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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 23:00

05 JUIN

III.

Ss Marcianus, Nicandrus, Apollonius et d’autres, martyrs en Egypte.

Ss Florent, Julien, Cyriaque, Marcellin et Faustin, martyrs à Pérouse.

?

Stes Zénaïde, Cyrie, Valérie, Marcia, vierges martyres à Césarée de Palestine.

IV.

S Dorothée, évêque à Tyr, exilé à Odyssopolis ; il aurait retrouvé son siège après avoir participé au Concile de Nicée, et aurait été martyrisé à cent-sept ans.

S Dorothée le Thébain, anachorète en Egypte ; invité à ménager son corps, il dit : “Il voulait me détruire. Je suis résolu à le détruire.”

S Allyre (Alyre, Illidius), évêque à Clermont ; il guérit la fille de l'empereur Maxime et obtint de ce dernier un allègement d’impôts.

VI.

S Dorothée l’Archimandrite, abbé près de Gaza.

S Eutychius, évêque à Côme.

VIII.

S Genès, comte d’Auvergne ; il refusa l’épiscopat et aida l’évêque (Prix) à fonder une abbaye à Chamalières.

S Austrebert, évêque à Vienne.

Ss Boniface (Winfrid, Winfrith), oblat bénédictin à Exeter, apôtre de la Germanie, évêque à Mayence, martyrisé en Frise avec d’autres compagnons : l’évêque Eoban, Adelar, les prêtres Wintrung et Walther, les diacres Hamund, Sevibald et Bosa, les moines Wacar, Gundaecar, Illehere et Hattowulf.

IX.

B Sanche, originaire d’Albi, emmené captif en Espagne et martyrisé à Cordoue.

XI.

B Meinwerk, évêque à Paderborn, très estimé des empereurs, prélat de haute valeur morale et intellectuelle.

S Dorothée le Jeune, parti au monastère à douze ans, à Amise, pour éviter le mariage ; prêtre, il célébra tous les jours et mourut après soixante-deux ans de sacerdoce.

XII.

S Pietro Spanò, ermite à Ciano.

XIII.

S Franco, bénédictin à Colimento, puis ermite.

XV.

S Fernando du Portugal, prince royal dont la mère refusa d’avorter malgré les conseils de son entourage ; par humilité, il refusa le titre de Grand Maître des Chevaliers d’Aviz et celui de Cardinal ; parti en expédition contre les Maures d’Afrique du Nord, fait prisonnier, il eut des visites d’amis, et de la Sainte Vierge, de s. Michel et de s. Jean ; à sa mort, il fut suspendu par les pieds aux remparts.

XVII.

B Adam Arakawa, catéchiste, laïc japonais martyr, béatifié en 2008. 

XIX.

Ss Luca Vŭ Bá Loan, prêtre, Ɖaminh Toai et Ɖaminh Huyện, pères de famille, martyrs tonkinois, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

XX.

Bse Łucja Szewczyk (Maƚgorzata, 1828-1905), fondatrice polonaise des Filles de la Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs (Serafitki), béatifiée en 2013.

Marcianus, Nicandrus, Apollonius d’Egypte

† 303

 

Les trois martyrs ici nommés avaient des Compagnons, dont on n’a pas reçu les noms.

Les Actes ne sont pas sûrs. Ce pouvait être durant la persécution de Galère Maximien, qui appliqua dès 303 les décrets de Dioclétien par la destruction des églises, la confiscation des Livres saints, l’arrestation du clergé, et pour ceux qui refusaient de sacrifier aux dieux païens, la torture, la condamnation à mort ou l’exil.

Il est rapporté que, pour leur foi, nos Héros furent torturés de plusieurs façons, puis enfin attachés en plein soleil à un mur, où on les laissa mourir de soif et de faim.

Saints Marcianus, Nicandrus, Apollonius et leurs Compagnons sont commémorés le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Dorothée de Tyr

255-362

 

En ce jour du 5 juin, il y avait quatre Dorothée. On n’en a retenu qu’un dans la dernière édition.

Né vers 255, celui-ci était prêtre ou même évêque à Tyr de Phénicie (auj. Antakya, Turquie CS).

Encore prêtre, il souffrit la persécution sous Dioclétien ; ensuite évêque, sous Julien, il fut exilé à Odyssopolis sur la Mer Noire (Thrace, auj. Varna, Bulgarie).

Il a pu assister au Concile de Nicée (325), mais dut repartir en Thrace, où il subit le martyre, à l’âge de cent-sept ans.

Une ancienne miniature représente Dorothée au moment de son martyre ; on voit un homme qui le frappe sur la tête, d’où jaillit le sang abondamment.

Saint Dorothée de Tyr est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Illidius de Clermont

 † 384

 

Illidius (francisé en Allyre, mais aussi en Allirol, Allirand, Illide), fut le quatrième évêque de Clermont, à partir de 370.

Sa sainteté et ses miracles le firent connaître à l’empereur Maximus de Trèves, qui l’appela pour guérir sa fille possédée. Illidius s’y rendit, imposa son doigt sur la bouche de la malade, qui guérit instantanément.

En récompense, plutôt que l’or offert par l’empereur, Illidius obtint pour ses diocésains de payer leur tribut en numéraire plutôt qu’en nature.

C’est en revenant de Trèves, qu’il mourut, en 384.

Les miracles qui se produisirent au tombeau d’Illidius, furent innombrables.

L’église Saint-Allyre de Clermont fut détruite par les révolutionnaires de 1792.

Saint Illidius de Clermont est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eutichio de Côme

482-539

 

Eutichio vit le jour en 482.

C’était un homme contemplatif, fervent dans la prière, et doué de réelles qualités pastorales.

En 525, il fut élu évêque de Côme. C’était le huitième à occuper ce siège.

Cependant, il préféra la vie dans son ermitage et, tout en se préoccupant de ses diocésains, vivait hors de la ville, estimé et honoré de tous.

Il mourut à Côme le 5 juin 539.

Les grâces et les miracles se multiplièrent par son intercession.

Saint Eutichio de Côme est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

Bonifatius de Mayence

672-754

 

Bonifatius était né vers 672 en Angleterre, probablement à Crediton (Exeter, Devon, Wessex), et portait le nom de Wynfreth (qu’on a aussi écrit sous diverses formes : Wynfnith, Winfrid, Winfried).

Tout petit déjà il demanda à son père de le laisser aller chez les Bénédictins ; ce n’est «qu’» à sept ans qu’il fut admis parmi les bons moines d’Exeter, qui ne tardèrent pas à l’envoyer à l’abbaye de Nursling.

Excellent élève, il fut bientôt professeur ; on a conservé de lui une grammaire latine.

Il fut ordonné prêtre vers 702. 

Moine exemplaire, Wynfreth était cependant animé d’un désir missionnaire : porter l’Evangile en Germanie, d’où étaient venus ses lointains ancêtres. La Frise l’attirait, parce que cette région avait déjà été touchée par l’apostolat de saint Willibrord (voir au 7 novembre), un autre bénédictin anglo-saxon qui, parvenu en Frise, y avait évangélisé les habitants grâce à l’appui de Pépin d’Héristal, puis s’était retiré au monastère d’Echternach, qu’il avait fondé (actuel Luxembourg).

Wynfreth resta très peu de temps en Germanie. Sa première tentative restait généreuse, mais peu fructueuse encore. Arrivé en 716, il repartit en Angleterre dès 718.

Dans son abbaye de Nursling, on voulut l’élire abbé, mais un autre fut finalement élu, de sorte qu’il se sentit à nouveau appelé à partir en mission en Germanie, mais il voulut cette fois-ci se munir de la bénédiction du pape, et se rendit à Rome.

Grégoire II le reçut très paternellement, l’encouragea, le bénit ; il lui donna un nouveau nom : Bonifatius, car Wynfreth était ainsi appelé à «faire du bien». En 719 donc, Bonifatius repartit en Frise et en Hesse, où il rencontra Willibrord. Dans un nouveau voyage qu’il fit à Rome en 722, Bonifatius reçut l’épiscopat : le pape le nomma évêque et son légat pour la Germanie, sans siège particulier.

C’est à cette période qu’appartient l’épisode du chêne sacré, consacré au culte païen de Thor (ou Donar). Il le fit abattre, pour bien montrer aux habitants que ce dieu n’existait pas et ne pouvait se venger sur la population. Le bois de l’arbre servit à construire une église en l’honneur de Saint Pierre. C’est là que s’élève maintenant la cathédrale de Fritzlar.

Boniface appuyait son travail d’évangélisation sur des monastères qu’il fondait : Amönburg et Fritzlar en Hesse. 

Puis il s’occupa de la Thuringe, où il fonda les abbayes de Ohrdruff (pour les moines), de Kitzingen, Ochsenfurt et Bischoffsheim (pour les moniales). Une des moniales célèbres, qui venait aussi d’Angleterre, fut Lioba (voir au 28 septembre).

Le nouveau pape élu en 731, Grégoire III, le soutint aussi. En 732, il le nomma archevêque et lui conféra le pallium, en signe d’union avec Rome et avec le pouvoir de nommer d’autres évêques pour la Germanie. Bonifatius est et restera l’organisateur de l’Eglise en Allemagne.

Désormais, le champ d’action de Bonifatius allait être la Bavière.

La Bavière était déjà chrétienne, grâce à saint Rupert et saint Corbinien (voir au 27 mars et au 8 septembre), mais pas encore organisée. Bonifatius y réorganisa ou fonda de multiples évêchés : Regensburg (Ratisbonne), Passau, Salzburg, Freising.

Après un nouveau plerinage à Rome, Bonifatius retourna, comme avait fait saint Paul, dans les régions où il était passé et fonda ainsi les évêchés de Büraburg près de Fritzlar,, Würzburg, Eichstätt, Erfurt.

Il fonda la très fameuse abbaye bénédictine de Fulda, siège de la Conférence épiscopale allemande.

Bonifatius convoqua des conciles ; il participa à un concile pour les Francs à Soissons (743), où il aurait aussi consacré roi Pépin ; en 747, il fixa son siège archiépiscopal à Mayence, puis il organisa un nouveau voyage apostolique en Frise.

Il y alla avec une solide escorte d’une cinquantaine d’hommes, moines et soldats. Arrivés à Dokkum, ils furent attaqués par une troupe de païens ; Bonifatius eut le crâne fendu d’un coup d’épée. Toute la troupe fut exterminée.

Bonifatius reçut ainsi la couronne du martyre le 5 juin 754. Ses restes furent reportés à Fulda. 

Bien vite il fut vénéré en Germanie, mais aussi en Angleterre, dont il est le troisième protecteur après saint Grégoire le Grand et saint Augustin de Canterbury.

 

 

Adalar d’Erfurt

† 754

 

Adalar (Adolar, Adalher) devait être, de par son nom, de souche germanique.

Il fut gagné par la prédication de s.Bonifatius, qui, d’après une sainte tradition, le consacra premier évêque d’Erfurt vers 742. 

Adalar faisait partie de la dernière expédition apostolique de s.Bonifatius autour de 750.

Avec Eoban, il fut massacré par des Frisons païens, le 5 juin 754, près de Dokkum. 

Le diocèse d’Erfurt fut ensuite réuni à celui de Mayence.

Saint Adalar d’Erfurt est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bosa

† 754

 

Bosa était un diacre.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Bosa fut le compagnon de martyre.

Saint Bosa est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eoban d’Utrecht

† 754

 

Eoban était un prêtre anglais qui avait accompagné s.Bonifatius en Germanie.

On a écrit dans la notice de s.Bonifatius que ce dernier, une fois installé en 747 à Mayence, organisa un nouveau voyage apostolique en Frise et qu’il y alla avec une solide escorte d’une cinquantaine d’hommes, parmi lesquels Eoban et Adelar, les prêtres Wintrung et Walther, les diacres Hamund, Sevibald et Bosa, les moines Wacar, Gundaecar, Illehere et Hattowulf.

Il se peut que Bonifatius ait ordonné Eoban troisième évêque d’Utrecht en 753, après Willibrord et Wera.

Eoban se trouvait avec ses dix Compagnons près de Dokkum et s’apprêtait, avec Bonifatius, à conférer le sacrement de Confirmation à des fidèles récemment baptisés. Mais une bande de païens s’abattit sur eux et les massacra.

Saint Eoban d’Utrecht est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain, le même jour que s.Bonifatius.

 

 

Gundaecar

† 754

 

Gundaecar (Gundecarus) était un moine, comme s.Bonifatius, qui fut peut-être son maître.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Gundaecar fut le compagnon de martyre.

Saint Gundaecar est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hamund

† 754

 

Hamund (Amundus) était un diacre.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Hamund fut le compagnon de martyre.

Saint Hamund est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hattowulf

† 754

 

Hattowulf (Atevulfus) était un moine, comme s.Bonifatius, qui fut peut-être son maître.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Hattowulf fut le compagnon de martyre.

Saint Hattowulf est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Illehere

† 754

 

Illehere (Ellurus) était un moine, comme s.Bonifatius, qui fut peut-être son maître.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Illehere fut le compagnon de martyre.

Saint Illehere est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sevibald

† 754

 

Sevibald (Sevibaldus) était un diacre.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Sevibald fut le compagnon de martyre.

Saint Sevibald est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wacar

† 754

 

Wacar (Vaccarus) était un moine, comme s.Bonifatius, qui fut peut-être son maître.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Wacar fut le compagnon de martyre.

Saint Wacar est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Walther

† 754

 

Walther (Walter, Gualterius) était un prêtre.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Walther fut le compagnon de martyre.

Saint Walther est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wintrung

† 754

 

Wintrung était un prêtre.

Voir la notice Eoban d’Utrecht, dont Wintrung fut le compagnon de martyre.

Saint Wintrung est commémoré le 5 juin dans le Martyrologe Romain.

Sanche

† 851

 

Sanche (en latin Sanctius, sans doute dérivé de Sanctus, Saint) était originaire d’Albi. Enfant il fut capturé par des Musulmans et emmené à la cour du khalife de Cordoue, Abdérame II.

Tout soldat du khalife qu’il était, il ne cachait pas sa foi chrétienne. En 851, une persécution le condamna au supplice du pal, qu’il subit au Campo de la Verdad (le Champ de la Vérité).

Ce supplice était pratiqué déjà par les Assyriens, et consistait à “embrocher” la victime sur un pieu qui le traversait depuis le séant et ressortait soit sous le sternum, soit aux épaules, soit par la bouche. 

On imagine la cruauté vraiment barbare des bourreaux et des persécuteurs qui pensaient ainsi se débarrasser des Chrétiens.

Beaucoup de martyrs furent exécutés à Cordoue, par différents genres de supplices, tant que cette ville espagnole fut sous la domination de l’Islam, c’est-à-dire pendant cinq siècles, jusqu’à la libération apportée par le pieux roi Fernando III (v. 30 mai). Pour le seul mois de juin, le Martyrologe Romain en retient seize. 

Sanche, bienheureux, est commémoré le 5 juin.

 

 

Pietro Spanò

12e siècle

 

Pietro Spanò naquit en Calabre : on a parlé de Ciano, ou d’Arena, ou de Torre Spatola.

Il entra dans l’ordre basilien (de rite oriental), qui s’implanta dans le sud de l’Italie, et s’illustra par ses grandes vertus monastiques : vie solitaire, pauvreté absolue, prière et mortification intense.

Il fonda le monastère de Ciano, après avoir été largement «récompensé» par le comte d’Arena, guéri par ses prières.

Pietro mourut une année et un jour non précisés ; le Martyrologe le mentionne au 5 juin.

 

 

Franco de Colimento

† 1275

 

Franco était né à Castel Regni (Abruzzes, Italie CE).

Il entra au monastère bénédictin de Colimento, y vécut vingt-deux années avant de se retirer dans une grotte où il passa ses quinze dernières années, près de Asserigo.

Il mourut en 1275, le 5 juin d’après le Martyrologe.

 

 

Fernando de Portugal

1402-1443

 

Fils du roi Joan Ier de Portugal et de l’anglaise Philippa de Lancastre, il naquit le jour de la fête de l’Archange saint Michel, le 29 septembre 1402 à Santarem.

Au moment de la naissance, qui s’annonçait difficile, sa mère refusa énergiquement de perdre son enfant, qui naquit en bonne santé.

Philippa éleva ce fils dans le goût pour la liturgie. Fernando suivait l’office divin, se levait la nuit, jeûnait souvent. Il conserva jalousement la sainte chasteté.

Nommé contre son gré grand maître des chevaliers d’Aviz, il refusa humblement la dignité cardinalice que lui proposait le pape.

Enthousiasmé par l’idée d’une croisade contre les Maures d’Afrique, il convainc le roi son frère, s’embarque, déjà malade, pour Ceuta où il aborde avec des effectifs beaucoup trop insuffisants. 

Battus, les Portugais sont faits prisonniers. Fernando est de ceux-là. D’abord traité avec égard, car les Maures espèrent obtenir des avantages conséquents, il est ensuite relégué au fond d’une prison infecte, à Fez, condamné à servir comme jardinier et comme balayeur des écuries.

N’en ayant rien à obtenir, les Maures relâchèrent la contrainte et permirent quelques visites d’amis, un confesseur, un médecin.

D’autres visiteurs s’invitèrent, sans autorisation aucune : la Vierge Marie et la cour céleste, saint Michel Archange, saint Jean l’Evangéliste.

Les négociations avec le Portugal n’ayant pas abouti, Fernando reste et meurt en prison après quinze mois douloureux, le 5 juin 1443, énième victime de l’Islam.

Ses amis lui prélevèrent le cœur, que rapporta au Portugal le fidèle Alvarez ; c’est de ce dernier, libéré en 1451, que nous tenons tous ces détails sur l’Infant de Portugal Fernando.

Sur place, à Fez, le gouverneur fit pendre ignominieusment Fernando par les pieds aux portes de la ville.

Finalement, les restes du Prince seront rapportés en 1463 en l’église monastique de Notre-Dame de Batalha, en Estremadure.

La devise de Fernando était (en français) : “Le bien me plaît”.

Ce Bienheureux n’est pas recensé dans le Martyrologe.

 

 

Adam Arakawa

1551-1614

 

Adam était un villageois de l’île de Chichi (Îles Bonin, Japon). Il était né vers 1551 à Arima (Hyōgo, Japon).

Les missionnaires lui confièrent la responsabilité de baptiser les enfants, de visiter les malades et d’enterrer les morts.

La persécution païenne s’étant déclarée, Adam fut arrêté.

Le vendredi avant le dimanche des Rameaux, les païens le dévêtirent, le firent déambuler par les rues et l’attachèrent entre deux colonnes. Il resta ainsi pendant huit jours, durant toute la Semaine Sainte, puis fut remis aux arrêts.

Pendant ce temps, son épouse, la chinoise Maria, avait apostasié sous l’effet des tortures, et son mari la persuada de revenir à la foi.

Ses tortures n’étaient pas finies. Les bourreaux lui amputèrent un à un les doigts et les orteils. Il leur répondit qu’il était prêt à souffrir n’importe quoi pour l’amour de Dieu et pour expier ses péchés.

Peu après, il reçut une vision de la Sainte Vierge, qui portait une croix dans ses mains. Adam pressentit alors son prochain martyre.

Le 5 juin 1614, il fut décapité. Des témoins païens affirmèrent qu’au moment où la tête d’Adam se détachait de son corps, on l’entendit prononcer deux fois le nom de Jésus.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Luca Vŭ Bá Loan

1756-1840

 

Luca était né vers 1756 à Trại Bút (Phú Đa, Vietnam). Personne ne se souvenait de ses parents ; seulement, on savait qu’il avait étudié la théologie près de Thăng Long.

Il fut arrêté en janvier 1840 à Kế-Chuông et, à cause de son grand âge (quatre-vingt quatre ans), il fut assez bien traité dans la prison.

Il fut condamné toutefois à la peine capitale et fut décapité à Hanoï le 5 juin 1840.

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Đaminh Toai

1811-1862

Đaminh Huyện

1817-1862

 

Ces deux Martyrs vietnamiens ont eu une existence très semblable, d’après les rares renseignements qu’on peut en trouver.

Ils naquirent à peu d’années près à Đong Thành (Thái Bình, Vietnam), l’un vers 1811, l’autre vers 1817, et portaient le même prénom, Đaminh (Dominique).

Ils étaient tous deux pêcheurs et mariés.

Condamnés à mort, ils furent brûlés vifs le même jour à Nam Định, le 5 juin 1862.

Ils furent béatifiés ensemble, en 1951, et canonisés ensemble, en 1988.

Łucja Szewczyk

1828-1905

 

Née vers 1828 à Szepetówka (Pologne, aujourd'hui en Ukraine), Łucja fut toute jeune orpheline et fut élevée par une demi-sœur.

A vingt ans, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, sans pouvoir intégrer vraiment une congrégation, en raison de la situation politique.

En 1870, après un pèlerinage en Terre Sainte, elle voulut se consacrer aux pauvres, aux vieillards et aux malades.

Au début, elle soigna chez elle deux femmes âgées, mais discrètement, car toute activité charitable était strictement interdite.

D'autres jeunes femmes ayant exprimé le désir de s'associer à son travail, elle acquit un peu plus tard une maison avec jardin et, les circonstances le permettant, fonda la congrégation des Filles de la Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs, surnommées Serafitki.

Elle-même y prit le nom de Małgorzata (Marguerite) et dirigea l'œuvre naissante pendant vingt années. Elle fut désormais considérée comme la mère des pauvres et des orphelins.

Toute sa vie, elle se dédia courageusement aux nécessités des autres, tout particulièrement des enfants des orphelinats, des vieillards des maisons de retraite, des malades des hôpitaux.

Les derniers mois, elle se trouvait dans le couvent de Nieszawa (Pologne).

Elle mourut le 5 juin 1905 et a été béatifiée en 2013.

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