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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 23:00

13 JUIN

I.

Ste Felicula, martyre romaine.

IV.

S Achillas, patriarche à Alexandrie ; il ordonna prêtre Arius, quand ce dernier dissimulait sa doctrine.

Ste Aquiline, martyre de douze ans à Byblos.

S Triphyllius, évêque à Nicosie, fidèle défenseur de la doctrine nicéenne et auteur d’un commentaire au Cantique des cantiques..

V.

S Agrice, évêque à Sens.

VI.

S Prisque, évêque à Lyon (mais peu estimé de s. Grégoire de Tours).

S Ceteo ou Peregrinus, évêque à Amiterno, précipité par les ariens dans la rivière avec une pierre au cou.

VII.

S Eulogios, évêque à Alexandrie, adversaire des novatiens et des monophysites.

S Ragnebert, de haute famille de Bourgogne ; calomnié, exilé, rejoint dans le Bugey où il s’était réfugié, et assassiné.

S Psalmodius, ermite irlandais dans le Limousin.

VIII.

S Aventinus, ermite en Haute-Garonne, en bonne entente avec les ours ; des arabes l’assassinèrent ; son corps fut signalé par un taureau.

? Ss Fortunat et Lucien, martyrs en Afrique.

IX.

S Fandilas, moine espagnol à Taban ; son zèle le fit aller prêcher l’évangile au juge musulman de Cordoue, ce qui faillit provoquer une véritable persécution, mais il fut d’abord seul décapité.

XII.

B Gérard, frère de s. Bernard et son bras droit à Clairvaux.

XIII.

S Antonio de Padoue, portugais baptisé "Fernando", franciscain et remarquable prédicateur, canonisé un an après sa mort (comme il l’avait prédit), Docteur de l'Église ; c'est le Portugal qui propagea sa dévotion partout où allaient ses navires : marins, naufragés, prisonniers. "Saint Antoine de Padoue, rendez ce qui n'est pas  à vous !" : même s. François de Sales constatait son efficacité.

XX.

Bse Marianna Biernacka (1888-1943), mère polonaise martyre en Pologne, béatifiée en 1999.

 

Felicula

1er siècle

 

Le tombeau de sainte Felicula était au septième mille sur la voie Ardéatine. 

D’après les Actes des saints Nérée et Achille - auxquels les historiens n’attribuent pas une grande valeur - Felicula serait morte quinze jours après sainte Petronilla, d’où la date du 13 juin.

Dans l’ancien Martyrologe, il était écrit que Felicula, ne voulant ni épouser le païen Flaccus ni sacrifier aux idoles, fut mise entre les mains d’un juge qui, voyant sa constance à confesser le Christ, la tint longemps dans une ténébreuse prison, la privant de toute nourriture, et la fit ensuite tourmenter sur le chevalet, jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit. Après sa mort, on jeta son corps dans un égout ; un saint prêtre, nommé Nicomède, l’en tira pour l’ensevelir sur la même voie Ardéatine.

L’actuel Martyrologe mentionne la vierge martyre Felicula, au septième mille de la voie Ardéatine, sans autre détail, au même 13 juin. 

 

 

Achillas d’Alexandrie

† 312

 

D’Achillas on sait peu de choses.

Il fut ordonné prêtre par le patriarche Theonas.

On lui confia la responsabilité de l’enseignement de la foi à la célèbre école d’Alexandrie et, probablement, rédigea un important corpus de philosophie, une étude que l’historien Eusèbe qualifie de très rare et à aucune autre inférieure.

En 311, Achillas succéda au martyr Pierre (v. 25 novembre). Il ne devait rester sur ce siège que quelques mois.

On a reproché à Achillas d’avoir ordonné prêtre Arius, à un moment où ce dernier dissimulait sa doctrine erronée.

Achillas mourut l’année suivante, le 13 juin 312.

Saint Achillas d’Alexandrie est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Triphyllius de Nicosie

† 370

 

On connaît Triphyllius indirectement par s.Jérôme (v. 30 septembre).

Triphyllius naquit à Constantinople au début du 4e siècle.

Pendant ou après ses études de droit à Beyrouth il embrassa le christianisme.

Il fut nommé évêque de Nicosie (Chypre). Toujours d’après s.Jérôme, il fut l’homme le plus éloquent de son temps et il composa un commentaire sur le Cantique des Cantiques.

Durant l’interminable lutte doctrinale concernant la divinité et l’humanité du Christ, Triphyllius fut toujours du côté de l’orthodoxie, comme l’avait fait son compatriote s.Spyridon (v. 12 décembre). Au concile de Sardique (343), il se rangea aux côtés des évêques occidentaux groupés autour du légat du pape, Osius de Cordoue. Plus tard encore, il fut co-signataire d’un document où était reconnue l’innocence de s.Athanase (v. 2 mai).

On pense qu’il mourut vers 370.

Saint Triphyllius de Nicosie est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ceteo d’Amiterno

† 597

 

Ceteo (Cetteo)fut évêque d’Amiterno (Sabine, Italie C, aujourd’hui San Vittorino, L’Aquila, Abruzzes).

C’était le cinquième évêque de ce siège et il fut ordonné vers 590.

Lors de l’invasion des Lombards, qui étaient ariens, Ceteo se réfugia à Rome, tandis que deux chefs lombards occupaient et saccageaient la ville. Devant la révolte des habitants, les chefs envoyèrent une délégation auprès du pape, promettant que les habitants d’Amiterno seraient mieux traités, pourvu que l’évêque revînt en sa ville.

Là-dessus, les deux chefs en question se disputèrent entre eux ; le peuple voulut faire mourir l’un des deux, mais Ceteo s’interposa : il suffirait de le mettre en prison ! Alors l’autre chef crut que l’évêque était de connivence avec son rival et Ceteo fut accusé d’avoir trahi sa ville. 

Le bourreau ayant nettement refusé de faire mourir l’évêque, on attacha à ce dernier une grosse pierre au cou et on le jeta dans le fleuve Aterno, ; mais la Providence fit parvenir le corps du Martyr jusqu’à l’embouchure du fleuve, à Pescara, où il fut recueilli et pieusement enseveli.

On ne savait pas encore de qui était ce corps, aussi l’évêque local le nomma Peregrinus (Pèlerin). Lorsqu’ensuite se produisit un miracle sur cette tombe, on identifia alors la Victime, qui fut inhumée dans l’église qui est maintenant l’actuelle cathédrale Saint-Ceteo de Pescara.

Une autre version prétendrait que le Pèlerin en question serait aussi parvenu jusqu’au port de Zara, de l’autre côté de la Mer Adriatique.

Le diocèse d’Amiterno fut incorporé à celui de Rieti au 11e siècle, à celui de L’Aquila au 13e siècle.

Saint Ceteo est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eulogios d’Alexandrie

† 607

 

Eulogios était syrien de naissance et fut évêque et patriarche d’Alexandrie d’Egypte, entre 580 et 607 environ.

Il lutta contre les hérétiques, novatiens et surtout monophysites, mais aussi sévériens, théodosiens, caïnites, acéphales. Il rédigea aussi plusieurs Discours en l’honneur du pape Léon Ier et pour rappeler les décisions du concile de Chalcédoine (451).

Le pape Grégoire Ier entretint une correspondance avec lui. Apprenant qu’il souffrait des yeux, il lui envoya une petite croix qui avait touché les reliques des saints Apôtres, et se réjouit fort d’apprendre ensuite que les yeux du Patriarche allaient mieux.

Le même pape était si heureux de sa doctrine sûre, qu’il souhaitait qu’Eulogios lui survécût.

Saint Eulogios d’Alexandrie est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain (et non le 13 septembre).

 

 

Ragnebert de Bugey

† 680

 

Ragnebertus (Ragnebert, Rambert) était d’une illustre famille du royaume franc et son père, Radebert, gouvernait les provinces entre la Loire et la Seine.

Jeune homme, Ragnebert manifesta une excellente disposition pour les armes, mais surtout pour l’étude et la piété. Il avait une tendance marquée à dissimuler les torts de ses adversaires. Il fut admis à la cour, où il sut se préserver de la contagion mondaine.

Le diable de la jalousie monta contre lui le maire du palais Ebroïn, tristement célèbre pour la violence de son caractère. On suggéra à Ebroïn qu’un complot, fomenté par Ragnebert, se tramait contre lui et il décida de le faire mettre à mort. Saint Ouen (v. 24 août) cependant put intervenir et, au moins, faire commuer la peine en exil : Ragnebert fut écarté de la cour et éloigné dans le Bugey. 

Le «gardien» de Ragnebert, un seigneur nommé Theudefroi, se convertit au contact de son «prisonnier». Mais la haine d’Ebroïn ne s’était pas calmée pour autant et il envoya deux de ses hommes pour abattre Ragnebert.

L’assassinat eut lieu non loin d’un monastère sur les rives du Brevon ; rejoint par les deux sicaires, Ragnebert demanda un moment pour se recueillir, mais ils ne lui en donnèrent pas le temps et l’abattirent sur place, en 680.

Le monastère, fondé par s.Domitien (v.1er juillet), prit ensuite le nom de Saint-Rambert et donna naissance à la ville de Saint-Rambert-en Bugey.

Saint Ragnebert est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Psalmodius de Limoges

† 690

 

Psalmodius fut un des surnoms de notre personnage, dont on ignorait le vrai nom. On l’appela Sauman, Saumay, Psalmet.

Il pouvait être d’une noble famille d’Ecosse et avoir été disciple du s.Brendan (v. 16 mai).

L’on raconte qu’il fut emporté par les vagues de l’Océan alors qu’il jouait avec des camarades et que, ayant prié Dieu avec grande confiance, il échoua sur une île.

Comment il rejoignit la côte, on ne le dit pas, mais il retrouva s.Brendan, qui l’invita à l’accompagner en Gaule. Vers 630, ils furent reçus par l’évêque de Saintes, s.Leontius (v. 19 mars ?), qui prit Psalmodius sous sa protection, le forma et, plus tard, l’orienta vers un style de vie érémitique.

Le jeune homme alors se retira dans la forêt de Grigeas. Là il s’adonna à la contemplation, et aussi au chant des psaumes, ce qui lui valut le nom de Psalmodius.

La sainteté de l’ermite se manifesta dans des miracles surprenants, que la tradition a conservés : Psalmodius eut l’autorité sur les bêtes de la forêt - sur les démons aussi ; une femme aveugle recouvra la vue, une autre fut guérie d’une morsure de vipère. Le loup qui fit mourir l’âne de Psalmodius, en reçut alors l’ordre de tirer la charrette à la place de la pauvre victime, et obéit.

Après la mort de Psalmodius, vers 690, on construisit une église, puis un monastère près de sa tombe, qui fut à l’origine de Eymoutiers.

Saint Psalmodius de Limoges est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Aventinus de Larboust

† 732

 

Aventinus était né, très vraisemblablement, à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne).

Il se retira en ermite, loin des hommes mais près des ours, auxquels il savait parler et qui le respectaient.

Il allait aussi parler du Bon Dieu aux populations voisines, qui étaient sous le joug des Arabes envahisseurs, mais aussi sous celui du paganisme.

Les Arabes ne pouvaient supporter cette prédication : ayant retrouvé notre ermite, ils le décapitèrent sans pitié et l’enfouirent sur place.

La tradition veut qu’un taureau, plus tard, manifestât l’endroit du saint corps, qui fut alors inhumé décemment.

Le martyre d’Aventinus se situe aux alentours de 732. Cette année-là Charles Martel arrêtait la montée des Arabes à Poitiers.

Saint Aventinus de Larboust est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fandila

vers 852

 

Nous sommes à Cordoue au IXe siècle. On a vu comment le saint prêtre Euloge (voir au 11 mars) consigna fidèlement par écrit un récit de la persécution qui sévit dans cette ville d’Espagne, sous la domination musulmane.

Fandila était un jeune homme de Cadix et vint étudier à Cordoue. Après ses études, il entra au monastère de Taban.

Ses vertus amenèrent les autorités religieuses à l’ordonner prêtre, malgré ses humbles protestations d’indignité. Après son ordination, il continua de se sanctifier dans la pratique de la pénitence, des veilles, des prières, dans la pratique de toutes les vertus.

Dans un zèle ardent pour défendre la vraie Foi, il se présenta au juge, à qui il dénonça la perversité de Mahomet, et condamnant tous ceux qui adhéraient à cette prétendue religion. Le juge fit aussitôt arrêter Fandila et rendit compte au roi de l’incident.

On pourra au passage reprocher l’attitude provocatrice de Fandila. Mais on n’oubliera pas non plus combien l’histoire est restée témoin des graves déviations morales du “prophète” Mahomet, et de l’acharnement sadique que lui et ses représentants ont montré dans leur hostilité farouche contre les Chrétiens à toutes les époques. Les épisodes de Cordoue justement n’en constituent que quelques exemples.

L’attitude de Fandila, donc, ne laissa pas indifférent le roi. Ce dernier alla jusqu’à prescrire l’arrestation de l’évêque et le massacre des hommes chrétiens, offrant leurs femmes à l’encan. Là aussi on remarque quel sort peut attendre les femmes persécutées par les musulmans.

Toutefois, les gouverneurs locaux estimèrent que la sentence royale était disproportionnée avec le motif qui l’avait provoquée. Tout de même ils mirent à mort Fandila, qui fut décapité. Puis on suspendit son corps à un gibet au bord du fleuve. 

Ce Martyr est commémoré au Martyrologe le 13 juin. 

Antonio de Padoue

1195-1231

 

Ce Saint universellement connu ne s’appelait pas Antoine et n’était pas non plus de Padoue.

Né le 15 août 1195 à Lisbonne (Portugal), aîné des enfants de Martinho Afonso de Bulhões, chevalier du roi, et Maria Tarasia Taveira, des artistocrates, Fernando reçut le baptême en la cathédrale de Lisbonne, dédiée à la Très Sainte Vierge.

Certains disent que le papa descendait de Godefroy de Bouillon.

Fernando fréquenta l’école cathédrale, puis entra à quinze ans chez les Chanoines augustins de Lisbonne.

En 1212, il fut transféré à Coimbra, où il reçut le sacerdoce. Il profita de la grande bibliothèque du couvent pour approfondir la théologie et l’Ecriture.

En 1219, quand revinrent du Maroc les reliques des Martyrs franciscains (Berardo, Ottone, Pietro, Accursio et Adiuto (v. 16 janvier), Fernando s’enthousiasma pour cette branche religieuse et demanda son admission chez les Franciscains.

En 1220, Fernando fut donc admis chez les Frères mineurs, et prit désormais le nom de Antonio (sur saint Antoine ermite, v. 17 janvier). 

Tout de suite, le frère Antonio demanda à partir en mission pour le Maroc. Une maladie le contraignit à revenir au pays, mais le bateau fut dévié par la tempête en Sicile. Là, les Franciscains l’informèrent qu’il pouvait participer au Chapitre général convoqué par saint François (v. 4 octobre), à Assise, pour l’année 1221.

Antonio fut alors dirigé vers le couvent de Montepaolo (Forlí). L’année suivante, lors d’une ordination sacerdotale, le prieur ordonna à l’humble Antonio de prêcher. Ce Frère jusqu’alors effacé et inconnu, devint tout-à-coup célèbre pour sa parole claire : on l’envoya prêcher contre les hérétiques patari de l’Italie septentrionale.

Un des «signes» qui marquèrent les hérétiques advint à Bologne, quand ce furent les poissons qui vinrent écouter «bouche bée» la prédication d’Antonio, que les habitants avaient méprisée.

En 1223, Antonio fut chargé par saint François de l’enseignement de la théologie.

En 1224, sur demande du pape, François envoya Antonio en France méridionale, prêcher contre les Albigeois. Antonio monta jusqu’en Limousin. Il ramena à la foi tant d’âmes, qu’il reçut le surnom de malleus hereticorum : marteau des hérétiques.

On dit qu’à Toulouse eut lieu le très fameux miracle de l’âne affamé, qui, sur la prière d’Antoine, préféra s’agenouiller devant l’Eucharistie plutôt que vers le picotin qu’on lui tendait. Certains affirment que ce miracle eut lieu à Rimini en 1223.

En France, Antonio fut nommé gardien (supérieur) du couvent du Puy-en-Velay, puis à Limoges. Il se retira fréquemment dans une grotte à Brive-la-Gaillarde.

En 1227, il revint à Assise, pour l’élection du successeur de saint François, mort en 1226. Le nouveau Supérieur le nomma alors ministre provincial pour toute l’Italie septentrionale, ce qui l’obligeait à voyager sans cesse pour visiter tous les nombreux couvents déjà existants dans ces régions. Quand il ne voyageait pas, Antonio résidait à Padoue, où il se montra toujours aussi brillant prédicateur qu’humble frère au service des autres.

Il fut envoyé auprès du pape Grégoire IX pour exposer quelques problèmes importants de l’Ordre ; le pape lui fit prêcher le Carême et le surnomma Arche du Testament, Exégète très savant, Théologien excellent.

Ses dernières prédications eurent lieu durant le carême de 1231. Il s’y pressait une telle foule, qu’on dut protéger Antonio avec des gardes du corps. De plus, Antonio souffrait de plus en plus d’hydropisie et d’asthme, et tout déplacement lui était pénible.

Dans les lignes qui précèdent, on n’a fait que très peu allusion aux miracles de saint Antonio. Il en faisait continuellement. Guérisons, bilocation, prophéties… Il est connu qu’on invoque traditionnellement, et avec succès, saint Antoine pour retrouver un objet perdu. Une de ses prophéties fut qu’il serait canonisé moins d’un an après sa mort.

Début juin 1231, Antonio se trouvait à Vérone, puis à Camposanpiero, où, selon la tradition, il reçut dans ses bras l’Enfant-Jésus. 

Se sentant proche de la mort, il se fit reporter à Padoue, où on le conduisit «doucement» en char à bœufs. Il s’éteignit à trente-six ans, le 13 juin 1231.

Comme prévu, si l’on peut dire, Antonio fut canonisé par le même Grégoire IX, en mai 1232. En 1946, il fut proclamé Docteur de l’Eglise.

Sa fête est au 13 juin.

 

 

Marianna Biernacka

1888-1943

 

L’histoire de cette martyre a quelque chose de commun avec celle de saint Maximilien Kolbe, qui s’était offert en victime à la place d’un autre condamné, père de famille.

Elle était née à Czokało (Lipsku) en 1888 (on ne connaît pas la date précise).

Marianna était une jeune orthodoxe, lorsqu’elle passa à dix-sept ans à la religion catholique, avec toute sa famille.

En 1908, elle épousa Ludwik Biernacki, un paysan catholique et ils eurent six enfants, dont quatre moururent très jeunes. Seuls vécurent Leokadia et Stanisłas.

Après la mort de Ludwik, elle vécut avec son fils Stanisłas et son épouse Anna.

Lors de l’invasion nazie, en 1943, sa belle-fille, qui était enceinte de son deuxième enfant, avait été saisie avec son mari pour être fusillée avec d’autres victimes, en représailles contre la population de Lipsk ; c’est alors que Marianna s’agenouilla et implora d’être exécutée à sa place, sauvant ainsi deux vies humaines.

Les ôtages furent enfermés dans la prison de Grodno. Marianna n’avait avec elle que son trésor : le chapelet.

Elle fut passée par les armes à Naumowicze (Grodno, actuelle Biélorussie), sans autre forme de procès, parmi une cinquantaine d’otages.

Parmi les cent-huit martyrs polonais béatifiés par Jean-Paul II lors de son voyage en Pologne, beaucoup sont des prêtres, des religieux et religieuses ; neuf sont des laïcs. Marianna est l’une d’entre eux. 

Ce martyre arriva le 13 juin 1943, jour où désormais est commémorée Marianna au Martyrologe, et aussi jour où en Pologne sont vénérés ensemble tous ces Martyrs, béatifiés en 1999.

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