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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 23:00

02 JUIN

II.

Ss Pothin, évêque martyr à Lyon, avec quarante-six Compagnons : Vetius Epagatus, Macarius, Silvius, Primus, Ulpius, Vitalis, Comminus, October, Philomenus, Geminus, deux Iulia, Albina, Grata, deux Æmilia, Potamia, deux Pompeia, Rodana, Quarta, Materna, Helpis, Blandine, Attale de Pergame, Sanctus (diacre), Biblis, Alexandre (médecin phrygien), Asclibiades, Maturus (néophyte), Ponticus (garçon de quinze ans), Istus, Aristeus, Cornelius, Zosimus, Titus, Iulius, Zoticus, Apollonius, Geminianus, Ausona, Iamnica, Domna, Iusta, Trophima, Antonia, martyrs ; Pothin avait plus de quatre-vingt dix ans ; Blandine, une jeune esclave, exhortait les autres à tenir bon, après qu’une dizaine ait apostasié. 

IV.

S Erasme, évêque en Syrie, réfugié et martyrisé à Formia, enterré à Gaeta, dont il est le patron ; il est un des quatorze Saints Auxiliateurs.

Ss Marcellin et Pierre, un prêtre et un exorciste, martyrs romains décapités, nommés au Canon romain de la messe.

VII.

S Eugène I, pape (654-657), adversaire du monothélisme.

S Adalgise (Algise), prêtre irlandais apôtre de la Picardie ; le lieu de son tombeau est devenu Saint-Algis.

VIII.

Ste Mondane, mère de s. Sardot (évêque à Limoges, cf. 4 mai).

IX.

S Nikephoros, laïque promu évêque à Constantinople pour sa science et sa sainteté, exilé quatorze ans à cause de l’iconoclasme.

XI.

S Etienne de Suède, évêque missionnaire, apôtre de la Suède, martyr à Norrala.

S Nikolaos le Pèlerin, un grec venu dans les Pouilles ; il criait partout : Kurie, eleison.

S Guido, évêque à Acqui Terme.

XIII.

S Sadoc, dominicain envoyé par s. Dominique en Hongrie puis en Pologne, égorgé avec ses confrères à Sandomir par les Tartares ; la veille au soir, le lecteur du martyrologe lut des mots écrits en lettres d’or : A Sandomir, la passion de quarante-neuf martyrs ;  ils chantèrent jusqu’au dernier souffle le Salve Regina.

XIX.

S Daminh Ninh, martyr tonkinois laïc, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.    

B Joseph Thạo Tiến (1918-1954), prêtre laotien, martyr, béatifié en 2016.

Martyrs de Lyon

† 177

 

L’histoire de saint Pothin et de ses quarante-sept Compagnons nous a été transmise par des contemporains et nous permet de parler d’eux avec une grande certitude. La lettre, écrite par l’Eglise de Lyon, fut adressée à celles d’Asie Mineure, signe d’une grande union entre ces régions si distantes.

En 177, une hostilité soudaine s’éleva contre les Chrétiens de l’Eglise de Lyon. L’évêque en était Pothin, sans doute le vétéran de cette sainte Troupe d’Athlètes, la plus jeune étant Blandina.

La lettre vante le désir du martyre qui animait les courageux Martyrs, sans le moindre orgueil. Pour eux, l’unique Martyr est le Christ, eux s’estimant confesseurs médiocres et pauvres. Ils pardonnaient fraternellement ceux qui étaient tombés dans l’apostasie et étaient heureux de les ramener au Christ. Ils priaient pour leurs bourreaux.

Les Chrétiens furent d’abord pourchassés dans leurs maisons, aux bains publics, sur les places, et reçurent l’interdiction de paraître en public.

Ils reçurent mille vexations : insultes, coups, violences, spoliations, grêles de pierres, emprisonnements ; ils furent traduits au forum, questionnés publiquement par les magistrats, et remis en prison en attendant l’arrivée du gouverneur.

Il y eut cependant dix apostats, qui causèrent une grande tristesse aux prisonniers fidèles. Mais aussi, d’autres rafles apportèrent de nouveaux prisonniers. Il y eut aussi de faux témoins : des serviteurs des prisonniers les accusèrent de vices honteux, ce qui fit que même des amis s’en détournèrent.

Ces apostats, en réalité, n’eurent aucun avantage dans leur situation, car on les laissa en prison et ils endurèrent, bien contre leur volonté, les mêmes supplices que les Martyrs. Et tandis que ces derniers rayonnaient de joie de rejoindre bientôt le Christ, les apostats étaient tristes, honteux, et recevaient des badauds les mêmes insultes. Toutefois la charité et la patience des Martyrs surent regagner au Christ certains renégats, qui acceptèrent généreusement de mourir pour le Christ.

Certains des Martyrs portaient des noms d’origine grecque : Pothin, Vetius Epagatus, Alexandros, Attalos, Alcibiades, Pontikos, Biblis ; d’autres, d’origine latine : Sanctus, Maturus, Blandina… Ci-dessous, quelques détails sur certains d’entre eux.

Pothin, le vieil évêque de Lyon, avait plus de quatre-vingt-dix ans, se déplaçait avec difficulté et pouvait à peine respirer. Pourtant, sans égard pour son âge et ses infirmités, on le bouscula, on le frappa des poings et des pieds. Tous pensaient qu’ils auraient gravement manqué à leur devoir civique et religieux, s’ils s’étaient montrés tièdes à l’insulter. Jeté en prison, Pothin ne respirait déjà presque plus ; il mourut deux jours plus tard.

Vetius Epagatus, sans doute d’origine grecque, débordait de charité envers Dieu et le prochain ; sa vie austère lui méritait, malgré sa jeunesse, l’éloge donné au vieillard Zacharie : ‘Il marchait sans reproche dans tous les commandements et observances du Seigneur’ (Lc 1:6). Il était diligent pour rendre service, très zélé pour Dieu, tout bouillant de l’esprit. Un pareil homme ne put tolérer la procédure extravagante instituée contre nous. Dans un sursaut d’indignation, il réclama la parole, lui aussi, pour défendre ses frères et montrer qu’il n’y avait rien d’irréligieux ni d’impie parmi nous… Le gouverneur… se contenta de lui demander s’il était chrétien. Epagathus le reconnut d’une voix vibrante, et fut admis ainsi au nombre des martyrs.

Toute la colère de la plèbe, du gouverneur et de l’armée s’abattit sur Sanctus, Maturus et Attalos.

Sanctus, qui portait vraiment bien son nom, était diacre de Vienne ; il supporta toutes les violences des tortionnaires. Il résista avec une telle fermeté qu’il ne dit ni son nom, ni son pays, ni sa ville d’origine, ni s’il était esclave ou libre, mais à toutes les interrogations, il répondait en latin : ‘Je suis chrétien’ (Christianus sum). On lui appliqua alors des lames d’airain ardentes sur les parties les plus sensibles du corps, mais lui, ferme dans sa confession, s’abreuvait et se fortifiait à la Source céleste d’eau vive. Son pauvre corps n’était que plaies et meurtrissures. Cette chair n’avait plus forme humaine. Quelques jours après, on recommença à torturer le Martyr… Mais son pauvre corps se releva, se redressa dans ces nouveaux supplices ; il reprit sa forme, l’usage de ses membres. Ainsi, ce deuxième supplice ne fut pas une torture, mais une cure.

Maturus, était autant néophyte que généreux combattant.

Attalos, originaire de Pergame, était la colonne et le soutien de l’Eglise. Après une première série de tortures, il y fut à nouveau soumis le lendemain, avec Alexandros, qu’on va rencontrer plus bas. Attalos fut assis sur une chaise de métal brûlant et il s’écria : Vous voyez  : c’est vous qui maintenant êtes des mangeurs d’hommes. Nous autres, nous ne mangeons pas d’hommes, et nous ne faisons rien de mal. On lui demanda le nom de Dieu, il répondit : Dieu n’a pas de nom comme un homme. Il fut exécuté, livré aux bêtes.

Alexandros était un médecin originaire de Phrygie. Il vivait en Gaule depuis plusieurs années et tous le connaissaient pour sa foi et sa franchise. Il se tenait près du tribunal et faisait des signes de tête aux accusés pour les encourager. Au gouverneur qui lui demandait son identité, il répondit Chrétien ! Il fut condamné aux bêtes, comme on l’a vu avec Attalos.

Biblis était une de celles qui avaient apostasié, mais tandis qu’on la menait quand même au supplice, elle pensa à la damnation éternelle ; elle se ressaisit et dit aux calomniateurs : ‘Comment des gens qui ne doivent pas même prendre du sang d’animaux, pourraient-ils manger des enfants ?’

Ponticus était un jeune adolescent d’une quinzaine d’années. Comme Blandina, il resta calme et fidèle à sa foi. On fut sans pitié pour son jeune âge, en lui faisant passer par toutes les atrocités, au terme desquelles il rendit l’âme.

Alcibiades vivait dans une grande pauvreté, se contentant de pain et d’eau, et voulut maintenir ce régime en prison. Mais une inspiration divine lui fit dire par Attalos qu’il devait manger de tout, comme les autres.

Blandina, la plus jeune de tout le groupe, étonna tout le monde par sa fermeté et son courage. Elle fatigua et découragea les bourreaux, qui se succédèrent près d’elle du matin au soir et épuisèrent l’arsenal des supplices. Ils s’avouèrent vaincus : ils n’avaient plus rien à lui faire. Ils s’étonnaient qu’il lui restât encore un souffle de vie, alors que tout son corps était déchiré et labouré. Ils certifiaient que le moindre de ces tourments était suffisant pour ôter la vie : et tout leur assortiment n’avait pas réussi. 

Après l’échec des premières tortures, Maturus, Sanctus, Blandina et Attalos furent conduits aux bêtes. Maturus et Sanctus furent à nouveau soumis aux fouets, puis aux assauts des bêtes, et aussi à la chaise de fer chauffée à blanc, avant d’être décapités. Les bêtes ne touchèrent pas à Blandina, qui fut attachée à un poteau. On la détacha pour la remettre en prison. Attalos dut faire le tour de l’amphithéâtre, précédé d’une pancarte portant l’inscription Attalos chrétien. Mais il était citoyen romain, et le gouverneur le fit remettre en prison, en attendant la décision de l’empereur. Celui-ci répondit qu’il fallait mettre à mort les persévérants, et libérer les renégats. Les porteurs du droit de cité romaine furent décapités, les autres furent envoyés aux bêtes fauves.

Celle qui semblait la plus faible, la plus chétive, la plus fragile, fut cette admirable Blandina. Torturée et mutilée sur tout son corps, elle restait joyeuse. On lui infligea encore les fouets, puis les bêtes, puis le gril, elle fut mise dans un filet et livrée à un taureau, qui la souleva plusieurs fois en l’air et la laissant retomber à terre. Mais Blandine y était insensible, elle n’était plus sur terre : son esprit était déjà avec son Epoux céleste. Elle fut enfin décapitée. Les païens reconnurent que jamais une femme n’avait enduré tant de tortures.

Mais l’histoire des Martyrs de Lyon ne s’arrêta pas là. Les ennemis du Christ s’acharnèrent encore sur leurs cadavres. Ceux qui étaient morts en prison, furent jetés aux chiens. Ce qui restait après la fureur des bêtes ou l’ardeur du bûcher, fut exposé à l’air pendant six jours, puis brûlé. Les cendres furent balayées dans le Rhône. 

Voici maintenant la liste alphabétique de ces quarante-huit Martyrs, vingt femmes et vingt-sept hommes :

  1. Æmilia 
  2. Æmilia altera
  3. Albina
  4. Alexandros
  5. Antonia
  6. Apollonius
  7. Aristeus
  8. Asclibiades
  9. Attalus
  10. Ausona
  11. Biblis
  12. Blandina
  13. Comminus
  14. Cornelius
  15. Domna
  16. Geminianus
  17. Geminus
  18. Grata
  19. Helpis
  20. Iamnica
  21. Iulia
  22. Iulia altera
  23. Iulius
  24. Iusta
  25. Iustus
  26. Macarius
  27. Materna
  28. Maturus, neophytus
  29. October
  30. Philomenus
  31. Pompeia
  32. Pompeia altera
  33. Ponticus
  34. Potamia
  35. Pothin, évêque
  36. Primus
  37. Quartia
  38. Rodana
  39. Sanctus, diacre
  40. Silvius
  41. Titus
  42. Trophima
  43. Ulpius
  44. Vetius Epagatus
  45. Vitalis
  46. Zosimus
  47. Zoticus

Les Martyrs de Lyon sont commémorés le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

Erasmus de Formia

† 303

 

Originaire de Syrie, Erasmus y aurait été ordonné évêque, pour le siège d’Antioche.

Lors de la persécution de Dioclétien, il dut se réfugier pendant sept ans dans la montagne, où un corbeau lui apporta sa nourriture.

Découvert, il refusa de sacrifier aux dieux païens, fut frappé de coups, jeté dans un feu, privé de nourriture, tortures dont il fut délivré par une intervention angélique.

L’ange l’emmena en Illyrie, où il fit beaucoup de conversions, avant de subir de nouveaux supplices.

Il fut alors conduit par l’archange Michel à Formia (Campanie, Italie C), devenant ainsi le premier évêque de ce siège, où cependant il expira après sept jours.

Erasmus est représenté éventré, les intestins enroulés sur un treuil, supplice qui toutefois n’est pas mentionné dans la Passio. Il n’empêche qu’Erasmus est invoqué pour les maux de ventre. Il est aussi au nombre des quatorze Saints Auxiliateurs (v. notice Auxiliateurs).

Saint Erasmus de Formia est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcellinus et Petrus

† 304

 

Tout ce qu’on peut dire avec assez de certitude, est que ces deux Martyrs moururent à Rome dans la persécution de Dioclétien, en 304.

Marcellinus aurait été prêtre, Petrus exorciste.

D’après leur Passio, ils furent mis en prison, où ils convertirent leurs compagnons de captivité, dont un certain Arthémius. Le juge Severus (ou Serenus) les condamne à mort et les fait porter à un endroit appelé Silva Negra, mais en cachette, pour qu’on ignore leur sépulture.

Leur bourreau, converti, révéla cependant cette cachette, et l’on put ensevelir les deux Martyrs dans la catacombe Saint-Tiburtius, sur la Via Labicana, où l’empereur Constantin fit élever une basilique en leur honneur (et où fut à son tour ensevelie sainte Hélène, la mère du pieux empereur).

Le pape saint Damase connut le bourreau converti. On doit à ce pape une épitaphe en vers, où il fait allusion à cet homme.

Au 9e siècle, les corps des deux Martyrs furent confiés à un ministre de Charlemagne, Eginhard, qui désirait des reliques ; celles-ci furent déposées à Selingstadt (Frankfurt am Main), et beaucoup de miracles se produisirent lors de cette translation.

Les saints Marcellinus et Petrus sont mentionnés dans la prière du Nobis quoque, peccatoribus du Canon romain de la Messe.

Ils sont fêtés le 2 juin.

 

 

Eugène Ier

655-657

 

Ce soixante-cinquième pape succédait au martyr Martin Ier, encore prisonnier (qui mourut le 15 septembre 655).

En effet, Martin Ier ayant été emprisonné à Constantinople en 654, l’empereur le considérait comme déposé et fit immédiatement élire Eugène pour lui succéder, mais ce dernier ne se considéra comme élu légitimement qu’après avoir appris avec certitude la mort de son prédécesseur.

Eugène était fils du romain Rufinien, et faisait partie du clergé de Rome depuis l’enfance. On connaissait sa douceur et son affabilité, sur lesquelles on comptait pour renouer de bonne relations avec l’empereur Constant. 

Mais le patriarche de Constantinople, tant Pyrrhus que son successeur Pierre, prudemment, ne se prononçaient pas sur l’erreur du monothélisme, condamnée précédemment par Martin Ier

Le clergé de Rome contraignit alors le nouvel élu à condamner le patriarche de Constantinople, ce qui équivalait à mépriser l’empereur. Constant faillit traiter Eugène comme Martin, mais une cruelle défaite navale le força à remettre son dessein à plus tard.

Eugène mourut sur ces entrefaites, le 2 juin 657.

Il avait ordonné plusieurs évêques et fut enterré au Vatican.

Saint Eugène eut pour successeur saint Vitalien.

 

 

Nikephoros de Constantinople

738-828

 

Nikephoros naquit en 738 (certains avancent plutôt 758) à Constantinople de Theodoros et Evdokia.

Theodoros, un fonctionnaire impérial, perdit sa charge lors de la querelle iconoclaste et fut exilé pour sa fidélité au culte des saintes images ; Evdokia s’efforça de trouver les meilleurs maîtres pour son fils.

Ce dernier, à son tour, devint un fonctionnaire estimé du nouvel empereur ; il se signala lors du deuxième concile de Nicée (787), qui était le septième concile œcuménique : représentant l’empereur, il assista aux sessions, s’associa à la condamnation de l’erreur et composa un cantique d’action de grâces.

Il fonda alors un monastère sur le Bosphore et comptait y finir ses jours dans la prière, le silence, l’étude. Mais sa science étendue, ses mérites et ses vertus, le signalèrent pour succéder au patriarche s.Tarasios (v. 18 février) ; malgré toutes ses réticences, il finit par accepter cette lourde charge, et reçut en peu de temps tous les ordres sacrés. Il fut sacré évêque le jour de Pâques 806.

Des membres du clergé, que l’on pourrait appeler aujourd’hui intégristes, protestèrent contre cette élection «anti-canonique» : un laïc devenu patriarche en quelques semaines ! A cela s’ajouta que Nikephoros, dans un souci de pacification des esprits, leva la sanction imposée au prêtre qui avait béni le mariage illicite de l’empereur.

La mort de l’empereur apporta un calme relatif, mais l’avènement en 813 de l’empereur Léon l’Arménien ralluma la tension entre le pouvoir et l’Eglise. L’iconoclasme fut remis en vigueur et Léon exila tous les évêques et les moines qui s’y opposaient. Nikephoros en particulier, bien que malade, fut d’abord jeté en prison, relégué dans son monastère du Bosphore, enfin transféré jusqu’en Bithynie. 

En 820, le nouvel empereur proposa à Nikephoros de reprendre son siège, s’il consentait à ne plus parler des saintes images ni du précédent concile de Nicée de 787 : Nikephoros préféra rester en exil que de céder à ce chantage. 

L’exil dura près de quatorze ans : Nikephoros mourut le 2 juin 828, après plus de vingt-deux ans d’épiscopat.

Son corps fut ramené à Constantinople en 842.

Saint Nikephoros de Constantinople est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

Guido d’Acqui

1004-1070

 

Guido (Wido) vit le jour vers 1004 au château de Melazzo (Alexandrie, Piémont, Italie NO), que l’empereur avait donné à ses parents, comtes d’Acquesana, descendants de chevaliers venus en Italie au siècle précédent.

Tôt devenu orphelin, Guido alla étudier à Bologne, de 1019 à 1029.

En 1034, il fut choisi pour succéder à l’évêque défunt d’Acqui Terme.

Guido remit au diocèse tous ses biens de Melazzo et lutta de toutes ses forces contre l’immoralité et la simonie du clergé. Il fonda un institut pour la jeunesse féminine et le monastère Sainte-Marie-des-Champs. Enfin il fit agrandir la cathédrale, qu’il dédia en 1067 à l’Assomption de Marie.

Lors d’une famine, il fit distribuer du blé à la population affamée.

Il mourut le 2 juin 1070.

Guido était le vingt-sixième évêque d’Acqui Terme, mais fut le premier canonisé.

Saint Guido d’Acqui est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Nikolaos le Pèlerin

1075-1094

 

Nikolaos naquit à Stiri (Grèce) en 1075.

Berger, il vivait dans la solitude. Il s’habitua à répéter constamment Kyrie eleison. On en vint à le prendre pour un fou.

Exaspérée, sa mère le fit enfermer dans un monastère, où il fut même battu, mais relâché.

Voulant faire le pèlerinage à Rome, il vint en Italie méridionale et débarqua à Otranto, répétant toujours son incessant Kyrie eleison. Les enfants imitaient volontiers cet «original» ; mais les gens du monde le dédaignaient.

Sans domicile précis, il parcourait les localités des Pouilles, à peine vêtu d’une courte tunique, portant un crucifix dans la main. Arrivé à Trani le 20 mai 1094, il fut interrogé par l’évêque, qui comprit quelle valeur se cachait dans cet innocent jeune homme ; il l’hébergea.

Nikolaos tomba malade le 23 mai et l’on vint en foule lui rendre visite ; il mourut à Trani le 2 juin 1094, à dix-neuf ans.

Des miracles, des guérisons, ayant eu lieu, il fut canonisé en 1098.

Saint Nikolaos le Pèlerin est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sadoc et ses Compagnons

† 1260

 

Cette notice n’est pas à proprement parler une biographie, même succincte, du bienheureux Sadoc, religieux dominicain des tout premiers débuts de cet Ordre. A notre époque de diffusion vertigineuse de l’Islam, il est bon que les Chrétiens sachent ce qui pourrait les attendre de la part de ces peuplades païennes qui n’ont cessé depuis des siècles de combattre vainement les rangs chrétiens de toutes régions.

Ce que ne savent pas ces peuplades, en revanche, c’est que tous ces martyrs sont en réalité la source à laquelle viennent puiser de nombreux fidèles pour renforcer les rangs de l’Eglise et évangéliser avec une vigueur nouvelle les hommes qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ, notre Sauveur.

Sanguis Martyrum semen Christianorum : le Sang des Martyrs est une semence de Chrétiens.

 

Sadoc, donc, était un des premiers compagnons de saint Dominique qui, au chapitre général de l’Ordre, tenu à Bologne en 1221, le désigna pour aller prêcher en Hongrie. Il était peut-être lui-même hongrois.

A son arrivée dans ce pays, il vit, la nuit, une foule de démons qui lui criaient avec rage : Tu viens ici pour nous chasser ! Et comme Sadoc avait pour tout bataillon trois novices fort jeunes : C’est avec ces gamins que tu nous rosses !

Il passa plusieurs années en Hongrie, puis fut placé à la tête du couvent fondé depuis peu par saint Hyacinthe (v. 15 août) à Sandomierz, ville du palatinat de Kielce, entre Cracovie et Varsovie, au sud-est de la Pologne. Au moment de l’invasion des Tartares, Sadoc était prieur de quarante-huit religieux. La veille de l’irruption des Tartares, le lecteur du Martyrologe annonça : A Sandomierz, la passion de quarante-neuf martyrs. Ces mots étaient calligraphiés en lettres d’or sur ce livre par une main inconnue.

Les frères prêcheurs se préparèrent à mourir. Les Tartares envahirent leur couvent le soir ; c’était l’heure paisible où, à la fin du chant de l’office, les moines élèvent une ultime salutation à Notre Dame, le Salve Regina.

Tandis qu’on les égorgeait, les frères chantaient le Salve Regina. Ils chantèrent véritablement jusqu’à leur dernier souffle.

Les envahisseurs avaient déjà sévi dans cette région de Sandomierz vingt ans auparavant ; leurs forces étaient certainement nombreuses et victorieuses, mais la vraie victoire était celle des fidèles religieux qui sont maintenant dans la gloire de Dieu.

Le pape Alexandre IV autorisa immédiatement le culte de ces martyrs pour Sandomierz, lequel culte fut étendu à tout l’Ordre dominicain au XIXe siècle.

Le Martyrologe les commémore le 2 juin.

 

 

Đaminh Ninh

1835-1862

 

Đaminh (Dominique) était né en 1835 à Trung Linh (Nam Định, près l’actuelle Hà Nội, Tonkin).

Il put recevoir une première formation auprès du séminaire des missionnaires, mais ensuite ses parents l’ont forcé à épouser une fille du village. Ne voulant pas contrarier ses parents, Đaminh accepta ce mariage ; par la suite il resta en bons termes avec cette épouse, mais ne vécut pas avec elle. Comprenant son erreur, il s’efforça de la compenser par la sainteté de sa vie, acceptant d’avance, s’il le fallait, de souffrir et de verser son sang pour Dieu.

Lors de la persécution, il fut arrêté le 16 septembre 1861, avec d’autres. Il dut quitter son village et changer plusieurs fois de résidence.

Au cours du procès, le 6 février 1862, on voulait le forcer à apostasier et à marcher sur la croix. Đaminh s’y refusa énergiquement : Si les enfants n’ont pas le droit de mépriser leurs parents, comment oseriez-vous me forcer à insulter Dieu qui a créé le ciel et la terre, en piétinant la croix ?

Condamné à la peine capitale, Đaminh attendit en prison quatre mois. Un témoin le vit chargé de lourdes chaînes, mais toujours souriant.

Đaminh fut décapité pour sa foi à An Triêm, le 2 juin 1862.

Béatifié en 1951, il fait partie des Martyrs vietnamiens canonisés en 1988, et fêtés ensemble le 24 novembre.

 

 

Joseph Tho Tiến

1918-1954

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Joseph naquit le 5 décembre 1918 à Ban Ten (Muang Xôi, Houaphan, Laos) ; son père et déjà son grand-père étaient des chrétiens exemplaires.

En 1929, Joseph entra à l’école des catéchistes à Hu L, au Vietnam, car sa province d’origine était alors rattachée à celle du Vietnam.

En 1937, il fut admis au Petit séminaire. Intelligent, bon élève, il sera le seul à passer ensuite au Grand séminaire. Il fut apprécié de tous, supérieurs et fidèles.

En 1942, il fut au Grand séminaire de Hanoï mais, à cause de l’agitation politique, il dut rentrer (à pied) au Laos en 1946, où sévissait aussi la guerre. Il ne put achever ses études qu’à Saïgon.

En 1949, il fut ordonné prêtre à Hanoï, pour le diocèse de Thanh Hóa. Son poste sera à Sam Neua. Pendant la brève accalmie de ces années-là, il réorganisa la mission, et fut un prêtre zélé au milieu de ses fidèles.

Malheureusement, en 1952, la guerilla reprit ; la mission fut évacuée, mais Joseph resta sur place prêt à donner (sa) vie pour (ses) frères laotiens.

A Pâques, il fut arrêté, jugé, mis en prison et conduit en camp de «rééducation». Il refusa constamment d’apostasier et de se marier.

Le 2 juin 1954, toujours ligoté, encadré par quatre gardiens, il fut abattu de cinq balles. il reçut la palme du martyre à Ban Talang (Houaphan, Laos).

Il a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

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