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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 23:00

23 JUIN

III.

Ste Agrippine, vierge et martyre romaine.

?

S Félix, prêtre martyr à Sutri, frappé violemment au visage avec un caillou.

S Zénon et son esclave Zénas, martyrs à Philadelphie.

VI.

S Domnolet, prince du Limousin.

VII.

Ste Ediltrude, reine anglaise, sœur des trois saintes Sexburge, Ethelburge et Wilburge,  supérieure fondatrice à Ely ; on retrouva son corps intact onze ans après sa mort ; on l’invoque contre les maux de gorge et les maladies du cou, car elle souffrit d’une tumeur au cou.

VIII.

S Hidulphe, comte en Hainaut ; il aida à la fondation du monastère de Lobbes, où il fut moine en accord avec son épouse, ste Aye.

S Jacob, abbé-évêque à Hornbach.

X.

S Bilius, évêque à Vannes ; la tradition le fait mourir lors d’une incursion des Normands.

XI.

S Lietbertus, évêque à Cambrai, successeur de son oncle.

XII.

S Lanfranco de Pavie, évêque pacificateur ; il souffrit beaucoup des autorités civiles.

XIII.

S Walhère, curé à Onhaye, assassiné par un confrère (ou son neveu) à qui il reprochait ses écarts.

Bse Marie, mystique belge ; son mari soignait avec elle les lépreux et lui permit de se retirer à Oignies.

XV.

B Pietro Giacomo de Pesaro, prêtre des ermites augustins en Piceno.

XVII.

S Thomas Garnet, prêtre jésuite anglais martyr à Tyburn.

XIX.

S Giuseppe Cafasso, prêtre à Turin, maître à penser de s. Giovanni Bosco.

XX.

Bse Santina Cimatti (Maria Raffaela, 1881-1945), des Religieuses hospitalières de la Miséricorde, dont le  dévouement pendant la guerre lui a valu le nom d’ ”Ange des malades”, béatifiée en 1996.

Ediltrude d’Ely

636-679

 

Ediltrude (Æthelthryth, Etheldrede, Awdrey, Audrey) était née vers 636 à Exning (Suffolk, Angleterre), fille d’Anna, roi en Est-Anglie, et de Hereswyde ; elle avait quatre sœurs, toutes aussi saintes l’une que l’autre : Ethelburge, Sexburge, Wilburge (7 juillet, 11 octobre, 17 mars ?), Sédride, et un frère, s.Earconwald (v. 30 avril).  

Vers 652, elle épousa Tonbert, chef des Gyrvians du Sud, qui cependant mourut en 655. Leur mariage n’avait pas été consommé.

Elle se retira alors dans l’île d’Ely, mais la raison d’Etat poussa Ediltrude à se remarier en 660, avec Egfrid (Ecgfrith), jeune roi de Northumbrie, auquel cependant elle exprima son ferme désir de demeurer vierge. Egfrid se laissa persuader, d’ailleurs sur le conseil de l’évêque Wilfrid d’York (v. 24 avril). Mais plus tard ce fut là la cause d’une longue diatribe avec l’évêque ; Egfrid tenta de soudoyer Wilfrid, de faire enlever Ediltrude, mais celle-ci reçut «providentiellement» l’aide céleste d’une mystérieuse marée qui empêcha les hommes d’Egfrid de passer sur l’île d’Ely.

Egfrid finira par se remarier, expulsant Wilfrid de son royaume (678).

Quant à Ediltrude, après une année de noviciat à Colud, elle fonda en 673 à Ely un double monastère, dont elle fut la supérieure jusqu’à sa mort.

Elle se mortifiait beaucoup ; elle quitta son bon linge pour ne porter que des effets en laine grossière ; elle ne prenait qu’un repas par jour, sauf peut-être aux grandes fêtes comme Noël et Pâques, ou si quelque langueur l’avait affaiblie. 

Dieu lui fit savoir que son monastère serait frappé d’une épidémie de peste et que certaines des moniales la précéderaient dans la tombe. Ediltrude sentit bientôt une tumeur sur son cou, qui lui causa alors une grande joie, malgré les soins douloureux qu’elle recevait du chirurgien. Elle déclara même que c’était là sa pénitence pour avoir porté dans sa jeunesse, des colliers trop précieux qui faisaient toute sa vanité.

Cette sainte abbesse mourut le 23 juin 679 et sa sœur Sexburge lui succéda.

Seize ans plus tard, alors que le corps avait été enseveli simplement, dans un cercueil de bois et dans une terre fort humide, on retrouva ce précieux corps tout frais, sans trace de corruption, la plaie du cou délicatement refermée. L’évêque Wilfrid fut témoin du prodige.

Le monastère fut cependant détruit lors d’une invasion des Danois en 870.

Sainte Ediltrude est commémorée le 23 juin dans le Martyrologe Romain. On l’invoque pour les douleurs du cou.

 

 

Bilius de Vannes

† 913

 

Il fut évêque de Vannes, peut-être le trente-quatrième, car il est assez difficile de dater la plupart de ses prédécesseurs. Parmi ces derniers, se trouve un premier Bilius.

L’épiscopat de Bilius II dura de 892 à 913.

D’après la tradition, reprise par le Martyrologe, il fut tué lors d’une invasion des Normands.

Saint Bilius de Vannes est commémoré le 23 juin dans le Martyrologe Romain.

Lanfranco de Pavie

1124-1198

 

Ce Lanfranco de Pavie n’est pas celui dont il fut question le 28 mai et qui devint archevêque de Canterbury.

Celui-ci, né à Gropello (Pavie), était de la famille Beccari.

Il fut nommé évêque de sa ville, quarante-septième à occuper ce siège. La date de cette nomination a été corrigée ; on la situait en 1159, mais à cette date se trouvait le prédécesseur, Pietro V (1148-1180), de sorte que Lanfranco ne prit pas possession du siège avant 1180. C’est le pape Alexandre III qui le consacra.

Pacifique de cœur, il dut souvent affronter les prétentions des autorités civiles, soit que l’on cherchât à usurper les biens de l’Eglise, soit que l’on prétendît de l’Eglise des sommes énormes pour renforcer les remparts ; il dut aussi affronter des factions hérétiques.

Venu en 1181 implorer son avis au pape, ce dernier (Alexandre III ou Lucius III) menaça Pavie ; Lanfranco revint dans sa ville. Il fut d’abord bien accueilli, car le maire lui était favorable, mais les conflits reprirent et contraignirent Lanfranco à envisager de se retirer purement et simplement dans une abbaye bénédictine : la mort l’aida à se retirer, le 23 juin 1198, après dix-huit ans d’épiscopat.

Saint Lanfranco de Pavie est commémoré le 23 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marie d’Oignies

1177—1213

 

Marie naquit à Nivelles (Brabant, Belgique) en 1177, de parents riches.

Petite, elle aimait prier beaucoup ; adolescente, elle ne voulait pas de coiffure recherchée ni de riches vêtements ; elle suivait en cela le conseil de saint Pierre : Que votre parure ne soit pas extérieure, faite de cheveux tressés, de cercles d’or et de toilettes bien ajustées, mais à l’intérieur de votre cœur (1P 3:3-4).

Contre sa volonté, elle accepta à quatorze ans le mariage arrangé par ses parents, avec un certain Jean, qu’elle convainquit de vivre comme elle dans la chasteté.

Marie s’adonna alors à toutes sortes d’austérités : discipline, ceinture de corde, jeûnes, nuits entières dans l’église froide. L’ardeur de sa prière la réchauffait. En travaillant le jour, elle gardait sous les yeux un psautier. Elle savait s’abstenir de parler, mortification qui lui valut d’éviter le Purgatoire. Elle eut le don des larmes.

Elle s’était installée avec son époux dans la léproserie de Willambroux, pour servir les lépreux ; certains guérirent, sur la prière de Marie.

Il est évident que les gens ne manquèrent pas de venir «consulter» une sainte personne comme Marie, qui pria alors son mari de la laisser se retirer dans une cellule à Oignies (1207), où se trouvait une petite communauté de béguines. D’après le Martyrologe, c’est elle-même qui fonda cette communauté.

Parmi ceux qui vinrent la visiter fut Jacques de Vitry, théologien très connu, plus tard cardinal, qui renonça alors à sa chaire de théologie à Paris pour rester auprès d’elle, bénéficier de ses conseils, et surtout recueillir ses visions.

Marie était particulièrement sensible à la Passion du Sauveur et pouvait s’évanouir quand on y faisait allusion ; elle affectionnait la Présence Réelle du Tabernacle et demeurait là durant des heures, parfois brièvement interrompues par son ange gardien pour lui donner un peu de repos, avant de lui faire reprendre son adoration.

Elle eut connaissance d’événements lointains : elle décrivit en détails à un nouveau prêtre ses impressions au moment où il recevait l’ordination à Paris ainsi que les détails de la cérémonie.

Marie acheva sa vie dans une longue et pénible maladie qui, selon ses dires, l’associait à la Passion du Christ. Elle mourut à Oignies le 23 juin 1213.

Le Martyrologe de ce jour lui donne le titre de Sainte.

 

 

Walhère d’Onhaye

† 1199

 

Walhère (Walter, en wallon Vohy) vit le jour à Bouvignes et fut très tôt orphelin de sa mère.

Eduqué et instruit par les chanoines de Leffe, il manifesta sa vocation au sacerdoce et s’y prépara à l’abbaye bénédictine de Waulsort.

Ordonné prêtre, il restera dans le clergé diocésain, pour ne pas laisser seul son père.

En 1163, il était vicaire à Onhaye, et succéda au curé. Il eut alors comme vicaire Fauchon, que certains donnent comme son neveu. 

Vers 1190, il fut curé-doyen de Florennes.

Lors d’un de ces fréquents «frottements» entre clergé et moines de l’époque, il se rendit à Hastières pour y calmer les esprits ; parmi les contendants se retrouvait Fauchon, à qui Walhère jugea utile d’adresser quelques bons conseils pour amender sa conduite.

Sa mission accomplie, Walhère repartit à Florennes par barque, sur la Meuse. Il faisait nuit, le conducteur de la barque lui assena alors un violent coup de rame sur la tête, et jeta son corps dans la Meuse. On n’est pas bien sûr que l’assassin fût un prêtre ou le rameur, ou Fauchon lui-même, comme l’affirme le Martyrologe. Peut-être est-ce lui qui, ensuite, reconnut son crime, qu’il était le seul à connaître.

Le saint corps fut retrouvé le lendemain matin, 23 juin 1199.

Lorsqu’on voulut ramener le corps à Waulsort sur un charriot, les chevaux refusèrent d’avancer. On attela alors deux jeunes genisses, qui se dirigèrent d’elles-mêmes à Onhaye.

Walhère est invoqué, bien sûr, pour les maux de tête et aussi pour le bétail.

Malgré l’absence de documentation officielle sur la canonisation, le Martyrologe parle de saint Walhère, au 23 juin.

 

 

Pietro Giacomo de Pesaro

1445-1496

 

Pietro Giacomo naquit vers 1445 à Pesaro dans une famille qui pourrait être les Gaspari.

Très jeune il entra chez les pères Augustins de sa ville.

Après le noviciat et les études nécesaires, il fut ordonné prêtre, puis continua des études et fut chargé d’assister les plus jeunes dans les leurs.

En 1472, il est maître d’études à Pérouse ; en 1473, lecteur à Florence ; en 1482, maître en Théologie à Rimini et directeur des études.

Après ces années d’enseignement, il partit prêcher, obéissant joyeusement aux ordres des Supérieurs.

Il participa à deux chapitres généraux, à Pérouse en 1482, à Sienne en 1486.

Il recouvrit ensuite la charge de Prieur à Pergola et Corinaldo, et de Provincial à Bologne (1492), mais on lit quelquefois que le Pietro Giacomo de Pesaro qui recouvrit ces charges était un homonyme contemporain du nôtre. Cette hypothèse audacieuse ne fait toutefois pas l’unanimité.

Les années suivantes, il renonça à toute responsabilité pour s’immerger plus complètement dans la vie ascétique et contemplative, à l’ermitage de Valmanente, déjà rendu célèbre par la présence de s. Nicola de Tolentino (v. 10 septembre).

Pietro Giacomo mourut à Valmanente le 23 juin 1496 et son culte fut approuvé en 1848.

 

 

Thomas Garnet

1575-1608

 

Né vers 1575 à Southwark (Londres, Angleterre), il était le fils de Richard, qui avait un poste au Collège Balliol (Oxford), au moment où s’intensifia l’opposition envers les Catholiques, à partir de 1569 ; cet homme se signala pour sa constance à toute cette génération d’élèves qui allaient produire les Edmund Campion, Persons et autres «champions» du Catholicisme.

Thomas fréquenta l’école de Horsham, avant d’être domestique chez un des frères de Philipp Howards (voir au 19 octobre), protestant.

Quand le Collège Anglais ouvrit à Saint-Omer (1592), Thomas y fut envoyé ; en 1595, on le jugea mûr pour le séminaire anglais de Valladolid, où il devait étudier la théologie.

Malheureusement, le bateau fut pris dans une violente tempête en Mer Manche, puis pris en chasse par la flotte royale anglaise. Thomas fut immédiatement arrêté, avec ses compagnons, et conduit à Londres. Là, l’archevêque (anglican) de Canterbury, constatant qu’ils s’encourageaient l’un l’autre, les confia chacun à autant d’autres évêques ou prélats protestants. Tous sauf un, persévérèrent dans leur foi et furent renvoyés dans leur collège d’origine outre-mer. Il semble que Thomas, pour sa part, fut confié à un certain Richard Edes, chez lequel il tomba malade. On le renvoya chez lui, avec l’engagement de retourner à une certaine date à la prison d’Oxford.

Ne voyant venir son gardien, il s’enfuit. Mais il s’éloigna en même temps de la maison de son père. Finalement, il arriva à… Saint-Omer, d’où on l’envoya à Valladolid., en 1596 En réalité, c’était la dixième fois qu’il partait pour cette destination !

Ordonné prêtre en 1599, il repartit en Angleterre où, écrivit-il, il se «promena d’un endroit à un autre» pour reconquérir des âmes à la Vérité.

En 1605, il y eut le complot Gunpowder, et Thomas, qui se cachait sous le nom de Thomas Rokewood, fut arrêté. D’abord en prison à Gatehouse puis à la Tour, on lui imposa les mauvais traitements d’usage, dans le but de lui faire «avouer» des accusations contre le père Garnet, son oncle, supérieur des Jésuites en Angleterre et qui l’avait récemment admis dans la Société.

Bien qu’on n’ait trouvé aucune preuve de quelque participation à quelque complot que ce fût, Thomas resta à la tour pendant sept mois, au terme desquels il fut poussé à bord d’un bateau, avec quarante-six autres prêtres, avec un édit royal daté du 10 juillet 1606, qui les enjoignait de partir pour les Flandres sans espoir de retour, sous peine de mort.

Thomas se rendit derechef à Saint-Omer, puis à Bruxelles pour rencontrer le supérieur local, le père Baldwin, avec lequel il se trouvait durant les péripéties de 1595, et qui l’envoya faire son noviciat à Louvain.

En septembre 1607, il fut envoyé à nouveau en Angleterre, mais fut arrêté six semaines après, par un prêtre apostat. On proposa à Thomas la liberté (et la vie) s’il voulait adhérer au serment d’allégeance, ce qu’il refusa opiniâtrement.

Il souffrit le martyre le 23 juin 1608 à Tyburn (Londres), après avoir affirmé qu’il était l’homme le plus heureux en vie ce jour-là.

Ses reliques, conservées à Saint-Omer, disparurent lors de la Révolution française.

Béatifié en 1929, il fut canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Giuseppe Cafasso

1811-1860

 

Giuseppe (Joseph) vit le jour le 15 janvier 1811 à Castelnuovo d’Asti (Piémont, Italie nord-ouest), dans une famille de paysans profondément chrétiens, troisième des quatre enfants de Giovanni et Orsola Beltramo. Sa plus jeune sœur sera la mère du futur saint Giuseppe Allamano (voir au 16 février).

Après l’école publique, il entra au séminaire de Chieri où, malgré des dispositions peu enclines à l’étude, il fut ordonné prêtre en 1833.

Il fit alors partie du Convitto (Association) ecclésiastique de Turin, où les prêtres approfondissaient leur formation intellectuelle. D’élève, Giuseppe devint professeur et directeur spirituel, finalement directeur.

N’ayant pas la voix forte, étant de petite taille, il souffrait d’une déformation de la colonne vertébrale qui le rendait un peu bossu. On pensait qu’il n’arriverait pas à prêcher, mais il se révéla excellent prédicateur.

Il reçut le jeune don Bosco (v. 31 janvier) et l’encouragea dans la mission d’aider les jeunes de Turin. Il fut aussi le saint conseiller d’une foule d’autres fondateurs, parmi lesquels Francesco Faà di Bruno (v. 27 mars), Clemente Marchisio (v. 16 décembre).

En 1848, il fut nommé curé de la paroisse San Francesco, devenant un confesseur recherché, exhortant ses fidèles à la dévotion au Saint-Sacrement.

On lui suggéra même de se présenter aux élections parlementaires et sa réponse fut nette : Au jour du jugement, le Seigneur me demandera si j’ai été un bon prêtre, pas un député, et détermina tout le clergé piémontais à renoncer à briguer quelque place au parlement.

A Turin en effet, il était désormais très connu, tout particulièrement pour sa présence auprès des prisonniers (et de leurs familles), et auprès des condamnés à mort : il tenait à accompagner ceux-ci jusqu’au bout, pour les embrasser et leur montrer que quelqu’un les aimait et leur donner l’absolution. On le surnomma l’aumônier du gibet. Il travailla beaucoup à l’amélioration des conditions carcérales.

Il mourut à Turin le 23 juin 1860.

Pie XI, qui le proclama bienheureux en 1925, le définit la perle du clergé italien ; Pie XII, qui le canonisa en 1947, le présenta comme un modèle de vie sacerdotale ; il a été proclamé patron céleste des prisonniers et des condamnés à mort.

Santina Cimatti

1861-1945

 

Santina Cimatti naît le 6 juin 1861 à Celle di Faenza (Ravenne, Italie), d’un père fermier et d’une mère tisserande. Naîtront ensuite Luigi et Vincenzo (d’autres enfants de vivront pas).

Santina n’a pas beaucoup de temps pour étudier, devant travailler pour aider la famille.

Une fois que ses deux petits frères sont entrés chez les Salésiens, elle assiste sa mère dans ses vieux jours. C’est alors seulement qu’elle peut entrer chez les Sœurs Hospitalières de la Miséricorde, à Rome. La fondatrice de cet institut était Teresa Orsini Doria.

Santina a alors 28 ans. 

En 1890, elle reçoit le nom de Sœur Maria Raffaella et prononce ses vœux de religion auxquels elle ajoute le vœu ‘d’hospitalité’ propre à sa Congrégation. Elle se dévoue au service des pauvres et des malades, à l’hôpital d’Alatri.

En 1921, elle est supérieure à Frosinone et en 1928 à Alatri. Partout elle fait de l’hôpital un lieu où peuvent s’exercer les vertus naturelles et surnaturelles les plus élevées. 

En 1940 elle renonce à sa charge de supérieure tout en restant à Alatri. Elle consacre une grande partie de son temps à la prière et à l’adoration du Saint-Sacrement ; mais quoique octogénaire, elle continue à se dévouer au service des autres avec une telle sollicitude qu’on l’appelle l’ "Ange des malades". 

A partir de 1943, un mal incurable se déclare.

Au moment de l’avancée des forces alliées de libération, elle intervient avec l’évêque auprès du général Kesserling pour qu’au moins Alatri soit épargnée ; elle obtient gain de cause.

Elle meurt le 23 juin 1945, jour où elle est commémorée au Martyrologe. 

Lors de la béatification, qui a eu lieu le 12 mai 1996 à Rome, Jean Paul II relevait que pour notre époque individualiste et trop souvent égoïste, cette humble religieuse constitue un lumineux exemple de féminité pleinement réalisée dans le don de soi .

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