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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:00

23 MAI

 

III.

Ss Montanus, Lucius, Iulianus, Victoricus, Victor, Flavianus, Primolus, Donatianus, Renus, Quartillosa, martyrs à Carthage.

IV.

S Ephebius, évêque à Naples.

S Desiderius, évêque à Langres, victime du pillage de Langres par les Vandales, invoqué comme protecteur et garant des serments, et contre les catastrophes.

VI.

S Spes, fondateur de plusieurs ermitages à Campi, aveugle pendant quarante années.

Ss Eutychius et Florentius, ermites à Campi ; Eutychius succéda à s.Spes ; Florentius faisait garder ses brebis par un ours serviable ; Eutychius est invoqué contre la sécheresse.

S Honoratus, abbé près de Subiaco, où s.Benoît avait vécu auparavant.

VIII.

S Syagrius, évêque à Nice.

IX.

S Michaïl, évêque à Synnada, très en faveur auprès des empereurs, mais exilé au moment de la reprise de l’iconoclasme.

X.

S Guibert, de la région de Namur, fondateur d’un monastère bénédictin à Gembloux, et retiré à Gorze. 

XII.

S William de Rochester, boulanger, assassiné par l’orphelin qu’il avait adopté.

XVIII.

S Giovanni Battista de’ Rossi, gênois, prêtre à Rome, apôtre et catéchiste des petites gens : cochers, paysans, bergers, malades et prisonniers ; il mourut si pauvre, que l'hospice dut payer ses funérailles.

Apparition de Notre-Dame du Laus. 

XX.

B Wincenty Matuszewski (*1869-1940), prêtre polonais assassiné par la Gestapo en 1940, béatifié en 1999.

Bse Maria Gargani (Maria Crucifiée du Divin Amour, 1892-1973), fondatrice italienne des Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, béatifiée en 2018.

 

Martyrs d’Afrique

† 259

 

Les Héros dont on va parler n’ont pas versé leur sang le même jour ni dans les mêmes circonstances, quoique dans une même période. Ils ont en commun d’avoir été martyrisés en Afrique, peut-être même à Carthage.

Peu après le martyre de s.Cyprien, le 14 septembre 258, sous le prétexte d’avoir fomenté une émeute - que le procureur avait lui-même organisée -, furent arrêtés d’abord Lucius, Montanus, Iulianus, Victoricus, Donatianus ; ensuite Flavianus, Primolus, Renus, Victor, Quartillosa.

Nous avons le bonheur de posséder une lettre écrite par les prisonniers eux-mêmes, et qui porte toutes les garanties de l’authenticité. En voici les éléments commun à tous, puis suivront les épisodes liés à certains d’entre eux. On n’a pas de détails pour chacun, mais ce qui est rapporté est très édifiant.

Au soir de leur arrestation, le procureur projetait de condamner tous ces Chrétiens à être brûlés vifs, mais le lendemain, le feu s’éteignit. On les remit en prison, où une grande lumière les enveloppa. Ensuite, on les laissa souffrir la faim et la soif.

Ils eurent la visite d’un prêtre Lucianus, d’un sous-diacre Herennianus et d’un catéchumène nommé Ianuarius, qui leur apportaient l’Eucharistie.

La détention dura huit mois, de septembre 258 à mai 259. 

Lucius, Iulianus, Victoricus et Montanus, furent décapités le 23 mai, Flavianus le 25, Victor - et peut-être Donatianus, peu après.

 

Lucius, doux et timide de nature, marcha au supplice le premier.

Montanus, qui avait eu une petite altercation avec Iulianus au point d’être en froid avec lui, se vit en vision avec une belle tunique blanche, mais avec quelques taches, parce qu’il ne s’était pas réconcilié tout de suite avec Iulianus. Il avançait avec une belle prestance et une grande assurance, exhortant tous les badauds à la concorde, à la conversion. Au moment d’être décapité, il demanda à Dieu que Flavianus reçût à son tour le martyre trois jours après ; comme on va le voir, il fut exaucé, au grand étonnement des témoins.

Iulianus et Victoricus recommandaient aux fidèles la concorde et leur rappelaient la nécessité d’aller soulager les prisonniers qui avaient faim.

Victor : prêtre ; il eut la vision d’un petit enfant lumineux lui annonçant la fin prochaine de leur combat.

Flavianus, prêtre, ancien professeur, mais dont les anciens élèves contestaient sa condition de prêtre, vit pour cela son heure retardée et fut mis à mort seulement deux jours après les premiers. Il exultait littéralement. Juste avant de mourir, il donna le baiser de paix à ceux qui l’entouraient et recommanda aux fidèles de choisir le prêtre Lucianus pour succéder à Cyprien. Il mourut le 25 mai, le troisième jour après le premier groupe, comme l’avait demandé Montanus dans sa prière.

Donatianus : c’est le cinquième du groupe mentionné dans le Martyrologe ; peut-être y a-t-il eu ici une erreur et qu’on l’ait mentionné à la place de Flavianus, plus représentatif.

Il y eut d’autres Martyrs, mentionnés dans le récit, mais qui, s’ils furent bientôt martyrisés eux aussi, ne sont pas mentionnés dans le Martyrologe de ce même jour : 

Primolus ; Renus, qui eut la vision des Martyrs conduits au supplice, accompagnés d’une belle lampe  toute brillante ; Quartillosa, dont le mari et le fils avaient été martyrisés trois jours plus tôt ; elle vit son fils sous les traits d’un grand jeune homme, qui apportait aux prisonniers deux belles coupes de lait et leur annonçait qu’ils allaient bientôt boire une troisième coupe.

Ces saints Martyrs d’Afrique sont commémorés le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

Desiderius de Langes

† 265 ou 407

 

Une ancienne controverse existe toujours au sujet de Desiderius (Désiré, Didier).

On l’a d’abord fait originaire de Lombardie.

Puis il fut longtemps admis que cet évêque de Langres avait été mis à mort par le chef des Vandales, Crocus, qui assiégea la ville de Langres vers 265.

Mais au 7e siècle, un certain Varnahaire écrivait que Didier, voulant protéger son peuple, tâcha de convertir à la modération le farouche arien qui commandait les envahisseurs. Il lui présenta un évangile mais le Barbare, qui n’entendait pas la langue de Didier, oublia qu’il était chrétien lui aussi et fit exécuter l’évêque, avec son archidiacre Vincentius. Quant au bourreau, il fut à l’instant frappé de folie et se fracassa la tête contre les remparts de la ville, à la terreur des témoins.

Cela se serait passé, d’après Sigebert de Gembloux, en 411 ou 407.

L’on montrait encore, du temps de ce Varnahaire, le livre saint taché du sang du Martyr. 

A ces deux dates fort éloignées l’une de l’autre, s’en ajoute une troisième, 346, où Didier participa à un concile de Cologne, et qui semble bien exclure les deux autres, sauf si Didier était alors un tout jeune évêque d’une trentaine d’années : il serait mort nonagénaire.

La liste épiscopale de Langres présente actuellement un Didier, troisième évêque de Langres, mort en 265, et un Desiderius, évêque en 410-411. Est-elle authentique, ou ne s’appuie-t-elle que sur les données précédentes ? La recherche reste ouverte.

On invoque s.Didier comme garant des serments, et contre les catastrophes.

Saint Desiderius de Langes est commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ephebius de Naples

† 308

 

Ephebius (Efebo, Eufebio, Eframo) aurait été d’origine romaine, avant d’être promu au siège épiscopal de Naples.

D’après les listes reconstituées, il en aurait été le huitième évêque.

On le décrivait comme un homme de belle stature. Il fut un vrai pasteur au service de la communauté. Il aurait aussi accompli de nombreux miracles.

Ephebius serait mort au début du 4e siècle.

Saint Ephebius de Naples est commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Spes de Campi

† 510

 

Spes, l’Espérance, cette grande vertu théologale, était le nom du moine dont il va être question brièvement.

Brièvement, parce que sa vie monastique se résume à une longe épreuve de quarante années : il fut privé de la vue. 

On peut cependant rappeler qu’avant sa vie monastique, il jouit d’une situation aisée et mondaine, dont il voulut faire pénitence.

Il vivait dans un des monastères qu’il avait fondés, à Cample (auj. Campi, Norcia, Perugia, Italie ). Dieu le favorisa cependant de grandes lumières intérieures. A la fin, Spes recouvra la vue et eut la révélation de sa mort prochaine.

En cette attente, il fut envoyé, également sur révélation, prêcher aux monastères voisins. Quinze jours plus tard, il s’en revint en son monastère.

Il convoqua alors tous les moines, reçut le Viatique et entonna un psaume. Pendant que les moines continuaient la psalmodie, Spes s’endormit dans le Seigneur, et l’on vit son âme sous forme de colombe, qui s’envolait vers le Ciel, le 28 mai 510.

Saint Spes est maintenant commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain, le même jour que ses deux successeurs, Eutychius et Florentius.

 

 

Eutychius de Campi

† 540

 

Eutychius (Eutizio) succéda à s.Spes dans le gouvernement des monastères fondés par ce dernier.

L’activité et la personalité d’Eutychius lui méritèrent le qualificatif d’évangélisateur de la vallée. La population s’habitua à l’invoquer pour obtenir la pluie en temps de sécheresse.

Grâce à lui, la communauté monastique atteignit un très haut niveau de spiritualité, d’équilibre, d’organisation.

Il mourut le 23 mai 540.

En même temps que s.Eutychius, sont commémorés le 23 mai dans le Martyrologe Romain s.Spes et s.Florentius.

 

 

Florentius de Campi

† 540

 

Florentius était le compagnon de cellule de s.Eutychius, mais tandis que ce dernier sortait pour prêcher à la population, Florentius demeurait dans la cellule et priait.

Quand Eutychius fut appelé à succéder à Spes, il laissa seul Florentius pour aller visiter les ermitages alentour. Florentius, souffrant de cette solitude, pria Dieu de lui envoyer un compagnon. Ce fut un gentil animal, un ours, qui vint l’attendre devant sa cellule. Florentius lui confia la garde de ses brebis : il les conduisait au pâturage et les ramenait vers 15 heures les jours de jeûne, un peu plus tôt les autres jours.

Pendant ce temps, Florentius continuait de prier, et obtenait aussi des miracles par sa prière, au point que le diable de la jalousie pénétra dans le cœur de quatre ermites qui dépendaient d’Eutychius, lesquels tuèrent la pauvre bête innocente. 

Florentius, ne voyant pas arriver son troupeau à l’heure habituelle, partit à sa recherche et trouva son ami l’ours sans vie ; il en fut triste, mais plus encore pour les auteurs de cette méchanceté. Eutychius vint le consoler fraternellement. Florentius se laissa alors aller à demander à Dieu de punir Lui-même les auteurs du forfait, qui moururent tous les quatre, frappés d’éléphantiasis. Le pauvre Florentius alors se reprocha sa pensée et s’accusa de meurtre.

Mais Dieu lui pardonna et lui accorda de faire d’autres miracles encore. Un de ceux-là fut qu’une troupe d’oiseaux s’abattit pour tuer et emporter un même nombre de serpents qui barraient le passage à un diacre venu lui rendre visite.

S.Grégoire le Grand (v. 12 mars) explique que Florentius était exaucé aussi rapidement qu’il obéissait aux préceptes de Dieu.

Florentius se retira les dernières années à Foligno et mourut à peu près à la même période que s.Eutychius, vers 540.

Saint Florentius de Campi est commémoré avec s.Eutychius et s.Spes le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Honoratus de Subiaco

499-598

 

Honoratus est cet abbé du monastère bénédictin de Subiaco, où vécut s.Benoît lui-même peu auparavant.

Il est censé avoir vécu quatre-vingt dix-neuf ans, ce qui permet de dater son année de naissance. On le représente aussi pour cette raison comme un grand vieillard à la barbe très longue.

Il disposa le premier monastère de Benoît à l’usage du chapitre et construisit un autre monastère à côté, dédicacé aux saints Côme et Damien. 

Honoratus mourut en 598.

En 601, les envahisseurs lombards détruisirent le monastère, qui fut reconstruit un siècle plus tard. Dédié aux saints Benoît et Scholastique, il fut à nouveau détruit en 840 par les Sarrasins, en 981 par les Hongrois. Puis les papes le prirent sous leur directe protection.

Il ne faut pas confondre notre personnage avec un autre abbé du même nom à Fondi.

Saint Honoratus de Subiaco est commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Syagrius de Nice

† 788

 

On a fait de ce Syagrius un neveu de Charlemagne, mais les dates qu’on connaît ne permettent pas de justifier cette parenté. En revanche, que Charlemagne ait abondamment doté le nouveau monastère de Saint-Pons, reste fondé sur des documents authentiques.

Syagrius aurait donc été d’abord moine à Lérins.

Il passe pour être le fondateur du monastère bénédictin de Saint-Pons, près de Nice, en 777, et devint évêque de cette ville la même année. C’était le douzième ou treizième évêque de ce siège (son présumé fondateur, s.Bassus, ayant été évêque non pas de Nice, mais de Nicée, en Asie Mineure).

Autant Syagrius était réputé pour son humilité comme abbé, autant il le resta comme évêque.

Toujours discret, toujours actif, rempli de zèle pour le salut des âmes, il accomplit aussi des miracles, comme la résurrection d’un enfant déchiqueté par un cheval en furie.

Il mourut en 787 ou 788.

Saint Syagrius de Nice est commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Michail de Synnada

† 826

 

Michaïl fut moine au monastère que s.Tarasios (v. 18 février) avait fondé sur le Bosphore.

Ce monastère était destiné à y former des moines fidèles à l’orthodoxie et dont seraient sortis des évêques courageux. Ce fut le cas pour Michaïl.

Il devint évêque de Synnada (Phrygie, Asie Mineure, act. Şuhut, Turquie) vers 787 et fut alors un des premiers personnages de l’Eglise d’Orient.

En 806, l’empereur l’envoya à Bagdad négocier la paix avec Hâroun-ar- Rachîd.

Plus tard, le nouvel empereur Michel Ier envoya auprès de Charlemagne une ambassade guidée par Michaïl. En même temps, celui-ci devait s’arrêter à Rome pour remettre au pape des lettres de la part du patriarche. Ces rencontres démontraient la pleine communion entre Rome et Constantinople, entre les deux empires d’Orient et d’Occident.

A Rome encore, Michaïl rencontra un moine crétois, errant, qu’il emmena à Constantinople et confia à un monastère du Cap Acritas, où il brilla de toutes les vertus.

Les choses changèrent sous l’empereur Léon l’Arménien, qui reprit l’iconoclasme. Michaïl demeura ferme en la matière et exposa ses reproches à l’empereur : ce courage lui valut l’exil à Eudocias en 815.

Ce furent alors onze années d’épreuves, avec d’autres exilés qu’il soutint de toutes ses forces.

Il mourut là-bas, le 23 mai 826.

Saint Michail de Synnada est commémoré le 23 mai dans le Martyrologe Romain.

William de Rochester

† 1201

 

William était né à Perth (Ecosse) au 12e siècle.

Après une jeunesse qu’on qualifie d’orageuse, il se tourna entièrement vers Dieu et les bonnes œuvres, en particulier à l’égard des pauvres et des enfants abandonnés. Boulanger de son état, il donnait en aumônes le dixième de son gain.

Chaque jour il se rendait à la Messe. Un matin, il trouva un petit enfant abandonné sur le seuil de l’église ; il le recueillit, l’adopta en lui donnant le nom de David et lui enseigna son métier.

Bien plus tard, William emmena son «fils» David en pèlerinage aux Lieux Saints. Mais à la première étape qu’ils firent, à Rochester, David s’en prit à son bienfaiteur, le frappa, l’égorgea et s’enfuit après l’avoir dépouillé. C’était le 23 mai, vers 1201.

Comment vint-on à connaissance de ce meurtre, on ne le dit pas. Le fait est qu’une pauvre folle eut l’idée de tresser une couronne de fleurs qu’elle déposa sur la tête de William, puis qu’elle appliqua sur sa tête, et elle s’en trouva guérie. D’autres miracles se produisirent, qui firent considérer William comme martyr.

En 1256, le pape fut informé des faits et canonisa William.

Cependant, le Martyrologe Romain actuel ne l’a pas conservé dans ses pages.

 

 

Giovanni Battista de Rossi

1698-1764

 

Né le 22 février 1698 à Voltaggio (Gênes, Italie) de parents pauvres et très pieux, qui donnèrent à leurs enfants une très bonne orientation chrétienne. Plusieurs des enfants moururent en bas âge.

Un noble gênois remarqua le petit enfant de chœur et proposa au papa de se charger de son éducation ; puis un parent, chanoine, l’invita à Rome, pour veiller à son instruction. Giovanni Battista entra ainsi à treize ans au Collège romain.

On croyait revoir en lui un Luigi Gonzaga (voir au 21 juin), et il avançait brillamment dans les études ; il pouvait aborder le Droit et devenir un juriste réputé, mais il préféra le sacerdoce.

Son père mourut vers 1714 ; quoique pauvres, la mère et les sœurs acceptèrent le «départ» de Giovanni Battista, qui commença les études de théologie.

Mais le jeune garçon s’imposa d’imprudentes mortifications, comme il le reconnut plus tard, et tomba malade. Désormais, il fut sujet à des crises d’épilepsie, et son estomac ne pouvait plus supporter la nourriture. Il dut étudier privément, comme simple auditeur chez les Dominicains de la Minerve (à Rome). Ses efforts, son humilité et la grâce de Dieu, lui donnèrent les qualités nécessaires pour l’apostolat.

Ordonné prêtre en 1821, il s’engagea par vœu à ne jamais accepter un quelconque bénéfice ecclésiastique. Il tenait à exercer son apostolat parmi les pauvres, les ignorants, les prisonniers, les criminels, les prostituées (pour lesquelles il fonda un hospice en vue de les écarter de la rue). Il fonda deux hôpitaux.

A la mort du bon chanoine qui l’avait appelé à Rome, il reçut l’ordre de son confesseur d’accepter l’héritage du chanoine : il reprit le canonicat, sans pour autant conserver la belle demeure qu’on lui donnait. Il mit à profit ses revenus pour installer dans l’église Sainte-Marie-in-Cosmedin un orgue et un organiste.

Il gagna la faveur des autres chanoines et en obtint qu’ils ajoutassent les litanies de Marie à la fin de leur office. L’église Sainte-Marie-in-Cosmedin fut bientôt le rendez-vous de tous ceux qui accouraient auprès de Don de Rossi. Lui qui n’osait pas confesser, par humilité, devint un des confesseurs les plus appréciés et recherchés de Rome et des environs.

Il prêcha beaucoup, y compris chez les Religieuses, et lors des retraites des séminaristes. Sous son influence, tout le clergé de Rome fut transformé, grâce aussi à une Pieuse Union de Prêtres qu’il fonda.

La fin de sa vie fut accablée par des crises de plus en plus fréquentes. La dernière le terrassa à Rome le 23 mai 1764.

Giovanni Battista de Rossi fut béatifié en 1860 et canonisé en 1881.

 

 

Wincenty Matuszewski

1869-1940

 

Wincenty, le fils du couple polonais Jozef et Jozefa Strużyńskiej, était né le 3 mars 1869 à Chruścieleńskiej Wola.

Après le séminaire de Włocławek, il fut ordonné prêtre en 1895.

Il eut plusieurs postes où il exerça les activités pastorales, à Widawa, Nieszawa, Włocławek, Czȩstochowa (1901-1906), Moszczenica et Ostrowąs et finalement à Osięciny (1918).

Dans cette dernière localité, il était même président d’honneur du Service des incendies et membre du Conseil local.

Son attitude tolérante lui valut l’estime des Juifs et des Allemands qui vivaient là. Les pauvres connaissaient sa charité.

Au moment de la Deuxième Guerre mondiale, la Pologne fut envahie par les troupes nazies en septembre 1939 et le père Wincenty a été arrêté avec vingt-deux otages. 

Plus tard il fut assassiné dans la proche forêt, le 23 mai 1940, tandis que son vicaire de paroisse, Józef Kurzawa, fut assassiné le lendemain.

Ces deux prêtres, mentionnés le 23 mai au Martyrologe, font partie des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

 

 

Maria Gargani

1892-1973

 

Maria naquit au soir du 23 décembre 1892, à Morra de Santis (Avellino, Latium, Italie C) ; elle était la benjamine des huit enfants de Rocco et Angiolina De Paola.

Le papa était un homme fort pieux et c’est lui qui se chargea de l’enseignement du catéchisme à ses enfants.

Maria fit son «école primaire» à la maison, puis chez son oncle à Avellino ; elle réussit sans peine son examen de maîtresse d’école en 1913.

Dans la région de Foggia, de 1913 à 1945, elle allait se donner entièrement à la formation des enfants du catéchisme pour les préparer à la Première communion. C’est durant cette période qu’elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, ayant découvert en s.François d’Assise «le» Saint qui l’inspirait dans son amour pour Dieu.

Mais ce qui marqua très profondément Maria, à partir de 1916, ce fut la direction spirituelle qu’elle reçut du père Pio de Pietrelcina (v. 23 septembre). Jusqu’en 1915, Maria avait eu successivement deux pères spirituels, dont le second fut appelé à être aumônier militaire durant la guerre ; c’est ce dernier qui adressa Maria au père Pio. Il s’ensuivit une correspondance soutenue et l’on conserve plus d’une soixantaine de lettres que reçut Maria de ce Prêtre stigmatisé.

Dès 1934, Maria commença à réunir autour d’elle des jeunes filles qui étaient captivées par son amour de Dieu. Ce fut le début des Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, vivement encouragées par le père Pio, bientôt approuvées par l’évêque de Naples, où s’établit la maison-mère. Maria y fit sa profession en 1936, avec le nom religieux de Marie Crucifiée du Divin Amour.

Elle fit la profession perpétuelle en 1956.

Elle mourut à Naples le 23 mai 1973.

Le miracle qui fut examiné dès 1975 pour sa béatification, fut la guérison d’une femme italienne affectée d’un cancer généralisé. Guérie, celle-ci vécut encore trente année.

Les Religieuses appartenant aux Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, s’occupent de l’évangélisation des enfants, des pauvres, des marginalisés. Elles prêtent ainsi leur concours dans les paroisses. Elles sont présentes en Afrique (Burkina Faso, Bénin).

Maria Crocefissa a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 23 mai au Martyrologe.

 

 

 

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