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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 23:00

16 JUIN

III.

Ss Ferréol et Ferjeux, prêtre et diacre, venus d’Orient à Lyon, envoyés par s. Irénée pour apostoliser la Séquanie, martyrs à Besançon dont ils sont les patrons principaux.

S Ilpidius, martyr près de Mende.

IV.

Ss Quiricus et Iulitta, martyrs à Tarse ; Quiricus, enfant de trois ans, fut assommé juste avant que sa maman fût décapitée.

S Similianus, évêque à Nantes.

V.

S Tychon, évêque à Amathonte, patron des vignerons.

Ss Aureus, évêque à Mayence, et sa sœur Iustina, martyrs des Huns.

Ss Bertaud et Amand (VI.), écossais, ermites dans la forêt de Beaumont.

VI.

S Aurelianus, évêque en Arles, légat du pape pour la Gaule, second archevêque de Gaule après celui de Lyon, fondateur d’un monastère d'hommes et un de femmes ; il prescrivit que tous les moines apprissent à lire.

S Euspice, abbé fondateur de Micy.

S Vorles, prêtre de Marcenay ; un jour qu’il célébrait, il éteignit à distance l’incendie d’une maison où était resté seul un enfant.

IX.

S Cechardus, évêque à Luni, assassiné aux carrières de Carrare, dont il fut depuis le patron.

XII.

S Benno, évêque à Meissen, au cœur des luttes entre Henri IV et la papauté ; il reconnut le pape légitime Urbain II ; il est patron de Meissen et de Münich, de la Bavière, des drapiers et des pêcheurs, invoqué pour obtenir la pluie.

XIII.

Ste Lutgarde, cistercienne à Aywières, devenue aveugle, une des premières mystiques à qui le Christ ait révélé son Sacré-Cœur.

XVI.

B Thomas Redyng, chartreux à Londres, martyr.

XVIII.

B Antoine (dit Constant) Auriel, vicaire dans le Lot, martyr aux Pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

Ss Đaminh Nguyễn, Anrê Tưòng, Vinh Son Tưòng, Đaminh Nguyễn Đức Mạo, Đaminh Nhi, laïques martyrs au Tonkin, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Bse Anna Maria Katharina (Maria Theresia) Scherer, supérieure des Sœurs de la Charité de la Sainte Croix à Ingenbohl, béatifiée en 1995.

XX.

B Donizetti Tavares de Lima (1882-1961), prêtre brésilien thaumaturge, béatifié en 2019.

Ferréol et Ferjeux

† 211 env.

 

C’est par tradition orale que l’on peut donner quelques détails sur la vie et le martyre de ces deux apôtres de la Séquanaise. On manque de documents “authentiques” sûrs.

Ferréol et Ferjeux avaient été convertis par l’illustre saint Polycarpe, évêque à Smyrne (voir au 23 février), lui-même disciple de l’apôtre saint Jean. Polycarpe connaissait bien l’évêque de Lyon, Irénée, qui était aussi originaire d’Asie Mineure, ce qui explique facilement pourquoi il lui adressa Ferréol et Ferjeux pour les associer au travail apostolique.

Irénée ordonna prêtre Ferréol, et diacre Ferjeux, avant de leur donner la mission d’évangéliser la Gaule Séquanaise (actuelle Franche-Comté).

Ces missionnaires travaillèrent efficacement pendant une trentaine d’années, lorsque le préfet de Séquanaise, Claude, les fit arrêter, vers 211 ou 212, au commencement du règne de Caracalla.

D’après saint Bède le Vénérable, ils subirent plusieurs supplices : étirement par des poulies, flagellation ; même si on leur coupa la langue, ils purent continuer de prêcher ; on leur enfila des alènes dans les pieds, dans les mains, dans la poitrine, puis on les décapita.

Ils ont actuellement une basilique mineure élevée en leur honneur à Besançon, dont ils sont les Patrons principaux, en même temps qu’ils sont les patrons secondaires de cet archidiocèse, consacré principalement à l’Immaculée Conception de Marie.

Toujours depuis Bède, leur fête est inscrite au 16 juin dans le Martyrologe.

 

 

Quiricus et Iulitta d’Iconium

† 302

 

Iulitta était une chrétienne d’Iconium (Lycaonie, auj. Konya, Turquie SW), mère d’un petit garçon de trois ans, Quiricus (fréquemment appelé Cyr).

Lorsque que commença la persécution de Dioclétien, le gouverneur de Lycaonie voulut appliquer les décrets sans tarder. Aussi Iulitta chercha à se réfugier en Pisidie, puis en Cilicie, où cependant le gouverneur local l’arrêta à Tarse.

Iulitta fut flagellée, et ne faisait que répéter : Je suis chrétienne. Le petit Cyr criait : Moi aussi, je suis chrétien. 

Furieux, le gouverneur saisit l’enfant par un pied et lui fracassa la tête contre les gradins du tribunal ; Iulitta alors fit une prière d’action de grâce à Dieu pour avoir un fils martyr. Puis elle fut torturée, et finalement décapitée.

Ce fut vers 302.

Il y aurait diverses versions de cet épisode, celle-ci étant la plus courante.

Saints Quiricus et Iulitta d’Iconium sont commémorés le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Similianus de Nantes

† 330

 

Similianus (Samblin) serait le troisième évêque de Nantes, au 4e siècle.

Il aurait eu le mérite d’avoir annoncé la Bonne Nouvelle aux deux frères Donatianus et Rogatianus (v. 24 mai).

On a trouvé une trace de son activité pastorale, vers 330 ; mais on ignore la date de sa mort.

Saint Similianus de Nantes est commémoré le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tichon d’Amathonte

† 5e siècle

 

Tichon était cypriote.

Son père était boulanger. Un jour, le jeune Tichon prit tous les pains qu’il put pour les distribuer aux pauvres. Le papa, assez irrité, fut bien étonné de découvrir ensuite dans son grenier un blé d’une qualité excellente.

Plus tard également, la prière de Tichon montra son efficacité, lorsqu’il devint évêque d’Amathonte (Chypre), au début du 5e siècle.

Il cultivait sa petite vigne mais, manquant de temps, il pria Dieu de l’aider : les grappes mûrirent bien avant la saison !

Saint Tichon d’Amathonte est commémoré le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Aureus et Iustina de Mayence

† 436

 

Aureus naquit, pense-t-on, en Gaule.

Il fut le vingt-cinquième évêque de Mayence, certainement avant 406, date à laquelle les luttes avec l’arianisme le contraignirent à quitter la ville.

A son retour, la ville était détruite. Il reprit courageusement son apostolat.

Lors d’une invasion des Huns, probablement celle de 436, les fidèles se rassemblèrent dans l’église ; on suppose que Aureus était avec eux, ainsi que sa sœur Iustina. Les envahisseurs massacrèrent toute cette assemblée, dont on n’a retenu que les noms de l’évêque et de sa sœur.

La petite église qui se dressait sur le tombeau d’Aureus, fut totalement détruite durant le siège de Mayence (1793).

Saints Aureus de Mayence et Iustina sont commémorés le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Aurelianus d’Arles

523-551

 

Aurelianus a pu naître vers 523, ou même bien plus tôt, en 499.

Il était d’une famille aristocratique burgonde, fils de Sacerdos, futur évêque de Lyon, et donc cousin germain de Nizier de Lyon, fils et successeur de Sacerdos. 

Il fut élu trente-troisième évêque d’Arles, en 546, succédant à Auxanius. Si jeune évêque, il fut certainement choisi pour ses qualités intellectuelles et surtout spirituelles.

Dès 548, il reçut le pallium du pape, qui le nommait en même temps son vicaire pour la Gaule.

Aurelianus fonda à Arles deux monastères, un d’hommes et un de femmes. 

Pour les hommes du monastère des Saints-Apôtres, la Règle s’inspirait de celles des ss.Césaire d’Arles et Benoît (v. 27 août et 11 juillet) ; Aurelianus stipule que tous les moines doivent savoir lire ; la clôture doit être strictement respectée : et si un moine est élu évêque, il s’en ira seul, non accompagné par d’autres moines.

La même Règle valait pour les femmes du monastère Sainte-Marie, avec les aménagements convenables.

Au concile d’Orléans de 549, Aurelianus signe juste après Sacerdos de Lyon (son père) ; ce concile avait repris les condamnations des erreurs d’Euychès et de Nestorius et fut l’occasion ensuite d’une correspondance entre le pape et Aurelianus.

En 551, Aurelianus devait aller trouver le roi Childebert, mais tomba malade et mourut à Lyon, le 16 juin 551.

Saint Aurelianus d’Arles est commémoré le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cechardus de Luna

† 860

 

La ville de Luni, abandonnée vers le 9e siècle, s’est reconstituée sur l’actuel site de Ortonovo (La Spezia, Ligurie, Italie NO), non loin des si fameuses carrières de Carrare.

C’est de Luni (ou Luna) que Cechardus fut le seizième évêque, justement au 9e siècle.

Les circonstances de sa mort sont mal définies. Après le passage dévastateur des Vikings, Cechardus serait allé à Carrare se procurer le marbre nécessaire à la reconstruction des édifices ; les habitants s’y seraient opposés et l’auraient assassiné ; une autre version des faits affirme que cet assassinat eut lieu parce que Cechardus reprochait leurs vices à ces habitants ; une autre encore proposerait que l’assassinat aurait eu lieu par le roi des Vikings lui-même.

L’assassinat aurait eu lieu vers 860, ou même un peu plus tard, et fut ensuite considéré comme martyre.

Les habitants de Carrare, pris de remords prirent ensuite Cechardus pour leur patron céleste.

Le culte de s.Cechardus fut confirmé en 1832.

Saint Cechardus de Luna est commémoré le 16 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Benno de Meißen

1010-1106

 

Benno (diminutif de Bernard) ayant été chanoine, puis moine au moins à partir de 1028, on l’a fait naître vers 1010, à Hildesheim (Basse-Saxe, Allemagne C).

En 1040 il fut ordonné prêtre.

S’il n’est pas sûr qu’il ait été abbé à Saint-Michel de Hildesheim, il fut sacré évêque de Meißen en 1066.

Son épiscopat fut très troublé par les événements politiques de cette époque.

Il devait sa nomination au roi Heinrich IV. Lorsque celui-ci entra en guerre contre les Saxons, Benno ne pouvait pas s’ériger contre son peuple, mais resta sagement neutre pour ne pas non plus offenser Heinrich. Mais justement à cause de cette discrète neutralité, le roi accusa Benno de ne lui avoir manifesté aucun signe de fidélité durant toute la guerre de Saxe et le fit arrêter.

Heinrich se retrouva excommunié, et déclara le pape déposé, n’acceptant pas de renoncer à l’inverstiture des évêques dans son royaume.

On n’a pas établi avec certitude si Benno fut délivré par Heinrich lui-même pour se racheter, ou s’il put s’enfuir lors d’un tumulte. Mais lors de la diète suivante en 1078, Benno réaffirma son obédience au Pape, et se prononça pour un rival de Heinrich, Rudolf de Rheinfelden, et, à la mort de ce dernier, pour Hermann de Salm.

A partir de 1085, les événements restent un peu confus. Heinrich aurait chassé Benno de son siège et mis à sa place un certain Felix, tandis qu’il nommait un antipape (Clément III) ; Benno serait alors venu en Italie mais, faisant valoir le bien de la paix, aurait retrouvé sa place légitime en 1088.

On raconte qu’en quittant le diocèse, Benno aurait confié à un chanoine la clef de la cathédrale, lui ordonnant de la jeter dans l’Elbe, si Heinrich encore excommunié faisait mine d’entrer dans le lieu saint. A son retour, Benno retrouva cette clef dans un poisson.

Lorsque Heinrich IV, couronné empereur, proclama la Pax Dei, cette fois-ci vivement appuyé et encouragé par Benno, celui-ci bénéficia de grandes possessions qui étendirent les domaines de son diocèse.

Benno, qui aimait le chant et la musique, aurait un jour ordonné aux grenouilles de cesser de coasser si bruyamment ; il lui vint alors à l’esprit un verset du Cantique des Trois Enfants : Tout ce qui bouge dans les eaux, bénissez le Seigneur (Dn 3:79), et les aurait alors priées de reprendre leur gentil coassement.

Il organisa une mission vers l’Est, chez les Wendes, jusqu’à Bautzen. On lui devrait les fondations de Bischofswerda et Bischheim, la plantation de la vigne à Elbtalkessel. Il aurait parcouru, et même à un âge fort avancé et à pied, la Via Regia ou Chemin de l’Evêque dans la région du Oberlausitz.

On croit en général qu’il mourut le 16 juin 1106, à quatre-vingt seize ans ; il fut canonisé en 1523.

Benno est invoqué pour obtenir la pluie ; il patronne les drapiers et les pêcheurs ; on le représente avec un poisson et une clef.

Lors de la Réforme, son tombeau fut saccagé, mais les reliques furent retirées à temps, et déposées depuis dans la cathédrale de Münich en 1580.

 

 

Lutgarde de Tongres

1182-1246

 

Lutgarde naquit à Tongres (Belgique) en 1182, de riches bourgeois.

Pensionnaire pendant une douzaine d’années chez les Bénédictines, elle grandit comme n’importe quelle jeune fille qui aime la vie.

Elle recevait des visites au parloir. Un jeune homme vint voir cette jeune beauté, et pendant la conversation, le Christ se montra à elle, lui présentant sa plaie au côté.

Lutgarde avait alors dix-sept ans ; elle se donna totalement à cet Epoux céleste que, revenant à elle, elle chassa le jeune homme presque brutalement : J’ai été conquise par un autre Amant ! Le Christ fut désormais son Epoux et pour le lui montrer, elle changea radicalement son comportement, s’adonnant à la prière et à la mortification.

On dit que cette apparition du Christ est la première manifestation du Sacré-Cœur au Moyen-Age.

Par la suite, Lutgarde eut une vie remplie d’autres manifestations mystiques : visions, lévitation, apparitions du Christ, extases. Elle porta les stigmates de la Passion. Désormais, elle comprit les prières en latin. En outre, sa prière obtint des miracles : délivrance des âmes du Purgatoire, conversions de pécheurs, guérisons de malades, assistance de malheureux.

Ces grâces importunaient Lutgarde : elles l’empêchaient d’être totalement avec le Christ et Lui demanda de les lui retirer. Le Christ lui demanda : Que veux-tu alors ? - Ton Cœur. - Non, lui dit le Christ, c’est moi qui veux ton cœur.

Lutgarde pouvait se permettre une certaine familiarité avec son Epoux divin. Un jour qu’elle ressentit la faim très fort, elle pria ainsi : Seigneur Jésus, ce n’est pas le moment que je reste avec Toi ; va donc auprès d’Elisabeth, qui a tant besoin d’être nourrie chaque heure à cause de sa faiblesse. Prends son cœur, pendant que je vais un peu me restaurer. Il en advint ainsi : la sœur Elisabeth fut guérie et reprit sa vie normale dans le couvent.

Par trois fois, elle jeûna sept années de suite au pain et à l’eau, offrant cette pénitence pour la conversion des hérétiques, le salut des pécheurs, et pour l’empereur Frédéric II, qui menaçait l’Eglise ; elle en prophétisa la mort pour 1250.

En 1206, on prétendit l’élire prieure du monastère ; elle s’y refusa et, pour trouver plus d’austérité et être encore plus ignorée, passa au monastère cistercien d’Aywiers, dont elle ne parlait pas la langue flamande : elle espérait ainsi être oubliée, mais son jargon faisait toujours du bien à qui l’entendait.

Les douze dernières années de sa vie, elle devint aveugle : épreuve supplémentaire qu’elle vivait patiemment en l’offrant pour la conversion des hérétiques.

Le Seigneur lui annonça sa mort prochaine, qui advint le 16 juin 1246.

Lutgarde a été inscrite au Martyrologe en 1584.

 

 

Thomas Redyng

? -1537

 

Frère convers chartreux anglais, vivant à la Chartreuse de Londres et dont on ne connaît rien d’autre que les circonstances de son martyre.

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, notre Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

 

 

Antoine Auriel-Constant

1764-1794

 

Ce prêtre français était né à Manobre (Fajoles, Dordogne) le 19 avril 1764.

Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Cahors et fut vicaire à Calviat, puis curé à Sainte-Mondane (Lot).

Condamné à l'exil, il devait être transporté à la Guyane, mais les bateaux ne partirent jamais de La Rochelle, où les prisonniers furent entassés et moururent des mauvais traitements qu'ils durent subir : insultes, absence d'hygiène, maladies et contagions.

L'abbé Auriel-Constant fut sur le Deux-Associés, où il s'improvisa généreusement infirmier de ses Confrères plus malades que lui.

Il mourut le 16 juin 1794, à trente ans, sur l'Île Madame, où l'on enterrait les victimes.

Il fut béatifié parmi les soixante-cinq Martyrs des pontons de Rochefort, en 1995.

 

 

Đaminh Nguyễn

1802-1862

Anrê Tưòng

1812-1862

Vinh Son Tưòng

1814-1862

Đaminh Nguyễn Đức Mạo

1818-1862

Đaminh Nhi

?-1862

 

Ces cinq Martyrs, pour lesquels on ne dispose pas encore ici d’informations détaillées, ont en commun qu’ils étaient tous les cinq laïcs, natifs de Ngọc Cục (Nam Ɖịnh, Vietnam).

Des trois Ɖaminh (Dominique), l’un semble le vétéran des cinq, tandis qu’on ignore la date de naissance d’un autre, et le troisième est en revanche le plus jeune. Ces deux-là étaient mariés.

Ces trois Ɖaminh, avec Anrê (André) et Vinh Son (Vincent), reçurent la palme du martyre par la décapitation, la dernière année (officiellement) de la persécution, à Làng Cốc (Nam Ɖịnh), le 16 juin 1962.

Béatifiés en 1951, ils furent canonisés en 1988 et sont fêtés dans le groupe des cent dix-sept Martyrs vietnamiens, le 24 novembre.

 

 

Anna Maria Katharina Scherer

1825-1888

 

Née à Meggen (Luzern, Suisse) le 31 octobre 1825, de Karl Josef, agriculteur, et Anna Maria Sigrist, Anna Maria Katharina fut orpheline et recueillie par des parents.

Après une formation pratique en économie domestique et en soins aux malades à Lucerne, elle entra en 1845 dans la congrégation des Sœurs enseignantes de la Sainte-Croix de Menzingen., fondées l'année précédente par Theodosius Florentini.

Elle enseigna à Galgenen et Baar.

En 1849 elle réussit au Brevet d'enseignement, et fut maîtresse à Näfels, en même temps qu'elle s'occupait des indigents au palais Freuler.

En 1852, elle travailla à l'hôpital de Planaterra (Coire), puis dans le nouvel hôpital de Coire, où, supérieure, elle devait s'occuper des soins médicaux, des œuvres sociales, des sœurs novices.

Les problèmes naquirent du fait de la première vocation de l'Institut, qui était l'enseignement, tandis que les Religieuses devenaient infirmières à Coire. De plus, les autorités ne voyaient pas d'un bon œil cette congrégation. Aussi, en 1856, les Sœurs érigèrent leur Institut en Sœurs de la Charité de la Sainte-Croix, avec maison-mère à Ingenbohl.

En 1857, Anna Maria Katharina – désormais Maria Theresia - fut élue supérieure, et sous son impulsion, l'institut assuma le soin des malades et des personnes âgées, la formation des enseignantes et des infirmières. De nombreuses maisons s'ouvrirent dans le sud de l'Allemagne, en Autriche, au Tyrol, en Hongrie, en Dalmatie. La nouvelle Supérieure maintenait l'union entre toutes ces maisons par ses fréquents voyages.

Les Religieuses prêtèrent leur concours lors de conflits, que ce soit lors de la guerre austro-prussienne (1866),  lors de la guerre de 1870, lors d'épidémies de variole et de typhus.

Maria Theresia était en réalité la véritable fondatrice de cette Congrégation, mais jusqu'à une date récente cette fondation était attribuée au père Florentini ; celui-ci avait légué autre chose à Maria Theresia : ses dettes, qu'elle put patiemment rembourser par une sage gestion.

En 1878-1880, elle put enfin faire construire la nouvelle église de la Congrégation.

Maria Theresia mourut le 16 juin 1888 à Ingenbohl, et fut béatifiée en 1995.

 

 

Donizetti Tavares de Lima

1882-1961

 

Donizetti - il ne s’agit pas de la famille d’un illustre musicien italien - naquit le 3 janvier 1882 à Santa Rita de Cássia (Minas Gerais, Brésil), un des neuf enfants de parents assez pauvres, Tristão et Francisca Cândida, l’un juriste, l’autre enseignante.

Dès 1886, la famile se transféra à Franca (São Paulo) : Donizetti y fit ses études et apprit la musique.

En 1894, il commença ses études au Petit séminaire, où il devint bien vite un si bon organiste, qu’il pouvait enseigner son art aux autres séminaristes.

En 1897, il fréquenta un collège, pour compléter ses études, mais continua d’enseigner la musique aux séminaristes. En 1900, il commença un cours de droit et, en 1903, commença vraiment ses études de Philosophie et de Théologie, en vue du sacerdoce.

En 1908, il fut ordonné prêtre, pour le diocèse de Pouso Alegre. Le jour de son ordination, il fit le vœu de pauvreté, qui n’est pas explicitement requis en cette occasion.

Ses premiers postes furent la paroisse Saint-Gaétan puis, en 1909, celle de Sainte-Anne. Le jeune prêtre avait comme premièe préoccupation l’assistance aux pauvres, à un point tel que les gens «riches», dérangés par la générosité de l’abbé Donizetti, se mirent à lui reprocher d’être «communiste». Le prêtre laissa dire.

Chez lui, il dormait par-terre, la tête sur une pile de bouquins ; il ne prenait que le repas du soir - une pauvre soupe ; ce qu’on lui donnait, il le distribuait aux pauvres. Il ne gardait vraiment rien pour lui-même.

Durant le temps qu’il fut à Sainte-Anne, il participa à la construction des chapelles dédiées l’une à Notre-Dame Aparecida, l’autre à Saint Benoît.

En 1926, il fut nommé curé à Saint-Antoine de Tambaú, où il célébra pour la première fois le 13 juin, fête de saint Antoine de Padoue (rappelons que saint Antoine était portugais).

C’est durant cette période qu’il veilla à la construction d’un grand sanatorium, pour venir en aide aux gens abandonnés et aux vieillards. Il avait le souci du bien de ses paroissiens : il fonda une crèche, une école,  des cercles de travailleurs, visita les immigrés italiens, visita les personnes âgées.

Mais ce qui marqua le plus la présence de don Donizetti à Tambaú, ce furent les miracles répétés qui eurent lieu dans cette paroisse. La première fois, en 1927, alors qu’un orage planait sur une procession de Notre-Dame Aparecida, le prêtre pria et en un instant, l’orage disparut complètement. En 1950, ce fut la guérison totale d’un malade d’ostéochondrite. En 1953, on put constater que don Donizetti était simultanément dans sa paroisse et dans la localité de São Pedro dos Morrinhos. Ce fut ainsi une succession de guérisons, de manifestations diverses (bilocation, lévitation du prêtre pendant la messe…), qui attirèrent de grandes foules. Parfois les esprits s’échauffaient dangereusement, donnant lieu à de véritables scènes de fanatisme. Ce fut au point que l’évêque se vit obligé, en 1955, d’interdire au prêtre de se manifester. Le prêtre obéit.

En réalité, ce saint prêtre n’attribuait pas grande importance aux signes extérieurs ; il s’intéressait primordialement à la guérison intérieure, à la conversion.

Des personnalités politiques lui rendirent visite, pour lui demander conseil. C’est à la suite de ces rencontres qu’on aboutit à des lois sociales plus équitables.

En 1959, on fit cadeau à Donizetti d’un portrait du pape Jean XXIII. Don Donizetti évoqua alors le prochain Concile de Vatican II. Et quand on lui suggéra de mettre au mur ce portrait à la place de celui du pape précédent, Pie XII, il répondit que non, «car il allait bientôt le rencontrer».

Différents épisodes de faiblesses cardiaques et diabétiques conduisirent don Donizetti à être admis plusieurs fois à l’hôpital. En 1961, sa santé s’altéra encore plus et le saint prêtre mourut dans la matinée du 16 juin 1961.

Le miracle retenu en vue de sa béatification, fut la guérison totale et instantanée, inexplicable, d’un commerçant brésilien, qui était paralysé des jambes.

Donizetti Tavares de Lima a été béatifié en 2019 et sera inscrit au Martyrologe le 16 juin.

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