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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 23:00

29 MAI

 

III.

S Conon et son fils de douze ans, martyrs près de Iconium.

IV.

S Hesychius, serviteur du palais impérial à Antioche de Syrie, martyr.

S Maximinus, évêque à Trèves, poitevin d’origine ; il reçut s. Athanase durant son exil.

Ss Sisinnius, diacre, Martyrius, lecteur, et Alexander, portier, martyrs à Trento.

V.

S Exsuperantius, évêque à Ravenne.

S Senator, évêque à Milan. 

VI.

Ste Buriana, recluse irlandaise venue en Cornouailles.

VIII.

Ss Votus et Félix, ermites près de Saragosse, là où Votus retrouva le corps de s. Jean d’Atares.

X.

S Gérard, évêque à Mâcon, fondateur du monastère de Brou.

XIII.

Ste Bona, vierge à Pise, à la vie tout extraordinaire.

Bx Guillaume Arnaud et Bernard de Rochefort (prêtres dominicains), Etienne de Saint-Thierry et Raymond Carbonier (prêtres franciscains), le chanoine Raymond de Cortisan (Escriban), le notaire Pierre d’Arnaud, les clercs Bernard, Fortanier et Aymar, neuf inquisiteurs nommés par Grégoire IX, ainsi que le frère dominicain Garsias d’Aure et le prieur d’Avignonet (de nom inconnu), massacrés par les Albigeois dans le diocèse de Toulouse en 1242.

Bse Gherardesca, tertiaire camaldule à San Savino, où elle envoya aussi son mari. 

XVI.

B Richard Thirkeld, prêtre anglais martyr, pendu à York. 

XIX.    

Bx Gim Dae-gwon Petrus, Yi Il-eon Iob, Sin Tae-bo Petrus, Yi Tae-gwon Petrus, Jeong Tae-bong Paulus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.

B Joseph Gérard (1831-1914), français, missionaire des oblats de Marie Immaculée au Lesotho, surnommé “père des miracles” (Ramehlolo), béatifié en 1988.

B José Pérez Fernández (1912-1938), laïc espagnol, martyrisé près de Grenade, béatifié en 2017.
Ste Julia Maria Ledóchowska (Urszula, 1865-1939), ursuline polonaise, sœur de la b. Maria Teresa (cf. 6 juillet), fondatrice des Ursulines du Sacré-Cœur de Jésus agonisant, béatifiée en 1983 et canonisée en 2003.

 

Conon

3e siècle

 

Saint Conon reçut le martyre en compagnie de son petit garçon de douze ans près d'Iconium en Lycaonie, où saint Paul s'était arrêté deux siècles plus tôt.

Ces deux Martyrs auraient été particulièrement torturés, d'abord étendus sur un gril arrosé d'huile au-dessus d'un brasier ardent ; puis on les fit passer par le chevalet et le feu, avant de leur écraser les mains.

L'actuel Martyrologe ne les a pas retenus, sans doute faute de documents historiques fiables. 

Ils étaient autrefois commémorés le 29 mai.

 

 

Hesychius d’Antioche

† 303

 

Hesychius servait au palais impérial d’Antioche de Syrie.

Lorsque l’empereur Dioclétien décréta (302) que ceux qui ne voulaient pas sacrifier aux dieux, seraient expulsés, Hesychius renonça immédiatement à sa place, pourtant si honorable.

Mais le co-empereur Maximien resta fort mécontent d’une telle audace ; il aurait préféré voir Hesychius apostasier. Il tenta de l’intimider par le ridicule, l’obligeant à revêtir une tunique de femme et à filer la laine dans le gynécée, ce qu’Hesychius accepta de faire tout simplement ; le bruit s’en répandit et on vint l’admirer.

Maximien, encore plus mécontent - car c’était lui qui, au fond, était ainsi humilié - se fit amener Hesychius, chercha à le gagner par de fausses promesses et, finalement, lui fit attacher à la main droite une grosse pierre, le fit lier et jeter dans l’Oronte.

Ce devait être en 303.

Saint Hesychius d’Antioche est commémoré le 29 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Maximinus de Trèves

† 346

 

Maximinus serait né à Poitiers ou non loin (Mouterre-Silly, Vienne).

On ne sait pas pour quelle raison on le retrouve à Trèves, siège de l’empereur d’Occident. Là, il fut reçu dans le clergé.

En 329, à la mort de l’évêque Agritius, c’est Maximinus qui fut appelé à lui succéder, devenant ainsi le cinquième évêque de ce siège.

L’épiscopat de Maximinus fut marqué par la lutte contre l’arianisme. 

En 336-337, Maximinus accueillit avec respect et bienveillance l’évêque Athanase qu’on avait chassé d’Alexandrie, toujours pour la foi nicéenne opposée à l’arianisme. Athanase en resta profondément reconnaissant et plus tard parla de Maximinus en termes très élogieux, vantant la sûreté de sa doctrine.

Maximinus reçut aussi le patriarche Paul de Constantinople, lui aussi chassé de son siège.

Durant cette période si troublée à cause de l’hérésie et aussi de l’attitude de l’empereur qui voulait imposer sa discipline sans connaître les problèmes théologiques, Maximinus eut un rôle très décisif auprès des empereurs d’Occident, ce qui n’était pas le cas en Orient, où sévissait Constance.

Des formulaires circulaient en tous sens, essayant de formuler ou re-formuler la foi nicéenne en termes parfois approchants, parfois imprécis, parfois douteux. Maximinus en refusa une qu’on lui présenta en 341, sachant que ceux qui la lui présentaient avaient condamné Athanase. Maximinus prépara le concile de Sardique (343), qui fut plus houleux que théologique : des évêques orientaux le quittèrent et se permirent d’excommunier et le Pape, et Maximinus.

A Maximinus est attribué ce miracle que, son cheval ayant été attaqué et dévoré par un ours, l’évêque ordonna à l’ours de remplacer la bête et l’ours obéit.

Mais les ennemis de l’évêque ne se laissèrent pas convaincre par une telle merveille. Ils réussirent à faire expulser Maximinus de son siège. 

Maximinus vint se réfugier dans son Poitou d’origine et mourut vers 346, après dix-sept ans d’épiscopat.

Saint Maximinus de Trèves est commémoré le 29 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sisinnius,  Martyrius et Alexander de Trento

† 397

 

Vers la fin du 4e siècle, l’évêque de Trento (Italie NE) voulut conquérir au Christ des populations de son diocèse encore païennes, dans la région des Alpes Rhétiques.

Il choisit pour cette mission difficile un diacre, Sisinnius, auquel il adjoignit un lecteur, Martyrius, et un portier, Alexander.

Sisinnius au moins venait de Cappadoce (act. Turquie), mais peut-être les autres également. Martyrius était un ancien militaire.

Une petite question surgit ici : comment l’évêque n’envoya-t-il pas en mission au moins un prêtre, qui pût célébrer l’Eucharistie pour les autres non prêtres ? Pensait-il ordonner prêtre Sisinnius ensuite ? Mais en attendant…

Les trois missionnaires s’installèrent dans la région et construisirent une église. Malgré beaucoup de contrariétés, ils purent faire quelques conversions. Mais leur seule présence exaspérait la population, à plus forte raison l’église. 

Lors d’une fête païenne, on voulut obliger un néophyte récemment baptisé, à offrir des victimes aux dieux de pierre ou de bronze. Bien sûr, le néophyte refusa, et les missionnaires prirent sa défense.

Un païen frappa Sisinnius sur la tête avec un instrument de musique qui servait à leur cérémonie, et l’on flagella ses deux Compagnons. Le lendemain, l’église fut pillée et détruite de fond en comble.

Martyrius était en train de panser la tête de Sisinnius : ce dernier fut achevé ; Martyrius s’enfuit, fut promptement rattrappé, lié à un arbre et transpercé de flèches ; on voulut l’amener devant une statue pour l’honorer, mais il mourut en chemin. Quant à Alexander, on l’attacha aux deux premiers cadavres et on le traîna par les rues avec une cloche au cou comme une bête de bétail.

On jeta les deux corps de Sisinnius et de Martyrius sur un bûcher préparé avec les poutres de l’église ; Alexander, à nouveau battu et sommé de sacrifier, refusa encore et fut à son tour jeté sur le bûcher.

Ces atrocités se produisirent le 29 mai 397.

L’empereur voulut poursuivre les coupables et les châtier, mais les Chrétiens implorèrent leur grâce.

Saints Sisinnius,  Martyrius et Alexander sont commémorés le 29 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Senator de Milan

† 475

 

Senator serait né à Settala, aux environs de Milan (Italie N). 

On ne sait pas quelle fut sa formation, mais il fut très jeune admis dans le clergé et accompagna Abuntius de Côme (v. 2 avril) dans ses voyages.

L’une de ces pérégrinations fut, en 450, la misson confiée par le pape Léon 1er (v. 10 novembre) à Abundius et Senator, d’aller trouver le patriarche de Constantinople et lui remettre la condamnation d’Eutychès. Cette démarche préparait le concile de Chalcédoine (451).

Selon la tradition, lors de ce concile, on déposa au pied de la tombe de sainte Euphémie les deux textes, l’un de la doctrine d’Eutychès, l’autre de la doctrine authentique ; le lendemain, en ouvrant la tombe de la Sainte, on retrouva dans sa main gauche - signe de condamnation - le texte d’Eutychès.

Ce serait à la suite de ce miracle, que Senator aurait rapporté à Milan des reliques de sainte Euphémie et qu’il lui aurait dédié la basilique milanaise qui porte son nom.

Au retour de Chalcédoine, Abuntius et Senator eurent une nouvelle mission papale auprès de l’évêque de Milan, Eusebio (v. 8 août).

En 472, Senator fut appelé à monter sur le siège de Milan, dont il devenait le vingt-troisième évêque (d’aucuns disent vingt-et-unième, considérant comme incertains les deux premiers noms de la liste épiscopale).

Senator mourut en 475, après trois années d’épiscopat.

Un autre saint évêque, Ennodius de Pavie (v. 17 juillet), loua plus tard sa grande éloquence et sa sagacité.

Saint Senator de Milan est commémoré le 29 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Exsuperantius de Ravenne

† 477

 

Exsuperantius fut le vingtième évêque de Ravenne, ou plutôt le deuxième, compte tenu du fait que les dix-huit premiers siégèrent à Classe.

Il fut élu vers 468 et gouverna son diocèse pendant dix-neuf ans.

C’est pendant cette période que le roi Odoacre s’empara de l’Italie et de Ravenne.

Il mourut vers 477.

Saint Exsuperantius de Ravenne est commémoré le 29 mai dans le Martyrologe Romain.

Bona de Pise

1156-1207

 

Voici un récit vraiment extra-ordinaire, qu’un esprit trop rationaliste pourrait mettre au rang des histoires merveilleuses incroyables. Mais les documents historiques existent.

La naissance-même de Bona fut annoncée miraculeusement à un prêtre, nommé Giovanni, qui était alors étudiant à Paris : un ange l’avait pressé de retourner à Pise, où il deviendrait chanoine augustin et devrait recevoir une certaine Bona dans son ordre et la consacrer à Dieu.

Bona  vint au monde vers 1156 à Pise (Italie C), de Bernardo et d’une mère corse, Berta.

En 1159, Bernardo partit en voyage et ne revint pas. Epreuve bien dure pour une maman et sa petite fille (un certain Bouddha avait fait la même chose en son temps, abandonnant de nuit son épouse et son petit enfant, sans rien dire à personne, et prétendant ainsi être un «modèle» pour des millions d’hommes…). Ce que ne savait pas la petite Bona, c’est que son père avait eu, d’un premier mariage, trois fils ; elle devait en avoir révélation plus tard.

Courageuses, Bona et Berta continuèrent donc de vivre dans leur chaumière comme deux sœurs, partageant leurs joies et leurs travaux.

Or, elles dormaient dans une même pièce, mais quand Bona eut sept ans, elle fut avertie par le Seigneur d’avoir désormais à rester seule dans sa chambre : elle obéit, mais en supprimant couvertures et matelas, pour s’étendre sur de la paille. Elle se mit à jeûner trois fois par semaine au pain et à l’eau, s’habillant avec une modeste étoffe de poil de chèvre, qui couvrait une ceinture de fer qu’elle porta toute sa vie.

A la même époque, comme elle passait devant l’église du Saint-Sépulcre et qu’elle saluait le Crucifix, celui-ci se pencha vers elle et la bénit. Plus tard, dans cette même église, le Seigneur lui apparut, en compagnie de la Sainte Vierge, des deux autres Marie de l’Evangile (v. 24 avril), et de l’apôtre saint Jacques.

C’est donc vers cette époque que le prêtre Giovanni eut à recevoir Bona dans la vie religieuse. Bona s’installa dans une maison près de l’église. Un jour que Berta était venue voir sa fille, elles eurent une vision du Seigneur et de la Sainte Vierge, similaire à celle qu’avait eue Bona, mais Berta ne connaissait pas tous ces saints Personnages ! Le Seigneur lui parla, lui révéla que son mari Bernardo était vivant et que Bona devait aller le rencontrer, guidée par tous ceux qui étaient là : Berta n’y comprenait pas grand-chose et répondit seulement : Vous paraissez de bons étrangers ; je vous accorde ce que vous demandez, et voilà partie Bona avec sa sainte Compagnie.

Ils se rendirent en Palestine, où se trouvaient Bernardo et ses fils, l’un patriarche de Jérusalem, l’autre maître du Temple, le troisième dans l’Ordre hospitalier ; tous quatre eurent révélation de l’arrivée de Bona, mais ne s’en réjouirent guère, car ils détestaient les Corses ! Bernardo tenta même d’empêcher Bona de descendre du navire. Bona ne chercha pas à s’imposer et alla se réfugier dans la contrée, où elle rencontra un pieux ermite nommé Ubaldo, qui l’accompagna aux Lieux Saints.

Au carême suivant, le Seigneur annonça à Bona qu’elle aurait beaucoup d’enfants spirituels, et qu’elle devrait les aider par sa présence à se convertir, à se sanctifier. Le Seigneur lui remit alors l’anneau des Fiançailles mystiques.

Ubaldo l’informa qu’elle devait regagner Pise : elle partit, en passant par le lieu du Calvaire, où elle fut blessée et capturée par des Musulmans ; des marchands pisans la rachetèrent et la ramenèrent à son pays. Elle se retira dans une vie de recluse, dans la prière et la contemplation, et c’est alors que commença sa mission de mère protectrice. Nous sommes en 1175 : Bona a dix-neuf ans !

Neuf fois, elle fut envoyée sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, assistée de l’apôtre saint Jacques, pour accompagner les pèlerins durant ce long pèlerinage de plusieurs mois, mais elle alla aussi à Rome, à Saint-Michel du Mont Gargan, à Jérusalem. Sa mission maternelle était d’encourager les pèlerins, de les soigner dans leurs maladies, et surtout de les aider à ne pas se contenter de «faire un pèlerinage», mais principalement à prier et à se sanctifier vraiment.

Bona guérit un pèlerin blessé par un brigand (et convertit le brigand) ; elle fit passer les pèlerins sur une rivière dont le pont avait été détruit ; elle aida, avec saint Jacques, une brave personne de Pise à construire une église en l’honneur de saint Jacques, qui s’appela Saint-Jacques-di-Podio…

Elle lisait dans les cœurs, avertissait un confesseur de Pise du vrai état intérieur de ses pénitents, reprochait à un autre d’avoir l’intention de rédiger les miracles qu’elle accomplissait avec saint Jacques.

Deux ans avant sa mort, elle fut invitée par Jésus-Christ à retirer sa ceinture de fer et à la remettre au prêtre Giovanni, qui devait en faire une croix, mais le prêtre n’eut rien à faire : à peine eut-il chauffé le métal, qu’il se transforma en une croix magnifique, tandis que Giovanni était enveloppé d’une lumière éclatante ; de cette lumière se détacha une goutte de sang qui tomba sur la croix. Quel sens attribuer à ce prodige ? Bona fut sans doute la seule à comprendre.

Bona fit encore un dernier pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans des circonstances miraculeuses, car son corps était désormais bien affaibli par l’âge et les pénitences. Elle tomba malade peu avant son retour à Pise et les Religieux allèrent la chercher. Elle mourut le 29 mai 1207. 

La tradition a canonisé Bona, sans autre déclaration officielle de l’Eglise. 

Mais l’histoire de n’arrête pas là : au 20e siècle, le pape Jean XXIII (v. 3 juin) proclama sainte Bona patronne des hôtesses de l’air.

 

 

Avignonet (Martyrs d’)

1242

 

Le pape Grégoir IX avait désigné neuf prêtres et clercs pour prêcher la Vérité dans la région de Toulouse, infestée par l’hérésie albigeoise.

On a dit beaucoup de mal de l’Inquisition, à tort ou à raison. Les inquisiteurs n’avaient pas mission de «torturer», encore moins de faire mourir les hérétiques obstinés ; au pire, quand ces derniers refusaient encore d’abandonner leur erreur, même devant l’évidence des preuves apportées, ils étaient abandonnés au bras séculier, qui devait leur infliger une peine de prison, ou d’exil, et non les mettre à mort. Malheureusement l’Eglise s’en remit trop longtemps aux autorités civiles, qui firent trop de victimes (on en a dénombré un millier pendant tout le 13e siècle). Mais des recherches récentes ont constaté que la peine du feu fut moins fréquente qu’on a pu le croire.

Il faut mentionner que ces hérétiques n’en restaient pas aux idées, ils imposaient tout un style de vie à leurs disciples, qui se répercutait sur le quotidien et dégénérait en troubles sociaux.

D’autre part, en face de ces atrocités, il faut aussi rappeler qu’un certain nombre d’inquisiteurs furent sauvagement martyrisés par les hérétiques (voir la notice Pietro de Vérone)

Pour en revenir aux neuf inquisiteurs envoyés par le pape à Toulouse, il s’agissait de : 

  • trois dominicains : les deux prêtres Guillaume Arnaud et Bernard de Roquefort, auxquels s’ajouta un frère, peut-être pèlerin de passage, le frère Garsias d’Aure ;
  • deux Frères mineurs : Etienne de Saint-Thibery et Raymond Carbonier
  • un chanoine de Toulouse : Raymond de Cortisan, surnommé Escriban, chargé de rédiger les actes ;
  • trois autres clercs : Bernard de Toulouse, Fortanier et Aymar ;
  • un notaire : Pierre d’Arnaud ;
  • le prieur-curé d’Avignonet, dont on ignore le nom, moine de Saint-Michel-de-la-Cluse en Piémont, dont l’église dépendait ; étant présent, il fut méchamment inclus dans le massacre des inquisiteurs.

En 1235, la population expulsa Guillaume Arnaud, puis tous les autres Dominicains. Ceux-ci ne se donnèrent pas pour vaincus et revinrent prêcher en 1236, sans obtenir beaucoup de conversions, ni l’appui des autorités, civiles ou religieuses.

En 1241, ils repartirent en mission et s’installèrent au château d’Avignonet, propriété du comte de Toulouse. Mais le sénéchal du comte de Toulouse était complice du complot ourdi contre les inquisiteurs.

La veille de l’Ascension, 29 mai 1242, les inquisiteurs y furent surpris par une quarantaine de sicaires à la solde de Pierre-Roger de Mirepoix, aidés par vingt-cinq hommes armés venant de Gaja, et tombèrent sous les coups d’épée, tandis qu’ils chantaient des versets du Te Deum.

Une chronique contemporaine rapporte plusieurs faits concomitants :

  • la veille de ce massacre, une femme qui assistait à la messe vit le Crucifix s’animer, le bras droit ruisselant de sang, et lui adresser la parole : Va avertir le prieur qu’il place les reliques à cet endroit-là, lui montrant le côté gauche de l’autel.
  • un frère de Bordeaux eut la vision d’un retable de crucifix, au pied duquel étaient peints trois frères tués par des hommes armés (il y a justement trois Dominicains parmi les onze Martyrs).
  • une des victimes, Raymond Carbonier, vit en songe une couronne d’or, ornée de neuf gemmes, descendant du ciel sur la maison où logeaient les inquisiteurs, ce que Guillaume Arnaud interpréta comme l’annonce de leur assassinat prochain : Sachez que bientôt nous serons exterminés pour la foi de Jésus-Christ.

D’autres  signes parurent au même moment, à Toulouse, dans les environs et jusqu’à Barcelone.

Rome condamna évidemment le comte de Toulouse et ses alliés, à l’origine du complot. Montségur, considérée comme le noyau hérétique, fut assiégée en 1243 et la population se rendit en 1244 : deux cents cathares furent brûlés. 

Les nombreux miracles accomplis sur le tombeau des inquisiteurs les firent considérer comme martyrs par les Cardinaux et le pape lui-même dès 1243 et le Martyrologe les mentionne comme Bienheureux au 29 mai.

 

 

Guillaume Arnaud

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Guillaume Arnaud fut un prêtre de l’Ordre dominicain.

Lors du massacre d’Avignonet, il eut le crâne brisé et l’un des assaillants se vantera même de lui avoir arraché la langue.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Bernard de Roquefort

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Bernard de Roquefort fut un prêtre de l’Ordre dominicain.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Etienne de Saint-Thibery

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Etienne de Saint-Thibery ou de Saint-Thierry, fut un prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs franciscains.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Raymond Carbonnier

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Raymond Carbonnier ou Carbonier, fut un prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs franciscains.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Raymond de Cortisan

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Raymond de Cortisan fut un prêtre du diocèse de Toulouse, chanoine, archidiacre, surnommé Escriban, étant chargé de rédiger les actes des inquisiteurs.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Bernard de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Bernard, clerc du diocèse de Toulouse, était le secrétaire du chanoine Raymond de Cortisan, dit Escriban.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Pierre Arnaud

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Pierre Arnaud était notaire de l’Inquisition ; d’après le Martyrologe il était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Fortanier de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Fortanier était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Aymar.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Aymar de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Aymar était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Fortanier.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Garsias d’Aure

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Garsias d’Aure fut un religieux de l’Ordre dominicain, présent à Avignonet au moment du massacre du 29 mai 1242, mais n’appartenait probablement pas au groupe proprement-dit des inquisiteurs nommés par Grégoire IX.

Il est commémoré avec ses Compagnons le 29 mai.

Gherardesca della Gherardesca

1200-1260

 

Gherardesca était née vers 1200 à Pise (Italie centrale), de Gherardo della Gherardesca (ou, selon certains, d’Uguccionello di Castagneto).

A sept ans, elle quitta la maison de ses parents pour se réfugier dans un monastère et être dans une plus grande intimité avec Dieu.

Cependant sa mère venait l’importuner de ses larmes et la pressait de revenir au foyer familial. Gherardesca céda, ou plutôt voulut faire plaisir à sa mère en acceptant de se marier. Elle épousa «par obéissance» un certain Alfiero di Bandino.

Il se vérifia alors ce que l’apôtre Paul écrivait aux Corinthiens : La femme qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari (1Co 7:34) ; Gherardesca souffrit beaucoup de se trouver éloignée de son Epoux céleste, mais chercha à s’en rapprocher par beaucoup d’austérités, le jeûne, la prière, les veilles.

Finalement, ne pouvant avoir d’enfants, elle persuada son époux terrestre d’entrer dans le proche monastère camaldule de San Savino ; elle distribua aux pauvres tout son héritage et obtint pour elle une cellule proche du même monastère où, comme tertiaire, elle passa le reste de ses jours dans la prière et la louange continues.

Elle fut favorisée de très jombreuses visions, révélations, ainsi que du don de prophétie. Elle sut que ses prières avaient obtenu la salut de plusieurs âmes.

Gherardesca mourut un 29 mai de 1260 environ (peut-être même 1269). Son culte fut approuvé en 1858 et le Martyrologe la mentionne en ce jour comme Bienheureuse.

 

 

Richard Thirkeld

? - 1583

 

Né à Coniscliffe (Durham, Angleterre), Richard passa du Queen’s Collège d’Oxford au Collège anglais de Reims en 1564 ou 1565.

Ordonné prêtre en 1579, le 18 avril, il partit dès le 23 mai pour l’Angleterre, et travailla à York et dans les environs.

Il eut l’occasion de confesser Margaret Clitheroe (voir au 25 mars).

C’est justement la veille de cette même fête de l’Annonciation qu’il fut arrêté en 1583, tandis qu’il faisait une visite à un Catholique prisonnier à Ousebridge Kidcote (York). Il reconnut immédiatement sa condition de prêtre. Présenté au chef de police, il passa la nuit chez ce dernier.

Passé en jugement dès le lendemain, 25 mars, il s’y présenta avec sa soutane et sa barrette. Il fut accusé d’avoir réconcilié des sujets de Sa Majesté la Reine avec l’Eglise de Rome.

Jugé coupable le 27 mai, et condamné le 28, il passa sa dernière nuit à instruire ses compagnons de cellule et fut exécuté à York, au matin du 29 mai 1583.

Richard fait partie de ces quarante-et un Martyrs anglais, dont le culte fut confirmé en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

Gim Dae-gwon Petrus

? -1839

 

Gim Dae-gwon Petrus est un laïc coréen né à Cheongyang (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Jeonju (Jeolla-do) le 29 mai 1839 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Il-eon Iob

1767-1839

 

Yi Il-eon Iob est un laïc coréen né en 1767 à Hongju (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Jeonju (Jeolla-do) le 29 mai 1839 et béatifié en 2014.

 

 

Sin Tae-bo Petrus

1769-1839

 

Sin Tae-bo Petrus est un laïc coréen né vers 1769 en Gyeonggi-do (Corée S).

Il fut décapité à Jeonju (Jeolla-do) le 29 mai 1839 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Tae-gwon Petrus

1782-1839

 

Yi Tae-gwon Petrus est un laïc coréen né en 1782 à Hongju (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Jeonju (Jeolla-do) le 29 mai 1839 et béatifié en 2014.

 

 

Jeong Tae-bong Paulus

1796-1839

 

Jeong Tae-bong Paulus est un laïc coréen né en 1796 à Deoksan (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Jeonju (Jeolla-do) le 29 mai 1839 et béatifié en 2014.

 

 

Joseph Gérard

1831-1914

 

Né le 12 mars 1831 à Bouxières-aux-Chênes (Meurthe-et-Moselle), Joseph était le fils de paysans, et reçut ses premières leçons du curé ; ce dernier le fit admettre au séminaire, où les récits concernant les travaux apostoliques des missionnaires lui firent désirer de les rejoindre. Il entra chez les Oblats de Marie Immaculée à vingt ans.

Il n’était pas particulièrement porté pour les études intellectuelles, mais apprenait facilement les langues étrangères. Plus tard, il assimila rapidement les langages zoulou et sesotho, ce qui l’aida beaucoup dans son travail missionnaire.

Ordonné diacre par le fondateur lui-même des OMI, Mgr de Mazenod (voir au 21 mai), il fut envoyé en Sud-Afrique dès 1853 : il ne revint jamais en France.

Ordonné prêtre en 1854 à Pietermaritzburg, il commença un apostolat parmi les Zoulous où, au milieu de grandes difficultés, il n’obtint pas beaucoup de résultats (visibles) ; il rejoignit en 1862 l’évêque de Natal qui lui confia la mission naissante au Lesotho. Plus tard, il put constater que toutefois la semence avait tout de même germé chez les Zoulous.

Il s’y trouvait déjà une mission protestante. Joseph demanda au chef Moshoeshoe I et obtint la permission d’établir une mission à une trentaine de kilomètres de Thaba Bosiu (actuelle Roma, d’après le nom que lui ont donné les Protestants de l’époque), qu’il appela Motse-oa-‘M’a-Jesu (Village de la Mère de Jésus).

Joseph était très respecté du Chef, pour être resté sur place durant la guerre du Basotho contre les Boers et ce serait sur ses conseils que le Chef aurait demandé l’intervention britannique.

Le chef Moshoeshoe Ier ne se convertit jamais, mais plus tard son petit-fils embrassa la foi catholique.

Entre temps, les progrès spirituels avançaient lentement : un catéchumène au bout de deux années d’efforts, quelques centaines de Catholiques en 1879.

En 1875, Joseph fonda la mission Sainte-Monique au nord du Lesotho, ce qui lui permit d’agir chez les Basotho qui vivaient tant au Lesotho que dans les états voisins. 

En 1898, il retourna à sa mission de Roma, et continua de là son travail de missionnaire, malgré son arthrite qui le pliait presque en deux, malgré sa vue quasi éteinte. Il fallait le hisser sur son fidèle cheval, Artaban, sur lequel il se déplaçait encore un mois avant sa mort pour aller aider des gens dans le besoin. Sa vie terrestre s’acheva à quatre-vingt-trois ans, le 29 mai 1914.

Si le Christianisme est actuellement la religion dominante au Lesotho, on le doit au travail patient et humble du père Gérard. Il s’y trouve plusieurs noviciats, une université, de grandes écoles, beaucoup de maisons religieuses, un hôpital - tout cela grâce au premier travail du Père Joseph Gérard.

Il consacra le pays à Marie Immaculée, parcourut d’immenses distances pour visiter la population, pour porter l’Eucharistie. Il était si absorbé par la prière qu’à sa mort quelqu’un dit : Le père Gérard ne mangeait pas de nourriture : il se nourrissait de sa prière. Et si la prière est quelque chose dont on peut nourrir un peuple, il nous a donné à nous, Basotho, de la nourriture pour longtemps.

Joseph Gérard a été béatifié en 1988.

 

 

José Pérez Fernández
1912-1938

José naquit le 4 septembre 1912 à Sorbas (Almería, Espagne).
Membre convaincu de l’Action Catholique, il se montra très actif dans son pays et diffusa un périodique catholique, La Independencia.
Lors de la révolution de 1936, il fut bientôt arrêté et mis en prison à Almería, d’où on le transféra à Turón le 2 mai 1938.
Le 29 mai suivant, on voulait l’obliger à creuser sa propre tombe ; José tenta de s’échapper en courant se cacher dans un bois voisin, mais il fut abattu.
On pourrait considérer sa «fuite» comme un refus du martyre ; mais José avait un autre désir : continuer à propager le Règne du Christ Roi, et il pensait pouvoir se cacher facilement pour continuer de travailler à cette noble cause. C’est en fait sa mort qui fit avancer la cause de l’Eglise.
Le sacrifice de José a été considéré comme martyre et il fut béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux José Pérez Fernández sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 mai.

 

 

Julia Maria Ledóchowska

1865-1939

 

Julia naquit le 17 avril 1865 à Loosdorf (Autriche du Sud), une des cinq enfants du Comte Antoni Halka-Ledóchowski. Un frère de son père, l’oncle Mieczyslaw était le cardinal Ledóchowski.

Des revers financiers imposèrent à la famille de s’établir à Saint Poelten (1874), où Julie et sa sœur suivirent les leçons d’une école tenue par la congrégation de Mary Ward.

En 1883 on s’installa dans le domaine des Ledóchowski (Lipnica Murowana, près de Tamow en Pologne). Le comte décéda de la variole en 1885, et c’est le cardinal qui s’occupera des enfants.

En 1886, Julia Maria rejoignit les Ursulines de Cracovie, avec le nom de Ursula Maria.

En 1904 elle était déjà élue à la charge de Mère Supérieure.

Chose très nouvelle pour l’époque, elle ouvrit à Cracovie une université pour étudiantes.

Avec une bénédiction spéciale du pape Pie X, elle se rendit à Saint-Petersbourg et appuya de toutes ses forces le maintien de la maison Sainte-Catherine, qui était une maison pour la jeunesse catholique polonaise. Elle portait des habits civils, parce que les maisons catholiques étaient encore illégales dans l’empire russe. 

Quand la répression anti-catholique du gouvernement tsariste se fit plus intense, elle partit pour la Finlande, où elle traduisit des prières et des chants pour les pêcheurs finlandais, qui étaient en général de religion protestante.

En 1914, on réussit à l’expulser de l’empire tsariste et elle passa à Stockholm, où elle ouvrit une école linguistique et une école d’arts ménagers pour jeunes filles.

Elle s’arrêta aussi au Danemark pour fonder un orphelinat.

En 1920, elle revint en Pologne, accompagnée cette fois-ci de quarante nouvelles religieuses qui l’avaient rejointe durant sa longue mission. Avec la permission de Rome, elle donna naissance dans le monastère de Pniewy à une Congrégation nouvelle, les Ursulines du Cœur Agonisant de Jésus.

Elle fonda une nouvelle maison de religieuses à Rome en 1928.

En 1930, elle envoya en France une trentaine de religieuses pour venir en aide aux immigrés polonais.

L’activité de la Mère Ursula ne s’interrompait jamais. En mai 1939 elle revint encore à Rome, où elle s’éteignit le 29 mai 1939, dans la maison des Ursulines, via del Casalet.

Successivement, son corps fut transporté au couvent de Pniewy en 1989.

Mère Ursula a été béatifiée en 1983 et canonisée en 2003. 

Cette année-là, sa congrégation comptait quelque neuf cents religieuses dans une centaine de communautés réparties en douze pays.

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