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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 23:00

14 JUIN

-IX.

S Élisée, prophète, à la tombe duquel frémissent les démons ; son nom signifie “Dieu est salut” ; ses actes sont racontés dans 2R:2-13, après ceux d’Élie.

IV.

S Protus, martyr à Aquilée.

Ss Valerius et Rufinus, martyrs noyés dans la Vesle près de Soissons.

S Fortunatus, évêque à Naples.

V.

S Dogmaël, gallois ; il prenait des bains d’eau glacée pour vaincre son corps (VI.?).

VII.

S Nonnus (Nennus, Nem, Néhémie), abbé à Killiany.

S Ætherius, évêque à Vienne.

IX.

S Méthode le Confesseur, sicilien, fervent adversaire des iconoclastes ; patriarche de Constantinople, il institua la fête de l'orthodoxie, en l'honneur des icônes, toujours célébrée aujourd'hui dans les Églises d'Orient.

Ss Anastasio, Felix et Digna, tous trois décapités et pendus à Cordoue, suite à l’exécution de s. Fandila, la veille ; la jeune moniale Digna se faisait appeler “Indigne”.

XI.

B Richard de Saint-Vanne, abbé bénédictin à Saint-Vanne, ancien élève de Gerbert (le futur pape Sylvestre II) à Reims.

S Elgar, irlandais, ermite après des années de captivité.

XIV.

Bse Castora Gabrielli, fille du comte de Gubbio, sœur d’évêque, épouse d’un juriste assez virulent ; veuve, elle fut tertiaire franciscaine.

XIX.

Bse Francisca de Paula de Jésus ("Nhá Chica", c'est-à-dire Tante Françoise), laïque brésilienne qui consacra sa vie aux autres, béatifiée en 2013.

Elisée

9e siècle avant Jésus-Christ

 

Ce grand prophète était disciple d’Elie (v. 20 juillet). Elisée signifie Dieu est salut.

Elie venait de prier Dieu : il se sentait impuissant et inutile devant l’abandon des enfants d’Israël pour le culte du vrai Dieu. Mais Dieu vient l’encourager et lui annoncer qu’il aura un successeur dans la prophétie, et qu’il sauvera ceux d’Israël qui n’ont pas plié le genou devant Baal. 

Dieu demande à Elie d’aller vers le désert de Damas pour y oindre Elisée fils de Shaphat, d’Abel Mehola, comme prophète à (sa) place

Au Premier Livre des Rois (1R 19:19-21), on lit donc qu’Elisée, fils de Shaphat, était en train de labourer avec douze paires de bœufs, lui-même étant à la douzième.

Cette phrase laisse entendre que Shaphat était un cultivateur assez important.

Il est émouvant de voir Elisée répondre simplement à Elie : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, avant de le suivre, mais encore plus de le voir brûler sa charrue et immoler une paire de bœufs pour offrir un repas à ses amis avant de les quitter : pour suivre l’appel de Dieu, Elisée brûle tout ce qui lui appartient.

Elisée assistera à l’enlèvement d’Elie sur un char de feu qui l’emporta au ciel. Sa mission commençait.

On lira avec avidité le récit des miracles et des interventions d’Elisée, au Deuxième Livre des Rois (chapitres 2, 4, 5, 6), miracles qui annoncent ceux qu’opèrera Jésus-Christ lui-même.

Même mort, Elisée ressuscite encore un mort qu’on avait dû jeter précipitamment sur sa tombe (2R 14:21).

A la mort du prophète Elisée, le culte de Baal était pratiquement éteint en Israel.

Pendant longtemps on a vénéré le tombeau d’Elisée, dont parle encore saint Jérôme. Il a été violé sous (ou par) Julien l’Apostat, et quelques ossements en ont été préservés, certains offerts à Athanase d’Alexandrie, d’autres rapportés à Constantinople au Ve siècle.

Saint Elisée est fêté le 14 juin.

 

 

Protus d’Aquileia

† 290

 

Protus est un martyr d’Aquileia (Vénétie, Italie NE).

Il mourut sous les empereurs Dioclétien et Maximien, vers 290.

Saint Protus d’Aquileia est commémoré le 14 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Valerius et Rufinus de Soissons

† 4e siècle

 

Ces deux chrétiens étaient chargés d’administrer les importants greniers impériaux de Bazoches (act. Bazoches-sur-Vesles, Aisne). Cette position leur permettait d’avoir un grand rayonnement apostolique, par leur générosité et leur honnêteté.

Ceci arriva aux oreilles d’un tristement célèbre Rictiovarus, un ennemi déclaré de la religion chrétienne ; préfet romain, il avait son palais justement à Bazoches. Il voulut éliminer les deux hommes qui, à son approche, tentèrent de se cacher dans une grotte, mais furent découverts.

Sans autre forme de procès, le chef païen les condamna à être noyés dans la Vesle, la rivière voisine.

Ce pouvait être au début du 4e siècle.

Saints Valerius et Rufinus de Soissons sont commémorés le 14 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fortunatus de Naples

† 350

 

Fortunatus fut le dixième évêque de Naples.

Il fut dans son diocèse un vaillant défenseur de la Foi catholique contre l’arianisme.

Une liste épiscopale de Naples comporte deux Fortunatus, l’un décédé vers 278, l’autre vers 601. Une autre mentionne le premier vers 350.

Le Martyrologe Romain a opté pour cette dernière date.

Le culte de Fortunatus a été confirmé en 1841.

Saint Fortunatus de Naples est commémoré le 14 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ætherius de Vienne

† 627

 

Un évêque du même nom fut sur le siège de Lyon entre 589 et 602.

Il est dit d’Ætherius (Ethère) qu’il demanda au pape Grégoire Ier (v. 12 mars) les ouvrages de s.Irénée de Lyon (v. 28 juin), mais le pape lui répondit qu’on les avait perdus : on ne conservait que des extraits du texte grec original ; il existait cependant des traductions en latin et même en arménien. Or ce pape est mort en 604, ce qui montre qu’Ætherius était un chercheur exigeant, désirant des textes authentiques et fiables, et ce bien avant son élection au siège épiscopal. 

Ætherius, fut nommé, après 614, évêque de Vienne (Isère).

C’était le trente-et-unième évêque de ce siège qui évait été établi dès le deuxième siècle. Il succédait à un autre saint évêque, Domnole (absent du Martyrologe).

Saint Ætherius est commémoré le 14 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Méthode de Sicile ou Constantinople

? 847

 

Méthode était originaire de Sicile, où il naquit dans la seconde moitié du 8e siècle.

Venu à Constantinople au terme de ses études, il rencontra un moine qui lui donna le précieux conseil de ne pas se laisser tromper par les fausses dignités de la terre. Le voilà donc au monastère de Khenolaccos (la Mare aux oies) sur la côte sud de la Mer de Marmara, en face de Constantinople.

Là il complète ses études, transcrit des livres pour la bibliothèque, et devient higoumène, ou supérieur : on l’appellerait en occident Abbé.

Au début du 9e siècle, l’empereur Léon l’Isaurien rouvrit la Querelle des Images (815). La persécution reprit. Méthode, partisan de l’orthodoxie, s’enfuit à Rome, supplier le pape Pascal Ier d’intervenir en faveur des chrétiens, en particulier de Théodore le Studite et ses moines, fidèles partisans du culte des saintes Images.

En 820, Méthode recevait du pape la mission de demander à l’empereur Michel II le rétablissement de Nicéphore sur le siège patriarcal et la liberté pour les défenseurs des saintes Images. Peine perdue : non seulement Méthode fut fort mal reçu, mais il fut flagellé et enfermé dans un cachot aussi étroit qu’un tombeau, en compagnie de deux criminels de droit commun. Ce supplice dura sept années !

L’empereur suivant, Théophile (dont le nom devrait signifier Ami de Dieu), rendit une liberté assez relative à Méthode, dont il appréciait le savoir : il le logea dans son propre palais, pour le consulter à volonté, et même pour l’emmener avec lui dans ses déplacements, ce qui en réalité éloignait de Constantinople le saint higoumène, qui avait une réelle popularité.

A la mort de Théophile (842), Méthode fut vraiment libre et gagna le monastère de Elegmi, mais il restait en contact avec l’impératrice Théodora, qui lui était favorable.

Un concile (843) déposa le patriarche iconoclaste Jean, et élut Méthode sur le siège de Constantinople. Le culte des saintes images fut solennellement approuvé comme lors du IIe concile de Nicée (787), et les évêques et abbés qui s’étaient fourvoyés dans l’erreur furent déposés.

Méthode eut aussi l’idée conciliante de faire admette que l’époux défunt de l’impératrice, Théophile, était mort repentant, ce qui apaisa la fidèle impératrice.

Mais c’est surtout la solennelle procession à Sainte-Sophie, le 11 mars 843, qu’il faut retenir de ce concile, car c’est à partir de cette date que sera traditionnellement célébrée la Fête de l’Orthodoxie dans l’Eglise orientale.

Méthode s’efforça d’appliquer les décrets du concile, non sans difficulté. L’ancien patriarche déposé essaya même de lui susciter des accusations calomnieuses d’adultère, manœuvre indigne d’un prélat, et malheureusement pas unique dans l’historie de l’Eglise.

Mais le saint patriarche eut encore plus de difficultés, inattendues, de la part des moines qui étaient restés fidèles à l’orthodoxie : ceux-ci ne s’accomodaient pas de la paix revenue, et cherchaient à susciter d’autres querelles, au point que Méthode crut nécessaire de jeter l’anathème sur leur monastère de Stoudion ; il comprit son excessive sévérité et s’en repentit. La paix revint totalement avec son successeur.

L’hydropisie fut la cause de la mort du fidèle patriarche Méthode, le 14 juin 847. 

 

 

Anastasio, Félix et Digna à Cordoue

† 852 environ

 

Le martyr Fandila venait d’être exécuté (voir au 13 juin, veille de ce jour). 

Anastasio, un vénérable moine et prêtre de Cordoue, se présente le 14 juin aux autorités, pour s’en prendre à son tour à la “religion” musulmane. Il est immédiatement décapité.

Il avait un compagnon, Félix, originaire de la province africaine de Gétulie et qui, venu dans ces contrées espagnoles, avait embrassé la foi chrétienne et l’état monastique. Ce Félix fut décapité en même temps qu’Anastasio, comme Fandila la veille, et leurs corps furent, comme celui de Fandila, suspendus au bord du fleuve. C’était donc un 14 juin.

Le bruit de cette exécution se répandait déjà et le soir-même, une jeune moniale fut animée d’une force intérieure mystérieuse qui la poussa à aller témoigner à son tour.

Peu auparavant, cette moniale, qui s’appelait Digna, avait vu en songe sainte Agathe, laquelle lui présentait une rose rouge en signe de son prochain martyre. Digna, qui dans son humilité se faisait appeler Indigna, eut alors le grand désir d’offrir sa vie pour le Christ. Le martyre d’Anastasio et de Félix lui fit comprendre intérieurement que son heure était venue. 

Elle quitte son monastère et va courageusement reprocher au juge le meurtre de ces hommes innocents, qui n’étaient coupables que d’adorer le vrai Dieu et de confesser la Sainte Trinité.

On pourra peut-être se poser la question de savoir comment cette jeune moniale eut la permission de sortir de son couvent, le soir, seule, contrairement à maintes traditions monastiques. Après le songe qu’elle eut, Digna reçut très probablement d’une part quelque invitation céleste extraordinaire à accomplir son geste, et d’autre part aussi l’autorisation de sa Supérieure, sans quoi son attitude n’aurait pas de vraie justification.

Après sa démarche audacieuse, Digna fut immédiatement arrêtée, décapitée et suspendue, comme ceux dont elle avait pris la défense.

Ces trois Martyrs, Anastasio, Félix et Digna, sont commémorés ensemble au Martyrologe du 14 juin.

 

 

Francisca de Paula de Jésus

1808-1895

 

Francisca de Paula naquit vers 1808-1810 à Porteira dos Vilellas (Santo Antônio do Rio das Mortes Pequeno, Minas Gerais, Brésil) ; elle avait un frère ; leurs parents, des esclaves, moururent vers 1818, après être venus s’installer à Baependi.

Sans aucune instruction, elle se réjouissait particulièrement si quelqu’un lui lisait la Sainte Ecriture.

Elle voulut rester célibataire et se consacrer totalement à Dieu.

Avec grande humilité et profonde dévotion envers Notre-Dame de la Conception, cette femme consacra sa vie aux pauvres, ce qui lui valut le surnom de Mère des pauvres, mais aussi celui de Nhá Chica (Tante Françoise).

A sa mort, son frère lui léga une petite fortune. A cela s’ajouta ce que son activité débordante lui permit de recueillir comme fonds pour construire près de chez elle une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception. C’est là qu’elle priait pour toutes les intentions qu’on lui confiait. Les gens étaient persuadés qu’elle avait des communications directes avec le Ciel et lui demandaient : Demande à la Sainte Vierge que…

On la vit quelques fois en état de lévitation, tandis qu’elle priait le Salve Regina.

Elle mourut le 14 juin 1895 à Baependi, en particulière odeur de sainteté, et fut enterrée dans la chapelle qu’elle avait fait construire.

On dit avoir enregistré jusqu’à vingt-mille grâces obtenues par son intercession. Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable, et sans intervention chirurgicale, d’une Brésilienne atteinte de cardiopathie congénitale.

Nhá Chica fut béatifiée en 2013.

Elle est la première bienheureuse noire brésilienne laïque née au Brésil.

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