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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 23:00

08 JUIN

I.

S Maximin, un des compagnons présumés de ste Marie-Madeleine lors de sa venue en Provence, supposé premier évêque à Aix.

?

Ste Calliope, martyre.

IV.

Ste Syre, aveugle guérie au tombeau de s. Sabinien à Troyes (V.?).

VI.

S Médard, évêque à Saint-Quentin puis à Noyon, thaumaturge, il envoya ste Radegonde fonder le monastère de Sainte-Croix à Poitiers.

S Godard, évêque à Rouen, frère (mais pas jumeau) de s. Médard.

S Héracle, évêque à Sens ; il aurait assisté au baptême de Clovis.

S Fortunatus, évêque à Fano.

VII.

S Mary (Marius), ermite en Auvergne, qu’on donne parfois comme compagnon de s. Austremoine (I.).

S Chlodulf, fils de l’évêque Saint Arnoul (ancêtre de Charlemagne), évêque à Metz pendant quarante ans.

Ste Eustadiole, mère et veuve à vingt ans, fondatrice et abbesse d’un monastère à Bourges, où elle mourut plus que nonagénaire.

IX.

S Naucrace, abbé au monastère de Stoudion, à la fin de l’iconoclasme.

XII.

S William FitzHerbert, évêque à York, momentanément déposé par erreur.

XIV.

B Giovanni Raynutius (Jean l’Aumônier, ou aussi Rainuzzi), à Todi.

XVI.

B John Davy, diacre chartreux à Londres, martyr.

XIX.

B Jacques Berthieu, jésuite français, martyr à Madagascar, canonisé en 2012. 

Bse Maria du Sacré Cœur Droste zu Vischering, religieuse allemande du Bon Pasteur, supérieure à Porto, propagatrice de la dévotion au Sacré-Cœur.

XX.

Bse Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1873-1926), vierge indienne, fondatrice des Sœurs de la Sainte-Famille, béatifiée en 2000, canonisée en 2019.

B István Sándor (1914-1953), coadjuteur salésien hongrois, martyr par pendaison, béatifié en 2013.

B Giovanni Medda (Nicola da Gesturi, 1882-1958), humble capucin sarde, thaumaturge béatifié en 1999.

Maximin à Aix-en-Provence

1er siècle

 

Le Martyrologe du 8 juin écrit que «les origines de la vie chrétienne à Aix-en-Provence sont attribuées à saint Maximin».

Qui était-il ?

Des «traditions» en feraient l’intendant de la famille de Lazare et de ses sœurs à Béthanie. Il aurait été un des soixante-douze disciples de Jésus et peut-être aussi l’aveugle-né guéri en Jn 9.

Comme on l’a fait en d’autres occasions, et avec la prudence qui s’impose, nous allons lire ce qu’en a dit Anna Katharina Emmerick, une Bienheureuse stigmatisée, complètement ignorante quant à son instruction, et dont beaucoup de ses «visions» furent scrupuleusement notées (voir au 9 février).

Trois ou quatre ans après l’ascension… éclata à Jérusalem une persécution contre Lazare et ses sœurs. Marthe et lui furent jetés en prison par les Juifs.

Madeleine… fut également arrêtée. Avec Lazare et ses deux sœurs furent aussi emmenés un jeune homme nommé Maximin, Marcelle, servante de Madeleine, et la servante de Marthe.

Après les avoir accablés de mauvais traitements, les Juifs les firent monter dans une méchante barque faisant eau de toutes parts, et n’ayant ni voiles ni gouvernail. Elle fut amarrée à un grand vaisseau, qui l’abandonna après l’avoir remorquée en pleine mer : tandis que Lazare et ses compagnons priaient et chantaient des cantiques, je vis la barque aborder sur le rivage de la Gaule, dans un lieu où les vagues venaient baigner doucement la plage. Ils descendirent à terre, et abandonnèrent leur esquif à la merci des flots. Leur voyage s’était fait avec une vitesse miraculeuse.

Je les vis arriver dans la grande ville de Massilia. On les laissa passer, et l’on se contenta de les regarder, sans leur faire aucun mal (…)

Le lendemain, je vis sortir d’un grand édifice qui me fit l’effet d’une maison de ville, des gens qui vinrent leur adresser diverses questions (…) On leur fit bon accueil et on leur donna à manger (…) Je vis aussi que bientôt beaucoup de personnes se firent baptiser par Lazare (…) Lazare, en sa qualité d’évêque, continua à prêcher l’Evangile dans cette ville ; mais les autres la quittèrent bientôt.

Madeleine se retira seule, loin de la ville, dans un désert… Je l’ai vue, plusieurs fois, aller à moitié chemin de sa retraite, à la rencontre de Maximin qui lui apportait la sainte communion (…)

J’ai vu une église bâtie par saint Maximin au-dessus de la grotte {de Madeleine}. On y conservait des reliques de Madeleine : sa tête, à laquelle il manquait une mâchoire, mais où il restait encore un peu de chair d’un côté, un de ses bras, des cheveux, et une fiole avec de la terre (…)

Il y avait dans le voisinage une ville appelée Aquæ. Il devait y avoir là des sources d’eau chaude, car il s’en élevait continuellement des masses de vapeur. Je vis Marthe au bord d’un fleuve très large (…) Il y eut des gens qui traitèrent Marthe de magicienne et la persécutèrent. Maximin s’était établi dans le voisinage, en qualité de prêtre ; il visitait Marthe et lui apportait la sainte communion.

Sans le savoir, la bienheureuse Voyante nous parle de lieux tout-à-fait historiques et connus : les villes de Marseille et Aix-en-Provence, le grand fleuve du Rhône. 

Elle omet totalement d’expliquer comment Lazare et Maximin furent ordonnés, l’un évêque, l’autre prêtre. On pourrait facilement supposer que Lazare fut consacré par les Apôtres, et Maximin ordonné par Lazare. Peut-être Maximin fut-il lui-même consacré évêque, puisqu’on dit que saint Sidoine lui succéda comme évêque à Aix.

Certes, ces récits ne sont pas à prendre comme des vérités d’Evangile, et la bienheureuse Emmerick reconnaît elle-même que tous les voyants ont, sans le vouloir, édulcoré ce qu’ils ont «vu».

Il reste que tous les détails ci-dessus sont parfaitement cohérents.

Saint Maximin est donc à l’origine de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, où une basilique abrite un orgue remarquable.

Saint Maximin est commémoré le 8 juin au Martyrologe.

 

 

Godard de Rouen

448-514

 

Godard (en latin Gildardus) serait, d’après une légende tenace, le frère jumeau de s.Médard, étant mort le même jour que lui, mais il semble qu’ils n’aient été que frères de sang, Godard étant né huit ans plus tôt que Médard.

On connaît d’ailleurs beaucoup moins bien Godard que Médard.

En 490, Godard fut élu évêque de Rouen.

En 496, il aurait assisté s.Remi (v. 13 janvier), avec Médard, au baptême de Clovis.

Il aurait en outre été l’évêque consacrateur de s.Lô (v. 22 septembre), avec lequel il participa au premier concile d’Orléans (511).

Godard serait mort vers 514 (ou peut-être vers 520), environ trente ans avant Médard.

Ses reliques furent plus tard transportées auprès de celles de son frère Médard, à Soissons.

Saint Godard de Rouen est commémoré, comme s.Médard, le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Médard de Noyon

456-545

 

Médard naquit en 456 à Salency (Oise), de Nectardus et Protagie : Nectardus était un guerrier franc et sa mère était gallo-romaine. Médard serait le frère jumeau de Godard, et leur sœur s’appellerait Medrina.

Le père de Médard se serait converti au christianisme à partir du moment où Protagia aurait renoncé à rester vierge.

Médard manifesta dès sa jeunesse sa compassion pour les pauvres ; à l’un il donnait son repas du jour, à l’autre ses habits. 

Des signes particuliers se manifestèrent : un voleur lui ayant pris du miel, fut poursuivi par les abeilles, et ne fut délivré que par la présence de Médard ; un autre qui lui avait pris son bœuf, dut le ramener car la clochette de la bête ne cessait de sonner ; et un autre encore qui avait volé du raisin dans la vigne, dut attendre jusqu’au matin que Médard lui montrât la sortie du champ - et lui remît ce qu’il avait volé.

On raconte aussi que Médard avait donné à un pauvre paysan un des beaux chevaux que son père lui avait confiés ; mécontent, le papa voulait emmener Médard (qui avait dix ans), reprendre la bête, mais une pluie torrentielle les arrêta ; tandis que le père était trempé, Médard restait au sec, ce qui émerveilla son père. Ceci serait donc l’origine des grands pouvoirs de Médard sur la météorologie.

Les deux jumeaux Médard et Godard, allèrent étudier à Vermand. Là, Médard prédit à un de ses confrères, qu’il serait évêque : en effet Eleuthère devint évêque de Tournai (v. 20 février).

En 489, Médard fut ordonné prêtre et vécut à la cour.

En 496, il aurait assisté avec son frère Godard au baptême de Clovis par s.Remi (v. 13 janvier).

En 530, il succéda à Alomer comme évêque de Saint-Quentin, malgré ses objections sur son grand âge. Il transféra alors ce siège à Noyon.

En 532, les habitants de Tournai, le roi Clotaire et le pape Hormisdas lui firent accepter aussi le siège de Tournai, qu’il réunit à celui de Noyon.

Vers 539, il assista au (quatrième) mariage de Clotaire, avec Radegonde ; lorsque celle-ci voulut quitter son assassin de mari, elle demanda à Médard de la consacrer vierge, avant d’aller fonder un monastère à Poitiers. 

Médard mourut peu après, le 8 juin 545, à Noyon.

Cette chronique reste incertaine ; ailleurs, on trouve la présence de Médard à Tournai avant Noyon, où il serait mort en 556.

Saint Médard de Noyon est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fortunatus de Fano

 † 625

 

Fortunatus devint, vers 596, le neuvième évêque de Fano (Marches, Italie CE).

Son activité pastorale fut marquée par la lutte contre les superstitions et les déviations doctrinales ; par sa bienveillance envers les malades et les pauvres.

En particulier, il se dépensa pour racheter des prisonniers victimes des invasions lombardes en 595 ; dans cette perspective, il alla jusqu’à demander au pape l’autorisation d’aliéner des vases et des ornements sacrés.

On lui doit aussi l’érection de sanctuaires et de monastères.

Il mourut vers 620-625 et eut pour successeur s.Ursus (v. 15 mai ?).

Saint Fortunatus de Fano est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cloud de Metz

605-697

 

On a vu dans la notice de s.Arnoul de Metz (v. 18 juillet), que celui-ci eut deux fils : Chlodulf (ou Cloud) et Ansegisel.

Il ne faudrait pas confondre ce saint Cloud avec un homonyme (plus précisément Clodoald), vénéré le 7 septembre.

Chlodulf, donc, était le fils aîné de s.Arnoul et de Dode, et le frère d’Ansegisel. On connaît plusieurs façons d’orthographier son nom : Clodulf, Clodoul, et Cloud.

 Il naquit vers 605-610, en tout cas bien avant l’accession de son père au siège épiscopal de Metz, puisqu’Ansegisel naquit aussi avant l’épiscopat d’Arnoul. Dode s’occupa donc de ses deux enfants, avant de se retirer elle-même dans un monastère de Trèves.

On connaît bien peu de choses sur la vie de Chlodulf. Il aurait épousé une certaine Hilda, dont il aurait eu un fils, Aunulf.

Il se mit en retrait de la vie politique ; il apprit que son frère fut assassiné, mais il se tenait loin de ces rivalités politiques. D’ailleurs ses descendants n’ont jamais repris son nom.

Le saint évêque Didier de Cahors (v. 15 novembre) eut l’occasion d’écrire à Chlodulf, l’exhortant à suivre les saints exemples de son père.

Chlodulf fut justement appelé en 657, à monter à son tour sur le siège épiscopal de Metz.

Etrangement son épiscopat, qui dura quarante ans, ne nous a laissé aucun témoignage important. 

Chlodulf mourut en 696, nonagénaire.

Saint Chlodulf de Metz est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

William FitzHerbert d’York

? - 1154

 

William FitzHerbert était, selon la tradition, neveu du roi Etienne, fils d’Emma et Herbert de Winchester ; ce dernier était le trésorier d’Henri I. On l’appelle aussi William de Thwayt.

Vers 1114, encore très jeune, William devint chanoine et trésorier de la cathédrale d’York, une charge qu’on attribua à l’influence de son père.

Lorsque l’archevêque d’York, Thurstan, alla trouver le pape, William l’accompagna. Le pape décida de laisser les deux archevêchés d’York et de Cantorbury indépendants l’un de l’autre (1127).

A la mort de l’archevêque Thurstan (1140), le chapitre voulut élire pour lui succéder d’abord Waltheof, gendre du roi d’Ecosse, qui fut écarté par le roi Etienne ; ils élirent alors Henri de Sully, l’abbé de Fécamp, qui refusa, et choisirent alors William (1142).

Mais il y avait un autre «candidat», Murdach, soutenu par l’archidiacre et les moines cisterciens qui, d’une part accusèrent l’élu d’avoir bénéficié de l’appui du comte d’York qui l’aurait imposé au nom du roi Etienne, et d’autre part prétendirent qu’ils auraient dû avoir le droit de participer à l’élection. Ils convainquirent de saints abbés de plaider pour eux (entre autres s.Aelred de Rievaulx, v. 12 janvier), et même accusèrent William de manquer à la chasteté. Ils firent un tel tabac contre William, que l’archevêque Theobald de Canterbury refusa de le consacrer et s’en remit au pape.

Après examen attentif, le pape reconnut que William n’avait pas bénéficié de la simonie, ni de la protection royale, et confirma l’élection : William fut consacré en 1143 ; entre temps, l’archidiacre frondeur était devenu évêque de Durham ; Murdach, de son côté, devint abbé (ou prieur) des cisterciens de Fountains.

William mit tout son zèle à s’occuper de ses diocésains, qui apprécièrent sa douceur et sa bonté. Mais il omit une formalité importante : il devait aller recevoir le pallium papal des mains du cardinal légat, Hincmar, de sorte qu’à la mort du pape, le légat reporta le pallium à Rome. Le nouveau pape, Eugène III, qui était cistercien, accueillit alors favorablement les remontrances des cisterciens, d’ailleurs soutenus aussi par saint Bernard, qu’ils avaient mis de leur côté. Lorsque William se décida à partir pour recevoir son pallium, il vendit certains objets précieux du trésor et renonça à des privilèges pour payer son voyage : on le lui reprocha aussi, de sorte que le pape, venu présider un concile à Paris (1147), au lieu de le confirmer, le suspendit, l’accusant même d’avoir installé l’évêque de Durham sans tenir compte des exigences imposées par le pape précédent. C’était le résultat d’une calomnie en bonne et due forme.

William cependant se soumit humblement et alla se réfugier auprès du roi de Sicile, tandis que ses diocésains, furieux, allèrent attaquer l’abbaye de Fountains; les ennemis de William se présentèrent à nouveau au pape, qui consacra Murdach évêque d’York et lui remit le pallium. 

William resta dans l’ombre à Winchester, priant dans le silence de sa retraite, jusqu’en 1153, année de la mort et du pape Eugène III et de saint Bernard, d’une part, et de Murdach d’autre part. Pour l’anecdote, Eugène III est Bienheureux (v. 8 juillet), et saint Bernard a été canonisé (v. 20 août) : leur aveuglement involontaire vis-à-vis de William ne les a pas empêchés d’être fidèles à Dieu et d’accomplir des miracles, ce que ne put obtenir l’opiniâtreté de Murdach.

Aussi l’archevêque d’York sortit alors de sa retraite et alla présenter au nouveau pape toute la vérité. Le pape le confirma sur son siège en lui remettant le pallium, et il y fut acclamé par les habitants.

Un incident eut lieu lors de ces manifestations : un pont de bois croula sous le poids de la foule, mais il n’y eut aucune victime et l’on attribua ce «miracle» à la prière de l’archevêque. 

William se montra digne de la charge apostolique : il pardonna à ses «ennemis», calma tous les esprits, et alla visiter les moines de Fountains, avec une donation pour compenser les dégâts de l’agression de 1148. 

Mais sa mission s’acheva à peine un mois après son retour à York, car il mourut, le 8 juin 1154 ; une mort si brutale fut attribuée à un empoisonnement : le fameux archidiacre d’York, Osbert, en fut accusé ; il passa en cour royale, en cour ecclésiastique, en cour papale : si l’on ne connaît pas le résultat officiel de ces procédures, on sait qu’Osbert fut déposé peu après.

Des miracles eurent lieu sur la tombe de William, notamment le corps ne fut pas atteint par l’incendie de 1223. Ce miracle et d’autres poussèrent le pape à le canoniser en 1227.

Ses reliques, disparues depuis le 16e siècle, furent retrouvées en 1960.

 

 

John Davy

? -1537

 

On ne connaît pas la date et le lieu de naissance de John.

L’année de son martyre, il pouvait avoir entre vingt et vingt-cinq ans, car il n’était que diacre dans la Chartreuse de Londres. 

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; notre John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

Jacques Berthieu

1838-1896

 

Né le 27 novembre 1838 à Polminhac (Cantal), Jacques était fils de paysans, aîné de sept enfants, l’aînée étant morte deux semaines après la naissance.

Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Pleaux, passa au grand séminaire de Saint-Flour et fut ordonné prêtre en 1864.

Nommé vicaire à Roannes-Saint-Mary, il vit patiemment dans une situation plutôt conflictuelle avec le curé, qui ne l’attendait pas.

Au moment où l’évêque pensait le nommer curé, Jacques demanda à entrer chez les Jésuites. A trente-cinq ans, il fut novice à Pau (1873). L’année suivante il fut au scolasticat à Vals-près-le-Puy, où il fut gagné par la dévotion au Sacré-Cœur.

En 1875, il fut envoyé à l’île de La Réunion, puis à Sainte-Marie (auj. Nosy Boraha), au nord-ouest de Madagascar, pour y apprendre la langue.

En 1880, quand les jésuites furent exclus de tous les territoires français, Jacques passa à Madagascar.

Dans un premier temps, le père Berthieu travailla au milieu des Betsileos (sud de Antananarivo), de 1881 à 1883. Un de ses points forts était d’insister sur l’unité et l’indissolubilité du mariage.

Survent la première guerre franco-malgache, durant laquelle les français furent rassemblés dans des camps de concentration : le père Berthieu se porta volontaire pour être aumônier militaire, à Tamatave.

Une fois libéré, il travailla activement autour de Ambositra, surtout dans le domaine de l’éducation scolaire ; il soignait aussi les lépreux (1886-1891).

De 1891 à 1894, il futt en charge à Andrainarivo (Anjozorofady, nord de Antananarivo), où il rencontre de fortes rivalités entre Protestants et Catholiques.

Plein d’un zèle infatigable, le père Berthieu était toujours en prière, avec son bréviaire ou son chapelet ; comme tous les saints prêtres, il avait une grande dévotion au Sacré-Cœur, à saint Joseph et à la Vierge Marie. Pour les mourants, il était toujours prêt à tout suspendre pour aller les assister, de jour et de nuit.

Une deuxième guerre franco-malgache éclata, durant laquelle le père Berthieu repartit sur La Réunion.

Revenu sur Madagascar, le père Berthieu se trouva malgré lui au milieu des agitations anti-françaises (et donc anti-chrétiennes). Cherchant l’appui des troupes françaises pour protéger son village chrétien, il fut «lâché» par le colonel français. Tout le village fut arrêté avec le père Berthieu ; c’est alors que commencèrent les mauvais traitements.

On lui arracha son crucifix et on lui assena un coup de machette au front ; tombant à genoux, le Père saignait ; il demanda : Lâchez-moi les mains, que je prenne mon mouchoir dans ma poche pour essuyer le sang au-dessus de mes yeux, car je ne vois pas le chemin.

Les insurgés firent marcher le père Berthieu jusqu’au camp de leur chef, à quinze kilomètres. On lui proposa la vie sauve s’il abandonnait sa religion : refus du prêtre.

On repartit. Passant à Ambohitra, où il y avait des chrétiens, le père demanda un vêtement, car on l’avait dépouillé, mais personne n’osait l’aider, par crainte des représailles des insurgés ; il demanda à entrer dans l’église pour prier un instant : on ne lui laissa que le temps de dire un Notre Père à genoux devant la porte ; on lui jetta des pierres, il tomba à terre. Un Menalamba lui trempa son mouchoir dans de la boue et de l’eau souillée, lui en ceignit la tête et cria : Voici le roi des Européens. Certains iront jusqu’à l’émasculer, ce qui provoqua une forte perte de sang qui épuisait le Père. On arriva finalement à Ambiatibé : le père Berthieu était à bout de forces.

Signalons qu’en cours de route, un enfant s’approcha du père Berthieu. Il lui demanda s’il était baptisé. Comme il ne l’était pas encore, le père lui remit une croix et deux médailles qu’il avait dans sa poche en lui conseillant de prier Jésus tous les jours, d’apprendre la religion chrétienne et de demander la baptême au prochain prêtre qu’il verrait, car maintenant ils ne se reverraient plus.

A Ambiatibé, donc, les insurgés le conduisirent à l’extérieur du village et décidèrent de le fusiller : au premier coup, les bourreaux manquèrent leur cible ; un deuxième coup atteignit le père dans le dos, sans le tuer. Alors le capitaine lui tira un coup à la nuque. A terre, le père semblait encore les regarder, aussi on lui assena un formidable coup de gourdin sur la tête. Son corps, tiré dans la rivière de Mananara, ne fut jamais retrouvé.

Des six bourreaux, trois seront fusillés par les Français. Les trois autres auront reçu du père Weber, autre missionnaire, un sort bien différent : l’un se confessera peu avant de mourir, les deux autres seront baptisés.

Le père Jacques Berthieu fut martyrisé le 8 juin 1896.

Il a été béatifié en 1965, et canonisé en 2012.

 

 

Maria Droste zu Vischering

1863-1899

 

Les familles princières n’ont pas toujours bonne cote dans notre société moderne. Mais il s’y trouve des figures extraordinaires qui forcent notre admiration.

Celle d’aujourd’hui, Maria, eut l’heur de naître le 8 septembre 1863, en la fête de la nativité de Marie, au château de Erbdrostenhof (Münster, Allemagne).

Baptisée avec les noms de Maria Anna Johanna Franziska Theresia Antonia Huberta, elle était la fille du comte Clemens Droste zu Vischering et de la comtesse Helen von Galen, cette dernière proche parente du bienheureux cardinal von Galen (voir au 22 mars).

Elle grandit au château de Darfeld (Münster), fut pensionnaire chez les Dames du Sacré-Cœur à Riedenburg (lac de Konstanz). L’ambiance de la famille était évidemment à l’opposé du Kulturkampf prussien. 

Maria songeait à entrer au Danemark dans la congrégation de Saint-Joseph de Chambéry, mais une maladie retarda l’exécution de son désir. Remise, elle entra dans la congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur, à Münster, en 1888. Cette congrégation s’occupe de l’éducation des jeunes filles et fillettes.

Ayant émis la profession religieuse en 1891, Maria prit le nom de Maria du Divin Cœur, et devint maîtresse des enfants.

En 1894, elle fut nommée au couvent de Porto (Portugal). Elle s’y rendit par étapes : Angers (la maison-mère), Perpignan, Barcelone, Manresa, Lisbonne.

A Porto, elle apprit rapidement la langue nouvelle et fut nommée première maîtresse, puis Supérieure.

Les jeunes filles qui étaient là, avaient souvent besoin d’être remises dans le droit chemin. C’était la préococupation perpétuelle de Maria.

Elle qui avait volontiers fait le sacrifice de son pays natal, y retourna en 1896. Après ce voyage, la maladie la gagna : en peu de temps, elle eut les pieds paralysés. Alitée, elle continua de diriger le couvent de Porto, et correspondit avec beaucoup d’ecclésiastiques.

Maria reçut des révélations du Sacré-Cœur. Elle cherchait à répandre la dévotion au Sacré-Cœur, et fit parvenir au pape un projet de consécration du genre humain au Sacré-Cœur. C’est à la suite de cette démarche que le pape prépara l’encyclique Annum Sacrum pour annoncer cette consécration.

La consécration devait avoir lieu le dimanche 11 juin 1899, précédée d’un triduum de préparation. Maria cependant mourut le jeudi 8 juin 1899.

Son corps, demeuré incorrompu, se trouve dans le sanctuaire du Sacré-Cœur à Ermesinde (Portugal).

Maria du Divin-Cœur a été béatifiée en 1975.

 

 

Thresia Chiramel Mankidiyan

1876-1926

 

Née le 26 avril 1876 et baptisée le 3 mai suivant, Thresia était la troisième des cinq enfants de Thoma et Thanda Chiramel Mankidiyan.

Cette famille habitait le village de Puthenchira (Trichur, Kerala, Inde). Ils descendaient d’une famille riche et noble, mais le grand-père se ruina pour accorder la dot convenue pour chacune de ses sept filles.

Le papa et l’oncle de Thresia cherchaient à oublier leur mauvaise fortune en s’adonnant à l’alcool. 

La maman de Thresia cependant l’éleva pieusement et la petite fille conçut très tôt un grand amour pour Dieu. Ce fut au point qu’elle jeûnait quatre fois par semaine, qu’elle priait plusieurs chapelets chaque jour et s’imposait aussi des veilles de prière pour lutter contre le sommeil. 

Thresia affirma dès 1904 (à huit ans) que la Sainte Vierge lui avait dit, dans une vision, d’ajouter Mariam à son nom, de sorte qu’elle porta désormais le nom de Mariam Thresia pendant toute sa jeunesse, et qu’elle le conserva quand elle fonda en 1914 la congrégation de la Sainte Famille.

Sa mère tenta de lui déconseiller ces austérités, mais la petite fille désirait au contraire se rapprocher toujours plus des souffrances du Christ. A dix ans, elle lui consacra sa virginité.

Elle avait douze ans quand sa mère mourut ; elle cessa alors de fréquenter l’école. Elle imagina un stratagème pour s’éclipser de la maison et aller vivre en ermite dans la solitude d’une forêt.

Mais elle ne put rester seule. Trois compagnes se joignirent à elle et ensemble, elles fréquentaient l’église, l’entretenaient, la décoraient ; puis, elles se tournèrent vers les pauvres, les malades, tous les malheureux de la paroisse ; ce fut ensuite le cas des lépreux, des victimes de maladies vénériennes, souvent abandonnés par leurs proches ; quand ils mouraient, elles s’occupaient des orphelins. C’est ainsi que dans ce petit village perdu du Kerala, ignorée du reste du monde, des journalistes et de la télévision qui n’existaient pas encore, Mariam Thresia faisait déjà, humblement, ce que devait faire ensuite une autre Mère Teresa, de Calcutta. 

Thresia et ses Compagnes rompaient avec les «traditions» : elles sortaient sans être accompagnées par un homme, elles visitaient les familles en difficulté, contre toutes les critiques (et même celles d’un certain clergé «offensé»), qui les traitaient de «filles des rues».

Thresia mit toute sa confiance dans la Sainte Famille, dont elle avait des visions pour l’encourager et la guider. Elle s’orienta spécialement vers la conversion des pécheurs, priant et offrant pour eux. 

Elle eut la faveur de certains dons mystiques : prophétie, guérison, auréole lumineuse, parfum délicat, extases, lévitation, stigmates. Les vendredis, on la voyait transportée en l’air dans la position du Crucifié. 

Le diable la tourmenta à son tour. On la crut possédée et l’évêque ordonna de l’exorciser, ce qu’elle accepta avec la plus profonde humilité. Thresia fut cruellement tentée dans sa foi et dans sa chasteté, elle éprouva des moments de nuit spirituelle. Mais elle s’en remettait fidèlement à son directeur spirituel, en toute humilité et obéissance.

En 1903, elle demanda à l’évêque la permission de construire une maison, mais l’évêque voulut d’abord éprouver Thresia. Il l’orienta vers les Clarisses, vers les Carmélites, mais Thresia sentait bien que ce n’était pas là sa vocation. Enfin, en 1913, l’évêque lui permit de construire cette maison de prière et de solitude, et, sentant qu’il y avait là les éléments d’une nouvelle congrégation au service de la famille, il l’érigea en 1914, sous le nom de Congrégation de la Sainte Famille, dont la supérieure fut Mariam Thresia, et les postulantes les trois compagnes de celle-ci.

En peu de temps, après la Première guerre mondiale, Mère Mariam Thresia put faire construire : trois nouveaux couvents, deux écoles, deux hôtels, une maison d’étude, un orphelinat.

Mère Mariam Thresia concevait particulièrement pour toutes les jeunes filles un réel programme de «théologie de la libération» avant la lettre, désirant les libérer des obligations sociales et les conduire au Christ. De fait, beaucoup furent attirées par son exemple d’humilité, de simplicité, de sainteté.

A la mort de Mariam Thresia la nouvelle congrégation n’avait que douze années et comptait déjà plus de cinquante sœurs, dans trente établissements et dix orphelinats. Actuellement, les sœurs ont dépassé le millier, dans presque deux-cents maisons, réparties surtout au Kerala, mais aussi en Europe (Allemagne et Italie) et au Ghana.

Mariam Thresia mourut le 8 juin 1926, des suites d’une blessure à la jambe, qu’on ne put soigner à cause de son diabète. Des grâces et des miracles purent témoigner de son intercession céleste : le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un adolescent qui était né avec une malformation des deux jambes : après trente-trois jours de prières, l’un des pieds se redressa dans l’intervalle d’une nuit ; puis, dans une vision nocturne, la maman sut que l’autre pied allait guérir, une semaine après (août 1871). Depuis, l’adolescent put marcher absolument normalement.

Mariam Thresia fut béatifiée en 2000, canonisée en 2019.

 

 

István Sándor

1914-1953

 

István (Etienne) naquit à Szolnok dans l’ancienne Hongrie, le 26 octobre 1914, aîné des trois garçons, de István et Maria, des parents catholiques.

Après l’école communale, il fréquenta l’école technique et travailla ensuite comme tourneur.

Ds son enfance, il aimait s’occuper d’autres camarades, comme le fit saint Domenico Savio (voir au 9 mars), leur transmettre sa joie d’appartenir à Jésus-Christ, de prier la Sainte Vierge.

Son directeur spirituel, un franciscain, suggéra aux parents d’envoyer leur fils chez les Salésiens de Rákospalota. Les études n’y furent pas faciles, mais István put les porter à terme, et revint chez lui, heureux, et surtout rêvant d’entrer à son tour dans la famille salésienne.

Une première demande d’admission lui est refusée, en 1932, en raison de son âge et faute d’accord parental.

Persévérant dans son intention, il réitéra sa demande en 1935 et, cette fois, fut admis au pré-noviciat. On le mit comme aide-typographe, puis imprimeur, dans la maison d’édition Don Bosco, déjà (et encore maintenant) renommée en Hongrie. 

Il commença le vrai noviciat en 1938, et l’interrompit une année pour faire son service militaire.

En 1940, il fit la première profession, comme frère coadjuteur.

A Rákospalota, il s’occupa bien sûr de la typographie, mais aussi de l’animation pastorale, de l’oratoire, du groupe JOC.

Quand la Hongrie entra en guerre en 1941, István fut rappelé sous les drapeaux ; il servit comme télégraphiste jusqu’en 1944, continuant son apostolat auprès de ses camarades.

Envoyé sur le front russe, il fut fait prisonnier de guerre par les Américains en Allemagne. Son comportement exemplaire lui vaudra la Croix de Guerre au mérite.

C’est à la fin de la guerre que commencèrent les véritables douleurs pour István comme pour tous les Salésiens et l’Eglise. Le régime communiste réquisitionna absolument tout, jusqu’aux matelas ! Les imprimeries furent réquisitionnées, et bien sûr furent interdites et la presse catholique et les associations catholiques. Les Ordres religieux furent interdits, leurs membres déportés en camps de travail. Ainsi, le provincial salésien fut condamné à trente-trois ans de prison.

En 1946, István émit les vœux perpétuels et continua secrètement de suivre des groupes de jeunes, changeant sans cesse de lieux de rencontre. Contraint de rentrer dans sa famille, il trouva du travail dans une imprimerie. Remarquant ses aptitudes, on lui confia l’assistance à des orphelins, dont il s’occupa le plus chrétiennement possible, malgré le danger que cela représentait.

Certains de ces orphelins furent appelés à former un corps spécial au service de la police communiste, mais ils ne trahirent jamais leur Formateur.

En 1951, István changea de domicile et de travail, ainsi que son nom en István Baiser, pour échapper au contrôle de la police, continuant son apostolat auprès des jeunes ; ses amis lui conseillèrent plusieurs fois de quitter le pays et lui procurèrent un faux-passeport, mais il préféra rester pour aider les jeunes en danger.

Il habita chez un confrère, Daniel Tibor, où la concierge intercepta son courrier pour le transmettre à la police.

En 1952, István alla encore plus loin. Il alla recouvrir de bitume l’enseigne d’un nouveau bar qui s’appelait L’Auberge de l’Enfer. L’enquête et la torture firent connaître le groupe et István fut arrêté avec son ami Daniel le 28 juillet 1952.

Ce dernier mourra quelques jours plus tard, des tortures infligées. István subit en octobre 1952 une sorte de procès au Tribunal militaire de Budapest, au terme duquel il sera condamné à mort avec ses «complices», pour complot contre la démocratie et trahison.

István tenta vainement une demande de grâce. La prison dura jusqu’au 8 juin 1953, jour où István fut pendu et son corps jeté dans une fosse commune.

Les parents de István ne surent rien de tout cela jusqu’en 1955, quand on leur annonça que leur fils avait été condamné à mort et que la peine avait été exécutée, sans précision de la date.

István a été béatifié comme martyr en 2013.

 

 

Giovanni Angelo Salvatore Medda

1882-1958

 

Sixième enfant de parents modestes mais très chrétiens, Giovanni naquit le 5 août 1882 à Gesturi (Cagliari, Sardaigne) et, très tôt orphelin, fut recueilli par sa sœur aînée, déjà mariée.

Baptisé dès le lendemain de sa naissance, confirmé en 1886, selon l’habitude du temps, il reçut la Première communion le 8 décembre 1896. A partir de ce moment, la vie du jeune paysan changea complètement. Il communiait souvent, vivait très retiré, s’abstenait de tous les plaisirs habituels de la vie, se mortifiait. Il grandit dans la vie spirituelle, développa des sentiments pleins de délicatesse et un jugement empli de lumière surnaturelle.

Il continuait cependant se vie ordinaire, travaillant pour son beau-frère, heureux d’être nourri et logé, même pauvrement. 

La vocation religieuse mûrit, mais les moyens financiers manquaient. Fortement appuyé par son curé, il put enfin entrer chez les Capucins à Cagliari, mais comme religieux tertiaire. En 1913, avec le nom de frère Nicola, il reçut l’habit et fit la première profession en 1914, la solennelle en 1919.

Jusqu’en 1924, il fut cuisinier en divers endroits, puis, à partir de cette date et jusqu’en 1958, il fut quêteur. Il ne demandait pas, mais il recevait, car la population comprenait quelle sainteté abritait cette bure. On l’abordait pour lui demander des conseils, des prières ; on l’appelait pour prier au chevet des malades, des mourants. Des miracles eurent lieu. 

En réalité, frère Nicola donnait plus qu’il recevait ! Il ne parlait que par son éloquent silence discret.

Après trente-quatre années de cet humble travail apostolique, frère Nicola de Gesturi mourut le 8 juin 1958, en telle odeur de sainteté que sa béatification fut proclamée dès 1999, après qu’un petit bébé prématuré de vingt-trois semaines et très faible a miraculeusement survécu.

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