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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 23:00

24 MAI

 

I.

S Manaen, frère de lait de Hérode le Tétrarque, docteur et prophète à Antioche (cf. Ac 13:1).

Ste Jeanne, épouse de Chuza, l’intendant de la maison de Hérode ; l’une des saintes femmes qui apprirent les premières la résurrection du Christ (cf. Lc 8:3 ; 24:10).

II.

S Zoellus, martyr à Lystre.

III.

S Servulus, martyr à Trieste en Istrie.

?

S Mélèce, général, mis à mort avec ses soldats et leurs familles.

S Patricius, abbé ou évêque à Bayeux. 

IV.

Ss Donatianus et Rogatianus, frères, l'un baptisé et l'autre catéchumène, martyrs à Nantes.

V.

S Vincent de Lérins, auteur du fameux Commonitorium, dans lequel il définit la vraie Foi : universalité, antiquité et unanimité des croyances ; son idée de "développement" du dogme fut reprise par le Concile Vatican I.

VI.

S Simeon Stylite le Jeune, thaumaturge ; il monta sur sa première colonne à sept ans et obtint la grâce de vivre sans se nourrir ; sa mère, ste Martha, est au 5 juillet. 

XI.

S Benoît de Capoue, moine bénédictin.

XIII.

B Gérard de Lunel, seigneur, puis ermite avec son frère près du pont du Gard, mort en Italie durant un pèlerinage pour la Terre Sainte.

S Jean de Montfort, de l’ordre des Templiers, vénéré à Nicosie (XIV.?).

XIV.

B Filippo de Plaisance, augustin, qui avait revêtu une tunique de fer.

XVII.

B Juan de Prado, franciscain espagnol, missionnaire au Maroc, où le sultan le condamna au martyre par le feu.

Ss Kim Ŏb-i Magdalena, Pak A-gi Anna, Yi So-sa Agatha, Kim A-gi Agatha, Yi Kwang-hŏn Augustinus, Han A-gi Barbara, Pak Hŭi-sun Lucia, le catéchiste Nam Myŏng-hyŏk Damianus, Kwŏn Tŭg-in Petrus ; tous laïcs mariés coréens, martyrs canonisés en 1984 et fêtés le 20 septembre.

XX.

B Louis-Zéphyrin Moreau (1824-1901), évêque à Saint-Hyacinthe au Canada, “évêque du Sacré-Cœur”, fondateur de la première association ouvrière canadienne, l’Union Saint-Joseph, et d’un institut de Sœurs de Saint-Joseph pour l’instruction des enfants, béatifié en 1987.

B Józef Kurzawa (1910-1940), prêtre polonais assassiné par la Gestapo en 1940, béatifié en 1999 (le 23 au Martyrologe).

 

Manaen

1er siècle

 

Saint Luc écrit dans les Actes des Apôtres : 

Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des docteurs et des prophètes parmi lesquels étaient Barnabé, Siméon qui est appelé le Noir, Lucius de Cyrène, Manahen qui était frère de lait d’Hérode le Tétrarque, et Saul (Ac 13:1).

L’Ecriture inspirée ne nous informe pas davantage. 

C’est à la cour d’Hérode que Manaen était en contact direct avec Chuza, l’intendant d’Hérode, et mari de cette Jeanne, dont le même saint Luc parle dans son évangile (8:3 et 24:10), et qui est commémorée le même jour que Manaen.

En hébreux, Manaen signifie Consolateur.

Une «sainte âme», dont les révélations célestes qu’elle reçut doivent être prises avec les précautions d’usage, raconte que Manaen fut disciple de Jean-Baptiste, puis de Jésus. Mais il conservait des liens avec la cour d’Hérode et eut quelques difficultés à s’en défaire complètement.

C’est lui qui courra annoncer à Jésus le martyre de Jean-Baptiste.

Le Martyrologe mentionne ce fidèle serviteur au 24 mai.

 

 

Jeanne de Chuza

1er siècle

 

D’après l’évangéliste Luc, Jeanne était l’épouse de Chuza, intendant d’Hérode Antipas (Lc 8:3), ce qui fait supposer à juste titre qu’elle était connue de Manaen, frère de lait d’Hérode, qu’on fête le même jour qu’elle.

Jeanne suivit Jésus, et fut une des saintes femmes qui se rendirent au tombeau pour embaumer le corps de leur divin Maître. 

Témoins de la résurrection du Christ, ayant vu deux hommes aux habits resplendissants, elles coururent annoncer la nouvelle aux apôtres (Lc 24:10).

Jeanne de Chuza est mentionnée au Martyrologe le 24 mai.

 

 

Zoellus de Lystre

2e ou 3e siècles

 

Zoellus fut martyrisé à Lystre (act. Turquie C).

C’est là tout ce qu’on sait de lui, mais c’est le plus important. 

Son martyre se situe vers les 2e ou 3e siècles.

Gloire à lui !

Saint Zoellus de Lystre est commémoré le 24 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Servulus de Tergeste

?

 

Servulus fut un temps associé au martyr Zoellus (ci-dessus).

On l’en a dissocié : il aurait été martyrisé à Tergeste (Istrie, act. Trieste, Italie NE), à une date inconnue.

Saint Servulus de Tergeste est commémoré le 24 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Donatianus et Rogatianus de Nantes

† 304

 

Donatien était un adolescent de naissance illustre, qui reçut le baptême avec une grande ferveur, et montra sa foi avec une ferveur encore plus grande.

Rogatien, son jeune frère, avait appris de lui les éléments de la religion chrétienne. Il désirait beaucoup le baptême, et ce d’autant plus que la persécution était imminente, et il ne voulait pas échapper au martyre que, certainement, son frère aîné allait subir.

Malheureusement, le prêtre qui pouvait le baptiser s’enfuit de la ville. Et juste après arriva à Nantes le légat romain chargé d’exécuter les ordres : qui aurait refusé de sacrifier à Apollon et à Jupiter, serait décapité.

Dès que ce personnage apparut à Nantes, on lui dénonça Donatien et son frère. Donatien fut arrêté le premier : après un premier interrogatoire, il fut mis aux fers dans un cachot.

Vint le tour de Rogatien, qui rejoignit son frère.

Il communiqua à Donatien ses pensées : en l’absence du prêtre, peut-être qu’un baiser de son frère aîné «remplacerait» le baptême ? Donatien invoqua le Seigneur : Que la foi pure de Rogatien lui tienne lieu de baptême ; et si le préfet nous fait mourir demain, que le sang répandu de Rogatien lui soit comme l’onction du chrême.

Après une nuit de veille et de prière, les deux frères furent présentés à nouveau au juge, qui les fit suspendre au chevalet : ils eurent tout le corps déchiré. Après une série de supplices, qu’on peut seulement imaginer parce qu’ils ne sont pas décrits dans le témoignage du témoin, le bourreau eut encore l’idée de percer d’une lance le cou des deux victimes, puis les décapita.

C’était le 24 mai 304.

Pendant longtemps, deux croix marquèrent l’endroit du martyre des deux Enfants nantais. Elles furent brûlées sous la Révolution, rétablies sous Louis XVIII, et remplacées en 1896 par deux croix de granit.

Les reliques des Martyrs, qui se trouvaient à la cathédrale, furent détruites sous la Révolution ; par bonheur, on en avait quelques-unes dans un autre sanctuaire.

Saints Donatianus et Rogatianus sont commémorés le 24 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vincent de Lérins

† 448

 

Vincent naquit à Toul et eut un frère, Lupus, futur évêque de Troyes (v. 29 juillet).

Après sa première formation, il recouvra des fonctions assez importantes, qu’il appelle lui-même les combats du siècle.

Fuyant ce tourbillon, il vint au monastère de Lérins, qu’avait fondé s.Honorat (v. 16 janvier).

Moine discipliné, il se livra à l’étude assidue de l’Ecriture et des Pères de l’Eglise.

Il fut ordonné prêtre.

C’est peut-être lui le Vincent auquel s.Eucher (v. 20 février) confia l’éducation de son fils.

Vers 434, sentant le poids des années - et quelques défaillances de sa mémoire, il rédigea un texte très fameux, le Commonitorium, dans lequel, avec des références à l’Ecriture et aux Pères, il énonce les principes de la doctrine de l’Eglise.

Selon lui, il faut s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours, par tous. Quant à expliciter le dogme et à faire évoluer l’expression de celui-ci, il faut veiller à ce que ce soit un progrès de la foi, non un changement : dans l’identité d’un même dogme, d’un même sens, d’une même pensée. Cette doctrine si claire fut reprise par le concile de Vatican I.

On a parfois objecté que certaines expressions de Vincent seraient à l’encontre de s.Augustin (v. 29 août) : il n’avait peut-être pas le texte exact de l’évêque d’Hippone.

Vincent mourut certainement avant 450, date de la mort de l’empereur Théodose.

Saint Vincent de Lérins est commémoré le 24 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simeon Stylite le Jeune

520-596

 

Simeon naquit vers 520 à Antioche de Syrie, d’un père originaire d’Edesse nommé Ioannis, et d’une mère qui est commémorée dans le Martyrologe au 5 juillet.

Cette sainte femme, Martha, ne se décida à épouser Ioannis que pour obéir à ses parents. Avant même la naissance de son fils, elle aurait eu révélation de s.Jean-Baptiste (v. 24 juin) du nom à donner à l’enfant.

La naissance de Simeon advint sans les douleurs habituelles et Martha le porta quarante jours après au sanctuaire de s.Jean-Baptiste.

L’enfant fut baptisé à l’âge de deux ans et dès lors sut parler couramment.

En 525, un tremblement de terre détruisit la maison familiale, Ioannis mourut. Martha chercha plusieurs jours son enfant, et ne le retrouva que sur une révélation.

Bientôt après, Simeon se retira dans la montagne et vécut au milieu des bêtes, avant d’être reçu dans un proche monastère.

A sept ans, il décida de s’isoler sur une colonne (en grec styli) : ce jour-là, c’est sa mère qui ouvrait la procession, portant la croix, et montrant à tous sa joie d’avoir un tel fils. Elle mourut peu de temps après et fut enterrée non loin de la colonne de Simeon.

Les démons tentèrent vigoureusement le jeune Simeon, mais il en triompha encore plus vigoureusement. En plus, Dieu lui faisait déjà accomplir des miracles : il délivrait des possédés, guérissait des malades ; d’autres moines venaient le consulter, il leur répondait avec grande sagesse. 

Il voulut se construire une colonne plus haute, pour s’isoler davantage ; auparavant, il fut ordonné diacre ; il demeura sur cette colonne pendant huit années ; il passait la nuit en prières, suspendu par la main gauche et, de la droite, se frappant la poitrine, et resta trente jours sans dormir. Il demanda - obtint- de Dieu la grâce de ne plus manger.

On vint si nombreux l’admirer et lui demander son aide, qu’il se fit «aider» par des disciples qui parlaient et agissaient en son nom.

A vingt ans, il résolut de s’isoler davantage, sur un rocher d’une montagne. Dieu lui fit savoir que cette montagne s’appellerait admirable ; Simeon reçut révélation des maux qui s’abattraient sur cette même région ; il se construisit une colonne encore plus haute, que le Christ vint lui-même bénir.

Simeon s’y rendit, y fut ordonné prêtre, et ne la quitta plus jusqu’à la mort. Les miracles se multiplièrent encore, parfois même à grande distance, par la seule image de Syméon.

Il expira un 24 mai, sans doute en 596, étant resté soixante-huit années sur sa colonne.

Il y a un autre Simeon Stylite, l’Ancien, fêté le 27 juillet, mort en 459.

Saint Simeon Stylite le Jeune est commémoré le 24 mai dans le Martyrologe Romain.

Filippo de Plaisance

? - 1306

 

Filippo faisait partie des Ermites de Saint-Augustin à Plaisance.

Il eut cette mortification particulière qu’il portait sous son habit religieux une tunique métallique. Ce qui pourrait nous apparaître comme un trait original était pour Filippo la sincère expression de son union à la passion du Christ.

Il mourut le 24 mai 1306.

Il a été introduit dans la récente édition du Martyrologe.

 

 

Juan de Prado Díez

1563-1631

 

Né vers 1563 à Morgovejo (León, Espagne), de famille noble, Juan fut orphelin à cinq ans.

Grâce à la charité d’un prêtre, il commença des études à Salamanque puis, en 1584, entra dans l’Ordre franciscain à Rocamador (Badajoz).

Il fit la profession en 1585 et fut ordonné prêtre.

Excellent prédicateur, vraiment soutenu par des grâces particulières, il jeûnait, s’imposait le cilice ; il participa aussi à des discussions où il défendit le dogme de l’Immaculée Conception de Marie.

Successivement, il fut nommé maître des novices, plusieurs fois gardien (supérieur) de différents couvents (Badajoz et Séville), conseiller provincial, et supérieur de la nouvelle Province d’Andalousie (1620-1623).

Une cruelle calomnie pesa un moment contre son innocence virginale, qui fut cependant reconnue, confirmée par une telle austérité de vie.

Après avoir assumé ces responsabilités, il demanda à partir évangéliser en Guadeloupe. Ses démarches n’aboutirent pas, mais on l’envoya au Maroc, où tant de prisonniers chrétiens subissaient les mauvais traitements des Musulmans, et ne disposaient pas d’aumôniers catholiques. Il y alla en 1630 avec la bénédiction du Pape, qui le nommait par la même occasion préfet apostolique pour cette région.

Juan y parvint le 7 décembre, accompagné du prêtre Matías de Saint-François et du Frère Ginés de Ocaña.  L’accueil de la part des chrétiens fut enthousiaste, car ils n’avaient pas vu de prêtres depuis plus de quarante ans. Durant le carême 1631, ils confessèrent beaucoup et réconfortèrent les chrétiens.

Mais voilà que mourut le roi qui avait accordé le sauf-conduit. Qu’allait faire le nouveau roi ? On ne le savait pas, et le gouverneur (portugais) conseilla aux Religieux de rester plus discrets dans leurs activités. Après un certain temps, leur zèle fut plus fort et les poussa à sortir de leur abri. Le gouverneur l’apprit, leur promit de les aider et les fit conduire à Mazagán, de là à Azamor, où se trouvaient beaucoup de Maures. Juan s’y présenta avec un drapeau blanc, en signe de paix.

Le maire commença par bien les recevoir, grâce à leur sauf-conduit. Mais ce sauf-conduit n’était plus valable, et les Religieux étaient alors prisonniers du nouveau roi. On les conduisit à Marrakech, où le roi les fit mettre en prison.

Après quelques jours, le roi les convoqua pour les interroger et demanda à Juan quelle était la loi meilleure, celle de Mahomet ou celle des Chrétiens. Juan n’hésita pas à répondre selon la Vérité. Fâché, le roi les fit fouetter en sa présence, puis jeter dans un cachot étroit, sombre et humide, surveillés par un gardien méchant, et condamnés à moudre le sel.

Le roi convoqua à nouveau Juan, lui posa d’autres questions et le fit encore fouetter cruellement. Quelques jours après, Juan répondit au roi : Tiran, tu veux faire perdre les âmes que Dieu a faites pour Lui ! Furieux, le roi le frappa à la tête avec son sabre, et ses serviteurs le frappèrent sur la bouche, car il continuait de prêcher. Le roi se fit apporter un arc et des flèches, et en tira quatre. Puis il ordonna de le faire brûler vif aux portes de son palais.

Juan ne pouvait plus marcher. On demandait à des prisonniers chrétiens de l’emmener, mais ils hésitaient. Juan les encouragea : Vous n’offensez pas le Bon Dieu ! Emmenez-moi, sinon ils vous feront du mal.

Le roi suivait la scène depuis une fenêtre ; on entassa du bois, on fouetta encore Juan, qui prêchait toujours, et les badauds lui jetèrent des pierres.

Juan fut ainsi torturé et martyrisé le 24 mai 1631.

Les deux autres survécurent miraculeusement aux tortures et purent ensuite rapporter ce dont ils avaient été témoins.

Le roi fut bientôt puni de sa cruauté, assassiné et remplacé par son frère, qui accorda plus de licence aux Religieux pour leur apostolat.

Juan de Prado fut béatifié en 1728.

 

 

Kim Ŏb-i Magdalena

(Gim Eob-i Magdallena)

1774-1839

 

 

Née en 1774 à Seoul, elle désirait rester vierge, mais fut forcée de se marier par ses parents. Après avoir perdu son mari et ses enfants, elle vécut à Seoul avec sa mère, dont elle supporta avec patience le tempérament difficile.

 

Après la mort de celle-ci, Magdalena continua d'enseigner le catéchisme aux enfants et à baptiser les enfants païens en danger de mort.

 

Elle montra un cran remarquable durant les interrogatoires et les tortures : pendant qu'on torturait sa compagne Barbara Han, elle n'hésitait pas à expliquer au chef de police les points importants de la doctrine chrétienne.

 

D'après les notes de la police, Magdalena fut condamnée à mort pour trois motifs : elle lisait des livres chrétiens, elle possédait des images saintes, elle croyait en l'hérésie catholique.

 

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait presque soixante-six ans.

 

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

Pak A-gi Anna

(Bak A-gi Anna)

1783-1839

 

Née en 1783 à Kangchon (Gangwon-do, Corée S), Anna était d'une famille catholique qui vivait près de la rivière Han.

 

Elle avait une toute petite mémoire et n'arrivait qu'à grand-peine à retenir les réponses du catéchisme et les prières. Elle disait souvent : Bien que je ne connaisse pas le Bon Dieu aussi bien que je voudrais, je veux faire tout mon possible pour l'aimer.

 

Elle épousa un homme catholique, à dix-huit ans, et éleva ses enfants dans la foi.

 

Elle avait une particulière dévotion pour la passion de Notre Seigneur et méditait les larmes aux yeux sur les cinq Plaies. Quand elle entendit parler de la persécution, ses yeux brillèrent à l'idée de pouvoir devenir une martyre.

 

Elle fut arrêtée avec son mari et son fils aîné, mais elle seule resta en prison.

 

Elle fut si brutalement battue que l'on voyait ses os.

 

Mais sa plus grande difficulté lui vint de son mari et de son fils qui venaient la voir chaque jour, pour lui demander d'apostasier, de revenir à la maison, pour soigner sa mère malade et tenir la maison. Le chef de la police à son tour la pressait de renier sa foi pour accompagner son mari et son fils à la maison.

 

Elle répétait : Pourquoi risquerais-je ma vie éternelle pour vivre à peine quelques jours de plus ici ? Et au chef de la police : Mon mari et mon fils peuvent suivre leur route. Moi, je suis bien déterminée à suivre ma route et à mourir pour ma foi.

 

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait presque cinquante-sept ans.

 

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

Yi So-sa Agatha

(Yi So-sa Agata)

1784-1839

La vie d'Agatha se passa dans une extrême pauvreté et en même temps dans une atmosphère de profonde paix intérieure.

Elle était née en 1784 à Icheon (Gyeonggi-do, Corée S). Après la mort de son père, elle perdit tout ce qu'elle avait et vécut avec sa vieille maman et son jeune frère (Yi Ho-yŏng Petrus, qui fut martyrisé le 25 novembre 1938, et canonisé avec elle).

Un témoin raconta qu'on ne peut décrire toutes les difficultés qu'elle eut à surmonter. Malgré sa pauvreté extrême, elle avait toujours un aspect pacifique et un joyeux sourire. Il est impossible de se rappeler tout ce qu'elle put dire et faire de beau et de bien.

Elle fut battue avec une grande cruauté et ses jambes furent toutes tordues. Et comme elle ne voulait pas renier Dieu et sa foi, on lui enleva son habit et on la suspendit avec les bras liés derrière le dos, pour la battre sur tout le corps avec un bâton d'environ deux mètres cinquante de long, de l'épaisseur d'un bras ; quatre bourreaux se relayaient sans arrêt. Tout le corps d'Agatha saignait abondamment ; mais son courage demeura ferme.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait presque cinquante-six ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

 

 

Kim A-gi Agatha

(Gim A-gi Agata)

1787-1839

Née en 1787 à Séoul, Agatha était de famille païenne ; elle épousa un mari qui l'entraîna pendant longtemps dans des pratiques superstitieuses, qu'elle finit par abandonner et brûler grâce aux bons conseils de sa sœur aînée, qui était catholique.

Agatha avait peu de mémoire et ne pouvait retenir les prières du matin et du soir.

Durant l'interrogatoire, elle déclara : Je ne connais rien d'autre que Jésus et Marie. J'aime mieux mourir que renier Jésus et Marie.

Elle fut durement torturée, mais ne céda pas. Une fois en prison, les autres Catholiques la reçurent joyeusement : Bienvenue, Agatha, toi qui ne connais que Jésus et Marie ! Ils lui enseignèrent les principales vérités de la Foi et la baptisèrent.

Elle endura encore d'autres tortures, courageusement et sans plier. Le motif de sa condamnation à mort était, comme pour Kim Magdalena, qu'elle professait l'hérésie catholique, qu'elle lisait des livres chrétiens et qu'elle avait des images pieuses.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait cinquante-trois ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

Yi Kwang-hŏn Augustinus

(Yi Gwang-heon Auguseutino)

1787-1839

Augustinus était né en 1787 à Kwangju (Gyeonggi-do, Corée S), d'une famille noble. Son jeune frère,  Yi Kwang-nyŏl Ioannes Baptista, mourra lui aussi martyr, le 20 juillet de la même année (1838), et sera lui aussi canonisé.

Il épousa Kwŏn Hŭi Barbara, qui mourra martyre à son tour, le 3 septembre 1838, et sera canonisée avec lui.

De ce mariage naîtra une fille, Agatha, elle aussi martyrisée à dix-sept ans le 9 janvier 1840, et canonisée avec ses parents.

Augustinus avait un excellent caractère, tolérant, plein de talents et de grande intelligence. Jeune, il aimait les plaisirs et la vie aisée. Mais à trente ans tout changea, quand il devint catholique avec son épouse et son jeune frère. Il prit le nom d’Augustinus, en souvenir de la conversion de saint Augustin. Désormais, sa vie fut exemplaire.

Pour échapper aux persécutions, il déménagea plusieurs fois, et perdit finalement tous ses biens. Il embrassa la pauvreté avec la foi d’un vrai Chrétien. Personne ne l’entendit se plaindre.

Ce fut la communauté chrétienne qui se cotisa pour lui acheter une habitation, au-delà de la Porte Etroite Ouest.

Augustinus devint catéchiste, et sa maison servit de chapelle. Il était toujours prêt à rendre service, à convertir les tièdes, à enseigner aux catéchumènes. Il s’occupait des malades, baptisait les enfants en danger de mort.

Lors de la persécution, toute la famille fut arrêtée, le 7 avril 1839, voici comment : bien que la maison eût l’apparence d’une auberge, on la réquisitionna et on arrêta tous les catholiques qui s’y trouvaient. Parmi ceux-ci se trouvait l’épouse d’un catéchumène, qui en réclama la libération. En échange il donna le nom de cinquante-trois Catholiques qu’il connaissait, dont Augustinus et les siens.

On lui proposa la libération de son épouse et de ses enfants, s’il acceptait juste de dire qu’il n’était pas chrétien. Il répondit : Je ne peux pas renier Dieu parce que j’aime ma femme et mes enfants. Je ne peux pas leur montrer ma faiblesse.

Les policiers le battirent sur les jambes avec un gourdin triangulaire puis reçut le même supplice que saint Protasius le 20 mai précédent. Il saignait abondamment, sa chair était en lambeaux et l’on voyait ses os, brisés par les coups. Ceux qui le voyaient en étaient horrifiés, mais Augustinus ne bronchait pas.

Même le chef de la police se fatigua de le torturer et lui montra de la «sympathie», lui proposant de dire seulement qu’il obéirait au roi. Augustinus en profita pour demander la libération de ses deux enfants, en particulier de sa fille qui se trouvait au milieu des voleurs. Le chef de police lui proposa de les libérer purement et simplement, s’il apostasiait. Augustinus refusa.

Les enfants d’Augustinus et sa vieille maman de quatre-vingt ans demeurèrent volontairement en prison.

Le vendredi 24 mai 1839, Augustinus fut décapité avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Il avait presque cinquante-trois ans.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

 

Han A-gi Barbara

(Han A-gi Bareubara)

1791-1839

Née vers 1791 à Kwang-chon (Gangweon-do, Corée du Sud), dans une famille déjà catholique, Barbara vécut longtemps sans prêter attention à la Foi.

Elle épousa un païen.

Un jour, sa mère vint lui rendre visite en compagnie de Kim Magdalena, qui l’aidèrent à voir son erreur ; à partir de ce moment, Barbara vécut en chrétienne exemplaire.

Vers trente ans, son mari et ses enfants moururent. Elle revint chez sa mère.

Elle avait le souci du salut des âmes et enseignait aux catéchumènes. Elle n’épargnait pas sa peine pour aller baptiser les enfants en danger de mort, pour supplier les païens de se convertir ; elle jeûnait et offrait des sacrifices pour obtenir la bénédiction de Dieu sur ses activités.

Barbara fut arrêtée avec Kim Magdalena.

Torturée, elle ne manqua aucune occasion de professer sa foi.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait quarante-huit ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

 

Pak Hŭi-sun Lucia

(Bak Heui-sun Luchia)

1801-1839

Lucia, née en 1801 ou 1802 à Seoul, était de famille bourgeoise. Sa sœur aînée était Pak K'ŭn-agi Maria, elle aussi martyrisée (le 3 septembre 1839) et canonisée avec elle.

Sa beauté et son intelligence la firent appeler à la cour royale, où elle devint dame de cour de la reine, mais elle était dans une position supérieure aux autres dames de cour, à cause de ses grandes qualités.

Vers quinze ans, elle refusa les avances du jeune roi, avec un courage inouï pour une Coréenne.

Lucie était très cultivée en littérature chinoise et coréenne, et la reine lui demandait d’enseigner aux autres dames de cour.

Vers trente ans, elle entendit parler de la foi catholique et voulut se convertir. Ce n’était pas facile car elle ne pouvait s’éloigner du palais royal : la reine la désirait près d’elle, elle devait surveiller les autres dames de cour et tenir les archives du roi.

Pour motiver son absence, elle prétendit être malade et s’en vint chez son neveu (car son père n’aimait pas les Catholiques).

Regrettant tout le temps qu’elle avait passé dans le plaisir, elle s’efforça de remplir tous ses devoirs religieux fidèlement, dans la mortification, particulièrement dans sa nourriture et dans son habillement.

Par son exemple, elle amena toute la famille de son neveu au Catholicisme.

Puis elle vint habiter chez Chŏng Agatha. Avec celle-ci, elle acheta une maison à Seoul, où elles s’installèrent avec d’autres pieuses femmes. C’est là que des policiers vinrent l’arrêter le 15 avril 1839. Avant de quitter la maison, elle donna de l’argent aux policiers, et leur offrit à boire et à manger.

Interrogée par le chef de la police, elle réaffirma sa foi en Dieu, créateur de la vie, et refusa de donner les noms des autres Catholiques.

Conduite à la Cour criminelle, elle subit la torture par trois fois, recevant à chaque fois trente coups, qui lui brisèrent un os de la jambe. Elle essuya la blessure avec sa longue chevelure, disant : Maintenant, je vais pouvoir souffrir les douleurs de notre Seigneur et de Marie.

Rappelée à la cour, elle s’y traîna avec sa jambe cassée et tout le monde admira son courage. Devant le juge et toute la cour, elle expliqua si bien la doctrine catholique que les juges ne surent rien lui répliquer.

Elle rédigea une lettre pour ses frères catholiques, qui malheureusement fut perdue. Elle les y invitait, croit-on, au courage et leur procura une profonde émotion. Même en prison, Lucia s’occupa des détenus malades, tant au point de vue physique qu’au spirituel.

Juste avant d’être exécutée, Lucia demanda à l’un des bourreaux de bien aiguiser son sabre et de la décapiter d’un seul coup.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle resta calme et continua de prier jusqu’à la fin. Elle avait trente-huit ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

Nam Myŏng-hyŏk Damianus

(Nam Myeong-hyeok Damiano)

1802-1839

Damianus était né en 1802 à Munan (Seoul, Corée S), dans une famille de la noblesse.

Son enfance passa dans la dissipation et le désordre, au milieu de mauvais camarades.

Vers trente ans, il commença à étudier la religion catholique et à la pratiquer. Un prêtre chinois le baptisa.

Sa conviction et sa formation furent assez solides pour qu’il devînt même catéchiste. Il réunissait les gens chez lui et leur enseignait l’évangile. Il s’occupait autant des catholiques encore tièdes que des non-catholiques. Il rendait visite aux malades et se préoccupait de baptiser les enfants en danger de mort. Tout le monde le respectait.

Quand on lui demandait comment il voulait être appelé au Paradis, il répondait : Nam Damianus le Martyr et Membre de la Confraternité du Saint-Scapulaire.

Il s’entendait très bien avec son épouse, Yi Yŏn-hŭi Maria, qui s’occupait avec lui de bonnes œuvres (et qui mourra martyre le 3 septembre de la même année).

Quand la persécution se déchaîna en 1839, un catéchumène eut la faiblesse de donner à la police une liste de cinquante-trois noms, parmi lesquels ceux des deux catéchistes : Yi Augustinus et Nam Damianus.

Ces deux derniers furent arrêtés immédiatement, avec leur famille. Les objets du culte qui devaient servir pour Mgr Imbert, se trouvaient chez Damianus, et furent réquisitionnés. Pour avoir été trouvé en possession de ces objets, Damianus fut interrogé encore plus durement que les autres. Pour protéger l’évêque, Damianus affirma au chef de la police que les objets avaient appartenu à un autre prêtre, déjà martyrisé en 1801. Le chef fit semblant de le croire, car il craignait beaucoup que l’affaire prît une énorme importance, s’il arrêtait un étranger. Mais il interrogea encore Damianus, pour intimider les autres :

- Ton témoignage est faux. Les objets qu’on a trouvé chez toi sont tout neufs, ils ne peuvent avoir servi il y a quarante ans.

Damianus ne répondit rien et n’ouvrit plus la bouche. Il fut torturé durement. Ses os furent brisés ; il fut battu si fort, qu’il en resta inconscient pendant quatre jours. Après qu’il reprit connaissance, il fut condamné à mort.

Il écrivit alors une lettre à son épouse qui était elle aussi en prison. Il lui disait :

Le monde n’est rien d’autre qu’une hôtellerie où nous ne faisons que passer. Notre vraie demeure est le Ciel. Suis-moi, deviens une martyre. Je souhaite que nous nous retrouvions dans le royaume de la gloire éternelle.

Le vendredi 24 mai 1839, il fut décapité avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Il avait presque trente-huit ans.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

 

 

Kwŏn Tŭg-in Petrus

(Gweon Deug-in Peteuro)

1805-1839

 

Petrus était né à Seoul, de parents catholiques.

Enfant, il fut orphelin de père, et sa mère mourut quand il avait seize ans.

Il avait déjà acquis de solides habitudes : il se levait toujours avant le premier chant du coq et priait jusqu’au lever du jour. On le connaissait pour sa gentillesse envers tout le monde.

Après la mort de sa mère, il se maria. D’abord, il travailla à la pharmacie de son frère, puis il créa son propre petit commerce, fabriquant des crucifix et des médailles pieuses.

Dès le début de la persécution de 1839, il fut arrêté avec tous les siens, le 16 janvier. Ce fut la première famille arrêtée. Apprenant la nouvelle, Mgr Imbert revint à Seoul pour consoler et réconforter les Catholiques en désarroi.

Ils furent tous interrogés et torturés de diverses manières. L’épouse de Petrus et son beau-frère cédèrent aux tortures, renièrent leur foi et furent relâchés. De la prison, Petrus leur écrivit pour les faire changer d’attitude. D’après leur belle-fille, Yi Agatha, l’épouse de Petrus reconnut son erreur, et se repentit.

Au chef de la police, Petrus répondit :

Nous devons tous remercier Dieu, qui est le Créateur des anges, des hommes et de tout ce qui existe sur terre. Tout homme doit l’adorer.

Refusant de donner des noms, il affirma aussi : Je ne peux le faire, car ma religion enseigne de ne pas faire de mal aux autres.

Il fut durement torturé, et le chef de la police ordonna aux autres prisonniers de le battre. Ils le firent si cruellement que Petrus faillit en mourir par deux fois.

Une des raisons de sa condamnation à mort est qu’il fabriquait et vendait des articles religieux.

Martyrisé le vendredi 24 mai 1839 à Seoul, devant la Porte Etroite Ouest, il avait trente-quatre ans.

Des témoins affirmèrent que, même après sa mort, son visage portait un mystérieux sourire.

La fête commune liturgique de tous ces Martyrs, béatifiés en 1925 et canonisés en 1968, est établie au 20 septembre.

 

Louis Zéphyrin Moreau

1824-1901

 

Cinquième des treize enfants de modestes paysans catholiques canadiens, Louis naquit à Bécancour (Québec) le 1er avril 1824. Son père s’appelait Louis et sa mère Marie-Marguerite Champoux.

Après des études aux séminaires de Nicolet (où il fut aussi professeur), et malgré une santé fragile, il compléta ses études théologiques à Montréal et fut ordonné prêtre en 1846. Lui qu’on avait hésité à accepter et qui avait dû momentanément suspendre ses études, fut en réalité ordonné à vingt-deux ans !

Il devint le secrétaire des trois premiers évêques du diocèse, et se mérita l’affection et l’admiration de tous par ses vertus.

Sa charité sans borne le désigna pour être aumônier des pauvres du Convent de la Providence.

Il fut bientôt curé de la cathédrale de 1854 à 1876, avec une interruption de 1860 à 1870 ; il reçut les charges de procureur diocésain et vicaire général.

A la mort de l’évêque de Saint-Hyacinthe (1875), il fut pour la quatrième fois Administrateur du diocèse sede vacante. Il fut alors nommé évêque de ce diocèse, un diocèse fondé en 1852 par la subdivision de celui de Montréal.

Sacré en 1876, il fut le quatrième évêque du diocèse et choisit pour devise : Je puis tout en Celui qui me fortifie (cf. Ph 4:13).

Ses multiples activités et sa correspondance volumineuse étonnaient ceux qui craignaient pour sa faible santé.

Il fonda le Chapitre de la cathédrale et s’intéressa de près à l’éducation.

Le “bon Monseigneur Moreau”, très aimé de ses fidèles, fonda les Sœurs de Saint-Joseph, avec la vénérable Elisabeth Bergeron, pour l’éducation à la foi des jeunes en monde rural. Il encouragea aussi la fondation des Sœurs de Sainte-Marthe, pour subvenir aux besoins du séminaire et du clergé. Il créa l’Union Saint-Joseph, qui deviendra plus tard la Caisse Desjardins.

Entouré de l’affection de son clergé et des fidèles, il fêta ses noces d’or sacerdotales, et décéda peu de temps après, le 24 mai 1901, en odeur de sainteté.

Déclaré vénérable en 1973, il fut béatifié en 1987.

 

 

Józef Kurzawa

1910-1940

 

Józef était né le 6 janvier 1910 à Świerczynie, de Jan et Józefa Archańskich.

Il termine le lycée en 1928, entre à l’école Adam Asnyka de Kalisz, puis à l’Ecole des officiers de réserve d’infanterie à Jarocin, pour intégrer finalement en 1931 le séminaire de Włocławek, où il fut ordonné prêtre en 1936.

Durant les courtes années de pastorale où il exerça son intense activité, il s’occupa beaucoup des enfants et des jeunes, ce qui lui valut le respect unanime.

Vicaire de Wincenty Matuszewski, qui était curé à Osięciny, il fut arrêté avec ce dernier en septembre 1939. 

Tous deux furent assassinés dans la forêt voisine, Wincenty le 23 et lui le 24 mai 1940 : il avait trente ans, à peine quatre années de sacerdoce.

Béatifiés ensemble en 1999 comme Martyrs de la persécution nazie, ils sont commémorés ensemble au Martyrologe du 23 mai. 

 

En Pologne, les cent-huit Martyrs polonais sont fêtés le 13 juin.

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