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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 23:00

20 JUIN

I.

S Novat, romain, frère des stes Pudentienne et Praxède.

IV.

S Méthode d’Olympe, évêque à Olympe puis à Tyr de Phénicie, grand écrivain.

S Macaire, évêque à Pétra en Palestine, exilé en Afrique à cause des ariens.

?

Ste Gemma, vierge et martyre en Saintonge.

S Latuin, évêque à Sées.

VI.

S Innocent, évêque au Mans.

VII.

S Gobain (Goban), irlandais, venu en Gaule où son église devint Saint-Gobain ; il fut assassiné par des brigands.

VIII.

S Bain, moine à Fontenelle, évêque à Thérouanne, puis abbé à Fontenelle.

X.

S Adalbert, moine de Saint-Maximin à Trèves, abbé à Wissemburg, premier évêque à  Magdeburg.

XII.

S Giovanni de Matera, fondateur d’une branche bénédictine à Pulsano.

XIV.

Bse Margareta Ebner, dominicaine mystique à Medingen (Bavière), béatifiée en 1979 (plus exactement, son culte fut confirmé à cette date).

XVI.

Bse Margaret Ball, veuve irlandaise, emprisonnée à soixante-dix ans, martyre.

B Dermot O’Hurley, évêque à Cashel, martyr, béatifié en 1992. 

XVII.

Bx Baltasar de Torres, Francisco Pacheco, et Giovanni Battista Zola, prêtres jésuites martyrs au Japon, avec les frères ou catéchistes Gaspar Sadamatsu, Vincentius Kaŭn, Paulus Shinsuke, Michaël Tōzō, Petrus Rinsei et Ioannes Kisaku.

Bx William Harcourt, Thomas Whitbread, Anthony Turner, John Fenwich, John Gavan, prêtres jésuites anglais martyrs à Tyburn.

XIX.

Ste Caterina (Vincenza) Gerosa, fondatrice italienne de l'Institut de Marie-Enfant (Sœurs de la Charité), avec ste Bartolomea Capitanio.

 

Méthode d’Olympe

† vers 312

 

Ce saint Méthode est dit “d’Olympe”, parce que la tradition assure qu’il y fut évêque, s’appuyant sur un écrit de saint Jérôme. 

Ce dernier en effet dit dans le De viris illustribus, LXXXIII, qu’il fut évêque en la ville d’Olympe en Lycie, puis à Tyr en Phénicie. Il ajoute qu’il mourut martyr “à la fin de la dernière persécution”, donc vers 312.

La Lycie est une petite région au sud-est de l’Asie Mineure, actuelle Turquie d’Asie. C’est la patrie de saint Nicolas. La ville d’Olympe est maintenant un site archéologique complètement envahi par la végétation.

Notre saint Méthode fut donc évêque en cette ville. S’il est vrai qu’il mourut martyr, il fut peut-être martyrisé à Tyr, ville mentionnée par le même saint Jérôme. Des contemporains de Méthode ne nomment pas son nom parmi les évêques de Tyr. Reste que Méthode fut apparemment un écrivain prolixe, dont malheureusement on n’a pas conservé les textes dans leur état intégral.

On a de lui Le Banquet des dix Vierges, un dialogue imité du Banquet de Platon, dont les personnages sont dix jeunes filles, réunies dans le jardin de Vertu, dissertant sur la chasteté. Le texte se conclut sur une hymne acrostiche de vingt-quatre strophes, entonnée par l’une des convives en l’honneur des fiançailles du Christ et de son Eglise, de l’union d’Adam et Eve qui les préfigure, et des deux natures du Christ, une des façons d’interpréter le Cantique des Cantiques de la Bible. Chaque strophe s’achève par une acclamation solennelle : “Chaste pour te plaire, une lampe éclatante à la main, ô mon époux, je viens à toi.”

D’autres œuvres de Méthode ont été conservées partiellement en grec et en vieux-slave : un traité Sur le libre arbitre contre les positions des gnostiques ; Sur la Résurrection où Méthode réfute certaines spéculations d’Origène.

Quelques traités, plus courts, nous sont parvenus en vieux-slave : Sur la vie et l’action raisonnable ; Sur la discrimination des aliments ; Sur la lèpre ; Sur la sangsue (cf. Proverbes 30:15sq). 

D’autres écrits sont connus seulement par de courts fragments : Contre PorphyreContre OrigèneCommentaire sur la GenèseCommentaire sur le Cantique des CantiquesCommentaire sur le Livre de JobSur les martyrs.

Méthode était précédemment inséré par erreur au 18 septembre dans l’ancien Martyrologe. Adhérant aux habitudes de l’Eglise Orientale, l’actuelle édition du Martyrologe l’a rétabli au 20 juin.

 

 

Gobain, irlandais

† 670

 

Goban (ou Gobban, Gobhan) pouvait être Gobban Find mac Lugdach, un Irlandais : il y aurait huit Saints irlandais portant ce nom.

Celui dont on voudrait s’occuper ici vint se mettre à l’école de s.Fursy (v. 16 janvier), quand ce dernier était encore en Irlande, puis qu’il parcourait l’Est de l’Angleterre pour l’évangéliser. Gobain continua cette activité quand Fursy partit en Gaule.

Gobain rejoignit à son tour la Gaule : il aurait été en compagnie de Wasnon (ou Wasnulphus, v. 1er octobre), Algis, Eloque, Boélian et Momble, qu’on a supposés être ses frères, au moins au sens spirituel du mot. Il passa par l’abbaye de Laon, par celle de Corbie, enfin obtint du roi Clotaire III un terrain dans la forêt de Voas (Aisne).

Il y aurait fait jaillir une source en plantant son bâton en terre.

S’y étant établi, il vécut là quelque temps en ermite, jusqu’au moment où des brigands le décapitèrent, vers 670.

L’ermitage de Gobain donna lieu au développement d’une ville réputée pour son industrie : Saint-Gobain.

Saint Gobain est commémoré le 20 juin dans le Martyrologe Romain, où cependant il n’est pas question de la mort violente du Saint.

Giovanni Scalcione de Matera

1070-1139

 

Giovanni naquit vers 1070 à Matera (Italie S) dans une noble famille aisée, très chrétienne.

Encore adolescent, il échangea ses beaux habits contre ceux d’un mendiant et partit pour Tarante à la recherche d’une vie plus spirituelle. Rêvant d’érémitisme, il allait vagabonder pendant longtemps pour trouver la volonté de Dieu.

Il trouva d’abord à s’occuper de la basse-cour des moines basiliens de l’île San Pietro, en face de Tarante. Trop austère et indépendant, il fut renvoyé et il passa en Sicile, s’imposant des jeûnes et des macérations sévères. Revenu près de Tarante, à Ginosa, il eut une vision de saint Pierre l’invitant à restaurer une petite église délabrée ; une vilaine histoire de trésor soi-disant volé le fit mettre en prison, d’où le libéra un ange. Passant par Capoue, il entendit une voix qui l’invitait cette fois-ci à rejoindre saint Guglielmo (v. 25 juin) au mont Vergine ; puis, quand ce dernier se transféra ailleurs, Giovanni vint à Bari.

Mais désormais, Giovanni était dans la cinquantaine ; il ne s’enfermait plus dans le mutisme comme au début et se mit à prêcher, à appeler la population à se convertir. Des ecclésiastiques, jaloux de son «succès», le taxèrent d’hérésie. Giovanni quitta Bari et remonta vers le mont Gargan. Non loin de là, à Monte Sant’Angelo, il fonda un monastère.

Ce monastère de Pulsano compta plusieurs dizaines de moines, qui vivaient une règle de saint Benoît sévère, par exemple marchant pieds-nus. Cette Congrégation des Ermites de Pulsano devait essaimer à Foggia et en Dalmatie.

A Foggia, Giovanni fut l’abbé pendant dix ans. Il mourut là le 20 juin 1139 et fut canonisé en 1177.

 

 

Margareta Ebner

1291-1351

 

Margareta Ebner vit le jour vers 1291 à Donauwörth (Bavière, Allemagne S), dans une riche famille.

A quinze ans, elle entra chez les Dominicaines de Mödingen.

A partir de 1311, elle fut favorisée de visions qui la portèrent à une grande intimité avec Jésus Enfant ou Crucifié. Si elle eut parfois dans ses bras Jésus Bébé, qu’elle allaitait, elle eut aussi sur elle la marque du Crucifié, avec de douloureuses blessures qui lui arrachaient des cris et des larmes.

Elle fut frappée d’une pénible maladie qui la cloua au lit de 1312 à 1326.

Elle mourut le 20 juin 1351 à Mödingen, commémorée au Martyrologe à cette date, et son culte fut reconnu en 1979, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

Margaret Ball

1515-1584

 

Le nom gaélique de Margaret Ball est Maighréad Ball (Nic Fheorais).

Cette laïque naquit vers 1515 à Cobskill (Skryne, Meath, Irlande), de Nicholas Bermingham. Ce dernier avait engagé son fermier quand ce dernier émigra d’Angleterre. Par la suite, la famille fut très active politiquement.

A seize ans, Margaret épousa Bartholomew Ball, de Dublin, dont la riche famille avait financé le pont qu’on appelle encore le Ballsbridge.

Le jeune couple s’installa à Ballygall House ; ils eurent dix enfants, dont cinq atteignirent l’âge adulte.

Tandis que Bartholomew fut élu Lord Mayor à Dublin en 1553, Margaret menait la vie d’une bonne maîtresse de maison, aisée, employant plusieurs domestiques, mais aussi organisant chez elle des classes pour les enfants.

A partir de 1558, sous le règne d’Elizabeth I, les Catholiques furent persécutés. Il était bien connu que Bartholomew Ball mettait à Dublin des maisons de refuge au service des évêques et des prêtres. Or, ce fut leur propre fils, Walter, qui ambitionnait la place de son père, qui dénonça sa mère, quand elle fut veuve.

Il commença par adopter la nouvelle «religion officielle» et fut nommé Commissaire aux Affaires Ecclésiastiques en 1577. La pauvre Margaret tenta de ramener son fils à la foi catholique, par exemple en organisant la visite d’un ami spécial pour lui (c’était le fameux évêque Dermot O’Hurley). Ce fut insuffisant.

En 1580, ayant obtenu la place si convoitée de Lord Mayor, Walter fit arrêter sa propre mère avec son chapelain ; la vieille maman souffrait d’arthrite et ne pouvait marcher, on la transporta sur une palette de bois et on les enferma au donjon de Castle. La famille protesta auprès de Walter, qui resta insensible et obstiné : Notre mère aurait dû déjà être exécutée, j’ai eu pitié d’elle. Elle pouvait bien, ajouta-t-il, repartir librement, elle n’avait qu’à faire le serment (le Oath of Supremacy, le Serment reconnaissant la suprématie du pouvoir royal sur celui du Pape).

Le second fils de Margaret, Nicholas, qui la défendait au contraire de tout son cœur, succéda à Walter comme Mayor de Dublin en 1582, mais le Commissaire était toujours Walter, qui fit tout pour contrecarrer les dispositions prises par Nicholas pour soulager (et libérer) leur mère. Nicholas ne put que rendre visite personnellement à Margaret, en lui apportant de bonnes choses pour la nourrir et la réchauffer.

La pauvre femme, toute recroquevillée à cause de l’arthrite, maltraitée dans son cachot humide et sombre, mourut prisonnière de son indigne fils, à soixante-neuf ans, un âge bien avancé pour cette époque, un jour non précisé de l’année 1584.

Le Martyrologe l’a placée au 20 juin, le même jour que l’évêque Dermot O’Hurley.

Elle fut béatifiée en 1992.

 

 

Dermot O’Hurley

1530-1584

 

Les prénom et nom de cet évêque peuvent aussi prendre la forme Dermod ou Dermond, et en irlandais Diamaid Ó hUrthuile ; en gaélique : Diarmaid Ó hIarlatha.

Né vers 1530 à Lickadoon Castle (Lickadoon, Ballyneety, Limerick, Irlande), Dermot était fils de William, chef de clan et intendant de James FitzGerald, 14e comte de Desmond.

Comme tout le clan O’Hurley, Dermot descendait de Dál gCais, un des clans les plus distingués de l’histoire du Munster irlandais.

Dermot étudia avec des précepteurs, puis fut envoyé à Louvain (Belgique), où il fut reçu docteur en théologie (1551) et en droit, et ensuite enseigna la philosophie pendant quinze ans dans un des plus prestigieux collèges de Louvain.

Puis en 1574 il fut nommé professeur de droit canonique et civil à Reims, pendant quatre ans.

Après l’excommunication de la reine Elizabeth 1re, le pape nomma Dermot archevêque de Cashel, alors qu’il n’était encore qu’un laïc. Après sa consécration, il se lança dans sa mission en 1583, défrayant le danger qu’il courait.

Il trouva un capitaine complaisant pour le débarquer en Irlande, et il accosta à Holmpatrick Strand (Dublin) à l’automne 1583. Ses lettres furent d’ailleurs interceptées par des chasseurs de prêtres.

Le gouvernement de Dublin avait un système d’espionnage très au point, et l’on se mit tout de suite à rechercher l’archevêque. Celui-ci ne put jamais arriver à Cashel.

Mgr Dermot logea chez le baron Thomas Flemyng à Slane, d’où il pensait partir pour ses activités dans tout le territoire du clan O’Reilly. C’est à Slane qu’il fut reconnu.

Sous la pression et de sévères sanctions, on voulut contraindre Flemyng de faire arrêter l’archevêque, qui avait entre temps quitté Slane. On l’arrêta à Carrick-on-Suir (septembre 1583), alors qu’il était en compagnie d’un protestant, Thomas Butler, comte de Ormonde, lequel fut très offensé et affligé de cette arrestation : d’ailleurs, par la suite, il fit tout son possible pour libérer l’archevêque de ses bourreaux.

Malgré tout, l’archevêque se retrouva en prison au château de Dublin, le 8 octobre 1583.

On l’interrogea, on l’accusa de faire partie de l’Inquisition romaine. Il aurait cependant, paraît-il, continué de donner des leçons de Droit.

On le tortura horriblement, en enduisant ses jambes d’huile avant de les suspendre sur le feu. Malgré ces horribles douleurs, l’archevêque refusa d’adhérer au Protestantisme. 

D’après des documents, la reine n’était pas favorable à empêcher un jugement régulier selon la loi anglaise, mais on lui fit bientôt changer d’avis et elle approuva un jugement par un tribunal militaire, qui décida en une journée de condamner à mort l’archevêque.

Apprenant que le comte d’Ormonde allait arriver, et craignant que son influence pût sauver l’archevêque, le chancelier ordonna d’exécuter la sentence dès que possible.

Le 19 ou le 20 juin, tôt le matin, on emmena le prélat à l’extérieur de Dublin et il fut pendu à Hoggen Green. 

Dans ses dernières paroles, il dit entre autres : 

Qu’il soit bien connu parmi vous que je suis prêtre et même évêque, bien qu’indigne d’être investi d’une telle dignité sacrée. Et aussi qu’on n’a trouvé aucun grief à me reprocher qui méritât la peine de mort, sinon celui d’être prêtre, ce qui fait qu’on a procédé contre moi contre leurs propres lois…

Ce sont ses propres bourreaux qui laissèrent des documents sur les tortures et l’exécution que subit l’archevêque de Cashel.

Mgr Dermot O’Hurley fut béatifié en 1992. Le Martyrologe le mentionne le 20 juin.

 

 

 

Baltasar de Torres Arias

1563-1626

 

Il naquit le 14 décembre 1563 à Grenade (Espagne) dans une famille noble.

Son père étant gouverneur d’Ocaña, l’enfant l’y suivit et y fréquenta le collège des Pères jésuites.

Il entra dans la Compagnie de Jésus à seize ans, au noviciat de Navalcamero. Après la profession, il étudia la philosophie à Huete et fut envoyé enseigner la grammaire à Cuenca. Il étudia la théologie à Alcalá.

Il n’était encore que diacre, quand il partit pour le Japon, rejoint par trois autres Confrères japonais qui revenaient de Rome. C’est au Japon qu’il fut ordonné prêtre, en 1600.

Son apostolat l’envoya à Meaco (centre de l’actuelle Kyoto), Ōsaka…

A partir de 1614, la persécution l’obligea à agir clandestinement, pendant encore une douzaine d’années.

Le 15 mars 1626, il fut arrêté pendant qu’il célébrait la Messe. Neuf Jésuites se retrouvèrent ainsi en prison.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Baltasar fut béatifié en 1867.

 

 

Gaspar Sadamatsu

1565-1626

 

Il naquit vers 1565 à Hasami (Nagasaki, Japon).

C’était un homme cultivé et il fut un fidèle serviteur des Pères jésuites, comme frère convers et catéchiste, collaborant à leur apostolat pendant quarante ans.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Gaspar Sadamatsu fut béatifié en 1867.

 

 

Francisco Pacheco

1566-1626

 

Il naquit en 1566 à Ponte de Lima (Portugal) dans une famille noble.

Tout jeune, il fit le vœu d’être martyr. Etudiant à Lisbonne, il y rencontra quatre Japonais catholiques qui revenaient de Rome, où le Pape les avait reçus. Francisco décida de se dédier totalement aux missions du Japon.

Il entra ainsi dans la Compagnie de Jésus en 1586. Une fois terminées les études, il fut ordonné prêtre et ses Supérieurs l’envoyèrent donc au Japon, où il arriva en 1604.

Son apostolat fut fécond. Il devint le provincial des Jésuites et vicaire général du diocèse, habitant chez des Chrétiens de Kuchinotsu. Mais à partir de 1614, la persécution l’obligea à agir clandestinement. Il passa plus d’une année dans une cachette dont il ne sortait que la nuit.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Francisco fut béatifié en 1867.

 

 

Giovanni Battista Zola

1575-1626

 

Il naquit le 1er novembre 1575 à Brescia (Italie nord).

Il entra dans la Compagnie de Jésus et se proposa pour les missions étrangères.

Ordonné prêtre, il fut d’abord envoyé en Inde, en 1602, et il rejoignit le Japon en 1604.

A partir de 1614, la persécution l’obligea à se réfugier dans la région d’Arima pour continuer son activité apostolique. On sait qu’il demanda à deux confrères jésuites qui allaient au martyre, d’intercéder auprès de Dieu pour lui obtenir la grâce du martyre ; les deux le lui promirent par document écrit.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Giovanni Battista fut béatifié en 1867.

 

 

Vincentius Kaŭn

1579-1626

 

Il naquit vers 1579 en Corée.

A treize ans, il arriva au Japon, où il rencontra des Chrétiens, des Jésuites, au contact desquels il se convertit.

Il resta auprès des Pères jésuites et fit la profession. Excellent collaborateur, catéchiste zélé, il mit au service de la mission ses connaissances des langues coréenne, japonaise et chinoise.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Vincentius fut béatifié en 1867.

 

 

Paulus Shinsuke

1581-1626

 

Il naquit vers 1581 à Urada (Nagasaki, Japon).

Il fut un vaillant compagnon du père Provincial (Francisco Pacheco) dans ses courses apostoliques, et l’assista fidèlement comme catéchiste.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Paulus Shinsuke fut béatifié en 1867.

 

 

Michaël Tōzō

1588-1626

 

Il naquit vers 1588 à Chijiwa (Nagasaki, Etat d’Arima, Japon).

Il fut un vaillant compagnon des pères jésuites, notamment du père Baltazar Torrès dans ses courses apostoliques.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Michaël Tōzō fut béatifié en 1867.

 

Petrus Rinsei

1588-1626

 

Il naquit vers 1588 à Hachirao (Nagasaki, Japon).

On peut dire qu’il passa sa vie au milieu des Jésuites. Il fit la profession et fut le fidèle collaborateur des prêtres, les accompagnant où c’était nécessaire. C’était un fervent adversaire du paganisme.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Petrus fut béatifié en 1867.

 

 

Ioannes Kisaku

1605-1626

 

Il naquit vers 1605 à Kuchinotsu (Nagasaki, Japon).

Il grandit chez les Pères jésuites et fit la profession. Excellent collaborateur, catéchiste zélé, il refusa absolument de se séparer des Pères lors de leur arrestation, alors qu’il aurait pu obtenir la liberté.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626 : Ioannes avait vingt-et-un ans (environ).

Le frère Ioannes fut béatifié en 1867.

 

 

 

William Barrow-Harcourt

1610-1679

 

Originaire du Lancashire, il était né en 1610 à Kirkham et portait en réalité le nom de Barrow. 

Après des études au collège des Jésuites de Saint-Omer, il entra chez les Jésuites en 1632, fut ordonné prêtre et retourna en Angleterre, en 1644, pour travailler clandestinement parmi les Catholiques persécutés. 

Il exerça ainsi son devoir pastoral à Londres pendant trente-cinq années, sous le nom de William Harcourt ou William Waring.

Il était supérieur des Jésuites lorsqu’il fut arrêté en 1678, accusé de faire partie du complot Titus Oate.

Enfermé dans la prison de Newgate, il fut jugé le 13 juin 1679, en même temps que d’autres pères jésuites : Thomas Whitbread, John Fenwick, John Gavan, Anthony Turner.

Des témoins à décharge furent systématiquement écartés, car, disait le juge, on ne pouvait donner crédit à des témoins catholiques. 

Les Pères jésuites furent tous condamnés à mort pour crime de haute trahison. Un spectateur osa exprimer son désappointement : “Un jury de Turcs aurait acquitté”.

On leur offrit la vie sauve s’ils révélaient les secrets de la conspiration, qu’ils ignoraient bien sûr.

Ils furent pendus, éviscérés et écartelés à Tyburn, le 20 juin 1679.

William a été béatifié en 1929.

 

 

Thomas Whitbread

1618-1679

 

Ce prêtre anglais était né dans l’Essex en 1618, et l’on ne sait rien de son enfance.

Il reçut sa formation à Saint-Omer et entra chez les Jésuites en 1635.

Rentré en Angleterre en 1647, il y exerça sa mission pastorale pendant plus de trente années, principalement dans les régions de l’est, sous le pseudonyme de Harcourt.

Il fit sa profession solennelle en 1652.

Deux fois supérieur dans le district de Suffolk, une fois dans celui du Lincolnshire, il fut provincial en 1678 ; c’est en cette qualité qu’il vint visiter les catholiques anglais réfugiés en France. A Saint-Omer il rencontra un certain Titus Oates, qui, passé de l’anglicanisme au catholicisme, s’était montré assez instable déjà au collège anglais de Valladolid (Espagne) ; le Père Whitbread refusa son admission dans la Société des Jésuites.

C’est justement peu après que fut inventé à Londres le fameux “complot Titus Oates”, qui accusait les Jésuites de comploter contre le roi pour rétablir le Catholicisme.

Oates lui-même conduisit une quinzaine de soldats pour arrêter le Père Whitbread (avec le Père Mico, qui mourut en prison)  à Londres le jour de la Saint-Michel (29 septembre 1678), mais il était si malade (il avait contracté la peste à Anvers) qu’on ne put le transporter à la prison de Newgate que trois mois plus tard. Là ils y retrouvèrent les Pères Fenwick et Ireland.

Outre ce père John Fenwick, trois autres Jésuites allaient ensuite être jugés avec lui : William Harcourt dit Barrow, John Gavan, Anthony Turner, qui ont également leur notice.

D’abord jugés au tribunal de Old Bailey (17 décembre 1678), et bien que toutes les accusations contre eux fussent nulles, ils restèrent cependant en prison jusqu’au 13 juin 1679.

Cette fois-ci on les trouva coupables de haute trahison, accusation qui fit dire à un spectateur indigné qu’ “un jury de Turcs (les) aurait acquittés”.

Sur l’échafaud, quand ils avaient déjà la corde au cou, on leur proposa la vie sauve, s’ils révélaient les secrets de la conspiration, qu’ils ignoraient bien évidemment.

Après la pendaison, ils furent dépecés, écartelés. C’était le 20 juin 1679, jour où ils sont commémorés au Martyrologe.

Les restes des Martyrs furent ensevelis à Saint-Gilles-in-the-Fields.

Le Père Thomas Whitbread fut béatifié en 1929.

 

 

Anthony Turner

1628-1679

 

Anthony était né en 1628 à Melton Mowbray (Leicestershire), de parents protestants : son père était ministre du culte.

Après ses études à l’université de Cambridge, il se convertit au catholicisme et fit des études à Rome, d’ailleurs avec son frère.

Ayant demandé son admission parmi les Jésuites, il y fut formé dans les Flandres. Ordonné prêtre en 1661, il retourna en Angleterre et travailla à Worcester.

Quand éclata le fameux “Complot de Titus Oates”, les supérieurs d’Anthony lui conseillèrent vivement de quitter la région, raison pour laquelle il vint à Londres, dans l’espoir de rencontrer quelque Jésuite qui l’aurait aidé à payer son voyage pour quitter le pays. Mais il ne trouva personne. Il donna ses derniers deniers à un mendiant et alla se livrer de lui-même comme prêtre et comme Jésuite.

Arrêté quoique non inscrit sur la liste des recherchés, il fut enfermé à Newgate, où il retrouva d’autres Confrères ; avec eux il fut accusé de haute trahison, même si des témoins à décharge prouvèrent l’évidence de son innocence, mais la cour annonça qu’on ne pouvait recevoir le témoignage de Catholiques (voir plus haut, la notice de Thomas Whitbread).

Comme ses Compagnons, Anthony fut pendu à Tyburn le 20 juin 1679, puis dépecé et écartelé.

Il a été béatifié en 1929.

 

 

John Fenwick (Caldwell)

1628-1679

 

Ce prêtre, jésuite, naquit à Durham en 1628. Son vrai nom était Caldwell.

Quand il embrassa le catholicisme, ses parents le déhéritèrent.

En 1657 il vint à Saint-Omer où il reçut sa formation, entra dans la Compagnie de Jésus en 1656, et fut ordonné prêtre en 1664.

D’abord procureur au Collège de Saint-Omer, il fut envoyé en Angleterre en 1674, pour y travailler dans le secteur de Londres.

Au moment du “complot de Titus Oates”, il fut arrêté la nuit du 28 septembre 1678 avec d’autres Confrères : William Ireland et un assistant, John Grove. Tous trois furent incarcérés à Newgate, où ils subirent beaucoup de mauvais traitements. John Fenwick fut tellement meurtri par les chaines et les fers, qu’on envisagea de l’amputer. Mais les autorités s’y opposèrent, certaines que de toutes façons il allait bientôt être condamné et exécuté. 

Accusé de haute trahison en décembre, pour être un prêtre catholique et célébrer la Messe, il fut renvoyé en prison et de nouveau jugé le 13 juin 1679, avec quatre autres Confrères qui furent ensemble condamnés et suppliciés à Tyburn. 

Martyrisés le 20 juin 1679, ils sont commémorés ensemble au Martyrologe ce même jour.

Ils ont été béatifiés en 1929.

 

 

John Gavan

1640-1679

 

Né à Londres en 1640, John Gavan était d’une famille originaire de Norrington (Wiltshire) ; il avait étudié à Saint-Omer avant d’entrer dans l’Ordre des Jésuites en 1660.

Il acheva ses études à Rome et fut ordonné prêtre en 1670.

Revenu en Angleterre, il exerça dans le Staffordshire, une région majoritairement fidèle au catholicisme. C’était un prédicateur éloquent et efficace, qui soutint beaucoup les Catholiques.

 A l’occasion de ses vœux solennels, en la fête de l’Assomption, 15 août 1678, il y eut une grande fête à Boscobel, propriété de la famille Penderel qui avait aidé Charles II après la bataille de Worcester. Etaient présents aussi deux futurs Martyrs, le jésuite William Ireland et un certain Richard Gerard de Hilderstone. Après la cérémonie et le dîner, on visita le fameux Chêne Royal, où se cachait le Roi.

Dans le cadre du tristement fameux “Complot Titus Oates”, son nom ne fut pas tout de suite inscrit parmi ceux qui étaient recherchés, car Titus Oates ne le connaissait pas, mais dans un second temps, sa tête fut mise à prix pour une récompense de cinquante livres.

Sous un déguisement, il vint à Londres et chercha à gagner la Belgique, mais il fut arrêté le 29 janvier 1679, trahi par un espion qu’on dit être un prêtre apostat.

Durant le procès du 13 juin 1679, John Gavan semble avoir été le porte-parole des cinq accusés. Il démontra avec toute la clarté de l’évidence que les accusations étaient totalement infondées, mais les juges étaient gagnés à la thèse de la culpabilité et condamnèrent les cinq prêtres à la peine de mort (voir plus haut, la notice de Thomas Whitbread). 

Les cinq prêtres jésuites furent pendus, éviscérés et écartelés, le 20 juin 1679.

Ils furent béatifiés en 1929.

 

Caterina Vincenza Gerosa

1784-1847

 

Caterina naquit le 29 octobre 1784 à Lovere (Bergame, Lombardie, Italie nord), aînée des cinq filles de Gianantonio et Giacomina Macario, commerçants de fourrures, et ne fit pas d’autres études.

Elle grandit dans la foi, participant à la Messe quotidienne et servant dans la boutique. Bientôt moururent son père, ses sœurs, sa mère ; héritière, elle ouvrira sa maison aux pauvres.

Lors de l’invasion napoléonienne, Lovere passa de la République de Venise à l’empire français. Après l’Empereur de France, ce sera l’Empereur d’Autriche. La boutique ne fonctionnait plus. Caterina se mit à enseigner gratuitement à des filles pauvres, à assister des malades.

En 1824, avec Bartolomea Capitanio (voir au 26 juillet), elle ouvre un hôpital, modeste, puis en 1832 elles décident toutes deux de fonder un institut dont la mission serait d’assister les malades, d’instruire gratuitement les petites filles, recueillir les orphelins, épauler la jeunesse.

Le travail s’annonce immense, mais Bartolomea mourut de tuberculose dès 1833. La «communauté» se réduisit à Caterina ! Sans perdre de temps en larmes de deuil, tout de suite elle accueillit d’autres jeunes filles, vivant selon la règle de sainte Jeanne Antide Thouret (voir au 24 août).

En 1840, elles obtinrent l’approbation pontificale et s’appelèrent Sœurs de Marie Enfant. Caterina prit le nom de Vincenza. Leur Règle sera désormais celle écrite par Bartolomea avant sa mort, sous les conseils de Caterina.

Sept ans après, à la mort de Caterina Vincenza, les Sœurs étaient déjà cent soixante-et-onze. Elles sont aujourd’hui environ cinq mille, concentrées en Lombardie, dans le Trentino et le Veneto (Italie nord et nord-est).

Caterina-Vincenza Gerosa mourut le 20 juin 1847, fut béatifiée en 1926 et canonisée en 1950.

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