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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 23:00

31 MAI

 

I.

La Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth (Lc 1:39-56).

Ste Petronilla, romaine patricienne, fille spirituelle de s. Pierre.

III.

S Hermias, soldat martyr à Comana.

Ss Cantius, Cantianus, Cantianilla et leur précepteur Protus, martyrs à Aquilée.

? S Crescentien, martyr à Porto Torres.

IV.

S Silvius, évêque à Toulouse.

VI.

S Paschase, diacre à Rome ; il eut l’erreur d’appuyer l’antipape, donc d’être schismatique, mais de bonne foi, de sorte qu’il sortit du Purgatoire sur les prières de s. Germain de Capoue.

X.

Ste Helmetrude, recluse à Iburg (XI.?).

XIV.

B Giacomo Salomoni, dominicain à Livorno.

XVI.

Ste Camilla (Battista) da Varano, abbesse clarisse à Camerino, mystique ; elle soutint la famille naissante des Capucins ; canonisée en 2010.

Bx Robert Thorpe, prêtre, et Thomas Watkinson, laïc âgé, martyrs à York.

XVII.

B Nicolas Barré, prêtre à Paris, propagateur zélé d’écoles chrétiennes et fondateur des Sœurs Maîtresses de l’Enfant Jésus ; béatifié en 1999.

XVIII.

S Giacomo (Felice) Amoroso de Nicosie, capucin en Sicile après avoir été éconduit pendant dix ans ; modèle d’obéissance, il ne faisait rien sans permission, et demanda de mourir le 31 mai 1787, ce qui lui fut accordé ; canonisé en 2005.

XIX.

B Zhou Wenmo Iacobus, prêtre chinois, martyrisé en Corée, béatifié en 2014.

Yi Guk-seung Paulus, laïc coréen martyr, décapité fin mai, béatifié en 2014.

B Gim Si-u Alexius, laïc coréen martyr, mort en prison, béatifié en 2014.

B Domenico Di Nicolantonio (Mariano de Roccacasale), franciscain italien, béatifié en 1999.

S Nowa Mawaggali, serviteur du roi ougandais, martyr, fêté le 3 juin.

XX.    

B Juan Moya Collado (1918-1938), laïc espagnol, martyrisé près de Grenade, béatifié en 2017.        
 

 

Petronilla de Rome

† 90

 

Aurelia Petronilla, une Romaine de noble famille, descendait de Titus Flavius Petronius et était parente de la famille impériale des Flaviens. Elle aurait été sœur de lait de Felicula.

Elle était chrétienne. On la dit fille spirituelle de s.Pierre, qui l’aurait baptisée.

Petronilla rendait tous les services possible à s.Pierre, mais fut un jour prise de paralysie. On demanda à Pierre pourquoi il ne la guérissait pas : s.Pierre répondit que Petronilla était éprouvée dans sa santé pour le bien de l’Eglise, mais il la guérit pour montrer la puissance de Dieu ; Pierre lui aurait dit de «reprendre sa maladie», mais elle resta en bonne santé.

Par la suite, elle aurait été courtisée par le comte Flaccus, mais elle pria et jeûna avec sa sœur Felicula et mourut trois jours après, vers 90-96.

D’autres considérations - dont se fait écho le Martyrologe - voudraient faire de Petronilla une martyre, dans des circonstances que nous ignorons.

Il est sans doute erroné de rapprocher le nom de Petronilla de celui de Petrus, faisant de cette pieuse vierge la propre fille de Pierre, née de son mariage avant d’avoir été appelé par le Christ.

C’est aussi à cause de cette méprise, qu’on a rapproché Petronilla, fille de s.Pierre, de la France, fille aînée de l’Eglise, d’où la chapelle dédiée à sainte Pétronille non loin de la chaire de s.Pierre : on y invoque sainte Petronille comme patronne spéciale de la France. La lampe qui brûle dans cette chapelle, est entretenue aux frais de la France.

Sainte Petronilla de Rome est commémorée le 31 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hermias de Comana

† 3e siècle

 

D’après des Actes jugés suspects par les spécialistes, Hermias fut un soldat.

Chrétien, il refusa toute solde au moment de quitter l’armée, craignant que cet argent vînt de quelque rapine. On le somma de sacrifier aux divinités païennes, ce qu’il refusa également. 

Après de multiples tortures, il fut égorgé à Comana (Pont) ; c’est dans cette même ville que mourrait s.Jean Chrysostome (v. 14 septembre).

Avant d’être exécuté, Hermias aurait aussi converti son bourreau, lui aussi martyrisé après Hermias.

Saint Hermias est commémoré le 31 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Silvius de Toulouse

† 400

 

Silvius devint vers 360 le quatrième évêque de Toulouse.

On le connaît surtout pour avoir voulu construire une belle basilique où il aurait déposé le corps du Fondateur du diocèse, s.Saturnin (v. 29 novembre).

Mais il n’eut pas le temps de la voir achevée et mourut vers 400, après une quarantaine d’années d’épiscopat.

Saint Silvius (ou Selve) de Toulouse est commémoré le 31 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Giacomo Salomoni

1231-1314

 

Giacomo Salomoni naquit à Venise (Italie NE) en 1231, de famille noble.

Il fut orphelin de père encore jeune et, tandis que sa mère entrait au monastère des Cisterciennes, fut élevé par sa grand-mère ; adolescent, il distribua tout son héritage aux pauvres et fut admis à dix-sept ans chez les Dominicains.

Giacomo fut prieur en divers couvents dominicains : Forlí, Faenza, San Severino et Ravenne, mais c’est à Forlí qu’il vécut surtout, sur sa demande explicite pour rester éloigné de sa patrie et, pendant quarante-cinq ans, fut favorisé d’extases et du don de prophétie.

Confesseur assidu, il lisait dans les cœurs ; on vit souvent une mystérieuse colombe voltiger au-dessus de lui ou se poser sur son épaule. Sa prière obtenait des guérisons, des miracles de tous genres. Il guérit plusieurs paralytiques ; sa charité lui mérita le surnom de père des pauvres.

Il est très connu pour avoir reçu en 1252 un certain Carino Pietro da Balsamo, qui venait d’avoir assassiné saint Pietro de Vérone, un autre dominicain, nommé inquisiteur par le pape pour la Lombardie (v. 6 avril). Convaincu du sincère repentir de Carino Pietro, Giacomo lui donna l’absolution et le reçut dans son monastère, où il mourut plus tard en odeur de sainteté (1293) et fut béatifié en 1822.

En 1282, eut lieu à Forlí une horrible bataille, où périrent beaucoup de soldats, surtout français. Giacomo se signala par son zèle pour aller leur donner une digne sépulture.

Lui-même souffrit de cancer les quatre dernières années de sa vie, et c’est la raison pour laquelle il est invoqué pour les cancéreux et contre les tumeurs.

Giacomo Salomoni mourut le 31 mai 1314 à Forlí ; son culte fut approuvé pour Forlí en 1526, pour Venise en 1617.

 

 

Camilla da Varano

1458-1524

 

Camilla naquit le 9 avril 1458 à Camerino (Macerata, Italie) de Giulio Cesare da Varano, seigneur de la ville.

Seules, les habitudes de l’époque permettent de comprendre la situation familiale de Camilla. Son père eut trois enfants de son épouse légitime, et au moins six autres (dont Camilla) d’autres unions. Camille était la fille d’une certaine Cecchina di Mastro Giacomo.

Elle fut élevée à la cour de son père, et reçut une éducation poussée : latin, lectures classiques, peinture, hippisme, musique, danse.

Le papa lui destinait évidemment un mariage dans la haute noblesse, mais c’était sans compter avec la prédication des Frères Mineurs, dont Camilla resta affascinée.

Dès l’âge de dix ans, elle apprit d’eux à verser au moins une petite larme chaque vendredi en souvenir de la passion de Notre-Seigneur. Elle persévéra dans cette pieuse habitude, jusqu’à désirer la vie religieuse, qu’elle détestait auparavant.

C’est ainsi qu’à vingt-trois ans, elle entra au monastère des Clarisses d’Urbino, pour y vivre la règle de sainte Claire dans sa plus stricte observance.

Camilla prit alors le nom de Battista.

Le papa, pour retrouver le voisinage de sa chère fille, fit construire un couvent de Clarisses à Camerino, et eut la satisfaction d’y voir arriver Sœur Battista, accompagnée de quelques autres Consœurs, portant sur leurs épaules une grand croix en bois.

Battista fut plusieurs fois élue abbesse.

En 1502, des agitations politiques firent que le père et trois frères de Battista furent assassinés ; son jeune frère n’échappa au massacre qu’en fuyant avec sa mère à Venise. 

Battista elle-même se réfugia un temps à Atri, avant de revenir à Camerino.

En 1505-1507, elle alla fonder un monastère à Fermo ; en 1521-1522, elle fut à San Severino Marche, pour y faire passer les religieuses à la réforme de l’observance.

Camilla-Battista fut favorisée de diverses expériences mystiques, de visions, en particulier du Christ souffrant dans sa passion, qu’elle décrivit dans divers ouvrages : Les douleurs mentales de Jésus, Instructions au disciple, Traité de la pureté du cœur.

Ses écrits influencèrent saint Filippo Neri (voir au 26 mai), la bienheureuse Hélène de Chappotin (voir au 15 novembre), le bienheureux John Henry Newman (voir au 11 août)…

Camilla Battista mourut à Camerino le 31 mai 1524 et fut canonisée en 2010.

 

 

Thomas Watkinson

?-1591

 

Thomas Watkinson naquit dans le Yorkshire (Angleterre).

Ce laïc catholique, avait peut-être reçu les ordres mineurs, mais en 1591, il était marié et même assez âgé. Il habitait Menthorpe et reçut chez lui le prêtre Robert Thorpe. 

Il fut arrêté en même temps qu’on vint arrêter Robert Thorpe au petit matin du dimanche des Rameaux.

Tandis que le prêtre fut hanged, drawn and quartered, Thomas, lui, fut «seulement» hanged, pendu, pour avoir reçu chez lui un prêtre catholique.

Son martyre eut lieu à York le 31 mai 1591 (le 15 mai selon certains) et il fut béatifié en 1987.

 

 

Robert Thorpe

1560-1591

 

Robert Thorpe naquit vers 1560 dans le Yorkshire (Angleterre).

Il gagna le Collège anglais de Reims en 1583, reçut le diaconat et la prêtrise en 1585, et fut immédiatement envoyé en Angleterre.

La veille du dimanche des Rameaux de 1591, il alla ramasser des rameaux verts pour célébrer cette fête. Quelqu’un le vit et le dénonça au juge de l’endroit qui, immédiatement, envoya arrêter Robert ainsi que son hôte, Thomas Watkinson, à Menthorpe.

L’arrestation eut lieu très tôt le matin des Rameaux, Robert était encore au lit.

Tous deux, Robert et Thomas, quoique plutôt timides, affrontèrent la mort avec profond courage. Robert fut condamné comme traître ; il fut hanged, drawn and quartered, selon la formule tristement habituelle.

Ce martyre eut lieu à York le 31 mai 1591 et Robert fut béatifié, avec Thomas, en 1987.

 

 

Nicolas Barré

1621-1686

 

Né le 21 octobre 1621 à Amiens, Nicolas était l'aîné des cinq enfants de sa famille. Les parents tenaient un commerce ; ils firent baptiser leur fils le 17 décembre 1621.

Il étudia chez les Jésuites et entra à dix-neuf ans dans l'Ordre des Minimes. En janvier 1641 il prit l'habit et fut ordonné prêtre en 1645.

Pendant dix ans il fut professeur de théologie et bibliothécaire du couvent sis place des Vosges à Paris (alors Place Royale).

En 1655 il fut nommé sacristain à Amiens, car sa santé faiblissait. 

S'étant refait, il fut envoyé à Rouen. Là, de 1659 à 1675, il fut conseiller spirituel et missionnaire dans les faubourgs. Il s'entoura de quelques personnes jeunes, garçons et filles, pour créer un mouvement d'éducation populaire à l'intention des enfants pauvres.

Le mouvement s'affermit et prit de l'ampleur. Des demandes affluèrent.

En 1662 s'ouvrit une première école à Sotteville-les-Rouen, et le petit groupe des jeunes filles s'organisa en communauté. Ce seront les Maîtresses Charitables du Saint Enfant-Jésus.

En 1675 il revint à Paris, tout en suivant le développement de ces petites écoles populaires.

C'est lui qui conseilla à Jean-Baptiste de la Salle au 7 avril) de “vivre pauvre avec les maîtres d'école”. Il était tellement bon conseiller, qu'on disait couramment Il faut l'amener au P.Barré.

En 1684, une de ses collaboratrices partit à Lisieux pour aider les sœurs Jouen à y ouvrir d'autres écoles.

Le père Nicolas mourut le 31 mai 1686.

Il fut béatifié en 1999.

Actuellement, les Maîtresses Charitables sont devenues deux familles distinctes : les Sœurs de la Providence de Rouen et les Sœurs de l'Enfant-Jésus Nicolas-Barré à Paris.

 

 

Giacomo Amoroso

1715-1787

 

Filippo Giacomo (Philippe Jacques) était né le 5 novembre 1715 à Nicosia (Sicile), dans une famille sicilienne, nombreuse et très pauvre, si pauvre qu’il ne fréquenta pas l’école et resta analphabète.

Le père, Filippo, était cordonnier, et envoya son garçon au meilleur atelier de l’endroit pour bien apprendre le métier. Giacomo y semait un esprit de piété, de dévotion, de respect de Dieu. Quand sonnait l’heure de l’office, il invitait les compagnons à prier le chapelet. 

A dix-huit ans il demanda à être admis comme frère au couvent capucin, mais on ne put le recevoir sous le prétexte qu’il ne savait ni lire ni écrire, mais aussi parce qu’il devait soutenir la famille par son travail. 

Il aurait peut-être pu apprendre au moins les rudiments à l’école des braves moines, qui apparemment avaient d’autres soucis à ce moment-là. Mais Giacomo n’avait qu’une idée en tête : vivre dans le recueillement avec Dieu. Il persévéra dans son idée, et sa persévérance porta des fruits.

Au bout de dix ans, après la mort de ses parents, il put entrer chez les Capucins à Mistretta. Il y prit le nom de Felice (Félix). Après une année de noviciat, il fit la profession religieuse et on l’envoya au couvent de Nicosia (Sicile). Il fut quêteur, chargé de demander l’aumône pour ses Confrères religieux, outre que jardinier, cordonnier, infirmier.

Chaque jour, l’âne du couvent, comme il se définissait lui-même, passait de maison en maison, frappant aux palais des riches, leur demandant de partager leurs richesses avec ceux qui avaient moins ; en même temps, il laissait toujours une parole douce, consolante, réconfortante. Chaque fois, il remerciait par ces mots : Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Aux enfants, pour leur rappeler les Vérités importantes, il leur donnait qui une noix et trois noisettes pour illustrer le Dieu Un et Trine ; ou cinq fèves, pour les cinq Plaies de Notre-Seigneur, ou dix pour les Dix Commandements…

Au passage, il s’arrêtait pour donner un coup de main pour porter du bois et autre chose. Le dimanche, il visitait les prisonniers. Les malades, il allait les visiter jour et nuit, si nécessaire.

Mais le frère Felice faisait aussi des miracles : des malades guérissaient par sa prière, du grain avarié redevait sain… En outre, on constata son don de bilocation. Lors d’une épidémie à Cerami (1777), il se dépensa sans compter, et sans être contaminé par le mal.

Son supérieur pensait bien faire de lui imposer aussi de sévères humiliations, pour le faire monter encore plus dans la voie de la sainteté. Il le traitait de fra’ Scuntentu, ou hypocrite, ou de saint de la Mecque, à quoi Felice répondait invariablement Que ce soit pour l’amour de Dieu. Felice, de son côté, ne faisait absolument rien sans en demander la permission.

Ainsi se déroula cette vie toute simple, effacée, dans la pauvreté et la joie d’appartenir à Dieu.

Le 31 mai 1787, s’étant sentit bien mal, Felice demanda encore une permission à son supérieur : celle de mourir ! L’ayant obtenue, il s’éteignit ce jour-là, ayant encore une fois répété son Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Dès 1828 commençait le procès de béatification. Giacomo - Frère Felice de Nicosia - fut béatifié en 1888, et canonisé en 2005.

 

 

Zhou Wenmo Iacobus

1752-1801

 

Ce prêtre était né en 1752 à Suzhou (Jiangsu, Chine) et, en Corée, s’appela Chu Mun-Mo

Il fut empalé à Saenamteo (Seoul) le 31 mai 1801, et fut béatifié en 2014.

 

 

Yi Guk-seung Paulus

1772-1801

 

Yi Guk-seung Paulus est un laïc coréen né en 1772 à Eumseong (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Gongju (Chungcheong-do) fin mai 1801 et béatifié en 2014.

On l'a placé au 31 mai.

 

Gim Si-u Alexius

1782-1815

 

Gim Si-u Alexius est un laïc coréen né en 1782 à Cheongyang (Chungcheong-do, Corée S).

Il mourut en prison à Daegu (Gyeongsang-do) en mai ou en juin 1815 ; cette incertitude est la raison pour laquelle on l’a placé au 31 mai ; il fut béatifié en 2014.

 

 

Domenico Di Nicolantonio

1778-1866

 

Né à Roccacasale (Abruzzes, Italie centrale), Domenico était le benjamin des six enfants de Gabriele Di Nicolantonio et Santa D'Arcangelo, une famille rurale profondément croyante. Sa date de naissance reste un peu controversée : on trouve le 13 ou le 14 juin (ou janvier) 1778.

Domenico fut chargé de conduire les bêtes du troupeau aux pâturages.

Jeune, il vivait l'esprit franciscain, pratiquant la pauvreté. A vingt-trois ans il entra au couvent des Frères Mineurs d'Arisquia (1802), où il prit le nom de Mariano et restera douze ans, assumant les charges de menuisier (très apprécié), jardinier, cuisinier, portier.

Insatisfait dans ses aspirations, troublé par les agitations politiques qui conduisaient à des suppressions de maisons religieuses, il demanda son transfer à la retraite de Bellegra (Latium, Centre).

C'est là qu'il trouva le joie et la paix. Désormais il restera là pendant quarante ans, portier de son couvent, accueillant les pauvres, les pèlerins, répandant la joie de saint François, réconfortant, priant, traitant chacun comme il l'aurait fait pour Notre-Seigneur Lui-même. Quelque fois, ceux qui frappaient n'avaient pas les meilleures manières et même l'insultaient, mais frère Mariano ne perdait jamais son sourire et sa douceur.

On le trouvait de longues heures en contemplation devant le Saint Sacrement, tellement recueilli et replié sur lui-même qu'on croyait y voir “un tas de chiffons” (l'expression est d'un témoin). C'est d'ailleurs au pied de l'autel qu'on le trouva évanoui au soir du 23 mai 1866.

Il s'endormit dans la Paix du Seigneur le 31 mai 1866.

Dès 1925 on examinait le miracle, avenu en 1918, de la guérison rapide, totale et durable, d'un petit garçon de quinze mois, affecté d'une grave méningite encéphalite aiguë.

Domenico Di Nicolantonio – Mariano de Roccacasale - fut béatifié en 1999, en même temps qu'un de ses disciples et condisciples, Diego Oddi da Vallinfreda (voir au 3 juin).

 

 

Nowa Mawaggali

1851-1886

 

Nowa (Noé), chrétien de trente-cinq ans environ fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 31 mai 1886, et fut canonisé en 1964.

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

Juan Moya Collado

1918-1938

 

Juan naquit le 12 octobre 1918 à Almería, troisième garçon d’une famille chrétienne très fervente, où il apprit très tôt à participer aux processions comme petit servant de messe.

Garçon dynamique et vif, grand sportif, il fut bientôt membre du Tiers-Ordre franciscain, de l’association Saint-Louis-de-Gonzague et de Saint-Stanislas-Kostka ; tout son temps libre il le passait auprès des malades de l’hôpital : il apprit à leur faire les injections et les soins habituels.

Lors de la persécution religieuse qui éclata en 1936, il fut recherché. Le 11 octobre 1937, on vint l’arrêter à la maison, mais comme il ne s’y trouvait pas, on emmena son père et un de ses frères. En l’apprenant, il alla loyalement se constituer pour libérer d’abord son père, puis son frère Guillermo et c’est alors que commença sa longue prison.

Pendant les sept mois de sa détention, on le fit passer par différents endroits, pour finir au tristement célèbre camp de travaux forcés de Turón. Malgré les difficiles conditions de vie du camp, Juan continuait à montrer son entrain, particulièrement envers ceux qui étaient malades ; aussi ses bourreaux s’acharnèrent encore plus contre lui.

Le 31 mai 1938, ils lui ordonnèrent d’aller remplir une cruche d’eau ; le garçon obéit, mais se doutant du stratagème et comprenant qu’on allait le maltraiter et le faire mourir, il demanda simplement aux bourreaux la raison de sa mort : pour toute réponse, il reçut un torrent de blasphèmes. Il leva les bras en prière et répéta la phrase du Christ en croix : Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34). C’est alors qu’il reçut une telle quantité de balles que tout son corps de dix-neuf ans fut complètement déchiqueté.

Cela ne suffisait pas aux bourreaux. Voyant que le jeune homme tenait serrée entre ses doigts la médaille de la Vierge qu’il portait au cou, ils laissèrent son corps sans sépulture, pour que les bêtes vinssent le dévorer.

Juan fut béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Juan Moya Collado sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 mai.

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