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6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 23:00

07 JUIN

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S Lycarion, martyr à Tanis, crucifié avec ses deux sœurs.

V.

S Marcellin, évêque à Monistrol d’Allier (VI.?).

VI.

S Colmán, écossais, abbé et évêque à Dromore.

VII.

S Wulphy (Vulflagius), laïc à Rue et père de trois filles, obligé d’accepter d’y devenir le curé, son épouse devenant comme une sœur ; mais, étant retourné à son épouse, il s’imposa de vivre en ermite, tandis que ses filles émirent le vœu de chasteté perpétuelle.

S Mériadec, gallois (?), évêque itinérant en Bretagne, parfois dédoublé avec un autre saint du même nom, de même qualité, du XIIIe s.  

IX.

Ss Pedro, Walabonso, Sabiniano, Wistremundo, Habencio, Jeremías, moines martyrs à Cordoue.    

S Déocare, abbé à Herrieden, un des missi dominici  de Charlemagne.

XI.

S Gotescale (Gottschalk), slave du peuple Wende, apôtre dans sa région et martyr ; il ne faut pas le confondre avec un homonyme hérétique du IXe s. 

XII.

S Robert, abbé cistercien à Newminster, abbaye qui eut à son tour trois filiales.

XVII.

Bse Ana García Manzanas (Ana de Saint-Barthélemy), bergère espagnole, mystique, carmélite confidente de ste Thérèse d’Ávila, une des seize qui vint implanter la réforme en France, morte à Anvers.

XIX.

B Antonio Maria Gianelli, évêque à Bobbio, fondateur des Missionnaires de Saint-Alphonse-de-Liguori, et des Sœurs de Santa-Maria-dell'Orto, pour l'éducation des filles et le soin des malades.    

Bse Sophie-Thérèse de Soubiran La Louvière (Marie-Thérèse), de Castelnaudary, fondatrice de la Société de Marie-Auxiliatrice, pour les jeunes citadines pauvres et les grands malades ; supplantée et même renvoyée par une intrigante, elle fut quand même réhabilitée un an après sa mort.

 

Colmán de Dromore

460-?

 

Il y a plus de cent personnages d’Irlande ou d’Ecosse répondant au nom de saint Colmán. L’ancien Martyrologe en nommait encore sept ; l’actuel en a retenu cinq, dont deux aux 6 et 7 juin. Ne les confondons pas.

Ce Colmán était né en Dál Riada, une contrée de l’Ecosse occidentale correspondant à l’actuel Argyll, peu de temps après l’apostolat de s.Patrice en Irlande (v. 17 mars), donc vers 460.

Il reçut le baptême des mains d’un évêque nommé aussi Colmán et qui était son oncle. Familièrement, Colmán fut appelé Mocholmóc.

Colmán reçut sa première formation au monastère de Nendrum, fondé par le célèbre Caolán (ou Mochaoi). Caolán fut tellement impressionné par le charisme de Colmán, ses miracles, son désir d’apostolat, qu’il l’envoya en divers autres monastères pour y apprendre les habitudes des communautés, pour s’instruire davantage et particulièrement dans la science des Ecritures.

C’est dans cette perspective que Colmán passa quelques années à Emly, où se trouvait une école déjà renommée et dont l’évêque était s.Ailbe (v. 12 septembre).

Puis il revint au monastère de Nendrum, où il retrouva son vieux maître Caolán (nommé aussi familièrement Mochaoi) ; cette fois-ci, il y enseigna et compta parmi ses élèves s.Finnian (v. 17 février) ; c’était dans le premier quart du 6e siècle.

D’après la tradition, Colmán baptisa s.Declán (v. 24 juillet).

Colmán a pu être un temps abbé à Muckmore ; un autre grand Saint, Mac Nissi, le persuada qu’il devait, selon la volonté de Dieu, fonder un nouveau monastère à Dromore, ce que fit Colmán vers 514. Un des moines de cette nouvelle communauté fut le même Finnian mentionné plus haut (et qui fonda à son tour le monastère de Movilla).

Dromore acquit suffisamment d’importance pour devenir un siège épiscopal, dont Colmán aurait été le premier évêque, mais les dates ont été totalement perdues.

Colmán mourut dans la première moitié du 6e siècle.

Saint Colmán de Dromore est commémoré le 7 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pedro, Walabonso, Sabiniano, Wistremundo, Habencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Walabonso était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Wistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Habencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (v. 11 mars).

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Robert de Newminster

1100-1159

 

Robert était originaire, probablement, de Gargrave (Craven, North Yorkshire, Angleterre), où il naquit vers 1100.

Après des études à Paris, il fut ordonné prêtre et chargé de la paroisse de Gargrave. Mais il fut attiré par l’idéal monastique et rejoignit l’abbaye bénédictine de Whitby, vers 1130.

Or, en 1132, fut érigée à Fountains une abbaye cistercienne, qui s’affilia à Cîteaux en 1135. La renommée de sainteté des moines décida Robert à les rejoindre.

Les Confrères remarquèrent bien vite que ce jeune moine, qui avait demandé à être reçu comme le dernier de la communauté, était un homme déjà accompli dans les voies de la sainteté, et d’une culture très vaste. On le mit à la tête de douze moines pour aller fonder une autre abbaye, à Newminster.

Le nouvel Abbé se montra profond, pieux, plein de miséricorde pour les autres, sévère pour lui-même dans l’esprit de pauvreté. Il fut comblé du don de prophétie et de miracle : par exemple, un moine, tombé d’une échelle, se releva sain et sauf après l’intervention et la prière de Robert.

Les vocations abondèrent tant, que Newminster essaima à son tour vers trois filiales : Pipewell en 1143, Roche en 1147 et Sawley en 1148.

Là-dessus, le diable sema sa zizanie, insinuant dans la tête de certains moines que, peut-être, leur abbé avait eu quelques approches à l’égard d’une certaine demoiselle du village. L’abbé recourut à saint Bernard qui, de son côté, fut divinement averti de l’innocence de Robert.

Robert était aussi assidu à la prière du chœur qu’à la visite des frères convers sur le lieu de leur travail, à l’atelier ou aux champs et dans la grange.

Il fut très apprécié et célèbre pour ses commentaires sur les Psaumes.

Robert mourut le 7 juin 1159. Un ermite ami de Robert, saint Godric, vit son âme sous forme de boule de feu, portée au Ciel par les Anges.

Quoiqu’il n’ait pas été formellement canonisé, saint Robert est mentionné au Martyrologe le 7 juin.

 

 

Ana García y Manzanas

1549-1626

 

Cinquième enfant de Hernan et María, paysans aisés, Ana vit le jour le 1er octobre 1549 à Almendral de la Cañada (Vieille Castille, Espagne) et fut orpheline à dix ans.

Ana dut garder le troupeau pour gagner sa vie ; elle ne fit donc pas d’études.

Elle voulut entrer au Carmel, mais fut refusée à cause de son trop jeune âge. Elle tomba gravement malade, et guérit après une neuvaine de ses frères à saint Barthélemy. De plus, ses frères aînés s’opposèrent férocement à sa vocation, l’un d’eux menaçant même de la tuer. De toutes façons, elle refusa net tous les partis qu’on lui proposa.

Il semble qu’elle ait reçu des faveurs particulières de Dieu dès sa prime jeunesse.

Finalement, elle fut reçue au Carmel d’Ávila par sainte Thérèse elle-même (voir au 15 octobre), qui en apprécia les grandes qualités. Ana s’appela désormais Ana de Saint-Barthélemy.

En 1572, elle fit la profession, en présence de saint Jean de la Croix (voir au 14 décembre).

Dans une vision, Ana vit les ravages du Calvinisme en France et chercha à les expier par de sévères mortifications. 

Sainte Thérèse la mit à l’épreuve dans son obéissance, l’envoyant simultanément au tour, à l’infirmerie, à la cuisine, mais jamais Ana ne perdait son sang-froid ni son sourire. Elle réussit particulièrement auprès des Sœurs malades : si elle ne disposait pas du remède adéquat, elle le remplaçait par ses prières (très efficaces).

En 1577, désolée de voir Thérèse s’être cassé le bras et ne pouvoir écrire, elle apprit miraculeusement la grâce de l’écriture, et fut désormais la secrétaire de la Fondatrice. C’est dans ses bras que cette dernière expira en 1582. Une profonde amitié les avait liées et Ana passait vraiment pour l’héritière privilégiée de la Réformatrice du Carmel.

Après la mort de Thérèse, Ana fut envoyée à Madrid, puis à Ocaña (Tolède), où Notre-Seigneur lui révéla son dessein de l’envoyer en France. Elle y arriva en octrobre 1604, et, quoique encore Converse, reçut alors le voile des Mères de chœur.

On la nomma prieure à Pontoise, où Madame Acarie venait de fonder un Carmel. Elle reçut la grâce de se faire comprendre en français, alors qu’elle ne connaissait que le castillan. Elle fut ensuite prieure à Paris, où elle souffrit beaucoup en luttant humblement pour imposer l’idéal de sainte Thérèse contre d’autres tendances.

Elle fonda ensuite le carmel de Tours, puis passa à Mons en Flandre (1611), et de là fut envoyée à Anvers comme prieure (1612). Les plus hautes personnalités vinrent la consulter, tant on connaissait les lumières célestes dont elle était favorisée : Henri IV, Marie de’ Medici, l’infante Isabel la tenaient en haute considération. Les princes de toute l’Europe recoururent à ses prières, les cardinaux également.

C’est à Anvers, par deux fois, que la prière d’Ana éloigna le danger des troupes hollandaises protestantes, ce qui lui valut le titre de Libératrice d’Anvers.

Ana endura de cruelles maladies à la fin de sa vie, sans jamais se départir de son angélique patience. Elle s’éteignit à ce monde le 7 juin 1626, le jour de la Sainte Trinité.

Ana de Saint-Barthélemy a été béatifiée en 1917.  

 

 

Antonio Maria Gianelli

1789-1846

 

Antonio vit le jour le 12 avril 1789 à Cerreta (Carro, La Spezia, Italie nord-ouest), un des six enfants de braves paysans.

Après l’école communale de Castello, il demanda à entrer au séminaire. Sans argent, les parents demandèrent à la patronne du papa comment faire : cette riche et bonne veuve prit sur elle d’accueillir le jeune garçon chez elle à Gênes et le présenta au séminaire, où il fut accueilli en rhétorique dès 1807.

Il fut ordonné prêtre en 1812, avec une dispense pontificale, car il n’avait pas encore les vingt-quatre ans réguliers. 

D’abord envoyé à la chapelle des Doria à Gênes, il fit partie en 1814 des Missionnaires suburbains de Gênes, dédiés aux missions populaires. Puis il enseigna les lettres et la rhétorique aux élèves des Piaristes à Carcare, du diocèse voisin d’Acqui Terme, dépendant de l’archidiocèse de Gênes ; ensuite il assuma la même tâche au séminaire de Gênes, où il fut nommé en outre directeur.

C’est alors qu’il composa son petit opuscule sur les bonnes manières, à l’usage des séminaristes.

De 1826 à 1838 il fut archiprêtre à Chiavari, puis préfet des études au séminaire de Chiavari : il y enseigna la théologie dogmatique et morale, la philosophie, l’italien, le latin et le grec.

Il se rendait compte de l’insuffisance de la formation du clergé ; il fonda des académies pour approfondir l’Ecriture, l’Ascétique et la Morale. Il organisa les Exercices spirituels (retraites).

En 1829, il fonda les Filles de la Très Sainte Vierge du Jardin ou Sœurs Gianellines (Suore Gianelline de Maria Santissima dell’Orto), pour l’éducation de la jeunesse, le soin des malades et des vieillards. La Madonna dell’Orto est la sainte patronne des habitants de la côte ligure. Les Religieuses furent appelées dans des hôpitaux, des écoles… L’approbation pontificale se fit en 1882.

Successivement, il fonda aussi les Oblats de Saint Alphonse de’ Liguori (voir au 1er août), pour la prédication missionnaire et la formation du clergé. Leur règle fut approuvée dès 1839.

En 1838 il fut nommé évêque à Bobbio. Son zèle infatigable, ferme mais dans la douceur, le fit surnommer l’homme de fer.

En 1845, il commença à souffrir de la tuberculose, qui ne fut pas diagnostiquée à temps.

Il mourut le 7 juin 1846 à Piacenza. 

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1951.

 

 

Sophie-Thérèse de Soubiran

1834-1889

 

Sophie-Thérèse naquit le 16 mai 1834 à Castelnaudary (Aude), dans une famille très chrétienne de vieille noblesse, mais ruinée à la Révolution. Elle aura une petite sœur, Marie.

Jeune encore, elle fit partie de la congrégation mariale, où son cœur se familiarisa avec l’amour de Dieu, la dévotion au Sacré-Cœur et une profonde confiance en la Sainte Vierge.

A vingt ans, elle essaya la vie religieuse de béguine à Gand (Belgique), et tenta ce mode de vie avec quelques compagnes, une fois rentrée chez elle. Elle prit le nom de Marie-Thérèse.

Après qu’elle eut construit une maison pour accueillir des fillettes pauvres, cette maison fut la proie des flammes (1861) : on eut juste le temps, miraculeusement écrivit-elle, de sauver les Religieuses et les fillettes ; Marie-Thérèse emporta le Saint-Sacrement et passa la nuit en adoration, rejointe par ses Compagnes : ce fut là pour elles l’origine de l’adoration eucharistique nocturne.

Les Religieuses porteront toutes désormais le nom de Marie. L’institut s’appellera Congrégation de Marie-Auxiliatrice, et adoptera la spiritualité ignatienne. Les Religieuses seront à la fois actives et contemplatives. Elles s’occuperont des jeunes adolescentes et jeunes filles de quatorze à vingt-cinq ans. La première maison fut à Toulouse, doublée d’une Maison de Famille, ancêtre des Foyers de jeunes travailleuses.

Il y aura vite d’autres Maisons : Amiens, Lyon, Bourges, Paris, Angers ; en Angleterre, où émigrèrent les Religieuses lors de la guerre de 1870.

Mère Marie-Thérèse, la Fondatrice, dut ensuite souffrir elle-même l’expulsion : une de ses Filles la supplanta et la chassa. En 1874, elle erra à Castres, à Clermont-Ferrand, et fut enfin recueillie chez les Sœurs de Notre-Dame de Charité à Paris : elle fit même partie de la communauté, avec le nom de Marie du Sacré-Cœur (1875).

Elle vivra les quinze dernières années de vie dans un complet effacement, soit comme portière, soit comme maîtresse pour quelques jeunes filles.

La congrégation qu’elle avait fondée passera par des moments difficiles ; il y eut des abandons ; mais il y eut aussi des grâces, car la présence de certaines jeunes filles atteintes de tuberculose donnera lieu à la fondation d’une Caisse de Secours Mutuel, d’un premier sanatorium à Livry (1877), et bientôt d’un autre encore, plus grand, à Villepinte (1881).

Marie-Thérèse de Soubiran, alias Sœur Marie du Sacré-Cœur, mourut à Paris, le 7 juin 1889. L’année suivante, la nouvelle Supérieure la fit réhabiliter suscitant une vague de renouveau et un nouvel élan à la Congrégation de Marie-Auxiliatrice.

Marie-Thérèse de Soubiran, avec son nom de Supérieure, fut béatifiée en 1946.

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