nous ignorons.

Saints Felix et Gennadius d’Uzalum sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Florentius et Diocletianus d’Osimo

† 301

 

On a déjà parlé de ces deux Martyrs dans la notice de s.Anthimus (v. 11 mai).

Ils venaient d’Orient et furent disciples d’Anthimus à Rome.

Fuyant la persécution qui commençait, ils se réfugièrent à Osimo, chez le proconsul Piinianus, mais la populace les retrouva et les lapida.

Saints Florentius et Diocletianus sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Peregrinus d’Auxerre

† 304

 

Peregrinus (Pèlerin) venait de Rome, envoyé par le pape Xyste II, avec des compagnons : le prêtre Marsus, le diacre Corcodemus, les sous-diacres Iovinianus et Alexander, le lecteur Iovinianus.

Leur voyage passa par Marseille et Lyon, où ils accomplirent déjà quelques prodiges.

Ils parvinrent à Autissiodorum, l’actuelle Auxerre (89), où déjà se firent des conversions. On mit fin au culte d’Icauna, la déesse personnifiée de l’Yonne et on planta la croix du Christ.

Mais à quelques lieues de là, se trouvait le centre d’un culte païen, avec un temple dédié à Jupiter. Peregrinus ne tarda pas à s’y présenter pour prêcher la Vérité. Mais là, on se jeta sur lui, on le conduisit au préfet romain. Peregrinus fut immédiatement remis aux soldats et aux bourreaux ; roué de coups, épuisé de mauvais traitements, il allait expirer quand il reçut un coup d’épée qui lui trancha la tête.

C’était le 16 mai 304 (certains voudraient avancer cette date aux années 250).

Saint Peregrinus d’Auxerre est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abdas et Ebedjesus de Perse

† 375

 

Ces deux évêques furent très liés à leur saint Confrère, Marutha (v. 16 février).

Abdas était évêque de Suse (ou Chouchan dans la Bible, auj. Shush, Iran SW).

Un incident remit en cause la bonne entente à laquelle étaient parvenus le roi Yazdgard 1er et Marutha. Un prêtre chrétien d’Hormizd-Ardachir avait détruit l’autel du feu des Zoroastriens et le roi exigeait que les chrétiens de Suse le reconstruisissent à leurs frais, ce que refusa Abdas.

Ebedjesus était évêque de Nisibe (auj. Nusaybin, Mardin, Turquie SE).

On n’en sait pas grand-chose ; il mentionne des œuvres de Marutha. On a de lui aussi une homélie pour le dimanche de Quasimodo.

En 375, sous le roi Sapor II, ils furent martyrisés, ainsi que seize prêtres, neuf diacres, six moines et sept vierges, mais pas aux mêmes jours ni aux mêmes endroits.

Abdas fut décapité à Ledan, le 28 mai, avec les prêtres, les diacres et les moines. 

Ebedjesu et le prêtre Abdalah furent décapités quelques jours plus tard ; comme ils ne pouvaient plus marcher parce qu’on leur avait brisé tous les os, on dut les porter de la prison à l’endroit du martyre. Les vierges furent envoyées à Lapet, chargées de chaînes, pour y être jugées ; la foule indignée protestait contre les mauvais traitements qu’on infligeait à ces pauvres innocentes, mais elles furent aussi décapitées sans tarder.

Le Martyrologe actuel ne reprend pas les noms des trente-huit Compagnons des deux Evêques, mais on les connaît ; les voici : 

Les seize prêtres :  trois Abdalah, Simeon, Abraham, Aba, Ajabel, Joseph, Han, trois Ebedjesu, Jean, Maris, Barhadbesciab, Rozicha.

Les neuf diacres : Eliab, Ebedjesu, Han, Marjab, deux Maris, Abdia, Barhadbesciab, Simeon.

Les six moines : Papa, Evoles, deux Ebedjesu, Phachide, Samuel.

Les sept vierges : deux Maria, Tathe, Eme, Adrame, Mame, Marache.

Saints Abdas et Ebedjesus de Perse, avec leurs trente-huit Compagnons sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Possidius de Calama

† 440

 

Possidius fut disciple de s.Augustin (v. 28 août) à Hippone, où il connut Alypius (v. 15 août), le successeur d’Augustin.

Il est resté célèbre pour l’amitié qui le lia à s.Augustin ; la biographie qu’il en écrivit nous est particulièrement précieuse pour son authenticité et sa précision historique.

En 397, il fut élu évêque de Calama (ou Malaca, act. Guelma, Algérie).

Avec Augustin, il lutta conte le donatisme, assista au concile de Milève contre le pélagianisme (416).

Il assistait encore son Ami sur son lit de mort en 430.

On présume qu’il mourut après 437, mais sans certitude.

Saint Possidius de Calama est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fidolus d’Isle-Aumont

480-540

 

Fidolus, qu’on a traduit ou orthographié diversement en français : Phal, Fal, Fidole, Fidèle, Fiel, naquit vers 480 à Clermont, d’un père «sénateur», soit gouverneur de la province.

Vers 526, l’armée de Théodoric, roi d’Austrasie, l’enleva et le fit prisonnier. Aventinus, un célèbre moine des environs de Troyes, divinement informé, le racheta pour douze pièces d’or et l’orienta dans la pratique des vertus. Effectivement, Fidolus se montra exemplaire par son humilité, son obéissance, son esprit d’oraison… et ses mortifications.

Aventinus le fit ordonner prêtre et le nomma prieur de sa communauté d’Isle-Aumont. Puis désirant se retirer, il établit Fidolus abbé.

Pour les moines, Fidolus savait conserver un juste milieu entre l’indulgence et la sévérité, mais il était beaucoup moins indulgent pour lui-même.

Il fit quantité de miracles : deux aveugles furent guéris par un seul signe de croix ; un homme atteint de la rage fut guéri. Ces miracles ne cessèrent pas après la mort de Fidolus, bien au contraire.

Fidolus mourut le 16 mai, vers 540.

Saint Phal est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

C’est de la localité de Saint-Phal que sainte Jehanne d’Arc (v. 30 mai) écrivit aux Troyens, leur demandant d’ouvrir les portes au gentil Roy de France. C’est pour cette raison que le blason de Saint-Phal porte la tête de Jehanne d’Arc.

Quant à l’abbaye d’Isle-Aumont, qui prit le nom d’Isle-Saint-Aventin, elle fut détruite lors d’une invasion des Vikings, et remplacée en 1097 par un prieuré bénédictin, dépendant de Molesme.

 

 

Brendan de Clonfert

484-571

 

Brendan, en irlandais Breanainn, naquit vers 484 à Ciarraight Luachra (Munster, Irlande). Il eut une sœur.

Il reçut le baptême des mains de l’évêque Erec.

Il étudia à l’abbaye de Llancarfan, où il étudia le latin, le grec, les mathématiques, la littérature, la médecine et l’astronomie.

Un très ancien et célèbre manuscrit raconte la Navigatio sancti Brendani, récit apparemment fabuleux de grands et longs voyages que Brendan aurait effectués.

Vers 515, son premier voyage l’aurait conduit aux îles Féroé et en Islande. Vers 530, il s’aventura sur l’Atlantique, pendant sept ans, et serait arrivé aux Canaries ; vers 545, il aurait rejoint les Açores ou même les Antilles, qu’il comparait au Paradis.

Il voyagea beaucoup (vingt-cinq ans, dit-on, mais le chiffre est exagéré) dans les îles Britanniques, en Bretagne ; il serait à l’origine d’un monastère à Aleth.

En 561, donc quinze ans après son dernier voyage, il aurait fondé le célèbre monastère de Clonfert.

Brendan aurait écrit une Règle monastique sous la dictée des anges.

Il mourut vers 577, près de sa sœur, qui avait fondé de son côté l’abbaye d’Enach Dvin.

Saint Brendan est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Carantoc de Cardigan

6e siècle

 

Diverses histoires, parfois extrêmement fabuleuses, ont circulé sur Carantoc, confondant probablement plusieurs personnages. On a déjà rencontré s.Caradoc (v. 13 avril) ; voici Carantoc.

Celui que l’on nomme ici Carantoc est présenté, selon les endroits, comme Carannog en gallois, Cairnech en irlandais, Karanteg en breton, Carantock en anglais, Carantocus en latin, etc (!).

Carantoc - appelons-le ainsi - serait né au 5e siècle en l’île de Bretagne, fils du roi Keredig et petit-fils de Cuneda, qui fonda la Pays de Galles après le départ des Romains.

Quand on proposa à Carantoc la succession de son vieux père, il aurait pris peur devant cette responsabilité et se serait enfui, devenant désormais un moine itinérant.

Il fonda l’église de Llangrannog, avant d’aller se fixer en Irlande, auprès de s.Patrice (v. 17 mars). Puis il se déplaça : au Pays de Galles, en Armorique, de nouveau au Pays de Galles et dans le Somerset, enfin en Cornouaille.

Au Pays de Galles, il aurait fondé un monastère, où une sainte amitié se tissa entre lui et son disciple, s.Tenenan, qu’il guérit de la lèpre.

Au Somerset, le roi Arthur lui fit le don d’un grand terrain pour fonder un autre monastère.

En Cornouailles, il fonda une église, à Crantock.

Le passage de Carantoc en Armorique est peut-être attesté par la toponymie : Ranngrannog, Carantec, Grannog…

Carantoc serait aussi passé en Franche-Comté, où il fit cesser une grave famine dont souffrait s.Colomban (v. 23 novembre) et ses moines à Luxeuil, à moins que Colomban ait été favorisé d’une apparition miraculeuse de Carantoc.

Il serait aussi devenu évêque de Cardigan (Pays de Galles), d’après le Martyrologe.

C’est en Irlande qu’il serait mort, au terme de ces longues pérégrinations.

Saint Carantoc est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain, qui le nomme évêque et abbé de Cardigan.

Honoré d’Amiens

† 600

 

Honoratus serait né à Port-le-Grand (Abbeville, Somme) dans la famille des comtes de Ponthieu.

C’est peut-être sur l’anecdote suivante, remontant à son adolescence, que s’appuie la tradition du protecteur des boulangers.

Lorsque le jeune Honoratus fit part à la domestique qu’il voulait devenir prêtre, cette dernière était en train d’enfourner le pain et lui répondit, moqueuse : Tu seras évêque quand ma pelle aura des feuilles. La pelle se mit à verdir !

On raconte cependant qu’Honoratus montra de bonnes dispositions dès son jeune âge. Il eut pour maître l’évêque d’Amiens, Beatus, à la mort duquel il succéda, vers 554. 

Un prodige aurait eu lieu au moment où l’on manifestait ce choix à Honoratus : alors que par modestie il refusait, un rayon de lumière et une mystérieuse huile apparurent sur sa tête.

Devenu évêque, il fit l’heureuse invention des reliques des saints Fuscianus et Victoricus (v. 11 décembre).

Durant une célébration liturgique, il aurait eu la vision du Christ qui, de sa main, consacrait avec lui le Pain eucharistique.

Honoratus mourut à Port-le-Grand vers l’an 600.

En 1060, une grave sécheresse cessa à Amiens après qu’on ait porté en procession la châsse de saint Honoré.

Au 13e siècle, fut construite à Paris une grande église Saint-Honoré, qui abrita au 15e siècle la première confrérie de boulangers (l’église fut détruite sous la Révolution et il n’en reste que le faubourg et la rue). C’est donc en l’honneur du Patron des boulangers qu’on a donné le nom de saint-honoré au fameux gâteau à la crème.

Saint Honoré est commémoré, très laconiquement, le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Germier de Toulouse

† 691

 

La figure de Germier reste enveloppée de mystère.

Il aurait été évêque de Toulouse, après Erembert (v. 14 mai), et aurait été sacré évêque par un certain Tornoald, qu’on ne trouve dans aucune liste épiscopale.

Un de ses grands mérites, d’après le Martyrologe, fut d’avoir développé le culte envers s.Saturninus, le fondateur du diocèse de Toulouse (v. 29 novembre).

Il serait mort vers 691.

Saint Germier de Toulouse est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

Ubaldo Baldassini

1084-1160

 

Ubaldo Baldassini naquit vers 1084 à Gubbio, de Rovaldo ; il eut une sœur.

Orphelin de père, il fut confié à son oncle, qui s’appelait lui-même Ubaldo et qui le fit étudier auprès des chanoines de San Secondo, puis de San Mariano.

Une de ses premières expériences négatives, fut d’observer la vie immorale du clergé. Il retourna à San Secondo et fut ordonné prêtre en 1114. Nommé à son tour chanoine, il fit une retraite chez les chanoines de Ravenne pour s’imprégner de l’esprit canonical et s’employa ensuite à restaurer un style de vie exemplaire parmi les chanoines de la cathédrale. 

En 1125, un incendie ravagea la ville de Gubbio ; les bâtiments du chapitre furent détruits ; Ubaldo se retira à Fonte Avellana pour y vivre en simple moine, mais le prieur le convainquit d’aller restaurer le chapitre de Gubbio : Ubaldo obéit et le chapitre prit un essor merveilleux.

En 1126, il refusa l’évêché de Pérouse, mais dut accepter celui de Gubbio en 1128. Il allait se montrer vrai pasteur.

D’abord, il continua de vivre dans la pauvreté et resta inflexible à refuser des dignités à sa parenté. Ensuite, il se montra homme de paix et de pardon, en plusieurs occasions mémorables.

Ainsi, il reprocha à un maçon, chargé de travaux sur les murs de la ville, d’avoir commis des dégâts dans la vigne d’un voisin ; le maçon s’emporta et lança l’évêque dans une cuve de mortier frais ; Ubaldo retourna à l’évêché comme si de rien n’était ; mais quand la population réclama le bannissement du coupable, l’évêque le convoqua et lui dit : Donne-moi le baiser de paix, et que le Seigneur tout-puissant te remette cela et tous tes péchés.

Lors d’une sédition au cœur de la ville, Ubaldo intervint entre les deux factions, qui l’accablèrent de pierres. Le croyant mort, les combattants s’arrêtèrent stupéfaits et navrés ; l’évêque se releva cependant, pour la joie de tous, ayant épargné de plus grands malheurs à la ville.

Par sa prière, il obtint la cessation du siège de Gubbio par les villes voisines. Pour se venger, celles-ci appelèrent Frédéric Barberousse, qui venait de saccager Spolète, d’aller saccager aussi Gubbio. Ubaldo alla courageusement au-devant de l’empereur qui, conquis par la douceur de l’évêque, le traita très respectueusement et épargna la ville (1155).

Les dernières années d’Ubaldo furent douloureuses : il se cassa deux fois la jambe et une fois le bras droit et son corps fut couvert d’ulcères. Patient, Ubaldo supporta ces maux jusqu’à la fin, au soir de la Pentecôte, 16 mai 1160.

Les habitants de Gubbio vénèrent ainsi leur évêque : 

Si vis salutem Patriæ

Gens Eugubina Præsulem

Ubaldum semper invoca

ipsumque exora ut protegat.

 

«Si tu veux le salut de ta ville, ô peuple de Gubbio, invoque toujours l’Evêque Ubaldo et supplie-le de te protéger».

Ubaldo Baldassini de Gubbio fut canonisé en 1192. Son culte s’est répandu jusqu’en Alsace.

 

 

Adamo de Fermo

?-1209

 

Adamo naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Fermo (Marches, Italie CE).

On ne nous renseigne pas davantage sur ses origines.

Il mena quelque temps la vie de solitaire, puis entra dans le proche monastère bénédictin de San Savino, dont il devint abbé.

Sa mort advint (très probablement) le 16 mai 1209 (1213 ?) et il fut considéré comme Saint.

On l’invoque contre l’épilepsie.

Le Martyrologe le mentionne brièvement au 16 mai.

 

 

Simon Stock

1164-1265

 

Simon Stock semble poser quelques problèmes aux historiens scrupuleux.

Il serait né en 1264 dans le Kent (Angleterre) et aurait porté d’abord le nom de John.

Le nom même de Stock («tronc d’arbre») lui aurait été donné parce qu’à l’âge de douze ans il se serait retiré dans le tronc d’un grand chêne, pour y mener une vie d’ermite.

En 1213, il serait entré dans l’Ordre du Carmel, récemment établi en Angleterre à Aylesford (Kent) et aurait été nommé vicaire de l’Ordre pour les provinces occidentales dès 1215.

En 1226, il eut une audience du pape à Rome, et partit en Terre Sainte pour assister au chapitre général de 1237, et fut de retour en Angleterre en 1245, après le concile de Lyon.

D’après une autre tradition, les événements précédents se seraient succédé diversement : Simon ne serait entré au Carmel qu’après son pèlerinage en Terre Sainte ; puis, à la suite de la reprise de la Palestine par les Turcs (Jérusalem était tombée en 1187), les Carmes avaient dû se replier en Europe.

En Angleterre, Simon montra tout son zèle pour l’expansion et l’affermissement de l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. En 1247, à quatre-vingt-deux ans, il fut élu Général de l’Ordre : il fonda plusieurs maisons (Cambridge, Oxford en 1248, Paris et Bologne en 1260), obtint l’approbation papale de l’Ordre et de la règle.

C’est en 1251, à Cambridge, que Simon aurait eu la si fameuse apparition de la Sainte Vierge lui présentant le scapulaire qu’elle désirait faire porter aux membres de l’Ordre, et promettant que tous ceux qui le porteraient, seraient assurés d’entrer dans la Vie éternelle.

C’est au cours d’un voyage pour visiter les maisons de l’Ordre, que Simon Stock mourut, à Bordeaux, le 16 mai 1265, à cent-un ans.

Ses dernières paroles furent cette prière, répétée depuis par des millions de bouches : Saint Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Les miracles opérés à sa tombe engendrèrent un début de culte à Bordeaux dès le 15e siècle. La voix populaire le «canonisa» ; des reliques furent portées ailleurs : un tibia à Kensington, une partie du crâne à Aylesford. Les reliques présentes à Bordeaux furent cachées durant la Révolution française et se trouvent actuellement dans la cathédrale bordelaise.

Simon Stock est «saint» dans son Ordre, bienheureux pour l’Eglise, qui l’a inscrit au Martyrologe au 16 mai.

 

 

Jan Velflín de Pomuk

1345-1393

 

Jan Velflín de Pomuk était né vers 1345 dans la petite localité de Pomuk en Bohême (auj. Nepomuk, République tchèque). On l’appelle en français : Jean Népomucène.

Sa mère l’aurait obtenu après beaucoup de prières à la Sainte Vierge. Sauvé ensuite d’une maladie mortelle par la protection de Marie, il fut consacré à Dieu par ses parents dans le proche monastère cistercien.

Il étudia d’abord à Prague, puis fut reçu docteur en théologie et en droit canonique à l’université de Padoue (années 1383-1387).

Il se prépara à l’ordination sacerdotale par une retraite d’un mois et, sitôt ordonné, fut chargé de la prédication dans la paroisse Notre-Dame de Tein : on courait à ses sermons, beaucoup se convertirent.

On lui conféra un canonicat au chapitre de Prague et, en 1393, il fut nommé vicaire général de l’archevêque Jan de Jenštejn.

Sur ces entrefaites, le roi Wenceslas (non pas le Saint, v. 28 septembre), invita Jan à prêcher à la cour. C’était un bien grand honneur pour l’humble prêtre, mais Jan n’accepta que pour pouvoir parler à tout ce monde et en obtenir la conversion, outre qu’il pouvait disposer de plus de ressources pour secourir les pauvres. La reine, beaucoup plus vertueuse que son mari, se réjouit beaucoup de la présence de Jan, qui devint son confesseur.

Il semble que le différent principal qui surgit entre le roi et Jan, fut la nomination contestée du nouvel abbé de Kladruby.

Mais à cela s’ajoute que le roi aurait exigé de Jan de lui révéler les confessions de la reine et que le net refus de Jan aurait été la cause de son prochain martyre. Toutefois ce genre de détails semble avoir été ajouté tardivement.

On rapporte aussi qu’après une erreur du cuisinier, le roi aurait ordonné de faire rôtir ce dernier à petit feu ; Jan aurait dûment protesté, et aurait été jeté en prison, sans nourriture ; puis le roi l’aurait fait libérer et l’aurait reçu à sa table, renouvelant encore ses instances au sujet des confessions de la reine.

Le refus constant de Jan aurait irrité le roi ; remis en prison, libéré sur les instances de la reine, il put prêcher encore quelque temps, annonçant les maux qui allaient fondre sur le royaume.

La réalité est que, rentrant à Prague un soir, Jan fut introduit manu militari devant le roi, qui réitéra sa demande et finalement, sur la négation constante de Jan, le fit jeter dans la Moldau pieds et poings liés, assez tard pour que personne ne vît cette horrible mort. Le digne prêtre fut précipité du pont qui relie la grande et la petite Prague.

C’était la veille de l’Ascension, 16 mai 1393.

Contrairement à la volonté du roi, l’épisode fut extrêmement connu, car de mystérieuses clartés accompagnèrent le saint corps, qui fut ramené sur terre et enterré dignement dans la cathédrale.

Le roi chercha à oublier ce crime, sans y parvenir, perdit bientôt son trône et fut frappé d’apoplexie.

De nombreux miracles eurent lieu sur le tombeau de Jan, qui devint le Protecteur céleste de la Maison d’Autriche et des empereurs d’Allemagne.

Jan de Pomuk fut béatifié en 1721, canonisé en 1729, le Martyrologe le mentionne au 20 mars.

Il est le protecteur des prêtres, gardiens du secret de la confession ; on l’invoque aussi contre les inondations et les noyades.

 

 

Andrzej Bobola

1591-1657

 

D’une famille de petite noblesse, il naquit le 30 novembre 1591 à Strachocina (Pologne) et reçut le nom du Saint du jour, l’apôtre André. Son père, Nicolas, travaille dans les domaines royaux.

Après ses études au collège jésuite de Braniewo, il entra au noviciat des Jésuites à Wilno (actuelle Vilnius) et prononça ses premiers vœux en 1613. 

Il étudia la philosophie, puis effectua deux années d’apostolat et d’enseignement aux collèges de Braniewo et Polotsk. Il entama la théologie et passa son examen en 1621.

Il fut ordonné prêtre en 1622, le jour même où étaient canonisés deux Fondateurs de l’Ordre jésuite : Ignace de Loyola et François Xavier. Il échoua cependant à l’examen final de théologie.

Andrzej fut suivi par Philipp Frisius pour achever sa formation. Ce dernier l’aimait beaucoup, il le savait assidu, attentif aux autres, sensible à la misère de la population ; c’était l’un de ses meilleurs étudiants, quoique un peu trop adonné à la nourriture et à la boisson… Malgré quelques réticences de certains supérieurs, ce bon élève fit enfin sa profession solennelle en 1630.

Un moment recteur de l’église de Nieśwież, Andrzej se vit confier des activités à Vilnius. Sa prédication était très appréciée, et on le vit à Bobroujsk, Rock, Varsovie, Płock, Łomża, Pińsk, Wilno, Pińsk. Pendant plus de vingt ans, tour à tour supérieur, prédicateur, conseiller, il enseignera, baptisera, administrera les sacrements, rencontrera le peuple, qui l’appréciera pour son authenticité de vie, sa foi, son immense charité. 

Il combatait l’erreur partout où il la rencontrait, et devint l’objet des attaques des schismatiques. Dans cette région orientale de la Pologne, les orthodoxes étaient divisés entre Rome et Moscou, tandis que les Cosaques s’en prenaient aux Catholiques, détruisant leurs églises et leurs cultures. Andrzej fut une de leur cible. On le fit insulter, bafouer, frapper, quotidiennement ; mais comme la patience d’Andrzej servait sa cause au lieu de la perdre, ses ennemis convinrent avec deux Cosaques de le faire disparaître.

On l’arrêta à la sortie de sa messe, à Janów Poleski : il fut attaché à un arbre, dénudé, battu, violemment frappé à la tête ; on le conduisit chez un boucher, on le brûla avec des torches, on l’étrangla à demi avec des branches vertes, on lui arracha la peau de la tête, on lui cassa les dents en le frappant au visage, on lui arracha la peau du dos en essuyant avec de la paille le sang qui coulait, et on lui fit des griffes en lui enfonçant des roseaux sous les ongles. On lui coupa le nez et les lèvres et on l’abandonna sur un fumier ; deux heures après il fut achevé d’un coup de sabre.

C’était le 16 mai 1657. Une lumière brillante signala à Janów l’endroit du martyre, mettant en fuite les malheureux Cosaques. Les chrétiens ensevelirent pieusement leur Martyr à Pińsk, qui fut retrouvé sans corruption quarante-cinq ans plus tard.

Andrzej aurait prédit l’indépendance de la Pologne.

Suite à la partition de la Pologne, Andrzej ne sera béatifié qu’en 1853, canonisé en 1938, proclamé en 2002 patron de la Pologne avec saint Adalbert et saint Stanislas. Il est inscrit au 16 mai dans le Martyrologe.

En 1926, le Vatican rachètera à Moscou les reliques d’Andrzej Bobola pour les déposer dans l’église jésuite, d’où elles seront finalement reportées à Varsovie.

 

 

Michał Woźniak

1875-1942

 

Michał, né le 9 septembre 1875 à Suchy (Varsovie, Pologne) était le fils unique d’un couple de paysans, Jan et Marianna. Tout petit il voulait devenir prêtre, mais son père s’y opposait : cela arrive souvent lorsqu’un père de famille compte sur son fils pour lui léguer la ferme qu’il a entretenue avec beaucoup de passion.

Mais le garçon persévéra dans sa vocation : il entra au séminaire de Varsovie à vingt-sept ans, et fut ordonné prêtre en 1906, le jour de la fête de saint Michel (29 septembre).

Avant d’exercer une charge pastorale, il fut envoyé pendant trois années à Turin chez les pères salésiens, récemment fondés par saint Giovanni Bosco, qu’il admirait profondément (v. 31 janvier). 

Revenu en Pologne, il recouvrit plusieurs ministères, successivement à Minsk Mazowiecki, Lodz, Varsovie.

A Minsk, il gagna plus d'une centaine de personnes qui revinrent au catholicisme.

En 1911 il gagna la paroisse Chojnata Mszczonowa, où il resta près de dix ans.

En 1920, il fut curé-doyen près de Lochow, où il put faire reconstruire la belle église néo-gothique détruite en 1915 par l'armée russe.

En 1923, il fut nommé curé à Kutno.

Il reçut la distinction honorifique de prélat domestique du pape en 1922.

Il eut comme vicaire un autre Michał, Oziębłowski celui-là, de vingt-cinq ans son cadet, qui partagera son sort et sera lui aussi béatifié.

Arrêté par la Gestapo le 6 octobre 1941, il est envoyé au camp d’extermination de Lad, puis à celui de Dachau (Allemagne), où les mauvais traitements qu’il subit eurent raison de sa santé.

Il mourut dans ce camp le 16 mai 1942, jour où il est inscrit au Martyrologe.

Son cher Confrère, Michał Oziębłowski, mourra au même endroit le 31 juillet 1942.

Il a été béatifié en 1999 et, en Pologne, tout le groupe de ces cent-huit martyrs est fêté le 13 juin.

 

 

Vladimir Ghika

1873-1954

 

Vladimir Ghika naquit le 25 décembre 1873, à Constantinople, dans une famille régnante roumaine. Il fut baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe.

Il arriva en 1878 en France, suivit des cours à Toulouse, où il fut licencié en droit, et ensuite à Paris, où il intégra l’Institut d’Études Politiques.

Fidèle à la «théologie du besoin», qui sera la règle de sa vie, Vladimir ira se vouer à diverses actions de charité, en France et en Roumanie, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés.

En 1902, après de longues réflexions, il fit son entrée officielle dans l’Église catholique. Après des études à Rome, il obtint, en 1906, une licence en philosophie et un doctorat en théologie. Il fut ordonné prêtre du diocèse de Paris le 7 octobre 1923.

Le 18 novembre 1952, il fut arrêté à Bucarest et condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. 

Il y mourut en martyr de la foi le 16 mai 1954.

Mgr Vladimir Ghika a été béatifié en 2013.

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