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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 23:00

18 JUIN

III.

Ss Cyriacus et Paula, martyrs africains vénérés à Malaga.

Ss Marcus et Marcellinus, martyrs romains, vénérés avec s. Tranquillin.

?

Ste Marine, vierge en Alexandrie, ayant vécu en moine toute sa vie ; on l’identifie avec ste Marguerite (cf. 20 juillet). 

IV.

S Leontius, soldat, le plus illustre martyr à Tripoli de Phénicie.

S Ethère, martyr.

V.

S Amandus, évêque à Bordeaux ; il baptisa s. Paulin (de Nole), avec qui il correspondit.

S Caloger, venu de Constantinople, ermite près de Xacca ; on l’invoque pour la délivrance des énergumènes.

VI.

S Fortunat, évêque en Italie du Nord, mort à Chelles.

XII.

Ste Elisabeth de Schönau, mystique rhénane, amie de ste Hildegarde.

XVI.

Bse Osanna Andreasi de Mantoue, tertiaire dominicaine et mystique ; elle s'entendit dire dans son cœur à six ans : "Enfant, la vie et la mort consistent à aimer Dieu" ; une statue de la Sainte Vierge qui s’anima, lui enseigna la lecture, le latin, l’écriture. 

XVII.

S Grégoire Barbarigo, vénitien, évêque à Bergame puis à Padoue, cardinal, il se consacra aussi au rapprochement de l'Église latine et des Églises d'Orient.

 

Cyriacus et Paula d’Afrique

† 3e siècle

 

De ces deux Martyrs, on sait que Paula était une vierge.

On croit qu’ils furent martyrisés par lapidation en Afrique, ce qui est très vague. Peut-être dans la même période où mourut s.Cyprien (v. 14 septembre), vers 258 ?

Le culte spécial qu’ils reçurent à Malaga (Andalousie, Espagne S) est sans doute dû à la présence de leurs reliques dans cette ville.

Saints Cyriacus et Paula sont commémorés le 18 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcus et Marcellinus de Rome

† 286

 

Il fut question de ces deux Martyrs dans la notice concernant s.Sebastianus (v. 20 janvier).

Marcus et Marcellinus furent de ceux que Sebastianus alla réconforter ou aider, en profitant de sa position militaire.

Du pape Caïus (v. 22 avril), ils reçurent le diaconat, tandis que leur père, Tranquillinus, reçut le sacerdoce.

Ils furent martyrisés peu avant Sebastianus. D’après un récit ancien, ils furent attachés à un poteau, eurent les pieds percés de clous, puis tout le corps déchiqueté avec les lances.

C’était vers 286. La date de 304 proposée quelquefois semble tardive, puisque le pape s.Caïus mourut vers 295.

Du cimetière de la Via Ardeatina, les corps des Martyrs furent finalement reportés dans la basilique des ss.Côme et Damien (v. 26 septembre), où des travaux permirent de les retrouver au 16e siècle, avec celui de s.Tranquillinus.

Saints Marcus et Marcellinus sont commémorés le 18 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Leontius de Tripoli

† 305

 

Il s’agit ici de la Tripoli de Phénicie (act. Liban).

Leontius y était né de parents chrétiens, qui lui avaient enseigné à lire l’Ecriture. A son tour, il parlait de Jésus-Christ à ses camarades.

Après l’arrestation de son ami Publius, il fut à son tour interrogé par son supérieur, qui le jeta en prison.

Le lendemain, il répondit à l’officier : Si tu abandonnais ton erreur et si tu adorais le Messie, tu recevrais en héritage le royaume éternel. A cette courageuse déclaration, il ajouta quelques imprécations contre les statues de bois ou d’airain des idoles païennes.

Battu et horriblement torturé, remis en prison, il expira peu après.

Saint Leontius de Tripoli est commémoré le 18 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Amandus de Bordeaux

† 431

 

Amandus aima Dieu dès l’enfance et lisait l’Ecriture avec avidité. Dieu le conserva dans une innocence qui ne connaissait pas les dangers du monde.

En 389, il prépara au baptême Paulinus (v. 22 juin), qui devint évêque de Nole (Italie), et avec lequel il entretint une correspondance assidue, qui nous permet aujourd’hui de connaître mieux la vie d’Amandus.

Il fut ordonné prêtre par s.Delphin (v. 24 décembre) et lui succéda sur le siège de Bordeaux, vers 404.

Amandus dut faire violence à sa modestie pour accepter une telle charge. Mais il montra encore plus d’humilité après une vision qu’il eut du Christ une nuit : le Seigneur lui enjoignait d’aller à la rencontre d’un certain Seurin (ou Séverin), qui était bien meilleur que lui, Amandus.

Même un évêque pourrait se vexer d’entendre une telle recommandation ! Amandus obéit, alla à la rencontre de Seurin, qu’il embrassa comme s’il le connaissait depuis mille ans, et lui céda la place à la direction du diocèse, restant dans l’ombre jusqu’à la mort de Seurin, de 410 à 420.

Amandus mourut en 431 ou 432.

Saint Amand de Bordeaux est commémoré le 18 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Elisabeth de Schönau

1129-1164

 

Elisabeth était née en 1129 près de Cologne (Allemagne) ; on sait qu’elle avait un frère, Egbert, qui l’assista de son mieux.

Elle entra à douze ans au monastère bénédictin de Schönau : elle s’efforçait simplement de suivre exactement l’observance, encore que sa santé fût débile. Mais son courage était grand : elle portait cilice, chaîne de fer, et ne reculait pas devant d’autres austérités.

A partir de vingt-trois ans, elle fut l’objet de visions célestes, et aussi de persécutions diaboliques. Son frère Egbert, chanoine à Bonn, puis abbé à Schönau en 1155, reçut ses écrits et les publia. Elisabeth fut aussi en relations avec sainte Hildegarde (v. 21 septembre).

Un ange lui avait enjoint d’annoncer au peuple des châtiments qui le menaçaient s’il ne faisait pénitence : la pauvrette ayant trop attendu pour divulguer le message, l’ange, pour la punir de son hésitation, la fouetta durement. Elle fut malade trois jours. Saint Jérôme avait reçu une «pénitence» similaire (v. 30 septembre).

Le Christ fit assister Elisabeth aux mystères de sa vie, de sa mort et de sa glorification. Divines audiences où elle obtenait la conversion des pécheurs. Le samedi, la Mère de Dieu lui apparaissait. Souvent elle reçut des visites de Saints dont on célébrait la fête. Des extases la surprenaient à l’office, à la messe.

Le dernier livre d’Elisabeth raconte l’aventure et le martyre de sainte Ursule et de ses compagnes (v. 21 octobre) ; certains y trouvent des explications utiles pour cette étonnante épopée, d’autres qualifient ce livre de  «roman extraordinaire qui se tient fort loin de l’histoire» : nous savons que, d’habitude, les visions qui viennent de Dieu ne sont pas des romans. D’autre part, la sainteté de vie d’Elisabeth ne peut nous faire supposer qu’elle ait prétendu vraies des imaginations personnelles. Même si un élément humain s’introduit toujours dans la rédaction de visions célestes, le fond de celles-ci reste certainement dans la vérité.

Elisabeth mourut, chargée de douleurs, le 18 juin 1164, jour où la commémore le Martyrologe.

Son saint corps fut profané par les envahisseurs suédois ; il n’en resta que son crâne et quelques ossements.

Commémorée au Martyrologe depuis 1584, Elisabeth de Schönau n’a cependant pas été béatifiée ni canonisée officiellement.

 

 

Osanna Andreasi de Mantoue

1449-1505

 

Osanna Andreasi était la première-née d’une nombreuse progéniture, dans une famille très noble originaire de Hongrie et alliée aux Gonzague, les princes de la cité. Ses parents étaient Nicolò et Agnese. Elle naquit le 17 janvier 1449.

Elle n’avait que six ans lorsqu’une voix céleste l’interpella : “Enfant, la vie et la mort consistent à aimer Dieu”. Elle fut au paradis en extase.

Toute sa vie devait être une union mystique au Verbe éternel, qui la favorisa de nombreuses extases.

Son père ne voulant pas la faire étudier, elle obtint par la prière l’aide surnaturelle : une statue de la Vierge Marie s’anima, qui lui enseigna la lecture des cantiques, le latin, et l’écriture. Elle connut ainsi la Bible et put citer les Pères de l’Eglise.

Lors d’une maladie grave qui mit ses jours en danger, elle en profita pour demander l’habit du tiers ordre dominicain. Guérie, elle conserva cet habit : on imagine la “colère” du papa, qui s’apaisa tout de même.

Osanna fit un noviciat patient de trente-sept années, et fit profession en 1501.

Après la mort des parents, elle s’occupa de la maison, cherchant à rendre service à chacun. Sous les dehors de sa condition, elle portait le cilice ; elle récitait l’office de la Vierge, le grand office aux jours de fête ; elle se confessait et communiait chaque dimanche ; tant qu’elle put, elle s’imposa de dures pénitences : avec l’âge, elle y renonça mais eut le don des larmes.

Lors d’une extase où lui apparurent le Christ, la Vierge Marie et le roi David, elle reçut l’anneau invisible des noces mystiques ; elle porta, mais de façon invisible aussi, les stigmates de la passion de 1476 à 1481.

Durant cette période, elle fut appelée comme gouvernante auprès de François II et Isabelle d’Este, auxquels ses prières obtinrent une fille, Livia-Osanna, qui devint clarisse.

Sans se mêler de politique, elle souhaitait la liberté pour sa ville de Mantoue, occupée par les Français, et appelait instamment les habitants à la conversion.

Elle mourut le 18 juin 1505 dans les bras de ses protecteurs princiers, qui lui préparèrent un magnifique mausolée. Après quatre cents ans, son corps intact fut transporté à la cathédrale.

Osanna fut béatifiée en 1694.

 

 

Gregorio Barbarigo

1625-1697

 

Le nom de famille s’écrivit aussi Barbadico ou Barbadigo.

Gregorio naquit le 16 septembre 1625 à Venise, aîné des quatre enfants de Giovanni Francesco, sénateur de la République de Venise, et de Chiara (ou Lucrezia) Lion, qui mourut de la peste en 1627. Les autres enfants furent Elena, Pietro et Antonio.

Ces parents, très chrétiens, lui donnèrent au baptême les noms de Gregorio, Giovanni, Gaspare. Le père lui fit donner une formation dans l’art de la guerre, dans les sciences naturelles et dans la diplomatie. Il apprit aussi la musique.

C’est ainsi qu’il participa, à Münster, à l’élaboration de la Paix de Westphalie (1643), mission de trois années durant laquelle il rencontra le nonce apostolique, Fabio Chigi, futur pape Alexandre VII.

Il voyagea ensuite dans les Flandres et en France ; de retour en Italie, il étudia à Padoue : grec, mathématiques, histoire, philosophie. Il avait dans l’idée d’abandonner la carrière diplomatique et de se retirer dans quelque ermitage, mais Mgr Chigi l’en dissuada. 

En 1655, il reçut le doctorat en Droit civil et en Droit ecclésiastique, autrement dit in utroque jure et fut ordonné prêtre cette même année.

En 1656, le nouveau pape, Alexandre VII, l’appela au Vatican ; il dirigea le Tribunal de la Signature Apostolique. La même année, il organisa les secours auprès des victimes de la peste qui sévissait à Rome.

En 1657, Gregorio fut nommé évêque de Bergamo, charge qu’il n’accepta qu’après avoir prié Dieu de l’éclairer. A peine arrivé dans son diocèse, il fit donner aux pauvres la somme d’argent prévue pour solenniser son installation, et leur distribua ses propres ressources. Il prit pour modèle saint Carlo Borromeo (voir au 3 novembre).

Il ordonna au concierge de son évêché, de le réveiller à n’importe quelle heure, s’il s’agissait d’aller assister quelque malade. A son médecin qui l’invitait à plus de repos, il répondit : Je fais mon devoir, je ne peux pas faire autrement. Durant les visites pastorales, il logeait chez les gens, simplement.

Le pape le fit cardinal en 1660, puis le nomma évêque de Padoue en 1664 : Mgr Barbarigo y sera le pasteur durant trente-trois années. Il y renouvela le séminaire, qui fut un des meilleurs d’Europe pour la formation des prêtres, il développa la presse chrétienne.

Comme cardinal, il participa à plusieurs conclaves et, après celui de 1676, fut retenu à Rome comme conseiller personnel du nouveau pape (Innocent XI).

Ce grand prélat au zèle infatigable travailla aussi à la réunification des Eglises orientales.

Il mourut le 18 juin 1697, fut béatifié en 1761 et canonisé en 1960.

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