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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 23:00

17 MAI

 

?

S Adrion, martyr à Alexandrie.

S Victor, martyr à Rome.

Ss Heraclius et Pauusl, martyrs à “Nivedunum”, au bord du Danube en Scythie.

Ss Solochon, Pamphamer et Pamphalon, trois soldats martyrs à Chalcédoine.

III.

Ste Restituta, vierge et martyre à Carthage.

VI.

S Æmilianus, évêque à Verceil, qui serait mort centenaire.

XVI.

S Pascual Baylon, franciscain espagnol ; il fit tant de miracles que s. Roberto Bellarmino, lors du procès de canonisation, dira qu'on n'avait jamais rien vu de pareil ; il mourut le jour de la Pentecôte, au moment de l'élévation, le jour de ses cinquante-deux ans ; son amour pour l’Eucharistie en a fait le patron des Congrès Eucharistiques.

XVII.

Bx Ioachim Mine Sukedayū (sa femme Maria fut martyrisée le 28 février), Paulus Nishida Kyūhachi, Maria, Ioannes Matsutake Chōzaburō, Bartholomeus Baba Han’emon, Ludovicus Furue Sukeemon, Paulus Onizuka Magoemon, Ludovicus Hayashida Sōka, Magdalena Hayashida, Paulus Hayashida Mohyōe, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XIX.

S Baiduo Liu Wenyuan, catéchiste chinois exilé pendant vingt ans, étranglé, canonisé en 2000 et fêté avec ses compagnons le 9 juillet.

XX.

Ste Giulia Salzano (1846-1929), fondatrice des Sœurs catéchistes du Sacré-Cœur et dont la devise était : “A la plus grande gloire du Cœur de Jésus”, béatifiée en 2003, canonisée en 2010.

Bse Antonia Mesina (1919-1935), jeune fille sarde, très attachée à l’Eucharistie, à l’Action Catholique, martyre de la virginité ; son assassin se convertit et reçut les sacrements avant son exécution en 1937 ; béatifiée en 1987.

B Ivan Ziatyk (1899-1952), prêtre rédemptoriste ukrainien, martyrisé au goulag de Oserlag, béatifié en 2001 ; il mourut probablement plutôt en avril, "quelques jours après le Vendredi Saint".

Adrion d’Alexandrie

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Adrion est un Martyr dont on ne connaît que le nom.

Saint Adrion d’Alexandrie est commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Victor de Rome

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Victor est un Martyr dont on ne connaît que le nom.

Saint Victor de Rome est commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Heraclius et Paulus à Nivedunum

?

 

Heraclius et Paulus sont des Martyrs dont on ne connaît que le nom. 

De même la localité Nivedunum n’a pas été vraiment identifiée. Autrefois, on l’a confondue avec Nevers en Gaule (58), et dans l’actuel Martyrologe on la situe au bord du Danube en Scythie (act. Ukraine S).

Saints Heraclius et Paulus à Nivedunum sont commémorés le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Restituta de Carthage

† 255

 

Le nom et le martyre de Restituta sont restés très célèbres, mais les documents authentiques manquent.

Restituta aurait été martyrisée à Carthage (Afrique proconsulaire, act. Tunisie) sous l’empereur Valérien et, après divers tourments, abandonnée sur une barque remplie de poix et d’étoupes, pour être brûlée en pleine mer.

Les flammes se retournèrent au contraire vers les bourreaux, et Restituta rendit alors son âme à Dieu.

La barque fut providentiellement poussée vers l’Italie et arriva à l’île d’Ischia, où les fidèles l’accueillirent avec grand respect. Une basilique dédiée à sainte Restitute fut construite à Naples.

Sainte Restituta de Carthage est commémorée le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Æmilianus de Vercelli

† 506

 

Æmilianus naquit vers 450 (ou peut-être même plus tôt), sans doute dans le Piémont (Italie NO).

On a dit, mais le fait est contesté, qu’il vécut quarante années comme ermite près de Sostegno.

Il monta sur le siège épiscopal de Vercelli vers 493, ou un peu plus tard, devenant ainsi le treizième titulaire de ce diocèse.

La ville de Vercelli, comme tant d’autres cités, avait été dévastée par les incursions des Ostrogoths de Theodoric, et l’évêque chercha à obtenir de lui des conditions de vie acceptables. En effet, les impôts furent réduits et beaucoup d’esclaves affranchis. Plus particulièrement, il obtint de Theodoric de construire un pont, pour faciliter le travail des habitants.

Emiliano participa au pénible concile romain de 503 où le pape Symmaque, «réhabilité» par les évêques présents, prit des mesures pour mettre fin au schisme de Laurentius. Même Theodoric y mit du sien, en prenant des dispositions pour éviter les interférences externes dans l’élection du pape et les désordres qui s’en suivaient.

On sait aussi qu’Emiliano donna le voile à quatre vierges, Licinia, Leontia, Ampelia et Flavia.

Il mourut le 11 septembre, vers 506. Selon sa date de naissance présumée, on l’a dit centenaire. 

On «oublia» son tombeau assez longtemps, même si la vénération de cet évêque se maintenait vivante. Le 17 mai 1181 cependant, l’évêque d’alors transféra les restes d’Æmilianus près du maître-autel, et c’est cette translation qui est maintenant retenue pour fêter Æmilianus. 

Saint Æmilianus de Vercelli est donc commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

Pascual Baylon

1540-1592

 

Il naquit en 1540 le 17 mai, à Torre-Hermosa, dans le royaume d’Aragon en Espagne. Ses parents étaient d’humbles ouvriers de campagne, pauvres mais vertueux. Dès ses premières années, sa mère le conduisit fréquemment à l’église et lui apprit à adorer Jésus présent dans l’Eucharistie. L’enfant se sentit mystérieusement attiré vers le tabernacle. Un jour qu’il avait disparu de la maison, ses parents le retrouvèrent à l’église. Il s’était approché le plus près possible du tabernacle, et il était si absorbé dans sa prière qu’il ne s’apercevait pas du bruit qui se faisait autour de lui. 

Dès qu’il fut en âge de pouvoir rendre service, son père le plaça chez des fermiers comme berger. Déjà il manifestait un vif attrait pour la solitude et la prière. S’étant procuré quelques livres de piété, il se faisait apprendre à lire par des personnes de rencontre et apportait une grande application à s’instruire des vérités de la religion.

Il aimait aussi particulièrement la sainte Vierge. Quand il le pouvait, il conduisait son troupeau auprès d’un sanctuaire de Marie, Notre Dame de la Sierra. Là il se sentait plus près de sa mère du ciel et se trouvait à l’abri de tout danger. De sa main il avait sculpté sur sa houlette l’image de Notre-Dame, surmontée d’une hostie rayonnante, afin d’avoir toujours sous les yeux le double objet de sa dévotion. A genoux au milieu des champs, devant cette image, il priait avec autant de piété que s’il se fût trouvé à l’église. Chaque objet qui se présentait à son regard servait à exciter sa foi. Sans cesse il méditait sur les merveilles de la création, et par là s’élevait vers Dieu qu’il contemplait dans toutes ses œuvres. Il eut plusieurs fois des ravissements et ne put pas toujours cacher aux yeux des hommes les faveurs dont il était comblé par Dieu.

Tout pauvre qu’il fût, il trouvait cependant moyen de faire l’aumône, prenant pour assister les malheureux sur ce qu’on lui fournissait pour assurer sa subsistance.

Jamais on ne le vit maltraiter une brebis. Il veillait également avec soin à ne causer aucun dommage dans les pâturages voisins, et si quelque dégât se produisait, il indemnisait le propriétaire sur son propre salaire. Un jour qu’on lui refusa son argent, il aida à couper les blés de l’intéressé jusqu’à concurrence du dommage causé par ses bêtes.

Vers l’âge de vingt ans, il se rendit dans le royaume de Valence, où il y avait un couvent de franciscains que l’on appelait “Soccolans”, dans un lieu désert, non loin de la ville de Montfort. Son allure un peu gauche, son accoutrement bizarre, mirent en défiance les supérieurs qui lui refusèrent l’entrée du couvent. Il reprit alors son métier de berger chez les cultivateurs du voisinage ; mais il ne s’éloignait pas trop, afin de ne pas perdre des yeux le petit campanile du couvent. Il avait remarqué les sonneries de cloche ; il savait quand les religieux allaient à l’office, à la méditation, et il prenait part ainsi à leurs exercices. Et surtout, au moment du Saint-Sacrifice, il suivait par la pensée les mouvements du prêtre et s’unissait à ses prières. 

Des faits miraculeux prouvèrent plus d’une fois combien cette dévotion était agréable à Dieu. Un jour que la cloche annonçait l’approche de l’élévation et que le pieux berger était prosterné à genoux avec un saint respect, une hostie lui apparut soutenue par deux anges. Cette vision ne fit que raviver encore son amour envers le Dieu de l’autel.

Sa réputation de sainteté se répandit dans toutes la région et lui ouvrit les portes du couvent. Le 2 février 1564, il reçut l’habit de Saint-François. Ses supérieurs, édifiés de l’humble soumission avec laquelle il avait supporté ce temps d’épreuve, voulaient le faire religieux de chœur, mais il refusa cet honneur et demeura frère convers, pour remplir les offices les plus bas et les plus pénibles, et se sanctifier davantage dans ce rôle plus humble.

Jamais on ne l’entendit critiquer personne. Son amour de la mortification lui faisait ajouter de nouvelles austérités à celles de la règle. Et s’il lui arrivait parfois de dépasser les limites de la prudence, cet excès-même était compensé par sa pureté d’intention et le peu d’attache qu’il avait à son propre sentiment. Dès que ses supérieurs le rappelaient à la modération, il déférait à leur avis avec la plus humble soumission.

Il prononça ses vœux perpétuels le 2 février 1565, n’ayant pas encore accompli vingt-cinq ans. Son père gardien aimait à dire qu’il n’avait connu personne qui fût à la fois plus dur à lui même et plus doux pour les autres, que frère Pascual. L’idéal qu’il se proposait était d’avoir pour Dieu un cœur de fils, pour le prochain un cœur de mère, et pour lui-même un cœur de juge.

Quand il changeait de couvent, conformément à la coutume de son ordre qui veut ainsi prévenir les attaches secrètes du cœur, on ne l’entendait jamais émettre la moindre plainte. Il trouvait là une excellente occasion de se regarder comme un étranger sur la terre. On le chargeait ordinairement de la porte et du réfectoire, parce qu’on le savait affable, discret, vigilant, actif et fidèle.

En qualité de portier, il avait coutume de distribuer aux pauvres les restes de la table, et pour que cette aumône fût profitable à leur âme en même temps qu’à leur corps, il adopta l’usage de prier avec eux avant et après chaque repas.

Son amour eucharistique grandit encore. Le plus souvent, quand ses fonctions ne le retenaient pas ailleurs, on le trouvait à l’église. Le premier, il était debout au milieu de la nuit pour les saintes veilles ; le dernier, il regagnait sa pauvre couche pour y prendre un repos très court.

Pendant quelque temps aussi, il remplit l’office de quêteur. La première visite, en arrivant dans un village, était pour l’Hôte divin du tabernacle. Et quand, le soir, il rentrait au monastère, épuisé de fatigue, pour se dédommager de n’avoir pu passer auprès de son Bien-aimé tout le temps de ses courses, il consacrait une grande partie de la nuit à l’adoration du Très Saint Sacrement.

Le Général de son ordre étant à Paris, il fut député vers lui pour les affaires de sa province. Il partit pour la France, sans se laisser effrayer par les dangers qu’il aurait à affronter de la part des huguenots, maîtres de presque toutes les villes qu’il lui fallait traverser. Maintes fois il fut exposé à la fureur des hérétiques qui le poursuivirent à coups de pierres et de bâton. Il reçut même à l'épaule une blessure dont il souffrit tout le reste de sa vie. Deux fois il fut arrêté comme espion et menacé de mort. Mais Dieu le délivra de tout danger.

Lorsqu’il se fut acquitté de sa mission auprès de son Général, il quitta la France pour retourner en Espagne, On ne l’entendit jamais parler des dangers qu’il avait courus. Il se contentait de répondre en peu de mots aux questions qu’on lui posait ; encore avait-il soin de supprimer tout ce qui aurait pu lui attirer quelques louanges.

Les dernières années se passèrent au couvent de Villa-Real près de Valence. Un jour, au cours du saint Sacrifice de la messe, Dieu lui révéla sa mort prochaine. Il en conçut une vive joie. Quelques jours après, il tomba gravement malade. Le Supérieur le fit transporter à l’infirmerie. Il reçut les sacrements avec une tendre piété, et s’endormit en prononçant le nom de Jésus, le 17 mai 1592, jour de la Pentecôte, jour de son cinquante-deuxième anniversaire, au moment de l’élévation de la sainte Hostie.

Il fit tant de miracles que saint Robert Bellarmin, lors du procès de canonisation, dira qu'on n'avait jamais rien vu de pareil ; il fut béatifié en 1618 et canonisé en 1690. Enfin il fut proclamé patron des congrès et œuvres eucharistiques en 1897. 

On le fête le 17 mai.

 

 

Paulus Nishida Kyūhachi

1553-1627

 

Il était né vers 1553 à Fukae (Shimabara, Nagasaki, Japon).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena Hayashida

1559-1627

 

Elle était née vers 1559 à Arie (Nagasaki, Japon). 

C'était l'épouse de Ludovicus Hayashida Sōka (ci-après) ; leur fils Paulus fut martyrisé le même jour.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Hayashida Sōka

1560-1627

 

Il était né vers 1560 à Arie (Nagasaki, Japon).

Il était marié avec Magdalena (ci-dessus) ; leur fils Paulus fut martyrisé le même jour (voir plus bas).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Paulus Onizuka Magaemon

1563-1627

 

Il était né vers 1563 à Hachirao (Nagasaki, Japon). 

Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioachim Mine Sukedayū

1567-1627

 

Un des innombrables Catholiques martyrisés durant la première moitié du 17e siècle.

Ioachim était né à Kuchinotsu (Nagasaki, Japon), vers 1567.

C'était un magistrat de Kuchinotsu, et sa femme (Maria Mine) avait été martyrisée le 28 février 1627.

Il fut condamné à mourir dans la Bouche de l'enfer, un cratère de volcan actif sur le Mont Unzen (à une quarantaine de km à l’est de Nagasaki).

On le conduisit à cet endroit, le 17 mai 1627. Ioachim fut écorché vif, puis ébouillanté avec de l'eau sortant de ce cratère.

La patience qu'il montra à surmonter ce supplice horrible fit tellement enrager ses bourreaux, qu'ils lui écorchèrent les flancs avec leurs couteaux et qu'ils versèrent sur les plaies de l'eau sulfureuse.

Puis ils lancèrent Ioachim dans le cratère sulfureux.

Ioachim pouvait avoir soixante ans.

Le même jour furent exécutés neuf autres Compagnons (ci-dessus et ci-après).

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Bartholomeus Baba Han'emon

1574-1627

 

Il était né vers 1574 à Fukae (Nagasaki, Japon).

 Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Matsutake Chōzaburō

1589-1627

 

Il était né vers 1589 à Fukae (Nagasaki, Japon).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Furue Sukeemon

1590-1627

 

Il était né vers 1590 à Arie (Nagasaki, Japon). 

Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Fukae

1591-1627

 

Cette femme était née vers 1591 à Fukae (Nagasaki, Japon). 

Elle était mariée. C'était la sœur d'un autre martyr, Michael Yokichi (non encore béatifié).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Paulus Hayashida Mohyōe

1592-1627

 

Il était né vers 1592 à Arie (Nagasaki, Japon). 

C''était le fils de Ludovicus et Magdalena Hayashida (voir plus haut).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Baiduo Liu Wenyuan

1760-1834

 

Baiduo (Pierre) était né vers 1760 à Guizhou (Chine).

Il se maria et se convertit au Catholicisme.

Catéchiste, il subit une première fois la prison en 1797, puis il fut exilé en Mongolie pour sa foi, en 1814.

Ayant bénéficié d'une “mesure de clémence”, il put rentrer chez lui en 1827. Sans tarder, il se mit au service des missionnaires.

A la reprise de la persécution, beaucoup de Chrétiens furent mis en prison, mais Baiduo put éviter d'être arrêté.

Toutefois, courageusement, il visitait les prisonniers, pour les encourager, leur apporter consolation et réconfort. Parmi ces prisonniers, se trouvaient ses propres fils.

Baiduo fut repris et condamné à mort.

Son exécution, par strangulation, eut lieu le 17 mai 1834.

Il a été béatifié en 1900, et canonisé en 2000.

Giulia Salzano

1846-1929

 

Née le 13 octobre 1846 à Santa Maria Capua Vetere (Caserta, Campanie, Italie), Giulia était la quatrième des sept enfants de Diego Salzano, un capitaine, et Adelaide Valentino, qui descendait de la famille de saint Alfonso de’ Liguori (voir au 1er août). Giulia fut orpheline de son père à l'âge de quatre ans et grandit dans l'orphelinat des Sœurs de la Charité jusqu'à quinze ans.

Devenue institutrice, elle enseigna aussi le catéchisme à Casoria (Naples), où vint s'installer sa famille à partir de 1865.

Depuis sa jeunesse, elle sentait en elle une forte propulsion à la sanctification personnelle, en particulier par la dévotion au Sacré-Cœur : elle savait offrir de petites actions en réparation des péchés, elle se confessait et communiait souvent, elle était habituée des "neuf premiers vendredis du mois", de l'adoration nocturne du Saint-Sacrement.

Elle voulut se consacrer totalement au Sacré-Cœur, et se consacrer à l'évangélisation des petits et des jeunes. Son activité fut célèbre dans Casoria, où on l'appelait Madame Giulietta. Elle se lia d'amitié et dans cette œuvre d'évangélisation, avec Caterina Volpicelli, la fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur (voir au 28 décembre).

Elle en arriva à fonder la congrégation des Sœurs Catéchistes du Sacré-Cœur, en 1890. Ce nouvel Institut suscita des perplexités et des jalousies ; on voulait le réunir aux Servantes du Sacré-Cœur, mais l'archevêque fit en sorte de protéger l'indépendance des Sœurs Catéchistes. Celles-ci prirent le voile en 1905, et purent bientôt essaimer en divers endroits de la province de Naples.

Mère Salzano fut aussi fortement soutenue par de saints prêtres, entre autres Ludovico de Casoria, lui aussi fondateur (voir au 30 mars).

Les constitutions furent approuvées dès 1922, et l'Institut fut reconnu en 1960.

Comme elle l'enseignait à ses Consœurs, Mère Salzano voulut "faire le catéchisme tant qu'elle aurait encore un fil de vie" ; la  veille de sa mort, elle interrogea encore une centaine d'enfants qui se préparaient à la Première communion.

Elle mourut saintement le 17 mai 1929, fut béatifiée en 2003, puis canonisée en 2010.

Le miracle reconnu pour la béatification de Giulia concerna une petite fille de dix ans, guérie rapidement, totalement et durablement d'une grave sepsis avec méningite purulente, compliquée de coagulation intravasculaire disséminée et de syndrome de Waterhouse-Friederichsen.

Le miracle pour la canonisation, fut la guérison incompréhensible d'une femme, gravement blessée dans un accident de la circulation, dont le cœur cessa de battre pendant une bonne vingtaine de minutes durant l'opération. Puis il se remit à fonctionner ; le chirurgien, qui désespérait de sauver cette vie, dut finalement reconnaître que cette femme était sauvée, contre toute espérance.

L'institut des Sœurs Catéchistes s'est répandu en diverses villes d'Italie, mais aussi maintenant au Canada, au Brésil et au Pérou, en Inde et dans les Philippines.

Au moment de sa béatification, Jean-Paul II la proclama prophète de la Nouvelle Evangélisation.

 

 

Antonia Mesina

1919-1935

 

Née le 21 juin 1919 à Orgosolo (Nuoro, Italie), Antonia était la deuxième des dix enfants de Agostino, le garde champêtre, et Grazia Rubanu.

Elle reçut le sacrement de Confirmation en 1920, selon l'habitude du temps, puis la Première communion en 1926.

Dès 1929, elle fréquenta la Jeunesse Féminine de l'Action Catholique : d'abord comme benjamine, puis à partir de 1934, comme membre active.

Au matin du 17 mai 1935, après la messe, elle partit ramasser du bois pour entretenir le feu du four à pain. Elle s'y rendit avec une compagne, Annedda Castangia, qui sera témoin de l'horrible scène de cette journée.

A un moment donné, un jeune du village aggressa Antonia et chercha à la violenter. Elle se débattit et le garçon la frappa violemment à coups de pierres : on releva soixante-quatorze traces de coups, le dernier, avec une grosse pierre, brisa le crâne de la jeune fille et lui défigura totalement le visage.

Antonia n'avait pas accompli seize ans : elle tomba, martyre de sa virginité, comme Maria Goretti, au début du siècle (v. 6 juillet).

Le malheureux assassin fut arrêté, condamné à mort, et fusillé en 1937. Il mourut cependant repenti et reçut les sacrements avant de mourir.

Le martyre d'Antonia fut reconnu et le pape en fut informé dès 1935. Antonia a été  proclamée Bienheureuse en 1987.

Antonia Mesina est commémorée le 17 mai.

 

 

Ivan Zyatik

1899-1952

 

Ivan naquit le 26 décembre 1892 à Odrekhova près Sanok (Ukraine, aujourd’hui en Pologne), de parents pauvres, Stefan et Maria.

Petit, c’était un garçon obéissant, et on découvrit son talent pour l’étude dès l’école primaire.

Il avait quatorze ans à la mort de son père, et fut aidé par sa mère et son frère aîné, Mykhailo.

Il fréquenta avec d’excellents résultats le lycée de Sanok entre 1911 et 1919, puis entra au séminaire catholique ukrainien de Przemyśl.

Il termina ses études de théologie avec succès en 1923 et fut ordonné prêtre la même année.

De 1925 à 1935, il fut préfet du séminaire de Przemyśl, où il assura la direction spirituelle, l’enseignement de la catéchèse et de la théologie dogmatique, activités qu’il développa aussi au lycée ukrainien pour filles.

Il était très estimé pour son obéissance et sa douceur ; désirant cependant vivre une vie plus austère,  il finit par entrer chez les Rédemptoristes. Après son bref noviciat à Holosko (Lviv) il fit la profession en 1936 et fut envoyé au monastère de Notre-Dame du Perpétuel Secours à Stanislaviv (auj. Ivano-Frankivsk), puis au monastère de Lviv comme économe.

Quand ouvrit le séminaire de Holosko en 1934, Ivan devint professeur d’Ecriture Sainte et de Théologie dogmatique.

De 1941 à 1946 il fut successivement supérieur au monastère de la Dormition de la Mère de Dieu à  Ternopil, puis Zboiska, où il fut également chargé de l’accueil de jeunes vocations.

Dans cette période de l’après-guerre, les religieux d’Ukraine furent terriblement maltraités. Le régime soviétique désirait fondamentalement détacher l’Eglise catholique de Rome et l’immerger dans l’Eglise orthodoxe, plus facile à «contrôler» puisqu’elle n’obéissait pas au Pape de Rome.

Après l’arrestation, en 1946, de tous les évêques catholiques, la police secrète soviétique rassembla à Holosko tous les religieux Rédemptoristes, pendant deux ans.

Quand l’archevêque Joseph Slipyj fut arrêté, il remit ses pouvoirs au Belge Joseph De Vocht. Ce dernier fut expulsé en 1948, année où le père Ivan lui succéda. Il devenait ainsi la cible particulière de la police.

Le père Ivan Ziatyk fut arrêté courant janvier 1950. Interrogé longuement, il fut déclaré coupable d’avoir répandu les idées du Pape de Rome, d’avoir répandu la Foi catholique parmi les nations du monde entier pour tous en faire des catholiques. En outre, le Père était gravement coupable d’avoir coopéré avec des associations nationalistes anti-soviétiques et d’avoir soutenu la propagande anti-soviétique. Pour expier ces graves crimes, le père Ivan fut condamné à dix ans de travaux forcés. Il commença son bagne à la prison de Zolochiv (Ukraine occidentale), puis à Ozernyi (Irkutsk, Sibérie).

Pendant ces dures périodes, le Père affronta de fréquents interrogatoires, de dures vexations et de pénibles tortures : on voulait le faire quitter l’Eglise catholique et adhérer à l’Orthodoxie. Il refusa constamment.

Le Vendredi Saint (11 avril) 1952 (ou bien, selon le calendrier oriental, le 18 avril ; selon le calendrier julien c’était au contraire le 5 avril), on plongea le père Ivan dans un bain d’eau froide, où il perdit connaissance ; puis il fut battu et abandonné dehors dans le désert de Sibérie, où il mourut quelques jours plus tard.

Ivan est commémoré au Martyrologe le 17 mai, mais il mourut peut-être le 17 avril, car on voit mal comment le malheureux aura résisté au froid glacial de Sibérie pendant un mois, surtout après les mauvais traitements qui l’avaient déjà tellement affaibli.

Ivan Ziatyk fut ensuite enterré dans le cimetière 373 de la zone du Lac Baikal, district de Tajshet, région d’Irkyts’k, a-t-on précisé officiellement.

Le Martyr a été béatifié en 2001.

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