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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 23:00

17 JUIN

I.

Ss Blastus et Diogenes, martyrs à Rome.

?

S Montan, soldat martyr à Terracina.

S Just, donné comme compagnon de s. Ursin à Bourges.

S Pozan, vénéré près de Bourges. 

III.

Ss Isauros, Innocens, Felix, Hermias, Peregrinos et Basilios, martyrs à Apollonia.

Ss Marcianus et Nicandrus, martyrs à Dorostore.

IV.

Ss Manuel, Sabel et Ismaël, venus de Perse comme ambassadeurs, martyrs en Chalcédoine.

S Himère, abbé (évêque ?) à Améria et vénéré à Crémone ( VI. ?).

V.

S Antidius, évêque à Besançon, martyrisé à Ruffey.

S Hypatios, abbé à Chalcédoine, qui s’opposa aux jeux olympiques.

VI.

S Hervé (Huvarné), aveugle de naissance, abbé à Plouvien puis Lanhouarneau ; on le représente avec un loup, parce qu’il avait obligé un loup à lui remplacer l’âne qu’il avait dévoré.

S Avitus, abbé à Micy.

VII.

Ste Alène (Halène, Hélène), vierge à Forest. 

Ss Botulphe (Botolphe, Botwulf) et Adulphe, deux frères saxons ou irlandais ; Botulphe fonda un monastère à Ikanhoe. 

S Moling (Mulling, Molignus, Dairchella), évêque à Ferns, puis Leinster.

S Blier, écossais, ermite en Champagne.

VIII.

S Vérédème (Vrime), évêque en Avignon.

XII.

S Ranieri, de Pise, mystique ; le pain et l’eau bénis par lui (ou par sa formule de bénédiction), guérirent de nombreux malades.

XIII.

Ste Teresa, fille du roi du Portugal ; elle restaura un monastère à Lorvâo et y devint cistercienne ; sa soeur Sancha, bienheureuse, est nommée au 11 avril.

XV.

B Pietro Gambacorta, bourgeois de Pise qui, converti, fonda des couvents de “Pauvres ermites de Saint-Jérôme” supprimés récemment.

XVI.

B Scipione (Paolo) Burali d'Arezzo, prêtre théatin, évêque à Plaisance puis à Naples ; il travailla à la conversion des Juifs, des hérétiques et des esclaves musulmans.

XVIII.

B Philippe Papon, curé dans l’Allier, martyr aux Pontons de Rochefort, béatifié en 1995. 

XIX.

S Phêrô Da, martyr par le feu au Tonkin, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.

B Joseph-Marie Cassant (1878-1903), cistercien, novice à seize ans, mort prématurément de tuberculose, béatifié en 2004.

 

Blastus et Diogenes de Rome

† 1er siècle

 

On ne connaît que les noms de ces deux Martyrs romains.

Ils moururent peut-être au 1er siècle, sur l’ancienne Voie Salaria, au lieu-dit Les Sept Palombes.

Saints Blastus et Diogenes de Rome sont commémorés le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Isauros

et Compagnons : Basilios, Innocens, Felix, Hermias, Peregrinos

† 284

 

Isauros était natif d’Athènes et fut introduit comme diacre dans le presbyterium, en même temps que Basilios et Innocens.

En 283, ils quittèrent Athènes pour Apollonia d’Illyrique, une ancienne colonie de Corfou, au nord de l’Epire.

Là, conduits par un ange, ils trouvèrent dans une grotte trois Chrétiens qui se cachaient : Felix, Hermias et Peregrinos. Ils avaient fui la persécution romaine.

Isauros raviva leur foi et leur enseigna à s’attacher aux choses qui demeurent, éternelles et incorruptibles.

Ayant partagé cette nourriture spirituelle, ils partagèrent la nourriture matérielle. Puis ils distribuèrent aux pauvres ce qu’ils avaient encore.

Des parents de Felix, Hermias et Peregrinos essayèrent en vain de les détourner de la compagnie d’Isauros : n’arrivant pas à les amener à l’idolâtrie, ils allèrent les dénoncer au proconsul d’Apollonia, un certain Tripontios. Ce dernier, voyant leur ferme attachement à la foi du Christ, ordonna de les décapiter. 

Mais Tripontios ne se contenta pas de ces trois Martyrs ; il arrêta aussi Isauros et ses deux Compagnons, et les confia à son fils Apollonios, qui devait les amener à renier leur foi et devenir idolâtres. Apollonios usa de toutes les tortures imaginables, y compris le feu et l’eau, mais il dut lui-même constater que la foi, et même les forces physiques de ses victimes, augmentaient malgré les tortures.

Même des notables d’Apollonia furent convaincus de se convertir, devant ces merveilles, comme les deux frères et sénateurs Rufos et Roufianos.

Les trois Athéniens furent alors décapités à leur tour et inondèrent le sol de l’Epire de leur sang. C’était le 17 juin 284.

Les faits ici relatés pourraient avoir subi quelques oublis ou plutôt quelques embellissements involontaires, car divers détails se retrouvent textuellement dans d’autres récits. Quelques détails restent mystérieux : pourquoi l’Eglise d’Athènes aurait-elle envoyé un diacre et deux compagnons, seuls, sans prêtre, dans cette région éloignée où sévissait la persécution ? Pourquoi les parents de Felix, Hermias et Peregrinos n’auraient-ils pas dénoncé Isauros et les deux autres en même temps que les trois premiers ? 

Mais tout récemment, une pieuse personne qui séjournait à proximité de l’église Saint-Isauros, y aurait eu une vision du Martyr et y aurait même entendu une magnifique Liturgie, que les voisins n’entendaient pas du tout.

Tous ces six Martyrs appartiennent à la tradition byzantine et se trouvent dans le Martyrologe Romain au 17 juin.

 

 

Marcianus et Nicandrus à Dorostore

† 297

 

Plusieurs soldats martyrisés pour leur foi à Dorostore ont déjà été mentionnés : Pasicrates et Valentio, Iulius, Hésychius (25 avril, 27 mai, 15 juin).

Marcianus et Nicandrus subirent à leur tour le martyre, également à Dorostore (Mésie, act. Bulgarie).

Ils étaient chrétiens depuis peu. Ils refusaient d’offrir l’encens aux statues de dieux, ils refusaient aussi la solde qu’ils méritaient pour leurs combats.

Leurs épouses étaient présentes. Celle de Nicandrus l’encourageait à rester fidèle au Christ, et fut mise en prison. 

Puis les deux soldats furent aussi mis au cachot, pendant vingt jours, au terme desquels fut prononcée la sentence de mort.

Tandis que la femme de Nicandrus, avec son petit garçon, rayonnait de joie parce que son mari allait recevoir la couronne du martyre, celle de Marcianus le suppliait de renoncer à sa foi avec des cris déchirants, lui présentant elle aussi son petit enfant. Marcianus cependant pria son ami Zoticus de la retenir.

Après avoir embrassé son enfant, Marcianus embrassa Nicandrus. La femme de ce dernier s’approcha encore une fois et exprima toute sa joie d’avoir un tel mari.

Puis les deux soldats furent décapités, le 17 juin 297.

Saints Marcianus et Nicandrus sont commémorés le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Antidius de Besançon

† 411

 

Antidius (couramment Antide) serait issu d’une famille chrétienne de Séquanaise (Franche-Comté).

Il aurait été formé par s.Fronime, qui était évêque de Besançon à la fin du 4e siècle et auquel il aurait succédé comme quinzième évêque de ce siège. Le rédacteur a sans doute fait une erreur, indiquant Fronime au lieu de Chelmégisèle, qui fut effectivement évêque avant Antide.

On a attribué à Antide des miracles : il aurait reconnu des hosties non consacrées ; multiplié le grain lors d’un siège de la ville.

Lors d’une invasion des Vandales avec leur chef Chrocus, Antide fut martyrisé à Ruffey (Ruffey-sur-Seille (39), à cent kilomètres de Besançon, ou Ruffey-lès-Echirey (21), plus proche ?).

Le martyre d’Antide est communément daté de 411 environ, Mais cette date semble incertaine, et la liste épiscopale du diocèse de Besançon date l’événement vers 465.

Les reliques de s.Antide rse trouvent dans l’actuelle église Saint-Maurice.

Saint Antidius de Besançon est commémoré le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hypatios de Bithynie

366-446

 

Hypathios serait né vers 366 en Phrygie (Asie Mineure, act. Turquie W), d’un père fort lettré qui pensait l’orienter vers la rhétorique.

Mais le jeune homme avait bien autre chose en tête : se consacrer à Dieu. Ce n’était pas du tout pour plaire au papa, qui le fouetta d’importance. Le garçon s’enfuit, loin, jusqu’en Thrace (Grèce N).

Il se fit berger. En gardant le troupeau, il chantait. Un moine le remarqua, lui enseigna la psalmodie ; Hypatios devint chantre dans l’église.

Déjà, il savait se priver de vin, contrairement à d’autres chantres. Puis le désir de la solitude le reprit et il rejoignit un certain Ionas : ce fut là le début d’un nouveau monastère où affluèrent les vocations. Un jour où le monastère fut assailli par les Huns, toute la communauté se défendit et repoussa l’ennemi.

Mais les Barbares avaient dévasté le pays ; Hypatios et Ionas allèrent demander des subsides à Constantinople. On ne connaît pas l’issue de cette démarche, mais l’histoire affirme qu’Hypatios y rencontra son vieux père et que ces retrouvailles furent émouvantes. 

Hypatios alors se déplaça à Chalcédoine (Bythinie, act. Turquie NW), et s’installa dans les ruines d’un ancien monastère, fondé par un certain Rufin. Ce bâtiment Rufinien, comme on l’appelait, était soi-disant hanté, mais les diablotins, s’ils y étaient, ne résistèrent pas longtemps à la sainteté d’Hypatios

Une sainte femme voulut éprouver la sainteté du nouveau venu ; elle s’approcha et lui demanda si elle pouvait habiter avec lui ; et Hypatios de lui rétorquer : Loin de moi, Satan ! (cf. Mt 4:10 ; 16:23 ; Mc 8:33). La brave femme fut convaincue et apporta par la suite des vivres à l’ermite.

Le Rufinien se remplit bientôt de nouvelles recrues. Hypatios fut leur supérieur.

Il prit ouvertement parti pour la Doctrine de l’Eglise, contre Nestorius. Notons aussi qu’il s’opposa vigoureusement à la reprise des jeux olympiques, y voyant un retour au paganisme : essayons ici, pour une fois, de réfléchir à ce qu’est devenu le sport pour beaucoup, une sorte de nouvelle religion qui a envahi nos vies, et vidé nos églises le dimanche.

Hypatios fut célèbre par les dons de prophétie et des miracles ; sa prière éloignait les animaux nuisibles.

Allons au devant du Seigneur avec des louanges (Ps 94:2), furent ses derniers mots, le 17 juin 446.

Saint Hypatios de Bithynie est commémoré le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Avitus de Micy

† 530

 

Avitus (qu’il ne faut pas confondre avec l’homonyme contemporain, évêque de Vienne), naquit à Orléans. On connaît cependant peu de choses sur lui.

Il serait né vers 470, dans une famille pauvre.

Moine à Menat, dans la vallée de la Sioule, avec son ami Calais, il entre avec ce dernier à l’abbaye de Micy entre 510 et 520, où il deviendra cellerier. Mais les deux amis, déçus de ce monastère, partirent vivre en ermites : on parle du Perche, du Dunois, de Piciacum (auj. Picy, Yonne).

A la mort de Mesmin, le fondateur de Micy, les moines rappelèrent Avitus pour le nommer abbé, vers 520-525.

Il mourut en 530 (527 pour certains).

Saint Avitus de Micy est commémoré le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hervé

520-575

 

Personnage autant historique que mystérieux, saint Hervé est peut-être le saint le plus populaire de Bretagne, après saint Yves bien sûr.

Le père de Hervé était barde et s’appelait Hyvarnion ; très pieux et chaste, il aurait quitté la cour du roi Childebert et été célestement averti d’épouser la pieuse Rivanone, dont ils eurent Huvarné, ou Hervé, qui naquit donc à Lanrioul, en Plouzévédé, vers 520.

Hervé était aveugle de naissance, mais ses yeux voyaient le ciel. Sa mère lui enseigna le chant des psaumes et des hymnes. Le papa d’Hervé mourut bientôt.

Très tôt Hervé se retira dans la vie érémitique, d’abord sous la direction du moine Martianus, puis à Lanrivoaré, où venait de mourir un parent, un certain Urfold, dont il eut révélation de la mort. 

Un jour qu’Hervé était occupé à labourer, guidé par un certain Guic’haran, voici qu’un loup vint dévorer l’âne d’Hervé ; celui-ci ordonna au loup de prendre la place de l’âne et d’achever le travail, et le loup obtempéra.

Hervé se serait ensuite fixé à Plouvien, où il aurait dirigé un monastère, puis à Lan-Houarneau, où il mourut et se trouve son tombeau ; sa pieuse mère y aurait déjà été enterrée. Il aurait même assisté à un concile régional à Mené Bré, qui devait se prononcer contre le comte Conomor, accusé d’avoir assassiné son épouse.

On dit aussi - mais il est difficile de faire concorder tous ces détails, peut-être embellis par quelque légende locale - qu’Hervé aurait vécu un temps à Tréouergat (29290), où l’on peut encore voir les traces d’une ancienne chapelle et d’un petit abri, rafraîchis par une fontaine qui coule encore.

Hervé se serait aussi déplacé plusieurs fois, recherchant la solitude. Il aurait aussi reçu les ordres mineurs, mais humblement refusé d’être ordonné prêtre, se sentant indigne de célébrer l’Eucharistie. Devenu ainsi exorciste, il savait chasser les démons.

La mort d’Hervé aurait eu lieu un 22 juin, d’une année entre 566 et 575. Ses reliques, transférées à Nantes, disparurent au moment de la Révolution française.

Saint Hervé est le patron des bardes bretons ; on l’invoque pour chasser les démons ; pour les maladies des yeux, la guérison des peurs, des angoisses, de la dépression nerveuse, pour protéger les chevaux.

On attribue à saint Hervé ce très joli Cantique du Paradis, qu’on chante souvent aux funérailles : 

 

Jésus, qui vis aux cieux 

Et règnes près de Dieu, 

J'attends ton paradis 

Car tu me l'as promis. 

 

J'irai vers ta clarté

ô Christ ressuscité,

Je crois que ton regard

Ne peut me décevoir.

 

Plus d'ombre, plus de pleurs

Ni larmes, ni douleurs,

Jésus, car près de toi

Tout n'est que paix, que joie !

 

Qu'à l'heure de ma mort

Ta voix me dise encor:

Ami, dès aujourd'hui

Viens dans mon Paradis.

 

Le Martyrologe le mentionne au 17 juin (Hervæus). Une statue de saint Hervé, accompagné de son loup converti, se trouve sur le tombeau de saint Urfold, à Bourg-Blanc (29860).

Il y a un autre saint Hervé, breton et célèbre aussi, mais du 12e siècle (v. 18 juillet).

Ranieri de Pise

1118-1161

 

Ranieri (Raynier) vit le jour en 1118 à Pise (Italie C), de Gandulfo Scacceri et Mingarda Buzzacherini.

Ceux-ci firent tous leurs efforts pour offrir à leur fils une bonne éducation, mais Ranieri s’abandonna au vague, à la vanité, au plaisir facile, jusqu’à une heureuse rencontre, en 1137, avec un saint homme nommé Alberto, un ermite corse venu vivre au monastère Saint-Guy de Pise et qui devait mourir plus tard près de Paris.

Ranieri sentait en lui le besoin d’un changement et demanda à Alberto de prier pour lui ; Alberto fut exaucé : Ranieri rentra en lui-même, regretta ses fautes de jeunesse, et les pleura si amèrement que sa famille le prit pour un fou : il partit et vécut en solitaire ; il perdit même la vue pendant quelque temps, mais par amour pour ses parents consternés, il obtint de Dieu sa propre guérison.

A vingt-trois ans, intérieurement poussé par la grâce de Dieu, il distribua aux pauvres toutes ses richesses et partit en Terre Sainte : il s’y joignit à des ermites, vivant très pauvrement et s’imposant des jeûnes sévères ; il ne mangeait que deux fois la semaine et même, pendant quelque temps, seulement le dimanche ; il aimait prier les psaumes pour les âmes des morts et en apprit mystérieusement le sens profond. Il fut favorisé aussi de nombreuses visions.

Divinement inspiré, il revint à Pise en 1154 et entra au monastère Saint-Guy ; il devint comme le directeur spirituel des Pisans. Dieu confirma sa grande sainteté par de nombreux miracles : il chassait les démons, lisait dans les cœurs.

Il annonça sa mort. Peu auparavant, il formula une prière de bénédiction pour le pain et l’eau, par laquelle on put apaiser des tempêtes, guérir des malades, délivrer des possédés et des prisonniers.

Ranieri mourut saintement à Pise, le 17 juin 1161 et continua à produire de nombreux miracles. On croit qu’il fut canonisé officiellement une vingtaine d’années plus tard.

En 1284, la ville et le diocèse de Pise le choisirent comme patron principal. Jusque là, leur Patron était saint Sixtus, mais ayant été vaincus par les Gênois, ils se sentirent «trahis» par leur Protecteur, et lui préférèrent Ranieri.

Saint Ranieri de Pise est commémoré le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Teresa de Portugal

1176-1250

 

Teresa de Portugal naquit vers 1176, à Coimbra, fille aînée du roi portugais Sancho Ier et de Dulce d’Aragon, qui eurent onze enfants. Deux autres filles, Sancha et Mafalda, sont aussi bienheureuses (v. 11 avril et 1er mai).

Teresa était une jeune fille aussi pieuse que belle, modeste et discrète.

Elle épousa (ou plutôt on lui fit épouser) Afonso IX, roi de León, qui était son cousin, ce qui fit que le pape déclara nul ce mariage. Mais les époux, n’étant pas responsables de cette situation, ne se séparèrent pas immédiatement et eurent trois enfants Sancha, Fernando et Dulce.

Même certains évêques espagnols reconnaissaient la validité du mariage au concile de Salamanque convoqué en 1192 par le pape. 

Cherchant la paix, les pieux époux se séparèrent finalement, en 1195, et Teresa revint au Portugal.

A la mort du roi Sancho Ier, il y eut une grave mésentente entre les descendants, Afonso II et ses sœurs, Teresa, Sancha et Mafalda.

Teresa obtint pour elle le monastère bénédictin de Lorvão, qui était presque abandonné ; elle y fit venir des moniales cisterciennes ; elle-même y entra en 1228, avec sa jeune sœur, Blanca, sa cadette de onze ans.

Elle fonda aussi le monastère de Cisterciennes de San Guillermo à Villabuena del Bierzo, où se retirèrent ses deux filles.

Elle alla assister sa sœur Sancha à ses derniers moments, en 1229 (v. 11 avril) et remporta sa dépouille au monastère de Lorvão.

Pour régler pacifiquement avec ses sœurs l’épineuse question de l’héritage familial, Teresa renonça à tout ce qui pourrait revenir à ses filles Sancha et Dulce (son fils était déjà mort), se contentant d’une pension.

Elle se retira ensuite à Lorvão, dans la prière et la pénitence. Dieu lui donna le don des miracles.

Elle annonça aussi le jour de sa mort, qui arriva le 17 juin 1250.

A son tombeau se produisirent beaucoup de miracles. On l’ouvrit en 1617 : on y trouva intacts et le corps et les vêtements et les fleurs.

Teresa fut béatifiée avec sa sœur Sancha en 1705, mais le Martyrologe la nomme sainte.

 

 

Scipione Burali

1511-1578

 

Scipione Burali naquit en 1511 à Itri (Latina, Latium, Italie centrale), de la noble famille Burali di Arezzo.

C’était le second fils de Paolo Burali et Vittoria Olivares ; quand celle-ci mourut, Paolo se retira de la vie diplomatique, et devint prêtre.

A quatorze ans, en 1525, Scipione fut inscrit à l’université de Salerno, puis à celle de Bologne, où il reçut très brillamment le doctorat in utroque jure, à vingt-cinq ans. Il eut comme professeur un certain Ugo Boncompagni, le futur pape Grégoire XIII.

Pendant douze ans, il fut avocat à Naples, où son intégrité lui valut le surnom de ami de la vérité et père des pauvres.

Il voulait se retirer, mais le roi le nomma conseiller royal, puis sa parfaite honnêteté lui valut des responsabilités très importantes dans l’armée, dans les rapports avec la papauté et aussi à la cour d’Espagne.

Sa vie personnelle, empreinte d’un amour d’absolu, reçut l’influence bénéfique des pères Théatins (v. 7 août, saint Gaetano de Thiene).

En 1557, il entra dans cet Ordre, prenant le nom de Paolo. Quoique se sentant à peine capable d’être le dernier des frères, il fut poussé à recevoir le sacerdoce, en 1558.

On lui confia la mission d’aller implorer à la cour d’Espagne un adoucissement dans les activités de l’Inquisition à Naples. La mission réussit totalement.

Il fut nommé supérieur des communautés de Théatins à Naples puis à Rome. Trois fois, il refusa d’être nommé évêque, et finit par se soumettre pour le diocèse de Plaisance (1568), où il eut une activité réformatrice similaire à celle de saint Carlo Borromeo (v. 3 novembre) pour appliquer les décrets du concile de Trente.

En 1568, il fut créé cardinal, et en1576, il fut transféré au siège de Naples, par l’autorité du nouveau pape Grégoire XIII, son ancien professeur.

A Naples, insatisfait du séminaire existant, il renvoya tout le monde, professeurs et élèves, et ferma la maison, avant de rouvrir l’établissement avec d’autres normes, conciliaires celles-ci. Il fit de même avec deux monastères de femmes. Il abolit le «privilège» du vice-roi d’avoir son trône avec baldaquin à côté de l’autel. Il s’attacha à la conversion des juifs, des hérétiques et des esclaves mahométans. Il publia un Catéchisme qui fut sa dernière action, car l’âge et les maladies le portèrent bientôt à la mort, le 17 juin 1578.

Il s’était retiré à Torre del Greco pour se reposer après s’être cassé une jambe. Saint Filippo Neri dit alors que sa mort était une perte pour tout le monde chrétien.

Scipione-Paolo fut béatifié en 1772.

 

 

Philippe Papon

1744-1794

 

L’abbé Papon était né le 5 octobre 1744 à Saint-Pourçain (Allier).

Il fut curé de Contigny, dans le diocèse de Moulins.

Comme tant d’autres Confrères, il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé et fut condamné à la déportation.

Les prisonniers furent en réalité entassés sur des bateaux négriers qui ne partirent jamais de La Rochelle.

L’abbé Philippe Papon mourut à bord du Deux Associés, le 17 juin 1794, en donnant l’absolution à un autre prêtre moribond.

Il fait partie des soixante-cinq Martyrs de la Révolution béatifiés en 1995.

 

 

Phêrô Ɖa

1802-1862

 

Ce laïc vietnamien était né vers 1802 à Ngọc Cục (Nam Định, Vietnam).

D’autres Martyrs étaient du même village (voir au 16 juin).

Phêrô (Pierre) fut brûlé vif ; il subit le martyre le 17 juin 1862. Il y eut cette année-là un traité entre le Vietnam et la France, mettant fin (officiellement) aux hostilités des gouvernants vietnamiens contre les Occidentaux (et donc contre les missionnaires).

Béatifié en 1951, Phêrô Đa a été canonisé en 1988. Il occupe la dernière place de la liste des cent dix-sept Martyrs vietnamiens.

Ces cent dix-sept Martyrs ont leur fête commune le 24 novembre.

 

 

Joseph-Marie Cassant

1878-1903

 

Deuxième garçon d’une famille très chrétienne, Joseph-Marie naquit le 6 mars 1878 à Casseneuil (Lot-et-Garonne), de Pierre et Anaïs. Les deux sœurs de Pierre étaient religieuses à Casseneuil. 

Pierre Cassant, arboriculteur, envoya Joseph faire des études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassaliens) sur place, mais Joseph rencontra de grandes difficultés, en raison de sa mauvaise mémoire.

L’étude marquait le pas, mais la foi et bientôt la vocation sacerdotale de ce garçon s’affermirent très vite. Le bon curé de la paroisse le suivait de près, le confiant à son vicaire pour l’aider dans l’étude. Impossible pourtant de l’envoyer au petit séminaire, à cause de ce manque de mémoire. Joseph ne se décourageait pas ; il priait, il se recueillait, au point que le bon curé, l’abbé Filhol, lui suggéra de se présenter chez les Cisterciens. Il eut l’idée de faire vivre Joseph au presbytère pendant quelque temps, au rythme de l’abbaye : horaires, prière, travail, régime alimentaire. Joseph est ravi.

Finalement, le jeune homme se présenta à l’abbaye cistercienne de Sainte-Marie du Désert, dans le diocèse de Toulouse, le 5 décembre 1894 : il n’avait pas dix-sept ans.

Dieu fit que le maître des novices avait du discernement : le Père André Malet sut veiller sur cette âme, l’accompagner dans son chemin vers la perfection, dans la voie du Cœur de Jésus. Joseph était toujours content, toujours souriant, jamais raisonneur ou grognon, de sorte que ses frères en religion l’apprécièrent vite.

Joseph-Marie avança ainsi en répondant à chaque instant à l’appel du Christ, avec patience, espérance, amour. Il voyait ses lacunes, mais il n’avait qu’un but : l’amour du Christ. Sa devise était : “Tout pour Jésus, tout par Marie”.

Il poursuivit l’étude, pas à pas, avec acharnement et persévérance. Les difficultés ne manquaient pas, car le frère qui l’enseignait n’avait pas le tact nécessaire envers son élève. Mais Joseph ne se décourageait pas et avançait, discrètement, malgré une résistance physique apparemment limitée, au point qu’il fut ajourné au conseil de révision en 1899 et définitivement réformé du service militaire en 1900.

Cette même année, il prononça ses vœux définitifs le 24 mai 1900, et s’appela alors Marie-Joseph.

Il put dès lors s’engager dans la préparation au sacerdoce : l’Eucharistie était sa référence. Il reçut l’ordination sacerdotale en octobre 1902, il avait l’âge canonique de vingt-quatre ans, ayant dépassé victorieusement le handicap de sa mémoire traîtresse.

Trop discret, même, Joseph ne s’était pas plaint d’un mal qui le rongeait : la tuberculose. On ne le remarqua que trop tard, quand il ne pouvait plus le cacher. Il fit un séjour dans sa famille, mais quand il revint au monastère, ce fut pour être reçu à l’infirmerie, où ses souffrances devinrent de plus en plus intolérables, intensifiées aussi par les maladresses de l’infirmier, son ancien “professeur” si acariâtre.

Jusqu’au bout, le père André fut aux côtés de Joseph. Il avait dit un jour : Quand je ne pourrai plus dire la Messe, Jésus pourra me retirer de ce monde.

Jésus vint en effet l’appeler au matin du 17 juin 1903. 

Consommé dans la sainteté par sa patience dans les petites choses quotidiennes, Marie-Joseph fut béatifié en 2004.

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